• Affaire SKRIPAL: vérité ou mensonge ?

    (Général Dominique Delawarde)

     

    Affaire SKRIPAL: vérité ou mensonge ? (Général Dominique Delawarde)

    Gen D. delawarde-040318 Général (CR)Dominique Delawarde

    http://www.association-eclat.fr/delawarde-dominique-E92.html

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    En matière criminelle, tout enquêteur sérieux explore toutes les pistes possibles et ne se limite pas à une seule. La recherche du mobile du crime, surtout lorsque celui ci est prémédité, conduit bien souvent à la découverte de l’assassin ou de son commanditaire.

    L’affaire SKRIPAL, dont les répercussions politiques internationales sont très importantes, semble poser aux enquêteurs, aux politiques, aux médias et aux opinions publiques un certain nombre de questions auxquelles les réponses apportées jusqu’à présent ne sont pas totalement satisfaisantes.

    1 – Quels sont les faits et les premiers résultats divulgués par les enquêteurs et interprétés par les politiques et les médias à l’attention du grand public?

    2 – La Russie est-elle coupable ?

    3 – Si elle ne l’était pas, qui donc pourrait avoir un mobile puissant et les moyens de réaliser une telle action, probablement préméditée.

    La réponse à ces trois questions en appelle évidemment d’autres sur l’analyse des réactions internationales et sur leurs conséquences possibles.

    1 – Les faits et les réactions politiques et médiatiques.

     Le 4 mars 2018 Sergueï Skripal, 66 ans, un ancien colonel des services de renseignement militaires russes, ainsi que sa fille, ont été retrouvés inconscients aux abords d’un centre commercial de Salisbury, au Royaume-Uni. Recruté comme agent double par les services britanniques en 1995 et condamné en Russie à 13 ans de prison pour trahison en 2004, M. Skripal a obtenu l’asile au Royaume-Uni en 2010 après un échange d’agents de renseignement entre la Russie et les États-Unis. Selon les enquêteurs britanniques, il s’agirait d’un empoisonnement au gaz Novitchok. L’utilisation du nom précis de ce produit mystérieux et supposé mortel semble pour le moins maladroit.

    L’existence d’un tel produit a été rendu publique par le témoignage dans les années 1990 d’un seul dissident russe, Vil Mirzayanov (83 ans aujourd’hui), chimiste militaire. Ce dissident a publié aux USA un livre «State Secrets» en 2007 dans lequel il aurait donné quelques formules chimiques à l’appui de ses révélations. Si ce fait est avéré le Novitchok serait donc sorti, dès 2007 de l’exclusivité russe et aurait pu être fabriqué par n’importe qui. Les révélations de Mirzayanov n’ont jamais été confirmées par aucune source indépendante, ni par aucun autre dissident.

    Mieux, l’Organisation onusienne pour l’Interdiction des Armes Chimiques (OIAC) conclut dans un rapport de 2013 d’un comité scientifique comprenant des représentants US, UK, France, Russie et Allemagne qu’«elle n’a pas d’information suffisante pour se prononcer sur l’existence et les propriétés du «Novitchok»

    En 2016, le docteur Robin Black, chef du seul laboratoire de détection britannique d’arme chimique de Porton écrit dans une publication scientifique (Royal Society of Chemistry): «les indices de l’existence éventuelle d’un tel produit sont quasi-inexistants et sa composition reste inconnue. (Robin Black. (2016) Development, Historical Use and Properties of Chemical Warfare Agents.)

    Les enquêteurs britanniques ont donc réalisé l’exploit d’identifier un produit dont la composition est inconnue de leur propre laboratoire d’analyse spécialisée dans le domaine !

    Avec le soutien instantané et quasi unanime des médias, les politiques britanniques n’ont pas tardé à désigner la Russie comme responsable de cette «attaque contre le Royaume Uni» et ont expulsé 23 diplomates russes. Ils ont toutefois rechigné à fournir un échantillon du produit identifié à l’OIAC (Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques), organisme onusien reconnu indépendant, et refusé bien sûr, de le fournir à la Russie, qui proposait son aide aux enquêteurs britanniques. Pourquoi donc ces cachotteries ?

    En première impression, cette affaire ne paraît pas bien nette. L’hystérie politico-médiatique immédiate fait étrangement penser à l’ «orchestration» de l’affaire des armes de destruction massive de Saddam Hussein de 2003, mais pas que….. Une hystérie semblable avait régné pendant 6 semaines lors de l’affaire de Timisoara (Roumanie) en 1989, lors de l’affaire des couveuses dont les méchants soldats de Saddam arrachaient les nourrissons en 1990, lors de l’affaire des gaz de la Goutha en 2013. Toutes ces affaires ont été reconnues, à postériori, comme des mensonges destinés à fournir des prétextes (faux évidemment) pour s’ingérer militairement dans les affaires d’un état et en faire tomber le gouvernement.

    2 – La Russie est-elle coupable ?

    Le président Poutine est tout sauf un imbécile. C’est du moins ce qu’en disent tous ceux, politiques ou journalistes occidentaux, qui l’ont rencontré.

    Ce président est aujourd’hui fortement occupé par une série de défis ou de crises à résoudre de portée mondiale: la crise ukrainienne, la crise syrienne, la crise nord coréenne, la crise de l’accord nucléaire iranien, l’élection présidentielle russe à laquelle Poutine s’est porté candidat, la coupe du monde de football organisée par son pays en Juin prochain…..etc….etc…

    Est-il seulement envisageable que cet homme très occupé décide, à 16 jours de l’élection présidentielle russe et alors qu’il est déjà sous très forte pression occidentale sur l’affaire de la Goutha (Syrie), d’éliminer un ex-espion qu’il a lui-même libéré en 2010 et qui ne représente plus aucune menace pour la Russie depuis bien longtemps ? Surtout en connaissant à l’avance l’hystérie politico-médiatique occidentale qui s’exercerait à l’encontre de son pays….. et pourquoi choisir ce moment ?

