• Un historien falsifie ses propres recherches sur la théorie du genre

     
    • par

    VIDÉO. Un historien canadien, expert en « gender studies », avoue avoir falsifié les conclusions de ses recherches, au service de sa propre idéologie politique.
    Par Christopher Dummitt* pour Quillette** (traduction par Peggy Sastre)

    Si on m’avait dit, voici vingt ans, que la victoire de mon camp allait être aussi décisive dans la bataille idéologique sur le sexe et le genre, j’aurais sauté de joie. À l’époque, je passais de nombreuses soirées à débattre du genre et de l’identité avec d’autres étudiants – voire avec n’importe qui avait la malchance de se trouver en ma compagnie. Je ne cessais de le répéter : « Le sexe n’existe pas. » Je le savais, un point c’est tout. Parce que j’étais historien du genre.

    Dans les facs d’histoire nord-américaines des années 1990, c’était d’ailleurs le nec plus ultra. L’histoire du genre – et, plus généralement, les études de genre dans le reste du monde académique – constituait un ensemble de sous-disciplines à base identitaire alors en pleine phase ascendante dans les campus d’arts libéraux. Selon les enquêtes sur les domaines de spécialisation menées en 2007 et 2015 par l’Association des historiens américains, les plus gros effectifs se comptaient dans l’histoire des femmes et du genre, suivis de près par l’histoire sociale, l’histoire culturelle et l’histoire raciale et sexuelle. Autant de domaines partageant avec moi une même vision du monde : que pratiquement toutes les identités ne sont qu’une construction sociale et que l’identité n’est qu’une question de pouvoir.

    À l’époque, pas mal de gens n’étaient pas de mon avis. Toute personne – c’est-à-dire pratiquement tout le monde – n’ayant pas été exposée à ces théories à l’université avait bien du mal à croire que le sexe n’était globalement qu’une construction sociale, tant cela allait à l’encontre du sens commun. Mais, aujourd’hui, ma grande idée est partout. Dans les débats sur les droits des transgenres et la politique à adopter concernant les athlètes trans dans le sport. Dans des lois menaçant de sanctions quiconque laisserait entendre que le sexe pourrait être une réalité biologique. Pour de nombreux militants, un tel propos équivaut à un discours de haine. Si vous défendez aujourd’hui la position de la plupart de mes opposants d’alors – que le genre est au moins partiellement fondé sur le sexe et qu’il n’y a fondamentalement que deux sexes (le mâle et la femelle), comme les biologistes le savent depuis l’aube de leur science –, les super-progressistes vont vous accuser de nier l’identité des personnes trans, et donc de vouloir causer un dommage ontologique à un autre être humain. À cet égard, dans son ampleur et sa rapidité, le revirement culturel est stupéfiant.

    *

    Théorie du genre

    Christopher Dummitt, un historien canadien, fait son mea culpa sur la question des « gender studies » et sur ses travaux

     

     


    Selon des informations du Point et de Quillette, l’historien canadien Christopher Dummitt, expert en « gender studies », aurait avoué avoir falsifié les conclusions de ses recherches afin de mettre en avant et de favoriser son idéologie politique.

     

    La rédaction du Point a relayé un article de Christopher Dummitt pour le journal australien Quillette. Christopher Dummitt est historien de la culture et de la politique. Il enseigne à l’université Trent, au Canada, et est l’auteur de Unbuttoned : A History of Mackenzie King’s Secret Life.

    Cet historien est l’auteur de travaux académiques de références sur la question des « gender studies« . Selon sa théorie, le sexe n’est pas une réalité biologique mais une construction sociale, et le genre, masculin ou féminin, une question de pouvoir affirmant la domination des hommes sur les femmes.

    Il vient de signer une tribune dans laquelle il fait son « mea culpa » sur la question des « gender studies« .

    « Aujourd’hui, j’aimerais faire mon mea culpa. Mais je ne me contenterai pas d’être désolé pour le rôle que j’ai pu jouer dans ce mouvement. Je veux détailler les raisons qui me faisaient faire fausse route à l’époque, et celles qui expliquent les errements des socio-constructionnistes radicaux contemporains« .

    Cet historien canadien, expert en « gender studies« , admet avoir falsifié les conclusions de ses recherches. Cette démarche aurait été effectuée afin de faire avancer sa propre idéologie politique.

    Dans les facs d’histoire nord-américaines des années 1990, l’histoire du genre et les études de genre constituait un ensemble de sous-disciplines à base identitaire qui était très en vogue sur les campus d’arts libéraux. Il est revenu sur ses travaux et a évoqué le contexte de l’époque :

    « J’ai également publié un article tiré de mon mémoire de maîtrise, dont la portée a sans doute été plus large que mes travaux académiques. C’est un article divertissant consacré aux liens entre les hommes et le barbecue dans le Canada des années 1940 et 1950. Publié pour la première fois en 1998, il a été intégré à plusieurs reprises dans des manuels de premier cycle. Bien des étudiants embarqués dans l’étude de l’histoire du Canada ont été obligés de le lire pour en apprendre davantage sur l’histoire du genre et la construction sociale du genre.

    Petit problème : j’avais tort. Ou, pour être un peu plus précis : j’avais partiellement raison. Et pour le reste, j’ai globalement tout inventé de A à Z. Je n’étais pas le seul. C’est ce que faisait (et que fait encore) tout le monde. C’est ainsi que fonctionne le champ des études de genre. Je ne cherche pas à me dédouaner. J’aurais dû faire preuve de plus de discernement« .

    Il a évoqué ses travaux et sa méthode tout en faisant son « mea culpa » :

    « Mes recherches ne prouvaient rien, dans un sens comme dans l’autre. Je partais du principe que le genre était une construction sociale et je brodais toute mon « argumentation » sur cette base. Je ne me suis jamais confronté – du moins pas sérieusement – à une autre opinion que celle-ci. Et personne, à aucun moment de mes études supérieures ou du processus de publication de mes articles de recherche, n’allait me demander de faire preuve d’un tel esprit d’ouverture. En réalité, les seules critiques que j’ai reçues me demandaient de renforcer davantage le paradigme, ou de me battre pour d’autres identités ou contre d’autres formes d’oppression« .

    Christopher Dummitt a donc admis avoir extrapolé des résultats d’enquêtes afin de servir sa propre idéologie :

    « Mon raisonnement bancal et d’autres travaux universitaires exploitant une même pensée défectueuse sont aujourd’hui repris par des militants et des gouvernements pour imposer un nouveau code de conduite moral. (…) Il ne faut pas voir dans cette confession un argument pour dire que le genre n’est pas, dans de nombreux cas, socialement construit. Reste que les critiques des socio-constructivistes ont raison de lever les yeux au ciel lorsque de soi-disant experts leur présentent de soi-disant preuves. Les erreurs de mon propre raisonnement n’ont jamais été dénoncées – et n’ont en réalité qu’été confirmées par mes pairs. Tant que nous n’aurons pas un domaine d’études sur le sexe et le genre très critique et idéologiquement diversifié – tant que la validation par les pairs n’y sera peu ou prou que le dépistage idéologique d’un entre-soi –, alors, il nous faudra effectivement prendre avec énormément de pincettes toute « expertise » sur la construction sociale du sexe et du genre« .

    [Source : Atlantico via Guy Fawkes]

    via:http://nouveau-monde.ca/fr/theorie-du-genre-confessions-dun-homme-dangereux/

     

    https://reseauinternational.net/un-historien-falsifie-ses-propres-recherches-sur-la-theorie-du-genre/

     

     

     

     

    Etats-Unis : Phare guidant les nations éprises de liberté

    par Ethan Huff.

     

    L’autre jour, un enseignant pédéraste de lycée du New Jersey a été arrêté ; il avait sollicité des relations sexuelles auprès d’un de ses élèves mineurs. Le même jour, nous avons appris que le conseil municipal de Washington faisait pression pour légaliser la prostitution des mineurs. Qu’est-ce que ces deux histoires ont en commun ? Chacune est l’exemple d’un jour de plus aux États-Unis en 2019.

    On dirait qu’aucun jour ne passe sans que des préadolescents ne soient ouvertement abusés par des pervers LGBTQP, obsédés de pourrir l’innocence des enfants en les endoctrinant à la déviance sexuelle. Qu’il s’agisse de propagande faisant croire aux enfants qu’ils peuvent choisir leur sexe, ou de leur enseigner des pratiques sexuelles anales, ces temps-ci, les obsédés les plus dépravés de la planète Terre semblent tenir tous les postes influents des États-Unis – et ils se servent systématiquement de la notoriété que leur confère leur situation indue, à chercher à obliger vos enfants à se conformer à leur propre image d’affreux corrompus.

    Bien que ce pays ait la réputation d’avoir été jadis un bastion de vertu et de décence dans le monde [corrompu] – lors de son célèbre discours d’adieu, le défunt président Ronald Reagan a en fait qualifié les États-Unis de ville brillante sur la colline, de phare guidant les gens de partout épris de liberté – il est devenu aujourd’hui le pays de la perversion absolue et de la totale dépravation morale. Ces temps-ci, où que vous posiez les yeux, c’est des parades de ‘fiers’ couverts de drapeaux homosexuels ‘arc-en-ciel’, des marches pour l’avortement menées par de fortes en gueule féministes, et des heures d’histoires de drag queen qui visent à faire changer de sexe vos enfants.

    Aux États-Unis d’aujourd’hui, choisir de cuisiner des gâteaux exclusivement pour les couples normaux, est désormais considéré ‘mal’ et ‘intolérant’, tandis que déguiser un garçon de 11 en pute et l’exploiter à des fins financières sur les réseaux sociaux, est ‘courageux’ et ‘tolérant’.

    De nos jours aux États-Unis, être chrétien signifie que vous êtes attardé jusqu’aux oreilles, et que vous méritez d’être ridiculisé, tandis que transformer un gamin de sept ans en ‘gamine’ en le forçant à prendre des bloqueurs de puberté, est considéré comme une façon ‘progressiste’ de laisser les enfants s’exprimer sans ‘haine’.

    Autrement dit, tout est complètement à l’envers, et la gauche blanche en porte largement le chapeau. S’ils réalisent leur dessein ultime, la population entière des États-Unis sera pour l’essentiel transformée en masse androgyne de gens asexués, de robots revêtus de chair, ne faisant rien que travailler 24 heures sur 24, payant leurs impôts pour financer le socialisme, et vivant comme de bons petits esclaves mondialistes – rien de plus.

    Chers Étasuniens, si vous refusez de prendre position contre les mondialistes, vous pouvez alors dire adieu à l’avenir de vos enfants.

    Si vous pensez que c’est un peu exagéré, regardez autour de vous. Voyez-vous des hommes se comporter en hommes de nos jours ? Voyez-vous des femmes se comporter en femmes de nos jours ? Voyez-vous des enfants se comporter en enfants de nos jours ? Voyez-vous quelqu’un n’étant pas collé à son smartphone ou à son ordinateur ? Le nouvel âge éclate avec force dans les couches sociales, et apparemment personne ne s’en soucie, puisque la formidable résistance à ce dessein satanique est quasiment inexistante.

