• Les États-Unis déclarent la guerre au reste de la planète, sauf Israël

    29 9 2018

     

    par Abdel Bari Atwan

    Le discours du président américain aux Nations Unies contribuera à unir la plus grande partie du monde contre lui.

    Les rires qui ont fusé lorsque le président américain Donald Trump a pris la parole devant l’Assemblée générale des Nations Unies – après ses remarques liminaires sur ses réalisations économiques et son engagement pour l’humanité et la prospérité et la stabilité mondiales – résument les politiques de l’administration : qu’elles mènent le monde vers le chaos et les guerres dévastatrices.

    Le discours peut être divisé en deux parties.

    La première a été adressée au public américain depuis le podium des Nations Unies dans le but de gagner des voix pour son parti républicain aux élections de mi-mandat de novembre. Il prétend avoir réduit de moitié le taux de chômage, créé un boom économique et renforcé les capacités défensives et offensives de l’armée américaine.

    La deuxième partie s’est traduite par une déclaration de guerre à la plupart des autres pays du monde : une guerre économique contre la Chine, l’Europe et la Russie; une guerre contre les institutions des Nations Unies telles que la Cour pénale internationale (CPI) et le Conseil des droits de l’homme (HCR); une guerre contre l’Iran; et enfin une guerre contre l’OPEP, qu’il menaçait de conséquences si le prix du pétrole ne baissait pas.

    Trump a attaqué presque tout le monde. Il n’a eu de bons mots que pour ses rares amis dans le monde, ou plutôt ses acolytes, en particulier Israël et certains des États arabes du Golfe. Il s’est engagé à ne pas fournir d’aide aux pays qui n’appuient pas la politique de son pays, inaugurant ainsi une période de polarisation politique et militaire sans précédent depuis la fin de la guerre froide.

    En laissant de côté les problèmes nationaux et mondiaux et l’attitude de Trump à leur égard, les parties de son discours concernant le Moyen-Orient peuvent se résumer comme suit:

    – Premièrement, la création d’une alliance stratégique comprenant les six États du Golfe, l’Égypte et la Jordanie pour faire face à l’Iran ou toute menace aux intérêts américains dans la région. Cela revient à relancer le pacte de Bagdad des années 1950, tant au niveau politique que militaire. Il était à noter que le Maroc n’était pas invité à rejoindre cette alliance. Le pays n’a pas été mentionné dans les parties importantes du discours, pour des raisons encore inconnues – malgré la récente décision du Maroc de rompre ses relations diplomatiques avec l’Iran et de rompre tout contact avec ce pays.

    – Deuxièmement, Trump a fait l’éloge de trois États arabes – l’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis et le Qatar – pour leur rôle dans la lutte contre le terrorisme. Cela a dû être un choc pour les Saoudiens et les Émiratis, car cela absout le Qatar de ses accusations de soutien au terrorisme et place le pays dans le camp anti-terroriste.

    – Troisièmement, Trump a consacré une grande partie de son discours à l’Iran. Il l’a accusé de répandre le chaos et la violence et de dépenser des milliards de dollars pour provoquer des guerres au Moyen-Orient afin d’étendre son influence. Il a déclaré que sa capacité militaire avait augmenté de 40% en deux ans depuis la levée des sanctions en raison de l’accord nucléaire, et il a juré d’imposer de nouvelles sanctions très sévères contre le pays.

    Nous ne pouvons dire que nous sommes surpris par le discours de Trump qui exprime une telle hostilité envers les Arabes et leurs justes causes, ni par ses projets d’extorsion de fonds des Arabes du Golfe et d’exploitation des difficultés économiques de la Jordanie et de l’Égypte pour créer une alliance arabe sectaire pour mener les guerres américaines et israéliennes dans la région, en particulier contre l’Iran. Quelques jours plus tôt, Trump a écrit un tweet rappelant à ces pays qu’ils étaient redevables aux États-Unis de leur protection et qu’ils ne survivraient pas longtemps sans elle.

    À la lumière de ce discours, il est clair que nous assisterons à plus d’extorsions de fonds de la part des États-Unis sous différentes formes : ordonner plus d’achats d’armes américaines, soutenir les étapes initiales du « Deal of the Century » et celles à suivre ou se conformer à 100% au blocus de l’Iran et à ses conséquences économiques et sécuritaires désastreuses.

    – Quatrièmement, Trump a menacé de déclarer la guerre à la Syrie si son armée utilisait des armes chimiques, et a lié tout règlement permanent et l’imposition de la sécurité et de la stabilité à une cessation totale de la présence militaire de l’Iran dans le pays.

    – Cinquièmement, il a réitéré ses menaces antérieures contre l’OPEP, reprochant à l’organisation la récente hausse des prix du pétrole. Il a exigé qu’il agisse pour les diminuer à cause des dommages que les prix élevés occasionnent à l’économie américaine. Il a déclaré qu’il ne tolérerait aucune nouvelle hausse des prix, en envoyant un signal à cet égard aux principaux producteurs arabes de pétrole en particulier, à savoir le Koweït, l’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis et l’Algérie.

    – Sixièmement, sa déclaration de guerre à des organisations internationales telles que la CPI, le CDH et l’UNESCO. Cela est entièrement dû au fait que ces organisations ont dénoncé les violations israéliennes du droit international et des droits de l’homme et ont accusé Israël d’avoir commis des crimes de guerre en Palestine occupée et au sud du Liban.

    – Septième: Trump a estimé que le transfert de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem avait contribué à la paix entre les Arabes et l’État d’occupation israélien. Il n’a pas dit un mot en faveur d’une solution à deux États ou des droits du peuple palestinien, adoptant la position israélienne dans son intégralité.

    Nous ne pouvons pas prétendre être surpris par le discours de Trump exprimant une telle hostilité envers les Arabes et leurs justes causes, ni par ses projets d’extorsion des Arabes du Golfe et d’exploitation des difficultés économiques de la Jordanie et de l’Égypte pour créer une alliance arabe sectaire pour combattre les guerres américaines et israéliennes dans la région, en particulier contre l’Iran. Quelques jours avant son discours, Trump a écrit un tweet rappelant à ces pays qu’ils étaient redevables aux États-Unis de leur protection et qu’ils ne survivraient pas longtemps sans elle.

    À la lumière de ce discours, il est clair que nous assisterons à plus d’extorsions aux États-Unis sous différentes formes: ordonner plus d’achats d’armes américaines, soutenir les étapes initiales du « Deal of the Century » et celles à suivre ou se conformer méticuleusement au blocus de l’Iran et à ses conséquences économiques et sécuritaires désastreuses.

    Enfin, il convient de noter que la demande de Trump que les États du Golfe agissent pour faire baisser les prix du pétrole signifie réduire leurs revenus, alors que leurs populations en ont grandement besoin après des années d’austérité, d’inflation, de hausse des intérêts pour les prêts servant à couvrir les déficits publics.

    Trump a fait de son pays le pays le plus détesté sur la planète et cela se reflétera d’une manière ou d’une autre sur ses alliés. Cela pourrait l’entraîner dans des guerres économiques et militaires qui le mèneraient à une confrontation avec le monde entier. D’autres États ont commencé à s’unir contre lui. C’est une recette éprouvée pour la destruction et la faillite. Trump a prononcé un discours imprudent, stupide et raciste, susceptible de réunir la plus grande partie du monde contre lui et son pays. Cela n’est peut-être pas une aide pratique pour les nombreuses victimes du racisme et de l’injustice américains, mais cela pourrait leur plaire.

    Abdel Bari Atwan est le rédacteur en chef du journal numérique Rai al-Yaoum. Il est l’auteur de L’histoire secrète d’al-Qaïda, de ses mémoires, A Country of Words, et d’Al-Qaida : la nouvelle génération. Vous pouvez le suivre sur Twitter : @abdelbariatwan

     Raï al-Yaoum – Traduction : Chronique de Palestine

    source:http://www.chroniquepalestine.com/les-etats-unis-declarent-la-guerre-au-reste-de-la-planete-sauf-israel/

     

    https://reseauinternational.net/les-etats-unis-declarent-la-guerre-au-reste-de-la-planete-sauf-israel/


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    Emmanuel Macron n’existe pas

    Le premier président post-historique de la République

     

    Emmanuel Macron est le premier président post-historique de la République. Il est une simulation, un tweet, le roi fake.

