• ,Qu’est-ce qui ne va pas avec l’Europe ?

    Qu’est-ce qui ne va pas avec l’Europe ?

    Alexandre Douguine
     
    Géopolitiquement, l’Europe d’aujourd’hui est une entité atlantiste.

    Pour comprendre correctement la nature de la crise actuelle, nous devons brièvement analyser la situation dans son ensemble. Je suggère trois niveaux pour cette analyse :

    · l‘idéologique

    · l‘économique

    · le géopolitique

     L’idéologie libérale est la source du problème

    Idéologiquement, le problème est le libéralisme qui est imposé à l’Europe et au reste de  l’humanité par le monde anglo-saxon en tant que seule idéologie unique et officielle. Le libéralisme affirme seulement l’identité individuelle et prohibe toutes les identités collectives ou organiques. Ainsi, étape par étape, le libéralisme refuse la religion, la nation, le genre, et l’appartenance en général, afin de libérer complètement l’individu de toute sorte de holisme. Une manifestation politique essentielle de ce problème est le genre, puisque les libéraux insistent sur la « nature optionnelle » du genre et le présentent comme un choix individuel. Auparavant, le combat libéral était centré sur le choix individuel de la religion ou de la nationalité, mais maintenant il a atteint le domaine du genre. Cependant un autre problème crucial est l’immigration. Refusant de reconnaître les identités religieuses ou culturelles, ou même l’identité basée sur le genre, le libéralisme ne considère pas un immigrant comme un porteur d’une identité différente. Au contraire, il le considère seulement comme un individu isolé. Ainsi, le libéralisme détruit tout sens de l’identité collective et, logiquement, le libéralisme détruit l’identité européenne (avec sa soi-disant tolérance et ses théories des droits humains). Avec la destruction intensive de l’identité sexuelle, cela accélère la fin de la société en tant que telle. Le fait même d’accepter le libéralisme comme idéologie dominante garantit la fin de l’Europe elle-même.

    L’étape finale du développement du libéralisme sera la négation de l’identité humaine en tant qu’identité collective. Ainsi, le transhumanisme sera accueilli comme faisant partie du programme libéral de demain.

    Le libéralisme est une idéologie nihiliste. Il insiste sur la liberté vis-à-vis de toute sorte d’identité collective, mais ne suggère jamais quelque chose de positif. Lorsqu’il était en compétition avec les idéologies totalitaires du passé, le communisme et le fascisme, le libéralisme semblait concret et attractif parce qu’il niait ce genre de totalitarisme tout en se positionnant comme une alternative réelle. Mais quand les rivaux totalitaires furent vaincus, la nature nihiliste du libéralisme commença à se révéler. Le libéralisme ne peut que nier les choses, et ne peut rien affirmer de constructif. Ce n’est pas l’idéologie de la liberté positive, mais de la liberté négative. Bien qu’hier cela pouvait ne pas être aussi explicite, aujourd’hui c’est tout à fait clair.

    Le libéralisme est devenu totalitaire. On n’a pas la liberté de devenir libéral. On est obligé d’être libéral. Vous pouvez choisir d’être un libéral de gauche, un libéral de droite, ou un libéral du centre, et dans le cas extrême vous pouvez être un libéral d’extrême-gauche ou un libéral d’extrême-droite, mais vous êtes obligé d’être un libéral. Si vous êtes jugé non-libéral par les libéraux, alors vous êtes fini, stigmatisé comme extrémiste, terroriste, et ainsi de suite. Les libéraux ne peuvent tolérer que les gens tolérants au sens libéral. Si vous n’êtes pas tolérant au sens libéral, vous êtes intolérable.

    Que pouvons-nous opposer au libéralisme ? Au XXe siècle, il y avait deux options : le communisme (le socialisme) et le fascisme. Tous deux ont échoué historiquement, c’est-à-dire politiquement, philosophiquement, militairement, et économiquement. Ils n’existent aujourd’hui qu’en tant que simulacres. Ils sont soit hyper-marginaux, soit manipulés par le libéralisme. C’est pourquoi l’utilisation par les libéraux du libéral-communisme, de l’anarchisme, du trotskisme, et du fascisme libéral pour servir la promotion de leur cause est exactement l’équivalent du fondamentalisme islamique utilisé comme une arme par les USA. Ainsi, mon idée est d’opposer au libéralisme (la première théorie politique) non pas la seconde théorie politique (le marxisme) ou la troisième (le fascisme), mais une quatrième. J’ai développé cette idée dans mon livre La Quatrième Théorie Politique qui a été traduit en de nombreuses langues, y compris en allemand. Nous devons combattre le libéralisme, le refuser, et le déconstruire complètement. En même temps, nous devons faire cela non pas au nom d’une classe (comme dans le marxisme) ou au nom de la nation ou de la race (comme dans le fascisme), mais au nom de l’unité organique du peuple, de la justice sociale, et de la démocratie véritable. Les libéraux interprètent la démocratie comme le règne des minorités. Nous devons restaurer le sens originel du terme où la démocratie est le règne de la majorité, la majorité organique, la majorité partageant une identité commune, c’est-à-dire le règne du peuple uni historiquement et culturellement.