    Certes, les gens votent toujours et font bêtement confiance aux hommes politiques pour les sauver, même si pas un de ces derniers, qu’il soit de gauche ou de droite, ne fait jamais rien qui vaille pour enrayer la folie. En réalité, la plupart d’entre eux facilitent plutôt la progression de la folie, en mimant l’opposition entre eux, tout au long de l’énorme opération psychologique des ânes bleus contre les éléphants rouges, connue sous le nom de politique étasunienne.

    À quand remonte la dernière fois où un ‘fonctionnaire’ s’est dressé avec force en faveur de ce qui est juste ? À quand remonte la dernière fois qu’un politicien, d’un bord ou de l’autre de la Chambre, a dit que ça commence à bien faire avec les incessantes attaques d’insanités LGBTQP ? Comme la plupart des gens passent leur temps le nez plongé dans leurs appareils électroniques, notre pays continue sa descente dans les égouts, pendant que nos enfants sont détruits et remplacés par le flot sans fin d’étrangers qui ne veulent nullement s’assimiler, mais sont plutôt là pour reprendre possession de ce pays autrefois grand.

    Même avec Donald Trump aux manettes, la plupart des gens ont l’air d’être plongés dans l’illusion que tout va bien se passer, et qu’ils n’ont pas à lever le petit doigt pour sauver la République. La triste vérité est que rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité. Si les gens tiennent vraiment à sauver leur pays de cette guerre interne, ils devront commencer par faire des sacrifices en se joignant au combat avec l’intention de gagner.

    Les gens les plus stupides continueront de plaquer des autocollants ‘Coexister’ sur le pare-chocs de leurs voitures, et à prétendre que le multiculturalisme marche vraiment bien, tandis que les patriotes comprendront, espérons-le, que le temps n’est plus à la paix. L’avenir de notre République est incertain, et il est peut-être déjà trop tard pour la sauver – mais ne devrions-nous pas au moins essayer de la défendre ?

    Il est temps maintenant d’éteindre votre téléviseur, de résilier votre abonnement Netflix et de vous préparer au combat. Si vous avez des enfants, il est particulièrement crucial que vous fassiez le nécessaire pour leur donner un avenir dans lequel ils pourront exister en harmonie avec leur nature, leurs convictions religieuses et leur individualité unique, tout en étant constamment attaqués par une armée de mondialistes qui ne s’arrêteront pas tant que la nation ne sera pas entièrement bouleversée et sous leur contrôle. Êtes-vous vraiment d’accord avec ça ?

    Gender.News, Ethan Huff

    Original : gender.news/2019-10-31-america-the-land-of-total-moral-depravity.html

    Adaptation française Petrus Lombard

    (Les idées et opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de Réseau International)


    votre commentaire
    • [Malgré le scandale du Climategate,] Les alarmistes du climat continuent de promouvoir leur fausse science, l’interdiction des combustibles fossiles et la redistribution des richesses.

    Le 17 de ce mois marquera le dixième anniversaire du scandale du Climategate, soit la divulgation de milliers de courriels que s’échangeaient des climatologues collaborant (et qui collaborent encore) à l’invention de la responsabilité humaine dans une crise climatique n’existant que dans leur esprit et dans leurs modélisations informatiques, et absolument pas dans le monde réel. Ce scandale aurait dû faire cesser le catastrophisme climatique, mais il a été délibérément enterré par les potes politiciens, scientifiques, activistes et capitalistes, qui tireront des milliers de milliards de dollars des exagérations et de la mystification, tout en se dispensant des coûts qu’ils infligent chaque jour aux familles.

    Peu de gens connaissent l’ouvrage Inconvenient Facts [Faits gênants] sur la prétendue la ‘crise’ des conditions climatiques extrêmes provoquées par l’homme. Ainsi, depuis 1998, les températures moyennes mondiales sont montées de quelques centièmes de degré (à un moment, elles ont même un peu baissé). Or, la seule chose que nous entendons, c’est un discours sans fondement à propos du dioxyde de carbone d’origine humaine. Il provoquerait le réchauffement du globe et des altérations du climat qui menaceraient l’existence de l’humanité, de la faune et du globe. En se fondant sur cela, on nous raconte qu’il faut cesser d’utiliser les combustibles fossiles pour stimuler la croissance économique et améliorer le niveau de vie. Mauvaise nouvelle pour l’Afrique et le monde !

    On nous rabâche que la hausse du taux de dioxyde de carbone dans l’atmosphère fait monter les températures mondiales. Mais les données satellites ne montrent rien de tel. En fait, les prévisions tirées des modèles informatiques pour 2019, dépassent de près d’un demi-degré Celsius les mesures satellites réelles. Pire encore, chaque fois qu’un scientifique relève des problèmes concernant la prétendue crise, il est traité de « négateur du changement climatique. »

    L’Unité de recherche sur le climat (CRU) de l’université d’East Anglia, au Royaume-Uni, est à l’origine de données majeures étayant l’idée de réchauffement induit par le CO2 dû à l’activité humaine.

    À l’époque, au matin du 17 novembre 2009, le scandale d’une boîte de Pandore d’informations embarrassantes pour le CRU, a explosé sur la scène mondiale. S’étant introduit dans le réseau informatique de l’université, un pirate informatique y avait trouvé 61 mégaoctets de documentation montrant que le CRU manipulait les données scientifiques, pour faire en sorte que le réchauffement climatique ait l’air d’être provoqué par l’humanité et le CO2 industriel. Parmi de nombreux autres scandales, des courriels choquants montraient que le professeur Phil Jones, alors directeur du CRU, se vantait d’employer des ‘astuces’ de statistique pour éliminer les faits observés de baisse des températures mondiales.

    Dans un autre courriel, il préconisait d’effacer les données au lieu de les fournir aux scientifiques qui ne partageaient pas son point de vue et pouvaient critiquer ses analyses. Pour obtenir ces données, les scientifiques honnêtes durent faire appel aux lois britanniques sur la liberté de l’information. Jones fut par la suite suspendu et Lord Lawson, ancien chancelier britannique, exigea une enquête gouvernementale sur ces révélations embarrassantes.

    L’affaire est devenue connue sous le nom de ‘Climategate’, et un groupe d’étudiants d’université des États-Unis a même fait une chanson sur YouTube, ‘Hide the Decline’ [Cachez la baisse], se moquant du CRU et du Dr Michael Mann, créateur de modèles climatiques, dont l’expression ‘Hide the Decline’ des températures apparaît dans des courriels piratés.

    Quelle est la vérité ? En rapportant l’épaisseur de l’atmosphère à la hauteur de la Tour Eiffel de Paris, l’épaisseur du CO2 – fertilisant nécessaire pour la végétation – rajouté dans l’atmosphère depuis 1850, année où la Californie est devenue le 31e État des États-Unis, est inférieure à celle du carrelage sous la tour.

    Cette minuscule augmentation peut-elle vraiment expliquer le réchauffement climatique observé depuis la fin de la petite période glaciaire et le début de l’ère industrielle moderne ? Depuis que la Californie est devenue un État, la hausse globale de la température atmosphérique a été inférieure à 10°C. Mais l’essentiel de cette augmentation s’est produite avant 1940, et les températures moyennes du globe ont chuté vers 1943 jusqu’aux environs de 1978, en faisant craindre un refroidissement mondial. Les températures ont légèrement augmenté jusqu’à 1998, puis sont restées stables, bien que les taux de dioxyde de carbone augmentaient toujours. Le taux de CO2 et la température ne sont pas du tout corrélés.

    De plus, au cours de la bien documentée période chaude médiévale, entre environ 950 et 1350, les températures globales plus clémentes ont permis aux agriculteurs vikings de cultiver et d’élever des bovins au Groenland. La tout aussi bien documentée petite période glaciaire de 500 ans, a affamé et frigorifié les Vikings du Groenland avant d’atteindre son point le plus froid, le minimum de Maunder, de 1645 à 1715. C’est à cette époque que la Tamise gelait régulièrement en Angleterre, que les fermiers norvégiens demandaient d’être indemnisés pour l’ensevelissement de leurs terres sous les glaciers qui avançaient, et que des prêtres pratiquaient des rituels d’exorcisme pour empêcher les glaciers alpins de s’approcher des villages. Les peintures d’époque montrent des foules de gens patinant et conduisant des calèches sur la Tamise.

    Les émissions industrielles et de l’automobile n’ont bien évidemment joué aucun rôle dans la période chaude médiévale et dans la petite ère glaciaire.

    Ces événements dramatiques devraient faire réfléchir tout scientifique compétent et honnête. Si la période chaude médiévale s’est produite sans CO2 industriel, pourquoi le CO2 industriel devrait-il provoquer le réchauffement observé aujourd’hui ? La peste noire a anéanti près du quart de la population européenne pendant le petit âge glaciaire. La période chaude a amené la prospérité et des moissons records, tandis que les années froides n’ont apporté que misère, famine et mort.

    Dix ans avant le Climategate, le Dr Mann a publié un graphique généré par ordinateur, censé montrer les températures mondiales des 1500 dernières années. Son graphique a mystérieusement fait disparaître la période chaude médiévale, le petit âge glaciaire et les années de froid extrême du minimum de Maunder – et les températures mondiales ont soudainement grimpé en flèche au cours des deux dernières décennies du XXe siècle. Ce graphique, en forme de crosse de hockey, a été publié dans le monde entier, et est devenu la pièce maîtresse du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

    De nombreux scientifiques se sont beaucoup méfiés de cette courbe en crosse de hockey. Deux d’entre eux, Steven McIntyre et Ross McKitrick, ont complètement discrédité le modèle informatique et la version révisionniste du Dr Mann. Bien entendu, cela n’a pas empêché Al Gore, l’ancien vice-président étasunien, de se servir du graphique discrédité dans An Inconvenient Truth, son film pessimiste sur le changement climatique.

    Les courriels piratés du CRU montraient aussi des échanges entre Mann et Jones. Ils discutaient de la façon d’intimider les rédacteurs qui publiaient des opinions scientifiques contraires aux leurs, afin de supprimer toute étude contradictoire. Dans un courriel, Jones exprimait le désir de se débarrasser du ‘rédacteur problématique’ de la revue Climate Research, qui avait osé publier des points de vue divergents. Et ce rédacteur a été viré.

    Quand le professeur sceptique Roger Pielke, Jr., de l’université du Colorado, a demandé au CRU ses relevés de température originaux, il lui a été répondu qu’ils avaient été perdus (opportunément). Perdu !?! Depuis quand les professionnels perdent-ils des choses aussi précieuses que les données originales ? Beaucoup de monde soupçonnait qu’ils ne voulaient tout simplement pas que leurs manipulations et fabrications futées apparaissent.

    Mais si le dioxyde de carbone industriel n’a rien à voir avec le dernier réchauffement climatique, qu’est-ce qui l’a produit ? Un groupe de recherche danois, dirigé par le professeur Henrik Svensmark, a découvert une correspondance fort crédible entre l’intensité de l’activité solaire (taches solaires et tempêtes magnétiques géantes), et les températures mondiales observées au cours des quinze derniers siècles. Ce mécanisme entièrement naturel s’accorde avec les faits ! Ça tombait vraiment mal pour les alarmistes !

