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    Vladimir Poutine a défini la politique russe pour l'année à venir. 

    Divorce consommé avec l’Occident.

     

    Vladimir Poutine a défini la politique russe pour l’année à venir. Divorce consommé avec l’Occident.
     
    Dans son discours annuel adressé à la Douma russe Vladimir Poutine a tiré des conclusions, présenté un compte-rendu et fixé les grandes lignes de développement de la Russie pour l’année à venir. A plusieurs reprises, le discours a été interrompu par des applaudissements qui ont fusé de façon spontané : ça a été le cas lorsque le président a parlé de l’état économique du pays et du développement de son potentiel agroalimentaire en soulignant que la Russie a su devenir autonome dans le domaine des denrées agricoles et que maintenant elle nourrit même d’autres pays. Enfin, les députés ont applaudi lorsque Poutine a fait état de l’opération militaire menée à l’étranger (sans toutefois prononcer le mot « Syrie ») et ensuite lorsqu’il s’est adressé directement à l’armée, tout à la fin de son discours en disant : « Vous êtes les soldats de la Russie ! Vous portez haut votre honneur aussi bien que celui de votre pays ! »

    Ceci dit, il y a eu des moments forts et vraiment intéressants dont le volet consacré à la situation internationale. Ainsi, en parlant des Etats-Unis, Vladimir Poutine s’est gardé de mentionner la victoire de Donald Trump comme un facteur du changement dans le relationnel des deux pays. Mais il n’a pas omis de mettre les Américains en garde contre une escalade effrénée pouvant mener à la montée aux extrêmes. « Casser la parité stratégique est une affaire bien dangereuse. Ça peut mener à une catastrophe globale », a souligné le président de Russie.

    D’autres pays mentionnés, à titre du partenariat et des grands axes de développement, sont la Chine et l’Inde, avec le développement de l’Orient russe à la clé déclaré par Poutine le grand impératif national et point la conjoncture du moment. En guise de programme national, Poutine a suggéré d’appliquer « l’intégration eurasienne à tous les niveaux ».

    Grande surprise pour le chapitre « Affaires Internationales » : Poutine ne semble faire aucun cas de l’Europe ni s’attendre à rien de positif de ce côté-là puisqu’il n’a prononcé aucun mot sur cette direction géographique, économique ou stratégique. L’Europe a complètement disparu de son discours en marquant apparemment le grand tournant que la Russie entendrait opérer pour se réserver à la coopération avec l’Asie et l’Orient.

    Un autre aspect intéressant est la ventilation temporelle et l’ordre des questions évoquées. C’est ainsi que plus de moitié du discours a été consacré aux problèmes intérieurs. La chose qui a beaucoup étonné est l’évocation de la révolution soviétique de 1917. L’heure serait à la réconciliation nationale un peu de type français, c’est-à-dire que même si l’époque a été cruelle et sanglante elle a incarné tout de même un grand pas franchi par la société russe dans son chemin du développement sociétal, politique et économique. Mais Poutine a mis en garde tous les révisionnistes en disant littéralement que quelle qu’ait été la place des ancêtres des citoyens russes lors de cette tragédie et de quel côté des barricades qu’ils aient été, la Russie reste et restera toujours un seul Etat et un peuple uni, fier de son passé et de ses victoires. Une telle approche équivaudrait à la fin de la politique d’expiation des fautes politique et de la mise en abîme sociétale liée à la mémoire des grandes purges de 1937. Poutine a réhabilité le passé soviétique et, en fait, a tourné la page en mettant les points sur les i et en refusant net d’oublier les conquêtes et les victoires de la période soviétique.

    Il est notoire qu’en même temps, il a été décidé d’ériger un monument à la mémoire de tous les prisonniers politiques. Cela se fera à Moscou sous forme d’un mur (l’idée serait celle du Mur des lamentations), composé de corps humains, en pierre rose. L’idée générale devrait être la reconnaissance de la mémoire historique (à la différence de la France qui peine toujours à la tâche en passant l’éponge sur la Vendée et les martyrs bretons) mais sans oublier toutefois à payer le tribut aux grands noms de l’URSS – savants, chercheurs, militaires, artistes, etc.

    Un autre point fort évoqué a été la démographie. Chiffres en main, le président russe a prouvé que le taux de fécondité russe a été supérieur par rapport à celui du Portugal et de l’Allemagne : 1,7 en Russie pour 1,2 au Portugal et 1,5 en Allemagne. Et ce taux continue à s’accroître pour représenter 1,78 pour l’année 2016.

    Après la démographie, les problèmes les plus importants passés en revue sont, dans l’ordre de citation, la médecine à tous les niveaux, avec les investissements massifs à effectuer, la formation secondaire, les routes et l’écologie.

    Le volet économique, particulièrement douloureux pour la Russie à cause de la démission et l’interpellation du ministre du développement économique assigné à domicile dans l’attente d’être déféré au Parquet de Moscou, a étonné par bien de points. C’est ainsi que Vladimir Poutine a fait état du ralentissement de la chute du PIB russe. La chute de l’année dernière fut de l’ordre de moins 3,7 % pour moins 0,3 % attendus en 2016. L’inflation devrait atteindre son niveau minimum record pour la Russie (5,8%) contre 12,9 % en 2015. La croissance industrielle a redémarré. Certains chiffres cités ont de quoi étonner : les exportations agroalimentaires auraient un niveau supérieur au chiffre d’affaires généré par les armements : 14,6 milliards de dollars comme recettes militaires contre 16,9 % pour les denrées alimentaires. Et en même temps, on se souvient que la Russie occupe la deuxième place dans le classement de la vente d’armements à travers le monde.

    Encore une surprise – pas des moindres – et un point fort, a été le chiffre des exportations des produits informatiques russes. « Il y a quelques années », a dit le président, « leur niveau frôlait un zéro absolu tandis que maintenant les informaticiens ont généré un gain pour le budget de l’ordre de 7 milliards de dollars, soit presque la moitié des recettes apportées par le secteur militaro-industriel ». Vladimir Poutine a également fixé un objectif pour les produits sophistiqués et les hautes technologies de tous les domaines industriels : au bout de 5 prochaines années, cette branche d’économie devrait représenter jusqu’à 30 % du PIB (numérique, informatique, neuro-technologie, espace, nucléaire, robotique, appareils quantiques, etc.).

    A titre de conclusion générale, on avancerait que la prochaine période de l’existence de la Russie serait caractérisée par le développement intensif intérieur avec les secteurs militaro-industriel, agroalimentaire et informatique comme branches de proue. L’Asie et l’Orient vont constituer les grands axes de coopération internationale et le développement de l’Orient russe serait hissé au niveau de projet national. La Russie semble tourner définitivement le dos au monde occidental en ne s’attendant à rien de positif de ce côté-là. L’idée d’un grand complexe eurasien, si cher à la Russie à partir de la période de la Horde d’Or, semble être de nouveau de mise pour faire les nuits blanches des stratèges américains de la nouvelle administration de Donald Trump à la Maison-Blanche. 
     

    Alexandre Artamonov  source: http://www.pravdafrance.com/authored/01-12-2016/1303861-RUSSIA-0/

    http://reseauinternational.net/vladimir-poutine-a-defini-la-politique-russe-pour-lannee-a-venir-divorce-consomme-avec-loccident/

     

    Poutine adopte une nouvelle politique extérieure

    Poutine adopte une nouvelle politique extérieure

    Vladimir Poutine a signé le décret sur la politique extérieure de la Russie. Sputnik vous invite à découvrir les points clés du document.

    Le président russe Vladimir Poutine a adopté une nouvelle conception de la politique extérieure de la Russie. Le décret en conséquence, publié le jeudi 1er décembre, est entré en vigueur le jour de sa signature, soit le 30 novembre 2016.

    Interventions militaires

    La Russie fait du renforcement de la justice à l’échelle internationale sa priorité et entend lutter contre les interventions militaires, violant la souveraineté des États.

    « La Fédération de Russie est déterminée à éviter les interventions militaires et autres formes d’ingérence extérieure violant le droit international, surtout le principe de l’égalité souveraine des États, le motivant par la réalisation de la conception « La responsabilité de protéger » », est-il dit dans le document.

    La Russie s’opposera ainsi à toute tentative de certains pays de mettre en cause le droit international et de l’interpréter d’une manière arbitraire à des fins politiques, ainsi qu’aux tentatives de s’ingérer dans les affaires intérieures des pays dans le but de renverser le pouvoir de manière anticonstitutionnelle.

