• Ils veulent faire taire les gilets jaunes,

    mais on est encore là !!

     

     

    « Mais où sont les gilets jaunes, ils ont disparu ou quoi?» 

     

    On les a chassés des rond-points et des péages.


    On a brûlé et détruit leur cabane.


    Ils ont été licenciés.


    Ils ont reçu des menaces de leur hiérarchie, des services sociaux, des mairies.


    Ils ont été harcelés par la police.


    On a pris leur identité, on les a fichés.


    On les a frappés, interpellés, insultés,menacés, mis en garde à vue.

     

    Ils ont reçu des amendes et même des peines de prison.


    Ils ont été matraqués, flashballés, gazés, nassés.


    On leur a pris leurs gants, leur masque, leur téléphone , leur affiche, leur banderole, et même leur gilet. 

     

    A certains on leur a pris leurs enfants, leur liberté, leur santé.

     


    Ils ont perdu leur travail, leur logement, leur famille, leur main, leur œil.

     

    Que dire des autres qui sont morts écrasés ou par désespoir se sont même suicidés?

     

    On a décidé de tout faire pour les bâillonner, les décourager et les faire disparaître.

     


    Alors non, même essoufflés ils n’ont pas disparu et ils n’ont pas abandonné.

     


    #OnEStLà

     

    Source : Sabrina Waz – Facebook

     

    https://www.gj-magazine.com/gj/ils-veulent-faire-taire-les-gilets-jaunes-mais-on-est-encore-la/

     

     

    Le régime Macron fait tout pour éliminer les Gilets Jaunes. Mais ils sont encore là, et jusqu'à la victoire !.

     

     


    votre commentaire
  •  

    La Super-Classe Mondiale contre les Peuples !

    Qu’est-ce que la Super Classe Mondiale qui nous dirige ?

     

    par Francesca de Villasmundo  

     

    Michel Geoffroy, contributeur régulier du blog Polémia, a récemment publié La Super-classe contre les peuples

    Cet ouvrage, préfacé par Jean-Yves Le Gallou, s’attache à démasquer ceux qui détiennent le pouvoir dans le monde moderne. 
    Avec ce dévoilement magistral de la super-classe mondiale, Michel Geoffroy permet de poser les bases d’une reconquête essentielle : celle de notre liberté.

    Polémia propose une analyse en 10 points de cette super-classe mondiale qui fait tout pour nous diriger :
     

    1/ La Super Classe Mondiale (SCM) n’est pas un fantasme : elle existe bien et elle a pris le pouvoir en Occident et notamment en Europe Occidentale.
    Elle est propriétaire des médias, elle finance le microcosme culturel, les ONG et les groupes de pression et elle impose partout une politique qui va à l’encontre de la volonté du corps électoral. 

    En France elle a réussi à faire élire son candidat lors de la présidentielle de 2017 : Emmanuel Macron

    2/ La SCM correspond à la domination sans limite de l’économie et de la finance sur la société et sur la souveraineté politique, qui s’est produite à la fin du XXème siècle.
    La SCM regroupe les super riches qui veulent s’enrichir toujours plus, grâce notamment à la dérégulation économique et financière. 

    Grâce aussi à la modification des lois fiscales à leur profit. 
    Grâce enfin au "socialisme des riches" qui consiste à mettre à la charge de la collectivité les charges induites par la mise en œuvre des politiques libre-échangistes, pendant que ses bénéfices reviennent à la seule oligarchie
    La SCM incarne la domination sans partage de la loi de l’argent, donc la réduction des hommes à l’état de simple ressource au service des plus riches.
    Pour cette raison on ne pourra remettre à sa place la SCM, si on ne régule pas l’économie et la finance mondiales

    3/ La SCM incarne aussi le retour d’une vieille eschatologie : la prétention hérétique de bâtir le paradis sur terre et d’unifier le genre humain, sans attendre la venue ou le retour du Messie, prétention qui a été reprise par le messianisme protestant et sa croyance en la destinée manifeste des anglo-saxons. 

    Cette eschatologie fonde le projet cosmopolite ou mondialiste de la SCM, qui se prétend élue pour ce faire.
    Ce projet est bien un complot contre la liberté, la souveraineté et l’humanité de l’homme. 

    Car le gouvernement mondial n’ouvrirait pas la voie à une "démocratie planétaire" mais au contraire à la dictature mondiale de l’oligarchie. 
    En accusant les autres de complotisme la SCM pratique en réalité l’inversion accusatoire.

    .

     

     


    6/ La SCM fonctionne par la mise en synergie de 4 cercles ou engrenages : le cercle de la richesse financière et économique transnationale, le cercle des médias et de la culture, le cercle des organisations non gouvernementales et de la société civile, enfin le cercle des élites publiques. 

    Le cercle de la richesse financière et économique transnationale est celui où la puissance est la plus concentrée et la plus opaque : il dirige, influence et achète tous les autres cercles.
    Le premier cercle ne comprend que quelques milliers d’individus, mais les autres cercles sont plus nombreux, en particulier parce qu’ils regroupent des idiots utiles.
    La SCM repose pour cette raison sur un pouvoir impersonnel, désincarné et collégial donc insaisissable (par opposition à la tradition de l’incarnation du pouvoir en Europe)

    7/ La SCM est une oligarchie et non pas une élite : elle préfère toujours l’influence des autres à l’engagement personnel direct.
    C’est pourquoi on peut assimiler son action et son projet à un complot, car elle refuse de le soumettre au verdict démocratique : elle veut au contraire l’imposer subrepticement en le rendant inéluctable. 

    Pour cette raison elle s’est rendue maîtresse du pouvoir médiatique en Occident, qui sert à ahurir la population, à diffuser l’idéologie libérale/libertaire et cosmopolite et à diaboliser tous ceux qui s’opposent au projet de la SCM.




    8/ La SCM fait avancer son projet et son agenda selon une dialectique du chaos et du contrôle. 
    Elle sème le chaos partout comme moyen de détruire la résistance psychologique et l’homogénéité des peuples : c’est principalement le rôle dévolu au chaos migratoire en Europe. 
    Mais aussi au chaos économique, conséquence de la dérégulation systématique, qui place les populations en insécurité économique et sociale croissantes. 
    Ou au chaos moral qui sert à déstructurer les personnalités. 
    Enfin la SCM ne répugne pas à la guerre comme moyen chaotique.
    Le chaos sert ensuite de prétexte à l’instauration du contrôle : la SCM substitue à la souveraineté nationale, le contrôle de la population, qui correspond à l’instauration de la post-démocratie en Occident. 

    La post-démocratie illustre le caractère totalitaire du gouvernement mondial que la SCM voudrait instaurer à son profit : un système où les peuples se voient retirer le pouvoir de changer de politique, où les juges supplantent les législateurs et dont l’Union Européenne constitue le laboratoire

    9/ L’idéologie libérale/libertaire et cosmopolite a été le principal vecteur de l’instauration du chaos au service de la SCM en Occident. 

    Parce qu’elle a contribué à détruire toutes les régulations qui faisaient obstacle à l’instauration du règne de l’argent. 
    Et parce qu’elle a contribué à diffuser un individualisme radical qui détruit tout ordre social et qui ouvre la voie à la marchandisation du monde et finalement de l’homme lui-même.
    Mais la SCM pratique le double standard permanent : dans son comportement interne elle fait tout le contraire de la doxa libérale/libertaire qu’elle préconise pour le reste de la population : elle est hiérarchique, patriarcale et elle aspire au monopole, au pouvoir opaque et au contrôle, non pas à la liberté, à la transparence et à la concurrence

    10/ La SCM a réussi à mettre l’Europe en servitude et à s’enrichir démesurément. 

    Par contre elle va échouer au XXIème siècle à contrôler le monde. 
    La SCM n’est donc pas omnipotente : en fait le monde est en passe d’échapper aux mondialistes, en particulier parce que le cœur nucléaire de la SCM -les pays anglo-saxons- est entré en déclin, et parce que le monde devient multipolaire.
    L’idéologie de la SCM peine à s’imposer partout et en Europe même, elle soulève une opposition croissante.
    L’oligarchie en a bien conscience et il ne faut donc pas exclure que la SCM ait recours à la guerre mondiale pour tenter de garder son leadership coûte que coûte.

    C’est aussi pourquoi les Européens doivent se libérer de la tutelle de la SCM, qui ne peut que conduire à leur destruction, et pour cela, s’ériger en pôle de puissance autonome. 



    Source :
    https://www.medias-presse.info/quest-ce-que-la-super-classe-mondiale-qui-nous-dirige/111689/


     La super-classe mondiale contre les peuples

    Michel Geoffroy


    En Occident on ne vit plus en démocratie mais en post-démocratie : les gouvernements ne gouvernent plus mais obéissent aux marchés et aux banques, les puissances d'argent dirigent les médias et les peuples perdent leur souveraineté et leurs libertés. 

    Pourquoi ? 
     
    Parce que depuis la chute de l'URSS le pouvoir économique et financier s'affranchit du cadre national et veut gouverner à la place des États. 
     
    Parce que la fin du communisme nous a libérés de la Guerre froide, et lui a succédé la prétention obstinée du messianisme anglo-saxon à imposer partout sa conception du monde, y compris par la force. 

    Ce double mouvement s'incarne dans une nouvelle classe qui règne partout en Occident à la place des gouvernements : la superclasse mondiale

    Une classe dont l'épicentre se trouve aux Etats-Unis mais qui se ramifie dans tous les pays occidentaux et notamment en Europe. 
     
    Une classe qui défend les intérêts des super riches et des grandes firmes mondialisées, sous couvert de son idéologie : le libéralisme libertaire et cosmopolite. 

    Une classe qui veut aussi imposer son projet : la mise en place d'un utopique gouvernement mondial, c'est-à-dire la mise en servitude de toute l'humanité et la marchandisation du monde. 

    Une classe qui manipule les autres pour parvenir à ses fins, sans s'exposer elle-même directement.

    Avec "La Superclasse mondiale contre les peuples", Michel Geoffroy dresse un portrait détaillé, argumenté et sans concession de la superclasse mondiale autour de cinq questions :
    que recouvre l'expression superclasse mondiale ? 
    Que veut-elle ? 
    Comment agit-elle ? 
    Va-t-elle échouer dans son projet de domination ? 
    Quelle alternative lui opposer ? 
    Un ouvrage de référence pour comprendre les enjeux de notre temps.