    Le capitalisme financier est une catastrophe

    Economiquement, le problème est que le capitalisme financier prétend avoir triomphé du secteur de l’industrie productive en faveur de la technologie du marché boursier. Un tel capitalisme est monopolistique et crée des bulles au lieu de développer l’infrastructure économique. Une telle économie est basée sur la spéculation financière (de type George Soros) et s’accroche à l’illusion de la croissance illimitée. Cela est en contradiction avec la réalité. La classe moyenne ne se développe plus, et la croissance des marchés financiers ne correspond pas à la croissance du secteur productif réel. Se concentrer sur les institutions financières et promouvoir la délocalisation du secteur productif vers des pays du tiers-monde au cours de la globalisation, c’est la voie vers l’abîme. Les premières vagues de la crise sont déjà passées, mais de nouvelles vagues vont bientôt arriver. L’effondrement économique de pays d’Europe du Sud comme la Grèce, et dans le futur proche de l’Italie et de l’Espagne, est seulement la pointe de l’iceberg d’une immense catastrophe. L’unité européenne est basée sur la pleine acceptation de cette logique du capitalisme financier. Pourtant aujourd’hui seule l’Allemagne lutte pour garder l’économie en contact avec les réalités industrielles, refusant de monter dans le train menant au néant. C’est la raison de l’hystérie antiallemande en Europe et aux USA. L’économie allemande est peut-être la dernière économie productive, alors que les autres sont déjà des économies virtuelles.

    Nous devons donc reconstruire l’Europe sur une base économique alternative.

    La croissance illimitée n’est qu’une illusion libérale. La chute de la classe moyenne est la dure réalité qui est devant nous. Pour sortir de cette situation, il faut une révision complète des mythes du capitalisme financier.

    L’atlantisme est erroné

    Géopolitiquement, l’Europe d’aujourd’hui est une entité atlantiste. La géopolitique, telle qu’envisagée par l’Anglais Sir H. Mackinder, affirme qu’il existe deux types de civilisation : la civilisation de la Mer (puissance maritime) et la civilisation de la Terre (puissance terrestre). Elles sont construites sur des systèmes de valeurs opposés. Alors que la puissance maritime est purement mercantile, moderniste et matérialiste, la puissance terrestre est traditionnelle, spirituelle et héroïque. Ce dualisme correspond à la paire conceptuelle de Werner Sombart des marchands et des héros. La société européenne moderne est pleinement intégrée dans la civilisation de la Mer qui se manifeste par l’hégémonie stratégique de l’Amérique du Nord et de l’OTAN.

    Cette situation empêche l’Europe de devenir une entité géopolitique indépendante. A un niveau plus profond, elle pervertit la nature géopolitique réelle de l’Europe en tant qu’entité continentale : la puissance terrestre.

    Donc, cette situation doit être changée, et la stratégie de la puissance terrestre basée sur une véritable souveraineté européenne doit être restaurée. A la place de l’atlantisme, l’Europe doit devenir une puissance continentale stratégique.

    L’Europe et la Russie

    En résumant ces points, nous pouvons logiquement en déduire notre situation concernant les relations entre l’Europe et la Russie.

    La Russie contemporaine

    ·      est relativement hostile au libéralisme (elle est de tendance plus traditionaliste et conservatrice)

    ·      tente de se libérer économiquement de la dictature de la Banque Mondiale et du FMI

    ·      est géopolitiquement continentale et anti-atlantiste.

    C’est la raison pour laquelle la Russie est attaquée, en Ukraine, à Moscou, partout. Le récent meurtre du libéral Boris Nemtsov était une provocation qui sert à diaboliser encore plus la Russie aux yeux de l’Occident. Les libéraux, l’oligarchie financière globale, et les atlantistes (les USA et l’élite financière) tentent de provoquer l’hostilité envers la Russie et l’Europe, de même qu’ils tentent de sauver leur règne chancelant en promouvant des conflits ethniques. La guerre en Ukraine est la première étape d’une série de conflits ethniques sur le sol européen. L’élite libérale globale prépare des guerres ethniques non seulement en Ukraine et en Russie mais aussi en Allemagne, en France, en Europe de l’Est, et dans d’autres endroits. L’empire libéral tente de sauver son hégémonie en cours d’effondrement en nous divisant.

    Nous devons résister et construire une meilleure Europe, une Europe vraiment européenne. Dans une telle situation, la Russie est une amie et les USA sont l’ennemi. Nous devons travailler à une alliance russo-européenne, pas parce que les Européens aiment la Russie ou que les Russes aiment les Européens, mais parce que nous devons nous unir pour sauver chacun d’entre nous devant le danger qui nous menace tous.

    source: https://www.geopolitica.ru/fr/article/quest-ce-qui-ne-va-pas-avec-leurope

    http://reseauinternational.net/quest-ce-qui-ne-va-pas-avec-leurope/

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    Macron est le pion d'Attali, ambassadeur, en France, du Nouvel Ordre Mondial monstrueux. A ce titre, par ex, le nouveau Président fera tout pour éradiquer les villages, les petites communes, le petit commerce... au profit des mégapoles invivables, des centres commerciaux gigantesques. Macron est fasciné par l'Amérique... Pauvre France !

    eva R-sistons (chantal dupille)

    Baudelaire et la conspiration géographique

    Baudelaire et la conspiration géographique

    Lisons les Fleurs de Baudelaire moins bêtement qu’à l’école. Et cela donne :

    Le vieux Paris n’est plus (la forme d’une ville

    Change plus vite, hélas ! que le cœur d’un mortel)…

    On est dans les années 1850, au début du remplacement haussmannien de Paris. Baudelaire comprend ici l’essence du pouvoir proto-fasciste bonapartiste si bien décrit par son contemporain Maurice Joly ou par Karl Marx dans le dix-huit brumaire. Et cette société expérimentale s’est étendue à la terre entière. C’est la société du spectacle de Guy Debord, celle ou l’Etat profond et les oligarques se mêlent de tout, en particulier de notre « environnement ». C’est ce que je nomme la conspiration géographique.

