• La preuve que Bercy ment aux juges pour étouffer les pratiques déloyales d'Euronext

    Le Ministère des finances ment depuis des années pour étouffer une enquête de la répression

    des fraudes sur les pratiques anti-concurrentielles de la société qui gère la Bourse de Paris,

    Euronext. Deontofi.com publie de nouvelles preuves. Photo Christian Schmurr / Flickr

     

    Son nez s’allonge comme celui de Pinocchio. Le Ministère des finances ment depuis des années pour étouffer une enquête de la répression des fraudes sur les pratiques anti-concurrentielles de la société qui gère la Bourse de Paris, Euronext. Deontofi.com a été le premier média à révéler les détails hallucinants de ce scandale. Le site de la déontologie va plus loin, en publiant en exclusivité une nouvelle preuve accablante des mensonges de Bercy.

    Depuis des années, les preuves s’accumulent sur les contradictions, maladresses et mensonges éhontés du Ministère des finances, d’abord pour nier, puis pour étouffer et finalement escamoter la véritable enquête embarrassant le pouvoir sur les pratiques anti-concurrentielles d’Euronext, la société qui gère la Bourse de Paris.

    De nouvelles preuves accablantes de ces cachoteries ont été apportées par le responsable des procédures à l’Autorité de la concurrence, qui savait visiblement déjà beaucoup de choses sur les dessous de cette affaire scabreuse, et les conditions dans lesquelles la véritable enquête sur les pratiques déloyales d’Euronext a été étouffée par la hiérarchie des services de répression des fraudes, sous les ordres du Ministre des finances.

    Ces éléments ont été signalés à l’attention du Conseil d’Etat dans les conclusions déposées par Maître Julien Occhipinti, avocat de Sébastien Robert, à l’audience du 14 septembre dernier :

    Il sera précisé que M. Robert, gérant de la société Alter Négo, a pu avoir de façon verbale confirmation de l’existence du rapport établi par la DGCCRF en 2009. L’Autorité de la concurrence, alertée par un article de presse, avait souhaité commencer une enquête en 2011 et avait demandé communication de ce rapport. Il ne sera donné aucune suite à cette demande, et, de façon tout à fait illégale et choquante, le chef du bureau des pratiques anticoncurrentielles à la DGCCRF a expressément fait savoir par un appel téléphonique au rapporteur en date du 21 septembre 2011 qu’il s’y opposait formellement.

    > > En l’état, aucune preuve écrite de ce comportement illégal n’existe, mais il devait tout de même être signalé au Conseil d’Etat, eu égard à la déloyauté manifeste des services du ministre dans cette affaire.

    Pour aller plus loin, voici la synthèse de sa conversation téléphonique avec l’Autorité de la concurrence, qu’en a fait M. Sébastien Robert, victime des pratiques d’Euronext qu’il demande à la justice de reconnaître  :

    « L’enquête a pour origine la consultation d’un article de presse mentionnant notamment des faits potentiellement commis par la société Euronext dans le cadre de ses activités de société de bourse. Il était fait mention notamment de manœuvres anticoncurrentielles et discriminatoires.

    Il y a eu une enquête initiée par les services de la DGCCRF de Lyon qui n’a pas abouti et a donné lieu à une décision du tribunal administratif de Paris aux termes de laquelle il est enjoint au ministre de l’Economie et de l’Industrie, dans un délai de 3 mois suivant la notification du présent jugement, d’engager la reprise des investigations diligentées par ses services. La Cour administrative d’appel de Paris qui a été saisie en appel a invalidé la décision du tribunal administratif.

    Par ailleurs un certain nombre de négociateurs pour compte propre ont attrait Euronext Paris devant le tribunal de commerce en vue d’obtenir réparation du préjudice dont ils auraient été victimes du fait notamment des manquements de l’entreprise de marché à ses obligations contractuelles. Le tribunal de commerce de Paris a débouté  les NCP de l’ensemble de leurs demandes. Les intéressés ont fait appel.

    D’autre part, la société Alter Nego dont le gérant est Monsieur Sébastien ROBERT a également attrait Euronext Paris en réparation du préjudice tiré des manquements contractuels et réglementaires dont ils s’estiment victimes de la part de l’entreprise de marché. Par un jugement rendu le 21 janvier 2011 le tribunal de commerce de Paris a débouté les intéressés de leurs demandes. Alter Nego et Monsieur Sébastien ROBERT ont interjeté appel.

    Par décision du 20 septembre 2011, Monsieur PIERORAZIO a été désigné rapporteur pour enquêter dans le secteur des relations commerciales entre les entreprises de marché et leurs membres.

    Les pièces du dossier initié par les services d’enquête de la DGCCRF de Lyon ont fait l’objet d’une demande par courriel du 21 septembre 2011. Cette demande ne sera jamais satisfaite, le chef du bureau des pratiques anticoncurrentielles à la DGCCRF ayant expressément fait savoir par un appel au rapporteur en date du 21 septembre 2011 qu’il s’y opposait formellement. »

    Écouter l’enregistrement de cette conversation ici pour vérifier l’authenticité des propos résumés ci-dessus :

    https://deontofi.com/la-preuve-que-bercy-ment-aux-juges-pour-etouffer-les-pratiques-deloyales-deuronext/

     

    Commentaire de  tendaime
     
     
    Comme toujours , la même mafia des "frangins" qui couvrent les méfaits ou délits et ensuite se couvre les uns et les autres

    Encore des institutions qui font ce qu ‘elles veulent car elles ne sont pas SOUS CONTRÔLE DU PEUPLE .