     

    Diffusé par :
    https://bouddhanar.blogspot.com/2019/08/la-super-classe-mondiale-contre-les.html
     
     
    https://changera.blogspot.com/2019/08/la-super-classe-mondiale-contre-les.html#more
     
     

    votre commentaire
  •  

     

    Il y a peu, j'ai envoyé un tweet, avec rappel entre autres, d'une vidéo que j'ai enregistrée il y a quelques années : " La France est colonisée par des sionistes https://www.dailymotion.com/video/xyt8pb. Macron est d'origine juive https://www.youtube.com/watch?v=XgWzfVNy_iI   (à la mn 35.20). La violente répression des Gilets Jaunes est même dénoncée par l'UE, ils sont défigurés... Comme les Palestiniens, car israël est DERRIERE ces méthodes en France ".

    Mais dans le monde, de plus en plus de citoyens savent ce qui se cache derrière "Israël" (dirigé par des fascistes radicaux, talmudistes) : ILS occupent les secteurs les plus importants de la planète, dévastateurs, comme la Haute Finance (La City), les médias (désormais qualifiés de meRdias), etc... et pire que tout, ils orchestrent le Nouvel Ordre Mondial monstrueux (par ex avec la manipulation, à l'école, des élèves: Gender, Histoire falsifiée, apprentissage du sexe et de la perversité, etc... Et avec onze vaccins pour les petits, en France - génocide de la population française remuante, rebelle, attachée à son système social ?).

    ILS sont la plaie de la planète ! Et si justice n'est pas faite sur terre, moi croyante je le dis: Leur châtiment sera éternel ! eva R-sistons

    NB Ma mère était juive russe, née près d'Odessa (et mon père, Français Catholique).

     

    Le secret d'Israël - Génocide effrayant !

    Le secret d'Israël

    par Dr. Elias Akleh. 

     

    Israël est un État terroriste créé pour servir les puissances occidentales en divisant le monde arabe.

    C’est un fait établi et bien connu qu’Israël est un État colonial génocidaire, terroriste et purificateur ethnique.

    Soutenu par un dieu élitiste génocidaire et assoiffé de sang (lisez l’Ancien Testament et la Torah) avec une religion raciste esclavagiste, anti-goyim, suprémaciste et vengeresse, semblable aux terroristes de l’État Islamique d’aujourd’hui, les bandes terroristes juives sionistes comme l’Irgoun, le Palmach et le Hagana, ont bombardé les marchés alimentaires, commissariats, hôtels et autres cibles civiles palestiniennes depuis 1946.

    Ils ont perpétré de nombreux génocides, attaquant des villages palestiniens, violant femmes et enfants, assassinant de sang-froid tous les habitants, puis rasant les villages jusqu’au sol. Plus de 400 villages palestiniens ont été complètement ou presque entièrement détruits et leurs habitants ont été violés, torturés et assassinés.

    L’objectif était d’inspirer la peur dans le cœur des habitants palestiniens pour les chasser du pays. Selon une estimation prudente, 800 000 Palestiniens ont été chassés de leur patrie et sont devenus des réfugiés en 1948.

    Les puissances mondiales civilisées autoproclamées de l’époque, avec leur nouvel outil des Nations Unies, n’ont pas formé une coalition pour protéger les civils palestiniens, comme elles prétendent aujourd’hui former une coalition pour combattre le terrorisme de l’EI. Au lieu de cela, l’ONU a récompensé ces bandes terroristes juives sionistes en leur donnant un État, Israël, sur des terres palestiniennes usurpées.

    Les dirigeants sionistes israéliens, avides et expansionnistes, n’étaient pas satisfaits de ce qu’ils avaient usurpé en 1948, mais voulaient plus. Ils ont continué à attaquer sporadiquement les villages arabes voisins jusqu’à ce qu’en 1967, ils occupent le reste de la Palestine, certaines parties du Liban, de la Syrie et de l’Égypte après avoir commis d’autres crimes de guerre ; le nettoyage ethnique en Palestine et sur le plateau du Golan syrien, la destruction totale de nombreux villages syriens sur le plateau du Golan et le meurtre sans merci de mille prisonniers égyptiens. Pendant cette guerre, Israël a largement utilisé des bombes illégales au napalm contre les armées arabes.

    Palestine 1948

    Le monde « civilisé » n’a rien fait d’autre pour dissuader Israël que de publier deux résolutions de l’ONU dénuées de sens et égoïstes qualifiant l’occupation israélienne d’illégale et demandant « poliment » à Israël de se retirer aux frontières précédentes.

    Les dirigeants israéliens n’ont pas été dissuadés. Ils ont continué d’attaquer l’Égypte, la Jordanie et le Liban en violation de toutes les résolutions de l’ONU. Ils ont presque détruit toute la capitale libanaise ; Beyrouth et y ont perpétré de nombreux massacres tels que les massacres de Sabra et Shatila, les massacres de Cana (deux fois) et bien d’autres.

    Israël n’a même pas hésité à bombarder un poste d’observation des Nations Unies pour les empêcher de documenter leurs attaques à l’aide d’armes illégales telles que les bombes à fragmentation.

    L’ONU n’a rien fait au sujet de toutes ces violations et de tous ces massacres, si ce n’est écrire des rapports « d’enquête » dénués de sens.

    En violation flagrante de tous les accords de paix avec les Palestiniens, l’oppression israélienne s’est intensifiée contre les Palestiniens dans le but d’évacuer le pays pour de nouveaux occupants juifs sionistes. Cela comprend l’emprisonnement et la torture (de nombreux prisonniers étaient des enfants enlevés de chez eux par des soldats terroristes israéliens au milieu de la nuit), la démolition et/ou l’usurpation de maisons et leur remise à des colonisateurs extrémistes (colons), la confiscation de terres pour construire des colonies illégales (colonies), le meurtre de manifestants pacifiques de sang-froid et des raids dans des villes palestiniennes avec des chars.

    Les occupants extrémistes sionistes israéliens (colons) attaquent régulièrement les quartiers palestiniens, brûlant leurs récoltes, empoisonnant leurs puits d’eau, abattant leurs arbres, assassinant leurs enfants et détruisant leurs biens, parmi bien d’autres actes terroristes. Les colonisateurs religieux extrémistes (colons) attaquent et violent régulièrement les lieux saints islamiques. Leurs violations de la Mosquée islamique d’Al-Aqsa sous la protection des soldats se sont intensifiées progressivement et ont engendré des résultats désastreux.

    Israël a créé le plus grand camp de concentration jamais construit dans la bande de Gaza, faisant d’elle et de ses habitants un champ d’expérimentation militaire vivant pour leurs armes chimiques et biologiques nouvellement développées. Des rivières de déchets d’égouts israéliens sont déversées de temps en temps dans les villes de Gaza pour propager des maladies.

    L’armée terroriste israélienne a attaqué la bande de Gaza à plusieurs reprises, assassinant sans discrimination des civils et détruisant des maisons. Les bâtiments officiels, les maisons civiles, les écoles, les hôpitaux, les églises et les mosquées, toutes sortes de véhicules et de bateaux de pêche ont été la cible de l’armée terroriste israélienne.

    Si ces munitions au phosphore avaient été lâchées sur les Juifs n’importe où dans le monde, les Juifs auraient appelé à l’extinction de l’agresseur ; mais pas pour Israël

    « Pluie de feu » était le terme utilisé par l’organisation Human Rights Watch pour décrire les crimes de guerre commis par Israël, à savoir les tirs répétés et aveugles de bombes au phosphore blanc sur les zones à forte densité de population de Gaza. Israël n’a même pas hésité à bombarder les écoles de l’UNRWA qui servaient d’abris. Les installations de la Force Intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) visaient également à détruire les denrées alimentaires entreposées pour affamer les Palestiniens.

    Abandonnés par la communauté mondiale et par les dirigeants arabes et laissés seuls pour périr de faim, de soif, de maladie et du feu israélien, les Palestiniens de Gaza ont décidé d’appliquer eux-mêmes la résolution 194 des Nations Unies de 1948 affirmant le droit légal des réfugiés palestiniens à retourner dans leurs foyers d’origine occupés par Israël.

    Ils ont organisé la « grande marche du retour » tous les vendredis vers la barrière imposée par Israël qui les emprisonnait à l’intérieur de la petite bande de Gaza. La marche a commencé le 30 mars 2018 et se poursuit tous les vendredis depuis lors. Vendredi dernier, c’était le 70e vendredi de la Grande Marche. Bien que les manifestants n’aient pas été armés, ils ont été confrontés à une brutalité israélienne mortelle avec des gaz toxiques, des balles recouvertes de caoutchouc et des balles réelles tirées par des tireurs d’élite israéliens. Jusqu’à présent, au moins 310 Palestiniens ont été assassinés, dont des enfants, des femmes, des médecins et des journalistes, et plus de 17 000 ont été blessés et des dizaines de milliers d’autres ont été gravement amputés à cause des balles explosives utilisées par les tireurs d’élite israéliens.

    Les menaces terroristes d’Israël s’étendent également à l’échelle mondiale au-delà de la Palestine occupée et des États arabes voisins. Il est bien connu qu’Israël a mis au point des bombes nucléaires, dont la technologie et les matériaux ont été volés à la France et aux États-Unis. Déclarant son « option Samson » nucléaire menaçant les capitales de nombreux pays, Israël ne renoncerait pas aux armes nucléaires, ne signerait pas le Traité sur la Non-Prolifération des armes nucléaires (TNP) et ne permettrait pas à l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA) d’inspecter ses installations nucléaires.

    Au lieu de cela, Israël a utilisé ses armes nucléaires contre d’autres nations, ce qui en a fait la deuxième nation après les États-Unis à utiliser des bombes nucléaires. Israël a utilisé des bombes nucléaires contre son plus proche ami, les États-Unis, lors des attaques sous faux drapeau du 11 septembre pour déclencher les guerres contre le monde arabe au nom de la lutte contre le terrorisme.