    La situation au Proche-Orient

    Au Proche-Orient, la Russie continuera de mettre le cap sur le règlement politico-diplomatique des conflits, et ce, sans ingérence extérieure. En général, Moscou opte pour le règlement en Syrie, l’unité de son peuple et l’intégralité territoriale du pays.

    Lutte antiterroriste

    D’après le document, l’axe principal dans la lutte antiterroriste est la création d’une large coalition internationale.

    La Russie s’oppose catégoriquement à l’utilisation d’organisations terroristes par des États pour atteindre leurs buts politiques, idéologiques et autres. Moscou condamne le terrorisme sous toutes ses formes et croit que l’acte terroriste ne peut être justifié par des motifs idéologiques, politiques, religieux, raciaux, ni par n’importe quels autres.

    La Russie à son tour prend toutes les mesures nécessaires afin de prévenir et de contrer le terrorisme, de protéger son peuple et le pays contre les actes terroristes, contre la diffusion de l’idéologie terroriste et extrémiste.

    Facteur de la force

    Le document constate d’ailleurs que le rôle du facteur de la force dans les relations internationales a augmenté, vu les tensions et l’instabilité des systèmes politiques et économiques, et « le renforcement et la modernisation du potentiel militaire, la création et le déploiement de nouvelles armes minent la stabilité stratégique, présentent une menace à la sécurité globale, assurée grâce aux accords en matière de contrôle d’armes ».

    « Bien que le risque qu’une guerre d’ampleur se déclenche, y compris une guerre nucléaire entre les acteurs clés, reste faible, les risques de les impliquer dans des conflits régionaux et dans les escalades des crises augmentent ».

    La Russie de son côté continue à oeuvrer pour le renforcement du régime de non-prolifération des armes nucléaires.

    La lutte pour la domination et la dissuasion de la Russie

    D’après la conception, la lutte pour la domination dans le monde devient la principale tendance de l’époque actuelle. La ligne des États-Unis et de leurs alliés vise à dissuader la Russie, alors que la pression politique et économique sape la stabilité régionale et globale.

    Le document considère d’ailleurs l’Onu comme un centre de contrôle des rapports internationaux et de coordination d’une politique qui n’a pas d’alternative et indique que la Russie va favoriser l’amélioration du mécanisme d’application des sanctions par les Nations Unies. En cela, les décisions en l’espèce devront être prises de façon collective et collégiale au Conseil de sécurité.

    Les rapports Russie-UE

    L’Union Européenne reste un partenaire économique et politique important économique pour l’État russe qui prône une coopération stable et prévisible. Le régime de visa est un des obstacles principaux sur le chemin de l’évolution des contacts Russie-UE et sa levée donnera donc un coup de fouet au renforcement de la coopération.

    Les relations Russie-Otan

    Quant à l’Otan, la Russie entend bâtir ses relations avec l’Alliance en fonction du niveau de préparation de cette dernière en vue d’un partenariat équitable.

    Or, l’activité militaire de l’Otan près des frontières russes ne fait que créer de nouvelles lignes de division et approfondir celles déjà existantes.

    Médias

    De même, la Russie envisage d’intensifier les positions de ses médias à l’étranger afin de diffuser auprès du public international des informations objectives quant à la position de Moscou sur les sujets clés internationaux et sur la situation à l’intérieur du pays.

    source: https://fr.sputniknews.com/russie/201612011028963663-russie-politique-exterieure-decret/

     

    Lire aussi :

    L’Union Européenne commence à lever les sanctions antirusses

    Changement majeur de politique étrangère : L’Europe se tourne vers la Russie

     

     


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    Le nouvel article de la grande Aline de Diéguez, et fidèle Lectrice de mes blogs depuis dix ans. Fraternellement

    Chroniques de la Palestine occupée

    "Si vous n'êtes pas vigilants, les médias arriveront à vous faire détester les gens opprimés et à aimer ceux qui les oppriment."
    Malcolm X

    L'enfer du peuple palestinien

    " Lasciate ogni speranza, voi ch'intrate " (Vous qui entrez, abandonnez toute espérance)
    Dante, La divine comédie, l'Enfer)

     

    Dante se représentait l'Enfer comme une sorte d'abîme en forme d'entonnoir sans fond que Lucifer aurait creusé lors de sa chute sous la ville de Jérusalem et dans lequel glissaient les damnés avant de déboucher dans les salles des tortures éternelles. Etonnante prémonition de l'auteur de la Divine comédie d'avoir situé son enfer en Palestine et plus précisément, à Jérusalem!

    Aujourd'hui, Lucifer a fait surface et règne en maître au grand jour non seulement à Jérusalem, mais sur la Palestine tout entière. Il s'active frénétiquement à enfourner un peuple crucifié depuis trois-quarts de siècle dans l'entonnoir sans fond du désespoir et de l'annihilation.

     

    La bouche de l'Enfer
    Sculpture du XVIe siècle in Jardins de Bomarzo, province de Viterbe, cœur de la civilisation étrusque Sur la lèvre supérieure est inscrit "Ogni pensiero vola", (Toute pensée s'envole)

     

    C'est l'histoire de cette tragédie que le monde regarde d'un oeil vide et morne et que, courageusement, Chérif Abdedaïm décrit avec une précision chirurgicale dans son ouvrage De la mythologie sioniste à la tragédie palestinienne.

    Ecrire aujourd'hui sur le sort des Palestiniens, qu'ils soient de Cisjordanie, de Gaza ou des camps de l'exil, c'est d'abord essayer de maîtriser une colère impuissante et une indignation qui ne peuvent manquer d'envahir toute personne dotée de sens moral et de respect de la dignité humaine. C'est pourquoi il faut admirer le ton retenu de Chérif Abdedaïm lors de sa recension sans concessions des étapes du drame enduré par le peuple palestinien.

    Car la tragédie a commencé depuis si longtemps qu'un monde futile a fini par oublier les funestes exploits quotidiens de Lucifer, le démon qui met cyniquement la corde au cou à tout un peuple et cherche à l'étrangler avant de le précipiter dans le néant.

    Rappelons comment il le terrorise, l'affame, l'assoiffe, le pilonne, l'empêche de se soigner, de se déplacer, martyrise , terrorise, emprisonne sans jugement et torture même ses enfants qu'il empêche d'étudier, l'emmure, vole l'argent de ses impôts, le soumet à l'arbitraire de colons féroces et armés ainsi que de policiers brutaux et sadiques aux checkpoints où il blesse, humilie et assassine en toute impunité. Il laisse son armée caillasser les enfants sur le chemin de l'école et au besoin, les utilise comme boucliers humains. Il bombarde centrale électrique et réserves d'eau potable, déracine les merveilleux oliviers centenaires, dresse des murailles au milieu des villages. Animé d'une rage dévastatrice il réduit en cendres les vergers et les cultures d'un peuple colonisé et emprisonné, vole ses terres, son eau, ses ressources naturelles, poursuit sa colonisation, détruit les maisons, empêche les agriculteurs de travailler, défonce les routes, ruine les infrastructures, les récoltes, ravage le port et l'aéroport de Gaza, bombarde sa plage, les bateaux de pêche, pilonne même les hôpitaux, les écoles et les ambulances, laisse le champ libre à ses snipers assassins, empoisonne la population de Cisjordanie à petit feu en se débarrassant de ses déchets toxiques dans les territoires palestiniens au mépris de la protection de l'environnement et des nappes phréatiques, asperge les maisons des villages de déjections puantes, invente chaque jour de nouvelles brimades et de nouvelles humiliations.

     

    Lucifer, Tableau de Dali

    N'est-ce pas là une description saisissante de l'Enfer sur la terre? Et c'est de ce peuple courageux que la résistance héroïque est qualifiée de "terrorisme" par les bourreaux et les complices occidentaux du Lucifer local!

    C'est bien dans le toboggan en forme d'entonnoir que glisse inexorablement le peuple palestinien poussé par le Lucifer sioniste. Jusqu'à quelle profondeur lui faudra-t-il sombrer dans les abysses de l'humiliation et de la souffrance avant que ses pieds se posent sur un sol assez dur pour lui permettre de rebondir et de remonter à la lumière?