    Ma réponse est non: cette hypothèse n’a pas une once de crédibilité et décrédibilise même complètement ceux qui la privilégient et qui nous prennent pour des imbéciles. (Politiques et médias)

    Est-il envisageable qu’un service officiel russe ait échappé au contrôle de Poutine pour régler le compte de cet ex-agent sans en référer à Poutine, à ce moment précis, juste avant la présidentielle russe et de manière aussi voyante ? Ma réponse est non : Le chef de service aurait été suicidaire compte tenu des conséquences politico-médiatiques prévisibles …..

    Est-il seulement envisageable que de «méchants hommes de main russes du FSB» aient laissé leur «proie» agoniser sur un banc, près d’un centre commercial en pleine ville de Salisbury au vu et au su des passants ?

    Ma réponse est une nouvelle fois non: s’ils avaient voulu éliminer Skripal, les services spéciaux russes l’auraient fait proprement, au moment opportun et l’on aurait jamais retrouvé le corps. Alors que Skripal était libéré depuis 8 ans, ils n’auraient pas choisi de le faire à 16 jours de l’élection présidentielle russe de 2018.

    La piste russe ne tient pas la route: pas de mobile, mauvais choix de date, très mauvaise exécution du «travail»… sous estimation trop flagrante de l’intelligence de Poutine.

    En revanche, il n’est pas exclu que ce meurtre ait été commandité auprès d’une mafia quelconque comme il en existe beaucoup dans tous les pays européens. L’habileté suprême du commanditaire aurait alors été de choisir une mafia ukrainienne ou russe évidemment….. (celles ci sévissent dans tous les pays occidentaux).

    3 – Tentative de manipulation

    Si la piste russe officielle est éliminée, et compte tenu de l’hystérie russophobe politico-médiatique qui a suivi, il faut en conclure que nous avons fait l’objet d’une tentative de manipulation visant à susciter une réaction de l’opinion publique russophobe, visant aussi à accroître le niveau de tension entre l’Union Européenne et la Russie et visant, peut être même, à préparer l’opinion à des sanctions plus sérieuses pouvant progressivement dégénérer vers un affrontement armé.

    Quel commanditaire étatique pourrait, aujourd’hui, avoir des raisons d’en vouloir à la Russie et la capacité d’agir tant sur le terrain, que sur les sphères politiques et médiatiques britanniques pour obtenir les résultats que nous observons aujourd’hui ?

    Trois états au monde pourraient remplir ces conditions.

    Le premier est incontestablement Israël :

    Sur le théâtre syrien, la solide alliance qui lie actuellement la Russie à la Syrie de Bachar El Assad, à l’Iran et au Hezbollah est de plus en plus mal perçue en Israël. Il suffit de lire la presse israélienne pour s’en convaincre. C’est en raison de cette alliance dont la Russie est le maillon fort que le plan israélo-US de démembrement de la Syrie, prélude au remodelage du Moyen Orient n’a pas encore pu aboutir après 7 ans de guerre.

    Les multiples visites de Netanyahu à Poutine pour le convaincre de lâcher l’Iran et la Syrie n’ont jamais réussi à faire fléchir ce dernier. Il conviendrait donc d’agir et d’accroître la pression sur lui pour le contraindre à lâcher du lest.

    Israël dispose, par le biais d’une diaspora riche et puissante et de nombreux sayanims, d’une influence considérable et d’une capacité d’action dans le monde entier mais plus particulièrement aux États-Unis, au Royaume Uni et en France, pays dans lesquels il contrôle les médias les plus influents, la politique étrangère et même, à un certain degré, les chefs d’état. Israël a facilité l’élection de certains chefs d’état par le biais de financement de campagnes électorales par la diaspora et/ou par l’appui des médias que celle-ci contrôle. Son service de renseignement, le Mossad, ne recule devant rien d’autant qu’il se sait aujourd’hui soutenu dans le pays où il opère, tant au niveau politique que médiatique.

    Si l’on considère l’ampleur du contentieux qui oppose aujourd’hui la Russie à Israël, pays tourné vers l’action et disposant d’une grande capacité d’exécuter ou de commanditer tout type d’opération secrète sur tout territoire, on ne peut pas exclure une piste israélienne.

    Les Etats Unis ont, eux aussi, d’excellentes raisons d’en vouloir à la Russie et les capacité d’agir.

    Il est clair que la Russie de Poutine porte de plus en plus ombrage à la domination US sans partage du monde, souhaitée par les néoconservateurs qui ont manifestement repris la main sur la politique étrangère US. Sur la plupart des points chauds du globe, la diplomatie russe très active et brillante de Lavrov met en difficulté, voire l’emporte sur la diplomatie US d’autant qu’elle est soutenue par des forces armées de plus en plus actives et efficaces. La réussite des blocs BRICS-OCS sous la houlette de la Chine et de la Russie devient si inquiétante que ces deux pays ont été placé en tête de liste des menaces dans la dernière «Stratégie de Défense US 2018».

    Par ailleurs, l’alliance entre la Russie et l’Iran et les bonnes relations entre la Russie et la Turquie font perdre progressivement aux USA le contrôle du Moyen Orient, ce qui met en péril la défense du 51ème état de l’union: Israël. Il n’est plus un secret pour personne que la politique étrangère US et la CIA sont aujourd’hui sous contrôle quasi exclusif de l’AIPAC (American Israel Public Affairs Committee) ou de ses affidés.

    Les États-unis veulent aussi, et peut être surtout, éviter voire interdire tout rapprochement entre son principal vassal, l’UE, et la Russie. Ils veulent, en particulier, interdire, avant qu’il ne soit trop tard, la réalisation du gazoduc north stream 2 qui faciliterait l’acheminement d’un gaz russe moins cher pour l’UE mais qui nuirait à leurs propres intérêts gaziers.

    Bref, mettre un maximum de pression sur une Russie trop forte et, selon les néoconservateurs US, menaçante, est dans l’intérêt immédiat des États-Unis. Créer une crise majeure entre l’UE et la Russie est aussi d’un intérêt majeur pour les USA. Un «montage» anti-russe avec la complicité active du Royaume-Uni (politiques et médias) est un jeu d’enfant d’autant que ces deux larrons ont quelques précédents à leur actif….. (armes de destruction massives en Irak). S’ils étaient malins, ils auraient pu rajouter au scénario de l’enquête criminelle, quelques enregistrements de conversations téléphoniques, en langue russe, entre les assassins présumés. Leurs accusations anti-russes en auraient été renforcées…..