    Israël a également utilisé des bombes nucléaires contre la Syrie. De plus, en collusion avec l’Arabie Saoudite, Israël a largué deux bombes à neutrons contre le Yémen. Voici une vidéo :

     

    Les attaques terroristes israéliennes ont atteint de nombreux pays à travers le monde sous la forme d’assassinats par des agents du Mossad, et d’attaques sous faux drapeaux pour effrayer les Juifs et les faire immigrer en Israël « en sécurité ». Parmi les assassinats les plus importants, mentionnons les multiples assassinats de Kennedy, John, Robert et John Jr. (la malédiction des Kennedy), les assassinats de militants arabes et palestiniens et les assassinats de scientifiques nucléaires égyptiens, irakiens et iraniens, pour n’en citer que quelques-uns. Les attaques sous faux drapeaux sont nombreuses, y compris les attaques contre des synagogues, des écoles de yeshiva, des cimetières juifs et d’autres attaques soi-disant islamistes contre des cibles occidentales.

     

    Israël est un État terroriste mondial, mais les pays occidentaux, l’Europe, les États-Unis et le Canada, qui réclament régulièrement justice, démocratie, liberté et paix, continuent de protéger et de soutenir cet État terroriste. Nous n’avons pas vu de sanctions économiques, de condamnations graves ou de frappes militaires contre Israël semblables à celles que ces États mènent contre d’autres pays comme le Liban, l’Irak, la Syrie, le Yémen et l’Iran accusés d’actes terroristes, de possession d’armes de destruction massive et d’utilisation d’armes illégales et chimiques interdites.

    Au contraire, nous voyons des administrations américaines successives utiliser leur droit de veto pour protéger Israël à l’ONU. La terreur d’Israël est justifiée en tant que légitime défense. Les États-Unis empruntent 38 milliards de dollars au début de chaque exercice financier pour le donner à Israël, en plus de toute la technologie militaire gratuite et des aides à l’armement au soi-disant seul allié démocratique américain au Moyen-Orient.

    Tandis que les Américains souffrent d’une crise croissante des sans-abris, les administrations américaines subventionnent l’expansion illégale des colonies israéliennes (colonies) sur les terres palestiniennes usurpées. Alors que les étudiants américains sont accablés à vie par les prêts étudiants, les États-Unis subventionnent l’éducation gratuite pour chaque citoyen israélien, du jardin d’enfants à l’université. Alors que de nombreux Américains meurent et souffrent d’un manque d’assurance médicale, les États-Unis subventionnent une couverture médicale complète à vie pour chaque Israélien.

    Israël est un État terroriste protégé

    Qu’est-ce qui motive le monde occidental, en particulier les États-Unis, à soutenir cet État terroriste, quel que soit le crime qu’il commet ? Non… ce n’est pas l’AIPAC ou tout autre PAC pro-israélien. Ce sont des conséquences, pas la cause. Quel est le secret d’Israël ?

    Pour comprendre le secret d’Israël, il faut remonter à 1905, à l’époque impériale. A cette époque, l’Empire ottoman, à la différence des empires européens : Grande-Bretagne, France, Hollande (Pays-Bas), Belgique, Espagne et Italie, était très fort et couvrait tout le monde arabe, du Golfe Persique à l’océan Atlantique en passant par l’Afrique du Nord. Le pétrole a été découvert en Iran et dans la péninsule arabe la même année.

    Henry Campbell-Bannerman, le Premier Ministre britannique de l’époque, a demandé la tenue d’une conférence impériale périodique, également appelée Conférence Coloniale, pour discuter d’une stratégie politique et économique visant à affaiblir/démanteler l’Empire ottoman et à renforcer la civilisation coloniale chrétienne occidentale. Des représentants des empires susmentionnés, des historiens, des sociologues, des géographes, des agronomes, des spécialistes du pétrole et des économistes de renom ont assisté à la conférence. D’une durée de deux ans, la conférence a culminé avec une stratégie secrète appelée Document Campbell-Bannerman.

    Le document reconnaît que la mer Méditerranée, qui relie les trois grands continents, l’Europe, l’Asie et l’Afrique, est le pont naturel vital entre l’Ouest et l’Est. Ses rives est et sud appartiennent à une nation, les Arabes, qui ont une langue commune, une histoire commune et surtout une religion. Grâce à leur situation géostratégique, plaque tournante des principales routes commerciales surplombant la Méditerranée, la mer Rouge, la mer d’Arabie et le Golfe Persique, ainsi que leurs vastes ressources naturelles, dont le pétrole, et leur immense force humaine, ils pourraient devenir le plus grand et le plus puissant empire du monde. Le Document proposait des stratégies spécifiques pour perturber une telle possibilité.

    Diviser pour conquérir a toujours été une stratégie efficace pour détruire le tissu de toute nation. Le Document proposait de diviser ce monde arabe par la création et le soutien de minorités avec des dirigeants marionnettistes basés sur des zones géographiques plus petites, des ethnies différentes et des sectes religieuses différentes, et de les inciter les uns contre les autres à entrer dans un état de guerres perpétuelles dévastatrices.

    Puisque la science est un facteur majeur dans la construction de l’industrie et de l’économie de tout pays, il a été proposé, premièrement, d’offrir de grandes récompenses matérielles aux scientifiques arabes pour les attirer dans les pays occidentaux, et deuxièmement de perturber, affaiblir et paupériser les systèmes éducatifs des États arabes divisés proposés par leur isolement, par leur pauvreté économique et par des programmes éducatifs de qualité médiocre imposés, à travers des régimes fantoches.

    La proposition la plus dévastatrice pour la région était de créer un « État tampon » hostile au milieu du monde arabe, en particulier en Palestine, séparant les Arabes du Moyen-Orient de leurs frères en Afrique du Nord et contrôlant les rives orientales de la Méditerranée. Le soutien au sionisme pour créer Israël en Palestine a été approuvé à cette fin.

    A l’époque, en raison de leur religion isolationniste suprémaciste, de leur système bancaire usuraire et de leur haine envers tous les non-Juifs (Goyims), le sentiment anti-juif était endémique en Europe. Les Juifs ont été persécutés et expulsés de nombreux pays européens. Le sionisme, une idéologie politique visant à créer un État exclusivement juif, a été créé pour résoudre le problème juif de l’Europe. Soutenir le sionisme pour créer un Israël hostile au cœur du monde arabe en Palestine, sur les rives orientales de la Méditerranée, aurait un double objectif : faire d’une pierre deux coups.

    Premièrement, Israël serait l’État tampon hostile au cœur du monde arabe qui créerait un état de guerres perpétuelles avec ses voisins arabes nourrissant le complexe militaro-industriel occidental.

    Deuxièmement, l’Europe se débarrasserait de son problème juif lorsque les Juifs immigreraient en Israël. Les dirigeants européens, prétendant soutenir Israël sioniste, étaient en fait anti-juifs, qui voulaient éjecter les Juifs isolationnistes d’Europe.

    Arthur Balfour, le Ministre britannique des Affaires Étrangères, auteur de la Déclaration Balfour de 1917 en faveur de la création d’un Israël juif, avait rejeté les Juifs comme « un peuple étranger et hostile ». Balfour, comme d’autres politiciens britanniques de l’époque, avait soutenu la loi britannique sur les étrangers restreignant l’immigration des Juifs russes en Grande-Bretagne. Soutenant le sionisme, il voyait cette idéologie profiter à la société occidentale en la débarrassant de ses minorités juives gênantes.

    L’Occident n’a pas peur qu’Israël devienne une superpuissance parce que sa force militaire dépend du soutien militaire occidental et parce qu’Israël ne pourra jamais conquérir et soumettre tous ses voisins arabes hostiles.

    Israël est un État terroriste créé pour servir les puissances occidentales en divisant le monde arabe et en le maintenant dans un état de guerres perpétuelles en demande d’armes occidentales. Israël réussira à perturber l’unité du monde arabe pendant un certain temps, mais, à l’instar de l’EI, il sera définitivement vaincu et disparaîtra.

     

    Source : Israel’s Secret

     traduction Réseau International

    https://reseauinternational.net/le-secret-disrael/

     

     

     

    sionisme 4 20190223

     

    Formidable article !

    https://reseauinternational.net/antisemite-comment-la-domination-des-rabbins-alimente-une-guerre-sainte-en-israel/

     

    Ces rescapés du génocide juif sont-ils des antisémites ?

    http://europalestine.com/spip.php?article443

     

    Comment les Rothschild contrôlent le monde...

    https://changera.blogspot.com/2019/08/comment-les-rothschild-controlent-le.html#more

     

    .

     


    2 commentaires
  •  

     

    Les lois Blanquer

    http://www.pardem.org/actualite/965-les-lois-blanquer

    Par Andrée Hemet, membre du Conseil national du Parti de la démondialisation
    Le 14 juin 2019

    En France, la dépense nationale d’éducation (en 2016) pour ses 15,6 millions d’élèves et la formation continue est de 149,9 milliards d’euros ; dont les ¾ pour les personnels. Comme pour les autres services publics (santé, transport, énergie, etc …) l’éducation représente un marché important que cherchent à s’approprier les pillards libéraux, soutenus par les lois européennes et avec la complicité des gouvernements.

    Les 120 000 suppressions de postes prévues par le gouvernement de M. Macron dans la Fonction Publique ne sont que l’application des directives européennes imposant la limitation du nombre de fonctionnaires, donc des dépenses publiques, pour toujours moins d’Etat et plus de concurrence libre et non faussée.

    La première des valeurs républicaines de l’école est que tout élève reçoit le même enseignement, suit les mêmes programmes et obtient des diplômes qui ont la même valeur sur tout le territoire français. La politique que promeut Jean-Michel Blanquer anéantit cette valeur d’égalité.


    Le désengagement de l’état dans l’éducation.

    M. Blanquer continue ses expérimentations dangereuses. Après la promotion des neurosciences comme mode de classement et de sélection des élèves dès le plus jeune âge, il lance une réforme précipitée du Bac pour que celui-ci soit installé avant la prochaine élection présidentielle. Il impose deux années de suite, un changement sans aucune cohérence dans les programmes. Les modes d’évaluations ne sont toujours pas connus à deux mois des épreuves. Le premier degré est lui aussi démantelé. Depuis plus de vingt ans, toutes les réformes proposées vont dans le même sens de destruction de l’Education nationale ; il faut souligner que seuls les établissements privés tirent profit de ces réformes et reçoivent toujours plus de financement public.

