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    En Irak, via Moqtada al-Sadr, stratégie d’endiguement de l’axe de la Résistance ?

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                     En Irak, Stratégie d’endiguement de l’axe de la Résistance, contre l'Iran

    Par Chantal Dupille dite eva R-sistons

     

    Le 15 mai 2018, la chaîne sioniste France24 fait la promotion de l'imam chiite d'Irak, Moqtada al-Sadr, ce qui me fait dresser l'oreille. Tiens, la promotion d'un Chiite, maintenant ? Bizarre ! Or je suis toujours à l'affût des coups fourrés, pour les dénoncer, et des événements pouvant modifier la situation actuelle.

    Donc, à la surprise générale, le 12 mai, la liste du nationaliste chiite Moqtada al-Sadr arrive en tête des législatives en Irak, avec 1,3 million de voix, dans un scrutin où l'abstention est élevée. Au sein du Mouvement de Moqtada al-Sadr, communistes et  sunnites côtoient les Chiites des classes sociales irakiennes les plus défavorisées. Son credo : Lutter contre la corruption,  l'influence américaine... et iranienne ! Dès maintenant, l'imam populiste propose aux principaux partis du pays de constituer une coalition gouvernementale.  S’il y parvient, il pourra ensuite former le gouvernement, comme la Constitution l'y autorise. 

    Les  deux favoris des élections sont d'abord le Premier ministre sortant, Haïdar al-Abadi, un Chiite qui a remporté des victoires contre l’organisation État islamique (EI) et qui jusqu'alors, était soutenu par la "Communauté internationale"; Ensuite, le vice-président Nouri al-Maliki, Chiite également, et réputé proche de l’Iran. Si Moqtada al-Sadr l'emporte, le paysage politique irakien pourrait être bouleversé.

    Le 11 mars 2018, les partisans de Moqtada al-Sadr ont manifesté contre la corruption, à Bagdad, en réclamant la mise en place d'un nouveau gouvernement. Conte la corruption ? N'est-ce pas là une cause chère à la CIA, aux Soros et autres agitateurs mondialistes voulant provoquer des changements de régime, comme par exemple maintenant au Vénézuela ou au Nicaragua ? Et brusquement, le très conservateur Moqtada al-Sadr appelle ses miliciens à cesser d'attaquer les homosexuels et les débits de boisson. Le changement est radical ! Mais plus étonnant encore, voici que le jeune leader religieux des Chiites (44 ans) rencontre les plus hautes autorités sunnites, dont le saoudien ben Salmane, et le roi de Jordanie, tous deux liés à Israël et aux Américains, et adversaires résolus des Iraniens... et des Chiites - de quoi plaire à l'Occident et à ses amis ! Car ce nouveau nationalisme irakien opposé à l'Iran, veut insérer le pays dans un milieu spécifiquement arabe, comme ben Salmane. En misant sur les Sunnites (communauté minoritaire en Irak, mais stratégique) contre les Chiites qu'il est pourtant censé représenter ? Cela sent un complot des Anglo-Américano-Sionistes pour écarter les Iraniens du paysage irakien...
    Dans quels buts ?

    Un Irak désuni, non laic, mais très confessionnel, très clivé, sombrant même dans l'intégrisme, Sunnites pro Ben Salmane et Chiites pro Iran dressés les uns contre les autres, voilà qui arrangerait l'Occident semant partout la division pour régner. Guerre civile en vue ? Moqtada al-Sadr serait-il devenu le cheval de Troie des Saoudiens, pires ennemis des Iraniens et des Chiites, comme Israël et son alter ego américain ? 

    On sait aussi que "l'axe de la résistance" Syrie-Liban-Irak-Iran est la bête noire des Americano-Sionistes, comme de la France et des Saoudiens. Et justement, si Moqtada al-Sadr gouvernait et se tournait vers Ryad et la Jordanie, il briserait les liens de l'Irak avec l'Iran, et il affaiblirait l'Axe de la Résistance - et sa continuité territoriale stratégique. Du pain béni pour les ennemis de l'Iran et d'un axe fort de résistance ! "De nombreuses tentatives sont en cours afin d’écarter l’Irak de l’axe de la Résistance, dont la plus importante consiste à démembrer ce pays, à y créer des États ethniques et à éloigner les forces politiques irakiennes de l’Iran. À titre d’exemple, l’Arabie saoudite a commencé à faire appel à certaines forces chiites pour les éloigner de l’Iran ou du moins à les mettre dans une position de neutralité" (1)

    Alors, nouveau complot contre les pays refusant la domination USraélienne ? L'Irak pourra-t-il choisir librement son avenir, ou celui-ci sera-t-il orchestré, à travers des dirigeants imprévus, par ceux qui veulent dominer le monde, contrôler peuples et ressources ? Nous le saurons bientôt.

    Et finalement, il suffira d'écouter les commentaires de la téléviSion France24, comme ce 15 mai avec la propulsion soudaine du Chiite Moqtada al-Sadr, pour comprendre !

     

    Chantal Dupille dite eva R-sistons

    http://actualiteevarsistons.eklablog.com/en-irak-strategie-d-endiguement-de-l-axe-de-la-resistance-a144726520

     

    (1) https://french.almanar.com.lb/607781, Stratégie d’endiguement de l’axe de la Résistance, 12 octobre 2017

     

    axe_resistance1

     

     

    Article paru aussi ici :

     

    https://reseauinternational.net/en-irak-strategie-dendiguement-de-laxe-de-la-resistance/

     

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    Eurovision, la grotesque et inexplicable victoire d'Israël !

    par Chantal Dupille (dite eva R-sistons)

     

    La télévision me fait horreur, comme à de plus en plus de Français. Mais pour dénoncer la désinformation, les fake news, les mensonges, je regarde tout ce qui est politique. Une exception, parfois, Eurovision, entre autres pour constater la décadence de notre société. On est loin de la sublime Frida Boccara, disparue prématurément, Française émouvante de simplicité, SEULE candidate d'Eurovision a être applaudie par le public en pleine chanson ! (1969)

     

     

    Alors, avec un peu de retard, je regarde EUROVISION, juste pour découvrir une voix magnifique, eh oui, celle d'Estonia puis la candidate de Chypre aussi belle que talentueuse.  La "lionne" d'Australie me subjugue, et je m'amuse avec la fantaisie exubérante de Moldavie.  Vers 22 h, voici la France, sinistre, et enfin, Israël qu'on a annoncé parmi les favoris. Ohhhhhhhhhhhhhh ! Ca, un favori ? Ou un clown grotesque, ridicule, sans talent ? Et quelles paroles !!!