    Les États-Unis peuvent donc incontestablement être mis sur la liste des suspects

    La «perfide» Albion, surnom fort bien porté par le Royaume-Uni, compte tenu du nombre de coups tordus qu’elle a pu monter dans l’histoire, ne manque pas, elle aussi, de mobiles pour avoir conçu et exécuté un tel montage sur son territoire.

    Les services de Theresa May pourraient avoir agi comme poisson pilote des USA ou plus directement d’Israël. L’ambassade de l’état hébreu à Londres a, en effet, des connections et une influence extrêmement fortes sur la politique et les médias britanniques. Il faut rappeler que le Royaume Uni dispose de la 3ème communauté la plus importante de la diaspora après les USA et la France. Allié fidèle des États-Unis, le Royaume-Uni n’a jamais su leur refuser un service.

    Par ailleurs, Theresa May plutôt mal élue, sait fort bien qu’instiller la peur de la Russie est traditionnellement favorable aux conservateurs. Elle a aujourd’hui grand besoin d’un rassemblement de son opinion publique face à «un ennemi commun» fût-il imaginaire. Cette affaire Skripal vient à point nommé pour renforcer la cohésion nationale.

    La piste «Royaume Uni» agissant pour son compte où pour le compte d’un état tiers n’est donc pas totalement à exclure.

    *

    Quelles conséquences faut-il attendre de cette farce politico-médiatique ?

    Pour la Russie, il est probable que le score de Poutine à l’élection présidentielle soit meilleur qu’il ne l’aurait été sans cette affaire. Quand un pays se sent menacé, les électeurs se rassemblent autour d’un homme fort et expérimenté, et Poutine est incontestablement cet homme pour les Russes.

    Bien sûr, de nouvelles sanctions seront peut être prononcées, creusant un peu plus le fossé qui nous sépare de la Russie, à la grande satisfaction des USA. La russophobie chronique d’une partie de notre élite politique néoconservatrice va pouvoir, avec l’aide des médias mainstream, se répandre un peu plus dans la partie non négligeable de l’opinion publique qui ne cherche pas à approfondir et que l’on gave, à longueur de journée, avec des reportages et informations bidons.

    La Russie, déjà sous sanction, s’organisera toujours un peu plus, à l’écart de l’Union Européenne avec les pays, toujours plus nombreux, qui lui font confiance.

     L’Union Européenne se tirera, une fois de plus, une balle dans le pied, en perdant tout ou partie de ses positions dans un pays aux grandes potentialités, à la plus grande satisfaction de nos amis américains qui continueront, sans vergogne, à nous imposer l’extraterritorialité de leur législation.

    En conclusion, je me garderai bien de désigner le coupable que nul ne connaîtra jamais.

    Je me contente très simplement de constater que la piste d’une Russie commanditaire d’une tentative de meurtre aussi mal exécutée et à un moment aussi mal choisi n’est pas crédible et qu’une bonne partie de l’opinion publique européenne le sait déjà.

    Si le ridicule tuait, nous aurions perdu Madame May, monsieur Boris Johnson et surtout monsieur Williamson, le ministre UK de la défense qui, lui, malgré ou à cause de sa jeunesse, a toutes les qualités d’un «fou-furieux». Il reste à espérer que les autorités françaises ne les suivront pas trop longtemps et avec trop d’entrain sur la voie des «fake accusations».

    Je constate aussi que de bonnes raisons existent, pour certains états, d’avoir réalisé un tel montage, d’autant qu’ils n’en seraient pas à leur coup d’essai (USA, Royaume Uni)….

    Quelques commentateurs de ce texte crieront bien sûr à la «théorie du complot», mais ayant vécu, de l’intérieur du «système», des mensonges d’état relayés par des médias bien subventionnés, je reste tout à fait serein face à ce genre d’attaques dont je connais parfaitement les auteurs.

    A chacun, bien sûr, de se faire sa propre opinion sur l’affaire Skripal. La mienne est faite.

    https://reseauinternational.net/affaire-skripal-verite-ou-mensonge/

     


    4 commentaires
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    medias-vt-mensonge.jpg

     
    Ca suffit, la stupide et dangereuse guerre des sexes menée par des fanatiques Fourest ayant sans doute mal vécu leur enfance, et rêvant d'un monde sans homme, en distillant du poison dans la société, poison entretenu par les agents du Nouvel Ordre Mondial comme Attali ou Macron ! A quand l'année de l'homme ET de la femme ? Ils ne sont pas égaux, mais différents et merveilleusement complémentaires ! Revenons à la raison ! eva R-sistons (pseudo de chantal dupille)
     
    Voir la fin de cette parution, tweet et extrait fable
     
    Voir aussi une de mes parutions-analyses de 2013, à l'époque où avant mon départ de la France, en bord de mer, j'écrivais un article tous les deux jours pour alerter (dépopulation, néo-féminisme): http://chantal-dupille.eklablog.com/depopulation-a-quelle-sauce-serons-nous-liquides-nobel-et-feminisme-a114403538
     
     
    Voir aussi

    Caroline de Haas : la violence du néo–féminisme | Réseau International

    Néo-féminisme : un combat pour la domination en utilisant la violence ...

    ..
     
    Protéger le « sexe faible » : une régression !

    Protéger le « sexe faible » : une régression !

    https://reseauinternational.net/proteger-le-sexe-faible-une-regression/

     

    A force de législation pour protéger les femmes, on leur redonne une position de faiblesse. Vers le totalitarisme du Bien ?

    Longtemps, et à juste titre, on a considéré que qualifier de sexe faible celui des femmes était offensant et surtout ridicule, tant ce qualificatif rendait mal compte de la réalité de l’existence et des rapports entre elles et les hommes. On pouvait en effet comprendre que cette faiblesse prétendument consubstantielle à un sexe était de nature à susciter l’ire féministe et une revendication au quotidien destinée à démontrer qu’elle était au moins partagée. Il n’y avait pas plus de sexe faible que de sexe fort, la virilité savait s’attendrir et la féminité se durcir.