    Venus de l’espace profond, des rayons cosmiques frappent constamment la haute atmosphère terrestre et font naître les nuages, un peu comme les avions à haute altitude laissent des traînées de condensation blanche derrière leurs réacteurs. De nombreux nuages peuvent piéger la chaleur, mais ils créent aussi un refroidissement général, parce que moins de lumière solaire frappe la Terre. Plus il y a de taches solaires, plus le bouclier magnétique est puissant, et plus les rayons cosmiques sont déviés de la Terre. Il en résulte moins de couverture nuageuse et le réchauffement du climat. Le Soleil est actuellement dans une période de faible activité record.

    Toutes sortes de groupes d’intérêts censurent ces faits. Peut-être pire, quand le Climategate a éclaté, Emma Brindal, qui a fait la campagne ‘justice climatique’ pour les Amis de la Terre, a carrément dit :

    « La réaction au changement climatique doit avoir pour principe central la redistribution des richesses et des ressources. » Ne pas protéger la Terre des émissions de CO2 d’origine humaine ou de changements climatiques naturels ou provoqués par l’homme, mais, selon la formule du gratin dirigeant autoproclamé, redistribuer les richesses et les ressources est ‘juste socialement’.

    Les militants pour le climat s’opposent aussi à l’abus de voyages en avion pour les affaires ou les loisirs, aux véhicules 4×4, considérés ‘luxes inutiles’, et à ce que les Africains aient des habitations modernes. Certains disent même que les Africains doivent continuer à vivre dans des huttes de terre battue et éviter d’utiliser l’électricité et les techniques agricoles modernes. Selon Ed Begley, acteur marginal des États-Unis, « Les Africains devraient disposer de l’énergie solaire là où ils en ont le plus besoin : sur leurs huttes. » Al Gore, Phil Jones et Mike Mann, sont bien entendu exemptés de ces restrictions.

    La vraie justice sociale et les droits de l’homme signifient que chacun doit avoir accès à l’énergie abondante, fiable et abordable, notamment à l’électricité qui revêt une importance universelle. Mais pas aux éoliennes et aux panneaux solaires coûteux, intermittents et dépendants des conditions météo, aux combustibles fossiles, aux centrales nucléaires et hydroélectriques.

    Dans les pays en développement, nous ne laisserons plus censurer la réalité climatique. Nous ne permettrons pas aux activistes radicaux de freiner le développement économique, l’emploi, l’amélioration de la santé publique et le niveau de vie en Afrique, au nom de la promotion de leur programme anti-humain de redistribution des richesses.

    Le Dr Kelvin Kemm est physicien nucléaire et PDG de Nuclear Africa (Pty) Ltd, une société de gestion de projets sise à Pretoria, en Afrique du Sud. Il fait le travail de cabinet-conseil en développement stratégique.

    WUWT, Dr Kelvin Kemm

    Original : wattsupwiththat.com/2019/11/01/climategate-ten-years-later/

    Adaptation française Petrus Lombard

     

    https://reseauinternational.net/pres-de-dix-ans-apres-le-climategate/

     

     Commentaires (..)

     

     vanda
    Philippe Verdier ex chef du service météo de France 2 licencié pour avoir réclamé dans son bouquin un vrai débat sur la question du réchauffement climatique .
    Un réalisateur de cinéma américain dont la photo était placardée partout dans Paris,lors de la COP21, avec un WANTED pour avoir révélé que la population des ours polaires loin d’être en diminution augmentait .
    Les hystéro réchauffistes sont capables de tout pour ascéner un mensonge à la population afin de lui faire accepter l’inacceptable .
    Le pire est que de nombreux gilets jaunes croient à cette farce de très mauvais goût .
     
    Gunsbourg
    1. « Le pire est que de nombreux gilets jaunes croient à cette farce de très mauvais goût . » : c’est parce que l’ in-faux empêche l’ info ! La propagande à la « Greta Carbo-nne » marche à plein : mais tout a une fin !
      ….
      Ceci dit à qui profite le Crime ?
      Sur la symphonie du réchauffement climatique nous pouvons dire sans erreur que le « crime » rapporte :
      ….
      Aux politiciens atteints de rage taxatoires ;
      ….
      Aux Trusts industriels qui nous vendent – par obligation des politiques qui suivent le diktats commissaires européens qui nous ont déjà imposés « le calibrage du cul des poulets pour les oeufs,..etc.., – des bagnoles chargées de technologies hors de prix préparées avec obsolescence et donc crachées par leurs usines comme les ordis/télécommunications et toutes machines dans lesquelles « on » insère » des puces d’ arrêts pour pannes bien cachées à l’abri de toutes recherches ou même en trichant sur les normes informatiques comme l’ a fait VW et sans doute d’ autres ;
      ….
      Aux entreprises immobilières et du bâtiment en général obligeant les propriétaire à de vastes investissements très onéreux obligatoires , suivant les directives des commissaires européens parfaitement filoutés par des « thinks-thanks/lobbysistes », sous peine de sanctions très onéreuses en cas de défaut d’ exécutions , et ce dans les domaines de l’isolation , de l’ électricité , du chauffage à remplacer tout les cinq ans pour manque de pièces en cessation volontaire de fabrications , etc….
      ….
      Et en fin de compte tout naturellement aux Banksters Internationaux qui ramasseront les intérêts des emprunts rendus obligatoires par leurs larbins soit nos « élites » ! Tout en notant qu’aujourd’hui « on » nous appâterait avec de l’ argent à taux négatif , taux qui remonterait en flèche en cas de reprise laissant les acquéreurs pantois et ruinés !

      Les diamants sont éternels , les Banksters non et c’ est comme les Politicien(ne)s ! Il suffit pour nous de le vouloir !

    votre commentaire
  •  
    Un maire part en croisade pour défendre la ruralité, 
    ces «oubliés de la République» 
     
     
    .

    Depuis des années, les ruraux subissent de plein fouet la doxa libérale : baisse des services publics, sentiment de mépris par les citadins et les gouvernants, baisse de dotation, etc. Face à cela, un maire, Stéphane Loth, veut engager la lutte.

     

    Maire d'une commune de 102 habitants, Stéphane Loth prend son bâton de pèlerin. Ce «petit maire» de Talmont-sur-Gironde est très engagé politiquement. Membre de plusieurs mouvements politiques (dans le courant gaulliste d'Oser La France, chez Les Républicains et à l'Unité nationale citoyenne), il conduit – presque logiquement pour le maire d'une petite commune – une équipe municipale toute tendance politique confondue. Stéphane Loth le confesse, tout son engagement politique est un combat mené chevillé au corps : celui de réveiller les consciences chez les défenseurs de la ruralité. Cette ruralité composée d'élus et de citoyens fait partie, selon lui, «des oubliés de la République». Alors même que la commune rurale est un lieu de démocratie, comme aime le répéter Stéphane Loth : «La commune rurale est le lieu où les Français votent le plus à toutes les élections comparé aux grandes villes».

    Les petites communes veulent exister face à l'ogre libéral

    L'élu est donc en colère. Concernant son village, il observe une baisse des dotations d'Etat depuis 2014 (année de sa première élection), passant de 48 000 à 29 000 euros en 2019. Selon ses dires, il se voit par ailleurs ponctionner par l'action politique d'Emmanuel Macron de 50 000 euros de taxes sur un parking d'aire paysagère rapportant actuellement près de 300 000 euros – l'une des mesures de politique locale est par conséquent d'augmenter le prix du parking pour compenser la nouvelle taxe. Talmont-sur-Gironde subit aussi la suppression des aides associatives pour l'emploi de deux de ses agents. Dans un souci budgétaire, le gouvernement les a en effet réduites drastiquement mais Stéphane Loth ne veut pas baisser les bras.

    Le 1er mars, il fonde ainsi un mouvement politique qui se veut transpartisan de gauche à droite, La Ruralité citoyenne. «La plupart du temps, le monde rural n'est pas du tout encarté politiquement», justifie-t-il. Stéphane Loth confie avoir pour l'instant reçu le soutien d'une vingtaine de maires. Au demeurant, La Ruralité citoyenne ne se limite pas aux seuls élus ruraux. Stéphane Loth précise que tous les citoyens se sentant concernés par la charte du mouvement, en faveur de la ruralité, peuvent s'inscrire dans la démarche.

    Depuis trente ans, tous les politiques que ce soit de gauche, du centre ou de droite, tous ont mis en marche la machine à  destruction de la commune rurale

    Parmi les causes défendues par la charte, Stéphane Loth veut promouvoir les conditions de vie des administrés des communes rurales. «Dans le monde rural, les services de proximité n’existent plus», s'indigne l'édile qui accuse les gouvernants quelle que soit leur couleur politique : «Depuis trente ans, tous les politiques que ce soit de gauche, du centre ou de droite, tous, ont mis en marche la machine à destruction de la commune rurale.» Stéphane Loth voit un engrenage qui s'est mis en route «sous l'impulsion de l'Europe», ses recommandations d'austérité visant à réduire le nombre de communes françaises, le plus élevé d'Europe (34 968 communes au 1er mars 2019). «Nos dirigeants politiques français ont l'obsession de vouloir purement et simplement tuer le premier échelon le plus apprécié des Français», se scandalise de fait l'élu qui note que près de 2 000 communes ont disparu en l'espace de ces cinq dernières années. Le premier magistrat de Talmont signale d'ailleurs qu'en 1794, sous la Ière République, la France comptait près de 40 000 communes, rappelant ainsi aux dirigeants politiques que la commune est «l'un des piliers de notre République», défendue par «la Constitution».

    Stéphane Loth dénonce logiquement les volontés gouvernementales de pousser à la fusion des petites communes dans des «communes nouvelles» pour des gains d'économie. «Une ineptie, un mensonge, le but à terme des communes nouvelles est de supprimer la petite commune», assure Stéphane Loth qui explique que la loi NOTRe (fusion de régions en super-régions) illustre parfaitement le non-sens économique. Plus de quatre ans après l'application de la loi de réorganisation territoriale, on constate effectivement que les super-régions coûtent davantage aux pouvoirs publics : une nouvelle bureaucratie s'est installée, la nouvelle institution a dû recruter des agents pour superviser et chapeauter les personnels des organisations territoriales précédentes, de nouveaux besoins se sont créés, etc.

    A l'image des super-intercommunalités et des super-régions fondées avec la loi NOTRe, «pas besoin d'être philosophe pour comprendre que les fusions de communes vont nous coûter plus», tempête Stéphane Loth. Il liste ainsi une hausse de dépenses : le recrutement par exemple d'un «cantonnier en chef» pour gérer les cantonniers des villages fusionnés, l'augmentation des indemnités pour les élus de la super-commune, la création obligatoire d'un poste de directeur général de services qui n'existait pourtant pas avant fusion, etc. «Or, la petite mairie, c’est celle qui gère le mieux ses finances publiques et qui met en place un véritable budget car elle est attentive à tout», argumente Stéphane Loth.

    Emmanuel Macron propose un agenda rural, «de la poudre aux yeux» ?