    Je me souviens avoir déjà été choquée : Eurovision ? Mais c'est uniquement de la politique ! En 2014, le travesti autrichien Conchita Wurst l'emporte, à l'heure du Gender, puis en 2016 quand la Russie est en tête, c'est l'Ukraine malgré tout qui gagne (alors que que l'UE et les USA soutiennent Kiev et ses néo-nazis) et en 2018, la Russie est... exclue !

                                                                  Conchita Wurst

     

    A l'heure où l'un des pires bourreaux de la planète, Israël (non content de favoriser surtout au Moyen-Orient, chaos et guerres barbares avec notamment ses terroristes), complote des plans de conflit planétaire (pour imposer le Grand Israël puis l'Israël planétaire avec comme capitale Jérusalem), voici donc Eurovision qui après le vote du jury rectifiant celui des Européens, impose la victoire de la candidate d'Israël. D'ailleurs, que fait cette entité à Eurovision ? Ce n'est même pas un pays, et il peut concourir ?  Il est vrai qu'Eurovision est liée à l'UE, mais aussi... à l'OTAN ! Pourtant, on ne peut pas dire qu'Israël aime tant l'Europe... Il a surtout envie de la démolir, si l'on en juge par ce dessin animé de 57 sec où l'on voit Israël envoyer un énorme rocher sur l'Europe !

    Israël ENNEMI de l'UE participe à l'Eurovision !

    https://twitter.com/skurlyy/status/995642479130087424

     

     

    Or donc, à l'heure de tous les risques, nous devons fêter la victoire d'Israël, aimer (à travers sa rigolote créature) cette entité, et pourquoi pas, la soutenir... comme le jury d'Eurovision a soutenu la chanteuse caricaturale !

     

     

    https://twitter.com/rsistons/swtatus/995811244820123654


    En regardant Eurovision, je tweete sur mon compte https://twitter.com/rsistons : "A mon avis, israël l'emportera au DERNIER moment, comme avant, l'Ukraine au final, devance la Russie gagnante ! - C'est un coup fourré, comme les autres années, les résultats sont faussés, l'homme-femme Conchita, puis l'Ukraine avec une opposante à la Russie, et cette fois, l'élimination de la Russie puis en tête la candidate d'Israël, grotesque". Et j'appelle, désormais, à boycotter Eurovision : Une candidate repoussante, un "pays" repoussant - choisis par un jury fantôme qui sort soudain de son chapeau, le lapin Israël !

    Quand même ! Eurovision instrument de l'UE et de son OTAN, qui promeut un produit d'Israël en le faisant passer subitement et artificiellement devant tous les autres, de surcroît à l'heure où l'OTAN prépare la WW3 avec un Israël qui rêve de dominer le monde avec sa Jérusalem !

    Qu'en pensent les Réseaux Sociaux ? Morceaux choisis :

    - N’oubliez pas que l’Eurovision est une création de l’OTAN donc elle sert ses intérêts. La France avec le paillasson Macron n’est utile à personne. En revanche Israël tête de pont de la future guerre contre l'Iran était une évidence !

    - C'est drole ! Et la France qui donne 12 points à israel, je suis mort de rire ! (NB Cela s'explique, pour moi c'est en France que la Communauté juive est la plus représentée. Donc elle a dû se précipiter pour voter)

    - Venez on demande le boycott par la France de l'Eurovision 2019 qui se passera en Israël. l'Eurovision c'est une vitrine pour le pays qui accueille, donc autant que ce soir aussi la vitrine des horreurs composent par le gouvernement Israélien sur le peuple de Palestine

    - Mais mdr c'est vraiment un pays qui existe pas qui a gagné l'Eurovision ? 

    - Résultats faussés!Avec tout ce qu'ils préparent pour détruire l'Iran et tout le Moyen Orient, ils (avec les mérdias 90% sionistes en l'UE) veulent faire voir q'eux le sionisme sont le peuple de la joie et la démocratie face aux barbares musulmans. Le sionisme est hideux et veule.

     

    Eurovision, la grotesque et inexplicable victoire d'Israël !

     

    On est en plein grotesque, jusqu'au bout ! Voici que la Mickey d'Israël chute lourdement..  c'est la chute finale !

    https://twitter.com/Warhly/status/995440553423785984

    Nouveaux commentaires sur les Réseaux Sociaux:

    - On attend que Netanyahou accuse les Palestiniens d'avoir trafiqué les marches.
    - Les représailles contre ces escaliers vont être violentes, a annoncé le premier ministre israélien
    - J ai entendu un « allah o akbar »
    - Un look de manga mais à l'image de tous ceux gavés au coca à tous les repas et en surpoids, un truc pour séduire les victimes du consumérisme sans doute, la Chine peut être qui va se jeter sur cette pitrerie médiamerdik
    - (Un Syrien) : tu est raison cette vote est partisan
    (NB: Je vois qu'on s'en rend compte partout dans le monde !)
    - Une voix qui vous fait glacer le sang dans les veines. Qu'importe, Eurovision pratique le culte de la médiocrité et de "l'aplaventrisme".
    - Du Prix Nobel de la Paix à l' Eurovision tout est truqué, tout n'est que mascarade!