    Patience M. ROBERT , bientôt la révolution ou le chaos

    Merci Eva pour cet article
     
     

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    Avant la Présidentielle et après, j'avais alerté : Le dictateur facho et psychopathe Macron détruira tout en France : La Nation, le territoire, la protection des travailleurs, les acquis sociaux, les services publics, les traditions, la souveraineté, la démocratie, les libertés, la paix, etc. Intolérable ! chantal dupille dite eva R-sistons

     

    --http://actualiteevarsistons.eklablog.com/macron-et-bayrou-unis-pour-le-pire-la-destruction-de-la-france-dossier-a130009426

    -- LA MENACE MACRON (par chantal dupille, dite eva R-sistons)

     

    Pour le socialiste François Kalfon, Emmanuel Macron "s'apprête à liquider toutes les structures politiques intermédiaires" du Grand Paris.

    Pour le socialiste François Kalfon, Emmanuel Macron "s'apprête à liquider toutes les structures politiques intermédiaires" du Grand Paris. (Reuters)
     

    OPINION - Le conseiller régional d'Ile-de-France François Kalfon, socialiste, s'alarme du projet d'Emmanuel Macron pour le Grand Paris

     

    La méfiance d'Emmanuel Macron à l'endroit des collectivités locales, on découvre son ivresse de pouvoir : il vient de jeter son dévolu sur la région capitale. Alors que cette conurbation de 11 millions de Franciliens foisonne d'énergie, de créativité, décuplée par des projets structurants comme son futur réseau express de transports ou la perspective des Jeux olympiques, le président de la République préfère préparer un plan dévastateur pour l'Ile-de-France en pratiquant la politique de l'éteignoir et en accentuant les inégalités territoriales au profit d'une vision uniquement pro-business.

    Lire aussi : Et si l'opposition à Macron venait des élus locaux?

    Sous prétexte d'achever la réforme institutionnelle du Grand Paris engagée sous la présidence Hollande, Emmanuel Macron s'apprête à liquider toutes les structures politiques intermédiaires qui, dans l'espace de la métropole de 7 millions d'habitants, constituent pourtant l'échelon de proximité indispensable entre la décision politique et les citoyens.

    Depuis dix-huit mois, les élus parisiens travaillent à la mise en place de ces nouvelles structures

    Depuis l'année dernière, la petite couronne tient enfin son maillage d'intercommunalités issues de la création de 12 établissements publics territoriaux (EPT), ville de Paris incluse, conformément à ce qui existe partout en France.


    Depuis dix-huit mois, les élus travaillent à la mise en place de ces nouvelles structures, à la définition des compétences, à la mise en réseau de différents équipements publics, à la mutualisation des dépenses. Plusieurs centaines d'agents ont été transférés des communes vers les EPT et commencent à s'habituer à leurs nouvelles conditions de travail. Les forces vives des territoires ainsi que les habitants eux-mêmes s'approprient ces nouveaux ensembles qui offrent une réponse de gouvernance à la bonne échelle.

    Mais voilà, Jupiter ne veut plus voir qu'une seule tête

    Mais voilà, Jupiter ne veut plus voir qu'une seule tête et a décidé de passer toute l'Ile-de-France en coupe réglée, lors d'une conférence territoriale en octobre. Dans le cadre d'un accord politicien avec Patrick Ollier, président (LR) de la métropole du Grand Paris, tout sera supprimé au profit de cette structure tentaculaire et très technocratique, pendant des établissements publics territoriaux mais à une échelle gigantesque, intervenant sur toute la petite couronne dans une fonction essentiellement programmatique.

    Par la seule volonté du Prince, demain, cette unique structure composée de quelques dizaines d'agents décidera de tout dans un espace peuplé de 7 millions d'habitants. Imagine-t-on que le devenir des piscines des Hauts-de-Seine, des médiathèques du Val-de-Marne, la collecte des déchets en Seine-Saint-Denis, les travaux sur des voiries de proximité soient tranchés depuis le siège de la métropole dans le 13e arrondissement de Paris? Quelle formidable régression !

    Les départements de la petite couronne promis à la disparition en 2020

    Mais le président de la République ne s'arrête pas là. A la trappe aussi les départements de petite couronne promis à la disparition dès 2020. En fait, Emmanuel Macron n'en finit pas de déverser sa bile contre les territoires et les collectivités locales ennemies historiques de Bercy. Son projet machiavélique de liquidation programmée des élus et des collectivités locales du Grand Paris n'est qu'un exemple supplémentaire venant gonfler une liste déjà bien indigeste : gel de crédits en 2017, baisse des dépenses publiques locales de 13 milliards, réduction des contrats aidés, économies forcées, etc. Ces mêmes collectivités territoriales qui pèsent pourtant près des trois quarts de l'investissement public français.

    Dans son autoritarisme ­destructeur, il entreprend à tous les étages de la République une recentralisation

    L'Ile-de-France est l'espace le plus dense et le plus inégalitaire de la ­République. Comment bâtir un dispositif institutionnel qui prenne en compte à la fois l'exigence de proximité, d'attractivité et de cohésion pour que des territoires comme la Seine-et-Marne et le Val d'Oise n'aient pas le sentiment d'une relégation, se partageant les miettes du festin de l'hypercentre? De cela le président Macron n'a que faire, accentuant les disparités et la relégation des franges urbaines. Dans son autoritarisme ­destructeur, il entreprend à tous les étages de la République une recentralisation autoritaire concentrant les bénéfices économiques sur une minorité de territoires comme il va d'ailleurs, par ses choix fiscaux, privilégier une minorité de Français.