    Le fondateur de La Ruralité citoyenne déplore aussi la perte pour les communes, avec la loi NOTRe, de certaines compétences au bénéfice de l'intercommunalité comme «les cartes d'identité» (renouvellement ou création de celles-ci), «l'urbanisme» ou «le social» : «On devient une chambre d'enregistrement.» Il se dit aussi scandalisé par la stratégie d'Emmanuel Macron pour réinstaurer des services de l'Etat avec la promesse de créer, dans chaque canton, des «maisons France services» : «On se moquerait pas un peu de nous ? On va créer une maison citoyenne alors que la première maison citoyenne de France c'est la mairie».

    En somme, Stéphane Loth considère que les pouvoirs publics ne respectent pas les communes rurales : «Emmanuel Macron veut nous brosser dans le poil avec un agenda rural [promis à l'issue du grand débat national] pour lutter contre la désertification, mais c'est de la poudre aux yeux». Stéphane Loth donne un exemple récent qui l'a scandalisé : «J’étais au congrès des maires ruraux il y a à peine un mois, le Premier ministre Edouard Philippe nous a expliqué textuellement, "il n’y aura aucun service public de trésorerie qui fermera dans les communes tant qu’il y aura des maires qui s’opposeront". Deux jours plus tard, je reçois un mail de l’intercommunalité, à la suite d’un courrier de l’Etat, m'obligeant à faire une délibération en urgence pour la suppression du service Trésor public sur mon territoire et que, de toute façon, si je ne prenais pas part à cette délibération, ce service allait de fait disparaître.» 

    Un maire Gilet jaune

    Ce maire en colère avoue en outre avec «fierté» qu'il est l'un des seuls maires de son territoire à avoir soutenu les Gilets jaunes et avoir manifesté avec eux jusqu'à Paris. Désormais, il ne cache pas son amertume de voir le mouvement noyauté par des extrémistes ayant dévoyé le discours originel. Il souligne malgré tout, qu'à l'origine, le mouvement a été créé grâce aux ruraux : «Les ruraux ont bien vu que certaines mesures allaient davantage les impacter que les urbains, comme la hausse des prix de l'essence ou la limitation à 80 kilomètres/heure.» «Il y a eu un ras-le-bol», exprime Stéphane Loth qui n'a pas hésité, au début de la contestation sociale, à ouvrir sa mairie un samedi, habituellement fermée, afin de mettre en place un cahier de doléances dans sa commune, pour tous les Gilets jaunes de son département.

    Emmanuel Macron est très intelligent mais il a seulement mis un couvercle sur la cocotte minute qui continue à fumer… et elle va exploser

    Que pense alors ce maire rural des mesures d'urgence d'Emmanuel Macron en décembre 2019 afin de répondre à la crise sociale ? «Emmanuel Macron est très intelligent mais il a seulement mis un couvercle sur la cocotte minute qui continue à fumer… et elle va exploser», prévient Stéphane Loth, en donnant quelques éléments déclencheurs : «Il y a une augmentation de tout, y compris de l'essence qui continue de grimper, alors que les salaires n'augmentent pas ; il y a un appauvrissement du pays ; il y a un sentiment d'insécurité ; il y a aussi cette impression d'impunité pour certains comme Alexandre Benalla...»

    Pour Stéphane Loth, Emmanuel Macron a réussi à mettre temporairement le couvercle sur cette marmite, comme lorsque le président a invité les maires à l'Elysée le 21 novembre 2018 ou lorsqu'il est allé à la rencontre des territoires ruraux entre janvier et mars 2018. «Cela a a plutôt bien marché mais les maires sont en train de se rebiffer», ajoute-t-il. «Emmanuel Macron a le droit de faire des erreurs mais il s'entête et est arrogant», accuse-t-il. Stéphane Loth fait la prédiction que beaucoup de maires lassés et exaspérés ne se représenteront pas lors des prochaines municipales de 2020, remplacés par de nouveaux élus «beaucoup plus virulents».

    Avant les échéances électorales de mars 2020, Stéphane Loth a déjà fait un premier minitour de France dans plusieurs départements en Lorraine ou dans la Drôme afin de présenter son mouvement. Le congrès des maires prévus du 18 au 21 novembre sera aussi l'occasion de convaincre un maximum d'élus, avec pour leitmotiv que «l'avenir passera par la commune rurale». Dans cette optique, La Ruralité citoyenne a pour ambition de présenter des candidats sous cette étiquette lors des prochaines sénatoriales, prévus en septembre 2020.

    Bastien Gouly

    Lire aussi : Ecole : la campagne sacrifiée pour le dédoublement des classes dans les zones sensibles ?

     
     

    votre commentaire
  •  

    Indignation générale après le vote révisionniste du parlement européen, réécrivant l’histoire, réhabilitant le fascisme !

     

    (Voir ici si la parution est défectueuse https://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/indignation-generale-apres-le-vote-218132)

    Il n’y aura donc eu que 4 eurodéputés français courageux et digne pour voter contre la résolution révisionniste du parlement européen, criminalisant le communisme et réhabilitant de facto le nazisme et ses régimes fascistes alliés. 4 euro députés de la France Insoumises. Contrairement à d’autres députés verts qui ont également voté contre, les députés EELV se sont … abstenus !

    Il n’empêche que le vote de cette résolution, qui démontre combien il n’est pas illusoire de dénoncer et appeler à combattre d’urgence l’eurofacisation, provoque une vague d’indignation et de colère. Bien au delà des communistes d’ailleurs.

     

    Car nombre de démocrates, de progressistes et de républicains, comprennent bien que cet anticommunisme virulent n’est que le masque d’un eurofascisme belliqueux et violent qui n’ose pas encore dire son nom. Mais qui déjà fait défilé à la torche et avec les insignes des einsatzgrupen ses milices dans les rues d’Ukraine, ses bataillons en uniformes SS dans les rues des capitales baltes, et qui démolie les monuments aux soldats soviétiques de l’armée rouge en Pologne… tout en persécutant les communistes, en tentant d’embastiller les journalistes de leurs médias.

    Plusieurs groupes d’euro parlementaires s’opposent à la résolution 2019/2819 RSP

    Les explications de vote de quelques eurodéputés courageux, non communistes, démontrent ce qu’est cette résolution nauséabondes, proprement fascisante.

    • Claire Fox (non inscrit) : “Je vote contre cette résolution (..) car je me préoccupe tellement des faits historiques et de la mémoire que je ne peux permettre qu’ils soient détournés dans un jeu de billard politique de l’agenda actuel de l’UE. Cette résolution menace l’Europe et l’histoire de l’Europe(…), Elle pirate le courageux combat contre le fascisme et les horreurs de l’Holocauste – au passage la résolution réussie à oublier les juifs ! – au service d’une propagande pour le fédéralisme et l’expansionnisme européen”
    • Tatianan Zdanoka (Verts) ” je vote contre cette résolution(..). je suis contre l’approche globalisante mettant un signe égal entre les nazis et les régimes communistes. Il n’y a qu’un seul diable, le diable absolu c’est l’idéologie nazie. (…) Ou est Munich ? oublié. Où sont les traités bilatéraux conclus avant le 23 aout 1939 ? ma famille a du faire des sacrifices à cause des nazis, à cause des déportations. Je répète, il n’y a qu’un seul diable, et c’est l’idéologie nazie

    Évidemment nous ne citerons pas ici les propos des groupes d’extrêmes droites.

     

    C’est l’armée rouge qui a libéré Auschwitz

     

    Les propos tenus à l’occasion des explications de votes officielles des différents groupes en faveur de la résolution font froid dans le dos.

    • le groupe ECR n’as pas un mot de condamnation des régimes fascistes et du nazisme. Ses coups ne portent que contre le bolchévisme, appelant à effacer rien moins que la “nation macédonienne du territoire bulgare”… Ou carrément pour Daniel Hanna “On nous a raconté que l’armée rouge nous avait libéré (..) en réalité les seuls vrais vainqueurs ça a été la gauche”. On comprend bien que cela regrette de pas être restés sous la botte nazie.
    • Le groupe PPE s’exprime par la voix du député roumain Vincze, qui n’a pas un mot pour condamner le régime fasciste, composante de l’Axe au coté de nazis. Mais uniquement le socialisme. Et en appeler à la restitution des biens confisqués .. aux églises…
    • Les sociaux démocrates (PS) tel Rory Palmer hypocritement en appellent à la mémoire de l’Hollocauste, tout en condamnant en votant cette résolution ceux qui ont libéré les déportés de camps d’exterminations, c’est à dire les soviétiques.

    La colère des associations de résistants et d’anciens combattants

     

     

    L’ARAC DENONCE UN VOTE DANGEREUX AU PARLEMENT EUROPEEN QUI MANIPULE L’HISTOIRE ET LA MEMOIRE

    Le Parlement européen a adopté (pour : 535 – contre : 66 – abstentions : 52), le 19 septembre 2019, une résolution sur « l’importance de la mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe ». Cette résolution est grave et abjecte. Elle constitue l’aboutissement de la stratégie de révisionnisme historique prônée par l’Union Européenne.
    Ce texte assimile fascisme et communisme. Il explique que l’origine de la seconde guerre mondiale serait… le pacte germano-soviétique.
    Non le pacte germano-soviétique n’est pas la cause de la seconde guerre mondiale.
    Les causes de la seconde guerre mondiale doivent être recherchées dans la complicité silencieuse qui a permis le développement du fascisme et du national-socialisme contre le mouvement ouvrier, la collusion des grands monopoles allemands avec Hitler. Elles sont à chercher dans le silence assourdissant qui a conduit les états d’Europe à abandonner l’Espagne Républicaine aux mains du fascisme, dans la lâcheté qui a conduit aux accords de Munich le 28 septembre 1938 entre Daladier, Chamberlain, Hitler et Mussolini.
    Cette résolution cherche à effacer la contribution décisive des communistes et des peuples de l’Union Soviétique à la défaite du fascisme nazi.
    Cette résolution occulte la gravité de la barbarie nazie et la renaissance du fascisme aujourd’hui.
    Il est important d’avoir une rigueur historique, nous la devons aux millions de victimes, à tous ceux et avant tout les communistes et le peuple Russe qui se sont battus pour arrêter et vaincre Hitler.
    Mettre sur le même plan et en les assimilant, le fascisme, le nazisme, le stalinisme et le communisme est une grossière simplification de la réalité.
    Le fascisme favorisé et mis en avant a été le moyen trouvé par les capitalistes pour écraser les mouvements révolutionnaires des années 30 et sauver leurs systèmes. Le fascisme est la créature du capitalisme, le moyen du repartage entre impérialistes du monde dans la guerre la plus violente de l’histoire.
    Les communistes, au contraire, dans chaque pays d’Europe, ont organisé et animé une résistance héroïque contre le fascisme. Ils ont pu le faire grâce au large soutien populaire dont ils disposaient.
    Présenter la Russie comme n’ayant souffert que du stalinisme (point 15 de la résolution), c’est nier l’ampleur des souffrances et des pertes subies par ce peuple, et par les soldats de l’Armée rouge (21 millions de morts), pour arrêter l’expansion nazie et permettre la libération de l’Europe.
    Cette résolution, d’une extrême gravité, vise à ouvrir la voie l’interdiction des partis communistes, des forces progressistes et du mouvement syndical comme ce fut cas dès 1933 en Allemagne.
    Avec ce texte, le Parlement Européen veut empêcher toute révolte, toute contestation démocratique.
    Le vote de ce texte est scandaleux et dangereux. Ceux qui l’ont voté portent une lourde responsabilité devant l’Histoire, ils font comme dans les années 30 le lit du fascisme.
    Nous n’acceptons pas la réécriture de l’Histoire sous peine de voir se reproduire les mêmes dangers. Réfléchir au passé pour construire le présent, implique d’avoir le courage et l’intelligence de regarder l’histoire de chaque peuple.
    Villejuif, le 23 septembre 2019