    Les nouvelles réformes du lycée et du Bac laissent les parents, les enseignants et les élèves dans un flou permanent quant à l’orientation de ces derniers. Les filières, deviennent des « spécialités » et seront déterminantes pour prétendre à un accès à des études supérieures. Les attentes des universités, qui choisissent seules leurs étudiants, restent inconnues ; si bien que les élèves doivent décider à l’aveugle de leurs options, sans savoir si elles leur permettront de postuler en faculté pour la matière de leur choix. Les codes qui permettent de choisir ces spécialités deviennent très complexes et renforcent les inégalités sociales.

    La politique « curriculaire ».

    M. Blanquer continue la politique visant à court-circuiter les programmes nationaux et instaurer une logique différentialiste par le curriculum de l’élève, c’est à dire le parcours d’apprentissage, ce que l’élève a compris, ce qu’il est capable d’utiliser. Ainsi, l’enseignement sera « différencié » selon la catégorie socio-professionnelle des parents et le niveau socio-économique du territoire sur lequel l’école est située. En résumé, il s’agit d’adapter l’offre scolaire aux besoins du marché.

    Une année de Bac général revient à 117 330 €, de Bac professionnel à 121 860€.  Une première année d’université à 11 510 € ; une licence à 30 620€ ; un BTS à 27 570 €. C’est aussi pour des raisons comptables que les redoublements sont refusés aux élèves et que sont privilégiés le Bac général et le BTS.

    L’école maternelle.

    Bien que facultative, le modèle de l’école maternelle française, était, il y a une vingtaine d’années encore, envié par de nombreux pays pour son efficacité auprès des enfants de 3 à 6 ans dans la mise en place de nombreux apprentissages. Entre autres : les prérequis de l’apprentissage de la lecture, le travail de socialisation, le développement du langage oral, le développement de la motricité, de l’ouverture au monde et à la culture, la détection et la prise en charge des handicaps etc.

    « Les lois pour une école de la confiance » de J.M Blanquer, rendent la scolarité obligatoire dès 3 ans. Avec actuellement 97,6% d’enfants scolarisés en maternelle, on peut considérer que la quasi-totalité des enfants de 3 à 6 ans bénéficie déjà de cet enseignement.

    Depuis la loi Debré de 1959, les collectivités locales doivent assumer les coûts de fonctionnement et d’entretien des écoles privées sous contrat. L’abaissement de l’obligation scolaire à 3 ans va permettre aux établissements privés d’ouvrir de nouvelles classes de maternelle financées par l’argent public.

    Le surcoût pour les communes, qui ne recevront quasiment aucune dotation supplémentaire, va les contraindre à supprimer des classes ou des postes d’Atsem (Agent Territorial Spécialisé des Ecoles Maternelles, assiste l’enseignant dans la classe sans responsabilité pédagogique). Les disproportions des finances municipales vont induire des écoles à plusieurs vitesses, favorisant une fois de plus les territoires riches et les écoles privées. La loi NOTRe visant à faire disparaître les communes au profit de mégapoles régionales transfèrera le pouvoir de créer ou conserver une école à des gestionnaires éloignés des administrés. En outre, rien n’est précisé quant au degré de formation qui sera exigé des personnels ; vu le recours massif actuel aux contrats CDD pour des enseignants sans formation, on est en droit de craindre le renforcement de l’enseignement au rabais.

    Cela n’est pas sans rappeler les TAP (Temps d’Activités Périscolaires) mis en place en 2012 qui, organisés dans une disparité inacceptable et catastrophique, ont anéanti nombre d’écoles de musiques, de danse, de sport dans lesquelles les enfants recevaient un véritable enseignement dispensé par des professionnels, se sont vus proposer des activités incohérentes et sans intérêt encadrées par des personnels enthousiastes mais non formés.

    Les établissements en milieu rural.

    Les collèges des petites villes ou des régions peu peuplées pourront-ils proposer des enseignements de langues aussi variés que dans les collèges de grandes villes ou régions riches ? Comme l’a affirmé M. Blanquer en visite à Rennes, « qu’est-ce qu’un élève breton aurait à faire d’apprendre l’allemand ? ». Il faut donc en conclure que si un élève souhaite apprendre l’espagnol, il faudra qu’il habite dans le sud-ouest, pour le russe ou le chinois, il faudra compter sur l’école privée ou les cours par correspondance. Evidemment pour ce qui est du latin et du grec, autant y renoncer à moins de pouvoir entrer dans un lycée renommé (Henri IV ou Louis Le Grand ?). Quant aux classes bi-langues ou internationales, elles vont disparaître des établissements publics et n’être accessibles que dans le privé.

    Il est certain que les lycées se situant en dehors des grandes métropoles ne pourront pas proposer toutes les spécialités et options qui mènent aux universités. Les options culturelles comme le théâtre, la musique ou les arts plastiques ont déjà quasiment disparu. Ce renforcement des inégalités territoriales est un coup supplémentaire aux populations qui, à cause de la spéculation immobilière, ne peuvent se loger dans les centres-villes.

    Les élèves en situation de handicap.

    Le projet de fermeture des Instituts Médicaux Pédagogiques, va renforcer « l’inclusion scolaire » de tous les enfants à partir de 3 ans en milieu ordinaire quelle que soit la lourdeur du handicap. Les nouveaux Pôles Inclusifs d’Accompagnement Localisé organiseront l’accompagnement de ces élèves. Ces Pôles devront gérer les moyens mis à disposition des circonscriptions pour la scolarisation des élèves porteurs de handicaps. Vu le manque de personnel (AVS etc.) il est à craindre que la prise en charge ne soit plus individualisée et que le volume horaire de prise en charge soit restreint.

    Cet abandon des élèves en situation de handicap est une réelle maltraitance, pour eux comme pour les autres élèves. Et les enseignants doivent se substituer aux personnels spécialisés sans avoir reçu de formation, au risque d’agir, sans le savoir, contre le bien être de l’enfant.

    La disparition des directeurs et les EPSF.

    Regrouper les écoles (une dizaine voire plus) et les intégrer dans un même Etablissement Public des Savoirs Fondamentaux permettrait de récupérer les postes de directeur et leur décharge pour direction. De plus les moyennes d’effectifs par classe, calculées sur un plus grand diviseur, permettront de fermer plus facilement des classes et ainsi récupérer encore des postes.

    L’actuel directeur d’école est un collègue chargé de la direction et de l’animation pédagogique de son équipe et non un supérieur hiérarchique. La mission des directeurs d’EPSF évolue vers un management des enseignants et une gestion comptable des moyens.

    Quant aux parents d’élèves, que pourront-ils attendre d’un directeur qui ne connait pas leur enfant et qui ne sera sûrement pas disponible pour répondre à leurs questions ? Cette communication relèvera-t-elle de l’enseignant seulement ?

    Les évaluations permanentes des élèves.

    La loi Blanquer crée une nouvelle instance : le Conseil d’Evaluation de l’Ecole qui sera composé de 10 personnes dont 8 choisies par le ministre ; sur ces 8, 4 seront des fonctionnaires. Il existe déjà deux instances d’évaluation : la DEPP (ministérielle) et le CNESCO (évaluation indépendante).

    Ce nouveau conseil est un assistant à la politique managériale du ministre. J.M Blanquer est obsédé par l’évaluation permanente et la culture du résultat ; les évaluations dès le CP ne permettent pas aux élèves d’intégrer les apprentissages ; à peine abordées, les notions sont déjà évaluées, mesurées et entraînent un classement de chacun dans des cases : « notion acquise, en cours d’acquisition, non acquise », alors qu’une notion nécessite un temps de maturation différent selon les élèves. Aucune chance pour celui qui a besoin de plus de temps, de parvenir à apprendre ; son curriculum indiquera définitivement ses « incapacités » !

    Cette culture du résultat est très dangereuse car elle pousse les équipes enseignantes à rechercher la « rentabilité » en postes, dotation, primes au mérite, promotions, etc. Suivra le classement des établissements, l’arbitraire et la généralisation des postes à profil. La grande oubliée de ces réformes reste la réussite des élèves.

    La formation des enseignants.

    Pour la deuxième année consécutive, les postes au concours de professeur des écoles du public sont en chute : - 9%, alors que le concours de l’enseignement privé bénéficiera d’une hausse de postes de +38%.

    La liberté pédagogique et l’expérimentation pédagogique sont des pratiques institutionnelles reconnues depuis très longtemps dans l’éducation nationale ; les pédagogies actives, par exemple la méthode Freinet, ont permis de développer la réflexion sur les difficultés d’apprentissage et ont apporté des solutions souvent efficaces. Alors que l'expérimentation est de mise dans les établissements privés même hors contrat (Montessori, Steiner etc.), pour l’école publique on constate une disparition de la liberté pédagogique notamment en ce qui concerne le choix des méthodes d’apprentissage de la lecture. En imposant les méthodes syllabiques restreintes aux enseignants de CP, malgré la remise en cause de ces méthodes dans un rapport de l’Inspection Générale de l’Education Nationale, le ministre entend bien discipliner les enseignants et les enseignements. Ces méthodes sont ardemment soutenues depuis près de 30 ans par les ministres successifs de l’Éducation qui ont tous essayé, par la désinformation, de convaincre les parents d’élèves de leur efficacité. On ne cesse d'accuser "la méthode globale" d'être à l'origine des incapacités de lecture et d’orthographe des citoyens alors qu'elle n’a jamais été réellement enseignée et que ce sont bien ces méthodes syllabiques pures qui sont à l’origine du problème.

    Le devoir de réserve pour les personnels de l’éducation empêchera les enseignants de s’exprimer dans des réunions de parents, ou autres ! Le gouvernement a déjà commencé à sanctionner les personnels qui ont critiqué la réforme Blanquer (pressions, blâmes, mises à pied, mutations…)

    Les ESPE qui avaient remplacé les IUFM qui eux-mêmes avaient remplacé les Ecoles Normales (où les élèves-maîtres étaient salariés) deviennent des Instituts Nationaux Supérieurs du Professorat dont les directeurs sont désignés par le ministre.