     


     

    Plus d’un an après son arrivée au pouvoir, Emmanuel Macron fascine toujours autant qu’il agace, la colère gronde autant que tous les évènements semblent lui glisser dessus comme s’il n’avait pas de chair propre. Et peut-être notre rapport ambivalent à son endroit vient-il moins de sa personne que de ce qu’il incarne, et que les schèmes traditionnels de pensée ne pourront jamais vraiment proprement analyser. Car Emmanuel Macron, comme tout ce qui est essentiellement post-moderne, se doit d’être analysé avec les outils adéquats, à savoir ceux qui acceptent l’idée du réel hallucinatoire dans lequel nous sommes entrés.

    Chacun « cherche censeur à son pied »

    Emmanuel Macron est le premier président post-historique de la République. Post-historique au sens où le définissait Muray, à savoir époque où toute dialectique réelle est morte ; époque où, plus qu’un retournement orwellien de tout dans son contraire, c’est à une massive et totale dissuasion des contradictions d’émerger. Tout doit disparaître dans les profondeurs de l’indifférencié. « Qu’est-ce qui vous fait dire que je suis un homme ? », dans le domaine du genre et de la sexualité en est l’exemple de l’actualité le plus criant. Mais la volonté toujours plus affirmée de rendre obsolètes les frontières entre Etats, ce délire de réécriture anachronique de l’histoire, ou plus récemment le transracialisme sont également tout autant de témoins de cette fuite devant toute conflictualité. Par ailleurs, puisque tout se vaut, donc rien ne vaut rien, chacun pour justifier son existence « cherche censeur à son pied » pour simuler une oppression, un combat, une stigmatisation: la femme, le machiste ; le progressiste, le réactionnaire ; le résistant, le nazi ; le musulman, l’islamophobe. La dialectique est morte, vive la « fake » dialectique.

    La congélation de la pensée complexe

    Le propos est très proche, dans le fond, de nombreuses thèses de Jean Baudrillard. Congélation systématique de la pensée et de son mouvement, la valeur ne peut émerger, le concept devient vide, la pensée slogan, le « fake » est roi. Victoire du simulacre qui précède le réel et supprime toute référence à la réalité et à une signification commune de la réalité. Le réel est mort, disparu. Les signes s’échangent alors entre eux dans une valse flottante se référant à elle-même sans rapport avec la chose signifiée, puisqu’elle n’existe plus. La sexualité, le genre, la couleur de peau, la monnaie, la mode, la production, tout n’est plus qu’une flottaison généralisée de signes, réglée par le code de l’équivalence générale. A la limite, c’est le modèle binaire informatique, alternance de 1 et de 0 qui préfigure l’état automatisé de la socialité. Il s’agit de systématiquement détruire le monde naturel et social et de le reconstituer virtuellement via les réseaux sociaux, la communication, l’économie déréalisée, les artefacts intelligents et autres joyeusetés robotiques, la manipulation génétique, jusqu’aux délires transhumanistes de se rendre prothèse de soi-même. C’est l’hyper-réel baudrillardien: le « fake » est roi, il précède le réel.

    Précisément, le « fake » est roi, c’est notre roi. Il a trouvé en Emmanuel Macron parfaite incarnation et son emblématique expression « en même temps » en atteste.

    Les analyses qui ont été faites du fameux « en même temps », l’ont présenté comme un tic de langage ou bien comme une conséquence oratoire de son positionnement politique, l’ayant poussé pendant la campagne à prêcher pour des mesures de droite et des mesures de gauche, car précisément il se revendiquait comme ni de droite ni de gauche et se devait, pour créer son espace central, de ratisser large. « En même temps » aurait permis, pour d’autres observateurs patentés, par l’artifice rhétorique, par l’usage de l’oxymore, de prêcher tout et son contraire, pour faire plaisir aux uns et aux autres, tout en créant un trou noir conceptuel savamment cultivé et d’ailleurs revendiqué dans un de ces meetings de campagne. Pour d’autres enfin, à commencer par le président de la République lui-même de son propre aveu, « en même temps » est, humblement, une expression à même d’exprimer sa pensée complexe, révélant ce faisant une lecture superficielle d’Edgar Morin du temps où il était encore intellectuel.

    Et en même temps… rien

    Au-delà de ces interprétations strictement sémantiques ou réduites au domaine de la tactique politique, une lecture plus globale de l’expression semble pourtant s’imposer pour en mesurer toutes les significations. Globale, ou symbolique voire même philosophique car, comment ne pas être tenté par l’exercice consistant à déceler les contours d’une métaphysique du « en même temps » dans la bouche même du fils spirituel auto-revendiqué de Habermas et Ricoeur ?

    Allons dans le texte-même : « Je continuerai de le dire dans mes phrases et dans ma pensée, car ça signifie que l’on prend en compte des principes qui paraissaient opposés. », a assumé le président.

    A lire aussi: Pour Macron, le terrorisme c’est du passé

    Qui paraissaient opposés. Qui se manifestaient donc comme opposés, mais qui sont derrière l’illusion du phénomène tout à fait réconciliables, et, si l’on prend le temps d’écouter notre oracle philosophique, qui seront à la fin de son discours réconciliés. Là est peut-être la raison du ton prophétique ou ecclésiastique que prend souvent notre président, il veut incarner la réconciliation des contraires, l’apaisement du conflit, la conjonction des opposés, comme tout alchimiste médiéval ou curé qui se respecte. Il prône un « Et… Et » comme jadis en son temps Kierkegaard revendiquait un « ou bien… ou bien », un choix existentiel à opérer selon le philosophe danois entre les termes contraires, dans le but de signifier son opposition à la vision d’Hegel, pour qui a contrario, par la synthèse, la médiation, la dialectique entre deux contraires, deux moments opposés, se concilient dans un troisième moment qui les rassemble et les dépasse.

    Emmanuel Macron se propose donc d’établir une réflexion à même de résoudre les contradictions. Sauf que sa pensée s’arrête toujours au milieu du gué et ne propose dans sa vision du mouvement des idées aucune synthèse. Ni kierkegaardien avec son choix existentiel, et en fin de compte ni hégélien avec la dialectique, il opère à la simple mise en équivalence de tout et de son contraire, en invoquant le nécessaire « dépassement des vieux clivages et des antagonismes de l’Ancien Monde ». C’est en ce sens qu’il est le premier président post-historique de la République.

    Macron est une simulation…

    D’une certaine manière, nous pouvons lui donner raison car, précisément, ces vieux clivages politiques étaient déjà de l’ordre de la simulation, du « fake ». La Gauche avait depuis bien longtemps abandonné ce qui faisait d’elle la Gauche. Elle jouait la Gauche sans aucune référence aux valeurs de Gauche avec le totem de l’antiracisme et de l’Autre comme hypostase du Bien. Et par l’épouvantail de la famille Le Pen et du Front national, la Droite allait, elle aussi, progressivement abandonner ses positions historiques et jouer à la Droite, sans aucune référence aux valeurs de Droite. A ce titre, Macron ne fait que poursuivre la simulation en se l’incorporant, en l’incarnant. Il est tout entier simulation. Macron, corps du « fake ». Si avec le christianisme c’est le Verbe qui s’est fait Chair, avec le Macronisme c’est le Simulacre qui s’incarne. Et s’il faut aux Chrétiens communier dans l’eucharistie, symbolique du Corps du Christ, il semble qu’il nous faille maintenant adhérer au progressisme, Corps de Macron, pour recevoir son amour, sous peine d’excommunication.

    Mais ce nouveau monde, cette nouvelle Jérusalem céleste, ce dépassement des vieux clivages, ce délire régressif, qu’est-il, si ce n’est une volonté toujours plus affirmée de simuler un monde dénué de toute référence historique, délié du passé, de ses valeurs et de toutes ses contradictions, de toutes ses erreurs ? De se mettre En Marche forcée vers une nouvelle réalité créée ex-nihilo, donc fausse ? Qu’est-il si ce n’est une fascination pour l’Utopie réalisée que sont les Etats-Unis, délestés qu’ils furent du fardeau de l’histoire du Vieux Continent ? Quand Macron assène en Algérie que la colonisation est un crime contre l’humanité, il réécrit le passé car, à jamais, les erreurs de la colonisation ont eu lieu, et à jamais elles seront une tâche sur le projet de réconciliation intégrale. Quand il répète ad nauseam que c’est l’Europe, donc l’UE qui a apporté la paix, c’est afin d’expurger toute négativité de l’histoire tout entière de l’Europe et d’empêcher tout retour en arrière dans la construction européenne car ce serait sinon bien évidemment faire le jeu d’Hitler lui-même en personne.