    ARAC

    Indignation en Italie bien au delà des communistes

    Ce parlementaire européen italien n’est pas communiste, loin de là, mais il explique le très grave dangers que représente le vote de la résolution anticommuniste prise par l’Union Européenne

    L’europarlementaire italien Massimiliano Smeriglio (élu comme indépendant sur la liste du Parti démocrate) a publié une belle mise au point pour expliquer pourquoi il n’a pas voté ce texte, contrairement à ses collègues. En voici une traduction en français (que j’espère fidèle aux propos de l’auteur) :
    « Je n’ai pas voté pour le texte qui rend équivalents le nazisme et le communisme.
    Je n’ai pas voté en sa faveur parce qu’il s’agit d’un texte confus et contradictoire.
    Je ne l’ai pas voté parce que l’histoire n’a pas à être contrainte dans une construction parlementaire dont le seul but est de la tirer à soi de tous côtés pour aboutir ensuite à un étrange œcuménisme où tout devient semblable.
    Je n’ai pas voté ce texte parce qu’il n’est pas vrai que la Seconde Guerre mondiale est née avec le pacte Molotov-Ribbentropp, ses causes sous-jacentes devant éventuellement être recherchées dans les conditions de la paix punitive de Versailles à la fin de la Première Guerre mondiale.
    Par ailleurs, ces causes doivent aussi être recherchées dans la complicité silencieuse avec laquelle l’Etat libéral a permis le développement du fascisme et du national-socialisme contre le mouvement ouvrier.
    Je n’ai pas voté pour ce texte parce que, dans un tel document, on ne peut pas ne pas traiter sérieusement de la Shoah, c’est-à-dire la volonté d’exterminer des membres de la religion juive, les Roms, les Sinti, les homosexuels et les opposants politiques.
    Je ne l’ai pas voté parce que les démocraties occidentales, nos démocraties, celles qui sont nées en 1945, doivent remercier aussi bien les Anglo-Américains que les formations résistantes et l’Armée rouge pour leur victoire finale.
    Telle est la vérité historique.
    Je n’ai jamais été prosoviétique, je viens de la culture libertaire, je me suis réjoui de la chute du Mur, j’ai manifesté contre Tiananmen, je me suis battu contre le socialisme réel et ses horreurs, mais tout cela n’a rien à voir avec le jugement politique et historique sur le début et la fin de la Seconde Guerre mondiale.
    Et cette rigueur, nous la devons à nous-mêmes pour pouvoir marcher debout et nous la devons aux millions de victimes qui se sont battus pour arrêter et vaincre Hitler et Mussolini.
    Et puis, nous sommes en Italie, et pour nous, le nazifascisme, cela a été Marzabotto, via Tasso, les Fosses Ardéatines. Tandis que les socialistes, les communistes, avec d’autres, ont rédigé la Constitution républicaine et ont construit notre démocratie jour après jour.
    Cela compte aussi. »

    Massimiliano Smeriglio (élu comme indépendant sur la liste du Parti démocrate)

    L’appel du parti communiste portugais

    La majorité du Parlement européen a approuvé aujourd’hui, avec le vote favorable des députés du PS, du PSD, du CDS et du PAN, une résolution grave et abjecte, qui constitue un autre élément déplorable de la stratégie de révisionnisme historique prônée par l’Union européenne.

     Le texte maintenant approuvé promeut les conceptions et les falsifications les plus réactionnaires de l’histoire contemporaine dans une tentative déplorable d’assimiler fascisme et communisme, minimisant et justifiant les crimes du nazisme-fascisme et réduisant au silence les responsabilités et complicitésdes grandes puissances capitalistes – telles que le Royaume-Uni ou la France. – ce qui a ouvert la voie au début de la Seconde Guerre mondiale dans l’espoir de pousser les hordes nazies vers l’Est et en finale contre l’URSS, entraînant des coûts humains et matériels considérables pour l’Union soviétique, qu’aucun autre pays n’a supportés.

     Focalisant cette égalisation sans scrupule sur le contexte du pacte Ribbentrop-Molotov, en cachant son contexte historique, la résolution adoptée par la majorité des députés omet d’importants comportements de tolérance, de complicité et d’alignement des grandes puissances capitalistes sur la montée du fascisme dans plusieurs pays européens. lutter contre l’idéal communiste et contre les énormes acquis économiques et sociaux des ouvriers et des peuples de l’URSS, qui ont encouragé les luttes et les aspirations des ouvriers et des peuples de toute l’Europe.

     L’absence intentionnelle de références à la résolution adoptée par la majorité du PE au pacte de concorde et de coopération du 15 juillet 1933 signé entre le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et l’Italie, qui a ouvert la voie au réarmement de l’Allemagne, en est la preuve ; ou le soutien militaire de Hitler et de Mussolini à Franco et au coup d’État fasciste qui a conduit à la guerre civile en Espagne, dont le régime fasciste serait reconnu par la France et le Royaume-Uni en février 1939 ; ou la conférence de Munich, qui aboutit au traité du même nom, signé le 30 septembre 1938 entre l’Allemagne, la France, l’Italie et le Royaume-Uni, en vue du démembrement de la Tchécoslovaquie occupée par l’armée nazie, avec des parties de son territoire occupées ensuite par la Pologne et la Hongrie. Ou encore le sabotage des gouvernements français et anglais aux efforts de négociation d’un pacte d’assistance mutuelle entre leurs pays et l’URSS qui aurait empêcher la Seconde Guerre mondiale, dans le but d’encourager ces gouvernements à attendre un conflit germano-soviétique.

     La résolution adoptée par la majorité du PE non seulement efface la collusion des grands monopoles capitalistes allemands avec Hitler, mais cherche également à effacer la contribution décisive des communistes et de l’Union soviétique à la défaite du fascisme nazi et à la libération des peuples du pouvoir colonial après la Seconde Guerre mondiale. Une résolution qui vise également à faire taire le rôle des communistes dans la libération des peuples de l’oppression fasciste, comme au Portugal, ou du rôle qu’ils ont joué et jouent dans la promotion des droits démocratiques – politiques, économiques, sociaux et culturels des travailleurs. Cette résolution comporte encore un autre élément dont on ne peut ignorer la gravité : elle vise à ouvrir la voie à une intensification et à une généralisation de la persécution et à la prohibition des partis communistes, ainsi qu’à traîner d’autres forces progressistes et du mouvement syndical, avec la complicité de l’Union européenne et de l’OTAN dans plusieurs États membres – tels que la Lituanie, l’Estonie, la Lettonie ou la Pologne, entre autres – où, parallèlement à la réhabilitation et aux louanges historiques du fascisme et à la glorification des collaborateurs avec le fascisme nazi, monuments de la résistance antifasciste, y compris l’Armée rouge, la xénophobie et le racisme et promouvoir les forces fascistes.

     Ce révisionnisme historique reprend les positions antérieures de l’UE qui, souhaitant enseigner au monde les leçons de la « démocratie » et des « droits de l’homme », promouvait les reculs de la civilisation, attaquant les droits sociaux et du travail, la souveraineté nationale et la démocratie. Une entité au service du grand capital et des grandes puissances, dans laquelle se développent des tendances et pratiques répressives limitant les droits et libertés fondamentaux, ainsi que des militaristes. Des politiques qui sont, comme par le passé, à l’origine de la résurgence des forces de droite et fascistes.

    NOTE DU BUREAU DE PRESSE DES DÉPUTÉS EUROPEENS DU Parti communiste portugais

    Source : https://www.initiative-communiste.fr/articles/europe-capital/indignation-generale-apres-le-vote-revisionniste-du-parlement-europeen-reecrivant-lhistoirerehabilitant-le-fascisme/

    L’explications de texte par le site les-crises.fr

    le blog les-crises.fr animés par Olivier Berruyer n’est pas un média communiste. Loin de là. Pourtant lui aussi analyse le grave danger, fascisant de la résolution 2019/2819 RSP du parlement européen.

    Quand le Parlement européen manipule l’Histoire, par Olivier Berruyer

    Voici l’incroyable résolution votée la semaine passée par le Parlement européen – qui a défaut de faire l’Histoire, tente de la réécrire…

    Je vous renvoie vers cet article qui donne une analyse plus générale.

    On voit bien le danger de laisser un Parlement, quel qu’il soit, s’emparer de l’Histoire.

    Voici donc la résolution, commentée par mes soins… OB

    Résolution du Parlement européen du 19 septembre 2019 sur l’importance de la mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe (2019/2819(RSP))

    Source : Parlement européen, 19/09/2019

    Le Parlement européen,

    – vu les principes universels des droits de l’homme et les principes fondamentaux de l’Union européenne en tant que communauté fondée sur des valeurs communes,

    – vu la déclaration effectuée le 22 août 2019 par le premier vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans, et par la commissaire Věra Jourová, dans la perspective de la « Journée européenne du souvenir » pour la commémoration des victimes de tous les régimes totalitaires et autoritaires,

    – vu la déclaration universelle des droits de l’homme des Nations unies, adoptée le 10 décembre 1948,

    – vu sa résolution du 12 mai 2005 sur le soixantième anniversaire de la fin de la deuxième guerre mondiale en Europe (8 mai 1945)(1),

    – vu la résolution 1481 sur la nécessité d’une condamnation internationale des crimes des régimes communistes totalitaires, adoptée par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe le 26 janvier 2006,

    – vu la décision-cadre 2008/913/JAI du Conseil du 28 novembre 2008 sur la lutte contre certaines formes et manifestations de racisme et de xénophobie au moyen du droit pénal(2),

    – vu la déclaration sur la conscience européenne et le communisme, adoptée à Prague le 3 juin 2008,

    – vu sa déclaration sur la proclamation du 23 août comme Journée européenne de commémoration des victimes du stalinisme et du nazisme, adoptée le 23 septembre 2008(3),

    – vu sa résolution du 2 avril 2009 sur la conscience européenne et le totalitarisme(4),

    – vu le rapport de la Commission du 22 décembre 2010 sur la mémoire des crimes commis par les régimes totalitaires en Europe (COM(2010)0783),

    – vu les conclusions du Conseil des 9 et 10 juin 2011 sur la mémoire des crimes commis par les régimes totalitaires en Europe,

    – vu la déclaration de Varsovie du 23 août 2011 sur la Journée européenne de commémoration des victimes des régimes totalitaires,

    – vu la déclaration commune du 23 août 2018 des représentants des gouvernements des États membres de l’Union en l’honneur des victimes du communisme,