    Derrière une approche gestionnaire et technocratique de l'Ile-de-France et du Grand Paris se cache en réalité un profond enjeu démocratique et de proximité. Emmanuel Macron essaie d'étouffer en catimini les territoires. A la gauche de les réveiller et de prouver aux citoyens et aux habitants que pour résorber les fractures françaises mieux vaut s'appuyer sur l'échelon de proximité plutôt que le détruire !

    Par François Kalfon, conseiller régional socialiste d'Ile de France, membre de la direction collégiale du PS

    http://www.lejdd.fr/politique/francois-kalfon-le-grand-paris-de-macron-cest-couper-les-tetes-3438356


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  • Texte de janvier 2017 mais toujours d'actualité

    surtout avec le banquier de Rothschild, Macron !

    Islande modèle pour nous tous, en tous cas... (eva)

     

    L’Islande envoie ses banquiers en prison

    et fait un bras d’honneur à la finance

    Verdi (son site)

                     lundi 9 janvier 2017
     
     

    Contrairement à l’incroyable servilité des peuples et des gouvernants d’Europe, face à la dictature de la finance, un pays a repris fermement son destin en main : l’Islande. Il a refusé de payer sa dette et renoncé à l’Europe. Aujourd’hui, les Islandais ne s’en portent que mieux. Quel pays, quel dirigeant, montrera la même volonté que les Viking ?

     

     

     

    Alors que l’Europe corrompue continue de protéger ses banquiers véreux, un pays a pris son destin en main, et décider de s’attaquer aux racines du mal : la finance. Ce petit pays, qui s’est fait remarquer par l’enthousiasme de ses supporters vikings, pendant l’Euro de foot 2016, en France, et la bravoure de son équipe nationale, fait aujourd’hui figure de modèle, pour ne pas dire figure de proue, dans la lutte contre le mondialisme étouffant, imposé par les capitalistes ultra-libéraux, favorables à une loi de la jungle sans merci entre les êtres humains. Au passage, un modèle socio-économique, ardemment préconisé par Fillon, le candidat chrétien de droite extrême à la présidentielle de 2017.

    Que s’est-il passé dans cette île septentrionale, perdue dans l’Atlantique Nord, entre la Norvège et le Groenland ? Qu’est-ce qui a fait se révolter ses 330 000 habitants, au point de faire vaciller les politiciens en place, et, fait rare et peut-être unique au sein du monde occidental, d’envoyer les neufs principaux banquiers du pays en prison ? La crise des subprimes de 2007 et le tsunami financier qui a suivi en 2008 ! Là où, partout ailleurs, en Europe et dans le monde, politiciens corrompus et banquiers se sont entendus pour faire payer les centaines de milliards de pertes aux citoyens des pays, comme ce fut le cas en France, avec Sarkozy, l’Islande, elle, a tout bonnement refusé de faire payer les victimes et, à l’inverse, a choisi de s’en prendre aux responsables indélicats : ses propres banquiers.

    L’Islande relève la tête, la Grèce s’agenouille

    En Europe, les banques ont été sauvées par les contribuables des Etats, grâce aux décisions désastreuses des gouvernements de les renflouer. Non contente d’asphyxier l’économie et les peuples, l'UE prend une directive qui autorise, de surcroît, les banques à se payer sur leurs clients en cas de difficultés ou de faillite. Qui était président de la Commission Européenne à l'époque ? Un certain Barroso, qui a rejoint depuis Goldman Sachs. Qui lui a succédé à ce poste ? Un certain Juncker, ancien Premier ministre de l’un des plus importants paradis fiscaux de la planète : le Luxembourg.

    Une directive retranscrite, sans sourciller, dans le droit français, en 2015, par Valls, sous la présidence de Hollande. La même année, la Grèce - confrontée aux mêmes difficultés que l’Islande - cédait à la pression de la troïka, et capitulait en rase campagne, au moment où le monde attendait qu’elle prenne la tête de la résistance à l’oppression de la finance mondiale. Un cuisant revers, en dépit de l’arrivée au pouvoir de Syriza et Tsipras, qui promettaient de renverser le système !

    Contrairement à la Grèce, de son côté, l’Islande décidait de s’affranchir de la tutelle des banques et renonçait à intégrer l’Union européenne, avec laquelle elle était en négociation depuis quelques années. Après la faillite des trois principales banques, Kaupthing, Landsbanki et Glitnir, le secteur bancaire a été nationalisé. Il a été décidé de ne pas payer la dette contractée par ces dernières auprès de banques de Grande-Bretagne et des Pays-Bas, dettes générées par leurs mauvaises politiques financières.

    93% des Islandais refusent de payer la dette

    Une assemblée populaire a été créée pour réécrire la Constitution. Une nouvelle constitution est élaborée par une assemblée constituante à partir de 2011, qui instaure, notamment, le recours direct au peuple souverain. Mais celle-ci ne verra finalement pas le jour.

    En 2008, après la nationalisation de la principale banque du pays, la monnaie (couronne islandaise) s’est effondrée, la bourse a cessé son activité, le pays s’est trouvé en banqueroute.