    La conspiration géographique est la plus grave de toutes. On n’y pense pas assez, mais elle est terrifiante. Je l’ai évoqué dans mon roman les territoires protocolaires. Elle a accompagné la sous-culture télévisuelle moderne et elle a créé dans l’ordre :

    • Les banlieues modernes et les villes nouvelles pour isoler les pauvres.
    • Les ghettos ethniques pour isoler les immigrés.
    • La prolifération cancéreuse de supermarchés puis des centres commerciaux. En France les responsabilités du gaullisme sont immenses.
    • La hideur extensive des banlieues recouvertes d’immondices commerciaux ou « grands ensembles » conçus mathématiquement.
    • La tyrannie américaine et nazie de la bagnole pour tous ; le monde des interstates copiés des autobahns nazies qui liquident et recouvrent l’espace millénaire et paysan du monde.
    • La séparation spatiale, qui met fin au trend révolutionnaire ou rebelle des hommes modernes depuis 1789.
    • La décrépitude et l’extermination de vieilles cités (voyez Auxerre) au profit des zones péri-urbaines, toujours plus monstrueuses.
    • La crétinisation du public et sa déformation physique (le docteur Plantey dans ses conférences parle d’un basculement morphologique) : ce néo-planton est en voiture la moitié de son temps à écouter la radio.
    • La fin de la conversation : Daniel Boorstyn explique dans les Américains que la circulation devient le sujet de conversation numéro un à Los Angeles dans les années cinquante.

    Dans Slate.fr, un expert inspiré, Franck Gintrand, dénonce l’horreur de l’aménagement urbain en France. Et il attaque courageusement la notion creuse et arnaqueuse de smart city, la destruction des centres villes et même des villes moyennes, les responsabilités criminelles de notre administration. Cela donne dans un de ses derniers textes (la France devient moche) :

    « En France, cela fait longtemps que la survie du commerce de proximité ne pèse pas lourd aux yeux du puissant ministère de l’Economie. Il faut dire qu’après avoir inventé les hypermarchés, notre pays est devenu champion d’Europe des centres commerciaux. Et des centres commerciaux, ça a quand même beaucoup plus de gueule que des petits boutiquiers… Le concept nous vient des États-Unis, le pays des «malls», ces gigantesques espaces dédiés au shopping et implantés en banlieue, hermétiquement clos et climatisé. »

    Il poursuit sur l’historique de cet univers totalitaire (pensez à Blade runner, aux décors de THX 1138) qui est alors reflété dans des films dystopiques prétendant décrire dans le futur ce qui se passait dans le présent.

    La France fut ainsi recouverte de ces hangars et autres déchetteries architecturales. Godard disait que la télé aussi recouvrait le monde. Gintrand poursuit à propos des années soixante :

    « Pas de centres commerciaux et multiples zones de périphérie dans «La France défigurée», célèbre émission des années 70. Et pour cause: notre pays ne connaissait à cette époque que le développement des hypermarchés (le premier Carrefour ouvre en 1963). On pouvait regretter l’absence totale d’esthétique de ces hangars de l’alimentaire. »

    Le mouvement est alors ouest-européen, lié à la domination des trusts US, à la soumission des administrations européennes, à la fascination pour une fausse croissance basée sur des leurres (bagnole/inflation immobilière/pseudo-vacances) et encensée par des sociologues crétins comme Fourastié (les Trente Glorieuses). Dans les années cinquante, le grand écrivain communiste Italo Calvino publie un premier roman nommé la Spéculation immobilière. Ici aussi la liquidation de l’Italie est en marche, avec l’exploitation touristique que dénonce peu après Pasolini, dans ses si clairvoyants écrits corsaires.

    En 1967, marqué par la lecture de Boorstyn et Mumford, Guy Debord écrit, dans le plus efficace chapitre de sa Société du Spectacle :

    « Le moment présent est déjà celui de l’autodestruction du milieu urbain. L’éclatement des villes sur les campagnes recouvertes de « masses informes de résidus urbains » (Lewis Mumford) est, d’une façon immédiate, présidé par les impératifs de la consommation. La dictature de l’automobile, produit-pilote de la première phase de l’abondance marchande, s’est inscrite dans le terrain avec la domination de l’autoroute, qui disloque les centres anciens et commande une dispersion toujours plus poussée ».

    Kunstler a très bien parlé de cette géographie du nulle part, et de cette liquidation physique des Américains rendus obèses et inertes par ce style de vie mortifère et mécanique. Les films américains récents (ceux du discret Alexander Payne notamment) donnent la sensation qu’il n’y a plus d’espace libre aux Etats-Unis. Tout a été recouvert de banlieues, de sprawlings, de centres commerciaux, de parkings (c’est la maladie de parking-son !), d’aéroports, de grands ensembles, de brico machins, de centrales thermiques, de parcs thématiques, de bitume et de bitume encore. Voyez Fast Food nation du très bon Richard Linklater.

    Je poursuis sur Debord car en parlant de fastfood :

    « Mais l’organisation technique de la consommation n’est qu’au premier plan de la dissolution générale qui a conduit ainsi la ville à se consommer elle-même. »

    On parle d’empire chez les antisystèmes, et on a raison. Ne dit-on pas empirer ?

    Je rappelle ceci dans mon livre noir de la décadence romaine.

    « Pétrone voit déjà les dégâts de cette mondialisation à l’antique qui a tout homogénéisé au premier siècle de notre ère de la Syrie à la Bretagne :

    « Vois, partout le luxe nourri par le pillage, la fortune s’acharnant à sa perte. C’est avec de l’or qu’ils bâtissent et ils élèvent leurs demeures jusqu’aux cieux. Ici les amas de pierre chassent les eaux, là naît la mer au milieu des champs. En changeant l’état normal des choses, ils se révoltent contre la nature. »

    Plus loin j’ajoute :

    Sur le tourisme de masse et les croisières, Sénèque remarque :

    « On entreprend des voyages sans but; on parcourt les rivages; un jour sur mer, le lendemain, partout on manifeste la même instabilité, le même dégoût du présent. »

    Extraordinaire, cette allusion au délire immobilier (déjà vu chez Suétone ou Pétrone) qui a détruit le monde et son épargne :

    « Nous entreprendrons alors de construire des maisons, d’en démolir d’autres, de reculer les rives de la mer, d’amener l’eau malgré les difficultés du terrain… »

    Je laisse Mumford conclure.