    – vu sa résolution historique sur la situation en Estonie, en Lettonie et en Lituanie, adoptée le 13 janvier 1983 à la suite de l’« Appel baltique » lancé par 45 ressortissants de ces trois pays,

    – vu les résolutions et les déclarations sur les crimes des régimes communistes totalitaires adoptées par plusieurs parlements nationaux,

    – vu l’article 132, paragraphes 2 et 4, de son règlement intérieur,

    A. considérant que 2019 marque le 80e anniversaire du début de la Seconde Guerre mondiale, qui a causé des souffrances humaines d’une ampleur sans précédent et conduit à l’occupation de pays européens pendant de nombreuses décennies ;

    B. considérant qu’il y a 80 ans, le 23 août 1939, l’Union soviétique communiste et l’Allemagne nazie ont signé un pacte de non-agression, connu sous le nom de pacte germano-soviétique ou pacte Molotov-Ribbentrop, dont les protocoles secrets partageaient l’Europe et les territoires d’États indépendants entre les deux régimes totalitaires selon des sphères d’influence, ouvrant la voie au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale ;

    OB : Moi qui croyait que c’était d’abord la conséquence du Traité de Versailles, de la volonté nazie (exprimée dans Mein Kampf), de la crise de 1929, du chômage te de la misère, de l’absence de réaction face aux multiples violations du Traité de Versailles, des accords de Munich et du refus par les franco-anglais de traiter sérieusement la proposition d’alliance soviétique… (entre autres…)

    C. considérant que, parmi les conséquences directes du pacte germano-soviétique et du traité germano-soviétique d’amitié, de coopération et de délimitation du 28 septembre 1939 qui s’ensuivit, l’on compte : l’invasion de la République de Pologne, d’abord par Hitler, puis par Staline deux semaines plus tard, qui a brutalement privé le pays de son indépendance et représenté un drame sans précédent pour la nation polonaise ; le déclenchement par l’Union soviétique communiste d’une guerre d’agression contre la Finlande le 30 novembre 1939 ; l’occupation et l’annexion en juin 1940 par l’Union soviétique de parties du territoire roumain, qui n’ont jamais été restituées ; et l’annexion des républiques indépendantes de Lituanie, de Lettonie et d’Estonie ;

    OB : Et peut-être l’invasion de l ‘URSS aussi, non ?

    D. considérant qu’après la défaite du régime nazi et la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’après-guerre a été synonyme, pour certains pays d’Europe, de reconstruction et de réconciliation, tandis que d’autres sont restés, pendant un demi-siècle, soumis à des dictatures, parfois sous l’occupation ou l’influence directe de l’Union soviétique, et privés de liberté, de souveraineté, de dignité, de droits fondamentaux et de développement socio-économique ;

    E. considérant que si les crimes du régime nazi ont été jugés et punis lors du procès de Nuremberg, il reste urgent de sensibiliser l’opinion publique, de dresser un bilan moral de cette période et de mener des enquêtes judiciaires sur les crimes du stalinisme et d’autres dictatures ;

    OB : “urgent” ?

    F. considérant que, dans certains États membres, la loi interdit les idéologies communiste ou nazie ;

    OB : Par chance, ils ne sont plus “privés de liberté, de souveraineté, de dignité, de droits fondamentaux… surtout les communistes locaux, donc.

    G. considérant que l’intégration européenne a constitué, dès l’origine, une réponse aux souffrances causées par les deux guerres mondiales et la tyrannie nazie qui a conduit à l’Holocauste, ainsi qu’à l’expansion des régimes communistes totalitaires et non démocratiques en Europe centrale et orientale, et que cette intégration a permis de surmonter de profondes divisions et de vives hostilités grâce à la coopération et à l’intégration, de mettre un terme à la guerre et de garantir la démocratie en Europe ; considérant que, pour les pays européens qui ont souffert de l’occupation soviétique ou d’une dictature communiste, l’élargissement de l’Union européenne à partir de 2004 a marqué leur retour au sein de la famille européenne, à laquelle ils appartiennent ;

    OB : Il faut quand même reconnaître que, plus c’est gros, plus ça passe…

    H. considérant qu’il convient d’entretenir la mémoire du passé tragique de l’Europe, afin d’honorer les victimes, de condamner les auteurs de crimes et de jeter les bases d’une réconciliation fondée sur la vérité et l’œuvre de mémoire ;

    I. considérant que la commémoration des victimes des régimes totalitaires, la reconnaissance et la prise de conscience des séquelles, communes à toute l’Europe, laissées par les crimes commis par les dictatures communistes, nazie et autres revêtent une importance cruciale pour maintenir l’unité de l’Europe et de ses peuples et construire une Europe à même de résister aux menaces extérieures contemporaines ;

    OB : la manipulation de la mémoire…

    J. considérant qu’il y a 30 ans, le 23 août 1989, à l’occasion du 50e anniversaire du pacte germano-soviétique, en mémoire des victimes des régimes totalitaires, deux millions de Lituaniens, de Lettons et d’Estoniens se sont donné la main pour former la « Voie balte », une chaîne humaine et manifestation sans précédent qui allait de Vilnius à Tallinn en passant par Riga ;

    K. considérant que bien que le Congrès des députés du peuple de l’URSS ait condamné, le 24 décembre 1989, la signature du pacte germano-soviétique ainsi que les autres accords conclus avec l’Allemagne nazie, en août 2019, les autorités russes ont rejeté toute responsabilité dans ce pacte et ses conséquences et promeuvent désormais une théorie selon laquelle la Pologne, les États baltes et l’Europe de l’Ouest sont en réalité les véritables instigateurs de la Seconde Guerre mondiale ;

    OB : Euh, primo, il est clair que le sort dramatique de la Pologne après la guerre ne l’exonère en rien de son attitude avant la guerre, qui a, comme d’autres élément, concouru à la survenance du drame

    Secundo, il faut aussi se rappeler que la Russie n’est pas complètement l’URSS – Staline était géorgien, et je ne pense pas que la Géorgie s’excuse plus que la Russie…

    Et puis : “En 2009, invité pour les commémorations des 70 ans de l’invasion de la Pologne, Vladimir Poutine, à l’époque Premier ministre russe, avait qualifié les pactes conclus avec les nazis entre 1934 et 1939 de « moralement inacceptables », condamnant ainsi l’accord Ribbentrop-Molotov… mais aussi les accords signés par les autres puissances de l’époque avec les nazis.

    « Nous devons admettre ces erreurs. Notre pays l’a fait. Le Parlement russe a condamné le Pacte Molotov-Ribbentrop. Nous sommes en droit d’attendre la même chose des autres pays qui ont également conclu des accords avec les nazis », avait-il déclaré. […]

    En 2009, la Russie a rendu publiques des archives soviétiques dépeignant une Pologne d’avant-guerre très hostile à l’URSS et plus favorable à l’Allemagne nazie. L’ambassadeur de Pologne à Washington aurait ainsi déclaré en 1937 au cours d’une réunion avec un haut responsable du département d’Etat américain : « La Pologne ne voit pas de menace provenant de l’Allemagne nazie. La priorité est d’isoler l’Union soviétique. »

    Le pays aurait aussi, toujours selon ces documents, tenté d’attiser, via des agents, des révoltes de minorités ethniques d’URSS pour provoquer sa dislocation.” (source)

    L. considérant que la commémoration des victimes des régimes totalitaires et autoritaires, la reconnaissance et la prise de conscience des séquelles, communes à toute l’Europe, laissées par les crimes commis par les dictatures stalinienne, nazie et autres revêtent une importance cruciale pour maintenir l’unité de l’Europe et de ses peuples et construire une Europe à même de résister aux menaces extérieures contemporaines ;

    OB : Incroyable, il semble que les députés se soient trompés en faisant un copier coller du I/ précédent, à peine modifié… Jouez au jeu des 7 erreurs, je le remets :

    I. considérant que la commémoration des victimes des régimes totalitaires, la reconnaissance et la prise de conscience des séquelles, communes à toute l’Europe, laissées par les crimes commis par les dictatures communistes, nazie et autres revêtent une importance cruciale pour maintenir l’unité de l’Europe et de ses peuples et construire une Europe à même de résister aux menaces extérieures contemporaines ;

    M. considérant que des groupes et des partis politiques ouvertement radicaux, racistes et xénophobes incitent à la haine et à la violence dans la société, par exemple par la diffusion en ligne de discours de haine, qui conduisent souvent à une montée de la violence, de la xénophobie et de l’intolérance ;

    1. rappelle que, comme en dispose l’article 2 du traité sur l’Union européenne, l’Union est fondée sur les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie, d’égalité, de l’état de droit, ainsi que de respect des droits de l’homme, y compris des droits des personnes appartenant à des minorités ; que ces valeurs sont communes à tous les États membres ;

    2. souligne que la Seconde Guerre mondiale, conflit le plus dévastateur de l’histoire de l’Europe, a été déclenchée comme conséquence immédiate du tristement célèbre pacte de non-agression germano-soviétique du 23 août 1939, également connu sous le nom de pacte Molotov-Ribbentrop, et de ses protocoles secrets, dans le cadre desquels deux régimes totalitaires ayant tous deux l’objectif de conquérir le monde se partageaient l’Europe en deux sphères d’influence ;

    3. rappelle que les régimes communistes et nazi sont responsables de massacres, de génocide, de déportations, de pertes en vies humaines et de privations de liberté d’une ampleur sans précédent dans l’histoire de l’humanité, qui auront à jamais marqué le XXe siècle ; rappelle que le régime nazi est coupable de ce crime abject qu’est l’Holocauste ; condamne sans réserve les actes d’agression, les crimes contre l’humanité et les atteintes aux droits de l’homme à grande échelle perpétrés par les régimes totalitaires nazi, communistes et autres ;

    4. témoigne son profond respect à chacune des victimes de ces régimes totalitaires et demande aux institutions de l’Union européenne et aux parties prenantes de tout mettre en œuvre pour faire en sorte que ces crimes abjects contre l’humanité et ces atteintes graves et systématiques aux droits de l’homme commis par les régimes totalitaires ne sombrent pas dans l’oubli et soient jugés, et garantir que ces crimes ne se reproduisent jamais plus ; souligne l’importance d’entretenir la mémoire du passé, car il n’y a pas de réconciliation sans travail de mémoire, et réaffirme qu’il s’élève d’une seule voix à tout régime totalitaire, quelle que soit l’idéologie qui l’étaie ;

    OB : c’est assez incroyable de lire ça dit comme ça…

    5. demande à tous les États membres de l’Union de procéder à une évaluation claire et fondée sur les principes en ce qui concerne les crimes et actes d’agression commis par les régimes communistes totalitaires et le régime nazi ;

    6. condamne toute démonstration et toute propagation d’idéologies totalitaires, telles que le nazisme et le stalinisme, dans l’Union européenne ;