    Le sexe est faible, c’est une certitude pour certains féministes

    Pourtant le paradoxe du bouleversement suscité, il y a quelques mois, par l’affaire Weinstein et dont les effets continuent à se faire sentir aujourd’hui tient à ce que l’ensemble des réflexions, des doléances, des révoltes et des propositions développées par la cause féministe, dans sa version soft ou plus militante, semble tenir pour acquis le fait qu’il y aurait un sexe faible et que la société et l’État devraient venir à son secours. Et donc fait revenir dans le débat public ce qui heureusement en avait été écarté.

    Plus de cent professionnels plaident pour l’instauration de quotas dans le financement du cinéma et plusieurs personnalités constatent que « les femmes restent discriminées dans le cinéma ». Le sexisme est dénoncé à la veille de la cérémonie de remise des César.

    Les polémiques, les dénonciations et les révélations qui ont pratiquement nourri quotidiennement les médias – comme s’il avait fallu Harvey Weinstein pour libérer des agissements de toutes natures vieux comme le monde, notamment dans les lieux de pouvoir – ont révélé, à quelques exceptions près, une image de la condition féminine qui a semblé accepter l’emprise virile plutôt qu’y résister.

    Un  monde fait de femmes faibles et vulnérables ?

    Je ne dis pas qu’il aurait été toujours facile de s’y opposer mais tout de même ce qui ressortait dans l’ensemble relevait plus d’une faiblesse parfois incompréhensible que d’une affirmation éclatante et assurée de soi.

    Mettre, comme on l’a fait, sur le même plan des agressions graves, des attouchements légers, des propos vulgaires, des gestes ou des paroles indécents, des familiarités discutables mais dérisoires et de profondes indélicatesses n’a fait que confirmer cette impression d’un monde qui, face à Weinstein et à d’autres comme lui, n’était constitué que de femmes faibles et vulnérables.

    Ainsi ce sexe qui s’était battu pour arracher de lui cette étiquette de faiblesse la méritait donc réellement puisque, dans beaucoup de moments où des arbitrages étaient à effectuer, la défaite, la démission, l’abandon ou la résignation l’ont emporté.

    Des lois pour protéger la faiblesse des femmes

    On va sans doute à la fin du mois de mars débattre de l’outrage sexiste et du harcèlement de rue. Ce ne sera pas une avancée mais une régression – avec d’improbables interventions policières – qui accentuera ce constat qu’un sexe a besoin d’être protégé par des dispositifs législatifs de ce que la quotidienneté présente comme aléas, incidents, sifflements, admiration dévoyée, drague un peu lourde, proximité gênante – toutes péripéties que la simple affirmation de soi, le refus d’être traitée de la sorte, l’éloignement poli ou sévère, l’ironie caustique, la dérision permettraient de régler au mieux. Quel étrange pays où la femme aurait besoin en permanence d’une autre arme qu’elle-même !

    On est en train de tomber, avec les quotas, le souci politique et impérieux de gestion d’un sexe prétendument discriminé pour des motifs bas, avec la volupté amère de narrer par le détail, avec tant de retard, ce qu’on a subi, avec la répression demain du harcèlement de rue, des comportements sinon dérisoires mais qui n’imposent pas en tout cas qu’on ait besoin d’une loi pour se comporter en adulte, dans un totalitarisme du Bien qui accable plus qu’il n’exalte.

    Il y a une manière de plus en plus condescendante – et malheureusement contagieuse puisque beaucoup d’entre elles l’adoptent – de se pencher sur les femmes comme si elles n’étaient que des « objets » certes nobles mais en péril. On va à leur secours comme si elles étaient incapables de s’assumer et de se battre pour elles-mêmes.

    Des quotas dans le monde de l’art ?

    Je conçois qu’on veuille, face à des situations professionnelles objectives, favoriser une égalité entre les sexes mais que vient faire cette exigence dans les univers du talent, de la subjectivité, de l’art, du choix discrétionnaire et de la reconnaissance, en fin de compte, de qui le mérite, hommes ou femmes, même s’il faut du temps.

    Des hommes médiocres occupent des postes importants et il arrive notamment dans le domaine médiatique que des femmes sans valeur indiscutable bénéficient d’une choquante visibilité.

    Je suis aussi féministe que quiconque même si j’admets que je ne suis pas de cette génération pour qui l’égalité au quotidien, dans la vie commune, va de soi. Il n’empêche que cette volonté politique, toute de bonne conscience, me semble priver les femmes du droit d’être elles-mêmes pour résister, refuser, progresser, convaincre, exceller et, pourquoi pas, dominer.

    Qu’on cesse de priver les femmes de leur capital irremplaçable : elles existent, elles ne sont pas faibles. Il y a de l’humiliation – je la détesterais – à devoir supporter qu’on vienne se mêler de ce qui me regarde, de mon existence sur tous les plans intime, familial, professionnel, artistique.

    Ce sexe n’est pas faible ni pitoyable.

    À force de se pencher sur lui comme s’il était en fragilité, proche de la brisure, à force de ne pas le laisser s’épanouir à sa manière dans la liberté et l’inventivité de l’existence, sans l’aide de tuteurs dangereux et artificiels, il est clair qu’il est redevenu ce qu’il n’aurait plus jamais dû être : le sexe faible.

    Philippe Bilger

    source:https://www.contrepoints.org/2018/03/04/311014-proteger-femmes-sexe-faible-regression

     

    Les dégâts du néo-féminisme

    https://lafrancechretienne.wordpress.com/2018/03/01/les-degats-du-feminisme/

    Mon tweet ajouté le 8 3 18 avec extrait texte dégâts féminisme

    Le Nouvel Ordre Mondial a besoin de soutiens, il les cherche chez les jeunes pour leurs fausses révolutions, les gays et les femmes pour PMA-GPA, sexe unique, procréation artificielle, guerre des individus, haine, antagonismes etc. Stratégie du chaos. Sur néo-féministes, voici une fable :

    Voici une parabole sur le féminisme, en hommage aux fables de Jean de la Fontaine. Les choses contemporaines, très sensibles, sont plus abordables sous cette forme subtile.