    Depuis une vingtaine d’années, l’Education nationale s’évertue à recruter « des candidats qui ne vont pas bousculer les codes et les hiérarchies. La qualité du futur enseignant ne sera pas son indépendance d’esprit mais sa docilité et sa servilité », comme le souligne Augustin d’Humières, dans son livre « Un petit fonctionnaire ». Il ajoute (Page 62) «(…) lors de mon passage au jury du défunt CAPES de lettres classiques « il est trop savant, il ne saura pas s’adapter ! » murmurait un membre du jury en entendant un candidat dire qu’il envisageait d’expliquer à une classe de 5ème comment un mot latin se déforme pour aboutir au mot français (…) » et encore, à propos d’un autre candidat :  « c’était nul, il a classé Lamartine parmi les symbolistes ! Enfin on lui a mis 7 quand même, il sera très bien pour Villiers-le-Bel ! ».

    Conclusion.

    En 1833 la loi Guizot instaure une école primaire par commune et une école Normale d’instituteurs par département. En 1879, les lois de Jules Ferry - Paul Bert ont institué l’école gratuite et obligatoire ainsi que les écoles Normales d’institutrices. En 1879, la loi Goblet crée des écoles maternelles pour tous.

    En 1977 le concours de recrutement des élèves instituteurs de fin de collège (3e), emblématique de la France rurale et modeste est supprimé. En 1986 un niveau Bac +2 est exigé pour se présenter au concours. En 1989, L. Jospin, ministre de l’Education crée les IUFM et le statut de Professeur des écoles. Par sa circulaire, il affaiblit la loi Jean Zay de 1936 en laissant à l’appréciation des chefs d’établissements, l’autorisation du port des signes religieux à l’école. En 2004, la loi sur les signes religieux à l’école calme les problèmes de communautarisme dans les écoles. En 2008 la loi Fillon intègre les IUFM aux universités. En 2010 les enseignants sont recrutés au niveau Bac+5. En 2013 suppression des IUFM au profit des ESPE. 2019 : lois Blanquer.

    On constate que depuis 40 ans, les ministres successifs se sont attelés à la destruction de l’école. D’abord en supprimant le recrutement des enseignants dans les toutes les classes sociales de la société (1977) mettant du coup en place la reproduction sociale renforcée et limitant l’accès au métier aux catégories socio-professionnelles supérieures. L. Jospin ouvre (1989) la communautarisation et la disparition progressive de l’école de la République des quartiers-ghettos. De gauche comme de droite, tous les gouvernements ont appliqué les directives européennes et ont attaqué l’école publique dans le seul but de pouvoir ouvrir le marché de l’éducation au privé.

    Les syndicats enseignants n’ont pas joué leur rôle d’information politique et ont accompagné tant bien que mal les réformes, essayant de limiter la casse sans jamais remettre en cause le système. Ils n’ont jamais alerté les parents ou les enseignants sur les projets meurtriers de la politique libérale.

    Il est temps de réagir, parents, élèves, enseignants et citoyens doivent récupérer l’outil d’émancipation et de liberté du peuple qu’est l’Ecole de la République.


    votre commentaire
  •  

    Gilets Jaunes contre oligarchie et « peste bleue », généalogie d’une guerre ouverte

     

    Comme le souligne Emmanuel Todd [1], les dissidents de la pensée unique politico-médiatique avaient presque perdu l’espoir que le peuple Français ait conservé sa capacité à se soulever contre ses oppresseurs.
    La révolte des gilets jaunes fut donc la bonne surprise de la fin d’année 2018 et une certaine fierté peut en être tirée après toutes ces années de soumission à la dystopie mondialiste.

    Ce mouvement n’est donc que l’aboutissement d’un demi-siècle d’une politique des petits pas ayant consisté à hypothéquer la démocratie au profit des puissances financières et au détriment des intérêts de la grande majorité de la population.
    Le principal vecteur de cette tyrannie est le machin supranational appelé « Union Européenne » construit ex-nihilo à partir de la fin de la guerre.

    Les traités européens ratifiés dans le cadre de cette « peste bleue » sont la source de la plupart des problèmes majeurs ayant induit l’explosion récente du mouvement des gilets jaunes.
    Mais d’où viennent donc les concepts fondateurs de l’idéologie inspiratrice de ces traités ?

    Nous allons voir que la racine du mal tire sa source d’un contexte géopolitique ayant fait des États-Unis d’Amérique la principale superpuissance à la sortie de la guerre, cette dernière a alors profité d’une fantastique opportunité pour imposer son modèle idéologique en commençant par l’Europe de l’ouest.

    A l’instar de celle de l’Union Soviétique, cette idéologie contenait cependant les germes endogènes de sa propre destruction. Historiquement, cette dernière prend sa source dans le modèle anglo-saxon et plus précisément dans sa déclinaison américaine avec la croyance de cette nation en une « destinée manifeste ».

    Avant d’aller au-delà, il est nécessaire de comprendre le système de pensée américain.

    Le modèle américain et la « destinée manifeste »

    Au XVIIe siècle, les britanniques ont dans un premier temps fondé sur la côte est du continent américain leurs fameuses treize colonies.
    Dans un second temps, les colons ont entrepris la célèbre conquête de l’ouest afin d’étendre leur contrôle sur de nouvelles terres.
    Point de détail, ces dernières étaient déjà occupées par la population autochtone amérindienne. La question fut rapidement résolue par l’éradication des gêneurs afin de prendre possession de leurs territoires.

    La nation américaine s’est donc construite sur l’acte fondateur du génocide de tout un peuple.

    Les succès sanglants de la conquête de l’ouest induisirent alors une sorte d’hubris avec le développement de la croyance des colons en un statut de « peuple élu » associée à la notion théologique d’une « destinée manifeste« .
    Cette croyance mystique n’a jamais quitté les élites américaines à tel point qu’elle fut étendue à un projet d’hégémonie mondiale destiné à imposer par la ruse ou par la force le modèle américain à toute la planète.

    Sociologiquement, ce modèle de souche culturelle britannique a été théorisé par Emmanuel Todd. Selon les travaux de ce dernier, il est basé sur une structure familiale de type « Famille nucléaire absolue » ou libertaire/inégalitaire. Autrement dit, dans un tel système, la liberté individuelle doit être totale et les inégalités sont parfaitement normales.

    L’idéologie économique anglo-saxonne néolibérale, compatible avec ce modèle, fut quant à elle théorisée au début du XXe siècle dans le cadre de l’École de Chicago par les célèbres Milton Friedman et Friedrich Hayek.

    En synthèse, les marchés privés étant considérés comme omniscients, tout doit leur être confié en ne laissant aux états supposés incompétents que des responsabilités minimum. Notons également que la nation américaine restera historiquement forte en dépit de son idéologie du tout privé.

    La crise de 1929 induite par un libéralisme exacerbé fut cependant suivie par une période de régulation étatique emmenée par des économistes tels que John Meynard Keynes. Le néolibéralisme ne tarda hélas pas à refaire surface avec le colloque Lippmann tenu à Paris en 1938, ayant débouché sur les accords de Bretton Woods en 1944.

    Ces considérations liminaires étant posées, nous pouvons commencer l’analyse de la situation et de ses causes en fixant le début de l’histoire à la débâcle de juin 1940.

    Les racines du mal : la vassalisation américaine de l’Europe

    Après la défaite militaire française des Ardennes contre les allemands, le combat aurait pu continuer dans les colonies. Cependant, le gouvernement Lebrun pris de panique confia avec l’aval du parlement les pleins pouvoirs à Pétain qui mit en place le régime de Vichy.
    Dans une grande tradition historique [2], nous vîmes alors durant cette période l’oligarchie nationale copieusement collaborer avec l’occupant nazi.
    En parallèle pendant le conflit, sous l’impulsion du général De Gaulle et de l’action de Jean Moulin, le célèbre programme consensuel du CNR fut élaboré afin d’être immédiatement appliqué à la libération.

    Coté américain, n’oublions pas que le débarquement en Normandie n’avait pour but que d’éviter que l’Europe de l’ouest ne tombe entre les mains de l’URSS qui était en train de gagner la guerre grâce à ses succès sur le front est.

    Cependant, durant le conflit les américains ont vu leurs capacités industrielles exploser avec l’effort de guerre. Par ailleurs, contrairement aux autres nations, ils n’ont subit aucune destructions de leurs infrastructures.
    L’URSS constituant une superpuissance affaiblie par la guerre, les États-Unis étaient donc devenus pour un temps la nation la plus puissante de la planète.
    Il ne leur avait pas échappé que la fin du conflit représentait pour eux un kairos, autrement dit il y avait là un moment unique leur permettant dans le cadre de la « destiné manifeste » de lancer leur projet d’hégémonie mondiale.

    Instrumentalisant le débarquement en Normandie, les américains considérèrent que l’Europe de l’ouest avait une dette envers eux. En effet, il fallait lui faire payer le prix du sang pour leurs boys tués sur les côte normandes ainsi que pour l’argent prêté un peu plus tard dans le cadre du plan Marshall.

    L’Europe fut donc tout naturellement choisie comme zone pilote pour les objectif de vassalisation mondiale de nos « alliés » américain.

    Autre point à remplir avant de lancer concrètement le projet, il fallait identifier un certain nombre de relais fiables dans les deux principales puissances européennes continentales.
    Pour la France, le choix de Jean Monnet fut une évidence de part ses liens étroits avec l’establishment américain et la CIA, l’ex. collaborateur sans convictions personnelles du régime de Vichy Robert Schuman fut également de la partie. Pour l’Allemagne, on recycla l’ancien nazi Walter Hallstein qui devint plus tard le premier président de la commission européenne.

    Walter Hallstein

    Attribuons cependant une note positive au chancelier Konrad Adenauer qui œuvra avec Charles De Gaulle à la réconciliation France/Allemagne.

    Pour en savoir plus sur ces fameux « pères fondateurs » de l’Europe, je renvoie aux travaux de Jean-Pierre Chevènement, Annie Lacroix-Riz, aux analyses de François Asselineau et surtout à l’excellent livre de Philippe De Villiers « J’ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu » [3].

    Restait le problème de l’adhésion des peuples.
    L’histoire du XXième siècle ayant montré que les régimes totalitaires (nazisme, fascisme, communisme) avaient leurs limites, il fallait trouver un moyen plus subtil d’assujettir les peuples à l’idéologie néolibérale.

    La fabrication du consentement

    Les objectifs américains de l’après-guerre étaient clairs, mais il était au préalable nécessaire d’associer au projet un storytelling à destination des peuples qui n’auraient jamais accepté les véritables enjeux.