    7. condamne le révisionnisme historique et la glorification des collaborateurs nazis qui ont cours dans certains États membres de l’Union ; s’alarme de l’acceptation, qui va croissant, d’idéologies radicales et d’une régression vers le fascisme, le racisme, la xénophobie et d’autres formes d’intolérance au sein de l’Union européenne ; se dit préoccupé par les informations faisant état de collusions, dans certains États membres, entre, d’un côté, des dirigeants politiques, partis politiques et autorités chargées de faire appliquer la loi et, de l’autre, des mouvements radicaux, racistes et xénophobes ayant diverses étiquettes politiques ; demande aux États membres de condamner ces actes le plus fermement possible, car ils ébranlent les valeurs de l’Union que sont la paix, la liberté et la démocratie ;

    8. demande à tous les États membres de célébrer le 23 août, Journée européenne de commémoration des victimes des régimes totalitaires, tant au niveau de l’Union qu’au niveau national, et de sensibiliser la jeune génération à ces problématiques en incorporant, dans les programmes et manuels scolaires de toutes les écoles dans l’Union européenne, l’histoire des régimes totalitaires et l’analyse des séquelles qu’ils ont laissées ; demande aux États membres de soutenir la conservation de traces écrites du passé trouble de l’Europe, par exemple en faisant traduire les comptes rendus des procès de Nuremberg dans toutes les langues de l’Union européenne ;

    9. demande aux États membres de condamner et de combattre la négation de l’Holocauste sous toutes ses formes, notamment la banalisation et la minimisation des crimes commis par les nazis et leurs collaborateurs, et de veiller à ce que les discours politiques et médiatiques soient exempts de ce type de banalisation ;

    10. réclame une culture mémorielle partagée, qui dénonce les crimes commis par le passé par les régimes fasciste, stalinien et autres régimes autoritaires, de manière à permettre notamment à la jeune génération d’acquérir la résilience nécessaire pour faire face aux menaces auxquelles la démocratie est confrontée à l’heure actuelle ; invite les États membres à encourager l’éducation, par l’intermédiaire de la culture grand public, à la diversité de nos sociétés et à la connaissance de notre histoire commune, notamment les atrocités de la Seconde Guerre mondiale, telles que l’Holocauste, et la déshumanisation systématique des victimes pendant de nombreuses années ;

    OB : Mais quelles sont donc ces “aux menaces auxquelles la démocratie est confrontée à l’heure actuelle” : je le vois pour ma part surgir régulièrement du Parlement Français macronisé.

    11. demande que le 25 mai (anniversaire de l’exécution de Witold Pilecki, héros d’Auschwitz) soit proclamé Journée mondiale des héros de la lutte contre le totalitarisme, ce qui constituera une marque de respect et un hommage à tous ceux qui, en luttant contre la tyrannie, ont fait preuve d’héroïsme et d’un véritable amour du genre humain et indiquera clairement aux générations futures quelle attitude il faut adopter face à la menace de l’asservissement totalitaire ;

    OB : oui, cette journée mondiale semble clairement à la hauteur de l’enjeu

    12. demande à la Commission de fournir un soutien concret aux projets de travail de mémoire et de souvenir historique dans les États membres ainsi qu’aux activités de la plateforme pour la mémoire et la conscience européennes, et d’affecter des ressources financières suffisantes, dans le cadre du programme « L’Europe pour les citoyens », au soutien à la commémoration et au souvenir des victimes du totalitarisme, comme demandé dans la position du Parlement sur le programme « Droits et valeurs » 2021‑2027 ;

    13. déclare que l’intégration européenne en tant que modèle de paix et de réconciliation résulte du libre choix des peuples de l’Europe de s’engager sur la voie d’un avenir partagé et que l’Union européenne a la responsabilité particulière de promouvoir et de préserver la démocratie, le respect des droits de l’homme et l’état de droit, non seulement à l’intérieur mais aussi à l’extérieur de son territoire ;

     

     

    14. fait observer qu’en adhérant à l’Union européenne et à l’OTAN, les pays d’Europe centrale et orientale ont non seulement pu retourner dans le giron de l’Europe libre et démocratique, mais ont aussi réussi, avec l’aide de l’Union européenne, à mettre en œuvre des réformes et à entrer dans une dynamique de développement socio-économique ; souligne toutefois que la possibilité d’adhérer à l’Union devrait demeurer ouverte à d’autres pays européens, comme le dispose l’article 49 du traité sur l’Union européenne ;

    OB : Mais qu’est-ce que vient faire l’OTAN dans ce texte ? Quant au reste, je ne pense pas que la Grèce approuve ce message

    15. maintient que la Russie reste la plus grande victime du totalitarisme communiste et que sa transformation en un État démocratique sera entravée aussi longtemps que le gouvernement, l’élite politique et la propagande politique continueront de blanchir les crimes communistes et de glorifier le régime totalitaire soviétique ; invite par conséquent la société russe à accepter son passé tragique ;

    OB : c’est là où on voit que les types ont vraiment perdu pied… Ces irresponsables ne seront heureux que quand on sera définitivement fâchés avec la Russie semble-t-il.

    16. s’inquiète vivement des efforts déployés par les dirigeants de la Russie d’aujourd’hui pour déformer les faits historiques et blanchir les crimes commis par le régime totalitaire soviétique ; considère ces tentatives comme un élément dangereux de la guerre de l’information qui est menée contre l’Europe démocratique et qui cherche à diviser notre continent ; demande dès lors à la Commission d’agir de manière décisive pour contrecarrer ces tentatives ;

    17. se dit préoccupé par le fait que des symboles de régimes totalitaires continuent à être utilisés dans les espaces publics et à des fins commerciales, tout en rappelant qu’un certain nombre de pays européens ont interdit l’utilisation de symboles nazis et communistes ;

    OB : Ah, l’Europe libre veut donc interdire, 30 ans après la fin de l’URSS, les symboles communistes…

    18. constate que le maintien, dans les espaces publics (parcs, places, rues, etc.) de certains États membres, de monuments et de mémoriaux glorifiant les régimes totalitaires ouvre la voie à la dénaturation des faits historiques relatifs aux conséquences de la Seconde Guerre mondiale ainsi qu’à la propagation d’un système politique totalitaire ;

    OB : Donc là ils parlent des communistes – les symboles de l’Armée rouge, ça compte donc là dedans ?

    19. condamne le recours croissant par les forces politiques extrémistes et xénophobes en Europe à la dénaturation des faits historiques et leur emploi d’une symbolique et d’une rhétorique qui font écho à certains aspects de la propagande totalitaire, à savoir le racisme, l’antisémitisme et la haine à l’égard des minorités, sexuelles ou autres ;

    OB : Et à l’évidence, ce Parlement s’y connait en “dénaturation des faits historiques”…

    20. invite instamment les États membres à veiller au respect des dispositions de la décision‑cadre du Conseil, afin de lutter contre les organisations qui diffusent des discours de haine et sèment la violence dans l’espace public et en ligne, et à interdire véritablement les groupes néofascistes et néonazis et toute autre fondation ou association qui exalte et glorifie le nazisme et le fascisme ou toute autre forme de totalitarisme, tout en respectant l’ordre juridique national et la compétence nationale en la matière ;

    21. souligne qu’il convient de continuer de puiser dans le passé tragique de l’Europe l’inspiration morale et politique nécessaire pour relever les défis du monde contemporain, et en particulier pour lutter pour un monde plus juste, bâtir des sociétés et communautés tolérantes et ouvertes qui accueillent les minorités sexuelles, religieuses et ethniques, et s’assurer que les valeurs européennes bénéficient à tous ;

    22. charge son Président de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, aux gouvernements et aux parlements des États membres, à la Douma d’État de la Fédération de Russie ainsi qu’aux parlements des pays du partenariat oriental.

    OB : c’est une bonne idée, quand on insulte quelqu’un, de lui envoyer le tas de boue, ça améliore les relations. Attendons la réponse – je parie sur une résolution condamnant Munich, et la colonisation…

    Ces gens sont fascinants : on a un début de réchauffement avec la Russie par la Président Macron, et il faut que, sans raison, ces politiciens irresponsables jettent de l’huile sur le feu.

    Le Canard Enchaîné de la semaine passée a pourtant bien pointé les risques majeurs :

     

     

    Comment ces irresponsables vont déterrer la dernière guerre, pour se rapprocher de la suivante – qui sera probablement, pour le coup, “la der des ders”.

    (1) JO C 92 E du 20.4.2006, p. 392. (2) JO L 328 du 6.12.2008, p. 55. (3) JO C 8 E du 14.1.2010, p. 57. (4) JO C 137 E du 27.5.2010, p. 25.

     

     

    Voici le détail des votes  :

    Les Pour :

     

     

    Les Contre et ensuite les Abstentions :

     

     

     

     

    Les 4 seuls Français ayant voté contre :

     

     

    L’analyse détaillée des votes, par pays et parti, est disponible ici, de façon bien plus conviviale que sur le site du Parlement européen.

     

     

    La réaction du groupe de gauche au Parlement européen :

    suite ici :

    https://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/indignation-generale-apres-le-vote-218132

     

     

    Voir aussi

    Le Parlement européen manipule l'histoire et la mémoire :

    "Le Parlement européen a adopté le 19 septembre une résolution "sur l'importance de la mémoire européenne pour l'avenir de l'Europe". Elle s'inquiète à juste titre de la montée des haines identitaires en Europe, mais va droit dans le mur en manipulant l'histoire. Non, nazisme et stalinisme ne sont pas équivalents. Non, le pacte germano-soviétique n'est pas la cause de la Seconde Guerre mondiale".  

    https://blogs.mediapart.fr/heimbergch/blog/220919/le-parlement-europeen-manipule-lhistoire-et-la-memoire

     

    Révisionnisme historique. Le déshonneur du Parlement européen

    26 9 2019 Par Patrick Le Hyaricdirecteur de l’Humanité.

     

    Le Parlement européen a voté il y a quelques jours une résolution scélérate censée souligner l’« importance de la mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe ». En réalité, cette mémoire est bafouée ligne par ligne, laissant présager un « avenir » sombre pour l’Europe. Visant à mettre un trait d’égalité entre communisme et nazisme, ce texte mobilise des considérants qui sont chacun des modèles de propagande et de révisionnisme historique.

    La signature du pacte germano-soviétique est ainsi obsessionnellement désignée comme cause principale du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. Ce grossier raccourci historique permet d’absoudre cyniquement aussi bien le national-socialisme, son idéologie de mort et les régimes fascistes des années 1930 que l’atermoiement meurtrier et parfois connivent des chancelleries occidentales avec le nazisme, et la complicité active de puissances d’argent avec les régimes fascistes et nazi.

    Silence est fait sur le traité de Versailles et ses conséquences. Aucun mot n’est consacré aux accords de Munich d’octobre 1938, ce « Sedan diplomatique » qui a livré les peuples européens au « couteau de l’égorgeur », ce « début d’un grand effondrement, la première étape du glissement vers la mise au pas », comme l’écrivait dans l’Humanité le journaliste et député communiste Gabriel Péri, fusillé par les nazis.

    Tout le faisceau de causes mobilisées par des générations d’historiens pour tenter d’expliquer le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale est bazardé au profit d’une bouillie antirusse sans aucun égard pour le sacrifice immense des Soviétiques dans l’éradication du nazisme.