    « Par un beau jour, dans une verte prairie, les brebis devinrent folles,
    Elles mordirent sévèrement les moutons pour les faire reculer,
    Leurs cris de colère emplissaient les champs autrefois si paisibles,
    Stupeur et étonnement vinrent frapper le camp des moutons,

    Elles revendiquaient la gloire du lait et de ses produits dérivés,
    Afin que les bénéfices leur reviennent en totalité,
    Aveuglées par l’orgueil, elles se sentaient flouées par l’organisation naturelle,
    Dans cette affaire nouvelle, les moutons n’avaient plus aucun mot à dire,

    Les champs si verts se vidèrent de leurs pacifiques occupants,
    Au point de remplir les forêts de deux camps ennemis,
    D’un côté les brebis furieuses vociféraient, les mamelles impudiques et le regard colérique,
    De l’autre, les moutons atterrés se tenaient silencieux, la tête basse que le courage agace,

    De ce drame sans nom, que de terribles conséquences,
    Les moutons ne se reproduisaient plus avec les brebis,
    De peur de subir les cruelles morsures de ces femelles enragées,
    Qui voulaient se faire plus mâles que les moutons eux-mêmes,

    L’égalité forcenée n’est pas une qualité,
    Une brebis ne pourrait être un mouton,
    Un mouton ne saurait être une brebis...

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    Le « Petro » vénézuélien – Vers une nouvelle monnaie de réserve mondiale?
     

    Le « Petro » vénézuélien – Vers une nouvelle monnaie de réserve mondiale?

    {campaigns]

    Chavez en avait rêvé, Maduro l’a fait. Dans la première moitié des années 2000, Hugo Chavez avait fait émettre des bons vénézuéliens basés, non pas sur des garanties de la Banque Centrale du pays qui subissait déjà des assauts destructeurs de la part du monde de la finance anglo-américain, mais sur les immenses réserves de pétrole du Venezuela. L’histoire nous montre que les forces hostiles avaient gagné la manche car les bons vénézuéliens ont vite fait long feu. Aujourd’hui, Nicolas Maduro remet ça pour une seconde manche, avec cette fois des moyens technologiques dont le contrôle échappe aux suspects habituels, la Fed, Wall Street et la City de Londres, entre autres. Ce n’est pas encore gagné, mais Maduro a cette fois plus de chances de réussir, et peut-être, espérons-le, d’être suivi. Souhaitons-lui bonne chance.  RI  

    ***

    Par Peter Koenig

    Alors que cet article est en cours de publication, Globovision TV cite le président vénézuélien Nicolas Maduro annonçant le lancement d’une nouvelle crypto-monnaie, le « Petro Oro ». Il sera soutenu par des métaux précieux. Le lancement de la nouvelle crypto-monnaie est prévu pour la semaine prochaine. Aucun détail sur les quantités mises en vente n’est disponible à ce stade.

    « Je ne veux pas précipiter les choses, mais nous avons une surprise à propos du pétro et de l’or, qui aura la même dimension que celle du pétrole, mais c’est le thème de la semaine prochaine », a déclaré le président. Le premier appel public à l’épargne, la «prévente» de 38,4 millions de Petro le 20 février dernier, a permis d’obtenir un équivalent de 735 millions de dollars, ce qui est considéré comme un grand succès.

    —-

    Imaginez une monnaie internationale soutenue par l’énergie? Par une matière première dont le monde entier a besoin, pas l’or – qui n’a pratiquement aucun usage productif, mais dont la valeur est essentiellement spéculative -, pas du vent non plus comme le dollar américain. Il ne s’agit pas de monnaie fiduciaire comme le dollar américain et l’euro en grande partie fabriqués par des banques privées sans aucune substance économique et qui sont coercitives. Mais une monnaie basée sur la source même de la production économique – l’énergie.

    Le 20 février 2018, le Venezuela a lancé le «Petro» (PTR), une crypto-monnaie fabriquée et contrôlée par le gouvernement, basée sur les énormes réserves pétrolières du Venezuela d’environ 301 milliards de barils de pétrole. La valeur du Petro fluctuera avec le prix du pétrole sur le marché, actuellement autour de 61 $ US le baril de pétrole brut. Le Petro a été essentiellement créé pour éviter et contourner les sanctions illégales américaines, les blocages du dollar, les confiscations de biens à l’étranger et échapper aux manipulations illégales à partir de la Floride de la monnaie locale de la République bolivarienne, le Bolívar, par le biais des dollars du marché noir inondant le Venezuela; et, surtout, pour faire du commerce international dans une monnaie non liée au dollar américain. Le Petro est une monnaie blockchain largement contrôlée par le gouvernement, totalement hors de portée de la Réserve fédérale américaine (FED) et de Wall Street – et elle est basée sur la valeur de l’énergie clé du monde, les hydrocarbures, dont le Venezuela a les plus grandes réserves prouvées du globe.

    Dans un premier lot, le Venezuela a émis 100 millions de Petros, soutenus par 5342 milliards de barils de pétrole brut des champs pétrolifères d’Ayacucho de l’Orénoque; seulement 5% du total des réserves vénézuéliennes prouvées. Sur les 100 millions, 82,4% seront proposés au marché en deux étapes, une première prévente privée de 38,4% des «jetons» non-minables, suivie d’une offre publique de 44% de la crypto monnaie. Les 17,6 millions restants sont réservés au gouvernement, à savoir l’Autorité vénézuélienne pour la crypto monnaie et les activités connexes, SUPCACVEN.

    Lors du lancement de la monnaie, le 20 février 2018, le vice-président Tareck El Aissami a déclaré: «Aujourd’hui, le Petro est né et nous allons lancer officiellement la première prévente du Petro vénézuélien. Le Venezuela s’est placé à l’avant-garde de l’avenir. Aujourd’hui est un jour historique. Le Venezuela est la première nation à lancer une crypto monnaie, entièrement soutenue par ses réserves et ses richesses naturelles. » Le président Maduro a affirmé plus tard que son pays avait déjà conclu des contrats avec d’importants partenaires commerciaux et les principales devises blockchain du monde.

    Pouvez-vous imaginer ce que cela signifie? – Il établit un nouveau paradigme pour le commerce international, pour des systèmes de paiement sécurisés qui ne peuvent être altérés par la FED, Wall Street, SWIFT, les tribunaux de New York et d’autres marionnettes de Washington, comme la Banque centrale européenne (BCE), la Commission européenne non élue (CE) et d’autres institutions bruxelloises associées à l’UE. Il permettra le développement économique en dehors des «sanctions» illégales. Le Petro est une lumière brillante pour la nouvelle liberté retrouvée d’une oppression du dollar hégémonique.

    Ce qui est valable pour le Venezuela peut être valable pour d’autres pays désireux de se détacher du système financier tyrannique d’Anglo-Zion. – Imaginez, d’autres pays suivant l’exemple du Venezuela, d’autres producteurs d’énergie, dont beaucoup, sinon la plupart d’entre eux seraient heureux de sortir de sous la botte Yankee, qui inonde le monde de dollars de sang grâce aux guerres et aux conflits incalculables qu’ils financent – et des millions d’innocents qu’ils aident à tuer.

    Les rumeurs disent que, dans un effort de dernier recours pour sauver le dollar chancelant, la FED pourrait ordonner au FMI de revenir à une sorte d’étalon-or, de l’or taché de sang. Sur les 2 300 à 3 400 tonnes d’or extraits chaque année dans le monde, on estime qu’environ un quart à un tiers est illégalement produit, c’est-à-dire de l’or dit « de sang », extrait dans les conditions les plus horribles de violence, de meurtre, de vie opaque (et de mort) de type mafia, le travail des enfants, l’esclavage sexuel des femmes, dont beaucoup sont mineures, l’empoisonnement abject des êtres humains par les métaux lourds, le mercure, la cyanite, l’arsenic et autres, la contamination des voies d’eau de surface et souterraines, la vaste déforestation illégale des forêts tropicales – et plus encore. C’est l’héritage de l’or, le MSM, bien sûr, n’en parle pas.

    C’est sur cela que l’Occident a fondé son système monétaire jusqu’en 1971, quand Nixon a décidé de remplacer l’or par le dollar fiat qui est alors devenu de facto la principale monnaie de réserve du monde, bien qu’il ait diminué rapidement au cours des vingt dernières années. En désespoir de cause, Washington pourrait vouloir appliquer une autre norme internationale fondée sur l’or pour sauver le dollar en déclin. Bien sûr, une norme conçue pour favoriser les États-Unis, le reste du monde occidental et en développement étant destiné à absorber la dette astronomique des États-Unis.

    Étant donné que la plus grande société minière aurifère du monde et les réseaux mafieux illégaux de prospection d’or travaillent main dans la main, l’or passé en contrebande se fraie un chemin complexe dans le dominium de commerçants louches, dont beaucoup traitent également de ce qu’on appelle l’or blanc (poudre de drogue), lavant simultanément l’or et l’argent de la drogue, confondant et obscurcissant ainsi les origines de l’un ou l’autre. Éventuellement, cet or illégal est acheté par les grandes sociétés minières ou de raffinage d’or mélangé avec de l’or « légal », de sorte que la partie illégale n’est plus traçable.

    Par conséquent, chaque once d’or qui soutiendrait notre argent qui assure les achats de nos moyens de subsistance serait entaché de sang, d’abus et de mort d’enfants, de femmes et d’hommes assassinés et asservis, de voies d’eau empoisonnées et dans un environnement contaminé. Mais le monde ne l’accepterait pas. Il ne l’accepterait plus. Il existe des actifs physiques plus sains et plus transparents pour soutenir les devises internationales, à savoir le Petro, soutenu par l’énergie. Bien qu’il ne soit pas exempt de dommages socio-environnementaux, l’énergie pétrolière peut progressivement se convertir en sources d’énergie alternatives, comme l’énergie solaire, éolienne et aquatique ou une combinaison de toutes ces sources.

    Ce que le monde doit viser, c’est un système monétaire basé sur la production économique de chaque nation ou groupe de nations ou sociétés. Aujourd’hui, c’est l’inverse: c’est l’argent fiduciaire, conçu par les maîtres financiers anglo-sionistes, qui définit les économies. Ainsi, les économies de notre monde occidental sont susceptibles d’être manipulées par les dirigeants et leurs institutions – FED, FMI, Banque mondiale, Organisation mondiale du commerce (OMC) – qui soutiennent les règles monétaires basées sur la dette et les intérêts – elles sont délibérément manipulées dans des mouvements de hausse et de baisse. À chaque crise, il y a plus de capital transféré du bas vers le haut, des pauvres vers une élite de plus en plus petite. Le Petro basé sur l’énergie est un premier pas pour se débarrasser de cette imposture.

    Imaginez que le Petro devienne la nouvelle monnaie de l’OPEP! Le monde aurait besoin de Petros, car il avait besoin de dollars américains pour acheter de l’énergie à base d’hydrocarbures. Mais les Petros sont sécurisés par le blockchain, moins vulnérables à la manipulation. Ils ne sont pas coercitifs, ils ne sont pas faits pour faire chanter les pays «réticents» à la soumission; ce ne sont pas des outils pour la violence. Ce sont des instruments de production et de commerce équitables. Ce sont aussi des instruments de protection contre les abus de l’argent fiduciaire.