    …et la société doit le devenir

    Et Emmanuel Macron qu’est-il, si ce n’est l’incarnation parfaite de l’époque et de ses commandements, c’est à dire de l’acquiescement total au néo-libéralisme (le marché comme source unique de Vérité), au néo-féminisme (la distinction sexuelle comme valeur fasciste), au refoulement du Mal dans les instances infrapsychiques des individus et de la société, à l’adhésion obligatoire au Bien, à l’adaptation au monde « tel qu’il va », c’est à dire mal ? Et que sa présidence nous dit-elle du pouvoir, si ce n’est que celui qui croit le détenir ou l’incarner ne fait que renvoyer, par sa gesticulation politique, à la dislocation même du pouvoir maintenant localisé partout et en même temps nulle part ? (Où est le pouvoir ? Qui le détient ? Les marchés financiers, l’UE, les Etats-Unis, l’OTAN, la Chine, les GAFA, l’inconscient ? Le verdict de la masse sur les réseaux sociaux ?) Dislocation du pouvoir que l’on recouvre bien pudiquement du voile de la « multipolarité » comme pour mieux dissimuler sa disparition.

    A lire aussi: Macron: l’adieu à Jupiter ou la présidence éclair

    L’économiste et sociologue, Frédéric Lordon, dans un remarquable article du Monde Diplomatique soulignait déjà qu’Emmanuel Macron dans le rôle du Décodeur-en-chef, avec cette hargne toute nouvelle contre les « fake news », pouvait être interprété comme le symptôme d’un personnage lui-même en « délicatesse avec la vérité ». Cette bataille sur les « fake news » ne serait qu’une lutte à mort pour le contrôle et le monopole de la dissémination du « fake ». L’intuition est bonne mais elle sous-évalue le rapport de notre président à la vérité. La transcendance qu’il disait vouloir incarner, raviver, ranimer comme pour sortir les foules de la torpeur du nihilisme, cette confiance dans le pouvoir de la religion de donner anthropologiquement un sens à l’existence humaine, n’est que le propre aveu de son désir le plus profond de soumettre l’intégralité de la socialité sous le joug du simulacre.

    Macron est un tweet

    « Que n’a-t-on pas encore virtualisé ? Voilà qui sera ma tâche », semble être le commandement de la religion du « fake ». Il n’est pas en délicatesse avec la vérité, il est tout entier aux ordres du faux, il est le faux, mais un faux plus vrai que le vrai. Macron, on ne le voit que derrière son écran, inséré dans le flux ininterrompu de l’actualité, sur BFM TV à signer des projets de loi comme les présidents américains, sur Twitter ou Facebook à jouer au tennis en chaise roulante avec des handicapés, ou bien sur Brut à nous gratifier d’aphorismes souvent dignes d’un coach en développement personnel. Derrière mon écran, totalement spectralisé, je suis témoin d’un flux d’apparitions en hashtag « direct live », miroir instantané de l’actualité dans laquelle tout a lieu « en même temps », miroir certes de ce double du réel autonomisé et technicisé, et en même temps masque, masque pour le réel que je suis, voué à disparaître derrière un « like », un cœur, un tweet, une photo ou pire une vidéo sur Périscope.

    Impossible de discerner, à commencer par son arrivée au pouvoir, ce qui relève donc du medium, de l’image, du réel, qui sont ses véritables protagonistes, quelles sont ses causes. Macron est tout entier l’événement. Ou plutôt, l’anti-événement car arrivé au pouvoir en simulant intégralement (sa visite à Oradour-sur-Glane restera dans les annales de la récupération glauque et ignoble des morts pour se faire passer pour le candidat de la Vie et du Bien). Il n’avait pas de programme, et pour cause, pourquoi en avoir besoin à l’ère du code (informatique, génétique) qu’il suffit de suivre ? Macron, c’est le nom du phénomène que nous sommes devenus. C’est le nom d’un destin, celui de la métaphysique confondue maintenant avec la métaphysique de la simultanéité, qui n’est autre que la métaphysique de l’équivalence générale. Etre et en même temps ne pas être, telle est la question.

     

    https://www.causeur.fr/macron-fake-en-meme-temps-154770


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    Attention, article très mal traduit, alors je mets en lumière certains passages (eva)
     

     

    Le nouvel ordre mondial démantèle l’Argentine

    Le nouvel ordre mondial démantèle l’Argentine

     

    Que se passe-t-il en Argentine et en Amérique du sud ? L’empire soi-disant abattu contre-attaque partout et le nouvel ordre mondial est plus fort que jamais – avec sa doctrine de choc.

    Pour comprendre une situation affreuse, lisons cet article exceptionnel de Claudio Fabian Guevara, diffusé par redinternacional.net.

    « La débâcle est la conséquence d’un projet visant à mettre le pays à genoux. Quels sont les objectifs possibles du Nouvel Ordre Mondial dans un scénario économique qui s’effondre?

    L’économie volcanique argentine est encore une fois l’actualité mondiale. Une spirale récessive de stagflation, augmentation de la dette extérieure, la contraction de la consommation et d’échange. C’est le résultat d’une batterie incroyable de mesures destructives de production et d’utilisation, combinées à grande vitesse.

     

    Ces derniers jours, la débâcle a incité le gouvernement à annoncer de nouvelles séries de démolitions contrôlées de l’organisation nationale: l’élimination des organismes et agences de recherche scientifique et technologique, l’élimination des ministères historiques a été ajoutée à tout un geste d’abandon des ambitions de l’État, des milliers de licenciements dans l’administration publique et davantage de réductions de dépenses et d’investissements sociaux.

     

    Il s’agit de la conception d’un effondrement provoqué: le pays s’achemine vers la cessation des paiements, la paralysie productive et le chômage de masse. Est-ce que ce n’est que la maladresse du groupe qui gouverne?

    Un ensemble de tendances indique qu’un choc très aigu se profile à l’horizon de la configuration historique du pays, beaucoup plus audacieux qu’une simple redistribution des revenus.

     

    Dans l’antichambre d’un choc

    L’une des faiblesses structurelles de la résistance autochtone aux processus d’expansion impérialiste est une conception naïve des plans de l’ennemi.

    Les agences transnationales de l’impérialisme ont non seulement augmenté de manière exponentielle leur pouvoir dans les conseils internes de chaque pays, mais elles sont aussi beaucoup plus ambitieuses dans leurs objectifs, où elles opèrent également un changement qualitatif: surmonter toute résistance organisée à l’exploitation étrangère des ressources création naturelle, artificielle de dettes usuraires et accès au marché intérieur de chaque pays, l’agenda du Nouvel Ordre Mondial pour les sociétés périphériques dépasse les imaginaires de la gauche traditionnelle.

    Le passage du capitalisme industriel au capitalisme financier a changé si des stratégies beaucoup d’expansion du processus impérialiste que même les grands groupes capitalistes locaux qu’une fois pourraient être considérés comme des partenaires de la Commission dans l’exploitation des sociétés coloniales, voient leurs intérêts ignorés et les actifs se déprécier.

    Cela se voit clairement en Argentine, où l’administration coloniale non seulement attaque le niveau de revenu de la classe ouvrière, mais même sape le soutien des capitalistes locaux eux-mêmes, et le réseau de conditions permettant la viabilité de la nation.

     

    Le pays redevient un laboratoire d’expériences sur les politiques de reconfiguration violente de la société. Dans « The Shock Doctrine », Naomi Klein se penche sur la façon dont certaines réformes politiques et économiques sont introduites par des contingences-catastrophes ou conçues jetant des sociétés dans la confusion, ce qui provoque un impact profond sur la psychologie collective et paralysant la réaction.

     

    La conception d’un effondrement induit

    L’administration coloniale de Macri a dans son agenda des objectifs communs avec la reconfiguration du monde sous les matrices du Nouvel Ordre Mondial. Ainsi, il a lancé une procédure accélérée et préméditée pour amener le pays à genoux, plongeant la population dans le désespoir et préparer le terrain pour imposer la conception de solutions drastiques. Toute économie prospère, même dans les pays développés, a été embourbée dans la paralysie stagflation productive qui caractérise aujourd’hui l’Argentine, si elles sont appliquées les formules suivantes en vigueur depuis Décembre 2015: l’ouverture sans restriction aux importations crée un grand déséquilibre dans la balance des paiements avec l’extérieur et la fermeture progressive de l’industrie nationale qui a été laissée sans protection.

    L’augmentation sauvage des tarifs de service public (entre 400% et 3 000%) a déstabilisé non seulement les économies nationales, mais aussi la viabilité des échanges et les secteurs productifs non affectés par la concurrence étrangère.

    L’allégement fiscal pour les grands groupes, il enlève la retenue de l’agriculture et l’exploitation minière et d’autres allégements fiscaux aux exemptions les secteurs les plus concentrés, ils ruinent les caisses publiques et ouvrent la voie à une aggravation du déficit budgétaire, ce qui était un prétexte pour un ajustement féroce budget.