    En 2009, la protestation citoyenne a provoqué des élections anticipées. S’en est suivi la démission du Premier ministre et de son gouvernement. La situation économique désastreuse du pays a persisté à cause d’une loi qui contraignait les citoyens à rembourser mensuellement les 3500 millions d’euros de dette sur 15 ans, moyennant un intérêt de 5%.

    En 2010, le peuple descend dans la rue et demande l’abrogation de cette loi par referendum. Le NON au paiement de la dette l’emporte avec 93% des voix. Ce qui pousse le gouvernement (social-démocrate et vert) à examiner les responsabilités juridiques à l’origine de la crise. S’appuyant sur une enquête d’Interpol, plusieurs banquiers et cadres supérieurs sont placés en détention.

    Les banquiers envoyés en prison, le pays respire à nouveau

    En octobre 2016, neufs grand banquiers écopent de 46 ans de prison cumulés, par la Cour suprême de Reykjavik. Même si tout n’est pas rose, l’activité économique, à travers le tourisme notamment, a repris de belles couleurs. Les Islandais ont vu leurs salaires progresser, ils ne sont plus surendettés et ils ne consomment plus à crédit.

    Affranchie des puissances financières, l’Islande a montré la voie....

    https://www.agoravox.fr/actualites/international/article/l-islande-envoie-ses-banquiers-en-188375

     


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    Le Gouvernement, Le Drian, Reporters Sans Frontières se sont mobilisés en faveur de Loup Bureau détenu en Turquie. Mission réussie. 

    Et toujours rien pour libérer Maître Salah Hamouri, Franco-Palestinien, scandaleusement détenu !

    NB On attend aussi qu'Avocats Sans Frontières intervienne comme Reporters Sans Frontières.

    Eva R-sistons (Chantal Dupille, journaliste-écrivain)

     

     

    ASSEZ ! Combien de rebondissements, de reports, de changements de tactique, de prisons ou de tribunaux, de condamnations provisoires, de nouvelles condamnations, d’annonces de libération ou de mises en détention administrative, d’ordres du ministre de la défense, d’appels du procureur, de décisions provisoires, combien de coups au cœur Salah Hamouri va-t-il devoir encore subir avant que le Président de la République ne réalise qu’il se passe de l’autre côté de la Méditerranée un véritable scandale, un déni de justice, une atteinte aux droits humains élémentaires qui auraient déjà dû attirer son attention depuis le 23 août.

    Monsieur le Président, Salah Hamouri n’est pas un jouet à disposition de qui entend se distraire et tester votre silence ! C’est un être humain, un citoyen français, défenseur des droits humains, avocat, père de famille ! Il est tombé dans les griffes d’un pouvoir qui n’a que faire de l’humanité de l’Autre ou du droit international ne serait-ce qu’en ce qui concerne le traitement des prisonniers politiques qui, contre toute notion de droit, remplissent les prisons en Israël.

    Cela fait plus de 15 ans que le pouvoir israélien s’acharne sur ce jeune homme franco-palestinien qui, comme c’est son droit le plus élémentaire, refuse d’accepter l’occupation, l’annexion et la colonisation de sa ville, Jérusalem Est, l’occupation et la colonisation de son pays, la Palestine. Comment tolérez-vous qu’un gouvernement étranger, qui a fait du non respect du droit international et des droits humains sa marque de fabrique, traite de cette manière quelqu’un qui est en droit d’attendre de vous protection et fermeté face à son bourreau ?

    Cela fait 23 jours que l’armée israélienne, en force, est venue le cueillir dans son sommeil. Depuis 23 jours, il a été entendu 20 minutes en tout et pour tout. Il est ballotté d’une prison à l’autre, d’une cour à l’autre, d’une perspective à l’autre et les échéances sont reportées sans cesse de 2 jours en 2 jours ou de manière incertaine sans qu’aucun fait ne lui soit reproché.

    Monsieur le Président de la République, c’est avec force et détermination que nous vous demandons d’agir et de siffler la fin de la partie. Salah Hamouri, c’est tout à son honneur, ne lâche rien sur ce qui pour lui est au dessus de tout : être fidèle à ses idées et au respect du droit. D’autres Français l’ont fait avant lui. En le laissant seul face à ses bourreaux, c’est à l’image de la France que vous portez atteinte. Salah Hamouri ne doit pas rester un jour de plus en prison, c’est de votre responsabilité !

    Le Bureau national

    Communiqué de l’AFPS

    http://www.france-palestine.org/Salah-Hamouri-le-President-de-la-Republique-francaise-doit-siffler-la-fin-de-la

    ...

    ALERTE 18 9 17 Salah Hamouri : injustice est faite, un déni absolu de droit !

    http://www.france-palestine.org/Salah-Hamouri-injustice-est-faite-un-deni-absolu-de-droit

    Ainsi donc la « loi du plus fort » est passée ! Dans cette partie du monde la démocratie ne vaut que pour certains : ceux qui depuis 50 ans – en toute impunité - occupent, colonisent, humilient tout un peuple en le privant de ses droits nationaux.