    « Le grand historien Mumford, parlant de ces grands rois de l’antiquité, parle d’une « paranoïa constructrice, émanant d’un pouvoir qui veut se montrer à la fois démon et dieu, destructeur et bâtisseur ».

    Nicolas Bonnal

    Bibliographie

    Bonnal – Les territoires protocolaires ; le livre noir de la décadence romaine ; les maîtres carrés

    Debord – La société du spectacle

    Kunstler – The long emergency

    Mumford – La cité dans l’histoire (à découvrir absolument)

    http://reseauinternational.net/baudelaire-et-la-conspiration-geographique/

     

    Le XXIe siècle, le nouveau Moyen Âge

     

    J'aime aussi ces textes, récents :

    Le XXIe siècle, le nouveau Moyen Âge

    Comment la culture moderne détruit nos pays (suite)

     

     


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    Mon témoignage personnel,

    à la fin de cette parution sur la menace Macron

    http://actualiteevarsistons.eklablog.com/la-menace-macron-par-chantal-dupille-dite-eva-r-sistons-a130126832

     

    Selon L’Obs, le PS préparait un coup d’Etat

    en cas de victoire de Le Pen

     

    Selon L’Obs, le PS préparait un coup d’Etat en cas de victoire de Le Pen

    Selon un rapport extraordinaire publié hier dans L’Obs, des hauts responsables du gouvernement PS sortant ont projeté d’organiser un coup d’état si Marine Le Pen, la candidate du Front National (FN), avait remporté l’élection.

    Le but de l’opération n’était pas d’empêcher Le Pen d’entrer en fonction. Le coup était supposé écraser des manifestations de gauche contre sa victoire, imposer l’état de siège, et installer Le Pen au pouvoir dans une alliance forcée avec un gouvernement PS.

    « Personne n’ose imaginer ce que sera le lendemain du deuxième tour si Marine Le Pen l’emporte. Un embrasement s’annonce », écrit L’Obs, qui explique : « Les stratèges qui ont conçu ce plan B anticipent qu’au lendemain de la victoire du Front National le pays risque de se retrouver au bord du chaos. Etat de sidération, manifestations républicaines, mais surtout violences extrêmes, notamment de la part de l’ultra-gauche ».

    « Le plan n’avait jamais été écrit noir sur blanc, mais tout était fin prêt », écrit L’Obs. « Son déroulé était si précisément envisagé qu’une poignée de membres du gouvernement, de directeurs de cabinet et de très hauts responsables de l’Etat peuvent encore le décrire de tête, étape par étape. (…) Pour en donner les détails, ‘L’Obs‘ a recoupé les éléments auprès de trois sources, au sein du gouvernement sortant et d’institutions de l’Etat ».

    Le plan incluait le lancement d’interventions de police massives destinées à quadriller la France, et un coup quasi-constitutionnel lancé par un refus du premier ministre sortant, Bernard Cazeneuve, de démissionner. L’Obs cite un haut responsable : « Le pays aurait été à l’arrêt. Le gouvernement n’aurait eu qu’une seule priorité : assurer la sécurité de l’Etat ».

    En clair, on aurait tenté d’imposer une dictature militaro-policière en France. Des droits démocratiques fondamentaux sont déjà suspendus par l’état d’urgence, prolongé en permanence par le PS depuis les attentats du 13 novembre 2015 à Paris. La police peut interdire des manifestations, détenir des individus, et les assigner à résidence. Le projet rapporté par L’Obs aurait signifié l’usage maximal de ces pouvoirs afin d’imposer un état de siège et suspendre de manière permanente le fonctionnement normal de l’Etat.

    Les Directions départementales de la sécurité publique (DDSP) auraient toutes, sans exception, fait part au ministère de l’Intérieur de leur « crainte » d’une victoire Le Pen, alors que l’appareil d’Etat se préparait à une éventuelle crise post-électorale. L’Obs cite aussi une note du renseignement, déjà citée par Le Parisien : « Des mouvements d’extrême gauche, plus ou moins implantés, chercheront sans nul doute à organiser des manifestations dont certaines pourraient entraîner des troubles sérieux ».

    En même temps, selon L’Obs, les syndicats de police faisaient pression pour obtenir le droit d’utiliser des armes létales contre des manifestants, dont des grenades de désencerclement et des lanceurs de balles de défense. « Les instructions données de ne pas utiliser tel ou tel matériel deviennent insoutenables », a déclaré un syndicaliste Unsa-Police.

    A l’intérieur de l’appareil d’Etat, le refus de Cazeneuve de démissionner devait « geler la situation politique », selon l’une des sources de L’Obs, et en exploitant une particularité de la constitution, lancer un coup pseudo-constitutionnel contre le président nouvellement élu :

    « Dans un premier temps, il est prévu qu’après le second tour de la présidentielle, le chef de gouvernement ne remettra pas sa démission. Certes, le maintien en poste du Premier ministre est contraire aux usages républicains, mais sa démission n’est en rien une obligation constitutionnelle. Dans un second temps, le Parlement sera convoqué en session extraordinaire. Une date est même envisagée : le jeudi 11 mai. Ordre du jour : la crise nationale provoquée par les violences qui ont suivi le scrutin. Les députés se verront alors demander un vote de confiance ».

    Le parlement aurait donc été sommé de donner un satisfecit pseudo-légal à un coup d’état mijoté par la police et le renseignement dans le dos des Français. Ce gouvernement pseudo-constitutionnel devait durer au moins jusqu’aux élections législatives des 11 et 18 juin, à supposer que les nouvelles autorités auraient permis le déroulement normal des législatives.