    La dette accélérée qui a financé ce programme a conduit le pays à revenir au FMI, qui a imposé de nouvelles mesures pour réduire les dépenses, les interruptions de travaux publics et les coupes dans les programmes sociaux.

    La dévaluation vertigineuse de la monnaie et l’augmentation des taux d’intérêt a alimenté l’inflation qui menace de devenir un autre épisode de l’hyperinflation, et aggravé les conditions effroyables de l’économie dans son ensemble. Les taux des services publics, des carburants et des autres intrants de base ont été convertis en dollars, avec lesquels chaque augmentation d’un dollar a une incidence directe sur le coût interne de la production de biens et de services.

    Il est évident que le train de mesures constitue un sabotage manifeste pour le pays, son appareil productif et la qualité de vie de sa population. Ce ne sont pas des recettes pour tout type de capitalisme productif, qui se caractérise par la demande de définition de faibles coûts de production (crédit, taux et les bas salaires), la protection contre la concurrence étrangère rationnelle, la stabilité monétaire, les politiques de subventions sectorielles et les incitations pour le développement de capacités nationales.

    Une deuxième série de politiques suggère que le démantèlement avant toute tentative de résistance et opposition sociale active est nécessaire. Malgré un consensus social élevé et une formidable protection des médias, le gouvernement du Cambiemos a systématiquement promu des lignes répressives très prononcées:

    • Recours à la répression policière et annonce du retour des forces armées à la sécurité intérieure
    • Silence des journalistes et des médias critiques
    • Emprisonnement et harcèlement judiciaire des dirigeants de l’opposition
    • «Débogage» des juges indépendants et alignement du système judiciaire
    • Retour des troupes et établissement de bases étrangères

    Où va l’effondrement économique de l’Argentine?

    L’Argentine subit une invasion immatérielle et silencieuse. La question de la rigueur est la suivante: quel est le programme de choc qui est préparé avec ce scénario catastrophique?

    Certains indices émergent dans l’exercice de la mémoire historique et l’analyse des luttes anticoloniales du présent.

    L’agenda caché de l’effondrement induit de l’Argentine contient des objectifs du Nouvel Ordre Mondial commun à tous les territoires périphériques. Tous sont ruineux pour les intérêts de la population, mais le scénario de crise multidimensionnelle en cours de construction vise à les présenter comme des « solutions salvatrices ». Tous, en outre, contiennent un élément central du programme mondialiste pour les peuples subalternes: la dissolution de l’identité et de l’État national.

     

    1. Aliénation accélérée des entreprises et autres actifs

    Cette partie du processus est déjà en cours et est celle qui impacte le moins l’opinion publique car elle est souvent présentée comme un « progrès »: l’Argentine est confrontée à une nouvelle attaque étrangère d’actifs et de marchés locaux. Mais contrairement aux crises précédentes, qui découlaient de pressions et de paris étrangers, le gouvernement actuel de Cambiemos encourage le système actuel. L’intervention étrangère est revendiquée comme le seul moyen de mener le pays à ce stade. 3 La faiblesse externe dans laquelle Cambiemos a placé l’économie argentine est fonctionnelle par une livraison massive d’actifs par les entrepreneurs locaux.

    Depuis le début de la crise extérieure, la baisse combinée des valeurs boursières et la dévaluation du peso déprécient les actifs argentins de 70%. La montée du dollar et l’incertitude économique ouvrent la voie à la mise aux enchères des actifs du pays au prix de l’offre. Techint, ALUAR, Ledesma et les entreprises du territoire sont surprises de voir leurs dirigeants emprisonnés dans une farce judiciaire alors que les protections tarifaires dégustées dans le passé sont annulées et les actions de leurs sociétés de Wall Street fondent. Les fonds vautours achètent ces papiers aux prix d’enchères. Et la détérioration promet de continuer.

     

    1. Adoption du dollar comme monnaie officielle

    La situation actuelle est très similaire à 1989. Ensuite, le destin de l’hyperinflation la fin du gouvernement de Raul Alfonsin et fut le prélude à la convertibilité, un système qui « sauvé » l’économie en Argentine en établissant fixé par la loi 1 à 1 parité Peso argentin avec le dollar. Convertibilité a été vendu un projet « clé en main » par Citibank et Chase Manhattan le gouvernement de Menem, qui contenait l’inflation et a commencé une décennie de contrôle étranger de l’économie.

    Convertibilité a été rappelé ces jours-ci par Larry Kudlow, conseiller économique à la Maison Blanche, qui a déclaré que le Trésor américain envisage d’embaucher un nouveau plan de convertibilité de la monnaie de l’Argentine. Le directeur actuel du Conseil économique national des États-Unis a déclaré que la possibilité de « dollarisation » de la monnaie de l’Argentine pourrait être la clé de l’économie nationale pourrait refaire surface.

    La Convertibilité des années 90 a pris fin dans la catastrophe de 2001, le corralito.

    En décembre 2001, un essai intitulé «Comment dollariser en Argentine», signé par Kurt Schuler et Steve H. Hanke, déclarait : «Les politiques suivies par l’Argentine ont paralysé son économie. L’incertitude quant à l’avenir du peso est devenue le principal obstacle immédiat à la croissance économique.  » Toute similitude avec le scénario actuel?

    En 2018, les journaux financiers ont encore une fois parlé de la dollarisation en Argentine. Et Steve Hanke  est revenu sur la scène . Père de la dollarisation de l’Équateur et du Monténégro, il recommande la dollarisation à Macri pour remédier à la crise. Ce n’est pas la seule voix. journaliste américain spécialisé en Amérique latine Mary O’Grady a publié son éditorial dans le Wall Street Journal sous le titre: « L’Argentine a besoin dollarisée ».

    L’importance du projet dépasse le contexte argentin. Le besoin impérial de maintenir l’hégémonie du dollar a été plus important que l’exploitation du pétrole dans l’histoire de la dernière décennie. Aujourd’hui, avec un énorme bloc de pays émergents, dirigée par la Russie, la Chine, l’Inde et d’autres économies géantes visant à trouver un substitut au dollar comme monnaie de référence internationale, la dollarisation de l’Argentine serait une conquête hautement symbolique: première expérience dans un pays de grande importance et de grande importance géopolitique, et un chapitre qui pourrait initier un processus continental ambitieux.

    La dollarisation des services publics et des portefeuilles financiers, et les contacts pour un accord direct avec le Trésor américain.

    Cependant, les conditions pour un remplacement du peso argentin par le dollar exigeraient de l’Argentine une partie des réserves internationales que le pays perd rapidement dans la crise monétaire actuelle. Comment financer cette opération? Le troisième objectif est peut-être la convergence des moyens.

     

    1. Démembrement territorial de l’Argentine

    Le démembrement des Etats nationaux est une prémisse du nouvel ordre mondial qui se déroule à différents stades du monde: il a été réalisé en Yougoslavie, en ex-URSS et au Moyen-Orient par la guerre et le terrorisme. Le démembrement du Venezuela est une « solution » possible si il n’est pas atteint en renversant le gouvernement.

    Dans ce contexte, la Patagonie apparaît comme un vêtement de changement parfait pour «sauver» l’Argentine d’une autre crise.

    Dans l’année turbulente de 2001 lorsque l’Argentine est tombé en défaut, la presse mondiale a même suggéré que la Patagonie, immensément riche en ressources, a été séparée du reste du pays pour servir comme un mécanisme de paiement de la dette en défaut. Des années plus tard, le professeur de Harvard Richard N. Cooper, a écrit une proposition conforme à la pensée d’Anne Krueger (alors à la tête du FMI) pour soumettre les pays endettés à une procédure de faillite afin que les actifs sont liquidés et les revenus en résultant répartis entre ses créanciers, sous la direction d’un tribunal mondial.

     

    Or la Patagonie argentine est déjà un territoire internationalisé. L’achat massif de terres par des étrangers en Argentine, qui a des décennies avait été réglementé en 2011 par le Congrès, offrant une limite de 15% des terres arables du pays, et jusqu’à de 1.000 hectares par personne. L’administration coloniale de Macri, par décret, a éliminé ces restrictions, et le processus d’acquisition des terres de masse approfondie. Il existe déjà de vastes territoires en Argentine du Sud qui fonctionnent comme avec micro-états son propre réseau de routes, des aéroports, des forces de sécurité et des sources d’énergie, telles que les propriétés du magnat britannique Joe Lewis.

     

    La livraison des terres patagoniques pour les écritures comptables, ou pour alléger la garantie de la dette dollarisation pourrait être faite sans une partition officielle de l’État, ou une « déclaration d’indépendance » d’un groupe de colons. Le « business » de l’ Argentine pourrait se déguiser par terre céder à des ONG ou des pouvoirs privés pour administrer un territoire sous la modalité de Sousa qui Boaventura Santos a appelé « nouvelle règle indirecte »: l’Etat se retire de la régulation sociale et les acteurs puissants ne le font pas. Les organismes publics contrôlent la vie et le bien-être de vastes populations, de terres, d’eau potable, de semences et de forêts.

    Le « business » pour le Trésor national pourrait être présenté sous la forme du transfert de petits territoires. Cependant, il y aura toujours un potentiel d’expansion de facto par l’occupation progressive ou la guerre. Il va sans dire que les deux politiques le démantèlement et l’affaiblissement de l’armée argentine , l’administration coloniale de Macri a autorisé l’entrée des troupes étrangères et le déploiement d’un nouveau réseau de bases militaires américaines : l’un à Neuquen, dans le sud stratégique patagonique, et deux en Terre de Feu, le Tolhuin et Ushuaia. Avec l’armée britannique fortement barricadé dans Malvinas , la zone apparaît sous un contrôle étroit étranger.

     

    Une société divisée et plongée dans la misère, une armée nationale sans capacité opérationnelle et un processus d’infiltration de capitaux et d’éléments militaires étrangers, semblent le parfait prélude aux événements dans lesquels l’Argentine perdra une partie de son intégrité territoriale. Les références officielles ne manquent pas: le rabbin Sergio Bergman, ministre de l’environnement et du développement durable, a prophétisé il y a quelques mois que la Patagonie, en tant que « terre promise, doit être divisée et divisée ».

     

    Conclusions provisoires

     

    La conception de l’effondrement de l’Argentine n’a pas un seul objectif et n’a pas de direction unifiée. Le plan n’a pas non plus les résultats garantis. Son évolution est liée à l’évolution d’une autre série d’offensives dans la région: le « droit» contre Lula et le reste des leaders populaires d’Amérique latine, le siège contre le Venezuela et le déploiement militaire impérialiste sur tout le continent.

    D’autre part, les résultats définitifs doivent surmonter l’épreuve du feu qu’aucune conspiration ne peut anticiper: la réaction des populations et des organisations populaires, la position des secteurs nationalistes de l’armée argentine et l’impact imprévisible de l’histoire sur ensemble d’événements enchaînés.

    L’Amérique Latine est attaquée. La défense des territoires et des libertés dépend de la conscience et de la mobilisation de ses peuples.

     

    Claudio Fabián Guevara, 16 septembre 2018

    https://voxnr.com/49689/le-nouvel-ordre-mondial-demantele-largentine

     

    Voir aussi :

    https://reseauinternational.net/largentine-dans-la-tourmente/

     

     

     


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  • Le sommet de Salzbourg pourrait signer le début de la désintégration de l’Union européenne

     
    Jacques Sapir

    Le sommet de Salzbourg des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne pourrait bien avoir été celui du début de la désintégration de cette institution.

    Incapable d'aboutir à un accord, ne serait-ce que de façade, sur la question des migrants, participants à ce sommet se sont montrés profondément divisés sur la question du BREXIT, qui constituait l'autre sujet important. Cette division, dont Emmanuel Macron, est largement responsable, tourne autour de la question de faire « payer » à la Grande-Bretagne son vote de 2016. Cette volonté de « punir » un pays parce qu'il entend, démocratiquement, quitter l'UE est particulièrement révélatrice de l'état de décomposition de cette dernière, et de sa transformation en une institution de répression des volontés démocratiquement exprimées par les peuples dans chacune des nations la composant.

    Migrants: échec à l'UE

     

    Le sommet de Salzbourg devait traiter de deux sujets dont l'importance n'échappera à personne: la politique migratoire et la question de la sortie de la Grande-Bretagne de l'UE. Sur le premier sujet, les conflits ont été immédiatement évidents (1). Non seulement était en cause la politique migratoire de l'Union européenne, mais aussi le projet de cette dernière de renforcer FRONTEX, la police dépendant de Bruxelles. Sur ce sujet aussi, l'échec a été complet. On sait que la Commission européenne avait le projet de renforcer l'agence de garde-frontières européens FRONTEX, et d'en porter ses effectifs à 10 000 agents en 2020. Le chancelier autrichien, M. Sébastian Kurz, avait commencé la réunion en évoquant les réserves de la Hongrie, de la Grèce, de l'Italie ou de l'Espagne à l'égard de ce projet. Il est intéressant de constater que, parmi les opposants, on trouve deux gouvernement dits « de gauche » (Espagne et Grèce), un gouvernement conservateur (Hongrie) et un gouvernement issu d'une alliance de forces que l'on aime à qualifier de « populistes ».

     

    De fait, les lignes de clivage sont multiples au sein de l'UE. Elles ne concernent pas seulement ceux que l'on voudrait présenter comme des pays « généreux » pour les migrants (essentiellement l'Allemagne et la France) et des pays que l'on aime à présenter comme « frileux ». C'est toute la politique migratoire qui divise l'Union, non seulement quant à ses orientations que quant à son financement. L'échec à donc été total sur ce point. Cela veut dire que les pays en cause, et qui sont aujourd'hui en première ligne face au flot migratoire (Espagne, Grèce, Italie), n'auront pas d'autre solution que leurs propres politiques nationales. Sur la question migratoire, il est désormais clair que l'UE ne sert plus à rien.

    La question du BREXIT

    Mais, il y avait un autre sujet d'importance à ce sommet: la question du BREXIT. Là aussi, on a pu voir l'UE se diviser en profondeur (2). Pourtant, Londres et Bruxelles ont en réalité trouvé des compromis sur la plupart des contentieux qui sont nés de la rupture programmée et, notamment sur la facture à la facture à régler. Un accord aurait donc dû être trouvé.

     

    Il n'en a rien été parce que certains pays ont voulu faire preuve de « dureté » face au choix de la Grande-Bretagne, provoquer dans ce pays un second référendum sous la pression de l'UE. Et, on a honte ici de l'écrire, parmi ces pays il y eut la France, ou tout du moins le Président de la République française, M. Emmanuel Macron.

     

    L'opposition de la France aux propositions apportées par Mme Theresa May a provoqué l'échec (3). Cet échec a été humiliant pour la Première-ministre britannique, qui avait pourtant fait de notables concessions. Le Président français, sans doute ulcéré de n'avoir pu arracher un accord sur la question des migrants face à l'opposition résolue des pays mentionnés a-t-il passé ses nerfs sur la Grande-Bretagne ou, tout à sa volonté de « défendre » l'UE, a-t-il voulu montrer que toute sortie de l'UE serait extrêmement difficile? Quoi qu'il en soit, il a pris un risque énorme. Car, si la Grande-Bretagne a un commerce important avec les pays de l'UE, ces derniers ont naturellement un commerce non moins important avec la Grande-Bretagne. La pression montera rapidement sur Mme Merkel, très attentive aux vœux des patrons allemands, car ces derniers font une part non négligeable de leur chiffre d'affaires en Grande-Bretagne. Emmanuel Macron pourrait bien se voir désavoué lors du sommet exceptionnel de novembre sur cette question du BREXIT.

    A quoi sert l'UE?

    Ces péripéties ne doivent pas masquer un fait important: à quoi sert donc aujourd'hui l'UE?

    Bruxelles entend s'opposer au BREXIT, choix pourtant légitime, exprimés de manière démocratique, par les électeurs britanniques. Et Emmanuel Macron a pris le parti de la technocratie de l'UE contre la volonté des peuples. Il faudra s'en souvenir.

    L'UE stigmatise aussi des pays comme la Pologne ou la Hongrie qui, quels que soient les jugements que l'on peut porter sur leurs politiques, entendent faire respecter des règles et des choix nationaux. Très clairement, l'UE ici usurpe la souveraineté nationale et populaire qui, seule, est de nature à fonder des choix démocratiques. L'UE s'avère incapable de soutenir des pays qui, comme l'Italie ou comme la Grèce, subissent de plein fouet le choc migratoire. Pire, elle encourage ces flux, dont les conséquences sur le niveau des salaires en Allemagne est déjà évident. Elle encourage aussi le système des « travailleurs détachés » qui permet à des entreprises peu scrupuleuses d'employer des travailleurs des pays « pauvres » de l'UE dans les pays « riches » sans leurs payer le salaire qu'ils devraient ni abonder aux cotisations sociales.