    Classement Pays Essence (milliards de barils)
    1 Venezuela 300,9
    2 Arabie Saoudite 266,5
    3 Canada 169,7
    4 Iran 158,4
    5 Irak 142.5
    6 Koweit 101.5
    7 Emirates 97,8
    8 Russie 80,0
    9 Libye 48,4
    dix Nigeria 37,1
    Total   1402,8

    Source: TeleSUR / http://geab.eu/fr/top-10-countries-with-the-worlds-biggest-oil-reserves/

    Les dix plus gros détenteurs de réserves d’hydrocarbures au monde ont une base de capital de 1,4 trillion de barils de pétrole brut. Pas mal pour démarrer une crypto-monnaie mondiale, basée sur l’énergie, contrôlée par l’énergie et par tous ceux qui utiliseront l’énergie – qui pourrait devenir une monnaie de réserve mondiale, au même titre que l’économie chinoise – et le Yuan, mais beaucoup plus sûre que les monnaies fiduciaires du dollar américain, de l’euro, de la livre sterling et du yen japonais.

    Nous parlons d’un changement de paradigme sismique. Son potentiel est insondable. L’abandon de l’hégémonie du dollar américain pourrait entraîner une implosion de la structure monétaire occidentale telle que nous la connaissons. Cela peut arrêter l’empire des prédateurs des États-Unis, en décimant simplement son économie de fraude, fondée sur la puissance militaire, l’exploitation et la colonisation du monde, sur le racisme et sur une machine à tuer sans scrupules. Le Petro, une crypto-monnaie sécurisée basée sur l’énergie dont tout le monde a besoin, pourrait devenir le précurseur d’un système international de paiement et d’échange vers une approche plus équilibrée et équitable du développement socio-économique mondial.

    Peter Koenig est économiste et analyste géopolitique. Il est également un ancien membre de la Banque mondiale et a beaucoup travaillé dans le monde dans les domaines de l’environnement et des ressources en eau. Il enseigne dans des universités aux États-Unis, en Europe et en Amérique du Sud. Il écrit régulièrement pour Global Research; ICH; RT; Spoutnik; PressTV; 21st Century ; TeleSUR; Le blog Vineyard of The Saker; et d’autres sites internet. Il est l’auteur d’ Implosion – un thriller économique sur la guerre, la destruction de l’environnement et la cupidité des entreprises– une fiction basée sur des faits et sur 30 ans d’expérience de la Banque mondiale dans le monde. Il est également co-auteur de L’ordre mondial et la révolution! – Essais de la Résistance .

    Source : http://www.informationclearinghouse.info/48860.htm

    Traduction : AvicRéseau International

    https://reseauinternational.net/le-petro-venezuelien-vers-une-nouvelle-monnaie-de-reserve-mondiale/

     

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  • Angela et sa coalition-zombie en cours de désintégration
    http://lucien-pons.over-blog.com/2018/02/angela-et-sa-coalition-zombie-en-cours-de-desintegration.html

    Angela et sa coalition-zombie en cours de désintégration

     

    Il y a eu un accord entre le SPD et la CDU/CSU pour un gouvernement allemand dite de “Grande Coalition”(laquelle n’a plus la majorité dans les sondages, mais passons puisque les sondages ne sont que des photographies d’un instant) ; c’est-à-dire qu’il y a eu un accord d’abord entre Martin Schulz et Angela Merkel, les deux dirigeants des deux partis et comme deux bois morts de la forêt dévastée qu’est la politique allemande ; puis, aussitôt après cet accord déjà des protestations très vives dans les “parties” prenantes, surtout au SPD, jusqu’à un coup de théâtre. Schulz, l’ancien et insupportable président du Parlement Européen fameux pour ses menaces méprisantes à l’encontre des Grecs et des Polonais, a dû en rabattre. Sorti de la salle de négociation en annonçant triomphalement qu’il prenait le poste convoité de ministre des affaires étrangères, il a dû reculer, pressé par la fureur qui a parcouru la direction de son propre parti devant lequel il s’était engagé à ne jamais faire partie d’un nouveau gouvernement Merkel, et renoncer à ce poste au profit du titulaire actuel, le SPD Sigmar Gabriel qui a mené la fronde. Ce qu’Alexander Mercouris nommait déjà “la Grande Coalition-fantôme” est devenue instantanément la “Grande Coalition-zombie” quasiment unijambiste sinon hémiplégique.

    Mercouris, grand connaisseur de l’Allemagne et jugeant la crise allemande actuelle particulièrement grave, avait commencé son article de fond sur l’accord Schulz-Merkel avec la situation initiale (Schultz ministre des affaires étrangères). Il l’a terminé par un “postcript” relatant par le biais du Financial Times les dernières péripéties :

    « M. Schulz a fait face à une vague de colère de la part du SPD après avoir accepté le poste, bien qu'il ait juré de ne jamais servir dans un cabinet dirigé par Angela Merkel :

    » “Les sociaux-démocrates ont déclaré que la volte-face [de Schulz] a laissé le parti avec un énorme problème de crédibilité alors qu'il lance un sondage national de ses 460 000 membres sur l'accord de coalition conclu cette semaine avec les conservateurs de Mme Merkel.

    » Dans une déclaration vendredi, M. Schulz a déclaré que la discussion de son rôle “mettait en danger le succès de l’accord” et qu’il espérait qu’en abandonnant le ministère des Affaires étrangères, il pourrait mettre fin aux “discussions sur les questions de personne au sein du SPD”. “Nous faisons tous de la politique pour les gens de ce pays”, a-t-il dit, “il est donc approprié que mes ambitions personnelles soient reléguées au second plan des intérêts du parti“.

    » Son retrait inattendu intervient après qu'il ait été l’objet d’une attaque furieuse du ministre allemand des Affaires étrangères, Sigmar Gabriel, qui l'a accusé d'avoir trahi ses engagements en acceptant son poste. M. Gabriel a déclaré au groupe de presse Funke qu'il avait été un ministre des Affaires étrangères efficace et populaire, mais que ‘les nouveaux dirigeants du SPD se fichent clairement de cette appréciation publique de mon travail’.

    » Berlin a été secoué de tumulte depuis que les conservateurs d'Angela Merkel et le SPD de M. Schulz ont dévoilé mercredi leur nouvel accord de coalition, au milieu d'une fureur généralisée sur la façon dont les postes ministériels étaient répartis entre les deux partis.

    » L'accord de 177 pages est conçu pour mettre fin à l'impasse politique laissée par les élections peu concluantes de septembre, au cours desquelles les deux partis ont perdu des voix en faveur de l'Alternative d'extrême droite pour l'Allemagne. Mais l’affaire a été éclipsée par la dispute sur quelles personnalités ont obtenu quels ministères.

    » De leur côté, les conservateurs sont absolument déchaînés : le SPD, qui n'a remporté que 20,5% des suffrages – son pire résultat dans l'histoire de l'Allemagne d'après-guerre – s’est vu également confier le ministère des Finances, qui depuis huit ans est le fief de la CDU de Mme Merkel. Au SPD, la colère à propos de la nomination de M. Schulz au ministère des Affaires étrangères était encore plus grande ...” »

    Cela conduit Mercouris à sa conclusion finale qui laisse ouverte, sinon grande ouverte la porte à de nouveaux rebondissements dans ce qui est désormais, et de loin, la crise politique la plus grave de l’Allemagne d’après-guerre : « Cette révolte et la décision de Schulz d’abandonner le ministère des Affaires étrangères soulignent le fait qu’essayer de perpétuer le gouvernement de la ‘Grande Coalition’ qui a perdu tant de soutien en septembre est une très mauvaise idée. Le fait que Schulz ait été obligé de partir, et la réaction également furieuse à propos de cet accord de la part de nombreux membres du SPD et de la CDU/CSU, semblent signaler que l’accord pourrait bien être en train de se désintégrer... »

    L’épisode laisse effectivement présager d’autres tribulations pour cette “Grande Coalition” qui semble être rien de moins que mort-née ; qui, si elle se met tout de même en place, n’aura guère d’autorité ni de latitude d’action, comme un gouvernement de crise perpétuant l’apparence d’une sauvegarde... L’accord avec ses péripéties permettent d’avoir une vision impressionnante des ravages causés au système politique allemand, aussi bien par la politique de Merkel de ces dernières années que par la décrépitude de l’establishment, le vieillissement et l’inanité du personnel de direction, et notamment des dirigeants les plus en vue, le désordre interne des deux principaux partis, etc. Quelle différence avec l’Allemagne d’il y a trois ans, qui dictait sa loi à la Grèce comme si elle était le IVème Reich et faisait marcher l’Europe au pas de l’oie ! L’Europe justement : alors que Macron commence à rencontrer des difficultés sérieuses après l’hébétude fascinée qui suivit sa victoire, son attente des retrouvailles d’un “partenaire” allemand solide pour relancer une dynamique européenne selon la vision conventionnelle se trouve confrontée à de très sérieux obstacles. D’ores et déjà, l’élimination de Schulz du poste des affaires étrangères représente un sérieux revers pour Macron, Schulz étant un partisan acharnée d’une intégration européenne au forceps, selon ses habitudes ; au contraire, Gabriel est plus tenté par un équilibrage de la politique allemande, passant par une amélioration des relations avec la Russie, à laquelle une Merkel extraordinairement affaiblie ne pourra guère s’opposer.

    Encore tout cela reste-t-il de la spéculation du meilleur des cas, celui où l’accord SPD-CDU/CSU de mercredi dernier serait accepté sans autre remous, et le nouveau gouvernement mis en place dans les mêmes conditions. Après l’épisode Schulz et le constat d’un si fort mécontentement des cadres des deux partis pour un accord qui ne satisfait personne, l’hypothèse d’une désintégration de cet accord est loin d’être hors de propos. On se trouverait alors dans une impasse, après avoir essayé toutes les formules, avec la possible nécessité de nouvelles élections qui pourraient être catastrophiques, – en fait, une autre sorte d’impasse pour les partis dominant, ou ex-dominant. (Actuellement, le SPD est à 17%, presque rejoint par l’AfD eurosceptique d’extrême-droite avec 15%, et il est probable que les dernières péripéties ont encore réduit cette marge minimaliste. D’autres déplacements de voix sont probables et ces divers facteurs font que de nouvelles élections pourraient réserver des surprises catastrophiques pour l’establishment.)

    Il se confirme par conséquent que l’Allemagne se trouve dans une crise politique profonde, qui ébranle le régime lui-même. L’Allemagne suit la tendance crisique très forte qui affecte tous les pays du bloc-BAO, d’une façon ou l’autre, spécifiquement selon les pays, alors que les crises extérieures (en Syrie et au Moyen-Orient avec la “folie-compulsive” US, à “D.C.-la-folle” où se poursuit l’affrontement autour du pouvoir, etc.) continuent à se développer au rythme du “tourbillon crisique”. C’est un des derniers pôle d’une stabilité-Système qui tend à se dissoudre, tandis que le partenaire français de l’Allemagne, incapable de se dégager des engagements extérieurs catastrophiques de ces dix dernières années, continue à cultiver une exceptionnelle absence d’influence par rapport à ce que ce pays pourrait prétendre, – contribution française à la Crise Générale de l’Effondrement.

    Avec la quasi-sécession en cours des pays d’Europe de l’Est (“les quatre de Visegrad”), l’Europe est sur la voie d’une sorte de désintégration par délitement et par dissolution de l’intérieur (autre approche du même processus que risque de suivre la “Grande Coalition” de la pauvre Merkel). Tout semble donc fonctionner, avec une quasi-parfaite coordination, pour poursuivre le processus de l’effondrement. Ce qui est remarquable, c’est la diversité des approches, et combien, les divers dangers identifiés (la montée du populisme, identifiée depuis 4-5 ans) ne se manifestent pas comme on les attend mais s’adaptent aux diverses situations. C’est qu’en vérité, il n’y a pas à craindre un danger ou l’autre qui attaquerait le Système puisque le seul danger est le délitement et le processus d’autodestruction alimentés par le Système lui-même. C’est de plus en plus une affaire qui roule...

    http://www.dedefensa.org/article/angela-et-sa-coalition-zombie-en-cours-de-desintegration

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    Très courte vidéo où tout est dit sur ce qui nous attend...

    Si nous ne réagissons pas, toute notre vie est menacée !

     

     

    Merci à Ariane  Walter

    https://www.facebook.com/ariane.walter/posts/10156057558413610

     

     

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