    S’il ne fait aucun doute que le régime stalinien fut bel et bien un régime sanglant et criminel, il est moralement et historiquement inconcevable de faire de l’Union soviétique, de son armée et de tous ceux qui s’engagèrent avec elle, communistes de tous pays acteurs décisifs du combat libérateur, des équivalents des nazis et de leurs supplétifs collaborateurs, sauf à sombrer dans « l’obsession comparatiste », névrose idéologique dénoncée par l’historien Marc Ferro. Les communistes furent, dans de nombreux pays et avec l’appui de différentes forces, gaullistes et socialistes en France, les artisans du redressement national, créant un rapport de force qui permit l’édification d’institutions républicaines et sociales sur les cendres du nazisme et des collaborations. Est-ce un hasard si cet héritage fait parallèlement l’objet de violentes attaques dans tous les pays de l’Union européenne ?

    Les pays d’Europe orientale furent, quant à eux, des points d’appui décisifs dans les combats anticoloniaux qui essaimèrent après guerre. Noyer dans le concept de totalitarisme des réalités historiques aussi dissemblables ne peut apparaître que comme une escroquerie intellectuelle. Une telle entreprise ne sert en aucun cas à poser un regard lucide et apaisé, pourtant indispensable, sur les contradictions, crimes et fautes des régimes influencés par le soviétisme et qui ont pris le nom de socialisme.

    Cette résolution s’appuie sur un considérant aussi grotesque que l’interdiction formulée dans certains pays de l’Union de « l’idéologie communiste », semblant acter des dérives revanchardes des extrêmes droites du continent en incitant tous les États membres à s’y plier. Signe qui ne trompe pas, l’inféodation à l’Otan est ici désignée comme gage de liberté pour les peuples de l’Est européen.

    Cette résolution fait la part belle au révisionnisme d’extrême droite quand les pays baltes sont désignés comme ayant été « neutres », alors que ces derniers ont mis en place bien avant le pacte germano-soviétique des régimes de type fasciste laissés aux mains de « ligues patriotiques » et autres « loups de fer », suscitant un antisémitisme viscéral qui connaîtra son apogée sanglant dans ces pays lors de la Seconde Guerre mondiale.

    Incidemment, la Shoah, sa singularité intrinsèque, et les logiques d’extermination méticuleuses et industrielles du régime nazi sont fondues dans le magma des meurtres du XXe siècle et ainsi relativisées. L’odieuse équivalence entre nazisme et communisme permet d’exonérer les régimes nationalistes d’inspiration fasciste des années 1930 que des gouvernements et ministres actuels d’États membres de l’Union européenne célèbrent ardemment.

    Viserait-on, par ce texte politicien, à réhabiliter ces régimes qui gouvernèrent de nombreux pays d’Europe orientale avant de sombrer dans la collaboration en nourrissant l’effort de guerre nazi et son projet d’extermination des juifs d’Europe ? Ce texte est une insulte faite aux 20 millions de Soviétiques morts pour libérer l’Europe du joug nazi, aux millions de communistes européens engagés dans la Résistance et les combats libérateurs, un affront fait aux démocrates alliés aux mouvements communistes contre nazis et fascistes, avant et après la Seconde Guerre mondiale.

    Au moment où Ursula Von der Leyen, présidente de la Commission européenne, propose de nommer un commissaire à la « protection du mode de vie européen », célébrant un culte que l’on croyait révolu à la pureté continentale, les thèses historiques révisionnistes des droites extrêmes et réactionnaires, qui ont de toute évidence inspiré ce texte, font leur entrée fracassante au Parlement européen. Pendant ce temps, aucun commissaire n’est nommé sur les questions d’éducation ou de culture…

    Thomas Mann, vigie morale d’une Europe décomposée, écrivait : « Placer sur le même plan moral le communisme russe et le nazi-fascisme, en tant que tous les deux seraient totalitaires, est dans le meilleur des cas de la superficialité, dans le pire c’est du fascisme. Ceux qui insistent sur cette équivalence peuvent bien se targuer d’être démocrates, en vérité, et au fond de leur cœur, ils sont déjà fascistes ; et à coup sûr ils ne combattront le fascisme qu’en apparence et de façon non sincère, mais réserveront toute leur haine au communisme. »

    Si l’expérience qui a pris le nom de communiste au XXe siècle ne peut être, pour tout esprit honnête, résumée à la personne de Staline ou à une forme étatique, tel n’est pas le cas du nazisme, intrinsèquement lié à un homme, à un régime. Et si le communisme propose un horizon d’émancipation universelle, quoi qu’on pense des expériences qui s’en sont réclamées, tel n’est pas le cas de l’idéologie nazie, qui se revendique raciste, réactionnaire et exclusive, portant la mort en étendard. Ces simples arguments de bon sens disqualifient l’odieuse comparaison de cette résolution.

    C’est bien la visée communiste, dont nous maintenons qu’elle ne fut jamais mise en pratique dans les pays du bloc soviétique, qui est la cible de ce texte indigne et inculte, et avec elle, la possibilité d’une autre société. Que des voix sociales-démocrates et écologistes aient pu soutenir pareille résolution, mêlant leurs voix au Rassemblement national (ex-FN) et aux extrêmes droites continentales, est le signe désolant de la lente dérive d’une frange trop importante de la gauche européenne qui largue les amarres d’une histoire et d’un courant, ceux du mouvement ouvrier, dans lesquels elle fut elle aussi forgée, qui prête également le flanc aux pires tendances qui s’expriment dans le continent.

    Demain, un maire, un élu, un député pourra-t-il se dire communiste sans enfreindre la docte délibération du Parlement européen ? Et l’Humanité pourrait-elle un jour passer sous les fourches Caudines de la censure imposée des droites extrêmes coalisées ? Ne plane-t-il pas là comme un parfum munichois, justement, face à une offensive idéologique dont certains pensent pouvoir se satisfaire en rasant les murs ?

    Tous les démocrates, toutes les personnes attachés à la libre expression des courants qui se réclament du communisme et d’une alternative au système capitaliste devraient au contraire se lever contre cette inquiétante dérive qui nous concerne tous. Au risque d’y laisser eux aussi un jour leur peau. 

    https://www.humanite.fr/revisionnisme-historique-le-deshonneur-du-parlement-europeen-677700

    voir aussi :

    https://reseauinternational.net/limportance-de-la-memoire-pour-organiser-lamnesie-europeenne/

     

     


    votre commentaire
  • (image ajoutée)


    Voici la copie de l’article concernant les principes et possibles détournements du rôle de l'État, tel qu'envoyé aux élus locaux.

    Gérard PRIVAT

    Cette lettre, destinée aux élus locaux, est également envoyée pour information à l’attention :

    —    Du Président de la République ;
    —    Du Président du Sénat, Sénatrices et Sénateurs ;
    —    Du Président de l’Assemblée nationale, Députées et Députés ;
    —    Du Premier ministre ;
    —    Du Président du Conseil Constitutionnel, Conseillères et Conseillers ;
    —    Du Vice-président du Conseil d’État, Conseillères et Conseillers ;
    —    Du Président du Conseil économique, social et environnemental, Conseillères et Conseillers ;
    —    Du Premier Président de la Cours des comptes, du Procureur général, Magistrates et Magistrats ;
    —    Des Présidentes, Présidents, Conseillères et Conseillers, des Assemblées territoriales, des Conseils territoriaux, des Conseils départementaux.

    Cette lettre est également adressée aux médias.
     

                                               Lisle-sur-Tarn le 23 septembre 2019

     
    RÔLE DE L’ÉTAT ! 


    Madame le Maire, Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les Conseillers,

     
    Vous connaissez le rôle de la centralisation française dont la fonction première était de regrouper les compétences nécessaires afin de mieux organiser l’ensemble du territoire national pour sa défense, son développement avec les collectivités territoriales et l’émancipation du peuple.

    La centralisation correspond-elle encore à l’utilisation que voulaient en faire les fondateurs de la République ?

    La dégradation de la vie sociale s’accélère actuellement.
    Plus que jamais, l’État organise ou laisse organiser par des multinationales, la mise sous tutelle du peuple.
    La détérioration de nombreux acquis, une complexité souvent inutile (négative) et de gros nuages de poudre aux yeux, sont prétextes pour faire des « économies » ou aiguillonner une prétendue efficacité sociale.

    Les exemples sont nombreux qui confirment cette mise sous tutelle… 
    Les personnes les plus fragiles économiquement, voient leur autonomie financière toujours plus réduite jusqu’à l’exclusion.
    Paradoxalement, en contrepartie des aides favorisent une certaine docilité.
    Autrement le chômage et la précarité de l’emploi perdurent.
    Les salaires et pensions de retraites modestes continuent de se déprécier en diminuant relativement en comparaison de l’inflation.
    Les méthodes pédagogiques et les programmes scolaires se détériorent ; l’accumulation d’un savoir technique est privilégiée au détriment de l’accès aux principes de la connaissance et de l’émancipation humaine.
    La santé, à laquelle tout le monde n’a pas facilement accès, est abandonnée à des conditions de plus en plus restrictive.
    La vie de nombreuses personnes âgées se précarise.
    La compétition devient la règle à tous les niveaux de la vie sociale.
    La démocratie est rendue opaque et la politique repoussante.
    Les responsabilités locales sont diluées dans les nébuleuses des collectivités territoriales.
    Les accueils physiques de proximité sont éliminés pour l’ensemble des services rendus autrefois par l’État ou les mairies (eau, assainissement, électricité, gaz, enlèvement et traitement des déchets) ; lesquels accueils sont loin d’être compensés par les services en ligne avec l’Internet.
    Etc..

    La déstabilisation du plus grand nombre des communes réduit la démocratie et dévitalise le territoire, ce qui participe également à la mise sous tutelle du peuple.

    Vous, élus locaux, quand vous souhaitez œuvrer au développement de vos communes, vous vous retrouvez dans la tourmente en utilisant des espaces légaux de plus en plus réduits, complexes et contraignants.
    Pourtant les outils démocratiques et émancipateurs, même dégradés, sont encore disponibles.
    Il est possible de favoriser le plus simple de ces outils, bien que souvent négligé ou repoussé par un trop grand nombre de personnes ; je veux parler des inscriptions sur les listes électorales et le retour aux urnes des abstentionnistes.

    Élus locaux, vous êtes le maillon essentiel de la démocratie.
    A votre exemple, l’État dans son ensemble, doit redevenir responsable du bien commun.
    La centralisation démocratique doit favoriser la véritable richesse par la coopération sur l’ensemble du territoire et le partage équitable de cette richesse.

    Œuvrons pour plus de démocratie et de liberté en responsabilité commune.
    Œuvrons pour l’émancipation humaine.
    Œuvrons dans le sens de la vie ! 

    Soyez assurés, Madame le Maire, Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les Conseillers, quelles que soient vos opinions, de mon profond respect pour votre dévouement à vos concitoyens.


    Gérard PRIVAT
    Président d’Avenir Solidaire

     

    AVENIR SOLIDAIRE
    Association Loi 1901
    27, PSIHAN ; 35380 Maxent - (F)
    http://avenir-solidaire.fr
    contact@avenir-solidaire.fr 

     


    votre commentaire