    Mais aujourd'hui, Lucifer est toujours dans le dos de sa victime et il s'active, année après année, à le précipiter toujours plus profondément dans l'amertume et le désespoir. S'il fallait attribuer le prix Nobel du malheur aux victimes de l'ignominie de leurs Lucifers respectifs, il serait attribué conjointement aux nations indiennes exterminées vicieusement par les troupes sans honneur, sans foi ni loi des colons européens fraîchement établis dans le Nouveau Monde, ainsi qu'au peuple palestinien en voie de subir un sort analogue de la part - ô ironie de l'histoire - d'une armée de colons se prétendant les descendants des plus grands persécutés de la planète - et formant aujourd'hui l'Etat d'Israël.

    Or, il faut bien comprendre que les comportements cruels et sadiques de l'Etat sioniste ne sont pas le résultat d'actes isolés et circonstantiels. Ils sont voulus, théorisés et planifiés. C'est ce que démontre avec une rigueur implacable l'ouvrage de Chérif Abdedaïm. Après avoir lu De la mythologie sioniste à la tragédie palestinienne, personne ne pourra prétendre qu'il ne savait pas ce qui était en train de se tramer dans le petit mouchoir de terre sur lequel une poignée d'immigrants issus du monde entier revendique, au nom d'un vieux mythe, la possession du territoire habité depuis la nuit des temps par un autre peuple.

    Le parallélisme est saisissant entre ceux qui se déclarent fièrement une nation "exceptionnelle et indispensable" et qui ont réussi le prodige d'exterminer par la ruse, les pièges et la violence la quasi totalité des nations indiennes, et ceux qui se proclament un "peuple élu" et dont le rêve est d'éliminer aussi parfaitement la population autochtone du territoire qui est le sien. Pour ce faire, tous les moyens sont bons, sévices, assassinats, déportations. Ah, s'ils pouvaient expédier tous ces "arabes" sur la lune!

    La politique actuellement menée en Palestine et que décrit si justement M. Abdedaïm démontre que les principes d'humanité et d'éthique ne sont pas universels et que seule la fâcheuse publicité internationale que permettent les moyens de communication modernes empêche aujourd'hui les massacres à moyenne et grande échelle tels qu'ils furent accomplis dans les années cinquante à Deir Yassine, Haïfa, Jaffa, Acre, Oum Al Fahem et AL-Ramla, Al-Daouayma, Abou Shousha, Qazaza, Jaffa à plusieurs reprises, Tannoura, Tireh, Kfar Husseinia, Haïfa encore et encore, Sarafand, Kolonia, Saris, Biddu, Lod, Bayt Surik, Sasa, Balad al-Cheikh, hier Jenine et Gaza tant et tant de fois. La litanie des villes et villages-martyrs s'étire, interminable.

    C'est pourquoi Lucifer recourt dorénavant à un artisanat du crime et de la terreur plus cachés et donc plus pervers. Nos droits-de-l'hommistes ne se mobilisent pas pour les enfants palestiniens assassinés de sang froid, mais goutte à goutte et leurs couinements sont modestes et rapidement réduits au silence au moment des grands carnages à Gaza.

    Ne pas oublier ces martyrs est notre devoir et l'immense mérite de Chérif Abdedaïm est de démontrer que ces crimes prennent place dans la stricte logique du sinistre projet politique sioniste.

    Car l'Etat hébreu, conduit par les machinistes du sionisme poursuit inlassablement un seul et unique but: conquérir mètre carré par mètre carré, et par tous les moyens, la totalité de la terre de sa géographie mythique. L'actuelle guerre de Syrie à laquelle Israël participe activement en sous-main fait partie des plans de conquête de l'Etat sioniste.

    L'ouvrage de Chérif Abdedaïm démontre pas à pas et preuves à l'appui, que le projet d'extermination sournoise du peuple palestinien a été poursuivi avec une farouche détermination par tous les gouvernements sionistes qui se sont succédé depuis que l'existence d'Israël a été acceptée par l'ONU, et même avant cette reconnaissance de fait, lorsque les groupes terroristes sionistes - Irgoun, Lehi, Ha Sommer, Haganah - se sont heurtés au mandat anglais et massacraient à la fois des Anglais et des Palestiniens.

    Dans la longue et très importante citation d'une déclaration de l'un des principaux théoriciens du sionisme, Vladimir Jabotinski, une phrase résume parfaitement ce projet : "Toute colonisation, même la plus réduite, doit se poursuivre au mépris de la volonté de la population indigène. Et donc, elle ne peut se poursuivre et se développer qu'à l'abri du bouclier de la force, ce qui veut dire un Mur d'acier que la population locale ne pourra jamais briser. Telle est notre politique arabe. (…). La force doit jouer son rôle - brutalement et sans indulgence (…) et cela jusqu'à ce qu'il ne reste aucun espoir, jusqu'à ce que nous ayons supprimé toute ouverture visible dans le Mur d'acier."

    Voilà exprimé noir sur blanc le mode d'emploi du projet luciférien.

    Tous les gouvernements sionistes ont collé à la lettre à ce plan. Les interminables négociations et autres accords, de camp David, d'Oslo ou d'ailleurs, n'étaient que poudre aux yeux et avaient d'autant moins pour finalité d'être mis en œuvre honnêtement que les exactions du pouvoir sioniste jouissent depuis les origines d'une impunité absolue de la part de son protecteur d'Outre-Altlantique. En témoignent plus de soixante vetos opposés par les USA aux résolutions de l'ONU qui condamnaient l'Etat sioniste.

    Mais on ne peut cacher que le plan du Mur d'acier n'a pu se concrétiser que grâce à la complicité et à la collaboration tantôt tacite, tantôt officielle des dirigeants des ghettos palestiniens eux-mêmes, ces "Présidents" d'opérette trop heureux de bénéficier pour eux-mêmes et pour leurs proches des miettes de pouvoir et de richesses que l'occupant dédaigneux leur jette de temps en temps, en échange de leur soumission et de la création d'une milice chargée d'espionner, de réprimer, d'arrêter et même de torturer les résistants.

    Lucifer en rit encore.

    Grâce à l'ouvrage de Chérif Abdedaïm nous pouvons suivre pas à pas la progression de la mise en œuvre du sinistre plan d'élimination du peuple palestinien. La lucidité et la rigueur de son auteur auront rendu un immense service à la cause de la Palestine et surtout à la cause de la vérité.

    Malgré le Mur d'acier, malgré les trahisons viendra un jour où Lucifer rendra les armes.

     

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    http://aline.dedieguez.pagesperso-orange.fr/mariali/palestine/lucifer/lucifer.html

    PALESTINE Le peuple oublié commémore la mort d’Arafat

    Lire aussi :

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    Forum de Valdaï et Mondialisation Déjantée... 

    19 novembre 2016

    Forum de Valdaï et Mondialisation Déjantée...

     

    « Il est dans la nature de l'homme d'opprimer ceux qui cèdent et de respecter ceux qui résistent. »

    Thucydide 

     

    Le vacarme des élections présidentielles américaines a occulté un évènement majeur, quant aux évolutions géopolitiques en cours : Le Forum de Valdaï. Tenu à Sotchi, du 24 au 27 octobre 2016. Silence sur cette importante manifestation renforcé par notre Industrie de la Désinformation, tous médias confondus ; dans une stricte discipline "OTANesque", contribuant avec zèle à son étouffement.

     

    Nos rares chroniqueurs (chez nous et nos voisins : britanniques, hollandais, etc.) s'aventurant à la commenter se montrant, lamentablement, incapables d'en restituer l'ampleur de la réflexion et de l’impact. Se limitant, dans une allégeance obligée à l'égard de la doctrine russophobe imposée en "credo" obligatoire, à ressasser clichés et argumentaires de la propagande "atlantiste", courbant l’échine en courtisans aussi menteurs que cyniques : "bombardements des hôpitaux" d'Alep par les "méchants russes", etc.

     

    Rappelons que le " Forum de Valdaï ", plus précisément, Le Club de Discussion Valdaï (en russe : Международный дискуссионный клуб «Валдай») est un forum international annuel qui rassemble des "experts", responsables politiques et chefs d’entreprise, russes mais aussi étrangers, pour débattre de la Fédération de Russie ; de son rôle, et perspectives d’avenir, dans le monde.

     

    Cercle de réflexion créé en 2004 dans la ville du même nom, s’inspirant en fait du célèbre Forum de Davos, il fut dès l’origine rapidement noyauté, avec de gros moyens, par les milieux d’affaires russes « atlantistes » pour promouvoir leurs objectifs, soutenus par les mêmes castes de l’Occident.

     

    Mélange de "collabos" et "d’affairistes" (les Russes les qualifient de « cinquième colonne » quand ils se montrent courtois, et de « prostitués » quand ils se veulent sans langue de bois) nostalgiques de l’ère corrompue d’Eltsine ; aux enrichissements aussi faciles qu’exponentiels, via les mécanismes " bidons " des "privatisations", notamment.

     

    Rêvant, dans l’abandon absolu et assumé de la souveraineté de cette Nation millénaire, d’une Russie adepte des mesures les plus « urgentes et libérales » du "capitalisme sauvage", reprenant servilement les thèses de l’idéologie occidentale jusqu’aux plus ringardes avec, en perspective quasi immédiate, « l’intégration dans l’OTAN ». (1)

     

    C’était sans compter avec le bloc de la majorité des responsables du pays, avec à leur tête : Poutine !…

     

    Loin d’entraver travaux et manœuvres de cette puissante oligarchie, ils ont eu l’habileté d’aller confronter leurs idées, constats, faits, réflexions et souhaits, au sein même de ce Forum annuel. Retournant ainsi l’énergie de leurs adversaires (Poutine est un champion de Judo…) pour mieux marquer leur différence et la diffuser.

     

    Et, effectivement, ce Forum ne présente de l’intérêt que par les remarquables interventions du Président Poutine, sans oublier son exceptionnel ministre des Affaires Etrangères Lavrov...

     

    Le reste produit par ce Think Tank (pour reprendre l'expression en usage dans le milieu) - publications, articles et autres "travaux" - étant, à l'exemple de ses homologues internationaux, d'une platitude somnifère, quand ce n'est pas d'une abyssale médiocrité. (2)

    Au-delà du discours de cet Homme d’Etat - nous ne sommes pas dans le culte de la personnalité – l'intérêt primordial est d’y retrouver à l’échelon d’une "grande puissance", chef de file de ce mouvement, une implacable critique de la "mondialisation". Dénonçant ses multiples dérives : économiques, sociales, environnementales, diplomatiques avec leurs conséquences, ou ravages, militaires.

     

    Aux antipodes de sa fervente et permanente déification par oligarques, nomenklaturas, et domesticités de la mouvance académique ou médiatique, de tous poils et de tous pays.

     

    Mais, aussi, de voir se dessiner orientations, évolutions, progressives, inexorables, contours de ce monde multipolaire auquel aspire l’ensemble des nations sur cette planète. Prémisses d’une mutation, en écho au "Brexit", et aux récentes bourrasques de l’élection présidentielle américaine.

     

    Deux vidéos, liés à ce dernier Forum, sont à voir pour faire le point sur l’évolution actuelle.

     

    La première, une pertinente analyse de Mikhail Khazine sur la récente intervention de Poutine. Mettant en lumière les rouages et enjeux des transformations en cours, apparentes ou souterraines, tant au sein du gouvernement ou du pouvoir actuel, qu’entre les différentes puissances en concurrence, si ce n’est en conflit, dans leurs rapports avec la Russie.

     

    Ce spécialiste en économie et en prospective, représente un des plus actifs et brillants opposants au bloc "atlantiste" dans son pays, qui détient ou contrôle (ou s'efforce de contrôler...) encore des pans entiers de l’économie russe, jusqu’au plus haut niveau. (3)

     

    A remarquer, ou à retenir : ses critiques de l’ordre mondial actuel, ne se limitent pas au seul domaine de l’économie et de ses dégâts collatéraux sur le plan social.

     

    Il appartient à une nouvelle vague de responsables, décideurs, vecteurs de changement, qui pense que Renaissance ou Progrès de nos sociétés sont indissociables d’une lutte contre les effets pervers générés par une "Mondialisation Déjantée". Plus particulièrement, l'abrutissement culturel et intellectuel des populations. Entre autres pratiques ou politiques (4) :

    ◊ Consumérisme addictif sous l'emprise d'un matraquage publicitaire, formatage obsessionnel 7/7 jours - 24/24 heures

    ◊ Industrie du Divertissement Débilitant

    ◊ Destruction des systèmes éducatifs (maîtrise de sa langue maternelle, méthodes de pensée et Histoire, en premier lieu)

    ◊  Négation ou dérision des valeurs familiales

    ◊ Éradication de la réflexion ou de la transcendance spirituelle

    ◊ Encouragement aux drogues et stupéfiants (légalisation de la narco-dépendance pour renforcer le crétinisme et annihiler tout esprit critique citoyen)

    ◊ Développement de la précarité et de la pauvreté, etc.

    Pour lui, et sa génération, l’avenir de la Russie ne se trouve pas dans une inféodation à l’Occident et ses "valeurs" aussi fausses que fantasmées, mais dans un partenariat au développement de l’Asie (Est et Ouest), avec La Route de la Soie pour colonne vertébrale. Il est un des cofondateurs, en 2003, du Mouvement International Eurasiatique qui a des antennes dans une quarantaine de pays.

     

    Ne pas percevoir cette dimension, rend impossible la compréhension de la "confrontation-révolution" naissante, ou en cours, tant en Russie que dans le reste du monde…

    La deuxième vidéo contient le discours du président Poutine, au cours de ce 13° Forum annuel, s’adressant à une assemblée plénière dont la réflexion se voulait ambitieuse :

    « Une philosophie du développement international pour un nouveau monde »…

     

    Effort de prospective demandé aux intervenants, agencé autour de thèmes, d’interrogations, dans des sessions organisées à cet effet, tels que : l’avenir de la démocratie, l’alternative de l’économie mondiale entre recherche d’une nouvelle mondialisation ou d’un nouveau protectionnisme, ou encore : la technologie peut-elle révolutionner le monde ?…

     

    Ambitions, objectifs, un peu disproportionnés par rapport au niveau général du panel… Mais, comme au tir à l’arc : tirer au-dessus de la cible…

     

    Le plus intéressant de ces sujets de réflexion, de loin, portant sur l’avenir de la région actuellement ravagée par luttes d’influence entre blocs antagonistes et chaos organisés dans la prédation :

    «  Du Moyen-Orient à l’Asie Centrale : arc d’instabilité ou espace d’actions communes ou de partenariat ?... »

     

    A écouter, regarder, méditer, pour comprendre l’architecture irréversible de la géopolitique de la Russie, en partenariat principalement avec la Chine, qui va marquer les décennies à venir.

     

    L’ampleur de cette approche, focalisée sur la rénovation du monde d’aujourd’hui et de demain, est à comparer avec celle de nos minables oligarques se débattant entre "burkini" sur les plages, porc obligatoire à la cantine...

     

    Et, valises de billets destinées à financer leur "politique spectacle"…

     

     

     

    1. Georges Stanechy, Russie : Le Putsch des “Atlantistes”…, 17 octobre 2010,  http://stanechy.over-blog.com/article-russie-le-putsch-des-atlantistes-59074347.html
    2. Cf. : http://valdaiclub.com/
    3. Le puissant Ministre de l’Economie de la Fédération de la Russie, Aleksey Ulyukayev, un des piliers du bloc "atlantiste", vient d’être pris en flagrant délit de corruption (15/11/2016), après un an de surveillance, et mis en prison en attendant son procès.
      Notons, parmi les pays les plus actifs contre la corruption, Russie et la Chine qui depuis quelques années n’hésitent pas à "remonter aux plus hauts niveaux"…
      Sachant, comme l’Histoire le leur a déjà appris, que la corruption des élites est une des armes favorites de leurs ennemis pour provoquer déstabilisation et effondrement des structures de leurs pays.
    4.   Georges Stanechy, Economie Internationale : Décapage Neuronal..., 14 décembre 2014,
      http://stanechy.over-blog.com/2014/12/economie-internationale-decapage-neuronal.html

     

    http://stanechy.over-blog.com/2016/11/valdai.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

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  • Trump… L’actu continue, voici les dernières news pour ceux qui suivent le sujet

    Trump par-ci, Trump par-là, on a l’impression que cette élection est un traumatisme majeur dont la donal-trump-578x260planète aurait du mal à se remettre, et à peine élu, nous frisons déjà l’indigestion, mais vu que les informations sont nombreuses dans le domaine, et le nombre de recoupements importants sur le sujet, un énième billet doit lui être consacré sur le blog.

    La contestation gagne de l’ampleur, les violences de la part des anti-Trump également, et si l’on demande pourquoi, ce sont toujours les mêmes arguments qui reviennent en boucle, le nouveau président serait raciste, misogyne, islamophobe et vulgaire. Il est sûrement tel que les médias le décrivent, mais ce n’est pas là le véritable danger représenté par cet homme, surtout aux yeux des mondialistes, car rappelons-le, il est contre l’OTAN, le TAFTA, la mondialisation en général, la théorie du réchauffement climatique par l’homme, il souhaite se rapprocher de la Russie ce qui remettrait en question toutes les sanctions contre ce pays, et il souhaite également abolir la loi Dodd-Frank de stabilité financière votée par les démocrates après la crise des subprimes, donc dérégulation complète du secteur bancaire, bref, il se présente comme étant l’ennemi du « nouvel ordre mondial » et du pillage généralisé de la planète, cela entre autres choses…

     

    Ce qu’il est intéressant de voir, c’est que nombre d’américains comme d’habitants sur cette planète ont accepté (entre autre) les écoutes de masse de la NSA qui s’est même permise d’espionner les dirigeants d’autres pays comme Merkel, Hollande ou le Pape, ils ont accepté les mensonges post-11/09 pour s’attaquer à des pays du Moyen-Orient avec à la clé récupération du pétrole ou des stocks d’or, ils ont accepté les très nombreux cas d’ingérence, le renversement de régimes de manière plus ou moins visible, les menaces parfois à peine voilées contre des pays « alliés », les dépenses ahurissantes au niveau militaire alors que le nombre de pauvres et de sans-logis explose sur le sol américain, ils ont accepté le pouvoir colossal des lobbies, les centaines de milliers de saisies avec le foreclosure gate, certains scandales de pédophilie, les attaques financières pas toujours justifiées contre des banques, multinationales ou institutions étrangères, ils acceptent la montée du satanisme dans le pays, les magouilles dans les paradis fiscaux, la protection des criminels de guerre après la seconde guerre mondiale, ils ont accepté les pires horreurs de la part des précédents dirigeants sans même broncher et en sachant pertinemment bien qu’aucun banquier ni politicien n’a jamais fini en prison, et ils sont prêts à démarrer une révolution contre le président Trump simplement par ce qu’il aurait certaines opinions certes condamnables sans aucune preuve que cela puisse sa politiques? Il n’y a pas à dire, le monde part en vrille…

    Donc, après avoir été insulté de toutes parts même par le président François Hollande qui avait la nausée rien qu’en pensant à Trump, voilà que le Flambi a indiqué qu’il attendait des éclaircissements de Donald Trump sur sa politique étrangère, notamment la sécurité de l’Europe et les interventions en Syrie et en Irak. des éclaircissements également demandés par la Défense allemande dans un ultimatum qui reproche au nouveau élu de préférer Poutine à l’OTAN. Troisième personne à qui des testicules ont du pousser dans la nuit, Juncker, qui compte apprendre à Trump ce qu’est l’Europe et comment elle fonctionne.

    Dans la rue, les manifestations continuent, certaines finissant en émeutes, et qui se multiplient également les appels au meurtre de Trump! Des appels au meurtre??? Et cela ne choque personne???

    Pour la deuxième nuit consécutive, des milliers de personnes se sont rassemblées pour protester contre l’élection du 45e président des Etats-Unis. Donald Trump dénonce pour sa part le comportement des protestataires.

    Scandalisées par la victoire surprise du candidat républicain à l’élection présidentielle, des milliers de personnes ont manifesté pour la deuxième nuit consécutive dans plusieurs villes des Etats-Unis et particulièrement sur la côte Ouest, en Californie, dans l’Etat qui vote traditionnellement le plus pour les démocrates.

    Plusieurs centaines d’Américains y ont marché en affichant des pancartes et en chantant des slogans contre le président élu.

    Dans le centre d’Oakland, les manifestants ont mis le feu à un mannequin à l’effigie de Donald Trump, brisé des vitrines et incendié des poubelles et des pneus.

    À quelques kilomètres de là, des étudiants ont manifesté sur le campus de l’université de Berkeley et à l’université de Californie, à Davis, en bloquant les rues et scandant : «Vous n’êtes pas l’Amérique, nous sommes l’Amérique !» Certains étudiants ont été plus hostiles encore : «Va te faire foutre, Trump !»

    Près de 300 personnes ont battu le pavé à Baltimore, sur la côte Est, scandant «Pas mon président !» et brandissant des pancartes avec le slogan «Je n’ai pas élu la haine à la présidence».

    A San Francisco, quelque 1 000 jeunes, surtout des lycéens, ont défilé, marchant du quartier financier vers la mairie en scandant : «Ce n’est pas mon président !» et en bloquant la circulation.

    A New York, plusieurs centaines de manifestants anti-Trump se sont réunis sur Washington Square dans Greenwich Village. Les médias américains ont également signalé des manifestations étudiantes au Texas, tout au sud du pays, entre autres.

    Portland : au moins 28 personnes arrêtées lors d’affrontements avec la police

    Si la majorité des manifestations se sont déroulées dans le calme, une vraie «émeute» a eu lieu dans la ville de Portland. Des centaines de manifestants sont descendus dans les rues de la ville en accusant Donald Trump de racisme. Des dizaines des voitures, ainsi que des vitres de magasins ont été endommagées. Les autorités de la ville ont déployé des policiers anti-émeute afin de contrôler le défilé.


    Des grenades fumigènes ont même été jetées pour disperser la foule. D’après la police, les forces de l’ordre ont arrêté au moins 29 personnes.

    Pour Donald Trump, les manifestations sont «injustes»

    Dans la nuit du 10 au 11 novembre, Donald Trump a réagi à ces manifestations innombrables dans un tweet, accusant les médias d’avoir incité la haine conter lui. «Nous venons d’avoir une élection présidentielle transparente et couronnée de succès. Maintenant, des manifestants professionnels, incités par les médias, manifestent. Très injuste !», a-t-il écrit.

    Article en intégralité sur Russia Today

    Mais revenons-en aux accusations contre Donald Trump, puisqu’il serait notamment un gros con raciste misogyne, les accusations sont faciles, souvent utilisées pour attaquer un adversaire dans le petiot monde de la novlangue, mais est-ce réellement justifié? C’est là que le programme du nouveau président est intéressant, je vous relaie donc cet article du blog à Lupus qui mérite d’être lu:

    La victoire de Trump, c’est celle de la connaissance contre l’ignorance des élites

     

    Surprenant titre ? Oui. Car on imagine la connaissance du côté des élites, pas du petit peuple. A la fin de cet article, vous serez moins surpris…

    Les élites n’ont pas les moyens de comprendre la victoire de Donald Trump.

    Non seulement ils ne comprenaient rien lorsqu’ils ont prédit avec l’aplomb de celui qui sait, que Trump n’avait aucune chance de gagner, mais ils n’ont toujours pas compris quand il a gagné, et donnent de sa victoire les explications de ceux qui ne comprennent pas.

    Et les médias qui ne comprennent guère mieux, invitent pour commenter la victoire, ceux qui hier prédisaient son échec ! Ils se trompaient hier, et c’est eux qu’on nous propose d’écouter aujourd’hui dire qu’ils savent ! Il est interdit de ne pas sourire.

    Savez-vous pourquoi ils se sont trompés sur toute la ligne ? Parce qu’ils n’ont pas de connaissances.

    Etait invitée hier sur BFMTB une experte, Marie-Cécile Naves, auteure d’un livre sur Donald Trump (L’onde de choc populiste). Durant l’interview elle dit : «on ne sait pas grand-chose du programme de Trump».

    Le programme de Donald Trump se trouve sur son site depuis des mois : donaldjtrump.com/policies, mais elle, l’experte, auteure d’un livre sur Trump, elle ne le sait pas. De quoi a-t-elle pu remplir les pages de son livre, l’inculte ? Les électeurs de Trump, eux, connaissent le programme de Trump. Il l’a exposé dans chacun de ses meetings politiques devant plusieurs dizaines de milliers de personnes, chaque jour.

    Cyril Hanouna, à la fin de Touche pas à mon poste, a voulu imaginer ce que serait son émission sous Donald Trump : Il a demandé à tous ceux d’origine mexicaine de sortir de la salle, puis aux femmes, puis aux homosexuelles. Enfin, Cyril Hanouna a demandé aux étrangers de quitter le plateau.

    Hanouna n’a pas de connaissance. Il ne sait pas ce qu’est «l’idéologie de Trump» comme il dit.

    Trump n’a jamais dit qu’il expulserait les Latinos. Il n’a jamais rejeté les femmes, et encore moins les homosexuels. Hanouna ne le sait pas, les Latinos, les femmes et les homosexuels qui ont voté pour lui le savent.

    • La réalité qu’Hanouna ne connaît pas, c’est que les Latinos ont voté en plus grand nombre pour Trump que pour Mitt Romney en 2012.
    • Ils n’ont pas non plus fait un vote de protestation contre Trump : ils ont représenté 11 % du vote total selon le New York Times, comme en 2012.
    • 65 % des Latinos ont voté pour Clinton, contre 29 % pour Trump (1). C’est presque autant qu’en 2008 (67% Obama contre 31% Mc Cain), et mieux qu’en 2012 : Barack Obama avait obtenu 71% du vote Latino, et 27% pour Mitt Romney.

    Sur les Mexicains donc, Hanouna ne sait rien.

    • Trump est un des rares constructeurs immobiliers qui emploie des dirigeants femmes, dans un métier très largement masculin. Hanouna ne le sait pas.
    • Trump paye ses cadres hommes et femmes au même salaire à postes équivalents. Par contre c’est du côté d’Hillary Clinton que se trouvent les inégalités : à la fondation, les femmes sont payées 40% de moins que les hommes aux postes équivalents. Hanouna ne le sait pas.
    • La directrice de campagne de Trump est une femme, Kellyanne Conway. Hanouna ne sait pas cela. Le peuple oui.
    • L’empire Trump, c’est à sa fille et ses fils qu’il en a confié la direction, à égalité, et non pas à ses fils. Hanouna ne sait pas cela. Le peuple le sait.

    Sur les femmes et Trump, Hanouna ne sait rien. Il ne sait pas que 52% des femmes américaines ont voté pour lui, et même 26% des femmes latinos. (2)

    • Chris Barron, le fondateur du mouvement gay conservateur GOProud est le leader de «Gays for Trump». Il a rappelé (3) que :« Hillary Clinton peut accepter 50 millions de dollars de l’Arabie saoudite ou la punition pour les gays va de la castration chimique à la peine de mort … et elle est supposée être la championne de la communauté LGBT ?
    • «La réalité, dit Barron, c’est que Trump en tant qu’homme d’affaires a un historique exceptionnel concernant les droits LGBT, et venir raconter ici que Donald Trump n’a jamais été un ami de la communauté LGBT, c’est de la désinformation.»
    • Un couple gay qui a déclaré «avoir beaucoup d’amis gay qui soutiennent Trump,» ont témoigné s’être rendu à un meeting de Trump et s’être «senti parfaitement confortable tout en se montrant des signes d’affection au milieu du public». (4)
    • Selon le site Salon.com (5) 20% «être gay et voter pour Trump n’est pas si fou que ça paraît» (5), mais ça, Hanouna ne le sait pas non plus.

    Car sur les gays, Hanouna ne sait rien. Le peuple qui a voté pour Trump, lui savait.

    Beaucoup accusent Trump d’être fasciste, raciste. Que savent-ils ? Rien. Voici son programme en faveur des noirs défavorisés :

    • Dans son programme, Trump s’est fixé comme «programme national d’apporter le choix des écoles aux 11 millions d’enfants qui vivent sous le seuil de pauvreté» – essentiellement des noirs (6)
    • Il a déclaré à Charlotte DC, une ville pauvre majoritairement noire, qu’il trouve injuste que les enfants de classe moyenne ou aisée aient le choix entre plusieurs écoles, et pas les enfants des communautés défavorisées. En disant cela, il s’est positionné frontalement contre les puissants syndicats d’enseignement qui défendent leurs privilèges au détriment de l’éducation.
    • Dans son «New Deal pour l’Amérique noire» il a promis : «des communautés sûres – 3000 personnes ont été blessées par balles dans les quartiers pauvres de Chicago cette année et 600 ont perdu la vie (7) – une excellente éducation, et des emplois bien payés.»Il a déclaré que «trop d’Afro-Américains ont été abandonnés,» parce que l’Amérique est prise dans un espace temps figé où «elle fait l’erreur d’élire les mêmes personnes encore et encore. »…/… »ma vision pour les quartiers défavorisés des grandes villes repose sur les principes qui ont défini ma campagne : l’Amérique d’abord. Tous les Américains de ce pays ont droit à un gouvernement qui place leur emploi, leurs salaires et leur sécurité avant tout.
    • Pourtant, trop d’Afro-Américains ont été abandonnés.
    • 45% des enfants afro-américains de moins de 6 ans vivent dans la pauvreté.
    • 58% des jeunes Afro-Américains sont sans emploi.
    • Les Afro-Américains représentent 13% de la population, pourtant ils représentent 60% des victimes de meurtre de moins de 22 ans.
    • En 2015, le taux de criminalité de Charlotte a progressé de 18% – et il va encore monter de 24% en 2016.

    Les conditions de vie de ces quartiers sont inacceptables.

    L’immigration illégale viole les droits civiques des Afro-Américains. Aucun groupe n’a été autant touché par l’immigration illégale qui a fait baisser les salaires que les travailleurs afro-américains à faible revenu.

    • Je vais proposer des réductions d’impôts et des incitations fiscales aux sociétés étrangères pour qu’elles s’installent dans les quartiers défavorisés. Je vais mettre en marche la reconstruction des infrastructures en mauvais état, la démolition des propriétés abandonnées, et augmenter la présence policière.
    • Je vais également mettre en place des réformes financières pour faciliter l’accès au crédit des jeunes Afro-Américains qui veulent poursuivre leurs rêves dans les affaires et créer des emplois dans leurs communautés.
    • J’ai écouté et entendu les préoccupations des citoyens afro-américains concernant notre système de justice, et je promets que sous l’administration Trump, la loi sera appliquée équitablement, avec égalité et sans préjugé. Il n’y aura qu’une seule loi – et pas une justice différente selon les races.
    • Je veux que chaque enfant afro-américain pauvre puisse marcher dans la rue en paix. La sécurité est un droit civique. Le problème n’est pas la présence de la police, mais son absence.
    • Je vais intervenir dans la formation et le financement des policiers locaux et fédéraux afin de débarrasser nos quartiers des gangs, des dealers de drogue, et des cartels du crime. La réduction de la criminalité n’est pas un objectif – c’est une nécessité.

    Concernant l’immigration, mon programme est simple. Je vais restaurer les droits des Afro-Américains, des Hispano-Américains, et de tous les Américains, en mettant fin à l’immigration illégale.

    • Je vais réformer la loi sur les visas d’immigration afin de donner la priorité de l’emploi aux travailleurs américains, et je vais suspendre les imprudents programmes de réfugiés depuis les régions terroristes qui coûtent aux contribuables des centaines de milliards de dollars.
    • Je vais également annuler le gaspillage des dépenses contre le réchauffement climatique, y compris les paiements contre le réchauffement global à l’ONU.
    • Je vais modifier les dépenses d’éducation pour permettre aux enfants des quartiers défavorisés de pouvoir choisir entre les écoles publiques, privées, religieuses, ou l’école à la maison. Car le choix de son école est un droit civique important.

    Finalement, mon programme inclut la protection de la liberté religieuse, la promotion de la famille, et le soutien de l’Église afro-américaine.

    Vision de Trump pour l’Amérique

    «Ma mission va être de démontrer au pays que demain n’est pas obligé d’être comme hier. Le cycle de la pauvreté peut être brisé, et des choses formidables peuvent se passer pour notre peuple.

    Ceux qui s’opposent

    à moi sont ceux qui ont gaspillé 6 000 milliards de dollars dans les conflits du Moyen-Orient – imaginez si cet argent avait été dépensé chez nous.

    J’ai été très chanceux dans la vie, et j’ai eu une vie fantastique. C’est le moment pour moi de rendre au pays qui a été si généreux pour moi.

    Je viens de terminer la construction d’un hôtel dans Pennsylvania Avenue [NDT: la rue où se trouve la Maison-Blanche] à Washington D.C. Je l’ai livré en dessous du budget, en avance sur la date de livraison, et j’ai créé des milliers d’emplois au passage, y compris dans la construction. C’est ce que je veux accomplir pour notre pays.

    Je veux aller dans nos quartiers défavorisés, les pauvres communautés rurales, les écoles en échec, et je veux mettre sur pied un plan pour les revitaliser. J’en ai marre d’entendre les excuses de nos politiciens. J’en ai marre d’entendre qu’on ne peut rien faire. J’en ai marre de ces gens qui disent aux Américains de faire de se serrer la ceinture et de remettre leurs projets et leurs rêves à plus tard.

    On a assez attendu. Le moment est venu. Il n’y a rien qui ne puisse être accompli. Aucun projet n’est trop grand. Aucun rêve n’est hors d’atteinte.

    Partout où je vais, je vois des potentialités qui n’attendent qu’à être libérées. Mais nous ne libérerons jamais ces potentialités si nous continuons à remettre notre destin entre les mains d’un système politique déglingué qui ne fonctionne jamais. Nous devons choisir une voie plus optimiste – nous devons choisir de ne plus croire en nos politiciens, mais de croire en nous et en notre pays. Si nous faisons ça, tout est possible.

    Ne refermons pas les livres d’histoire sur les échecs de Washington, et ouvrons un nouveau chapitre de prospérité pour chacun.

    Ensemble, nous aurons un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple

    Et nous allons rendre l’Amérique formidable pour tous les Américains.»

    Marie-Cécile Naves, Cyril Hanouna, vous n’appelez pas ça un programme ? Je sais : vous n’avez jamais entendu ce programme, vous ne savez rien.

    L’ensemble des journalistes non plus.

    Jean-Marc Ayrault, curieux ministre puisqu’aux Affaires étrangères, a eu l’honnêteté, sur France 2 d’avouer qu’il ne sait rien et ne comprend rien :

    «Il va falloir essayer de savoir ce que veut faire ce nouveau président» a déclaré monsieur Ayrault.

    Mon titre surprend moins n’est-ce pas ? Ayrault qui ne sait pas ce que veut faire Trump !

    Les Américains, eux, savent.

    Ils ont entendu, ils ont écouté, ils ont analysé, réfléchi, appris, et ont acquis la connaissance.

    Les élites ont critiqué parce qu’ils ne savent rien. Les rôles ont été redistribués.

    Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

    (1) nytimes.com
    (2) dailymail.co.uk
    (3) newnownext.com/gays-for-trump
    (4) newnownext.com
    (5) salon.com
    (6) realclearpolitics.com
    (7) washingtonpost.com

     

    Trouvé sur Le blog à Lupus

     

    http://lesmoutonsenrages.fr/2016/11/11/trump-lactu-continue-voici-les-dernieres-news-pour-ceux-qui-suivent-le-sujet/

     

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  • « Dans la vie, les hommes les plus forts sont ceux qui comprennent la signification du mot patience…

    Je ne suis pas aussi fort que je pourrais l'être, mais j'ai longtemps connu et pratiqué la patience. »

    Tokugawa Ieyasu  (1)

    Je lui souhaite "Bonne Chance" !...

     

    Il en faudra beaucoup à Donald Trump, "notre" nouveau Président (2), dès sa prise de fonction le 20 janvier prochain.

     

    Toutes les oligarchies étaient contre lui. Dans son propre pays, et celles de ses colonies. A commencer par la France.

     

    Lui préférant Hillary Clinton. A qui, il est vrai, beaucoup doivent promotion, carrière, fortune, contrat ou, même, installation au pouvoir. Pourtant surnommée, par tous ceux qui ont observé, étudié ses actions, ambitions, idées et "programmes" : "La Reine du Chaos".

     

    Titre de l'ouvrage de l'américaine Diana Johnstone, (3) indispensable à la connaissance d'une politicienne belliciste, aussi dénuée de scrupule que de la moindre compassion pour les populations des pays qu'elle a accablés de violences, de destructions et de massacres. Effrayante par son hystérique propagation des "sanctions", "guerres préventives", et "milices mercenaires" affublées de tous les noms que le marketing politique peut inventer. Mais, évidemment, adorée par les fabricants de canons, leurs financiers et autres spécialistes de la prédation.

     

    Donald Trump est un "grossier personnage", sans éducation, ni distinction, ne cessent de s'offusquer médias et nomenklaturas !...

     

    Sans comparaison aucune, effectivement, avec le charisme souriant d'un Obama ou d'une Clinton, capables en un geste élégant, trait de plume, ou appui d'un bouton, de raser pays entiers, villes et villages, fêtes de mariage ou cérémonies d'enterrement... Des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants, avec le sourire et les "Droits de l'Homme" en écharpe ou en cravate...

     

    Trump, "la brute misogyne", qui a dénoncé publiquement Obama et Hillary comme "créateurs" de Daesh, n'a pas de sang d'innocents sur les mains, ni sur sa conscience. C'est peut-être en raison de "ce manque" que ses adversaires oligarques répétaient qu'il n'avait aucune expérience des "responsabilités politiques" et, en conséquence, aucune "qualification" pour devenir président...

     

    Tout aussi lamentable : pendant la campagne électorale, ce "balourd", n'est pas arrivé à la cheville de l'habileté de la Clinton !... Comme l'ont révélé les centaines de mails diffusés par WikiLeaks : éliminer son concurrent des primaires, Sanders, en trafiquant les votes ; et en truquant les débats aux question/réponses préparées à l'avance avec la complicité des "journalistes"... Trump, lui, tel un "catcheur" a terrassé ses adversaires à bras-le-corps, et non par des entourloupes de coulisses.

     

    On comprend l'implacable réquisitoire auquel s'est livré Donald Trump le 13 octobre 2016, trois semaines avant le vote dans une réunion publique à West Palm Beach en Floride, contre cette oligarchie et ses médias, pourris jusqu'à la moelle selon ses propres termes. Ce discours, non encore sous-titré en français, restera dans les annales historiques comme l'acte d'accusation le plus virulent jamais lancé contre une oligarchie. Même Cicéron n'a pas fait mieux.

     

    Je partage l'analyse du commentateur Canadien Richard Le Hir (4) :

    "Trump se montre sous un jour que non seulement on ne lui connaissait pas, mais qu’on n’aurait jamais pu soupçonner.

    Il faut particulièrement écouter les 20 premières et les 7 dernières minutes de son discours lorsqu’il parle de la démocratie bafouée, des intérêts particuliers, du peuple (We the people) dépouillé de sa souveraineté, des méfaits de la mondialisation et de l’inspiration satanique de ses promoteurs, tout en affichant un nationalisme et un patriotisme puissant et sans équivoque.

    Contre toute attente, il a choisi d’incarner le Pays profond contre l’État profond."

     

    Ecoutez-le, car c'est un grand moment d'Histoire, non seulement pour son pays, les Etats-Unis, mais aussi pour les pays qui lui sont soumis :

    Discours d'anthologie de Donald Trump contre la corruption abyssale de l'oligarchie US et de ses médias - 13 octobre 2016

    Immédiatement, se pose la question :  "l'Etat profond" laissera-t-il Donald Trump gouverner ?... (5)

     

    Le Parti Républicain auquel il s'est affilié détient la majorité du Congrès : Chambre des Représentants et Sénat. Toutefois, les "requins" qui en maîtrisent rouages et combines, autrement dit "l'establishment", sont contre ses idées et sa politique. Eux, leur gagne-pain, outre la spoliation de leur propre peuple, ce sont les "sanctions", et les "guerres" officielles ou occultes. En fait, polichinelles au service de leurs sponsors dissimulés, ils vivent du racket des peuples et nations.

     

    Déjà, les agitateurs sont lâchés dans les rues des principales villes du pays, protestant contre un élu qui n'a pas encore commencé de gouverner : New York, Chicago, Seattle, Austin, San Francisco, Phoenix, Los Angeles... (6)

     

    De gros intérêts, colossaux, divergents, opposés, sont en jeu... Faire face à ces conflits, les champs de bataille du Business l'ont blindé.

     

    Reste, de loin, son principal adversaire : Le Temps. Comment "réindustrialiser", ou commencer à "réindustrialiser", un pays, comme il en a le souhait, en 4 ans ?...  Lutter contre la "désertification industrielle", organisée par la Finance Spéculative, méthodiquement appliquée depuis des décennies, ne peut se réaliser en un claquement de doigt. Dans un pays surendetté, aux immenses gaspillages et ramifications de corruption. Alors que "l'attente" du peuple américain est plus que forte.