    Ce que décrit ici L’Obs aurait été la suspension la plus grave des procédures démocratiques en France par les forces de sécurité depuis la guerre d’Algérie, quand des officiers partisans de l’Algérie française ont lancé un putsch à Alger en mai 1958. Ils ont ensuite lancé un coup, Opération Résurrection, pour renverser le gouvernement à Paris. Charles de Gaulle a profité de l’occasion pour s’arroger les pleins pouvoirs et ordonné à ses partisans de ré-écrire en vitesse la constitution, ce qui a produit la Cinquième République actuelle.

    Le silence médiatique sur l’article de L’Obs est assourdissant. Ce reportage soulève des questions politiques fondamentales, ainsi que des questions sérieuses sur le gouvernement que va installer le nouveau président, Emmanuel Macron.

    Y a-t-il d’autres scénarios à part l’élection de Le Pen dans lesquels la police et le renseignement suspendraient la constitution et imposeraient un état de siège ?

    Et si le ministère de l’Intérieur traite de menace intolérable toute manifestation de gauche où des violences pourraient être commises, par des manifestants ou des provocateurs, prépare-t-on des opérations similaires pour réprimer des manifestations contre les politiques d’austérité et de guerre de Macron ? La police pourrait-elle réagir à l’exercice de droits de grève et de manifestation inscrits à la constitution en tentant d’imposer une dictature ?

    Un quart de siécle d’austérité en France et à travers l’Union européenne après la dissolution stalinienne de l’Union soviétique ont transformé le capitalisme européen. Les inégalités économiques et la colère sociale sont à des niveaux record, et les vieux systèmes politiques et sociaux s’effondrent. La répression brutale l’année dernière de manifestations contre la loi travail du PS, imposée sans vote parlementaire dans le cadre de l’état d’urgence le plus long de l’histoire de France, témoigne du stade avancé de la décomposition de la démocratie française.

    Dans ces conditions, les tentatives des responsables PS et de L’Obs de minimiser l’importance de son reportages sont profondément fausses. Leurs déclarations rassurantes selon lesquelles l’opération était constitutionnelle et aurait rapidement débouché sur le rétablissement du fonctionnement normal de la Cinquième République n’ont aucune valeur.

    Le Premier ministre sortant Bernard Cazeneuve lui-même a crédibilisé le reportage de L’Obs par sa déclaration qu’il n’avait « aucunement l’intention de déserter le front de Matignon, au cas où Marine Le Pen emporterait la présidentielle ». Contacté par L’Obs dans le cadre de leur reportage, ses proches ont déclaré que Cazeneuve « n’a jamais, jamais mentionné ce scénario ».

    Quant à L’Obs, le magazine insiste que le projet de coup était constitutionnel. Prenant au mot les responsables du PS, qui insistaient qu’ils auraient remis le pouvoir au nouveau gouvernement après les législatives, L’Obs conclut seulement que cela aurait été « une parenthèse inédite dans l’histoire de la République ».

    En fait, si la police et le renseignement avaient tenté de mettre ces projets à exécution, ils auraient rompu visiblement avec les usages républicains et ouvert la voie à une rupture même plus large de la classe dirigeante avec les formes démocratiques. Cela aurait été le prélude à une confrontation violente avec les travailleurs, parmi lesquels un engagement profond subsiste envers la démocratie.

    Alexandre Lantier

    source: https://www.wsws.org/fr/articles/2017/mai2017/lobs-m19.shtml

    http://reseauinternational.net/selon-lobs-le-ps-preparait-un-coup-detat-en-cas-de-victoire-de-le-pen/


     


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    Voir aussi :

    E.Macron, M.Le Pen, les retraités doivent savoir ce qui les attend avec eux (chantal dupille, pseudo eva R-sistons)

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    Hausse de la CSG : les petites retraites taxées

    pour remplir les poches des grands patrons

     

    par PRCF (son site)
    jeudi 18 mai 2017

     

    A peine élu, l’une des premières mesures de Macron va être d’augmenter les impôts des travailleurs. Avec une hausse de 1,7 point de la CSG, cet impôt qui frappe les salariés. Le but de cet hausse d’impôts ? permettre des baisse de cotisations sociales à hauteur 20 milliards d’euros. En pratique cela revient à nouveau à baisser les salaires pour remplir les coffres des actionnaires. Et satisfaire ainsi les ordres de la Commission Européenne de « d’augmenter la compétitivité en baissant le cout du travail », ce qui signifie baisser les salaire pour faire gonfler le taux de profit.

     

    Cette hausse de la CSG va attaquer principalement les retraités, les indépendants et les fonctionnaires. En effet, pour camoufler cette mesure brutale d’euro austérité, le programme ni de gauche ni de gauche de En Marche consiste à supprimer les cotisations assurance maladie et assurance chômage (3,15% du salaire brut). Rendant invisible (dans un premier temps, la supercherie est démasquée plus bas) la hausse d’impôt pour de nombreux travailleurs. Sauf que retraités, indépendants et fonctionnaires ne versent pas ces cotisations. Et eux auront une hausse net de 1,7 point de leurs impôts.

    Rappelons que la CSG a été imposée par l’art 49.3 par le gouvernement Rocard, un gouvernement soutenu par l’actuel premier ministre de Macron et dont le président Macron ne rechigne pas à se réclamer.

