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    Brésil : Les premiers à souffrir seront encore une fois les Indiens

    Brésil : Les premiers à souffrir seront encore une fois les Indiens

    par Peterson Fernandes

    Soumission Asservissement. Annihilation. Extermination

    C’est ainsi qu’on peut résumer ce que les livres d’histoire appellent « La découverte du Brésil », fait historique par lequel les Portugais débarquèrent dans le « Nouveau Monde », s’emparèrent des terres, eurent les premiers contacts avec les indigènes (définis par eux comme « sauvages » « ) et commencèrent leur processus d’exploration.

    Indiens Yawanawá, dans le village de Mutum, à Acre. Photo Ricardo Stuckert

    Indiens Yawanawá, dans le village de Mutum, à Acre. Photo Ricardo Stuckert

    Aujourd’hui, en 2018, après 500 ans de tueries et d’invisibilité sociale, il existe encore plus de 225 groupes ethniques ou sociétés indigènes au Brésil, avec 180 langues et dialectes différents. Comme les Indiens Yawanawá du village de Mutum à Acre, qui comptent environ 1 250 personnes réparties en 8 communautés partageant le même territoire que le peuple Katukina, avec lequel ils entretiennent une relation étroite d’amitié et d’affinité. Des groupes très différents les uns des autres sont répartis sur pratiquement tout le territoire national. Certaines tribus (environ 55) sont isolées et on dispose de peu d’informations à leur sujet.

    Photo de Ricardo Stuckert, en 2016, d'une communauté autochtone jamais contactée auparavant. La photo a été prise lorsque le photographe a survolé une zone d’Acre avant de se rendre au village de Caxinauá, où il a réalisé une séance photo pour le livre Índios Brasileiros. Disponible sur la BBC.

    Photo de Ricardo Stuckert, en 2016, d’une communauté autochtone jamais contactée auparavant. La photo a été prise lorsque le photographe a survolé une zone d’Acre avant de se rendre au village de Caxinauá, où il a réalisé une séance photo pour le livre Índios Brasileiros. Disponible sur la BBC.

    Le Brésil est un chef de file dans le génocide des Indiens en Amérique latine et le pays le plus dangereux au monde pour ceux qui défendent les Indiens.

    Jair Bolsonaro, candidat de l’agrobusiness, a déjà clairement indiqué qu’il considérait que les peuples autochtones étaient « privilégiés » et jouissaient de droits excessifs.

    À chaque occasion, il répète et transmet cette position.

    « Vous pouvez être sûrs que si j’y arrive (à la présidence), je n’aurai pas d’argent pour les ONG. (…) Là où il y a une terre indigène, il y a une richesse dessous. Nous devons changer ça à partir de là.  » – Jair Bolsonaro

    Les peuples indigènes ont été massacrés par les Portugais pour se nourrir de leurs terres et, plus tard, par l’État, qui n’a jamais appris à traiter la question de manière digne. Durant la période dictatoriale et démocratique, le gouvernement, fermant les yeux sur certaines attitudes mais les ouvrant bien grands sur d’autres, a mis fin aux réserves en les livrant à l’exploitation minière, éliminant des rivières, des forêts et toute la spiritualité liée à la culture indigène, construisant des œuvres pharaoniques comme Belo Monte, par exemple. Et ce peuple souffrant, qui est déjà invisible, sous un gouvernement Bolsonaro disparaîtra une fois pour toutes. « Le Quilombola (habitant d’un quiolombo, communauté de marrons, NdT) ne sert même pas à procréer. » – Jair Bolsonaro Dans un discours devant une communauté juive, Bolsonaro a ouvert le feu sur les peuples autochtones, les homosexuels, les femmes, les réfugiés et également sur les Quilombolas.

    Pour information, les Quilombolas étaient historiquement d’anciens esclaves fuyant des plantations et des moulins à sucre, qui cherchaient un abri dans des endroits reculés, les quilombos, pour survivre. C’étaient des types de communautés ayant une organisation similaire aux villages africains, où elles vivaient principalement de l’agriculture de subsistance et de la pêche. À ce jour, , il y a des quilombos habités par des descendants d’anciens esclaves principalement dans les régions de l’intérieur du Brésil. Mais cette histoire, comme tant d’autres qui traversent les veines du peuple brésilien, Bolsonaro ne la connait pas pas – ou feint de ne pas la connaître.

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    Bolsonaro compare les réserves indiennes à un « zoo » et veut vendre l’Amazonie aux USA

    En plus de faire semblant de ne pas connaître l’histoire, il la rend insignifiante, enterre tous les vestiges du passé et fait de son opinion la vérité absolue sur le sujet. Donc, le passé, c’est le passé, et ce qui compte, c’est que, en extrayant le suc de la désinformation et de l’ignorance bolsonaresques, nous pouvons arriver à un concept de base qui ressemblerait à ceci : ces Indiens ont des privilèges que nous n’avons pas, mais ils ne méritent ni ne ces privilèges (supposés), ni notre respect.

    « Si je suis élu, l’Indien n’aura pas un pouce de terre supplémentaire » : cette affirmation du présidentiable a été faite lors d’un entretien dans la ville de Dourados, dans le Mato Grosso do Sul, juste avant de prononcer un discours devant des agriculteurs. Et si une grande partie de la rhétorique boslonaresque consiste à prétendre qu’un discours peut être décontextualisé et que telle ou telle phrase «n’était pas tout à fait ce que je voulais dire», la vérité est qu’au bout du compte, ça ne veut rien dire. En communication, ce qui compte, c’est ce que votre public cible a compris. Et les bolsonaristes comprennent et reproduisent les choses de cette manière.

    Brésil Indiens 1 20181028« Ce que l’Indien va faire de toute cette terre, je vais vous le dire : 1 Planter de la la mariejeanne 2 Vendre les richesses naturelles comme par exemple le bois et les minerais »

    Brésil Indiens 2 20181028« Absurde que 500 000 Indiens possèdent plus de 15% du territoire national…L’heure de l’intégration est passée, les USA, la nationa la plus puissante du monde, les a intégrés en faisant des plantations dans l’Ouest, tandis que nos Indiens vivent en prélevant des péages sur nos routes, ils ne veulent pas s’intégrer à la vie nationale, il est temps de dire assez à ça ! »

    C’est pourquoi nous mettons en garde contre la menace fasciste.

    C’est pourquoi nous nous souvenons du mouvement nazi.

    Parce qu’en regardant l’histoire, nous ne pouvons que ressentir de la peur. Nous savons que c’est exactement la méthode pour légitimer les choses. L’aura qui se formait autour de Hitler, par exemple, lui permettait de gagner des votes même parmi le public réticent à ses idées. Il a construit l’image d’être l’élu, au sens biblique du mot. Il a acquis un pouvoir absolu et un soutien populaire en très peu de temps. Bien qu’il ait tué des opposants sur une échelle sans précédent en Allemagne, il a agi de la manière que beaucoup d’Allemands attendaient d’un leader. La classe moyenne, les industriels et les propriétaires terriens sont sortis indemnes de ses agissements. Attaquant les minorités, les ennemis communs, Hitler a réussi à donner à ceux qui le soutenaient l’impression de l’unité nationale qu’ils avaient tant rêvée.

    Et le processus est simple. Vous choisissez un groupe, vous faites peur aux gens en leur faisant croire que ce groupe représente un danger – ou qu’il s’agit d’un groupe privilégié – et vous obtenez l’acceptation nécessaire pour qu’il soit acceptable de l’exterminer. Après tout, si nous payons nos impôts, nous obtenons notre propriété et nous sommes de bonnes personnes, pourquoi ces gens-là veulent-ils avoir des « terres sans paye », des « droits » et des « privilèges » que je n’ai pas?

    Peut-être que vous trouvez cela absurde, mais ce n’est pas le cas. Je ne suggère pas qu’à partir de 2019, les troupes de Jair Bolsonaro avanceront sur les terres autochtones en tirant et en tuant tout le monde. Je ne prédis pas que la population brandira des pancartes disant « tuez les Indiens parce qu’ils le méritent ». Je dis que l’extermination qui se produit déjà silencieusement, à travers le grilagem [accaparement de terres illégal, NdT], l’expansionnisme territorial et plusieurs autres agissements cruels, sera de plus en plus naturelle, après tout, le mépris du président pour les Indiens en tant qu’individus et en tant que mouvement est affirmé à 100% comme jamais auparavant.

    Ensuite, à la fin, oui, il restera des terres au Brésil, comme le souhaiterait Cabral*. Et savez-vous à qui ces terres iront ? J’avoue que je ne sais pas, mais j’ai une certitude: Elles n’iront pas au peuple.