     

    Angela Merkel et Theresa May
    © AP Photo / Rene Rossignaud
    Dans le domaine économique, l'UE promeut un système de libre-échange avec les traités qu'elle signe et fait appliquer avant toute ratification dans les pays membres, qu'il s'agisse du traité avec la Canada ou avec le Japon (CETA et JETA). Elle cède constamment, par ailleurs, à la pression qu'exercent la Chine et les pays qui pratiquent le dumping social et écologique et engendrent les délocalisations. De plus, nous avons au sein de l'Union Européenne le problème posé par la stratégie adoptée par les pays « nouveaux entrants », qui reproduit, à l'échelle européenne, les effets de la stratégie économique chinoise.

     

    L'obsession pour le libre échange conduit l'Union européenne à négliger, voire à prendre parti contre les intérêts vitaux des peuples de l'UE, que ce soit sur les glyphosates ou sur les clauses tant écologiques que juridiques des traités qu'elle signe et prétende imposer. De ce point de vue, l'UE est une menace directe pour la santé des français.

     

    Le problème principal est aussi la stratégie allemande qui s'impose au travers des institutions européennes. Celle-ci mine l'Union Européenne et la zone Euro. Ce pays utilise aujourd'hui l'Union européenne pour réaliser un excédent commercial monstrueux (plus de 8% du PIB) car sa balance commerciale avec les pays émergents, comme la Chine, devient déficitaire. Cet excédent commercial est largement lié à l'Euro, et donc à l'Union Economique et Monétaire inscrite au cœur de l'UE par le traité de Maastricht, car l'Euro engendre une forte sous-évaluation de la monnaie allemande alors que la monnaie des autres pays (4), et en particulier de la France, de l'Italie, de l'Espagne est fortement surévaluée. Non seulement l'Allemagne obtient ainsi un avantage commercial indu au sein de l'UE mais elle profite de cet avantage au détriment des pays indiqués dans le commerce hors de l'UE évinçant les exportations françaises ou italiennes des marchés non-UE.

     

    L'Euro, a été construit pour que l'Allemagne puisse obtenir l'ouverture des marchés des pays membres aux exportations allemandes sans risque d'une soudaine dévaluation. Telle est bien la raison d'être profonde de l'Euro, et non la théorie des zones monétaires (5).

    Un prélude aux élections européennes de mai 2019?

    La structure des institutions européenne interdit aujourd'hui de croire qu'un quelconque changement pourra être initié du sein des institutions de l'UE. Tout discours appelant à « changer l'Europe » est vain et illusoire. C'est en réalité la dernière défense d'un statuquo insupportable. Ce qu'il faut, c'est changer d'Europe, et — pour cela — provoquer une crise suffisamment grave de l'UE pour permettre une recomposition des rapports de forces et des institutions conduisant à autre chose. La dissolution de l'UE est donc désormais l'horizon historique. Ce sera l'enjeu réel des élections européennes de mai 2019.


    (1) https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/09/20/union-europeenne-un-sommet-sous-tension-a-salzbourg_5357599_3214.html

    (2) https://www.afp.com/fr/infos/334/brexit-lue-et-londres-lancent-le-sprint-final-sous-tension-doc-1994qr4

    (3) https://www.24heures.ch/monde/Nous-sommes-dans-une-impasse-dit-May/story/16107994

    (4) Voir http://www.imf.org/en/Publications/Policy-Papers/Issues/2017/07/27/2017-external-sector-report et http://www.imf.org/en/Publications/Policy-Papers/Issues/2016/12/31/2016-External-Sector-Report-PP5057

    (5) J. Sapir, « La Crise de l'Euro: erreurs et impasses de l'Européisme » in Perspectives Républicaines, n°2, juin 2006, pp. 69-84.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

    https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201809221038186192-salzbourg-ue-agonie-echec/

     


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    Putin and Israel – a complex and multi-layered relationship

    Poutine face à ses juifs. Osera-t-il fermer l’espace syrien aux attaques israéliennes ?

     

    Je suis presque certain que les militaires russes aimeraient prendre une telle mesure mais, malheureusement, ils sont limités dans leurs actions par la 5ème colonne sioniste au sein du gouvernement russe. Quelle est l'influence des juifs sionistes en Russie ? Poutine a-t-il les moyens et la volonté de les contrer ?

     

    C'est assez clair ce qui s'est passé hier soir. Le tableau suivant publié par le ministère russe de la Défense est assez explicite :

    Dans les faits, 4 avions israéliens ont été envoyés en mission de bombardement contre des cibles proches des installations russes de Khmeimim et de Tartous (ce qui est à la fois stupide et irresponsable). Les Israéliens "délibérément" n’ont averti les Russes que moins d'une minute avant l'attaque, les Russes n'ont donc pas eu le temps de dire à l'équipage de l'avion de guerre électronique Il-20, qui était en approche pour un atterrissage de prendre des mesures d'évitement. Lorsque les S-200 syriens ont tiré leurs missiles pour intercepter les missiles tirés par les agresseurs, les F-16 Israéliens se sont abrités derrière l'Il-20, qui a une section radar beaucoup plus grande, pour se cacher, ce qui a causé la perte de l’Il-20 et de ses 15 occupants.

    Le ministère de la Défense russe a blâmé les Israéliens et a déclaré que cette attaque était «ignoble», que les actions israéliennes étaient «hostiles» et a déclaré que la Russie «se réserve le droit» de répondre par des «contre-mesures adéquates».

    C’est l’une de ces rares occasions où il existe, à mon avis, une option viable et logique de répondre: dire aux Israéliens qu’à partir de maintenant, tout appareil approchant des forces russes sera abattu.

     

    Les Russes peuvent-ils faire ça?

    C’est peu probable, en raison de la très puissante 5ème colonne pro-sioniste en Russie.

    Je suis presque certain que les militaires russes aimeraient prendre une telle mesure mais, malheureusement, ils sont limités dans leurs actions par la puissante 5ème colonne au sein du gouvernement russe.

    Nous y voilà: Poutine «dégrade» déjà la gravité (de ce qui précède) et de ce qui s’est passé. Il vient de déclarer que «les avions israéliens n'ont pas abattu notre avion» et a parlé de «circonstances tragiques». Certes, il a ajouté que les Russes prendront des mesures pour que «tout le monde verra», mais je suis personnellement dubitatif à propos de ces «mesures». J'espère que j'ai tort. Va-t-il demander pardon à Netanyahou pour les déclarations (ci-dessus) du Ministère russe de la Défense ? Nous le saurons bientôt.

    Si la Russie ne fait rien, il sera intéressant de voir comment ceux qui nient l'existence d'une 5ème colonne pro-sioniste en Russie vont l'expliquer.

     

    Le nouvel ennemi (source : Strategika51)

    On le pressentait un peu, les militaires russes sont furieux et ne souhaitent plus qu’une chose :  remettre les israéliens à leur place.

    Des militaires russes patrouillent au Golan de plus en plus près des lignes israéliennes et ne s’encombrent plus d’établir un canal de communication avec ce qu’ils considèrent désormais comme l’ennemi. Raison officielle invoquée pour ces patrouilles au Golan :  la destruction de l’Ilyouchine Il-20 au large des côtes de Lattaquié, au nord de la Syrie.

    A Hmeimim, c’est la furie. Tous les officiers généraux russes réclament de Moscou plus de marges de manoeuvres face aux israéliens qui méritent une bonne raclée.

    De l’extrême-orient russe jusqu’aux contreforts du Caucase, l’ennemi est désigné par son nom :  Israël ou l’entité sioniste.

    Tel-Aviv qui ne compte pratiquement aucun ami dans le monde, vient de gagner un redoutable adversaire :  la Russie.

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    ANNEXE. Poutine et Israël : une relation complexe et à couches multiples 

     

    Ceci est un sujet extrêmement complexe et ceux qui aiment les « explications » simples devraient arrêter de lire ceci. La vérité est que la relation entre la Russie et Israël et - avant même la venue de ce dernier - entre Juifs et Russes mériterait un livre entier.

    En fait, Alexandre Soljenitsyne [1] a écrit un tel livre, intitulé « 200 ans ensemble », mais, en raison de la poigne de fer des sionistes sur les médias anglophones, il n'a toujours pas été traduit en anglais. Cela devrait déjà vous dire quelque chose - un auteur de renommée dans le monde entier qui a obtenu le prix Nobel de littérature ne peut pas faire traduire son livre en anglais parce que son contenu pourrait saper le récit officiel sur les relations russo-juives en général et sur le rôle des Juifs dans la politique russe au XXème siècle et actuellement en particulier !

    Avant d'aborder quelques-unes des particularités de la relation russo-israélienne, je tiens à souligner une chose très importante : il ne faut pas croire que la relation entre Juifs et non-Juifs en Russie est similaire à ce qu'elle est en Occident. Ce n'est pas le cas. Sans entrer dans une discussion détaillée de l'émancipation des Juifs dans l'Occident et leur longue progression depuis leurs shtetls dirigés par des rabbins jusqu'aux conseils d'administration des plus grandes sociétés occidentales, je dirai simplement que pour les Juifs russes, ce processus d'émancipation est arrivé d'une manière beaucoup plus violente et catastrophique. La deuxième grande différence entre Juifs occidentaux juifs et russes est que, entre 1917 et 1939, un sous-ensemble spécifique de juifs, les juifs bolcheviques, possédaient le contrôle quasi total de la Russie. Pendant cette période, les Juifs bolcheviques persécutaient les Russes et, en particulier, les chrétiens orthodoxes avec une haine véritablement génocidaire. [2]. Ceci est un fait de l'histoire dont la plupart des Russes sont très conscients, même si cela est encore considéré comme une pensée erronée dans la plupart des cercles occidentaux. Il est également important de souligner ici que les Juifs bolcheviques persécutaient non seulement les chrétiens orthodoxes, mais aussi tous les groupes religieux, y compris les Juifs (non globalistes/communistes) et les musulmans. Poutine est très conscient de tous ces faits qu'il a mentionné en parlant à un groupe de Juifs à Moscou.

    L'autre fait absolument crucial sur la relation entre la Russie et Israël est l'immigration des Juifs russes en Israël. Voici une liste de raisons pour lesquelles ceci est un facteur crucial :

    1 Peu importe qu'ils aient fini en Israël, en Autriche, en Allemagne, ou aux États-Unis, l'immigration des Juifs russes en Israël a permis à ces Juifs qui ne voulaient pas rester en Russie de quitter le pays. Inversement, ceux qui n'étaient pas partis sont restés par choix. Cela signifie que la grande majorité, sinon la totalité, des Juifs russophobes et antichrétiens ont quitté la Russie. Ceux qui sont restés en Russie l'ont fait parce qu'ils ont décidé que c'était leur patrie.

    2 Un grand nombre (certaines estimations vont jusqu'à 20%) des soi-disant «juifs» qui ont quitté la Russie ne sont pas juifs du tout, y compris certains de ceux qui se sont installés en Israël. La vérité est que les difficultés économiques et sociales dans la société soviétique sous Brejnev et compagnie et la Russie sous Eltsine avaient poussé beaucoup de non-juifs de Russie à s'inventer des origines juives (non-existantes) juste pour émigrer. Ainsi il y a beaucoup de vrais Russes, par opposition aux Juifs russes, en Israël. Poutine le sait.

    3 En raison de cette grande immigration, il y a d'innombrables liens personnels entre les individus et les familles qui vivent en Israël et en Russie. Cela signifie que lorsque, par exemple, l'Irak ou le Hezbollah lancent des roquettes en Israël, des gens en Russie sont inquiets pour leurs amis et leurs familles en Israël, même si ils n'approuvent pas nécessairement la politique israélienne.

    4 La « mafia russe » est, en réalité, la plupart du temps, une mafia de Juifs russes [3]. Cela est particulièrement vrai en Occident. En Russie, il y a des gangsters juifs, mais pas vraiment de gang juif en tant que tel. Des gangsters russes et juifs s'entendent à merveille et cela crée aussi, dirons-nous, de forts liens «d'affaires » entre des oligarques « russes » et Israël.

    5 Sous Eltsine, le pays était de facto dirigé par ce qu'on a appelé la semibankirshchina, le « pouvoir des sept banquiers ». Il s'agissait des sept grands banquiers de la Russie qui possédaient environ 50% de l'ensemble de l'économie russe. Tous, sauf un (Potanine) étaient des Juifs.

    6 Pendant les années Eltsine, la grande majorité des membres du gouvernement et, surtout, leurs conseillers étaient des Juifs. Des Juifs contrôlaient également la quasi-totalité des grands médias. Pour vous donner une idée de la façon dont cette tendance était répandue dans les années 1990, voici une liste d'oligarques Juifs dans la Russie d'Eltsine disponible sur Internet : (source en russe: https://goo.gl/jZlazH)

    Boris Eltsine (Eltsine - Juif marié à Nina, Juive).

    Conseiller du Président sur les questions économiques - Livshits - Juif.

    Pendant tout le temps du règne d'Eltsine (1991-1999) la majorité de ses conseillers étaient juifs.

    Chef de l'administration présidentielle Filatov, Tchoubaïs, Volochine, la fille du président (une nouvelle position des autorités juives), Tatyana Dyachenko (par la loi juive - Halakha, comme la fille d'un juif - Juive - tous Juifs.

     

    GOUVERNEMENT

    Tous les ministres clés - juifs: Ministre de l'Economie - Yasin – Juif ; Ministre adjoint de l'Économie - Ourinson - Juif

    Le ministre des Finances - Panskov – Juif ; Ministre adjoint des Finances - Vavilov – Juif ; Président de la Banque centrale - Paramonov - Juif

    Ministre des Affaires étrangères - Kozyrev - Juif

    Ministre de l'Énergie - Shafranik - Juif

    Ministre des Communications - Bulhak - Juif

    Ministre des Ressources naturelles - Danilov - Juifs -

    Ministre des Transports - Efimov - Juif

    Ministre de la Santé - Netchaïev - Juif

    Ministre de la Science - Saltykov - Juif

    Ministre de la Culture - Sidorov - Juif

    MÉDIAS

    Président des médias - Gryzounov - Juif

    PRESSE

    «News» - Golembiovskiy - Juif

    "Komsomolskaïa Pravda" - Fronin - Juif

    "Moskovski Komsomolets" - Gusev (Drabkin) - Juif

    "Arguments and Facts" - Starks - Juif

    "Work"- Potapov - Juif

    "Moscow News" - Karpinski - Juif

    "Kommersant" - Yakovlev (Ginsburg) - Juif

    «New Look» - Dodolev - Juif

    "Nezavissimaïa Gazeta" - Tretyakov - Juif

    "Evening Moscow" - Lisin - Juif

    "Literary Newspaper" - Udaltsov - Juif

    "Publicity" - Izyumov - Juif

    "Interlocutor" - Kozlov - Juif

    "Rural Life" - Kharlamov - Juif

    "Top Secret" - Borovik - Juif

    TV & RADIO:

    Télévision et radio, "Ostankino" - A. Yakovlev - Juif

    Russian TV et Radio Company - Poptsov - Juif

    1996-1999 - "Sept banquiers".

    Toutes les finances de la Russie concentrées dans les mains de Juifs.

    Un pays gouverné par sept banquiers («sept banquiers"):

    1. Aven – Juif ; 2. Berezovsky - Juif, 3. Goussinski - Juif, 4. Potanine. 5. Smolensk – Juif ; 6. Friedman - Juif ; 7. Khodorkovski - Juif : 8 Roman Abramovich- Juif

    Les listes de juifs dans le gouvernement soviétique de 1917 à 1939 sont presque similaires. Vous pouvez les trouver sur Internet.

     

    Tout comme entre 1917 et 1939, entre 1991 et 1999, les rênes du pouvoir en Russie étaient fermement dans les mains de Juifs, et dans les deux cas, avec des conséquences catastrophiques.

    La grande différence est que si, au début du XXème siècle, les Juifs au pouvoir étaient des adversaires idéologiques de l'Empire anglais, à la fin du XXème siècle et aujourd’hui, les Juifs en Russie étaient pratiquement une extension de l'Empire anglo-sioniste.

    Pour succéder à Poutine à Eltsine, Poutine était un compromis entre les services de sécurité russes et les hommes d'affaires judéo-russes qui avaient poussé Medvedev comme un contrepoids à Poutine. Je me réfère généralement aux forces soutenant Poutine comme étant les souverainistes eurasiatiques et aux forces soutenant Medvedev comme étant les atlantistes intégrationnistes. Le but du premier camp est de célébrer le patriotisme russe et de faire de la Russie un élément clé dans un continent eurasien multipolaire unifié, alors que l'objectif de l'autre camp est d'être accepté par l'Empire anglo-sioniste comme un partenaire égal et d'intégrer la Russie dans les structures du pouvoir occidental. Ce qui suit est quelque chose de si important que je vais l'illustrer par  un paragraphe distinct.

    Les intégrationnistes atlantistes sont toujours en plein contrôle du secteur financier et bancaire russe, de tous les ministères de l'économie et des postes clés du gouvernement. Ils contrôlent la Banque centrale de Russie et ils sont, de loin, la plus grande menace pour Poutine et pour ceux qui le soutiennent. Considérant que près de 90% des Russes soutiennent maintenant Poutine, cela signifie que ces intégrationnistes sont la plus grande menace pour le peuple russe et pour la Russie dans son ensemble.

     

    Comment est-ce que tout ceci est lié à Israël ?

    Eh bien, Poutine a hérité d'un système créé par et pour l'Empire anglo-sioniste. Il était un candidat de compromis entre deux partis radicalement opposés et il lui a fallu des années pour, premièrement, se débarrasser de la plupart des oligarques (juifs) russes puis, très progressivement, commencer un processus de nettoyage dans lequel, lentement, étape par étape, les sionistes ont été expulsés de leurs positions de pouvoir. Selon Mikhail Khazin, l'équilibre entre ces deux groupes n'a que récemment atteint un point d'équilibre (instable) de l'ordre de 50/50. Cela signifie aussi que les « gens de Poutine » doivent être vigilants tous les jours que le Bon Dieu fait, parce qu'ils savent que leurs soi-disant « collègues » seront prêts à les poignarder en un clin d'œil dès qu'ils en auront l'occasion.

    Je crois pour ma part que les rumeurs d'un coup d'Etat en Russie sont grandement exagérées. Non seulement parce que Poutine bénéficie de l'appui des « ministères de puissance » (Défense, Sécurité de l'Etat, affaires intérieures, etc.), mais, plus important encore, de l'appui de 90% du peuple russe. Renverser un homme avec un tel soutien, un homme vraiment aimé par la grande majorité des gens, serait trop dangereux. Mais cela ne signifie pas que la cinquième colonne n'est pas disposée à saboter tous les efforts de Poutine et de ses partisans.

     

    Maintenant, évoquons la Syrie

    Tout d'abord, considérons que la décision d'intervenir militairement dans la guerre syrienne était déjà une question controversée. Poutine a défendu cela avec deux raisons : en expliquant au peuple russe qu'il était préférable de traiter avec les terroristes « là-bas » (en Syrie) plutôt que « ici » (en Russie), et en promettant qu'il n'enverrait pas de forces au sol. Lorsque l'EI et les Turcs ont rempli la promesse faite par Obama et Biden et fait exploser un avion de ligne russe et, plus tard, un bombardier SU-24 du ciel, le public russe a continué à soutenir Poutine, mais la plupart des Russes, moi y compris, ont été très conscients des dangers de la situation. Celle-ci assure la crédibilité personnelle de Poutine qui lui a permis de maintenir le cap en dépit des craintes réelles.

    Deuxièmement, il est clair que Poutine et Netanyahu ont conclu un accord lorsque celui-ci s'est rendu à Moscou : les Israéliens n'interfèrent pas dans les opérations russes à l'appui des Syriens tant que les Russes ne gênent pas Israël dans ses bombardements en Syrie contre le Hezbollah et l’Iran.

    Quant à Poutine, il a tout simplement d'autres priorités que de protéger le Hezbollah ou combattre Israël :

    Survivre à l'intérieur de la Russie et ne pas être renversé par la Configuration du Pouvoir sioniste encore très puissant (pour reprendre l'expression de James Petras) en Russie étant l’une de ces priorités.

    Une autre priorité serait de ne pas donner à ses ennemis (internes et externes) l'argument politique que « la Russie attaque Israël ». Ne pas enclencher d'hostilités avec Israël et ne pas obliger la Russie à se battre sur deux fronts serait tout aussi crucial. Idem pour ne pas être accusé de transformer la Russie en « Force aérienne du Hezbollah », comme les États-Unis sont la « Force aérienne de Daech/ISIS/EI ». Ce sont toutes des priorités évidentes pour Poutine.

    Et puis ceci : Quant à la Russie, elle ne peut certainement pas chercher la bagarre avec Israël, pas à cause de la puissance de cette petite entité sioniste, mais en raison du fait que l'empire étatsunien est maintenant sous contrôle sioniste. Donc, ces Américains qui se plaignent maintenant que Poutine « n'a pas le courage » de s'en prendre à Israël devraient d'abord se demander comment Israël semble avoir transformé les États-Unis et l'Europe en un protectorat sioniste et se demander ce qu'ils font pour se libérer de ce joug !

    La Russie est prête à entrer en guerre si nécessaire, mais elle fera tout son possible pour l'éviter. Ceci est le prix que la Russie paie pour être du côté le plus faible. La bonne nouvelle est que la Russie se renforce de jour en jour, alors que l'Empire devient de plus en plus faible. De plus, la puissance des anglo-sionistes et leur cinquième colonne en Russie faiblissent également chaque jour qui passe. Mais ce processus prendra du temps.

    Ne nous trompons pas. Il n'y a pas un grand amour entre la Russie et Israël. Mais il n'y a pas non plus beaucoup d'hostilité, du moins pas du côté russe. La plupart des Russes sont conscients du rôle laid joué par des Juifs déjà deux fois dans l'histoire russe, mais cela ne se traduit pas par le genre d’hostilité envers les Juifs que vous verrez, par exemple, en Ukraine.

    Source : Putin and Israel – a complex and multi-layered relationship

    December 23, 2015

    thesaker.is

    [1] Soljenitsyne condamne l'influence juive sur le peuple russe

    -  Israël Shamir : Appelons les juifs "juifs", et n'utilisons pas les euphémismes idiots comme les «globalistes»

    -  Holocauste. Le mythe de "L'Holocauste" a été révélé 7 ans avant qu'il n’est sensé se produire, et celui des « 6 millions de morts »a été imposé dans le Talmud !!

    -  Les Juifs Illuminati furent-ils responsables de l’Holocauste ?

    -  Pourquoi Poutine refuse-t-il de fournir à la Syrie les S-300 qui protègeraient le ciel syrien des attaques aériennes israéliennes

    -  "Deux siècles ensemble" : le livre censuré de Soljenitsyne

    Les médias ont appliqué la bonne vieille règle maçonnique du silence médiatique autour de ce livre d'Alexandre Soljenitsyne, Deux siècles ensemble, tome 2, Juifs et Russes pendant la période soviétique, Fayard Paris 2002. Une œuvre documentaire fondée sur les archives accessibles après la perestroïka.

    Aucune critique dans la presse quotidienne n'a transpiré, pas plus dans les grands hebdos, encore moins sur les grandes radios.... et bien sûr RIEN dans les émissions TV (Vol de Nuit , Guillaume Durand , Yves Calvi, Serge Moati etc..).

    Pourquoi ?? Pourquoi l'ensemble des media a-t-il occulté la sortie d’un ouvrage de 1200 pages (Tome I et II) d’un prix Nobel, grande conscience actuelle vivante ?

    Voici ce que j'ai trouvé sur internet au sujet de ce livre interdit.

    Le crime de Soljenitsyne est d'aborder la place et le rôle des Juifs russes dans les institutions et le mouvement bolchévique. Sujet hérétique frappé d'interdit !

    On y apprend (tome 2 couvrant la période allant de 1917 à 1972) que plus de 50% des organes essentiels au fonctionnement du Bolchevisme naissant étaient composés de Juifs (Comité Central-Commissaires Politiques - NKVD etc..) Or si l’on rapproche ces informations au fait avéré que les Bolcheviques ont assassiné 20 Millions de Russes, cela équivaut presque à 4 Shoahs, ce qui démontre à la fois la cruauté humaine et le fait que les Juifs n’ont pas le monopole de la victimisation et que le devoir de mémoire devrait aussi s’appliquer aux Russes. Que le livre de Soljenitsyne puisse être boycotté est une forme élaborée et hypocrite de négationnisme et ceux qui liront le livre ont le devoir de le faire connaitre au maximum afin qu’une page de l’histoire ne soit pas passée par pertes et profits.

    Déjà en 1921, un Journaliste Anglais du nom de WILTON (correspondant du Time à Moscou) avait publié un livre (lui aussi boycotté...déjà) intitulé " La Fin de Romanovs". Wilton avait moins d’érudition et de talent qu’A.S., mais il dit exactement la même chose. Le chercheur au CNRS Pierre André Taguieff a cité l’ouvrage de Soljenitsyne en référence et a écrit que Deux siècles ensemble était un monument d’érudition et que Fayard avait eu grand mérite de le publier.

    Autre crime impardonnable : Soljenitsyne tente de montrer que les pogroms sont fomentés par les révolutionnaires (en très grande majorité juifs) (p. 228) et non par des partisans du tsar.

    [2]  Les Juifs de Staline 

    Journaliste israélien : Les pires meurtriers du XXe siècle étaient Juifs !

    [3] La Mafia judéo-russe : du Goulag à Brooklyn à la domination mondiale

    Hannibal GENSÉRIC

    https://numidia-liberum.blogspot.com/2018/09/la-perte-dil-20-la-russie-osera-t-elle.html?spref=tw


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