    Salah Hamouri, avocat franco-palestinien résident de Jérusalem-Est, est de nouveau victime de cette arme inique utilisée illégalement de façon massive par le pouvoir israélien : la détention administrative. Après avoir déjà été emprisonné 7 ans pour des accusations fantaisistes, il est condamné à 6 mois de détention administrative sans qu’aucune charge ne pèse sur lui et sans avoir eu droit à aucun procès. La détention administrative permet à un pouvoir autoritaire de maintenir en prison sans aucun motif un opposant - ou supposé tel - sans avoir à avancer le moindre commencement d’un début de preuve. De plus cette condamnation est renouvelable à l’infini sans plus de justification. Ils sont actuellement plus de 400, victimes de ce déni de justice et de démocratie, dans les prisons israéliennes, dont des femmes, des enfants, des député.e.s, pour certains depuis de nombreuses années.

    Il a fallu 28 jours au pouvoir israélien pour parvenir à ses fins au gré des atermoiements d’une justice aux ordres d’un pouvoir colonial. Pendant ces 28 jours, la solidarité citoyenne s’est amplifiée, des milliers de messages ont été envoyés aux autorités françaises. Le silence de ces autorités a été assourdissant, insoutenable. L’appel au Président de la République pour qu’il ne reste pas muet face à cette situation est resté sans effet ! Comment expliquer ce silence ? Quand un citoyen français est victime d’arbitraire et d’injustice, c’est la République qui est humiliée.

    Et cela, Emmanuel Macron le sait très bien, il en a fait la démonstration pour faire sortir des geôles turques Loup Bureau dont le père rappelait que son fils avait été accusé, de manière fantaisiste et arbitraire, d’appartenir à une "organisation terroriste" par M. Erdogan et les autorités turques. Monsieur le Président de la République, il suffit de remplacer Loup Bureau par Salah Hamouri et Monsieur Erdogan par Monsieur Netanyahou pour éclairer la situation. Monsieur le Président de la République, pourquoi ce silence ? Un avocat franco-palestinien victime de l’arbitraire du pouvoir israélien n’a-t-il pas la même valeur à vos yeux qu’un journaliste français victime de l’arbitraire du pouvoir turc ? Ne mérite-t-il pas le même traitement, le même respect ?

    Plus que jamais mobilisé.e.s, nous ne lâcherons rien, tant que Salah n’aura pas retrouvé sa liberté !

    Liberté pour Salah Hamouri, l’acharnement du pouvoir israélien contre lui doit cesser !


    Le Bureau national de l’Association France Palestine Solidarité
    18
    septembre 2017


    --
    Association France Palestine Solidarité (AFPS)
    21 ter Rue Voltaire 75011 Paris
    Tél. : 01 43 72 15 79
    Fax. : 09 56 03 15 79
    Suivez l'AFPS sur www.france-palestine.org, Facebook et Twitter
    .

     

     


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  • Commerce d’indulgences et certificats verts

    Commerce d’indulgences et certificats verts

    « Opinion non déguisée » qui provient aujourd’hui du journal « Schweizerzeit »

    Il n’y a pas beaucoup de nouvelles choses dans le monde. Tout comme dans la mode vestimentaire, les hits d’autrefois réapparaissent, il en est de même pour les grosses escroqueries : elles fonctionnent toujours selon le même schéma. Un tel schéma est par exemple le suivant : Fais en sorte que la personne se sente coupable et qu’elle ait mauvaise conscience. Montre-lui la façon dont elle peut se défaire de cette faute en donnant de l’argent.

    Au Moyen-Âge l’Eglise donnait aux gens une peur infernale des souffrances du purgatoire.

    Par exemple à l’aide du deuxième commandement : Tu ne déshonoreras pas le nom de ton Dieu. … Et gare à toi si un gros mot t’échappait quand par mégarde tu te tapais sur le doigt avec ton marteau. Il y avait un système derrière l’endoctrinement qui venait de la chaire. Quel soulagement lorsqu’on proposait à quelqu’un de pouvoir échapper au purgatoire s’il achetait une indulgence ! A travers le commerce de ces indulgences l’Eglise a récolté d’énormes sommes d’argent. Cet argent est bien sûr resté dans les poches de tous les seigneurs de l’Eglise.

    Le commerce des certificats verts

    Aujourd’hui ce sont des cercles économiques qui nous mentent à propos des certificats verts et qui possèdent un excellent réseau de désinformation dans la politique et les médias. Tout d’abord il faut créer la mauvaise conscience. Nous sommes fautifs qu’il y ait des émissions de CO2 trop importantes. Ce CO2 dont nous sommes coupables change le climat, fait fondre les glaces polaires et mourir les ours blancs. Mais comme nous continuons à commettre de tels péchés, que nous n’arrêtons pas de conduire notre voiture et que nous chauffons notre appartement au mazout, nous devons en retour acheter des certificats verts pour avoir un « impact climatique neutre ».

    C’est très simple : celui qui par exemple installe une grande éolienne qui défigure la nature, reçoit un certificat selon le protocole de Kyoto, d’après lequel il a économisé un certain nombre de tonnes de CO2. Il peut ensuite vendre ce certificat à un fautif qui n’a pas économisé suffisamment le CO2 : par exemple à une centrale à charbon. Si la centrale à charbon a acheté suffisamment de certificats de la sorte, elle a également un « impact climatique neutre » et ne doit pas payer d’amende.

    Le commerce avec les certificats verts (commerce de droits d’émission) représente un chiffre d’affaire de plusieurs milliards. Rien qu’en 2016 sur le marché européen on a fait le commerce de droits d’émission (le droit de mettre du CO2 dans l’air sans être pénalisé) pour 691 millions de tonnes de CO2 à un prix moyen de cinq euros par tonne, donc environ pour 3,5 milliards d’euros.