    L’intellectuel américain Walter Lippmann (1889-1974), déjà évoqué, théorisa dans les années 20 le modèle de la « fabrication du consentement (des peuples) » dans le cadre des démocraties. C’est Noam Chomsky qui dénonça dans son ouvrage paru 1988 la collaboration active des médias dans la mise en œuvre de ce processus.
    (Voir également ici l’interview sur Thinkerview de la philosophe Barbara Stiegler).

    On inventa donc une histoire lénifiante d’union supranationale des nations devant en principe éviter la répétition des conflits sanglants ayant marqué l’histoire de l’Europe.
    Durant les décennies qui suivirent, cette idéologie anglo-saxonne allait faire des émules chez les classes dirigeantes qui n’eurent jamais conscience de ses véritables origines. Elle fit en particulier des ravages dans la technostructure française composée de hauts fonctionnaires en déficit d’idées personnelles dont le seul moteur était de faire carrière.

    Nous avions donc un projet sur le long terme, une idéologie, des hommes de mains à la botte des américains et un plan de communication.

    A partir de ce qui précède, le « sous-projet français » a cependant rencontré un obstacle de taille en la personne du général De Gaulle. Ce dernier fut le grain de sable ayant fait perdre plus de vingt années à la construction de cette entité supranationale de vassalisation de l’Europe.

    De Gaulle, le CNR et le circuit du trésor

    Après la guerre, le gouvernement provisoire De Gaulle applique le programme du CNR avec en particulier la mise en place d’un système bancaire et financier au service de la collectivité et piloté par l’état appelé « circuit du trésor ».

    A la sortie de la guerre, la dette était d’un montant de 200% du PIB. Le circuit du trésor a permis de résorber cette dernière en moins de dix années grâce à une forte croissance et une inflation élevée mais maîtrisée.

    Puis durant une trentaine d’années, ce système a permis d’éviter tout déficit public avant que l’oligarchie ne réussisse à le mettre au tapis au milieu des années 70 au profit d’un « circuit de la dette ».
    Toute cette histoire est racontée dans l’article ici [4].

    Ce premier acte de la reprise en main de la finance publique par des intérêts privés obligea donc l’état à financer ses éventuels déficits sur les marchés mondiaux, l’étape suivante consista à assécher ses sources de revenus.

    Le départ de Charles de Gaulle fin 1946 et l’instabilité politique de la quatrième République permit au projet américain d’avancer avec la création de la CECA en 1952. Ensuite, la signature du traité de Rome entre les six pays du marché commun ouvrait la porte à de futures avancées supranationales.

    Ce ne fut que le début d’une politique des petits pas [5] ayant progressivement retiré à l’état la plupart de ses moyens d’actions au profit d’intérêts privés. Cette politique s’illustra par la création d’institutions spécifiques qui allaient concerner un ensemble en expansion permanente de pays européens.

    Traités européens et institutions supranationales

    Le traité de Rome de 1957 vit la création de la CEE et de la commission européenne.
    La CEE était une zone de libre échange comprenant six pays signataires appelée « Marché commun européen« .

    Cette première phase n’était pas incohérente car ces six pays souverains formaient une zone économique homogène. L’honnêteté intellectuelle impose de reconnaitre que fut une réussite en ayant permis le développement des échanges dans la zone.

    La lutte entre les tenants du supranationalisme et d’une Europe des nations défendue par Charles De Gaulle fit rage durant les années 1960. On citera en particulier le bras de fer entre ce dernier et la commission Hallstein avec la fameuse politique de la chaise vide. Cette action d’éclat visait à s’opposer à une tentative « discrète » de la commission de faire passer le principe de prises de décisions à la majorité des états membres à la place de la règle l’unanimité.

    Une politique européenne alternative fut alors proposée par De Gaulle qui tenta sans succès la mise en place d’une Europe des nations avec le plan Fouchet.

    Nouveau petit pas sous Pompidou qui fut responsable du premier élargissement de l’union avec l’entrée de la Grande Bretagne et de deux autres pays à l’issue d’un référendum, soit un total de neuf pays.
    (Premier accroc à la politique gaulliste qui ne voulait en aucun cas des britanniques dans l’union).

    L’avancée suivante fut le fait de Valéry Giscard d’Estaing (VGE) en 1979 avec la création du parlement européen élu au suffrage universel à un tour selon un système de proportionnelle intégrale. Ce parlement était l’une des briques de la supranationalité qui n’allait pas tarder à devenir le repaire des lobbyistes de tous poils [6]. L’autre vice de ce parlement provient du fait que la commission européenne possède le monopole des propositions de lois. De plus son rôle est limité, il est seulement consultatif car en cas de rejet d’une proposition de loi par le parlement, le Conseil (des ministres) de l’Union européenne peut la valider quand même !

    VGE termina son mandat sur un dernier faux pas, à savoir l’entrée de la Grèce dans la CEE en janvier 1981 juste avant la prise de pouvoir socialiste. En effet, l’économie de ce pays très en retard sur celles des autres membres n’était pas adaptée à cette zone de libre échange, la CEE comprend alors un total de dix pays.

    En 1981, le gouvernement socialiste applique le programme commun avec une politique keynésienne de relance par la demande.

    En 1983, après l’échec de sa politique de relance, François Mitterrand rêvait toujours de faire entrer son nom dans l’histoire. Il se mit à la recherche d’un nouveau projet politique d’envergure. Ce dernier, trahissant au passage les électeurs de gauche commença par instaurer une politique de rigueur.
    Son choix se porta ensuite sur les concepts défendus par un grand adepte de « l’inspirateur » Jean Monnet, à savoir Jacques Delors avec sa croyance en des « vents dominants » de la mondialisation qui « se fera avec ou sans nous ».
    Mitterrand fit également une autre faute en conditionnant la réunification allemande avec la création d’une monnaie unique pensant à tort que cette dernière allait « clouer la main de l’Allemagne sur la table de l’Euro ».

    L »histoire a démontré la particulière incompétence des socialistes des années 1980 dans le domaine économique avec des erreurs majeures dont on paie encore le prix aujourd’hui.
    Il y a consensus des économistes hétérodoxes pour considérer l’année 1983 comme origine de la lente descente vers une politique supranationale ultralibérale, source de la situation actuelle.

    L’acte unique de Jacques Delors

    Dans l’esprit des idéologues supranationalistes (et de l’oligarchie), le prérequis à une Europe fédérale était de supprimer toutes barrières au commerce et aux mouvements de capitaux.

    Avant d’évoquer la plus grande bévue de Jacques Delors, il convient d’en citer une autre moins connue mais quasiment aussi grave.
    En effet, en janvier 1984, Delors abrogea la loi séparation bancaire promulguée en 1945 par le général De Gaulle –Glass-Steagall Act à la française- qui interdisait aux banques de cumuler les activités spéculatives et commerciales. Il s’agissait pour Delors de « moderniser » le système bancaire avec la création de la « Banque Universelle« .
    La porte était à nouveau ouverte à la spéculation dont les risques étaient garantis par l’argent des particuliers [7].

    Venons en maintenant au fameux acte unique.
    Dans le cadre du marché commun, le traité de Rome de 1957 n’engageait qu’à supprimer les droits de douane pour le commerce des marchandises.
    L’Acte unique ratifié en 1986 sans aucune consultation populaire effectue une modification majeure de ce traité en autorisant la totale liberté de circulation pour :
    – les personnes
    – les marchandises
    – les capitaux

    Notons tout l’intérêt de l’acte unique pour un pays comme le Luxembourg, paradis fiscal au centre de l’Europe. Cet état allait pouvoir devenir un centre légal pour l’évasion fiscale des multinationales, sujet majeur qui ne sera révélé au grand public qu’en 2014 avec le scandale des LuxLeaks.

    Comme nous allons le voir plus loin, d’autres effets catastrophiques allaient exploser avec les élargissements ultérieurs de l’union qui allaient induire des délocalisations industrielles massives.

    Mais au préalable, la dynamique de l’erreur étant bien enclenchée, il s’agissait de continuer avec la création d’une monnaie unique dans une zone économique hétérogène.

    De Maastricht à la catastrophe Euro

    Le traité de Maastricht ou TUE âprement discuté en 1992 avait pour but principal de préparer l’avènement de la monnaie unique avec l’Union Économique et Monétaire (UEM).

    Il faut réécouter le discours historique du 05 mai 1992 de Philippe Seguin à l’assemblée (Archive vidéo ici) où il énumère point par point les risques induits par le traité de Maastricht. Tout ce qu’il annonçait s’est concrétisé au moment où Jacques Delors proclamait que la construction européenne allait créer au moins cinq millions d’emplois !

    Il était déjà notoire à l’époque qu’une monnaie unique ne pouvait fonctionner dans une zone où les économies sont trop hétérogènes sauf en cas de transferts massifs de richesses, option complètement inacceptable pour l’Allemagne.

    En effet, une monnaie unique revient à figer les taux de changes entre les états, hors les économies des états de la zone euro sont trop divergentes pour supporter un tel système.
    Le taux de change de l’Euro, trop bas pour l’Allemagne, favorise donc ses exportations à l’extérieur de la zone.
    Ce même taux de change est trop élevé pour les pays du sud dont la France, il pénalise donc les exportations de ces derniers.
    Quant aux échanges internes à la zone Euro, la fixité des parités favorise également fortement l’Allemagne par rapport aux pays du sud puisque ces derniers, ayant une économie différente, ne peuvent plus dévaluer leur monnaie pour corriger l’apparition d’importants déséquilibres des échanges.

    En synthèse, la monnaie unique favorise les exportations de l’Allemagne aussi bien dans la zone Euro qu’à l’extérieur et à l’inverse pénalise celles de la France. En témoigne les excédents commerciaux monstrueux de l’Allemagne et les déficits colossaux de la France.
    La chute de l’activité industrielle nationale au profit de l’Allemagne (et des pays à bas salaires) a entraîné celle des rentrées fiscales et contribué à l’explosion du chômage.
    Cette analyse est partagée par des prix Nobel d’économie tels J. Stiglitz et P. Krugman.

    Pour corriger les déséquilibres, la France ne pouvant dévaluer sa monnaie n’a eu d’autre choix que de dévaluer les salaires et de supprimer des emplois, cela a provoqué l’augmentation des dépenses liées au chômage.
    Les recettes ont de leur coté diminué avec les cadeaux fiscaux aux entreprises et l’évasion fiscale de ces dernières.
    Augmentation des dépenses et baisse des recettes ont sans surprises induit des déficits budgétaires et donc une dette en croissance permanente.