     

    Eurovision, la grotesque et inexplicable victoire d'Israël !

     

    Bah quoi ! Il faut la respecter, cette colombe blanche ! D'abord, elle a gagné (sic). Ensuite, c'est l'adorable créature de l'apôtre de la guerre, Israël...

    Question: La candidate victorieuse, censée représenter la diversité, est marrante, voire ridicule - un moyen d'humaniser l'entité diabolique Israël ?

    Le lendemain, je reviens à la charge sur mon compte twitter, après m'être interrogée ou plutôt informée sur ce vote FINAL qui ne tient pas compte du choix des Européens. Sur Wikipedia, je trouve : "en 2009, vote de jurys PROFESSIONNELS, à concurrence égale du vote du public". Bref, ce vote est partisan ! On sait qu'Eurovision est fille de l'UE-OTAN. Alors, c'est quoi, ce vote "professionnel" ? Les Européens avaient voté "Russie", on a brusquement au final l'Ukraine, en pleine révolution Soros. Et là, alors qu'Israël prépare la WW3, ce jury de "professionnels" (sans qu'on puisse vérifier) le favorise ! Tout est faux, bidon, comme les prétextes de guerre, le sport de compétition (soi-disant dopage Russie, juste elle !), les infos et même les livres d'Histoire pour nos enfants. On a donc une Eurovision "chansons" elle aussi complètement politique et pro Occident ! Autre bizarrerie étonnante : A l'heure de la guerre de l'OTAN froide (chaude) contre la Russie, elle est soudain... éliminée d'Eurovision ! Et Israël qui meurtrit la planète avec son EI, ses guerres, ses chaos, ses fausses révolutions, ses attentats ciblés, etc, l'emporte ! Fortuit ? Non !  

    Et sur mon compte twitter, je ricane : Quand Netanyahu (pouvant désormais décréter seul d'une guerre) aura lancé sa WW3, ils mettront à l'abri, dans les bunkers dorés, leur chanteuse Mickey, avec les milliardaires, les Rothschild, les Macron, les May, les Clinton, les Trump ?

     

    Eurovision, la grotesque et inexplicable victoire d'Israël !

     

    Israël est si haï qu'il a intentionnellement "imposé" une idiote marrante d'abord pour rappeler qu'il fait partie intégrante de l'UE, ensuite pour faire oublier ses atrocités. Atrocités ? Oui, ainsi l'ex Ministre Matan Vilnai plaidait pour une Shoah des Palestiniens, en ressassent éternellement les malheurs des Juifs ! Et le Ministre de la Diplomatie a déclaré le 7 septembre 2014 à Jérusalem : « Ceux qui sont de notre côté méritent beaucoup, mais ceux qui sont contre nous méritent de se faire décapiter à la hache ». Source : https://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/israel-le-chef-de-la-diplomatie-veut-decapiter-tous-les-arabes-qui-ne-sont-pas-fideles-a-l-etat-hebreu_1659799.html. Aucun "manifeste" pour dénoncer ces abominations ? Il n'y a que l'antisémitisme qui intéresse nos "intellectuels" ? Il y a quand même de quoi être indigné, non ?

     

    Eurovision, la grotesque et inexplicable victoire d'Israël !

     

    Allez, on a des Eurovision pour nous faire oublier la réalité !

    Jusqu'à quand ?

    Chantal Dupille (dite eva R-sistons)

     

    http://actualiteevarsistons.eklablog.com/eurovision-la-grotesque-et-inexplicable-victoire-d-israel-a144696598

     

    La victoire israélienne à l’Eurovision : une opération multicouche menée de manière magistrale.

    Voir aussi ici l'excellent article d'Avic:

     

    Eurovision, la grotesque et inexplicable victoire d'Israël !

    Ce que les télévisions françaises n’ont jamais osé faire, d’autres télévisions en Europe l'ont fait

     

    Eurovision, la grotesque et inexplicable victoire d'Israël !

     

     


    11 commentaires
  • hopital public crise programme presidentielle

     

     

    Le plan Macron s’inscrit dans les politiques régressives des trente dernières années. Mais si le président de la République est bien l’exécutant zélé et enthousiaste de la libéralisation en cours, il n’en reste pas moins que la main de fer est celle de l’Union européenne qui n’a cessé de bombarder des directives « santé » depuis plusieurs années et a même ouvert une brèche contre le monopole de la Sécurité sociale. Le marché de la santé est juteux ! Il fait saliver les capitalistes depuis plusieurs décennies qui n’ont de cesse d’agir pour casser le service public de la santé. Leurs avancées sont considérables. La régression pour les patients et les personnels est catastrophique.

    Même tactique partout : affaiblir, paupériser, réduire les périmètres du service rendu pour préparer les esprits à la mise totale sur le marché. Les cheminots en savent quelque chose, comme les postiers !

    La réalité est là : les instruments de destruction de l’hôpital public proviennent des dogmes du capitalisme : financement des investissements par les marchés financiers et non plus par le pôle public, tarification à l’activité (T2A) depuis 2004, privatisation de toutes les fonctions supports qui ne sont pas censées faire partie du « cœur de métier » de l’hôpital, diminution de l’offre de soin par la mise en place des GHT (Groupements hospitaliers de territoire), « lean management » du personnel (65 à 70% des budgets hospitaliers) par la gestion par la peur et la flexibilisation.

    La loi HPST (hôpital, patients, santé, territoire), dite loi Bachelot, adoptée en 2009, est en réalité la transposition de la directive Services de l’Union européenne. C’est elle qui régionalise (Agences Régionales de Santé), met en poste des gestionnaires à la tête des hôpitaux, et fait entrer l’hôpital dans un modèle d’entreprise.