     

    Sans anticiper sur les immenses obstacles et dangers qui l'attendent, retenons les points forts de cette personnalité, qu'on le veuille ou non, "hors du commun" :

    =>  La stature d'un homme qui n'est pas celle d'un politicien, "élevé" dans un vivier à marionnettes, coopté par les magouilleurs d'un parti politique. Il a la ténacité d'un homme de conviction et de courage, renforcée par ses talents d'orateur. En comparaison, nos candidats aux prochaines élections, primaires ou autres, semblent ridiculement minables...

    =>  Le pragmatisme d'un homme d'affaires qui a connu des hauts et des bas, ancré dans le "win-win", le "gagnant-gagnant" : "je ne gagne pas si tu perds, je gagne avec toi". Toute une perspective, une méthode, une "raison d'être" que des mandarins, vivant d'intrigues, de  favoritismes et de machinations politiciennes, ne peuvent concevoir.

    =>  Le sens des responsabilités d'un homme qui a bâti son groupe et sa fortune, en dehors de l'Etat, sur le développement de projets aux multiples investissements et créations d'emplois.

     

    Un bémol à tout cela : les concessions qu'il a été obligé d'accorder au "Lobby Belliciste" s'acharnant sur le pillage et le morcellement du Moyen-Orient, pour éviter l'éclatement du Parti Républicain, et la fronde des "gros requins", à quelques semaines de l'élection présidentielle, sur deux points essentiels :

    i)   La remise en cause de l'accord International signé avec l'Iran sur le nucléaire militaire,

    ii)  La reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël, contraire aux résolutions de l'ONU, sur fond de déclarations outrageusement "islamophobes".


    D'après certains, ces compromis ne seraient qu'un repli tactique, le "sacrifice" d'une pièce au cours d'une partie d'échecs, lui permettant de terminer sa course vers la victoire. Les plus optimistes, dont je suis, pensent qu'à l'exemple d'un Thomas Becket, la fin tragique en moins, il n'hésitera pas à s'opposer à ses "anciens amis" si la paix dans le monde et l'intérêt de son pays l'exigent... Surtout, s'il comprend qu'il a été floué par ceux qui ont voulu escroquer sa bonne foi.

     

    Personnage imprévisible ?... Oui. Des surprises nous attendent, j'en suis persuadé.

     

    La meilleure serait que Donald Trump se révèle en Homme d'Etat, à l'égal d'un Poutine, remettant son pays sur les rails du Renouveau et de la Dignité...

     

    Ma photo préférée du Couple Présidentiel...

    Ma photo préférée du Couple Présidentiel...

    1.   Tokugawa Ieyasu ( 徳川家康 ) - 31 janvier 1543 / 1er juin 1616 - Daimyo puis Shogun du Japon.  Le dernier des trois unificateurs du Japon de l'époque Sengoku, après Oda Nobunaga et Toyotomi Hideyoshi.

    2.  Georges Stanechy, Donald Trump : Notre Président ..., 20 mars 2016,
    http://stanechy.over-blog.com/2016/03/donald-trump-notre-president.html

    3.   Diana Johnstone, La Reine du Chaos, Les Editions Delga, 2016,
    http://editionsdelga.fr/portfolio/diana-johnstone/

    4.   Richard Le Hir Le pays profond c. l'Etat profond, 9 novembre 2016,  http://reseauinternational.net/le-pays-profond-c-letat-profond/ & http://vigile.quebec/Le-pays-profond-c-l-Etat-profond.

    5.   Georges Stanechy, Donald vs Hillary : L'Enjeu Souterrrain..., 3 aoüt 2016,
    http://stanechy.over-blog.com/2016/08/donald-vs-hillary-l-enjeu-souterrain.html

    6.  Trump's victory leads to protests - students walkouts across America, PressTV, 10 novembre 2016,
    http://www.presstv.ir/Detail/2016/11/10/492938/Trumps-victory-protests-student-walkouts

     

    http://stanechy.over-blog.com/2016/11/trump-president-good-luck.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

     

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    USA : Wall Street et le Pentagone
    - et leurs chiens de garde en France - en deuil :
    Donald Trump élu Président des Etats-Unis
    par Jean LEVY pour le Comité Valmy

    mercredi 9 novembre 2016, par Comité Valmy

     

    C’est la surprise totale en France ce matin :
    la candidate de l’oligarchie mondiale battue par le peuple américain

    USA : Wall Street et le Pentagone
    - et leurs chiens de garde en France - en deuil :
    Donald Trump élu Président des Etats-Unis

    La profonde colère des dizaines de millions de salariés, sacrifiés au bénéfice des transnationales, s’est traduit cette nuit par l’élection du candidat républicain.

     

    Quel chemin parcouru par les foules qui , il y a encore peu d’années, désignaient la finance comme la responsable de la misère populaire et qui scandaient "Occupy Wall Street" et se voyaient - eux les 99% - victimes des 1% les plus riches.
    Car hors de la campagne de Donald Trump, dont le programme économique et social a été volontairement occulté en France au profit des propos sexistes du candidat républicain - mis - en avant pour déconsidérer celui-ci, c’est la révolte populaire des exclus qui est sorti des urnes cette nuit.

     

    De quoi paniquer en France tous ceux qui considèrent le président des Etats-Unis comme leur ’boss’, devant qui ils sont habitués à se mettre au garde à vous...Quant à notre propre président, qui fait partie de ces gens-là, comment va-t-il faire passer son "haut-le-coeur" à l’idée de l’élection de Trump à la tête des Etats-Unis ?

     

    Ce changement historique peut avoir des conséquences au niveau des relations internationales : une période de coexistence pacifique va-t-elle succéder à la nouvelle guerre froide que nous connaissons aujourd’hui entre l’impérialisme américain, avec ses légions étrangères occidentales, et le reste du monde, jusqu’ici considéré que sa chasse gardée ?

     

    L’élection du candidat républicain va-t-elle réduire la tension entretenue par Washington à l’égard de Moscou et de Pékin ? Et remettre en cause les provocations de l’Otan vis-à-vis de la Russie ? La défaite de la candidate démocrate, qui incarnait la politique militaire agressive prônée pat le Pentagone, va-t-elle permettre à faire reculer le danger immense d’un nouveau conflit mondial ? Et si les docteurs Folamour, qui fourmillent dans les états-majors US et à la CIA , vont-ils être mis à la raison ? Trump, s’il lui prenait l’envie d’appliquer son programme, aurait tout intérêt à se méfier : il existe un mode opératoire expéditif aux Etats-Unis pour se débarrasser des présidents gênants.

     

    En attendant savourons les effets de l’événement en France : l’écoute des médias et des réactions politiques nous rappelle le lendemain du Brexit. Nos "élites" tombent de haut : elles finissaient par croire à leurs mensonges.
    Et la réalité leur tombe sur la tête, brutalement. Ecoutons la réaction de l’ambassadeur de France à Washington, à l’élection de Donald Trump alors que les résultats ne sont pas encore définitifs, le diplomate considère sur Twitter qu’"un monde s’effondre". "Après le Brexit et cette élection, tout est désormais possible", partage-t-il. Pour lui, il s’agit de "la fin d’une époque, celle du néolibéralisme".

     

    N’est-ce pas un aveu d’une défaite historique ?

    Et si demain, en France, le peuple suivait l’exemple américain ?

    Jean LEVY - Comité Valmy
    9 novembre 2016

    http://www.comite-valmy.org/spip.php?article7827

     

    Autres articles :

    Trump président – les risques et les chances
    Par The Saker

    Premières réflexions sur les résultats des élections
    « tout sauf Hillary »

    Victoire de Trump :
    un échec de la mondialisation financiarisée

    D. Trump 45e Président des Etats Unis :
    l’espoir d’un apaisement international

    Une diplomatie aberrante
    qui met la vie des Français en danger
    Retour de Syrie.

    Le « système » mondialisé
    subit une défaite historique

    Trump président
    par Jacques Sapir

     

     Un de mes tweets :

    Trump devra avoir du courage ! Il devra se battre pour ses idées, contre l'Oligarchie, le Pentagone, les Démocrates, les Républicains, la CIA, la rue...

    NB: Et il devra renier la plupart de ses idées, sans doute, "pragmatisme" oblige !!! (eva)

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