    Retraités ce que Macron va vous prendre pour enrichir les riches

    L’augmentation de la CSG de Macron c’est faire les poches des retraités. Et les communistes du PRCF ont fait le calcul :

    Si votre retraite est de

    • 1200 € mensuel, alors vous allez payer 245€ de CSG en plus par an
    • 1500 € mensuel, alors vous allez payer 306€ de CSG en plus par an
    • 1700 € mensuel, alors vous allez payer 346€ de CSG en plus par an
    • 2000 € mensuel, alors vous allez payer 408 € de CSG en plus par an

    Comme si avec une retraite de 1200 € on était riche. Un véritable scandale, que chacun peut stopper par la mobilisation sociale la plus forte et la plus rapide possible, mais également dans les urnes aux législatives en barrant la route à Macron et ses alliés des LR/PS/EELV et son seul argument électoral, le vote FN.

    Mise en danger de la sécurité sociale et de l’assurance chômage

    La supercherie c’est aussi que cette hausse d’impôt vise également à casser la sécurité sociale et l’assurance chômage. Car il s’agit de faire passer le financement de la sécurité sociale et de l’assurance chômage vers d’impôts alors qu’aujourd’hui ce financement est assuré par les salaires versés par le patronat, une cotisation exclusivement dédiées au financement de la sécu et de l’assurance chômage. Une façon donc d’assécher les ressources de la sécu, de diminuer les salaires différer et permettre demain avec la fusion de l’impôts sur le revenu et de la CSG prévu dans le cadre de la retenue à la source de l’impôts de faire supporter exclusivement aux salarier le financement de la sécu.

    avec Macron, attention, c’est le même programme que Hollande Fillon, celui des LR et du PS, qui n’est que la transcription des ordres données par le MEDEF et imposés par l’Union Européenne. Baisser les salaires, casser la sécu pour enrichir les actionnaires, les banquiers, les spéculateurs, c’est à dire cette petite classe capitaliste qui se partage des milliards de milliards tandis que retraités, jeunes, familles s’enfoncent dans la précarité et la misère.

    source : http://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/hausse-de-csg-petites-retraites-taxees-remplir-poches-grands-patrons/

    Aux origines de la CSG par la CGT

    Aux origines de la CSG

    Les Etats-Généraux de la Sécurité Sociale sont convoqués en 1987 pour envisager, notamment, » le recours à l’impôt pour financer certaines prestations « .Le financement de la Sécurité Sociale par l’impôt poursuit deux objectifs :

    – réduire puis supprimer complètement la part patronale des cotisations et notamment des cotisations de la branche famille payées intégralement par les employeurs, pour augmenter les profits. Le représentant du CNPF aux Etats-Généraux, Pierre Guillen, ne s’en cache d’ailleurs pas : » Les allocations familiales s’élèvent à 150 milliards. Or précisément, les entreprises ont besoin de 150 milliards ! « 

     

    réduire les prestations pour ouvrir la voie aux assurances privées. En effet, à la veille de sa nomination comme Premier Ministre par Mitterrand, Balladur écrit : » Il a été proposé que les entreprises soient progressivement déchargées du financement de la politique familiale, qui n’est normalement pas de leur ressort. Ce financement serait transféré à l’Etat, quitte à ce que celui-ci, dans sa gestion, opère les économies qui lui permettraient de supporter cette charge nouvelle sans augmentation des impôts. »

    La recherche d’économies sur les prestations sociales sera renforcée par la pression des contraintes budgétaires pesant sur l’Etat.

    S’engage alors une offensive sans limite visant à fiscaliser les ressources de la Sécurité Sociale, exonérer les entreprises de leurs cotisations, réduire les dépenses de santé et favoriser le développement des établissements et des assurances privées. C’est dans ce contexte que naît la Contribution Sociale Généralisée (CSG).

    Lorsque le ministre socialiste Michel Rocard fit adopter la loi instaurant la CSG le 19 novembre 1990 grâce à l’article 49-3 de la Constitution permettant au gouvernement de légiférer par ordonnance, il prit soin de préciser : » nos choix sont clairs. La CSG est un impôt « .

    La CGT mobilisera contre ce projet et organisera, avec d’autres organisations syndicales, des grèves et des manifestations massives pour le retrait de la CSG. Le secrétaire général de la CGT souligna à l’époque que l’action du 14 novembre 1990 » est dirigée contre la CSG (…) Que le gouvernement retire son projet et le problème sera réglé « .

    La CSG est néanmoins adoptée. Officiellement, elle présente l’avantage d’être assise sur une base plus large que les seuls revenus du travail. C’est encore aujourd’hui, comme on le verra plus loin, le principal argument des défenseurs de la CSG.

     

    Le véritable objectif de la CSG

    En pleine mobilisation contre la CSG, le secrétaire général de la CGT affirme : » le but de l’opération est bien de diminuer à terme les cotisations des entreprises « . Il ne croit pas si bien dire.

    Entre 1991 et 2009, la part des cotisations dans le financement de la Sécurité Sociale tombe de 86,8 à 67,3%. Tandis que la part des impôts incluant la CSG grandit de 4,9 à 28,6%.

    En 2009, la CSG représentait :

    – 36% des ressources de la caisse nationale d’assurance maladie,- 24,5% des ressources de la caisse nationale des allocations familiales

    De 1,1% à sa création, la CSG est aujourd’hui

    de :

    – 7,5% sur les revenus d’activité,

    – 6,20% sur les revenus du chômage,

    – 6,60% sur les revenus des retraites,

    – 8,20% sur les revenus du patrimoine et de placement,

    – 9,50% sur les revenus des jeux. »

    Que représente la CSG aujourd’hui ? 21% du financement de la Sécurité Sociale. Qui paie la CSG ? Les salariés à 89,6%.

    Les entreprises n’y sont pas assujetties.

    Conjointement, les exonérations de charges patronales commencent en 1992. « 

    Ce qui donne le tableau suivant (qu’on trouve également dans le site officiel de l’URSSAF déjà cité plus haut)

    CSG / CRDS

    Sur l’ensemble des revenus d’activité (après abattement de 1,75% pour frais professionnels dans la limite de 4 plafonds de la sécurité sociale).
    Contribution sociale généralisée (CSG) Contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS)
    7,50 0,50

    http://www.urssaf.fr/profil/associations/baremes/baremes/taux_des_cotisations_du_regime_general_01.html

     

    http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/hausse-de-la-csg-les-petites-193281

     

     


    1 commentaire
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    Nouveau Gouvernement Macron,

    ce que la Presse ne dira pas

    par chantal dupille (dite eva R-sistons)

     

    Nous avons un nouveau gouvernement. Qu'importe, d'ailleurs ! C'est Macron qui gouvernera, ou plutôt l'éminence noire Attali ; l'un des maîtres du monde les plus redoutables, Rothschild ; l'UE des banksters et l'Amérique profonde des néo-conservateurs. Et ce gouvernement, sans doute très provisoire, n'est là que pour flouer les futurs électeurs aux Législatives.

    D'ores et déjà, quatre tendances:

    - Ultra libéralisme,

    - Soumission à Bruxelles,

    - Mise en place du Nouvel Ordre Mondial, totalitaire (un seul Parti), liberticide, asexué..

    - Préparation aux guerres...

    L'ultra libéralisme saute aux yeux. Peu importe d'ailleurs que l'on se dise de gauche, de droite, du centre,  il suffit de voir arriver Gérard Collomb, grand bourgeois partisan de la mondialisation malheureuse, ou au Travail (quelle provocation !) Muriel Pénicaud, engagée dans les multinationales notamment du CAC40. La contestation sera dans la rue, et de masse ! Surtout avec le grand perdant de la Primaire, Bruno Le Maire, parrain  des jobs à 5 euros (http://www.lepoint.fr/presidentielle/et-bruno-le-maire-crea-le-job-a-5-euros-22-09-2016-2070334_3121.php), qui hérite de l'Economie.  L'homme est choisi par Macron pour son libéralisme impitoyable...

    La TOTALE soumission à Bruxelles passera entre autres par deux Européistes acharnées, la Modem De Sarnez pour toujours plus d'UE des banksters, et horreur suprême, pour le TAFTA (https://www.libre-echange.info/veille/article/vote-desastreux-au-parlement), et la "centriste" Goulard, ne voyant pas l'austérité dans les politiques actuelles, et adversaire résolue de la liberté d'information sur le Net. Cette politique de folle soumission à Bruxelles sera totalement contraire aux intérêts des Français. Et au numérique, voici un homme issu de la diversité, d'une famille marocaine, pour créer des "French Bureau". On est loin d'un Montebourg...

    Le Nouvel Ordre Mondial (NWO) cher à Attali se met INSIDIEUSEMENT en place, dès ce mercredi matin avec l'annonce du choix des rythmes scolaires par nos écoles,  pour pas après pas, mener à l'autonomie des établissements, et à la PRIVATISATION de l'enseignement public ; qui le voit ? Tout est si bien présenté pour nous berner ! Le NWO est totalitaire, avec un seul Parti - comme celui que le pion Macron prépare discrètement -, des médias collabos (ainsi, C dans l'Air annonce déjà "la palme d'or du casting" pour ce gouvernement), des lois liberticides (Macron a prévu la poursuite de la loi d'Urgence, et qu'il gouvernera par ordonnances ; Mme Goulard veillera à bâillonner la ré-information), la préparation à un monde asexué (la féministe Marlène Schiappa travaillera au respect de l'égalité des femmes et des hommes, prélude d'un futur monde asexué)...

    Pire que tout, des va-t-en guerres réputés rentrent dans le nouveau gouvernement Macron-Rothschild, de Mme De Sarnez mettant sur le même plan l'humaniste (http://eva-coups-de-coeur.eklablog.com/assad-n-est-pas-un-dictateur-la-video-bombe-qui-derange-arte-et-qui-pe-a128011256) Assad et les égorgeurs de Daesh, à Sylvie Goulard (on peut s'attendre avec elle à un déploiement en Syrie voire contre la Russie, et à une Défense européenne soumise à l'OTAN), et ne parlons pas de Le Drian, qui a fait ses preuves en ciblant obsessionnellement le Président Assad, en osant soutenir et armer (au nom, l'hypocrite, de la "lutte contre le terrorisme") EI, en laissant prospérer Boko Haram, en jouant au pompier-pyromane en Afrique, pour après avoir délégué des mercenaires islamistes, proposer les services de la France afin de "rétablir l'ordre", comprenez : contrôler la politique d'Etats africains, et piller leurs ressources. Le Drian ne va-t-il pas aussi se confronter à Poutine ? Alerte, la France sera sur un volcan...

    De toutes façons, même si nous avons là une idée de la politique qui sera menée par Macron-Rothschild,  il s'agit certainement d'un gouvernement provisoire, mélangeant individus de Droite, de Gauche, du Centre, au bilan désastreux, recyclés pour donner aux Français l'illusion de "rassemblement", alors que le but est de draguer les Electeurs déboussolés par tous les bouleversements, en particulier par les difficultés que connaissent actuellement les Partis traditionnels, victimes du machiavélisme du pouvoir actuel appuyé en coulisses par le plus perfide, François Hollande, et les médias aux ordres du Système.

    Pour séduire les Electeurs, on fait miroiter un rassemblement harmonieux, alors qu'il a en son sein un Bayrou qui sera vite floué (http://actualiteevarsistons.eklablog.com/macron-et-bayrou-unis-pour-le-pire-la-destruction-de-la-france-dossier-a130009426), le leurre provisoire Hulot prié de collaborer avec un gouvernement pour qui le profit prime sur tout, sur la défense de l'environnement en particulier, et qui défendra les centrales nucléaires comme le gaz de schiste !

     
    "Un pathétique pitre dont la veste est évidemment réversible vient d'être nommé premier sinistre" ()

     

    La vie politique moralisée ? Foutaises ! Le Premier Ministre lui-même traîne plusieurs boulets (https://www.legrandsoir.info/edouard-philippe-implique-dans-le-pillage-de-l-uranium-du-niger-par-areva-et-dans-un-conflit-d-interet.html, http://www.lexpress.fr/actualite/politique/edouard-philippe-a-matignon-les-boulets-du-nouveau-premier-ministre_1908326.html..), et le travail de la Haute Autorité est toujours contestable, car elle n'a jamais dénoncé, par ex, les multiples casseroles de Macron (voir mon dossier http://actualiteevarsistons.eklablog.com/macron-et-bayrou-unis-pour-le-pire-la-destruction-de-la-france-dossier-a130009426).

    Ainsi, tout est imposture : Gouvernement au casting fourre-tout pour berner les indécis, ministres leurres, pseudo renouveau, buts réels masqués dont le plus important est de "diviser pour régner"... Et la menace Macron est plus que jamais d'actualité (http://actualiteevarsistons.eklablog.com/la-menace-macron-par-chantal-dupille-dite-eva-r-sistons-a130126832).

    Les Français vont-ils mordre à l'hameçon, ou enfin démasquer l'imposteur Macron ?

    chantal dupille (dite eva R-sistons)

     

    Nouveau Gouvernement Macron, ce que la Presse ne dira pas

     Excellent commentaire d'un ancien fidèle Lecteur,

    Ouallonsnous ?

    que je reproduis ici pour qu'il soit vu par tous

     

    Voici le texte que j'ai écrit et diffusé à mes contacts et sur Agoravox, bien que ce que je décris en est un bon résumé et soit en cours de réalisation par l'équipe Macron, je pense que le titre à lui seul est un excellent raccourci de ce qu'ils veulent faire dans la suite des Chirac, Sarkozy et Hollande, il faudrait le mettre en perspective pour nos concitoyens qui ne voient souvent pas plus loin que leur paillasson, le petit dessin qui clot ton papier est excellent !

    Le coup d’état contre la République française de l’UE/OTAN/USA sous faux drapeau électoral

    A tous ceux qui n’ont pas voulu réfléchir et utiliser leur simple bon sens et leur esprit critique

    A ceux qui trouvent que les salaires, les conditions de travail, les retraites, les prestations sociales, le service public, le prix de la santé, le prix de la vie, l’Education nationale, le maintien de l’ordre, la considération portée aux citoyens n’ont jamais été aussi bons, vous avez voté pour le psychopathe Macron, mais ca ne va pas durer ;

    "Macron n’a pas l’intention de se conduire en président ; Il n’a rien caché de ses projets mortifères : pas de consultations des assemblées, mais des ordonnances, du 49-3,  adoration pour l’Europe telle qu’elle est ,alignement en tout sur les Atlantistes, gouvernement Européen sous tutelle germano-yankee, guerres partout avec l’OTAN contre les non alignés sur l’Empire US sans se soucier de l’ONU, casse complète des maigres acquis du peuple . « L’horreur »

    Ne comptez pas rééquilibrer les forces avec les législatives, ils les manipuleront avec l’aide de l’étranger – pas les Russes, les ordinateurs du département d’état yankees -- comme ils l’ont fait lors du 1er tour et du second tour

    Emmanuel Macron est l’incarnation absolue du système et des intérêts financiers, mais des intérêts financiers qui se sont dit que finalement, la classe politique et les partis politiques étaient cramés, qu’il n’y avait plus aucun intérêt à les soutenir et qu’il fallait mieux faire le boulot soi même, c'est-à-dire reprendre la main et décider directement de la politique qui devait être menée en dehors de l’avis des peuples

    Autrement dit, vous vous êtes tiré une balle dans le pied, en vous imaginant que votre avis et vos choix avaient une importance ; en ayant cru écarter le fascisme « merdiatique » partiellement fabriqué de l’une, vous avez donné le pouvoir à l’autre, le « gauleiter » de tous les fascismes, le fascisme financier de l’UE/OTAN/USA, nous conduisant tout droit à une situation à la « grecque » !

    NB : Le programme d’E Macron

    Inutile de rappeler aux lecteurs correctement informés que le projet d'Emmanuel Macron, c'est l'ubérisation de la France par ordonnances et 49-3 sans consultation de la représentation nationale,

    1/ la fin des CDI,

    2/ la baisse des prestations sociales,

    3/ le démantèlement du droit du travail,

    4/ la remise en cause du smic et de la retraite par répartition,

    5/ la braderie des industries stratégiques françaises aux yankees,

    6/ l'atlantisme sous tutelle germano-yankee qui amène la guerre,

    7/ l’activation des lobbys communautaristes et religieux contre la laïcité pour diviser la population.

    8/ la confiscation de la souveraineté du peuple par des institutions d'essence monarchique et la continuité du productivisme acharné qui tyrannise le vivant et détruit notre écosystème,

    tout cela au profit d'une augmentation toujours plus grande du profit des capitaux concentrés dans les mains de quelques uns, 0,01% de la population !

     

    Nouveau Gouvernement Macron, ce que la Presse ne dira pas.

    https://www.youtube.com/watch?v=yMDJBTjYUeE&feature=youtu.be

     

    Nouveau Gouvernement Macron, ce que la Presse ne dira pas


    Mon article sur le gouvernement Macron

    est également sur

     

    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/nouveau-gouvernement-macron-ce-que-193322?pn=1000#forum4919769

    (rubrique articles les plus lus, en tête)

    http://reseauinternational.net/nouveau-gouvernement-macron-ce-que-la-presse-ne-dira-pas/

     

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