    En 20 ans, les pertes et profits occasionnés par la monnaie unique ont été chiffrées par le Centre de politique européenne de Fribourg (CEP), chaque français aurait ainsi perdu environ 56 000 euros en moyenne alors que chaque allemand aurait gagné 23 000 euros.

    Les élargissements inconsidérés de l’UE et l’OTAN

    Après la dissolution de l’URSS en 1990, l’alliance militaire atlantique OTAN n’avait plus de raisons d’être. Cependant, l’état profond américain [8] devant continuer à justifier ses colossales dépenses militaires avait besoin de fabriquer des ennemis de toutes pièces. La Russie post-soviétique non belliqueuse et respectueuse du droit international fut désignée d’office.

    Dans le cadre de la doctrine de vassalisation de l’Europe, malgré les assurances données en 1990 à la Russie, l’OTAN a décidé de s’étendre à l’Europe de l’est. En effet, le 15 juin 2001 lors de son discours à Varsovie le président américain W. Bush se prononce explicitement pour l’extension de l’OTAN à l’est. La conséquence fut qu’un certain nombre de petits pays d’Europe orientale se pressèrent au portillon pour entrer dans l’OTAN et…dans l’UE. Ces derniers considérant à tort ou à raison qu’il était judicieux de sous-traiter leur sécurité à l’empire contre leur soumission.

    En Irlande, un référendum fut effectué en 2001 au sujet de l’élargissement. Après un résultat négatif on fit revoter les Irlandais qui cette fois votèrent « correctement » avec un « oui ».
    Le 9 avril 2003, l’élargissement est finalement accordé à pas moins de 10 pays supplémentaires : Estonie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République tchèque, Slovaquie, Hongrie, Slovénie, Chypre, Malte. Dans ce groupe, on remarque une nouvelle série de paradis fiscaux tels que Chypre, l’Estonie, etc.

    Avec l’Acte unique, les capitaux circulant librement pouvaient alors s’investir dans les pays à bas salaires afin de construire ou de délocaliser des usines. Les produits (biens) pouvaient ensuite être tout aussi librement exportés dans les pays où l’on avait fermé les usines !
    Toutes ces questions avaient été amplement explicitées par le prix Nobel Maurice Allais qui avait démontré qu’une zone de libre-échange total ne pouvait fonctionner qu’avec des états ayant un contexte socio-économique très proche [9].

    Les conséquences du couple « acte unique » et « élargissements » furent visibles avec les délocalisations industrielles vers les pays à bas salaires, l’augmentation du chômage et le rachat de grandes entreprises françaises stratégiques par des actionnaires étrangers comme le scandale Alstom [10]. Il favorisa également l’évasion fiscales des multinationales [11] lors des élargissements de l’union vers des paradis fiscaux.

    Traité de Lisbonne : le coup d’état de 2008

    En Europe, la démocratie subit un accroc sérieux avec les élargissements de 2001 imposés aux peuples.
    En mai 2005, le peuple français fut consulté par référendum sur la constitution européenne. Ce dernier fut rejeté par un vote franc à hauteur de 55% des voix en faveur du non.
    Malgré ce résultat sans ambiguïté, la révision de la Constitution, préalable nécessaire à la ratification du traité européen de Lisbonne, a été adoptée le 04 février 2008 par les sénateurs et les députés réunis en Congrès à Versailles. Le 08 février, soit 4 jours plus tard, ce traité est ratifié par le parlement français ignorant superbement le vote référendaire. Ce dernier, copie conforme de celui qui fut rejeté en 2005 modifie en profondeur les deux traités existants, à savoir le TFUE et le TUE. On remarque en particulier l’article 42 du TUE qui fait explicitement référence à l’appartenance à l’OTAN pour la politique de défense.

    Dans son ouvrage « Souveraineté, démocratie, laïcité » [12] Jacques Sapir a effectué une analyse très poussée sur la question de la démocratie, de la souveraineté, de la légitimité de nos représentants et de leurs décisions. A partir de cette analyse, on peut sans ambiguïté parler de coup d’état [13] en 2008 qui signa l’arrêt de mort de la démocratie en France, depuis lors il n’y eut bien entendu plus aucun référendum.

    Il est temps maintenant de faire une synthèse de situation.

    40 ans de « peste bleue », bilan d’étape

    Les trente glorieuses chronologiquement situées entre 1945 à 1975 s’illustrèrent par un age d’or économique et social dans notre pays avec un contexte de quasi plein emploi, elles furent hélas suivies des quarante piteuses !

    Première secousse en 1983 avec l’échec de la politique socialiste de Mitterrand suivi par l’acte unique ayant provoqué les premières délocalisations industrielles, l’augmentation du chômage et des déficits.
    La monnaie unique à partir du traité de Maastricht et des ses critères de convergence a ensuite hypothéqué la compétitivité à l’exportation de la France. Cette dernière a largement contribué à l’augmentation du chômage, du déficit commercial, de la dette et à une désindustrialisation massive.
    Les élargissements inconsidérés de l’Union Européenne ont alors fait entrer dans la zone de libre échanges des états à très bas salaires mis en compétition avec ceux ayant des salaires plus élevés. De plus des paradis fiscaux embarqués au passage permirent les fameuses « optimisations fiscales » des multinationales qui ne paient ainsi presque plus d’impôts là où elles font leur chiffre d’affaire.
    Ces baisses de revenus pour les états contribuant à leur tour aux déficits et à la dette.

    Durant toutes ces années, lors de chaque élection du parlement européen, on entend les mêmes antiennes « Une autre Europe », « Pour une Europe sociale », « l’Europe qui protège » ou « Il faut plus d’Europe ».
    Le scrutin, passé, rien ne se passe évidemment et on repart pour 5 ans avec une même politique économique et budgétaire. Cette dernière est décidée par des individus non élus au sein de la technostructure Bruxelloise et à Francfort sous domination allemande (Voir ici la propagande européiste lorsqu’elle tente d’influencer les youtubeurs du Fil d’Actu).

    L’Europe ne marche pas ?
    C’est donc qu’il n’y a pas assez d’Europe !

    L’ex dissident soviétique Vladimir Boukovski avait par ailleurs publié en 2005 un ouvrage prémonitoire intitulé « L’Union Européenne, une nouvelle URSS ? » [14].

    La situation politique entre l’occident et l’URSS s’est à ce point inversée que nous avons aujourd’hui des journalistes (Julian Assange) ainsi que des opposants politiques en prison (Bradley Manning), et des lanceurs d’alertes réfugiés en…Russie (Edward Snowden).

    Coté Finances, les gouvernements qui se sont succédés depuis 2007 nous expliquent que puisque l’état est très endetté en se gardant bien d’expliquer quelles en sont les causes, alors il faut réduire les dépenses. Cela explique la politique de réduction drastique des services publics, hôpitaux qui ferment, suppression de lignes SNCF, désertification provinciale, casse du droit du travail, des retraites, etc.
    N’oublions pas également les privatisations scélérates d’entreprises publiques très rentables dont les investissements initiaux ont été financés par les Français, sociétés d’autoroute, ADP, Française des jeux, ENGIE, etc…
    Ajoutons à ce sombre tableau les cadeaux fiscaux faits aux entreprises (CICE) ou au capital (Suppression de l’ISF, Flat taxe,…) sous prétexte d’amélioration de la compétitivité, mondialisation oblige. Cadeaux qui vont directement dans la poche des actionnaires et qu’il faut financer en prélevant encore plus de taxes sur l’ensemble de la population et en particulier sur les moins aisés.

    Reconnaissons toute l’élégance du système mis en place :
    l’évasion fiscale légale couplée aux cadeaux fiscaux induit un enrichissement fabuleux de l’oligarchie. Les fortunes ainsi accumulées sont alors en partie prêtées aux états pour couvrir leurs déficits moyennant intérêts. Chaque année, les français paient ainsi environ cinquante milliards d’agios sur la dette publique qui vont directement dans la poche des plus fortunés !

    Mais le pire était à venir.

    Un premier coup d’état eu lieu en 2008, un second fut organisé en 2017 avec l’élection de Macron. Ce ne sont pas des paroles gratuites car la situation a été caractérisée avec ces mots par le juriste Régis de Castelnau.
    Cette élection fut gagnée grâce au soutien massif des amis oligarques français de Macron et de leur presse « privée » [15].
    Le normalien Juan Branco a dévoilé les détails de toute l’histoire dans son ouvrage indispensable « Crépuscule » [16]. Il dénonce en particulier les liens de proximité antérieurs au scrutin de Macron avec les milliardaires Xavier Niel (Free) et Bernard Arnault (LVMH), mais également toute la longue liste des membres contributeurs de la caste (*) tels les Attali, Minc, Jouyet, Descoing, etc.
    Après cette élection volée, Michel Onfray avait trouvé la juste formule : « Les loups sont entrés dans Paris » (vidéo ici).

    (*) Citons au passage les travaux des sociologues Pinçon-Charlot (interview ici) et du journaliste Laurent Mauduit sur les mécanismes de reproduction de la classe dominante.

    En échange de son élection, la politique de Macron est ainsi tournée à 100% au profit de ceux qui ont utilisé leur puissance financière et médiatique [15] pour le faire élire. Le deal initial est donc parfaitement respecté par le président élu certes légalement mais sans légitimité.

    « Qui paie l’orchestre choisit la musique ».

    Le citoyen de base n’a eu droit qu’à un storytelling associé à des mots clés tels que « Nouveau monde », « Au dessus des partis », « Pensez printemps », etc
    Par ailleurs, on ose faire culpabiliser le peuple sur la dette que l’on va laisser à nos enfants. Alors que les causes de cette situation sont le résultat de la politique menée depuis 40 ans par les donneurs de leçon.

    On rappellera à toutes fins utiles que le système bancaire et monétaire [4] mis en place à la fin de la guerre (circuit du trésor) a permis en moins de dix ans non seulement de reconstruire mais aussi de résorber une dette de 200% du PIB dans un pays détruit par le conflit !
    Contrairement à la situation actuelle, ce système était mis entièrement au service de l’état et non pas d’intérêts privés.
    (Voir interview de Jacques Sapir ici).