    * Pedro Álvares Cabral (1467-1520) : « découvreur » portugais du Brésil, grand massacreur d’indigènes des Amériques et des Indes, dont le portrait ornait encore les billets de banque portugais à la fin du XXème siècle (NdT)

    Source:https://medium.com/revista-subjetiva/os-primeiros-a-sofrer-ser%C3%A3o-os-%C3%ADndios-como-sempre-1087710f8bc6

    Traduit par  Fausto Giudice

    Photo: Enfants Kaxinawá, dans le village d’Água Viva, à Acre. Photo de Ricardo Stuckert (voir son portfolio de photos ici)

     via:http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=24450

    https://reseauinternational.net/bresil-les-premiers-a-souffrir-seront-encore-une-fois-les-indiens/


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    Après les perquisitions chez LFI, l’État et les médias lynchent Mélenchon

    Après les perquisitions chez LFI, l’État et les médias lynchent Mélenchon

    Par Alexandre Lantier

     

    Suite aux perquisitions menées contre La France insoumise (LFI) sur ordre du parquet de Paris mardi, la justice et les médias lancent une campagne violente contre le chef de LFI, Jean-Luc Mélenchon. Le but est manifestement de menacer d’interdire LFI, une organisation qui a reçu les voix de 20 pour cent des Français aux dernières élections présidentielles, ou du moins de faire planer sur les têtes de ses dirigeants la menace de peines considérables.

    Ceci serait un pas majeur dans la transformation de l’État policier créé en France sous l’état d’urgence de 2015-2017 en un appareil servant ouvertement à écraser l’opposition politique et la colère sociale contre l’aristocratie financière. En fait, la manière dont les milieux officiels traitent cette perquisition est un avertissement de la profonde crise de la démocratie française. Un État policier existe et se consolide rapidement en France, posant une menace mortelle aux travailleurs.

    L’État et les médias se concentrent sur le fait que Mélenchon se serait emporté contre les policiers qui menaient la perquisition au siège de LFI, et qui tentaient d’empêcher illégalement les députés de LFI de pénétrer dans le siège de leur parti. Ces derniers ont dû forcer une porte gardée par la police pour entrer dans leurs locaux, et le ton est monté entre Mélenchon et les policiers à l’intérieur du siège. De nombreuses vidéos de la confrontation circulent en ligne.

    Dans l’une d’elles, Mélenchon dit: «Vous ne vous comportez pas en policiers républicains. … Vous ne pouvez pas nous molester, vous ne pouvez pas nous pousser, vous n’avez pas le droit de nous empêcher de rentrer dans nos locaux, surtout que nous ne posons aucun obstacle à vos perquisitions. Mais vous, vous vous comportez d’une drôle de manière. Vous entrez, vous prenez des tas de choses, vous ne dites pas quoi, vous repartez et on ne sait pas ce que vous avez pris.»

    En fait, en plus d’éventuels biens personnels des dirigeants de LFI, on sait que la police a aspiré toutes les données au siège de LFI. Manuel Bompard, le coordinateur des campagnes de LFI, a dénoncé le comportement de la police et des enquêteurs: «On m’a empêché d’assister à la procédure administrative, alors que je suis le responsable légal de La France insoumise, je n’ai pas pu assister aux opérations. (…). Aucun Procès Verbal ne m’a été proposé à être signé.»

    «Un policier m’a attrapé par le cou, attrapé par le bras, m’a tiré. Ce policier, sa hiérarchie est venue en lui disant ‘calme-toi’. J’ai été violenté, agressé (…). Ce qui s’est passé est inacceptable», a-t-il ajouté, en affirmant qu’il va «porter plainte au commissariat pour les coups qui (lui) ont été portés.»

    Néanmoins, l’État et les médias, loin de critiquer le comportement de la police, se sont rapidement rangés derrière elle pour attaquer Mélenchon. Hier, la justice a annoncé une enquête visant le comportement de Mélenchon lors des perquisitions. Le parquet de Paris, qui avait lancé les perquisitions, a ouvert une enquête concernant des faits de «menaces ou actes d’intimidation contre l’autorité judiciaire» et «violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique», selon L’Obs.

    Plusieurs syndicats de police, proches de l’extrême-droite, ont exigé des «excuses publiques» à Mélenchon, dont le syndicat police de Force ouvrière. Le syndicat Alliance, lié au parti néofasciste, a appelé le nouveau ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner à porter plainte contre le chef de LFI.

    Pour tenter de maintenir un faux-semblant d’impartialité makgré avoir lancé cette procédure, le procureur de Paris François Molins a ensuite demandé au procureur général d’en être dessaisi au profit du procureur du tribunal de grande instance le plus proche.

    Les principaux médias français lancent une vague de dénonciations de Mélenchon. Celles-ci mettent en lumière surtout le respect illimité de la police qui prédomine dans les publications «de gauche», qui sont toutes par contre d’accord pour menacer Mélenchon. Libération, Le Monde, et L’Obs ont tous publié des articles hostiles envers LFI.

    Libération a sonné la charge contre LFI avec des articles réactionnaires qui laissaient entendre que le comportement de Mélenchon pourrait justifier l’illégalisation de LFI. Le journal a mis à la une la photo de Mélenchon et le titre «L’éclat de trop?» Dans son article intitulé «Perquisition chez Mélenchon: de l’insoumission à l’obstruction», qui accuse Mélenchon sans preuve d’avoir tenté de faire obstruction aux perquisitions, le journal assène: «Le leader de la France insoumise se pose en martyr politique au risque de l’illégalité.»

    Ayant lancé cette menace extraordinaire, Libération s’attaque aux élus LFI: «Pas banal, en France, de voir des élus s’opposer physiquement à des policiers qui appliquent une décision de justice.»

    Dans l’éditorial intitulé «Tactique», le journal joue d’abord le bon prince, avouant qu’il n’y a «rien d’étonnant» à ce que LFI «vitupère contre une opération policière d’une telle ampleur. … Mais si l’on prend un peu de recul, il faut bien dire que la réaction des leaders de La France insoumise est pour l’essentiel outrancière et peu légitime.» Déclarant que «les juges faisaient seulement leur travail», Libération conclut: «là où la limite est franchie, c’est quand des députés de la nation font entrave, par le nombre et par les décibels, à une enquête judiciaire parfaitement légitime.»

    En fait, il n’y a aucune raison de croire que les juges ne faisaient que leur travail, ou que l’enquête judiciaire qui a servi de prétexte aux perquisitions est «parfaitement légitime.» On a récemment appris que le premier ministre Edouard Philippe avait «auditionné» tous les candidats au poste de procureur de Paris. Le journal Les Echos a traité cela de «fait inédit» et relevé «Un entretien ‘assumé’ par Edouard Philippe, qui désire ‘être certain’ qu’il sera ‘parfaitement à l’aise’ avec le futur procureur.»

    En clair, le procureur a été soigneusement choisi par le pouvoir, qui était sans doute au courant mardi d’une opération de police d’une telle envergure – avec une quinzaine de perquisitions menées par plus d’une centaine de policiers – avant qu’elle ne se produise. L’attaque contre Mélenchon et LFI est manifestement une attaque politique, menée alors que l’exécutif est au plus bas dans les sondages et qu’il cherche désespérément à étouffer toute opposition sociale à son programme.

    Ceci souligne encore une fois la faillite politique de l’orientation politique proposée par Mélenchon lui-même, son nationalisme, ses liens avec l’armée et le renseignement, et son appel à intégrer des forces de droite dans LFI, le plus récemment à son université d’été. Il est important de souligner le fait remarquable que malgré ces liens dans l’appareil d’État, Mélenchon semble avoir été surpris par la perquisition menée contre lui mardi. Les divers policiers et officiers du renseignement que LFI a recrutés n’ont pas pu ou pas voulu prévenir Mélenchon de la perquisition qui se préparait.

    Ceci souligne que la seule voie pour aller de l’avant est défendre les droits démocratiques et LFI.

    source:https://www.wsws.org/fr/articles/2018/10/18/mele-o18.html

    https://reseauinternational.net/apres-les-perquisitions-chez-lfi-letat-et-les-medias-lynchent-melenchon/

     

     

    Voir aussi ici :

    http://actualiteevarsistons.eklablog.com/france-macron-le-goulag-est-en-marche-des-lyceens-mineurs-arretes-et-d-a148884532

    https://reseauinternational.net/60-millions-de-francais-fiches-le-conseil-detat-valide-le-fichier-tes/

     

     

    Quelques commentaires :

    La France est devenu un État policier et qui plus est pratique le couvre-feu comme du temps de l’Occupation. MESSAGE IMPORTANT à tous ceux ayant eu des démêlés récents avec la justice : Sachez que chaque citoyen est dorénavant geo-localisé. Si vous avez dernièrement été « peu aimable » avec des policiers ou des gendarmes, si vous avez récemment fait l’objet de la perte ou de la suspension de votre permis de conduire alors sachez que grâce à votre portable vous ferez bientôt l’objet à nouveau (dans un délai de quelques semaines) d’un contrôle routier « inopiné ». Car les gendarmes et policiers dans ces cas là ne vous lâcheront plus jamais jusqu’à ce que vous finissiez au trou. Personnellement je ne roule jamais en voiture avec mon portable car je sais, et j’en ai la preuve, que je suis dans leur collimateur.

    D’autres que lui pourraient faire à leur tour la découverte du néo fascisme même plus secret qui s’installe en France et même plus sournoisement comme il le faisait auparavant

    Vous parlez de néo-fascisme qui s’installe en France en usant du terme « sournoisement ».
    Le terme exact qui s’applique alors ici est : « sionisme ». Tout court.
    Faisons preuve de courage. Pour lutter contre un fléau il est nécessaire de bien le nommer.
    Et nous lutterons contre ce fléau sournois qui détruit l’identité française et le bien vivre ensemble à travers les futures élections entre autre car maintenant nous savons et nous nous passons l’info.
    Faisons honneur à nos ancêtres morts pour la France et debarrassons la de ce cancer sournois auquel vous faites référence.

    D’autres que lui (Mélenchon) pourraient faire à leur tour la découverte du néo fascisme même plus secret qui s’installe en France et même plus sournoisement comme il le faisait auparavant .

    Les Français vont-ils enfin comprendre qu’ils vivent dans un état devenu fasciste?

    Nous sommes en Marche vers la dictature et c’est déjà bien avancé. Mettez une caquette de SS sur la tête de Macron et vous verrez que cela lui sied parfaitement. Nous allons certainement dépasser l’Union soviétique, nous sommes en plein dedans par le fait d’être dans l’UE, remake de l’URSS, bientôt les goulags et les internements psychiatriques. Les médias subventionnés nous vendent le produit avec beaucoup de zèle.

    https://reseauinternational.net/apres-les-perquisitions-chez-lfi-letat-et-les-medias-lynchent-melenchon/

     

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    Le transhumanisme est-il l’avenir de l’humanité ?

    Le transhumanisme est-il l’avenir de l’humanité ?

    «La science et la technique ont pris le pas sur la nature, sur le pouvoir, sur la poésie, sur la philosophie et sur la religion. Voilà le coeur de l’affaire. Elles ont bouleversé notre vie» Jean d’Ormesson (de l’Académie française)

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    Une nouvelle révolution est en train de se dérouler dans les laboratoires, une révolution sans bruit, sans médiatisation sans morts apparents mais qui est lourde de signification pour l’avenir de l’humanité. Les scientifiques parlent de supprimer les causes de la mort en « réparant » l’homme, mieux encore en « augmentant » ses capacités au-delà de ses capacités naturelles. Cette science : le transhumanisme est un tournant majeur dans la destinée humaine. Elle pose cependant des problèmes éthiques voire religieux.

     Qu’est-ce que le transhumanisme ? 

     Le transhumanisme est un mouvement intellectuel international prônant l’usage des sciences et des techniques afin d’améliorer les caractéristiques physiques et mentales des êtres humains. Le transhumanisme considère certains aspects de la condition humaine tels que le handicap, la souffrance, la maladie, le vieillissement ou la mort subie comme inutiles et indésirables. La quête d’immortalité date de l’Épopée de Gilgamesh ou les quêtes de la fontaine de Jouvence et de l’élixir de longue vie, au même titre que tous les efforts ayant visé à empêcher le vieillissement et la mort, en sont l’expression. (…) Le biologiste Julian Huxley, semble être le premier à avoir utilisé le mot « transhumanisme ». En 1957, il définit le transhumain comme un « homme qui reste un homme, mais se transcende lui-même en déployant de nouveaux possibles de et pour sa nature humaine ».. (Encyclopédie Wikipédia)

     « De ses débuts confidentiels dans la Californie des années 1990 à la profusion d’articles, de livres et de débats, le transhumanisme suscite rejets radicaux ou adhésions extrêmes, Car le transhumanisme, qui entend augmenter les capacités physiques et mentales de l’être humain, porte une utopie : le dépassement de la condition humaine. Le transhumanisme défend des projets parfois sidérant d’audace, comme prolonger la vie de plusieurs siècles, coloniser l’espace, doter l’homme de capacités sensorielles et cognitives bien au-delà de sa condition actuelle ou encore contrôler son état psychologique par un dopage permanent. Ces promesses ne constituent pas une simple confiance dans le progrès technologique. » (1)

     « Souvent, le transhumanisme est perçu comme une spéculation sur le développement technologique, ce qu’il est, mais en partie seulement. Le transhumanisme nous appelle à prendre en main notre évolution pour nous libérer de « la loterie génétique », de la mortalité, des limites de nos capacités. Il s’agit ni plus ni moins que de changer l’homme, de révolutionner ses conditions biologiques pour le transformer, bref faire passer l’humanité à une étape nouvelle (et supérieure) de son évolution grâce à un effort technologique concerté et intense. Né à la fin des années 1980, le transhumanisme a réussi à inscrire à l’agenda mondial certaines de ses problématiques, son vocabulaire, sa vision du monde : l’homme augmenté, l’eugénisme libéral, le prolongévisme, la colonisation spatiale comme réponse à la crise climatique, autant de thématiques qui ne sont peut-être pas propres au transhumanisme mais que celui-ci porte et, surtout, unifie dans un projet global. Les transhumanistes annoncent une « révolution technologique » en cours, révolution pour laquelle ils proposent une pensée, une éthique, une psychologie. Aussi n’est-il pas surprenant que le transhumanisme inspire l’action de dirigeants de multinationales qui investissent des sommes considérables dans le développement de technologies correspondant aux utopies transhumanistes, Larry Page et Sergey Brin, Elon Musk, Peter Thiel, Mark Zuckerberg sont les plus médiatisés, les plus puissants sans doute » (1).

     « En remettant en question l’idée que l’homme ait une nature définie, qu’il doive respecter les limites physiques de sa condition, que la mort soit un horizon indépassable pour toute construction sociale, le transhumanisme interroge des éléments structurants de l’expérience humaine. Par certaines de ses propositions les plus radicales, le transhumanisme pousse les positions éthiques classiques dans leurs retranchements, les amenant à se positionner en face de pratiques déjà effectives que l’on pourrait rapporter au transhumanisme (comme un certain eugénisme libéral, l’usage de médicaments pour des bien-portants à finalité d’augmenter leurs capacités, etc.).() Que veulent les transhumanistes ? Quelles sont leurs valeurs ? Quels sont les arguments de ses adversaires ? Chemin faisant, en débattant du transhumanisme, c’est de la place que prennent les technologies dans notre vie que nous discutons. Le détour en vaut donc la peine ! » (1)

     « Le projet Human Body Version 2.0 a pour principal acteur Ray Arch Kurzweil, un archi-transhumaniste. Les objectifs sont clairement énoncés depuis un certain temps: Dans les décennies à venir, une mise à niveau radicale des systèmes physique et mental de notre corps, déjà en cours, utilisera des nanobots pour augmenter et finalement remplacer nos organes. Nous savons déjà comment prévenir la plupart des maladies dégénératives par la nutrition et la supplémentation; ce sera un pont vers la révolution émergente de la biotechnologie, qui à son tour sera un pont vers la révolution des nanotechnologies. D’ici 2030, l’ingénierie inverse du cerveau humain sera terminée et l’intelligence non biologique fusionnera avec notre cerveau biologique. En fait, il a déjà été annoncé que l’ingénierie inverse du cerveau humain était en bonne voie grâce à de nouvelles micropuces et à un logiciel associé. Et, bien qu’on ne s’attende pas à un recâblage complet du cerveau par les nanobots avant 2020, Phys.org a signalé que notre ADN avait été ciblé avec succès par des nanobots «pour la pharmacothérapie ou la destruction». Sur la base de nos connaissances actuelles, nous pouvons déjà toucher et sentir les moyens de réaliser chaque aspect de cette vision. Des chercheurs de l’Université de Columbia ont mis au point une flotte de nanorobots moléculaires capables d’administrer des médicaments à des cellules spécifiques et d’identifier les marqueurs génétiques à l’aide de marqueurs fluorescents»(1).

    Le Corps humain du futur : version 2.0 

     L’un des architectes du transhumanisme Ray Kurzweil, membre du conseil consultatif scientifique de la Lifeboat Foundation nous donne sa perception du futur celle d’un homme où aucun de ses organes n’est irremplaçable et même son imaginaire peut être modifié ( amélioré) ! Il écrit : »Dans les décennies à venir, une mise à niveau radicale des systèmes physique et mental de notre corps, déjà en cours, utilisera des nanobots pour augmenter et finalement remplacer nos organes. D’ici 2030, l’ingénierie inverse du cerveau humain sera terminée et l’intelligence non biologique fusionnera avec notre cerveau biologique. Le sexe a déjà été en grande partie séparé de sa fonction biologique. () Nous avons plusieurs méthodologies pour créer des bébés () Notre espèce a déjà augmenté l’ordre «naturel» de notre cycle de vie grâce à notre technologie: médicaments, suppléments, pièces de rechange pour pratiquement tous les systèmes de l’organisme et de nombreuses autres interventions. Nous avons déjà des appareils pour remplacer nos hanches, genoux, épaules, coudes, poignets, mâchoires, dents, peau, artères, veines, valves cardiaques, bras, jambes, pieds, doigts. Les systèmes destinés à remplacer des organes plus complexes (nos cœurs, par exemple) commencent à fonctionner. Au fur et à mesure que nous apprendrons les principes de fonctionnement du corps humain et du cerveau, nous pourrons concevoir des systèmes extrêmement supérieurs qui seront plus agréables, dureront plus longtemps et fonctionneront mieux, sans risque de panne, de maladie et de détérioration. Vieillissement » (2).

     « Nous ne créerons pas tout à la fois la version 2.0 du corps humain. Ce sera un processus progressif, déjà bien engagé. () Les nanobots – des robots à la taille d’une cellule sanguine – fourniront les moyens de repenser radicalement notre système digestif et, accessoirement, à peu près tout le reste. Dans une phase intermédiaire, les nanobots situés dans le tube digestif et le sang extrairont intelligemment les nutriments précis dont nous avons besoin, demanderont des nutriments et des suppléments supplémentaires via notre réseau local sans fil et enverront le reste des aliments que nous consommons sur notre chemin. passé pour élimination. () En fin de compte, les nutriments individualisés nécessaires à chaque personne seront parfaitement compris (y compris les centaines de composés phytochimiques) et disponibles facilement et à peu de frais, de sorte que nous n’aurons pas besoin d’extraire les nutriments des aliments. () Cette technologie devrait être raisonnablement mûre d’ici les années 2020. Les nutriments seront introduits directement dans le sang par des nanobots métaboliques spéciaux. Les capteurs de notre circulation sanguine et de notre corps, utilisant la communication sans fil, fourniront des informations dynamiques sur les nutriments nécessaires à chaque instant. Un avantage important de la technologie des nanobots est que, contrairement aux simples médicaments et compléments nutritionnels, les nanobots possèdent une certaine intelligence. Ils peuvent suivre leurs propres inventaires et se glisser intelligemment dans notre corps de manière intelligente ». (2).

     « Le cœur poursuit l’auteur est une machine remarquable, mais elle pose un certain nombre de problèmes graves. Bien que les cœurs artificiel commencent à fonctionner, une approche plus efficace consiste à se débarrasser complètement du cœur. Parmi les conceptions de Freitas figurent des substituts de cellules sanguines nanorobotiques qui fournissent leur propre mobilité. L’énergie sera fournie par des piles à combustible à l’hydrogène de taille microscopique. Integrated Fuel Cell Technologies, a déjà créé des piles à combustible de taille microscopique. Les respirocytes offrant un accès très étendu à l’oxygénation, nous serons en mesure d’éliminer les poumons en utilisant des nanobots pour fournir de l’oxygène et éliminer le dioxyde de carbone. () De même, les organes qui filtrent le sang pour détecter les impuretés, tels que les reins, peuvent également être remplacés par des services d’élimination à base de nanorobots » (2)

     « Il ne reste plus qu’à présent le squelette, qui est une structure stable et nous avons déjà une compréhension raisonnable de son fonctionnement. (). Des nanobots interconnectés permettront d’augmenter et, à terme, de remplacer le squelette. Remplacer des parties du squelette aujourd’hui nécessite une intervention chirurgicale douloureuse, mais le remplacer par des nanobots de l’intérieur peut être un processus progressif et non invasif. La version 2.0 du squelette humain sera très forte, stable et se répare d’elle-même. La peau, cependant, est un organe que nous voudrons garder, Nous pourrons en fin de compte améliorer la peau grâce à de nouveaux matériaux souples issus de la nanotechnologie qui offriront une meilleure protection contre les effets environnementaux physiques et thermiques » (2),

     Nous sommes en train de devenir des Cyborgs. Reconcevoir le cerveau humain 

     « La partie difficile -pour le moment- constituée par le cerveau fait l’objet de recherches intenses. Comme lu sur la publication suivante : « Le processus d’ingénierie inverse et de refonte englobera également le système le plus important de notre corps: le cerveau. Environ la moitié de notre code génétique étant consacré à sa conception. Considérer le cerveau comme un organe unique est une idée fausse. C’est en fait une collection complexe d’organes de traitement de l’information, interconnectés dans une hiérarchie complexe, et l’accident de notre histoire évolutive. Nous avons déjà des modèles mathématiques détaillés d’une vingtaine de dizaines de régions sur plusieurs centaines qui composent le cerveau humain. L’âge des implants neuronaux est également bien avancé » (3)

     L’auteur décrit ensuite quelques avancées remarquables dans le cadre de la « réparation » de l’homme » Des chercheurs du MIT et de Harvard développent des implants neuronaux pour remplacer les rétines endommagées. Il existe des implants cérébraux destinés aux patients atteints de la maladie de Parkinson pour inverser les symptômes les plus dévastateurs de cette maladie. «Plutôt que de traiter le cerveau comme une soupe, en ajoutant des produits chimiques qui améliorent ou inhibent certains neurotransmetteurs», explique Rick Trosch, un médecin américain qui a contribué à ces traitements, «nous le traitons maintenant comme un circuit». Nous devenons rapidement plus intimes avec notre technologie. Les ordinateurs ont commencé comme de grosses machines distantes installées dans des salles climatisées et entretenues par des techniciens en revêtement blanc. Par la suite, ils se sont installés sur nos bureaux, puis sous nos bras et maintenant dans nos poches. Bientôt, nous les mettrons régulièrement dans nos corps et nos cerveaux. En fin de compte, nous deviendrons plus biologiques que biologiques. D’ici la fin de cette décennie, l’informatique disparaîtra comme une technologie distincte que nous devons emporter avec nous ». (3)

    « D’ici 2030, l’électronique utilisera des circuits de la taille d’une molécule, l’ingénierie inverse du cerveau humain sera terminée Il est important de noter qu’une fois que l’intelligence non biologique a pris racine dans notre cerveau (un seuil que nous avons déjà franchi), elle va croître de manière exponentielle, tout comme le caractère accéléré des technologies basées sur l’information. Un cube d’un pouce de circuits de nanotubes (qui fonctionne déjà à plus petite échelle dans les laboratoires) sera au moins un million de fois plus puissant que le cerveau humain. D’ici 2040, la partie non biologique de notre intelligence sera beaucoup plus puissante que la partie biologique. Cependant, il fera toujours partie de la civilisation homme-machine, dérivée de l’intelligence humaine, c’est-à-dire créée par l’homme (ou des machines créées par l’homme) et basée au moins en partie sur l’ingénierie inverse du système nerveux humain. (3).

     Sommes-nous à vingt années des bébés personnalisés ? 

     A quand un bébé à la carte, quasiment fabriqué de toute pièce ?  Avec les progrès de la science et de la recherche médicale, la frontière qui nous sépare du spectre de l’eugénisme est de plus en plus ténue… Dans un avenir proche, le diagnostic pré-implantatoire, et bientôt l’utérus artificiel, vous permettront-ils de recourir à l’ectogenèse pour procréer d’une façon tout sauf naturelle, sans laisser de place au hasard, et de choisir le sexe de votre enfant, voire son QI ? Le futur sombre imaginé dans le film «Bienvenue à Gattaca» et le roman «Le Meilleur des Mondes» semble de plus en plus à notre portée » (4).

     Dans le même ordre, d’une réécriture du destin de chaque être humain, cette publication va plus loin. On peut pratiquement commander le bébé que l’on veut. Il n’y a plus de loterie génétique ; Que se passerait-il si les parents en devenir avaient la possibilité de choisir à l’avance la combinaison de gènes que leur enfant hériterait ? La question est sortie du cadre de la science-fiction selon Hank Greely, professeur de droit à l’Université de Stanford. La science et la technologie sous-jacente progressent rapidement, il est maintenant temps d’examiner attentivement « quels changements légaux seraient nécessaires pour essayer de maximiser les avantages et minimiser les dommages de cette nouvelle approche reproductrice » (5)

    « Le professeur Greely a exploré les implications juridiques, éthiques, et sociétales des biotechnologies émergentes dans un nouveau livre : «The end of sex and the future of human reproduction » (Harvard University Press, 2016), qui envisage un monde où la procréation ne commence plus dans la chambre à coucher, mais plutôt dans une boîte de Pétri d’une clinique médicale. Dans le livre, Greely raconte le scénario suivant : Un couple voulant un enfant, créerait cent embryons et recevrait un dossier sur l’ADN de chacun. Cela révélerait la présence de gènes favorisant l’apparition de graves maladies mortelles, ainsi que des marqueurs qui confèrent un risque accru de conditions moins graves. Mais cela pourrait aussi inclure des gènes pour des traits physiques, comme la couleur des yeux ou des cheveux, la taille et le type de corps. Mais également des marqueurs pour les traits comportementaux tels qu’une inclination pour le sport ou la musique. Les futurs parents sélectionneraient alors les embryons à implanter, sur la base des caractéristiques espérées. Le diagnostic préimplantatoire (DPI) qui consiste à l’extraction d’une seule cellule d’un embryon créé in vitro (FIV), et le dépistage de gènes malades ou des chromosomes anormaux est présent depuis 25 ans. Mais tôt ou tard, les scientifiques réussiront à faire des ovules humains viables et du sperme à partir de cellules souches pluripotentes induites (CSPi) provenant de la peau ou d’autres cellules somatiques, dit Greely. Cela permettra d’éliminer également la pression de l’horloge biologique au moins en termes de conception permettant ainsi aux femmes à repousser la formation d’une famille. » (5)

    *

     Dans le même ordre on annonce une gestation réussie pour un agneau dans un utérus artificiel. Les humains pourraient être les prochains cobayes ? Les agneaux ont passé quatre semaines dans des utérus extracorporels sans le moindre problème apparent A l’intérieur de ce qui ressemble à un sac en plastique zippé branché à des tubes flexibles contenant du sang et d’autres fluides, huit fœtus de moutons ont poursuivi leur développement, quasiment comme ils l’auraient fait à l’intérieur du ventre de leurs mères. Si l’on en croit la nouvelle étude faisant ses premiers pas vers un utérus artificiel, pendant quatre semaines, les agneaux ont vu leurs poumons et cerveaux se développer, leur peau se couvrir de laine. Ils ont ouvert les yeux, gigoté, et appris à avaler » (6).

     Pour le docteur Laurent Alexandre On manipulera les embryons pour optimiser nos enfants. La modification de l’ADN mettra fin à la loterie génétique. Aujourd’hui, 1 bébé français sur 30 est produit aujourd’hui par procréation médicalement assistée(CPMA). La place de l’intelligence artificielle (IA) dans la fabrication des bébés s’accroît d’année en année, et son potentiel de développement est vertigineux. Plusieurs étapes faisant appel à l’intelligence artificielle sont requises () nous allons cohabiter avec de nombreuses formes d’IA. Nous accepterons d’»augmenter» nos bébés pour qu’ils soient à la hauteur de ces intelligences artificielles. Déjà 50 % des jeunes Chinois souhaitent développer le QI de leurs bébés par manipulation génétique. La bataille entre transhumanistes et bioconservateurs a commencé » (7).

    Résister au transhumanisme. Pourquoi ? Comment ? 

     Faut-il refuser le progrès indéniable du fait que les fondements éthiques qui ont mis des millénaires à sédimenter sont remis en cause ? Il y a l’approche scientifique et l’approche religieuse. Du côté de la science Jacques Testart, directeur de recherche honoraire à l’INSERM. Citoyen vigilant, préoccupé des dérives de nos sociétés, s’affirme le défenseur têtu « d’une science contenue dans les limites de la dignité humaine » et de la démocratie réelle. Autant de prises de positions scientifiques et éthiques qu’il expose dans de nombreux« Les techniques du transhumanisme se forgent discrètement dans nos laboratoires et commencent à envahir notre quotidien. C’est que les marchands de confort et d’illusions rencontrent des intérêts industriels mais aussi des esprits réceptifs, surtout ceux des plus jeunes. Résister c’est d’abord informer et analyser mais c’est surtout produire un discours et des pratiques de déminage, c’est proposer des modes d’être au monde avec les autres qui refusent la performance et la compétition, c’est affirmer que l’humain vaut mieux que ce qu’il en parait trop souvent ». (8)

    Le transhumanisme, une nouvelle religion ? 

     Devant les avancées de la science et l’aphonie des religions, l’humanité est ballotée entre une vision de l’immortalité que nous offre la science « ici bas et maintenant » et ce que nous promettent les religions dans « plus tard dans l’au-delà » Grégory Aimar nous parle de ce miroir aux alouettes dont il décrit toutes les tentations à portée de main : « « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » écrivait Rabelais, il y a cinq siècles, dans Pantagruel. Nul doute que l’auteur aurait été très inspiré, aujourd’hui, par le mouvement transhumaniste. En effet, quoi de plus pantagruélique que l’appétit de ses adeptes ? Leur gloutonnerie va jusque-là : vouloir rendre l’être humain immortel, omniscient et omnipotent. Au menu de leur banquet, qui n’a rien de platonique : le rajeunissement de nos cellules pour prolonger nos vies et même la « fin de la mort », le remplacement de nos organes par des ersatz synthétiques censés être plus efficaces, l’amélioration de nos capacités intellectuelles et cognitives grâce à des implants cérébraux, une interconnexion permanente entre les humains « augmentés » et une super intelligence centrale qui posséderait l’ensemble des connaissances de l’humanité depuis la nuit des temps et qui, de plus, répondrait à nos besoins immatériels, émotionnels et psychologiques, qui encadrerait nos activités professionnelles et financières, mais aussi nos loisirs, nos déplacements, nos relations, et qui mesurerait nos performances dans tous ces domaines » (9)

      « Pour ses apôtres, le transhumanisme n’est rien d’autre que la prochaine étape de l’humanité, incontournable, logique, évidente. Ce qui est certain, c’est qu’il est la prochaine étape du capitalisme et de nombreux investisseurs l’ont compris : Alphabet (Google), Microsoft et Facebook injectent des sommes colossales dans la recherche sur l’intelligence artificielle et les NBIC (Nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives). Et ces géants de la Silicon Valley ne sont pas les seuls : en Russie, en Chine et en Europe aussi, entreprises et milliardaires de tout bord investissent massivement dans ces domaines, avec toutes les questions qu’un tel engouement peut poser d’un point de vue sociétal. Ou plutôt qu’un tel engouement devrait poser car, pour le moment, les États et les citoyens sont loin de s’être emparés du sujet et c’est tout le problème. Les conséquences de ce projet de société sont innombrables, littéralement. Nous ne pouvons en mesurer la portée aujourd’hui et, surtout, nous n’en comprenons pas réellement les motivations ». (9)

     « Voici un aperçu des questions qui se posent aujourd’hui : dans un monde aux ressources limitées, où trouver les quantités d’énergie et de matières premières nécessaires à cette explosion de la technologie ? Si les transhumanistes parviennent à l’immortalité, comment la croissance de la population mondiale sera-t-elle régulée ? Devrons-nous interdire les naissances ? Comment les personnes qui ne pourront pas « s’augmenter », pour des questions de moyens financiers, pourront-elles rivaliser avec ces « posthumains » sur le marché du travail ? A fortiori quand, parallèlement, se déroulera une robotisation effrénée de l’économie mondiale, réduisant encore le nombre de postes disponibles ? Quid des relations personnelles ? Les humains purement « biologiques » deviendront-ils des sous-citoyens, incapables d’entrer en relation avec leurs congénères hybrides dotés d’une plus grande intelligence, d’une force physique décuplée, d’une meilleure santé et d’une capacité de travail infinie ? L’asymétrie des interactions entre « bio » et « techno » engendrera-t-elle une scission profonde de l’humanité et l’exploitation des uns, abaissés au rang de primates, par les autres, élevés au statut de quasi-divinités ? » (9)

    Les posthumains, de nouveaux dieux ? 

     « Nous touchons là du doigt la question des motivations, voire des fondements de l’idéologie transhumaniste. Au-delà de la volonté d’améliorer la vie de chacun, de la rendre plus riche, plus intense et plus longue, outre les motivations financières, scientifiques et politiques, derrière la façade progressiste et libérale de ce mouvement, réside une croyance qui est avant tout religieuse et qui n’est jamais évoquée : l’athéisme. Le transhumanisme exerce en creux, à travers sa doctrine, un prosélytisme radical. L’illustration la plus flagrante de cette posture réside dans le projet de transférer la conscience humaine dans une machine, autrement appelé « téléchargement de l’esprit ». Ce dessein repose sur la croyance que notre conscience serait une propriété émergente de l’interaction entre les neurones : autrement dit, le cerveau produirait la conscience. À partir de là, il suffirait de copier l’activité cérébrale d’une personne et de la reproduire dans un ordinateur ou dans un corps artificiel pour « ressusciter » ladite personne. Sauf que le postulat d’une conscience émergente du cerveau n’a jamais été démontré et que prétendre le contraire relève de la promotion d’une religion matérialiste qui nie l’existence de l’âme et donc, in fine, de Dieu. Être athée n’est pas un problème, mais promouvoir l’athéisme sans le dire ouvertement, sous couvert de progrès scientifique, en est un. Compte tenu de l’accélération prodigieuse des performances en matière d’intelligence artificielle et des miracles qu’elle pourra bientôt accomplir omniprésence, omniscience, omnipotence à travers nos devices ou directement à travers les implants dans notre corps, nous pourrions vite nous retrouver à vivre sous l’autorité d’une divinité technologique et à mourir en elle, pour ressusciter en tant que copie. Une ultime question se pose alors : cette copie de notre personnalité sera-t-elle bien nous ?’ (9)

     « Autrement dit, notre conscience actuelle vivra-t-elle réellement l’expérience du transfert et expérimentera-t-elle l’éternité sur un disque dur ? Ou bien allons-nous perdre le lien avec notre âme, qui pourrait être la vraie source de notre conscience selon d’autres croyances, et abréger une vie précieuse au profit d’une éternité factice ? Un Rabelais 3.0 posterait-il aujourd’hui sur son compte Facebook qu’une « science sans âme n’est que ruine de la conscience » pour accompagner la photo d’un chaton s’attaquant à une souris d’ordinateur ? Devant la puissance croissante déployée par la technologie et le pouvoir qu’en retirent ceux qui la contrôlent, rien n’est moins sûr. C’est pourquoi il incombe à chacun de nous, dès à présent, de répondre à ces questions et d’exprimer ce que nous voulons au menu de notre avenir car, plus que jamais dans notre société en quête de sens, la faim justifie les moyens. Le transhumanisme serait le vecteur de la promotion d’une religion matérialiste qui nie l’existence de l’âme et donc, in fine, de Dieu.. » ( ???) C’est peut-être le tour maintenant des technosciences d’écrire les textes sacrés qui vont guider l’humanité pendant quelques millénaires » (9).

    De l’homme réparé à l’homme augmenté à l’homme immortel

    L’homme a toujours essayé de lutter contre la maladie et chercher une forme de confort notamment en « réparant » une partie de lui-même pour atténuer la douleur  Ainsi deux exemples nous permettent d’appréhender cette quête de l’homme depuis la nuit des temps. Le professeur  Ali Belkadi écrit: « La propension au savoir rationnel est attestée en Algérie, il y a 7000 ans, durant l’ère néolithique dite de tradition capsienne, bien avant l’apparition des civilisations de Sumer, de Akkad ou celle de l’Egypte. Le site de Faïd Souar II, situé à 70km au sud-est de Constantine, a fourni en 1954 un crâne d’homo sapiens -ancêtre direct de l’homme moderne- dont le maxillaire dévoilait une prothèse dentaire. Cette originalité préhistorique annonciatrice de l’orthodontie est la seule du genre connue à ce jour dans le monde. (..) La mâchoire a subi l’avulsion de quatre incisives, selon l’usage bien établi chez les hommes d’Afalou-bou-Rhummel. La deuxième prémolaire supérieure droite de la femme préhistorique de Faïd Souar, a été remplacée par un élément dentaire fabriqué à partir de l’os d’une phalange qui a été finement taillé et lissé avant d’être réuni à l’alvéole. Ce qui lui donne l’apparence irréprochable d’une couronne dentaire conforme aux dents voisines.(..) La radiographie montre une grande proximité entre la paroi alvéolaire radiculaire du crâne et l’implant préhistorique. «Quelle précision dans ce travail pour ne pas faire éclater l’os!», écrivent Jean Granat et Jean-Louis Heim du Musée de l’homme à Paris, qui ajoutent: «Alors, les tentatives de greffes osseuses ou d’implantologie, réalisées par ce praticien d’alors, auraient 7000 ans!(…).» (10)

     Graduellement pendant des millénaires l’homme s’est contenté « d’améliorer » sa condition ; notamment à l’occasion de guerres et toute une chirurgie traumatologique réparatrice  a vu le jour avec des prothèses de plus en plus élaborées concomitamment au remplacement d’organes défectueux, reins, vésicules biliaires.. prothèses auditives.. .Dans la deuxième  moitié du vingtième siècle les  avancées de la science ont permit d’aller plus loin ce sera la greffe cardiaque déclinée de façon différentes.  Présentement l’homme va plus loin il veut  sortir de sa condition d’homme avec ses insuffisances ; Bienvenue dans la civilisation de l’Homme augmenté. Avec des performances plus importantes, il ne  se contente plus d’améliorer sa vue , il invente des lunettes infra-rouge pour vois la nuit ..  Rien ne s’oppose à sa quête de mieux être  sauf qu’en s’attaquant au génome, il problématique la condition humaine apparemment avec des résultats notamment avec la découverte des CRISPC9 les fameux ciseaux qui peuvent réécrire le logiciel de la vie .

     C’est un fait, la science bouscule d’une façon de plus en plus conquérante un certain nombre de «certitudes» avec lesquelles l’homme a vécues depuis l’avènement de l’humanité. On remarque que les sciences ne produisent plus seulement des visions du monde. Elles interviennent dans sa transformation. Ce faisant, elles sont tout autant cible qu’outil de formation de nos valeurs. Une question devient toutefois, de plus en plus récurrente: quelle est la définition de l’Humain? Après l’homme de plus en plus réparé, voici venir l’Homme augmenté avec un certain nombre d’additifs qui boostent son intelligence et ces ajouts nous font basculer dans l’homme machine, le cyborg. Que reste-t-il donc de son humanité? une tentative de greffe de tête humaine est envisagée !! «Dans une étude publiée il y a quelques jours par la revue Surgical Neurology International, le neurologue italien Sergio Canavero annonce qu’il est désormais possible de greffer des têtes humaines. Pour être plus précis, si l’on considère que le cerveau, contenu dans le crâne, est le siège de la personnalité, de la conscience, et renferme ce qui rend chaque être humain unique, il vaudrait mieux parler de greffe de corps plutôt que de greffe de tête. L’auteur de l’étude écrit que les chirurgiens devront d’abord s’entraîner en réalisant des expérimentations sur des primates, voire sur des humains en état de mort cérébrale. Si tout avance comme sur des roulettes, la première greffe de tête humaine pourra avoir lieu dans deux ans assure Sergio Canavero.» (12)

    Conclusion

    Ou va l’humanité ? On remarque que les sciences ne produisent plus seulement des visions du monde. Elles interviennent dans sa transformation. Ce faisant, elles sont tout autant cible qu’outil de formation de nos valeurs. Une question devient toutefois de plus en plus récurrente : quelle est la définition de l’Humain ? Changer de corps, changer de tête, dans tout ça où est l’identité de l’Homme ?
    A partir du moment où nous partageons avec un exo-cerveau, un exo-squelette, en un mot avec la machine une partie de notre identité, il arrive un moment où même avec les avancées du bricolage du génome par une méthode, semble-t-il, très simple, la Crispc9, que reste-t-il de notre part d’humanité qui mit des milliers d’années à évoluer pour finalement se faire «doubler» par une machine qui fait de nous un cyborg mi-homme mi machine, une chimère qui, à un moment ou à un autre, cessera de vivre ou plus exactement de fonctionner ?  (11)

    La tentation de prolonger la vie, voire de rajeunir, va être bien grande, pour ceux qui en auront les moyens.  Ceci combiné à l’allongement de la durée de la vie, la mécanisation du corps, et autres possibilités ne serait-ce pas considéré comme un premier pas vers «l’éternité»? La question est de savoir si la quête de l’immortalité à n’importe quel prix entre dans la mission du médecin ? En fait, dans la quête de l’éternité, la solution finale serait la «copie» de cerveau, soit en recréant la matière grise in-vitro, soit en simulant parfaitement son fonctionnement par un système logiciel et en copiant le «contenu» du cerveau dans ce système Le Human Brain Project, a pour objectif précisément de modéliser le cerveau.

    Plus largement, les religions notamment révélées, devraient de mon point de vue montrer que la transcendance n’interdit pas d’aller vers la science notamment, pour réparer le corps, mais que l’existence de l’homme est un miracle non seulement en termes d’insufflation de la vie, mais même au vu des millions de contraintes physico-chimiques surmontées pour qu’il naisse. Il n’y a pas lieu pour les croyants, de tenter de se substituer au divin De plus en plus les barrières éthiques sont de plus en plus dépassées au nom de la concurrence. Devant la science confucéenne qui a une autre vision de l’homme de sa présence sur Terre, les chercheurs n’ont pas d’état d’âme contrairement aux dernières digues qui commencent à sauter en Occident.

    Cette course vers l’inconnu fait que l’homme ce tard venu à l’échelle des temps cosmiques se veut un destin semblable à celui de  Prométhée qui voulait  arracher le feu aux Dieux et dans son hubris, il  risque de précipiter l’humanité vers le chaos car il fait des expériences en étant lui-même dans l’éprouvette ! Si l’humanité – telle que nous la connaissons depuis l’aube de la vie- disparaît  du fait du bricolage biologique, la Terre et l’Univers ne la pleureront pas ! Que représente en effet quelques millions d’années sur quelques 13,82 milliards d’années ! Un clin d’œil !   Jean  Rostand avait raison  d’écrire:  » La science a fait de nous des Dieux avant d’être des hommes!  » Pourtant la création de l’homme est pour nous un miracle ! Ne peut on pas s’auto-discipliner pour laisser à la création de l’homme son mystère et s’attaquer à d’autres causes autrement plus dangereuses pour la condition humaine je veux  citer notamment les  catastrophes anthropiques comme les changements climatiques, les guerres pour le toujours plus  ?  Ce serait le commencement de la sagesse…  Amen !

    Professeur Chems Eddine Chitour

    Ecole Polytechnique Alger

    Notes 

    1.https://iatranshumanisme.com/2018/09/25/transhumanisme-quel-avenir-pour-humanite%e2%80%89/

    2.https://lifeboat.com/ex/human.body.version.2.0#nanobots

    3.https://iatranshumanisme.com/2017/10/16/resister-au-transhumanisme-pourquoi-comment/

    4.Fabien Soyez https://www.cnetfrance.fr/news/procreation-du-futur-bientot-des-bebes-a-la-carte-39861608.htm 14 décembre 2017

    5.https://iatranshumanisme.com/2016/04/18/sommes-nous-a-vingt-annees-des-bebes-personnalises/

    6.Https://iatranshumanisme.com/2017/04/30/gestation-reussie-pour-un-agneau-dans-un-uterus-artificiel-les-humains-pourraient-etre-les-prochains/

    7.https://iatranshumanisme.com/2018/09/20/la-chine-prochaine-superpuissance-de-intelligence-artificielle/

    8.https://iatranshumanisme.com/2017/10/16/resister-au-transhumanisme-pourquoi-comment/

    9.Grégory Aimar https://iatranshumanisme.com/2018/04/10/transhumanisme-une-nouvelle-religion/

    10.Ali Farid Belkadi: A propos du youyou traditionnel Colloque Cread: Quels savoirs pour quelles sociétés dans un monde globalisé? Alger 8-11 novembre. 2007

    11.Chems Eddine Chitour https://www.lesoirdalgerie.com/articles/2017/11/29/article.php?sid=220622&cid=41

    12.Chems Eddine Chitour https://oumma.com/vers-nouvelle-humanite-hybride-lhomme-cyborg

    https://reseauinternational.net/le-transhumanisme-est-il-lavenir-de-lhumanite/


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    Club Valdaï à Sotchi : Vladimir Poutine évoque les grands dossiers nationaux et internationaux

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    Le président russe participe ce 18 octobre à Sotchi à la 15e réunion annuelle du Club de discussion Valdaï. Vladimir Poutine évoquera à cette occasion les grands dossiers internationaux.

     
    • jeudi 18 octobre
      16h55 CET

      «J'aimerais remercier tous les experts [... ] de venir en Russie pour nous parler parce que ça nous donne la possibilité de faire comprendre notre position», a conclu Vladimir Poutine, mettant un terme à plus de deux heures et demie de questions et de réponses.

    • 16h44 CET

      Prenant la parole en anglais, l'ex-Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin s'est inquiété d'un niveau de «dangerosité» selon lui inédit dans le monde. Et de s'interroger : «Comment développer une culture de la paix ?»

      «Evidemment nous pourrions parler de ce sujet très très longtemps», a observé Vladimir Poutine. Et le président de poursuivre en notant que la disparition de l'URSS avait donné lieu à un monde unipolaire dominé par les Etats-Unis, et de voir une solution possible dans un monde où les relations seraient multilatérales.  «Je pense que c'est inévitable, plus vite cela arrive mieux c'est», a-t-il conclu.

       

    • 16h37 CET

      Vladimir Poutine a abordé le sujet controversé de la réforme des retraites en Russie. Selon lui, c'est une mesure inévitable à laquelle il faudra tôt ou tard recourir. Dans le même temps, le président a souligné qu'il comprenait parfaitement les personnes qui ne souhaitaient pas relever l'âge de la retraite.

      «Savez-vous quel est la particularité de la Russie ? Nous avons des gens intelligents. Ils n'approuvent pas [cette mesure], mais ils comprennent que l'État se doit de le faire», a-t-il déclaré.

       

    • 16h21 CET

      Vladimir Poutine a noté la réorientation de l’économie russe, se détournant de l’Europe vers l’Asie. Et le président russe de comparer les Etats-Unis à un empire reposant sur le dollar.

      «Je ne veux blâmer personne [...]Ce sont des empires qui peuvent se permettre d’avoir des pertes mais à un moment les pertes dépassent les capacités et le potentiel de l’empire […] et apparemment nos amis ont agi de cette façon», a-t-il commenté.

    • 15h57 CET

      Revenant sur l'affaire Khashoggi, ce journaliste disparu après s'être rendu au consulat de l'Arabie Saoudite d'Istanbul en Turquie, Vladimir Poutine a pointé du doigt Washington.

      «Il a vécu aux Etats-Unis. C’est de la responsabilité des Etats-Unis», a-t-il estimé, déclarant qu'il n'endommagerait pas les relations entre la Russie et l'Arabie saoudite avant de savoir ce qu'il s'était réellement passé dans le consulat saoudien d'Istanbul.

       

    • 15h38 CET

      Un producteur de fromage russe remercie Vladimir Poutine pour les sanctions. Le président russe corrige : «Il faut remercier les Américains.»

      Les sanctions économiques imposées depuis 2014 à la Russie par les Occidentaux ont, paradoxalement dopé le secteur agro-alimentaire russe, en créant de facto des conditions protectionnistes favorables aux producteurs russes. «Il faut créer de la concurrence sur le marché», a tempéré Vladimir Poutine.

    • 15h33 CET

      Le modérateur de la discussion a observé, à la forme interrogative : «Vous êtes l’une des trois personne sur lesquelles repose le monde...»

      «Et alors ?», a rétorqué Vladimir Poutine.

      «Ca ne vous fait pas peur ?», a clarifié le modérateur.

      «Non», a répondu Poutine.

    • 15h29 CET

      Vladimir Poutine a déclaré que Moscou ne serait prêt à utiliser les armes nucléaires que si la Russie était  convaincue que l’agresseur était sur le point d'attaquer. «Lorsque nous voyons que l'attaque est dirigée contre la Russie, ce n'est qu'après que nous ripostons. Bien sûr, c’est une catastrophe, mais nous ne pouvons pas en être l’initiateur», a-t-il déclaré.

      «L’agresseur devrait savoir que nous, les martyrs, nous irons au ciel et que l’agresseur va simplement crever simplement avant qu’il ne se repente», a-t-il lancé.

    • 15h07 CET

      Vladimir Poutine a de nouveau abordé le sujet de la Crimée: «La Crimée est à nous mais pas parce qu'on est venu la prendre», a-t-il déclaré faisant référence au référendum tenu en 2014.

      «Nous sommes tous démocrates ici. Qu'est ce que la démocratie? Le pouvoir du peuple, qui est vérifié par des référendums. Les gens sont venus en Crimée et ont voté. Il n'y a pas eu de référendum au Kosovo », a-t-il ajouté.

    • 15h05 CET

      Question posée à Poutine: «De quels conflits la Russie at-elle peur ?»

      Réponse : «Aucun. Nous n'avons peur de rien du tout. Nous avons un pays avec un tel territoire, avec une telle défense, avec une telle population, prêt à défendre ses intérêts »

      Vladimir Poutine a  ajouté que tous les pays ne prédisposaient pas les citoyens à donner leur vie pour leur patrie. «Nous en avons un», a-t-il déclaré.

    • 15h01 CET

      A l'occasion de sa visite officielle le 11 novembre 2018, commémoration du centenaire, Vladimir Poutine promet qu'il passera dans les locaux de RT France.

       

      Lire aussi : Vladimir Poutine promet de rendre visite à RT France lors de son passage à Paris, le 11 novembre

    • 14h55 CET

      Sur la présence de forces pro-iraniennes en Syrie, Vladimir Poutine a affirmé que les Etats belligérants qui se sont invités dans le conflit, et qui dénonce l'Iran devraient commencer par garantir qu'ils ne s'ingèreraient pas dans les affaires intérieures syriennes. 

      «Pour que la Syrie renonce aux services de ses alliés [dont l'Iran et la Russie], il faut créer les conditions d'un Etat en Syrie», a précisé le président russe.

    • 14h52 CET

      Sur les relations entre la Russie et les Etats-Unis, Vladimir Poutine s'est montré confiant. «Faire augmenter cette hystérie ce n'est pas notre méthode», a-t-il souligné. Et d'ajouter : «Nous on a avec [Donald Trump un dialogue professionnel et normal», a-t-il jugé, concédant : «Nous avons des points de vue différents».

      «Il est très utile d'avoir une crise très forte pour que les partenaires prennent conscience du danger», a-t-il estimé, faisant référence aux épisodes de tensions extrêmes avec la coalition dite arabo-occidentale dirigée par les Etats-Unis en Syrie, mais aussi aux accusations récurrentes d'ingérence russe supposée dans les élections occidentales.

    • 14h46 CET

      Vladimir Poutine, répondant à la question sur le risque pris en Syrie par la Russie, a déclaré que la Russie avait pour mission d'éviter le pire. Le Président a souligné que, par ses actions, la Fédération de Russie avait évité le danger en causant des dommages considérables aux terroristes. Certains d'entre eux avaient refusé de poursuivre leurs activités, avaient déposé les armes et préservé l'État syrien.

      «Nous avons causé des dommages considérables au terrorisme et avons certainement changé radicalement la situation chez nous, en Russie», a-t-il déclaré.

       

    • 14h40 CET

      Vladimir Poutine est revenu sur la situation sur la rive gauche de l'Euphrate en Syrie où, selon lui, les Etats-Unis s'appuient sur leurs alliés kurdes. Mais dans le même temps il reste des poches contrôlées par Daesh. Le chef d'Etat russe a rappelé par ailleurs que, récemment, les terroristes avaient capturé 130 familles et promis d'exécuter dix personnes par jour.

      «Profitant de leur totale impunité, des terroristes de Daesh ont attaqué le 13 octobre un camp de réfugiés dans la localité d'al-Bahra. Au cours de ce raid, ils ont capturé 130 familles, soit 700 personnes au total, et les ont emmenées à Hadjin», avait précédemment déclaré Vladimir Savtchenko, chef du Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie.

    • 14h38 CET

      «Il faut lutter contre le financement du terrorisme», a affirmé Vladimir Poutine s'exprimant sur le dossier syrien.

    • 14h35 CET

      Vladimir Poutine sur l'intervention militaire russe en Syrie à la demande de Damas : il fallait éviter, selon lui, la «somalisation» du pays et ses conséquences.

    • 14h32 CET

      Pour Vladimir Poutine, la tragédie de Kertch du 17 octobre est le résultat de la mondialisation.

       

    • 14h26 CET

      Vladimir Poutine a pris la parole dans le cadre de la 15e édition annuelle du club de Valdaï. Plaisantant, le chef d'Etat a dit son espoir que la discussion ne dure pas des heures.

      Dans l'assistance, on note la présence d'ex-Premier ministre de Jean-Pierre Raffarin et de l'ancien président de l'Afghanistan Hamid Karzai ainsi que l'ambassadeur russe à Paris jusqu'en 2017, Alexandre Orlov.

    Attendu ce 18 octobre à la 15e réunion annuelle du Club de discussion Valdaï, le président russe Vladimir Poutine devrait s'exprimer sur les grands dossiers de l'actualité internationale. 

    Le Club de discussion Valdaï est un forum international annuel qui vise à rassembler des experts pour discuter de sujets internationaux importants.

    Lire aussi : Corée du Nord, Syrie, JO... Retour sur les points forts du discours de Poutine au Club Valdaï (2017)

    https://francais.rt.com/international/54694-vladimir-poutine-participe-15e-reunion-club-valdai-sotchi


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    Syrie: Qui étaient les opposants d'Assad en 2011, et pourquoi "la révolution" a commencé. Ce que les merdias avaient caché...

    En lisant l'article joint plus bas sur la nouvelle Loi du Président Assad, j'ai soudain compris ce qui s'était réellement passé en mars 2011 quand tout a commencé. Le Président avait des ennemis, oui, mais il s'agissait juste d'une frange de Sunnites radicaux, fanatiques, Wahhabites et Frères musulmans, dont Israël, USA, la France etc, se sont servis ensuite pour tenter de renverser Celui qui incarne tout ce qu'ils détestent surtout dans les pays Musulmans : L'amour de la Nation, le souverainisme, la tolérance, une société multiculturelle, la laïcité, la modernité, le socialisme, et surtout, l'antisionisme... On verra donc la différence entre les mensonges du journal de l'OTAN, Le Monde, et la réalité, sur Almanar.com, à partir de différentes sources et de l'AFP sur la Loi d'Assad...

    Chantal Dupille dite eva R-sistons

     

    médias prostitués

    Syrie: Qui étaient les opposants d'Assad en 2011, et pourquoi "la révolution" a commencé. Ce que les merdias cachent...

     

    Du soulèvement populaire au conflit international, 7 ans de guerre en Syrie

    Au début de 2011, le monde arabe est traversé par des soulèvements populaires contre les pouvoirs en place. De premiers appels à manifester sont lancés sur les réseaux sociaux syriens en février 2011. Mais l’état d’urgence, en vigueur depuis 1963, et le maillage de l’appareil sécuritaire empêchent tout regroupement.

    L’arrestation et la torture de quinze enfants, qui ont tracé sur le mur de leur école de Deraa, dans le sud du pays, un slogan entré dans l’histoire : « Jay alek eil ed-dor ya doctor » (« Ton tour arrive, docteur »), change la donne. « Docteur » est le surnom de Bachar Al-Assad, ophtalmologue de formation devenu président en 2000. L’événement se déroule sur un terreau de ressentiment de la majorité sunnite écartée du pouvoir et de souffrances accumulées pendant quatre décennies de dictature du clan alaouite des Al-Assad, celle du père, Hafez, puis du fils Bachar. Le 15 mars 2011, Deraa voit son premier rassemblement, timide. L’insurrection ne gagne réellement la ville que le vendredi suivant, lors d’un rassemblement violemment réprimé. La révolution est lancée et se répand comme une traînée de poudre dans le reste du pays. (..)

    https://www.lemonde.fr/proche-orient/visuel/2016/03/15/du-soulevement-populaire-au-conflit-international-cinq-ans-de-guerre-en-syrie_4882825_3218.html

     

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    Syrie :  Damas veut séparer la politique de la religion

     

    Le président syrien Bachar al-Assad a signé une nouvelle loi encadrant plus strictement l’activité des religieux musulmans, leur interdisant d’utiliser des lieux de culte à des « fins politiques » ou de voyager à l’étranger sans autorisation, selon les médias d’Etat.

    Le texte, adopté mercredi par le Parlement puis signé vendredi par le président, interdit aux imams d’appartenir à des partis politiques non autorisés, de participer à des conférences en Syrie ou à l’étranger et de quitter le territoire syrien sans l’autorisation du ministre des Affaires religieuses.

    En 2011, certaines mosquées syriennes étaient devenues le point de départ de manifestations contre le pouvoir syrien. Elles propageaient surtout la pensée wahhabite et celle des Frères musulmans. Ce parti avait tenté de renverser le pouvoir syrien dans les début des années 80 du siècle dernier.


    Des manifestations censées réclamer des reformes prodémocratie ont rapidement tourné vers des actions de terrorisme, contre des centaines de policiers et de militaires abattus dans les rues dans diverses régions syriennes. C’est alors que les autorités syriennes ont lancé une campagne de répression contre les auteurs de ces actions et ces derniers n’ont pas tardé à militariser la contestation avec l’aide de puissances régionales et internationales.

    Le nouveau texte met en garde les religieux contre « l’incitation à la haine confessionnelle » et « l’exploitation des tribunes (des mosquées) à des fins politiques ».
    Il limite également le mandat du mufti de la République, la plus haute autorité musulmane, à trois ans renouvelables, au lieu d’une durée illimitée.
    L’actuel mufti, Ahmad Badreddine, occupe cette position depuis 2004.
    Dans une récente intervention, il a mis en garde contre le mélange entre la religion et la politique, qui peut générer l’extrémisme.


    « Lorsque la religion interfère avec la politique elle devient un parti politique. Le problème est qu’il y a des hommes de religion  qui semblent comme s’ils ont ouvert des commerces et se sont mis à marchander », a-t-il déclaré.

    Le ministère des Affaires religieuses devra, en parallèle, se « coordonner avec les ministères de l’Information et de la Culture pour superviser les programmes religieux dans les médias, ainsi que les publications religieuses », selon la nouvelle loi.

    Cette réforme a suscité différentes réactions. Certains jugent qu’elle permettra de « lutter contre l’extrémisme » et d’autres craignent qu’elle ne soit l’expression d’une volonté de museler davantage les voix dissonantes et critiques du pouvoir.
    « Cette loi permet au ministère Affaires religieuses de s’ingérer même dans des activités qui ne relèvent pas de son domaine comme les publications », affirme à l’AFP un avocat syrien, ayant requis l’anonymat.

    Le ministre des Affaires religieuses, Mohamad Abdel Sattar al-Sayed, s’est lui félicité d’une « première » permettant de définir des « limites à l’activité religieuse » ainsi que des « conditions pour la désignation des imams et des orateurs ».

    Sources: AFP; Autres

     

    http://french.almanar.com.lb/1080664

     

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