    Les résultats sont éloquents : l’hôpital public est financièrement à genoux ! Ses personnels, dont les effectifs sont réduits, aussi. Les patients sont moins bien pris en charge et incités à avoir recours aux cliniques privées.

    Nous appelons les usagers à exprimer leur refus de la destruction de l’Hôpital public en manifestant le 22 mai aux côtés des fonctionnaires qui dénoncent la casse généralisée du service public. Le triste exemple de ce qui a été conduit en Grèce par l’Union européenne et le gouvernement de Tsipras doit nous inciter à ne pas laisser faire les néolibéraux et leurs valets !

     

    I) La vérole des marchés financiers dans l’hôpital public

    Dans les années 1960-1970, tous les investissements hospitaliers étaient financés par les circuits publics ou semi-publics : subventions de l’État, des départements, parfois des communes, prêt sans intérêt de la Sécurité sociale. A cette époque, l’hôpital public était capable d’autofinancer le reliquat. La grande loi Robert Debré (qui créa les CHU en 1959) et la construction-rénovation des hôpitaux publics et leur maillage furent financés ainsi sans problème.

    Depuis les années 1980-1990, les hôpitaux publics sont contraints d’avoir recours aux marchés financiers, c’est-à-dire aux banques pour obtenir des prêts avec intérêts. Les subventions sont devenues marginales, lorsqu’elles existent. Le résultat a été éloquent : l’affaire Dexia et ses emprunts toxiques et le déficit quasi général des hôpitaux. La FHF (Fédération hospitalière de France), plutôt réformiste et collaborationniste, l’évalue à 1,5 milliard d’euros en 2017.

    Les PPP (partenariats public-privé), tant vantés par l’Union européenne, instaurés en France en 2004 par ordonnance, contribuent eux aussi à l’appauvrissement des hôpitaux publics et à leur coût. Vu l'état du patrimoine hospitalier, qui souffre depuis longtemps de sous-investissement, Macron et Buzyn ne vont pas manquer de proposer ces contrats infernaux à toutes les directions hospitalières ! Il est vital de s'y opposer ! (1).

     

    II) La tarification à l’activité (T2A), machine infernale de destruction du service public

    Mise en place en 2004, avec le PMSI (Programme de médicalisation du système d’information), la T2A (tarification à l’acte) modélise les pathologies en GHM (Groupes homogènes de malades) et GHS (Groupes homogènes de soins). Il y en a plusieurs centaines et tous ont un tarif national. 70% des ressources de l’hôpital proviennent de la T2A. Ce système transforme l’hôpital public en entreprise productrice d’actes au détriment de la vocation hospitalière qui consiste en l’éducation thérapeutique, la prévention, le soin relationnel consacré au malade, ce qui demande du temps, les soins infirmiers.

    L’hôpital public subit depuis quinze ans des injonctions financières contradictoires : produire un maximum d’actes en réduisant la DMS (Durée moyenne de séjour du patient) alors que tous les ans les tarifs des GHM diminuent.

     

    III) La privatisation tous azimuts

    Parallèlement on estime que l’hôpital public est incapable d’assurer ses « fonctions supports » : restauration, blanchisserie, maintenance, sécurité, voire laboratoire. Tous ces services autrefois très bien assurés par l’hôpital public sont bradés au secteur privé qui en fait son fromage au détriment de la qualité du service rendu et de la Sécurité sociale.

    Bientôt l’hôpital n’aura plus rien de public et se contentera de coordonner les activités privées en son sein ! Déjà certains trusts privés se sont emparés de la chirurgie ou de l’obstétrique dans l’enceinte même de l’hôpital.

     

    IV) La mise en place des GHT, instrument de la réduction de l’offre publique de soins

    L’installation des Groupements hospitaliers de territoire (GHT) est pratiquement terminée. Elle a pour but obligatoirement de créer de grosses structures (une à deux par département selon la population) afin de regrouper les services, de transformer des centres hospitaliers en établissements de moyen et long séjour à moindre frais, ce qui a pour conséquence d’éloigner les structures et services MCO (Médecine spécialisée, chirurgie et obstétrique) et les SAU (Services d’accueil d’urgence) des usagers, et de diminuer l’offre d’hospitalisation publique. Pendant ce temps Macron supprime la généralisation du tiers payant (seule mesure progressiste de la loi Touraine de 2016), n’augmente pas significativement le Numerus Clausus qui rationne le nombre de médecins formés, maintient une tarification qui favorise le secteur privé à but lucratif.

    Les PLFSS (Projets de loi de financement de la Sécurité sociale) programment, année après année, le démantèlement de l’hospitalisation publique !

     

    V) Le management par la peur et la flexibilité

    Après la destruction tentée du statut des cheminots, c’est le statut de la fonction publique hospitalière qui est visé.

    Avec le « lean mangement » (2), c’est une mise en tension permanente des personnels qui est sciemment et froidement organisée : recours aux CDD et à l’intérim (20% des effectifs), gestion et mutualisation des personnels en « pôles » qui justifie qu’une infirmière ou une aide-soignante soit affectée aujourd’hui en neurologie et demain en cardiologie, puisqu’elle est censée être « polyvalente », au détriment de la qualité des soins.

    Le « lean management » est directement responsable des tensions et du mal-être des personnels qui ont conduit jusqu’à l’impensable : le suicide de soignants ou de médecins pourtant dévoués à leur métier !

    Depuis un an, le plan Macron de destruction de l’hôpital public, mis en œuvre par sa ministre Agnès Buzyn, utilise ces cinq instruments. Il n’y a rien à attendre de bon des projets de « réforme » de Macron-Buzyn, au contraire. Les GHT entraîneront la suppression de services entiers, voire d’hôpitaux déclassés ou absorbés. La modification du mode de financement prévu dans le PLFSS de 2018, vise à expérimenter le « bundle payment » importé du modèle états-unien des « accountable, care organization » c’est-à-dire des tarifs de « prise en charge globale » associant hôpital et médecine de ville (ou cliniques) dans un cadre conventionnel regroupant des acteurs publics ou privés, ce qui peut être une porte d’entrée pour les assurances privées qui sont à l’affût de cette manne dont l’essentiel leur échappe encore.

     

    VI) Le démantèlement de la Sécurité sociale par la diminution des cotisations et leur remplacement progressif par la fiscalisation.

    Le PLFSS 2018 prévoit des baisses substantielles et scandaleuses de cotisations patronales qui atteindront 65 milliards d’euros en 2018 et 85 milliards en 2019, au nom de la « libération des entreprises » comme le claironne Gattaz et le Medef.

    Comme on le voit, le capitalisme néolibéral marchandise tout, même les biens les plus communs comme la santé ! Demain ce seront la Sécurité sociale, les fonctions publiques, les retraites, le SMIC, les congés payés…, toutes les conquêtes sociales du siècle dernier qui seront liquidées.

    Il est temps qu’un coup d’arrêt soit signifié à cette équipe d’apprentis sorciers, porteurs de contre-révolution néolibérale !

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    1. PPP : Il s’agit d’une forme de contrats administratifs, s’inspirant d’exemples étrangers, tels que la « Project Finance Initiative » lancée au Royaume-Uni en 1992. Ils ont été créés en France par une ordonnance du 17 juin 2004. Cet appareil juridique et financier permet à l'Etat et aux personnes publiques de « concéder » un ouvrage public (conception-construction-exploitation et maintenance) à une structure privée (en général un major des BTP) en contrepartie d'une redevance pendant un bail de trente ans (minimum) au terme duquel l'ouvrage public (usé et demandant de lourds travaux de rénovation) est rendu à la puissance publique ou à la collectivité territoriale. C'est ainsi que plusieurs hôpitaux ont fait l'objet de ce genre de contrats léonins ! Le principal d'entre eux, le CH SF (Centre Hospitalier Sud Francilien qui l’a refusé a fait ainsi une économie sur trente ans de quelque 800 millions d’euros !
    1. Lean Management : méthode d’organisation visant à améliorer les résultats financiers de la structure au détriment de ce qui ne génère pas de plus value financière, entraînant la flexibilité du personnel et la polyvalence.

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    Depuis quelques jours, en entendant par ex la sioniste France24 vanter la "révolution de velours" en Arménie, je me demandais ce qui se cachait derrière ces événements dans un pays stratégique et important pour la Russie. C'est fait ! "Nikol Pachinian à la tête du mouvement d’opposition a troqué son costume d’homme d’affaires occidental pour adopter celui du combattant du Haut-Karabakh, beaucoup plus populaire". Le "révolutionnaire" combattant la corruption, comme le corrompu Navalny en Russie, est un agent de l'Occident, des mondialistes, et il s'avèrera, ensuite, un adversaire de la Russie ! eva R-sistons

     

     

    Maïdan reloaded : changement de régime en Arménie

     

    Quand neuf législateurs sur 105 mènent un mouvement de plus en plus violent pour renverser un gouvernement élu via ce qui est finalement devenu un coup d’Etat militaire de basse intensité, c’est normalement le signe inquiétant qu’une dictature, et non une démocratie s’annonce.

    La révolution de couleur en Arménie a été une réussite, et le politicien hyper-nationaliste et oligarque au petit pied Nikol Pashinyan a pu faire pression sur l’ancien président et aujourd’hui ex-premier ministre Serzh Sargsyan pour qu’il démissionne, malgré l’insistance de ce dernier sur le fait que « une force politique [celle de Nikol Pashinyan] qui a fait 7-8% des voix dans cette élection, n’a pas le droit de parler au nom de la nation » et de « faire du chantage à l’État ». La fin de son gouvernement est arrivée rapidement après que ses nouveaux amis de l’UE l’aient trahi en exigeant la relaxe de Pashinyan et d’autres provocateurs arrêtés (y compris deux terroristes poseurs de bombes présumés), et que Sargsyan ait obtempéré. Cela a coïncidé avec des centaines de soldats sortant des casernes pour se joindre aux « manifestants », ce qui a déclenché des menaces de sévères sanctions légales à leur encontre par des représentants patriotes de l’armée.

    Malheureusement pour l’ordre constitutionnel de l’État, le désormais ex-premier ministre a suivi les pas de son homologue Ukrainien Ianoukovitch et refusé de recourir à la force pour résoudre cette crise hybride, choisissant plutôt de démissionner plutôt que d’obéir au devoir légal espéré par sa population et de restaurer l’ordre dans les rues. Nous ne savons pas encore si les soldats conspirateurs ont été envoyés dans les rues par ceux de leurs commandants alignés sur le lobby de la diaspora arménienne basée en Californie, qui tente de téléguider la révolution colorée, ou s’il ont désobéi en masse à leurs supérieurs pour sortir dans les rues. Mais quelle que soit la réponse, cet incident démontre une fracture sérieuse dans les forces armées, qui continuera sûrement à être exploitée.

    Cette combinaison de militaires « rebelles » dans les rues couplée à une minorité de politiciens hyper-nationalistes qui ont pris le contrôle de milliers de jeunes esprits, et fait du chantage à l’État pour qu’il accède à sa volonté de changement de régime, implique que l’Arménie ne verra pas ce qui est superficiellement considéré comme « la démocratie occidentale », mais, de façon inquiétante, elle pourrait voir la sorte de dictature dysfonctionnelle qui s’est formée chez sa voisine, l’Ukraine « révolutionnaire », dont « l’Euromaïdan » à Kiev, il y a cinq ans de cela, reflète fidèlement ce qui vient de se passer à Erevan.

    Le point-clé est que l’Arménie va très probablement se tourner encore plus vite vers l’Occident qu’elle ne l’a fait jusqu’ici, avec sa diaspora californienne de type Gulen sur le point de prendre le pouvoir sur l’État à travers ses représentants locaux, et ses citoyens forcés d’accepter le remplacement de leur oligarques pro-russes par des oligarques pro-américains. La Russie a beaucoup à perdre avec ce qui vient de se passer, parce que les hyper-nationalistes de type Pravy Sektor pourraient tenter de rediriger la colère de la société contre le partenaire historique de l’Arménie aujourd’hui associé au président destitué Sargsyan, que le président Poutine avait félicité pour « son accession à ce poste de responsabilité qui réaffirme son autorité politique et le soutien de la population aux grande réformes prévues pour résoudre les défis socio-économiques de l’Arménie. »

    Si « convaincants » soient les efforts de la puissante diaspora arménienne (et tout particulièrement celle de la Californie) pour présenter la dernière révolution de couleur de l’Amérique comme une « victoire pour la démocratie et pour le peuple », il ne faut pas oublier que Sargsyan a cédé à la pression de l’UE, tout comme Ianoukovitch l’avait fait, et a autorisé le renversement de son gouvernement par des forces politiques dont il avait lui-même dit hypocritement, 24 heures avant sa chute, qu’elles ne représentaient que 7-8% des voix et n’avaient « pas le droit de parler au nom de la nation » ou de « faire du chantage à l’État ». Nous ne pouvons que conjecturer sur ce qui a pu se passer entre-temps pour le faire changer aussi vite d’avis, bien que cela puisse avoir un rapport avec le coup d’État militaire mené par ce qui pouvait être des troupes « rebelles ».

    Quoi qu’il en soit, la démocratie n’a pas gagné en Arménie – la dictature a vaincu – et l’avenir du pays n’a pas eu l’air plus sombre depuis bien longtemps, mais comme dans le sillage immédiat de « l’Euromaïdan », la majorité du peuple n’a pas encore réalisé ce qui s’est passé, et quelques-uns ne le réaliseront jamais.

    Andrew Korybko

     

    Paru sur Eurasiafuture sous le titre What Happened In Armenia Was A Defeat For Democracy

    Traduction Entelekheia

    Suite : L’anarchie arménienne est seulement bonne pour les USA

     

    https://www.mondialisation.ca/maidan-reloaded-changement-de-regime-en-armenie/5625360

     

     

    L’Arménie, une révolution au scénario très bien orchestré

    L’Arménie, une révolution au scénario très bien orchestré

    https://reseauinternational.net/larmenie-une-revolution-au-scenario-tres-bien-orchestre/

    L’Arménie est sur le point d’accomplir une nouvelle révolution, comme l’Ukraine, en moins radical, mais qui promet d’être tout aussi destructrice pour le pays. Revendications au départ sociales, finalement prise de pouvoir de la rue, d’une minorité politique « qui veut changer les choses », mais refuse de s’embarrasser des règles démocratiques. Le 1er mai, le nouveau Premier ministre, l’homme fort du pays, doit être élu par le Parlement. Mais l’opposition de rue affirme déjà que si ce n’est pas son candidat, minoritaire, le mouvement ne sera plus pacifique. Comment a-t-on pu en arriver là? Retour sur la malédiction de l’espace post-soviétique.

    Les contraintes spécifiques aux pays de l’espace post-soviétique et le cas arménien

    Les pays de l’espace post-soviétique sont frappés de deux types de handicaps, qui freinent leur développement naturel: intérieures et géopolitiques. Qui sont liés.

    Le système politique de ces pays n’arrive pas à prendre. Ils n’arrivent pas à développer un champ politique qui permette de mettre en évidence les véritables forces vives du pays. Les partis sont faibles, souvent personnalisés. La faiblesse de l’Etat est doublée par une administration dont l’efficacité laisse souvent à désirer et un envol socio-économique quelque peu relatif depuis la chute de l’Union Soviétique. Ce problème est renforcé par des dirigeants qui ont la plus grande difficulté à quitter le pouvoir. Le vide du système politique, objectif et (in)volontairement entretenu rendant chaque passation de pouvoir périlleuse.

    Ces faiblesses ont été largement entretenues par les « conseillers » ès-démocratie, qui se sont emparés de ces pays au début des années 90 et dont l’effet positif à long terme des recommandations laisse perplexe. Ces pays sont passés de la tutelle soviétique à celle des Etat-Unis, soit directement soit par l’intermédiaire des organismes internationaux, l’Europe n’étant qu’une solution pragmatique (et géographique) de rechange pour beaucoup d’entre eux. Sur le plan institutionnel, l’on peut s’interroger, par exemple, sur la pertinence de modifier les régimes présidentiels de ces pays, ce qui correspond beaucoup plus à leur culture politique, en régime parlementaire lorsque les partis politiques sont si faibles.

    Tel n’était pas le cas de l’Arménie. Son histoire et son implantation européenne, ses liens particulièrement forts avec la Russie, qui l’a toujours protégée des invasions diverses et variées de ses grands voisins, en ont fait un enjeu de taille pour le système atlantiste.

    Ce n’est certainement pas pour rien que ce tout petit pays a l’une des plus grandes ambassades américaines au monde. Ne pouvant jouer sur la radicalisation comme en Ukraine, les différentes tentatives de révolution ayant échoué et les liens avec la Russie étant trop puissants (pour l’instant), le jeu a été mené par l’intermédiaire de l’OSCE, en s’appuyant sur les faiblesses humaines et institutionnelles.

    La manipulation de Serge Sargsian

    Serge Sargsian, ce Premier ministre qui vient de démissionner sous la pression de la rue a, d’une certaine manière, creusé sa propre tombe politique. Et il a été largement aidé.

    Leader charismatique, il est issu du combat politique pour le rattachement du Haut-Karabakh à l’Arménie, dont il a été le député à la fin des années 80. Dans les années 90, il occupe diverses fonctions ministérielles, notamment à la Sécurité nationale. Puis il est nommé chef de l’Etat-major, avant d’être ministre de la Défense en 2000 et Premier ministre en 2007. Elu Président en 2008 au premier tour avec 52,82% des voix. L’OSCE confirme que les élections sont conformes aux normes internationales, mais le candidat ne plaît pas, il représente le clan de la force, le clan « pro-russe », qui s’oppose à un règlement du conflit au Haut-Karabakh en faveur de  l’Azerbaïdjan, comme le veut le clan américano-turc. En plus il est légitime, fort du soutien populaire, donc difficilement manipulable. Or, l’Arménie est un gros morceau, un morceau qui résiste. Un allié indéfectible de la Russie. Une rupture idéologique.

    Une première révolution de couleur est tentée en 2008 dès l’élection à la fonction présidentielle de S. Sargsian, menée par le premier président arménien, Levon Ter-Petrosian, rejoint par Nikol Pachinian, à la tête de l’actuelle tentative de coup d’Etat. Mais à cette époque-là, le président Sargsian est fort, légitime, la révolution qui durera du 20 février au 1er mars sera réprimée et ses leaders poursuivis en justice, condamnés et incarcérés.

    Comprenant que l’attaque frontale ne marchera pas en Arménie, la tactique change et se reporte sur le front institutionnel: ce que tu ne peux détruire de l’extérieur, il faut l’infiltrer et le fissurer. L’OSCE lance alors un monitoring des procès des opposants politiques et « découvre » des imperfections dans le système judiciaire en particulier et institutionnel en général. Un travail de sape est mis en place, le rouleau compresseur est lancé. Aucun système n’étant formellement parfait, il toujours possible d’y travailler, la réalité de son fonctionnement n’intéressant pas les « réformateurs » européens « bien -intentionnés ».

    Nikol Pachinian, leader de l’opposition, est alors condamné à 7 ans de prison. Mais des mouvements de rue sont régulièrement organisés et maintiennent une pression sur le pouvoir. En 2011, la libération des « prisonniers politiques » est demandée. Le pouvoir recule, Nikol Pachinian est libéré, il sera élu député en 2012 avec quelques autres opposants, très minoritaires au Parlement.

    Le coup de génie de l’OSCE est de savoir exploiter au maximum les faiblesses humaines. Car pour qu’une mauvaise réforme prenne, il faut trouver l’individu au pouvoir qui peut y trouver son intérêt personnel. Serge Sargsian en est à son deuxième mandat et ne pourra être élu encore une fois. Or, il ne semble pas prêt à quitter le pouvoir. L’alternative se présente: mettre un autre candidat en poste ou bien changer les institutions et garder le pouvoir. Il a changé les institutions pour garder le pouvoir.

    En 2014, il annonce alors la réforme constitutionnelle transformant l’Arménie en République parlementaire, qui sera adoptée en 2015, mais dont l’entrée en vigueur est reportée de trois ans, c’est-à-dire au moment de la fin du deuxième mandat de Sargsian. Pour sa part, il promet de ne pas se représenter au poste de Premier ministre, qui détiendra alors le véritable pouvoir. Mais son parti remporte les législatives et il est élu Premier ministre par le Parlement en avril 2018. Ce fut l’erreur. Une erreur parfaitement exploitée.

    La transformation de Nikol Pachinian en candidat « acceptable »

    C’est alors que la colère gronde, elle est bien canalisée par l’opposition qui promet de vivre mieux, comme en Occident, mais sans aucun programme économique. Comme en Ukraine, les déclarations anti-russes en moins.

    Nikol Pachinian à la tête du mouvement d’opposition a troqué son costume d’homme d’affaires occidental pour adopter celui du combattant du Haut-Karabakh, beaucoup plus populaire. Nous sommes passés de ça:

    пашинян A ça:

     arménie

    Barbe de rigueur, casquette toujours vissée sur la tête, veste de camouflage, bref le vrai baroudeur qui va sortir l’Arménie des difficultés. Le Premier ministre Serge Sargsian a brusquement démissionné une semaine après son élection par les députés, mais ce n’est pas suffisant. Le Parlement « doit » nommer le candidat de la rue, c’est-à-dire Pachinian sous menace de faire dégénérer la situation.

    Les leçons ont été tirées de l’Ukraine et de 2008. Pas de drapeaux étrangers – le mouvement doit être présenté comme « national », donc naturel. C’est ce que répète sans relâche Pachinian. Des garanties – verbales – également répétées en boucle affirmant que rien ne changera à l’égard de la Russie. Ce qui calme le voisin, et coupe toute possibilité de réactions.

    Logiquement des élections anticipées auraient dû être organisées suite à la démission du Premier ministre, ce qui aurait permis de régulièrement régler cette crise politique. Mais la logique de la rue n’est pas une logique politique, c’est une logique « de guerre« . Il faut remporter la victoire à n’importe quel prix, c’est le droit du plus fort, donc la négation du droit.

    Le Parlement va se prononcer demain, 1er mai. Le pouvoir, faible, continue à reculer. Après la démission de Sargsian, le parti majoritaire au Parlement n’a pas présenté de candidat, « pour ne pas envenimer la situation ». Finalement, le pouvoir créé un vide politique que l’opposition remplit par la force. Les manifestants restent dans la rue, pour faire pression. Quelques dizaines de milliers contre tout un peuple. La minorité hurlante va-t-elle réussir à prendre le pouvoir ? L’Arménie va-t-elle perdre son instinct de survie?

    Karine Bechet-Golovko

    source:http://russiepolitics.blogspot.fr/2018/04/larmenie-une-revolution-au-scenario.html

     

    En avant le chaos, la "répression", et la prise en mains par les Atlantistes ! eva R-sistons

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    DE L’IMPORTANCE DES COMMUNES ET DES SERVICES PUBLICS

    Cette lettre a été envoyée jeudi 26 avril aux élus locaux et publiée le même jour sur le site d’Avenir Solidaire.
     

     
    Gérard PRIVAT
     
     
    Cette lettre, destinée aux élus locaux,
    est également envoyée pour information à l’attention :
     
     
     
    — Du Président de la République ;
    — Du Président du Sénat, Sénatrices et Sénateurs ;
    — Du Président de l’Assemblée nationale, Députées et Députés ;
    — Du Premier ministre ;
    — Du Président du Conseil Constitutionnel, Conseillères et Conseillers ;
    — Du Vice-président du Conseil d’État, Conseillères et Conseillers ;
    — Du Président du Conseil économique, social et environnemental, Conseillères et Conseillers ;
    — Du Premier Président de la Cours des comptes, du Procureur général, Magistrates et
    Magistrats ;
    — Des Présidentes, Présidents, Conseillères et Conseillers, des Assemblées territoriales, des
    Conseils territoriaux, des Conseils départementaux.
     
    Cette lettre est également adressée aux médias.
     
     
    Lisle-sur-Tarn le 26 avril 2018
     
     
    DE L’IMPORTANCE DES COMMUNES ET DES SERVICES PUBLICS
     
     
    Madame le Maire, Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les Conseillers,
     
    La commune la plus modeste porte naturellement une dimension morale plus élevée que
    l’entreprise la plus prestigieuse.
     
    Le rôle des forces de régression est de diviser pour mieux régner ; elles prennent cependant, lorsque cela leur semble utile, la forme hypocrite de l’union pour mieux diviser.
    Dans ce combat, la France, nation phare de l’émancipation humaine, est la cible principale des oligarchies néolibérales; de là, découle sa lente et insidieuse destruction.
     
    La démocratie régresse, de même que la solidarité nationale et les garanties publiques, les
    responsabilités sont diluées à l’excès, les richesses publiques sont détournées, ce qui reste du pouvoir politique national est transféré aux multinationales, etc. etc..
    Cette destruction de la nation est sournoisement réalisée, au prétexte de plus grande efficacité, par des personnalités politiques qui sont en train de brader les services publics au pouvoir privé.
    Et ce n’est pas un complot ! Il s’agit en fait d’une déstabilisation programmée, qui fut dénoncée à ses débuts, à la création de l’Europe, par Charles de Gaulle et Pierre Mendes-France.
     
    Les services publics méritent toutefois d’être améliorés pour mieux répondre aux besoins des
    populations.
     
    Les communes, heureusement, en favorisant le vivre ensemble, participent à l’épanouissement de leurs populations et développent ainsi, par elles-mêmes, une richesse immatérielle inclusive.
    A l’inverse, les entreprises, elles, développent une richesse matérielle ayant une tendance exclusive.
     
    Les communes font partie de la structure essentielle de la France ; elles sont la base de la démocratie.
    Laquelle démocratie est une des façons dont l’homme se distingue de l’animal.
    Elle permet en effet d’envisager des sociétés pacifiques, de plus en plus vastes et d’une complexité contrôlée, permettant de réaliser des économies de moyens bénéfiques à tous.
    Les communes sont aussi les collectivités territoriales les plus aptes à conduire efficacement une économie de proximité, en concordance avec une volonté politique d’État au service du bien public.
     
    Les services publics ont ainsi été créés pour faciliter cette économie de proximité.
    Ils sont au service du public, concrétisant les valeurs de la République ; ce qui est leur seule raison d’exister.
    Il se trouve qu’en rendant service ils créent en plus de la richesse, la véritable richesse, celle qui favorise l’harmonie sociale et l’épanouissement humain.
    C’est probablement en sachant que les services publics seraient des éléments essentiels de la véritable richesse qu’ils furent créés sans recherche de rentabilité.
     
    Les services publics sont la base d’une solidarité active.
    Ils furent le moteur de la vie florissante de la France, organisée autour des communes et de l’État avec les départements, ou territoires, comme intermédiaire.
    Notons que ces trois niveaux d’institutions fondamentales de la nation, entraînent des créations d’entreprises à leurs dimensions respectives et naturellement respectueuses de leurs clients et du bien public.
     
    L’urgence est de renouer avec les investissements d’État nécessaires afin de rendre partout la même qualité de services publics pour un bon équilibre de l’ensemble du territoire.
    Il serait par ailleurs très facile pour l’État de faciliter le dynamisme des communes en simplifiant la vie administrative de la nation.
     
    De plus, les communes et plus particulièrement les communes rurales (de par votre présence, élus locaux, parmi vos administrés), ont une position privilégiée pour motiver les comportements citoyens et développer abondamment la coopération et le partage avec le concours des départements.
    Pourquoi ne détermineriez-vous pas, vous, élus locaux, une date annuelle de FÊTE DE LA
    CITOYENNETÉ qui pourrait valoriser l’inscription sur les listes électorales ?
     
    Ne nous laissons pas impressionner !
    La France est une nation riche.
    Nous disposons de tous les moyens pour évoluer et régénérer la vie sociale en redonnant sens et vigueur à la démocratie, en créant des médias respectueux de l’information, en rétablissant des responsabilités facilement identifiables, en instaurant une répartition et une circulation monétaires conformes à la justice sociale et nécessaires aux besoins de fonctionnement de la nation…
     
    Les dirigeants nationaux semblent se révéler plus aptes à désorganiser les institutions qu’a servir le bien commun.
    Dans ce cas, vous, élus locaux, pourriez bien être le recours, en maintenant la stabilité sociale dans vos communes afin de reconstruire démocratiquement la France.
     
    Soyez assurés, Madame le Maire, Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les Conseillers, de mon profond respect.
     
     Gérard PRIVAT
     Président d’AVENIR SOLIDAIRE
     

    contact@avenir-solidaire.fr
     
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