    A qui la faute pour le changement climatique ?

    Est-ce que le changement climatique est vraiment provoqué parce que nous humains, nous produisons du CO2 ? Ou est-ce simplement le soleil, qui à travers l’intensité de son rayonnement est responsable du vent et des courants marins et d’un changement climatique constant ? Il y a toujours eu des périodes glacières et des périodes de chaleur.

    Quelques faits à ce sujet :

    – Personne n’a jamais pu prouver que le CO2 est responsable du changement climatique. Cette théorie créée par le chimiste suédois Arrhenius en 1890 ne peut pas être prouvée.

    – L’influence de l’humain est beaucoup trop petite : 1,2 % des émissions annuelles de CO2 proviennent de carburants fossiles, 2 % proviennent de l’air que nous expirons. Plus de 90 % proviennent de sources sur lesquelles l’humain n’a aucune influence (les mers, les volcans, la faune).

    – Le CO2 est un gaz dont l’air n’est composé qu’à 0,038 %. L’humain ne produit donc que 3,2 % de 0,038 %, donc 0,0012 % de la composition de l’air.

    – Toutes les plantes ont besoin de CO2 pour vivre et produire de l’oxygène à travers la photosynthèse.

    – Au 13ème siècle il n’y avait pas de glacier dans le Valais. Guillaume Tell aurait donc pu traverser les Alpes sans voir aucun glacier. Les glaciers ne sont apparus qu’avec la petite période glaciaire du Moyen-Age, de 1400 à 1850. Dans cent ans les gens s’étonneront de voir combien d’entre nous ont réellement cru à cette fraude climatique.

    de ke.

    source: https://www.kla.tv/index.php?a=showlanguage&lang=fr

    http://reseauinternational.net/commerce-dindulgences-et-certificats-verts/

     

    Réchauffement climatique ? Le monde au seuil d’une période glaciaire ; baisse de température à Paris, Tamise gelée:

    Réchauffement climatique ?

    Le monde au seuil d’une période glaciaire ;

    baisse de température à Paris, Tamise gelée:

    .

    Avant la grande mode du réchauffement climatique, de l’effet de serre et de la régulation des quelques atomes de carbone que nous avons le culot de rejeter dans l’atmosphère et dans l’univers sans permission, nous pouvions alors jouir presque tous les ans de mois d’aout ensoleillés de bout en bout, et même de mois de juillet chauds. Nous pouvions gaiement parler de juilletistes et d’aoutiens se bousculant sur les routes pour aller chercher encore plus de soleil plus au sud. Nous aurions été abasourdis si quelqu’un nous parlait de neige au Sahara ou recouvrant les pyramides en Egypte.

    Aujourd’hui, l’on nous dit que la planète est plus chaude, et pourtant le soleil reste désespérément caché presque toute l’année. En hiver, nous sommes à peine surpris de voir des images de chameaux sous la neige en plein désert. Les mois de juillet et aout sont à peine plus chauds que les mois de mai ou octobre. Trois jours de soleil au mois d’aout sont considérés comme une canicule avec mise en place de plans d’urgence. Selon les endroits en Europe, les systèmes de chauffage sont déjà en marche dès le mois de septembre. Sur le plan quotidien, l’impression est que nous vivons bel et bien un refroidissement climatique, quoi qu’en disent les Al Gore et d’autres qui semblent vivre dans un autre monde que celui que nous avons sous les yeux.  RI  

    ***

    Une nouvelle période de glaciation s’annonce : au cours des prochaines années, les températures moyennes risquent de baisser de quelques degrés dans plusieurs villes européennes. Le Royaume-Uni doit se préparer à des décennies d’hivers rigoureux, lit-on dans le Mirror.

     

    Des climatologues promettent aux habitants du «Vieux continent» des baisses des températures hivernales. Le Royaume-Uni risque d’être le plus touché par ce phénomène. Même la Tamise qui ne gèle plus depuis près de deux siècles pourrait se couvrir d’une épaisse couche de glace.

    «Cette situation climatique sérieuse […] n’est pas susceptible de changer du jour au lendemain, car une réévaluation des cycles passés et d’autres facteurs affectant l’activité solaire actuelle et la fréquence des taches solaires nous montrent de manière absolument convaincante que nous nous approchons de quelque chose comme le minimum de Maunder [époque, approximativement située entre 1645 et 1715, durant laquelle le nombre de taches solaires et son activité de surface était significativement plus faible qu’aujourd’hui, ndlr]», estime James Madden, expert en climatologie, dans son commentaire au Mirror.

    Ce dernier augure pour des décennies à venir une période où la Tamise gèlerait régulièrement ou bien une ère glaciaire de pleine échelle.

    Comme l’explique à l’édition Alex Sosnowski, météorologie en chef d’AccuWeather, «les températures de surface océaniques peuvent largement affecter celles des zones riveraines».

     

    Le climat dans la région, notamment à Londres, à Amsterdam, à Paris et à Lisbonne, peut se refroidir de quelques degrés alors que le réchauffement touche globalement la planète, ajoute-t-il.

    Ce phénomène est facile à expliquer, estime pour sa part Nikolaï Doronine, de la faculté de géographie de l’Université d’État de Moscou. Dans son commentaire à Vetcherniya Moskva, il souligne que la cause principale de ce genre de changements climatiques est la fonte des glaces arctiques.
    Selon M. Doronine, ce nouveau facteur a perturbé le mouvement des masses atmosphériques, si bien qu’elles ne suivent plus l’axe «ouest-est», mais «nord-sud» ce qui provoque la baisse des températures et des froidures anomales en hiver.

    source:https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201709181033108770-froid-periode-glaciere/

    http://reseauinternational.net/rechauffement-climatique-le-monde-au-seuil-dune-periode-glaciaire-baisse-de-temperature-a-paris-tamise-gelee/

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    Irma : Jupiter aux Antilles


     
     

    A qui veut-on faire croire que les populations des Caraïbes ne connaissent pas ce qu’est un ouragan ? La plus grande victoire idéologique du néolibéralisme est d’avoir réussi à « déprogrammer » les expériences humaines pour les remplacer par le bourrage de crâne permanent qu’est la propagande. Le service de communication de Jupiter voit là l’occasion ultime de présenter au peuple un Jupiter à visage humain alors que les fainéants et les extrêmes manifestent pour des « privilèges ».

     

    Il fût une époque où, tout comme les populations de l’hémisphère nord avant l’hiver, celles des Caraïbes savaient se préparer dès le mois de juin à ce que nous appelons l’hivernage – la saison des pluies qui est aussi celle des cyclones devenus ouragans depuis peu. (1)

    A l’époque des cyclones, il y a encore trois décennies, il y avait une échelle chiffrée d’alertes nous préparant à l’arrivée certaine du phénomène. Mais les familles étaient déjà prêtes en ayant déjà un stock d’aliments et en nettoyant les alentours immédiats des maisons. Il faut dire que ces maisons étaient petites mais bien faites, car construites sur l’expérience et l’observation des aînés. Elles étaient bousculés mais résistaient car les clefs de charpentes, en acacia pays, en étaient pour quelque chose, en leur donnant souplesse et endurance. Les petits secrets de construction résultaient, singulièrement, de l’expérience du cyclone le plus dévastateur qu’ait connu la Caraïbe en 1928 : 1270 victimes rien que pour la Guadeloupe.

    La question « économique » ne se posait pas car, d’abord, les Hommes devaient être sauvés. Après le cyclone, la solidarité et le partage étaient les maitre-mots et nul ne s’inquiétait du lendemain. C’est seulement après s’être assuré que la famille et le quartier étaient en sécurité, physique et alimentaire, que les travailleurs rejoignaient leur lieu de travail pour en faire de même… Et le patron ne perdait pourtant pas en journée de travail.

    Ce temps est révolu, puisque le néolibéralisme a tout modifié, de la sémantique aux postures en passant par les constructions. Tout comme cette idéologie mondialiste, tout doit désormais venir des Etats-Unis pour être certifié de qualité et sûr. Et, parallèlement, il faut s’assurer de la création ou du renouvellement de marchés (de préférence juteux) et pour ce faire il faut imposer des normes prétendument anticyclonique et para-sismique, histoire de faire vivre seules les entreprises agrées par les assurances, tout en pratiquant l’obsolescence programmée, histoire de pérenniser ces entreprises.

    L’expérience locale et la méthodologie de l’époque gênaient, tout comme bon nombre d’autres choses. Il fallait déconstruire pour reconstruire. Les charpentes sont désormais sur le modèle « fermette américaine » et la consommation a remplacé les préparatifs du mois de juin.

    Ainsi, à quoi bon stocker quand on a tout à portée de main et à tout moment ? A quoi bon construire solide quand ça coute cher et qu’il faille attendre alors que la fermette est réalisée en moins de deux à bon prix ?

    Et c’est bien là, deux exemples de la responsabilité systémique du néolibéralisme dans les conséquences (en aval) d’Irma, mais il y a aussi et bien sûr sa responsabilité dans le désordre climatique (en amont).

    Déconstruire pour reconstruire, changer de paradigme en martelant que l’individualisme est l’expérience ultime face à toutes autres expériences sociales. En consommant au jour le jour, on se libère de la contrainte de « dépendre » de l’autre, voire de partager avec lui. Les pillages qui ont suivi ne sont que l’expression de ce paradigme. Il est frustrant de perdre la capacité d’avoir alors même qu’il est possible d’avoir sans payer. Il y a trente ans et plus, ce n’était pas un comportement premier après une catastrophe. Et il ne s’agit pas de justifier ces actes, mais de dénoncer les véritables causes : l’individualisme et le consumérisme glorifiés par ce système.

    Mais toute la force de cette idéologie est dans son culot. Non seulement de par les normes qu’elle impose, elle génère les conditions des catastrophes, mais elle est en capacité d’user du drame qui s’en suit pour se remettre en selle. C’est toujours de la faute des individus inconscients et/ou indisciplinés. Ou mieux encore : « on n’a jamais vu ça », « on ne pouvait pas le prévoir ». La responsabilité systémique est ainsi balayée au profit des responsabilités individuelles ou collectives, voire de la fatalité.

    Mais comment se fait-il que Cuba, avec moins de moyens parce qu’étranglée par le blocus capitaliste, puisse avoir une gestion aussi humaine et complète de ce genre de phénomène, quelque soit sa puissance ?

    Non seulement c’est un pays où le collectif prime sur l’individuel mais de surcroît elle a fait de son malheur une force. L’écologie stricto sensu y est développée, et la connaissance scientifique est mise à la disposition de tous. Ainsi, l’éducation – la connaissance et la prévention pour tous –  fait de Cuba un pays exemplaire en terme de catastrophe cyclonique. Mais on le rend invisible car cela gène.

    Il fallait entendre les inepties médiatiques sur la pauvreté des pays de la Caraïbe et la « maîtrise » des Etatsuniens quant à la gestion de ce genre de catastrophe. Si Catherina et Harvey n’étaient pas passés par là pour infirmer ces inepties, les simples d’esprits que nous sommes s’y laisseraient prendre. En vérité, les Etats-Unis, tout comme la France, ont fanfaronné pour cacher leur impuissance, n’ayant plus aucune ressource empirique sur le sujet, néolibéralisme oblige. Alors que Cuba et tous les autres Etats de la Caraïbe avaient déjà circonscrit les événements (en amont) et porté les réponses adéquats (en aval), avec les moyens du bord, les pays « riches » étaient encore dans l’incantation du catastrophisme (en amont) et la communication (en aval).

    Il faut se rappeler du cyclone Hugo, en Guadeloupe en 1989, où pendant plus de dix jours, seules les îles voisines ont été en mesure de venir en aide à l’île. Les collectivités locales ont rapidement pris l’affaire en main et le gouvernement français n’est apparu qu’après coup. Cela signifie bien que nous avions la culture de ce risque et savions quoi faire avant et après. Trente ans plus tard, c’est l’oubli organisé qui fait paniquer le citoyen dès qu’il entend parler d’un cyclone.

    L’île de Saint-Barthélémy a été aussi détruite que celle de Saint-Martin, mais toutes les problématiques post-catastrophes sont répertoriées seulement sur la dernière. Cela mérite une petite explication de texte quant on sait que la première est le fleuron de la défiscalisation et de la présence milliardaire. Un Saint-bath de naissance n’a presque plus la possibilité de jouir de son île et les travailleurs sont dans une précarité telle qu’ils ne peuvent se loger convenablement. Même les fonctionnaires ont du mal à trouver un logement correct, au vu du prix des loyers. Il est plus rentable pour certains Saint-barths de mettre en location leur maison et d’aller louer une chambrée. Cette catastrophe met à nu l’échec de cette dépendance aux milliardaires. Mais…pas question d’en parler !

    Quant à Saint-Martin, son indécence est peut-être dans son choix d’un système un peu plus social (mais encore loin de l’être vraiment) avec un service publique s’occupant des personnes âgées et des personnes handicapées. A Saint-Barthélemy, ce sont souvent les milliardaires qui financent à leur bon cœur des infrastructures sanitaires. Les mauvaises langues disent même que Saint-Barthélemy se « débarrasserait » des individus douteux socialement, en les déposant discrètement sur les plages de Saint-Martin…

    Cette façon de traiter l’information au regard des intérêts idéologiques à défendre est incongrue quand on sait à quel point les mêmes qui la font peuvent s’ériger en donneurs de leçon d’objectivité journalistique, lorsque d’autres se font franchement partisans de ce qu’ils détestent. Et ce qu’ils détestent le plus c’est qu’on leur fasse la démonstration qu’ils ont tort. Mais IRMA a fait la démonstration de l’impréparation systémique, pour des raisons financières et idéologiques, et de la duperie des tenants du système.

    Cette catastrophe est déjà et sera encore une bonne occasion pour plus d’un de parader sur le malheur d’autrui, de faire des promesses qui ne seront jamais tenues, de faire croire que la responsabilité incombe à l’incivisme mais surtout de tenter de renaître. Les visites politiciennes qui viennent seront là pour la « com » et non pour engager une véritable et nouvelle politique tenant compte de cette expérience. Les mises à l’écart de la presse locale en disent long.

    La presse locale a eu un mal fou pour avoir des informations de la préfecture de Guadeloupe, malgré la présence de la ministre de l’outre-mer, alors que les presses nationales et internationales en savaient déjà long. Il est vrai que la presse nationale peut permettre à Jupiter de redorer son blason puisqu’il doit être en Guadeloupe ce mardi 12, jour de grève générale contre sa politique antisociale. Il a prévenu qu’il ne cédera ni aux fainéants – ni aux extrêmes, alors ce sera silence radio sur les grandes chaînes nationales, ou plutôt un seul et unique sujet du jour : « Jupiter aux Antilles » pour sauver ces Français du bout du monde.

    Jupiter ne vient pas sauver les quidam qui souffrent le martyre mais, en faisant d’une pierre deux coups, se refaire une santé médiatique et sauver le capitalisme. Ce sont les entreprises de construction qui se frottent déjà les mains, des réunions ayant lieu quotidiennement en Guadeloupe. Le service de communication de Jupiter voit là l’occasion ultime de présenter au peuple un Jupiter à visage humain alors que les fainéants et les extrêmes manifestent pour des « privilèges ».

     

    Basse-Terre, le 10 Septembre 2017

     

    Note :

    1. Ouragan est plus « globish » que cyclone puisqu’il dérive de l’anglais « Hurricane » qui lui même est un emprunt à la langue des Calinago, les anciens habitants éliminés par la « découverte » des Amériques, « Ou Ri Can » qui était une divinité sensée nettoyer la terre de ses impuretés… Drôle de coïncidence dirait l’observateur.)

     

    Source : Histoire et Société

    http://www.investigaction.net/fr/irma-jupiter-aux-antilles/

     

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