    Gilets jaunes : la fin du consentement

    La population, peu au fait des considérations économiques et géopolitiques est depuis longtemps manipulée par la classe politique et les médias dans le cadre de la « fabrication du consentement » citée précédemment.

    Selon Emmanuel Todd et sa typologie des systèmes familiaux, la majorité de la population française est de type nucléaire égalitaire. Contrairement au modèle anglo-saxon, la population française n’accepte pas les inégalités, on retrouve d’ailleurs ces notions racines dans le slogan de la révolution « Liberté, Égalité ».

    Dès lors où les inégalités deviennent insupportables, la population se révolte contre ses dirigeants comme en 1789, 1830, 1848 et 1870, voir la conférence de Régis Chamagne de mars 2019 ici [17].

    Après quarante années d’alternance droite/gauche, le peuple a ainsi constaté que sa situation se dégradait sans interruption malgré les promesses électorales. Il observe que le chômage ne cesse de progresser, que les salaires baissent et que les impôts augmentent alors qu’en face, les ultras riches ne cessent d’accroître leurs fortunes.

    Novembre 2018 marqua donc en France le début de la fin du consentement.

    La population ayant enfin compris l’imposture du néolibéralisme a donc décidé de descendre dans la rue en endossant un gilet jaune, symbole d’urgence absolue. Ces derniers étaient cette fois bien décidés à aller au bout de la démarche et à ne pas libérer le terrain avant d’avoir obtenu gain de cause. Ce mouvement, le plus important depuis mai 1968 présente la particularité unique de s’inscrire dans la durée.
    La force du mouvement est d’être sans leader, ce qui lui permet de rester indépendant et non aisément manipulable par la classe politique.

    Il a été à de multiples reprises déjà affirmé sur ce site que Macron était le plus dangereux des onze candidats à l’élection de 2017. Ce dernier se retrouvant devant une crise politique majeure, nous allions en avoir une cuisante confirmation.

    La réaction du régime Macron : répression dans l’hexagone

    Le schéma ci-dessous illustre le système de protection du pouvoir oligarchique [8] à travers plusieurs cercles concentriques :

    L’oligarchie au centre est protégée par le pouvoir politique qui lui est inféodé.
    La population est manipulée par une propagande médiatique massive qui lui fait croire que le pouvoir est à son service. Lorsque cette propagande ne fonctionne plus, la police et l’armée -sur ordre du pouvoir- interviennent pour réprimer dans la violence toute manifestation populaire.

    Lorsque le groupe Trust intitula par provocation sa tournée 1980 « Répression dans l’hexagone », il ne se doutait pas qu’un-demi siècle plus tard on allait vivre une véritable répression d’état comme jamais vue en France depuis la Commune en 1870, au seul bémol que l’on évita cette fois de tuer des manifestants.

    Le mouvement populaire des gilets jaunes a donc démarré spontanément en octobre 2018.
    D’abord ignoré par le régime, ce dernier finit par prendre conscience de l’ampleur du mouvement, de la détermination des manifestants et surtout du soutien de la majorité de la population.
    Ses revendications étant inacceptables pour le régime, il décida d’utiliser absolument tous les moyens à sa disposition pour le détruire.

    On tenta d’abord de le discréditer à travers les éditocrates des médias soumis qui -sans quitter leurs bureaux- désinformèrent d’une manière outrancières. Les gilets jaunes étaient d’extrême gauche, puis d’extrême droite, ils étaient violents, antisémites, racistes, xénophobes, etc…
    Sans résultats dans l’opinion, notre petit Staline a alors lâché son ministre de l’intérieur bas de plafond lui enjoignant de cogner dur. On eut alors droit à un déchaînement de violences policières qui fit se retourner dans sa tombe le talentueux préfet Maurice Grimaud de la période mai 68.
    Tous les coups furent permis sauf d’aller jusqu’à la mise à mort du manifestant. Sur ordre du ministère de l’intérieur, nous assistâmes aux gazages massifs de foules nassées, aux matraquages de citoyens et citoyennes de 7 à 77 ans et bien sur à l’utilisation massive et systématique, en particulier par les nervis de la BAC, des fameux LBD40 et autres grenades de désencerclements gravement mutilants.

    Encore une fois, les médias dominants évitèrent de dévoiler les réalités de terrain, et ce sont les réseaux sociaux et autres journalistes indépendants qui dénoncèrent les violences d’état par ailleurs condamnées par l’ONU !
    Voir l’excellent documentaire « Gilets Jaunes, une répression d’état » ici [18].
    Citons également le travail du journaliste David Dufresne et celui du syndicaliste Alexandre Langlois que le gouvernement a tenté de faire taire. Le premier a effectué un décompte détaillé de toutes les exactions ultra-violentes de la police (ici), le second a dénoncé de l’intérieur la politique de répression systématique (ici et ici).

    On vit ensuite deux tentatives « d’enfumage » avec l’allocution télévisée calibrée au millimètre (ici) du 10 décembre 2018 où Macron a lâché quelques miettes puis avec l’imposture du grand débat. Ce dernier n’était qu’une manœuvre dilatoire permettant une nouvelle série de logorrhées présidentielles, voir la réaction cinglante de l’économiste Frédéric Lordon (ici) maladroitement invité à ce débat.

    Dans notre pays, contrairement aux autres nations occidentales, le parquet judiciaire présente la particularité d’être aux ordres du gouvernement, il n’est donc pas indépendant.

    Le parquet a donc reçu des instructions claires pour matraquer judiciairement le maximum de manifestants arrêtés sans motifs par la police (voir ici, ici), ces abus de pouvoir ont été dénoncés par de nombreux avocats de terrain. On a également plusieurs exemples de journalistes intimidés par la justice, voir le cas de Brice ici ayant subit 86 heures de garde à vue abusive dans des conditions ignobles.

    Écoutons pour finir l’avocat Régis De Castelneau :
    « …(Une) répression de masse, policière et judiciaire s’est abattue sur les gilets jaunes, à coups de violations des libertés fondamentales, de procédures illégales, et d’instrumentalisation cynique de la justice. »

    Pour le dernier carré de ceux qui n’avaient pas encore compris, le moins que l’on puisse dire est que Macron a montré son vrai visage lors de sa gestion liberticide et violente de la crise des gilets jaunes…

    Conclusion

    Nous venons de voir que la construction européenne néolibérale associée à l’OTAN est à l’origine un processus de domination américaine pour l’Europe de l’ouest. Cette construction supranationale présente les caractéristiques d’une secte car on y entre assez facilement mais on en sort difficilement. La monnaie unique et l’UE avec son principe de concurrence libre et non faussée sont les principales sources des maux qui frappent la population depuis un demi-siècle.
    Paradoxalement le véritable point de départ de cette politique néolibérale fut effectué sous un gouvernement socialiste.

    Les thuriféraires de la construction européenne ont un comportement quasi religieux en relation à leur croyance aux bienfaits du néolibéralisme associée à une union des peuples européens. Cette prétendue union n’a pour but que de les asservir aux marchés et donc à l’oligarchie qui a réussit l’exploit en 2017 de porter à la présidence de la République un de leurs représentants.

    La population française ayant atteint un point de rupture fin 2018 a dans sa grande tradition historique décidé de le faire savoir dans la rue. Malgré une presse aux ordres qui dénigre le mouvement et une répression stalinienne du régime, le mouvement perdure dans le temps.
    A cette date, personne ne peut prévoir ce qui en sortira, cependant les revendications des gilets jaunes n’auront une chance d’être satisfaites qu’à partir du moment où la France aura retrouvé sa liberté de mouvement en sortant de la triplette mortifère : UE, Euro, OTAN.

    Même si la structure oligarchique semble parfaitement verrouillée, la manipulation médiatique fonctionne de moins en moins. On peut espérer que l'opposition, même si elle est divisée, arrive à constituer un front à l’européisme afin de faire tomber le système. La France ayant recouvré sa souveraineté pourra alors appliquer une politique inspirée par celle du CNR dans l’intérêt de la nation.

    La seule question est de savoir si l’on sortira de la peste bleue d’une manière pacifique par un choix souverain ou si l’on subira l’explosion de ses institutions, en particulier de l'Euro, avec de gros dégâts à la clé.

    Liens
    [1] Interdit d’interdire sur RT : Gilets jaunes : où en sommes-nous ? – Vidéo ici.
    [2] De Jeanne d’Arc à l’atlantisme européiste, 600 ans de trahisons des élites françaises
    [3] « J’ai tiré sur le fil du mensonge et tout est venu » – Philippe De Villiers (Fayard 2019)
    [4] Le « circuit du trésor » détruit par l’oligarchie au profit du « circuit de la dette », retour sur la loi de 1973
    [5] L’histoire de la construction européenne, 40 ans de trahisons et d’erreurs, résultat : l’effondrement a commencé avec le Brexit … (Agoravox)
    [6] « Le moment est venu de dire ce que j’ai vu » – Philippe De Villiers (2015)
    [7] La guerre contre la finance, il faut scinder les banques !
    [8] Petit guide de survie intellectuelle au royaume de l’oligarchie et de l’état profond
    [9] Le testament de Maurice Allais – Site Olivier Berruyer, www.les-crises.fr
    [10] Affaire Alstom, haute trahison caractérisée pour l’ex-président Hollande (avec la complicité de Macron) (sur ce site)
    [11] Jean-Claude Junker et les (CAC) 40 voleurs
    [12] « Souveraineté, démocratie, laïcité » – Jacques Sapir (2016)
    [13] Les 4 cas de haute trahison commis par l’ex président Sarkozy
    [14] L’Union européenne, une nouvelle URSS ? – Vladimir Boukovski (2005 )
    [15] Qui contrôle les médias, contrôle les cerveaux…et les bulletins de vote !
    [16] « Crépuscule » – Juan Branco (2019)
    [17] Conférence Régis Chamagne en 03-2019 « Gilets Jaunes et Histoire de France »
    [18] Gilets Jaunes, une répression d’ÉtatStreet Press

    Dernière mise à jour : 25/06/2019

    Article source :
    https://zevengeur.wordpress.com/2019/06/09/gilets-jaunes-contre-oligarchie-et-peste-bleue-genealogie-dune-guerre-ouverte/

     

    https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/gilets-jaunes-contre-oligarchie-et-215958


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires