• Quel est le bilan d'Evo Morales, paysan amérindien devenu président de la Bolivie ?

    Evo Morales a démissionné le 10 novembre 2019. Entre baisse de la pauvreté et lutte contre la mortalité infantile, retour sur le bilan de l'ancien président de la Bolivie.

    Une page de l'histoire de la Bolivie s'est tournée le 10 novembre 2019. Sous la pression de l'armée, de la police et d'une partie de la population, le président bolivien Evo Morales s'est résigné à quitter le pouvoir et à démissionner.

    L'opposition contestait sa réélection, ayant eu lieu le 21 octobre avec 47% des voix. Soucieux d'apaiser les tensions, il a pourtant proposé à ses opposants la tenue d'un nouveau scrutin, mais il semble que ceux-ci n'aient pas voulu prendre de risques.

    Evo Morales, un paysan amérindien devenu président modernisateur de la Bolivie

    Mais qui est Evo Morales ? Né dans une famille de paysans pauvres amérindiens, il exerce d'abord divers métiers pour gagner sa vie. Parmi ceux-ci : éleveur de lamas, peintre en bâtiment, maçon, boulanger ou encore trompettiste.

    Ce n'est qu'ensuite qu'il devient syndicaliste et prend la tête du mouvement des cocaleros, les paysans cultivateurs de coca, assimilés à tort à des trafiquants de drogue. Puis il décide de se lancer en politique et devient député de l'opposition en 1997, après avoir été élu au Parlement avec plus de 70% des voix.

    Désireux de prendre le pouvoir, il rejoint en 1999 le parti ouvrier Mouvement vers le socialisme (MAS), d'inspiration bolivarienne, pluri-nationaliste et indigéniste. Sous l'étiquette de ce parti, il échoue à remporter l'élection présidentielle de 2002, ne récoltant que 20% des suffrages. Il est finalement élu président de la Bolivie en 2005, et ce dès le premier tour, avec 53,7% des voix. Premier amérindien à occuper ce poste, il ne cessera tout au long de ses mandats de mettre en avant son identité indigène.

    Souhaitant réformer le pays en profondeur, il mène une œuvre modernisatrice, s'assurant de confortables réélections jusqu'en 2019. Durant sa présidence, il renforce le rôle de la compagnie gazière nationale − la Bolivie détient les deuxièmes réserves de gaz d'Amérique du Sud après le Venezuela − au détriment des compagnies privées étrangères. Cette politique nationaliste permet au pays d'engranger de meilleurs revenus tirés de l'exploitation de ses ressources.

    Evo Morales, un socialiste du XXIe siècle

    La croissance bolivienne atteint ainsi en 2013 un record historique avec 6,5%, selon RFI, alors que le PIB est multiplié par trois, relève France 24. Dans le même temps, le niveau de vie est multiplié par deux, passant de 1020 dollars en 2005 à 2590 dollars en 2013, selon les statistiques de la Banque mondiale. Enfin, Libération souligne que l'indice de Gini, qui mesure les inégalités, passe de 0,6 à 0,45.

    Ces bons résultats économiques permettent à Evo Morales de mener une politique sociale ambitieuse. Souhaitant promouvoir un «socialisme du XXIe siècle», il se rapproche de Lula et de Hugo Chavez.

    Sous sa présidence, le salaire minimum est multiplié par trois (avec une augmentation de 13% pour la seule année 2006). Le montant des pensions de retraite augmente, alors que l'âge légal de départ baisse pour atteindre 58 ans. De plus, Evo Morales met un coup d'arrêt aux privatisations mises en place par les gouvernements précédents. En 2016, la Bolivie détient le taux de chômage le plus faible d'Amérique du Sud (4,1% de la population active), relève Telesur. «Evo Morales a permis l’alliance de l’ouvrier, du paysan, de l’Indien et de la classe moyenne urbaine», analyse Claude Le Gouill, chercheur associé au Centre de recherche et de documentation sur l’Amérique latine, cité par Le Monde.

    Le budget alloué à la santé, lui, augmente de 173%, devenant l'un des plus importants du sous-continent. Cette politique sanitaire ambitieuse permet à la Bolivie d'éradiquer presque totalement la rougeole, ou encore la rubéole. Sous la présidence de Morales, la mortalité infantile est divisée par deux, alors que la sous-nutrition infantile baisse de 14%, selon l'OMS.

    De 13% en 2005, le taux d'analphabétisme passe à 4% en 2008, selon El Mundo, faisant de la Bolivie le troisième pays le moins illettré d'Amérique latine, après Cuba et le Venezuela.

    Sur les questions sociétales, Evo Morales se caractérise par un progressisme marqué. La Bolivie devient ainsi le pays latino-américain comptant le plus de femmes au Parlement (52% à l'Assemblée nationale et 47% au Sénat). En 2016, une loi autorise les transgenres à modifier leur nom et sexe à l'état civil, même sans recours à une opération chirurgicale.

    L'écologie et le bien-être (buen vivir) sont constamment mis en avant par le président, qui appelle en 2009 à la tenue d'un référendum mondial sur la création d'un «tribunal international climatique de la défense des droits de la Terre-mère».

    Evo Morales, un anti-impérialiste devenu la proie des Américains ?

     

    La politique d'Evo Morales suscite toutefois la méfiance des Etats-Unis. Mécontents de voir leurs compagnies gazières défavorisées, les dirigeants américains ne goûtent pas non plus les prises de position géopolitiques du président bolivien. Celui-ci s'oppose notamment à la présence de bases militaires américaines sur son territoire, accusant les Etats-Unis d'occuper militairement le pays sous prétexte de lutter contre le trafic de cocaïne. En 2008, l'ambassadeur des Etats-Unis Philip Goldberg et la DEA (la brigade des stupéfiants américaine) sont expulsés du pays, accusés d'espionnage et d'opérations de déstabilisation. 

    De fait, le gouvernement doit faire face en 2008 à une tentative de sécession de la province de Santa Cruz, la plus grande et la plus riche du pays. L'armée bolivienne est mise en alerte, mais Evo Morales se refuse à proclamer l'état de siège. 400 policiers seront envoyés dans la province pour rétablir l'ordre. Néanmoins, la déstabilisation interne de la Bolivie suivra lentement son cours, et finira par emporter le gouvernement en 2019.

    Evo Morales organise en effet un référendum en 2016 afin de faire modifier la Constitution, pour lui permettre de briguer un quatrième mandat en 2019. Le président connaît alors son premier échec cuisant. Consultés par référendum, les électeurs rejettent à 51,3 % des suffrages la modification constitutionnelle. Quelques semaines plus tôt, une chaîne de télévision avait opportunément accusé le gouvernement dans une affaire de corruption impliquant une ancienne compagne du chef de l’Etat. Un rapport d'enquête d'une commission mixte finira par blanchir le président de ces accusations, mais il est déjà trop tard.

    Après son désaveu électoral, Evo Morales refuse le résultat. En novembre 2017, la justice l’autorise finalement à se porter candidat, au motif que sa candidature relève «de son droit humain». Le président bolivien décide alors de se représenter en 2019 et remporte l'élection avec 47% des voix. L'opposition l'accuse de fraude et déclenche une série d'émeutes dans les grandes villes du pays. Les villages plus défavorisés, eux, restent fidèles à Morales. Mais, contrairement au Venezuela, la police puis l'armée se retournent contre leur chef et le poussent à la démission.

    Le président des Etats-Unis, Donald Trump, s'est depuis réjoui du renversement d'Evo Morales, appelant également la population du Venezuela à se soulever. L'opposant de droite au gouvernement d'Evo Morales et candidat à l'élection présidentielle Carlos Mesa a, lui, exprimé le souhait d'un rapprochement diplomatique avec les Etats-Unis et le Brésil de Jair Bolsonaro.

    Peu avant d'être renversé par Augusto Pinochet en 1973, Salvador Allende déclara, lors d'un discours devant les Nations Unies en 1972 : «Nous combattons des forces de l'ombre, sans drapeau, avec des armes puissantes, postées dans des zones d'influence directe. Nous sommes des pays potentiellement riches, mais nous vivons dans la pauvreté. Nous courons après les aides et les crédits alors que nous sommes de grands exportateurs de capitaux. C'est le paradoxe classique du système capitaliste». Il est alors applaudi par l'assistance, et signe son arrêt de mort.

    Evo Morales s'est-il opposé à ces mêmes «forces de l'ombre» et a-t-il été puni pour cela ?

     

    https://francais.rt.com/international/67820-quel-est-bilan-evo-morales-paysan-amerindien-devenu-president-bolivie

     


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    Les protestataires chiliens sont des instruments du néolibéralisme
    • par Gearóid Ó Colmáin.

    Le soulèvement social qui s’est produit ces dernières semaines au Chili a fait l’objet d’une couverture unanime : un coût de la vie en augmentation, des inégalités qui montent en flèche, des services publics privatisés, des retraites misérables – Ce sont les raisons pour lesquelles les masses chiliennes sont dans la rue. Le salaire moyen au Chili est de 778 $ par mois, alors que le coût de la vie est comparable à celui de l’Europe Occidentale ! 1% de la population du pays possède 26,5% des richesses. Donc, il n’y a aucun doute sur la nécessité de réduire radicalement les inégalités dans le pays.

    Mais ce mouvement social fait-il partie d’un soulèvement révolutionnaire contre le capitalisme en Amérique Latine ? J’argumenterai ici que ce n’est définitivement pas le cas. En premier lieu, nous devons clarifier qui sont réellement les protestataires ; qu’est-ce qui motive leur courroux contre la direction du président Sebastian Pinera, et qui sont exactement leurs alliés sur le plan international. Ce qui suit n’est pas tant une défense du président Pinera qu’une critique de l’idéologie et des objectifs politiques des opposants.

    Qui est l’ennemi de Pinera ?

    Le président Pinera a dit que son gouvernement a été confronté à un « ennemi puissant ». A qui a t-il fait allusion ? Les médias de masse ont tous sous-entendu qu’il faisait allusion au peuple chilien. J’en doute fortement. Je suggérerais plutôt une allusion au Foro de São Paulo , ou Forum de Sao Paulo (FSP). Le FSP a été formé en 1990 en tant que think tank latino-américain qui devait promouvoir des organisations de base manifestant pour la justice sociale. Cependant, l’organisation s’est bien plus focalisée sur une opposition au libéralisme que sur la formulation d’une économie politique radicalement alternative. Bien que des critiques d’extrême droite traitent cette organisation de « communiste », c’est en fait un forum trotskiste et mondialiste de gauche : ce qui signifie qu’il utilise des slogans qui sonnent de gauche pour donner de l’avance aux intérêts de l’élite. A part le Parti communiste chilien (Action prolétarienne) qui propose la nationalisation des transports publics et une nouvelle assemblée constituante, l’idée directrice du mouvement semble être plus sur la ligne d’un agenda petit bourgeois du FSP.

    Pourquoi trotskiste ? Quiconque connaît la politique latino-américaine vous dira que le trotskisme a toujours extrêmement influencé la gauche. Le FSP a été formé comme une réponse à l’écroulement du capitalisme bureaucratique d’état dans l’ancienne URSS et en Europe de l’Est. L’interprétation dominante au sujet de l’URSS et de sa contribution au socialisme est négative et est parfaitement conforme aux critiques de Trotski – qu’en fait, elle n’a jamais « vraiment été socialiste », ce qui est faux.

    C’est pourquoi le FSP, contrairement à ce que pense à l’extrême droite, n’est pas techniquement une organisation communiste, ni ne propose une alternative au capitalisme. Au contraire, il se focalise sur la promotion d’un capitalisme à visage humain ou dans des termes sans doute maoïstes, un capitalisme avec des « caractéristiques sociales. » Mais même les caractéristiques sociales qu’elle proclame promouvoir n’ont rien à voir avec une alternative au capitalisme. Ces dernières années, le féminisme, la confusion des genres, l’indigénisme et l’écologisme sont devenus des discours dominants parmi la gauche latino-américaine. Ces programmes sont abondamment financés par les capitalistes les plus impitoyables et les plus ambitieux de la planète.

    Pour les féministes et ceux qui soutiennent la confusion des genres, cela veut dire que la destruction de la famille naturelle est le point central de leur politique. Pour les indigénistes et les écologistes, la promotion de l’idée que les sauvages cannibales de l’Amazonie devraient être protégés de la « contamination » de la civilisation occidentale et que l’homme détruit la planète, leur sont chères. Bon nombre de ces idées viennent des écoles d’anthropologie naturelle de Franz Boas et Margaret Mead. Mead est célèbre pour avoir falsifié bon nombre de ses recherches qui ont fait le portrait de sauvages des îles Samoa comme une forme de super-utopie.

    Le Pater familias

    Que se passe-t-il donc au Chili ? Pourquoi Pinera a si mauvaise presse ? Les lecteurs en espagnol devraient consulter le site internet de M. Pinera et lire son programme politique. Vous remarquerez qu’il se réfère à la famille assez souvent. En fait, « familia » semble être le point central de sa rhétorique politique – accès à des crédits moins onéreux pour les familles, améliorer les revenus pour les familles, etc. Il y a là beaucoup d’images pour transmettre efficacement le message, et il ne s’agit pas seulement de familles bourgeoises heureuses ; il y a quelques images de famille monoparentales également. Pinera veut accroître le taux de natalité du pays qui est déclinant. Il s’oppose aussi à l’avortement et au mariage gay. Désormais, ceci est un problème pour le FSP. Souvenons-nous qu’ils n’ont rien de ressemblant à une analyse marxiste cohérente du capitalisme ; ils se focalisent au contraire à la promotion d’un agenda de l’oligarchie mondiale.

    Par exemple, les marxistes-léninistes ont toujours considéré l’homosexualité comme une manifestation de la décadence bourgeoise ; quelque chose qui prolifère dans les sociétés capitalistes où le profit corrompt la nature humaine. C’était une vision de la sexualité qui n’était pas très différente, mutatis mutandis, de celle de l’Église catholique romaine. En Union Soviétique sous Staline et dans l’Albanie socialiste, sous Hoxha, la famille, bien que non considérée comme le cœur essentiel de la société, était néanmoins protégée et l’homosexualité était illégale. Les communistes ont promu la croissance de la population parce que la jeunesse est un facteur clé pour le développement socialiste de la société. Tout cela a disparu maintenant ; désormais, ces « communistes » veulent détruire les identités de genre normales et l’idée de la famille elle-même.

    C’est de là que vient la véritable opposition à Pinera. Les opposants demandent une nouvelle constitution mais que veulent-ils vraiment ? Ils veulent changer l’article un qui dit que la famille est le cœur de la société. Ils veulent aussi enlever l’article qui protège la vie du fœtus. Certes, il y a d’autres articles dans la constitution qui pourraient probablement être modifiés pour permettre plus de liberté. Par exemple, des articles qui restreignent la diffusion d’idéologies « totalitaires » sont une violation de la liberté d’expression.

    Cependant, la gauche européenne qui est alliée avec le FSP, serait probablement d’accord sur la nécessité de bannir certains types d’idéologies. Après tout, ils essayent de rendre cela illégal pour quelqu’un comme moi qui écrit effectivement ces mots, et comme tous les « radicaux » anti-néolibéraux, ils ont un soutien généreux des géants du net néolibéraux.

    Pinera est-il donc ciblé pour ses idées catholiques ? Il a été autrefois un conférencier économique dans l’Université pontificale catholique du Chili, la plus prestigieuse université d’Amérique latine. Son oncle est l’évêque Bernardino Pinera, l’ancien président de la Conférence des évêques du Chili. Malgré ses 103 ans, l’évêque Pinera fait actuellement l’objet d’une enquête pour abus sexuel par le Vatican. Mais le nonce apostolique du Chili, Ivo Scapolo, a été lui-même accusé de tentative de couvrir des faits d’abus sur enfants. Les faits qui ont été avancés contre l’évêque Pinera sont extrêmement bizarres. Apparemment, une seule personne affirme avoir été agressé il y a cinquante ans. Cela pourrait avoir une motivation politique. Pinera a institué des réformes qui faciliteraient la mise en examen du clergé corrompu. Mais est-ce vraiment ce que veut le Pape François et la mafia du Vatican ? Le cardinal Vigano a accusé le Pape François de protéger des pédophiles.

    Humanisme chrétien ? 

    L’évêque Pinera était un membre de l’Action catholique et un disciple de Saint Alberto Hurtado. Hurtado a écrit beaucoup d’ouvrages importants condamnant le capitalisme : Humanisme social (1947), l’Ordre social chrétien (1947), et Syndicats (1950). Bon nombre de ses œuvres sont difficiles à trouver de nos jours mais il a eu un impact considérable dans l’amélioration des existences de la classe ouvrière chilienne, en fondant des institutions importantes pour les orphelins et les sans abris.

    Le président Pinera cite Hurtado dans son programme politique et décrit sa propre philosophie comme étant de l’humanisme chrétien. Cependant, Pinera a aussi fait un discours aux francs-maçons chiliens et a loué leurs « réalisations », ce qui prouve que même s’il proclame promouvoir l’œuvre de Hurtado, il défend néanmoins les ennemis du catholicisme et de la classe ouvrière ! Cela dit, la mention même de la doctrine sociale de l’Église provoquerait une attaque chez les mondialistes de gauche.

    Le Pape François devrait faire la promotion de l’œuvre de Hurtado, étant donné le fait qu’il proclame s’opposer au capitalisme. Cependant, le Pape François soutient ouvertement la théologie de la libération qui est officiellement une hérésie. La théologie de la libération affirme que le rôle de l’Église est de libérer les masses de la pauvreté, en joignant leurs forces aux mouvements de gauche. Le rôle de l’Église est de sauver les âmes humaines, non de promouvoir une révolution sociale.

    Cela ne veut pas dire que le rôle de l’Église est de défendre la classe dirigeante contre les pauvres. Au contraire, la doctrine sociale de l’Église est radicalement opposée au capitalisme financier. Cela a été défini par les encycliques Rerum Novarum (1891) et Quadragesimo Anno (1931). Lorsque ces documents ont été publiés, leur contenu était si radicalement anticapitaliste, que bien des gens de gauche ont cru que l’Église s’était convertie au communisme. Mais ce n’est pas le programme qui est mis en avant par le Pape François. C’est un altermondialiste qui dit que les catholiques devraient obéir aux Nations-Unies et vénérer la nature !

    La « justice sociale » qui est promue par le FSP n’est pas inspirée par Hurtado. En fait, le terme de justice sociale a été d’abord inventé par un intellectuel jésuite, Luigi Taparelli, au XIXe siècle. La philosophie du FSP, c’est la révolution permanente, la subversion permanente, l’opposition permanente à l’ordre naturel – le tout sous le prétexte de justice sociale et au bénéfice des oligarques financiers.

    Que pouvons nous dire alors sur le néolibéralisme ? Que le Chili soit un pays fortement inégalitaire, c’est certainement le cas et il serait absurde de suggérer que Pinera le milliardaire est une sorte d’anticapitaliste radical. En fait, les médias lui ont déjà demandé s’il avait conscience de l’existence de groupes tel que le Bilderberg, qui complotent pour installer le gouvernement mondial contre les intérêts des peuples du monde. Pinera a dit qu’il n’était pas au courant pour ce groupe mais que s’ils existaient, ils essaieraient de réduire la population mondiale en esclavage.

    Il est difficile de croire qu’un homme de cette position pourrait être ignorant de l’existence d’un tel groupe. Mais Fidel Castro a aussi affirmé ne pas être au courant de leur existence et a même invité un expert du groupe à visiter Cuba pour donner des conférences. L’existence et l’influence pernicieuse du Bilderberg dans les affaires mondiales ont fait l’objet d’une discussion dans les médias français en 1977, alors que Margaret Thatcher recevait les ordres de détruire l’industrie britannique, mais de nos jours, c’est évidemment une théorie du complot. Cependant, ce n’est pas l’opinion de nombreux officiels du Parlement européen qui ont tenu des conférences pour discuter de ce sujet.

    Quel que soit le véritable programme de Pinera, ce qui nous concerne, c’est l’idée de promouvoir la famille. La survivance de la famille naturelle n’est pas ce que veulent les capitalistes. La famille naturelle n’est-elle pas dénigrée, moquée et raillée par les médias bourgeois de gauche de façon routinière ? Le mariage gay et la confusion des genres sont les valeurs de principe de l’ordre néolibéral actuel ; et si chacun de ces « antinéolibéraux » avait quelques notions de culture marxiste, il les considérerait comme les représentations parfaites de relations de production hyper-capitalistes, où prolifèrent le narcissisme et l’égoïsme. Mais nous n’insulterons pas ce pauvre vieux Marx en l’associant avec le FSP.

    Pinochet était une marionnette désobéissante des États-Unis

    Mais qu’en est-il de Pinochet et de l’horrible dictature qu’il a entraîné après son coup d’état soutenu par les États-Unis en 1973 ? Le général Pinochet a été mis au pouvoir par l’ancien secrétaire d’état Henry Kissinger avec l’aide de la CIA. Il n’y a aucun doute sur ce fait. Il n’y a aucun doute non plus sur le fait que les gauchistes ont été raflés, torturés et assassinés. Je recommande fortement le livre Les guerres scélérates de William Blum pour les détails horribles des crimes contre l’humanité commis par la CIA en Amérique latine. Je suggérerais aussi d’en envoyer un exemplaire à la gauche européenne qui semble penser qu’il est parfaitement moral de soutenir la CIA lorsqu’ils proclament renverser un « dictateur assassinant son propre peuple » en Libye, en Syrie, au Burundi, en Iran et dans une foule d’autres pays.Ainsi, l

    La brutalité de la dictature de Pinochet ne semble pas être en doute. Mais pourquoi Pinochet n’a-t-il pas été jugé pour ses crimes supposés et pourquoi Sebastian Pinera ne s’est-il pas opposé à son extradition en Espagne pour y être jugé ? Pinera a affirmé que c’est une violation de la souveraineté du Chili ce qui est effectivement vrai. Il y a eu de nombreuses allégations de tromperie au sujet du nombre de personnes assassinées et torturées.

    Le juge espagnol responsable pour l’extradition de Pinochet, Juan Guzman Tapia, a des liens avec Amnesty International. Amnesty International n’est pas une organisation crédible. En fait, elle est l’une des principales pourvoyeuses de mensonges et de manipulations justifiant la politique occidentale dans les guerres récentes comme en Yougoslavie, en Libye et en Syrie, et a une longue histoire de lobbying pour le compte d’intérêts impérialistes.

    Dans une interview qu’il a donné à la télévision chilienne vers la fin de sa vie, on a questionné Augusto Pinochet sur les meurtres brutaux qui se sont déroulés sous son règne, en particulier l’assassinat du gauchiste chilien d’opposition Orlando Letelier, qui a été tué dans l’explosion d’une voiture à Washington le 21 septembre 1976. Pinochet a nié les allégations comme quoi il aurait donné l’ordre du meurtre et a dit que le fait que les Américains aient été immédiatement au courant était curieux. Il a dit qu’ils n’avaient même pas résolu les assassinats du président Kennedy et de Martin Luther King. Le tribunal de circuit de Shelby dans le Tennessee en 1999 a jugé que les agences américaines ont ordonné le meurtre de King.

    Le fils de Letelier a dit aux médias chiliens en 1995 qu’il n’y avait pas de preuve impliquant les services secrets chiliens (DINA) dans le meurtre de son père. Il y a bien d’autres accusations contre Pinochet dont la véracité ne peut pas être déterminée ici.

    Mais certaines choses doivent être clarifiées. L’économie chilienne a crû de façon exponentielle pendant la dictature de Pinochet. Pinochet a permis aux économistes de l’École de Chicago de privatiser l’économie entière de façon impitoyable. Cela a crée une oligarchie dirigeante et des inégalités massives. Par exemple, avant la fin de son règne, plus de 40% de la population vivait dans la pauvreté comparée à tout juste 20% en 1970.

    C’est le « grand succès » dont les reaganiens aiment se gargariser mais ce fut la façon dont Pinochet a géré le désordre qu’il avait créé qui a fait de lui un ennemi de Washington, qui allait utiliser son soft-power pour le renverser en 1990.

    Pinochet avait mis en prison bon nombre d’oligarques financiers après le crash financier de 1981. Rares sont les gens qui sont au courant de ce fait. C’était la même oligarchie qui a soutenu son renversement en 1990. Il a alors réussi à agir, du moins aux yeux de Washington, comme un « communiste ».

    « Pour sauver le système des retraites de la nation, Pinochet a nationalisé des banques et des industries sur une échelle que le communiste Allende n’avait pas imaginé. Le général a exproprié à volonté, offrant peu ou pas de compensation. Alors que bien de ces entreprises ont été finalement privatisées à nouveau, l’état a conservé son contrôle sur une industrie : celle du cuivre. »

    Ainsi Pinochet, comme beaucoup de leaders historiques, démocratiques ou non, est complexe. On a aussi cru qu’il avait été un membre de la franc-maçonnerie chilienne de droite.

    Depuis la chute de l’Empire espagnol et peut-être longtemps avant, la politique en Amérique latine a été une guerre constante entre la franc-maçonnerie de droite et la franc-maçonnerie de gauche, au détriment des pauvres, dont bon nombre étaient catholiques. Cela montre qu’il n’y a jamais eu de séparation de l’Église et de l’État. Au contraire, l’Église catholique romaine a été remplacée par un culte hideux et superstitieux dont le dieu c’est le pouvoir et l’argent.

    Un dictateur démocratique ?

    On a aussi souligné que Pinochet a demandé aux chiliens de voter pour le maintenir ou non en tant que dictateur ou pour avoir une démocratie. 44% ont voté pour que Pinochet reste. Les États-Unis avaient fortement investi pour son éviction, en utilisant la Fondation nationale pour la démocratie (National Endowment for Democracy), une organisation paravent de la CIA, pour orienter le vote en sa défaveur.

    Dans l’interview mentionnée plus haut, Pinochet a dit qu’il croyait que les partisans d’Allende allaient assassiner leurs opposants de droite avant le coup d’état. C’était sa justification pour prendre le pouvoir. Encore une fois, ces allégations doivent faire l’objet d’une enquête. Je ne cherche pas à défendre les actions de Pinochet, mais nous devons essayer d’être objectifs en évaluant les actions des leaders politiques, et les idéologues de droite et de gauche n’accordent que rarement de la valeur à l’objectivité. Allende était proche de Castro qui avait exécuté des milliers de partisans de Battista après la révolution cubaine. Par conséquent, ce ne serait pas judicieux de suggérer que les partisans de Pinochet ne craignaient pas le même traitement. Les soutiens pro-Pinochet ont souligné que les guérillas marxistes ont été très actives pendant cette période et que c’était la raison des couvre-feux. Cela est aussi vrai, et ce n’est jamais mentionné par les analystes de gauche. Ni qu’ils ne mentionnent jamais le fait que Salvador Allende était un franc-maçon. La franc-maçonnerie a été mise hors la loi en URSS et personne n’avait le droit de devenir un membre du Parti communiste français s’il était franc-maçon parce que la franc-maçonnerie, comme l’intellectuel français Vincent Peillon l’a expliqué, est la religion de l’état bourgeois. Tout gauchiste qui défend la franc-maçonnerie est un imposteur !

    Néanmoins, le legs d’Allende n’est pas mauvais non plus. Une grosse partie est très bon. J’ai visité l’hôpital Salvador Allende au Venezuela en 2010 et j’ai parlé à des médecins sur place. J’ai constaté par moi-même les excellents services offerts aux pauvres par un état socialiste. On devrait souligner que ceux qui sont les plus bruyants en faveur d’un mouvement de protestation au Chili comme le Français Jean-Luc Mélenchon, ne sont pas des amis véritables de Caracas.

    Michelle Bachelet et la mafia des Droits de l’homme

    L’ancienne présidente du Chili, Michelle Bachelet, est désormais commissaire aux droits de l’homme à L’ONU. Ancienne membre de la guérilla gauchiste, elle a fait l’objet d’une enquête au Chili pour meurtre. Un témoin clé de l’affaire a été retrouvé mort dans des circonstances extrêmement suspectes. Son frère a dit que ce n’était définitivement pas un accident. Madame Bachelet est désormais « préoccupée » par les violations des droits humains au Chili. Bachelet a des liens avec le financier milliardaire George Soros et la famille Rockefeller – des combattants indéfectibles de la classe ouvrière ! Elle a aussi fait un discours aux francs-maçons au Chili en leur assurant sa fidélité à leur cause.

    La nature anticatholique des protestations est prouvée par le fait que les émeutiers ont pris d’assaut une église catholique, pillant ses statues, réduisant en pièce une statue du Christ et en brûlant des meubles d’églises dans les rues. Ces hooligans trotskistes devraient être raflés et emprisonnés.

    Les protestataires ont aussi mis le feu à une université. Cela montre qu’ils ne sont rien d’autre que des instruments de l’oligarchie mondialiste.

    L’aspect inepte des analyses politiques actuelles soi disant « anti-impérialistes » est bien démontrée par un article du journal iranien Kayhan International qui affirme que les États-Unis soutiennent Pinera contre les « protestataires pacifiques ». De quel côté se situe les États-Unis n’est pas clair, étant donné le fait qu’on dit que Pinera est pro-Bolsonaro et pro-Trump et que l’État profond américain fait tout pour saper la présidence Trump.

    Des éléments de l’État profond américain doivent être impliqués dans la fomentation des protestations. Les discussions importantes sur le commerce entre les États-Unis et la Chine qui devaient se tenir à Santiago ce mois-ci ont dû être annulées à cause de l’agitation. Cela ne va pas aider le calendrier électoral de Trump. Il préférerait avoir un succès cosmétique en traitant avec la Chine avant sa campagne pour les élections présidentielles.

    Le sus-mentionné Kayan International accuse même l’organisation de propagande financée par Soros, Human Right Watch de ne pas en faire assez pour mettre en lumière les abus contre les émeutiers. La réalité cependant, c’est que le directeur des droits humains Kenneth Roth a été occupé à poster et à pontifier sur les médias sociaux, condamnant la violence contre les « protestataires pacifiques ».

    Nous sommes désormais informés que deux féministes « communistes » du même acabit qu’Alexandria Ocasio-Cortez, mettent en place l’agenda au Chili.

    Ce sont des mondialistes qui vont amener le pays à l’arrêt. Elles sont simplement en train d’ouvrir un boulevard à la destruction du dernier obstacle à un gouvernement mondial qui est la famille naturelle. Oubliez toute cette rhétorique creuse sur l’inégalité, le mouvement de protestation sert à mettre des altermondialistes au pouvoir pour qu’il y ait plus de discussion sur l’avortement et moins sur l’accroissement de la natalité ; plus de discussion sur la légalisation des drogues et moins sur l’exécution de ceux qui poussent à la consommation de la drogue ; plus de discussion sur l’homosexualisme et l’écologisme, etc…

    Source : underepped.com

    Les protestataires cherchent un président du style à José Mujica. José Mujica, le président de l’Uruguay, est en faveur de l’avortement, il a légalisé les drogues, on dit de lui qu’il vit dans la pauvreté lui-même (bien que j’en doute fort) et, ce qui est le plus important, il ne porte pas de cravate ! Il a dit que Pinera manque de glamour. En d’autres mots, pinera est tout simplement pas cool ! C’est un des préférés de l’école de Soros des sociétés ouvertes, droguées et nivelées par le bas. Les émeutiers veulent que Pinera démissionne, les médias libéraux bourgeois également, et leurs opposants « de gauche radicale » factices.

    Le même jeu, les mêmes joueurs, la même destruction gauchiste

    En l’espace de plus d’une décennie à constater de quelle façon des pays comme le Venezuela, la Biélorussie, l’Érythrée, la Libye ou la Syrie ont été agressés ou détruits, j’en suis venu à reconnaître les signes et les symboles annonçant l’idéologie la plus dégénérée portant le masque de « révolutionnaire » et de « radical », tout en cachant des myriades de comptes dans la haute finance. La dérision et la destruction du Christ au Chili est symptomatique de tout ce que la gauche bourgeoise défend ; elle prouve que la plus grande réalisation du néolibéralisme, c’est l’opposition qu’elle a créée pour sa perpétuation.

    Le Pape François et le culte homosexuel qu’ils protège au sein du Vatican ont protesté il y a quelques semaines lorsque un catholique autrichien vraiment héroïque et révolutionnaire, est entré dans une église à Rome, s’est emparé des statues de l’idole Pachamama et les a jetées dans le Tibre. De façon prévisible, le Pape François n’a eu aucun mot sur la profanation des églises de Santiago. La jeunesse d’aujourd’hui a été nourrie de force avec l’idéologie ratée du siècle dernier, qu’ils appellent de façon risible, « progressiste ».

    Le mouvement de protestation au Chili a été initié par des lycéens qui ne sont en aucun cas affectés par la maigre augmentation du coût des transports en commun. Comme la secte de Greta Thunberg l’a bien montré, la jeunesse ignorante à travers le monde est utilisée par les élites pour laver les cerveaux des masses pour s’assujettir à la carbonocratie mondiale où le CO2, la base-même de la vie, pourra être mesuré et faire l’objet de tractations commerciales. Étant donné le fait que des milliers de scientifiques dans le monde ont dévoilé la tromperie derrière le réchauffement global et le culte religieux qu’il a engendré, les banquiers sont se maintenant tournés vers une enfant mentalement malade pour faire leurs basses besognes. Quelque chose de très similaire est en train de se produire au Chili.

    Le pôle névralgique latino-américain de la Chine

    La Chine est le leader mondial de production de cuivre avec 28% de la production mondiale. La Chine en est la principale consommatrice. Le chaos dans le pays va grandement réduire la production de cuivre, provoquant une pression supplémentaire à la fois sur le Chili et la Chine. Étant donné le fait que l’apparente défense de la Chine par Pinera contre les protestations soutenues par les États-Unis à Hong Kong n’est pas passée inaperçue pour Washington, et que les pourparlers commerciaux entre les Américains et les Chinois ont été annulés, cui bono n’est peut-être pas une question inappropriée. La Chine a proposé de faire du Chili son pôle économique en Amérique latine. Pinera a dit, lors d’un forum sur l’investissement en Chine en avril dernier, que « nous voulons transformer le Chili en centre d’affaire pour les sociétés chinoises, pour que du Chili, vous puissiez avoir accès à toute l’Amérique latine« .

    Pour conclure, le chaos chilien concerne un humaniste chrétien douteux faisant face à des « socialistes » encore plus douteux. Lorsque les gauchistes auront fini de fracasser le pays, la classe ouvrière va nettoyer le désordre avec peu sinon aucun gain salarial. Si les gauchistes prennent le pouvoir, la classe ouvrière chilienne sera « libérée » de l’Église, elle pourra fumer du haschich, manger des plantes, tuer ses bébés, rejoindre le cortège gay et vénérer la mère nature. « ¡Viva la revolución! »

    Article source : https://www.gearoidocolmain.org/chiles-protesters-are-tools-of-neoliberalism/

    traduction Marie Gauthier

    via https://moiraforest04.blogspot.com/2019/11/les-protestataires-chiliens-sont-des.html

    https://reseauinternational.net/les-protestataires-chiliens-sont-des-instruments-du-neoliberalisme/

     

     


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    par Gilles Munier.

     

    La France meilleure en anglais que 17 ex-colonies britanniques, au péril de ses intérêts de grande puissance. Une grave erreur stratégique.

    Contrairement à une idée entretenue par certains, les Français excellent presque en anglais, dans une France qui subit une anglicisation à marche forcée. Une situation pourtant clairement contraire à ses intérêts de grande puissance.

    Selon la dernière édition du classement international annuel EF EPI (Education First, English Proficiency Index), publiée ce mardi 05 novembre, la France se classe 35e pour ce qui est du niveau en anglais de sa population. L’Hexagone fait ainsi mieux que de nombreux pays pouvant être considérés comme anglophones, et non des moindres, et dépasse également de nombreuses puissances économiques et géopolitiques.

    La France loin devant de nombreux pays anglophones et autres puissances

    Comme le révèle ce classement annuel, la France dépasse ainsi non moins de 17 anciennes colonies britanniques ayant toutes l’anglais pour langue co-officielle, de jure ou de facto, comme Hong Kong (33e), l’Inde (34e), les Émirats Arabes Unis (70e), la Jordanie (75e) ou le Sri Lanka (78e). Elle fait donc encore « mieux » que lors des trois précédentes éditions du classement, lorsqu’elle dépassait à chaque fois dix ou onze ex-colonies britanniques.

    Mais la France est également la grande puissance non anglophone la plus anglicisée au monde, et se classe largement devant les chefs de file des autres principaux espaces géolinguistiques, à savoir la Chine (40e), la Russie (48e), le Brésil (59e), le Mexique (67e) et l’Arabie Saoudite (98e, ou l’Égypte, 77e). Elle devance aussi le Japon (49e), dont la société est technologiquement la plus avancée au monde, et qui exporte largement plus que l’Hexagone (+ 27 % en 2018 selon l’OMC, soit + 156 Mds de dollars).

    Une anglicisation à outrance…

    Cette situation ubuesque est en bonne partie la conséquence de cette anglicisation à outrance que l’on observe en France depuis plusieurs années, et où se multiplient les dérives, légales ou illégales, que l’on ne rencontre nullement ailleurs dans le vaste monde francophone, en dehors de sa partie européenne et sans repères. Une France où l’on ne compte plus les entreprises au site internet exclusivement en langue anglaise, ainsi que les manifestations et salons internationaux où le français est banni de l’affichage. Chose impensable au Québec ou encore en Afrique francophone, Maghreb inclus. Une France où l’on ne compte plus les Grandes écoles au site internet majoritairement en anglais. Chose, là encore, impensable en Afrique francophone et au Québec, grande province où, et contrairement à la France, tous les intitulés de fonction et de formation diplômantes sont également en langue française, tout comme les noms des établissements d’enseignement supérieur francophones, très majoritaires (ou encore les slogans publicitaires….). Un Hexagone qui accueille avec insuffisamment de respect les touristes francophones et francophiles, de l’intérieur du reste du monde, en mettant de plus en plus à leur disposition des documents d’information exclusivement en anglais, ou avec une version quasi « microscopique » en français. Là encore, à l’inverse de ce qui se fait au Québec et en Afrique francophone. Une France dont de nombreux diplomates affichent désormais des messages d’absence uniquement en anglais, contrairement à leurs confrères francophones du Québec ou d’Afrique, et ce, sans aucune sanction disciplinaire.

    À cette attitude s’ajoute également celle des institutions de l’Union Européenne qui mènent, au mépris des traités européens et avec la constante et bienveillante complicité des acteurs économiques et politiques français, une politique active d’éradication de la langue française, anglicisant encore davantage une France ayant perdu une bonne partie de ses repères. À titre d’exemple, la récente réglementation européenne « SERA – Partie C » qui vise à imposer l’anglais comme unique langue de communication entre les pilotes privés français et les six principaux aéroports métropolitains. Aberration qui n’existe ni au Québec ni en Afrique francophone, où il faudra alors, à l’entrée en vigueur de cette réglementation, s’exiler afin de vivre sa passion en français. Une France repliée sur l’Union Européenne, zone la plus anglicisée au monde, et qui ne cesse donc de se comparer aux autres de ses pays membres, vassaux culturels et, in fine, politiques des puissances anglo-saxonnes.

    Pourtant, le fait de vivre d’abord en français n’empêche nullement d’autres pays et territoires francophones d’être parmi les plus dynamiques au monde. Ainsi, il convient de rappeler la puissance économique du Québec, qui compte de nombreuses entreprises mondialement connues, comme Bombardier (numéro un mondial de la construction ferroviaire et numéro quatre de la construction aéronautique), Hydro-Québec (quatrième producteur mondial d’hydroélectricité), la SNC-Lavalin (un des leaders de l’ingénierie et de la construction, avec plus de 51 000 employés à travers le monde) ou encore le Cirque du Soleil, numéro un dans son domaine avec ses près de 4 000 salariés. Une vaste province, dont la capitale économique, Montréal, est un centre majeur de la haute technologie en étant le troisième pôle mondial pour l’aéronautique (derrière Seattle et Toulouse) et l’industrie du jeu vidéo, et le quatrième pour le secteur des effets spéciaux cinématographiques. Une ville-monde de plus en plus francophone (avec un pourcentage ne cessant d’augmenter pour les résidents ayant le français pour première langue officielle canadienne, et s’établissant à 78,1 % selon le dernier recensement de 2016), et qui a été élue meilleure ville étudiante au monde, en 2017, par le classement international QS Best Soudent Cities (établi par le cabinet britannique Quacquarelli Symonds), ainsi que « Communauté intelligente de l’année 2016 » (par l’organisme américain Intelligent Community Forum, en raison, notamment, de son avance en matière de technologie numérique et d’intelligence artificielle). Enfin, le Québec, c’est également un vaste territoire au taux de chômage le plus faible du Canada (4,7 % en août 2019, contre 5,7 %), et à la « capitale nationale » (la ville de Québec) affichant toujours le taux de chômage le plus faible parmi les dix principales villes canadiennes (seulement 2,6 % en août 2019 !) … et qui commence à concurrencer Montréal en matière d’innovation technologique. Un Québec sans lequel le Canada serait donc presque un pays quelconque…

    Et concernant l’Afrique subsaharienne francophone, il convient là aussi de rappeler que ce vaste espace est le moteur de la croissance économique du continent, dont il a réalisé les meilleurs performances pendant six des sept années de la période 2012-2018, avec une croissance annuelle de 4,2 % en moyenne (4,9 % hors cas très particulier de la Guinée équatoriale), contre 2,9 % pour le reste de l’Afrique subsaharienne (et ce, notamment grâce aux nombreuses réformes accomplies par une majorité de pays afin d’améliorer le climat des affaires et de progresser en matière de bonne gouvernance). De bonnes performances en partie dues au dynamisme particulier de l’espace UEMOA (en Afrique de l’Ouest francophone), qui continue à être la plus vaste zone de forte croissance du continent (6,3 % en moyenne annuelle sur la période 2012-2018, et 6,4 % en 2018).

    …et contraire aux intérêts de la France

    Contribuer activement au recul de la langue française constitue pourtant une grave erreur stratégique. Loin d’être un simple passe-temps pour passionnés de dictées, de mots croisés ou encore de poèmes, la langue est avant tout une question d’influence culturelle et géopolitique, et de parts de marché.

    Ainsi, toutes les études économiques démontrent bien que les échanges peuvent être potentiellement bien plus importants entre pays, peuples ou communautés partageant une même langue, comme le rappelait si bien le rapport Attali sur la francophonie, publié en 2014. Ainsi, ce n’est pas un hasard si les touristes québécois sont proportionnellement quatre fois plus nombreux que les Américains à venir chaque année en France…et à y dépenser. Dans un autre registre, ce n’est pas non plus un hasard si les premiers pays au monde à avoir interdit le niqab étaient francophones, en Europe comme en Afrique (France, Belgique, Sénégal, Tchad, Congo…), et qu’ils aient été suivis, dans un premier temps, par des pays connus pour leur francophonophilie, et dans la plupart desquels le français est appris par la majorité des élèves, sinon par la totalité (Pays-Bas, canton suisse italophone du Tessin…). De même, on ne peut s’empêcher de constater, par exemple, que le Canada est toujours plus pacifiste lorsqu’il est dirigé par un Québécois…

    Les pays du monde francophone sont d’ailleurs, globalement, des sociétés moins inégalitaires, moins violentes et plus paisibles que les sociétés anglophones ou hispanophones, comme le confirment les différents classements internationaux en la matière (l’indice de GINI, selon lequel sept des dix pays les plus inégalitaires au monde sont anglophones, dont six en Afrique, contre un seul pays francophone, ou encore les statistiques sur les taux d’homicides). Par ailleurs, et en ce qui concerne la démocratie sur le continent africain (qui compte déjà de nombreux pays démocratiques, au passage), il convient de rappeler que la liberté d’expression est globalement plus étendue en Afrique francophone que dans le reste du continent, où se trouvent notamment les régimes les plus totalitaires, qui sont au degré « zéro » de liberté d’expression (l’Égypte, l’Érythrée, le Rwanda et le Eswatini, dernière monarchie absolue du continent).

    Ces valeurs véhiculées par la langue française, et dont les pays francophones, parmi lesquels la France, peuvent être fiers. La France, justement véritable patrie des droits de l’Homme, et où s’appliquent le plus les principes – pourtant censés être universels – de l’égalité et de la fraternité. Chose que la plupart des Français, eux-mêmes, ne savent suffisamment (et notamment les professeurs de l’Éducation nationale, qui se doivent de connaître et de transmettre un certain nombre d’éléments cruciaux et nécessaires à l’unité et à la « solidité » de la nation). Parmi les exemples les plus importants et les moins connus à la fois, l’on peut citer le fait que tous les citoyens français aient exactement les mêmes droits civiques où qu’ils se trouvent, en métropole ou en outre-mer, dont ceux de participer à l’ensemble des élections nationales et d’être représentés au sein de toutes les institutions politiques nationales. Ce qui n’est absolument pas le cas des ultramarins britanniques et américains, pour qui il n’est guère permis de participer aux scrutins nationaux et d’être représentés, et auxquels interdiction est donc faite de prendre part à la gestion des affaires de la nation, et d’avoir la moindre possibilité d’influer sur son avenir. Un schéma de type colonial, une approche ségrégationniste, qui sont encore en vigueur dans ces deux pays anglo-saxons, à l’attitude radicalement différente de celle de la France.

    En œuvrant constamment à réduction de la présence et de la visibilité de la langue française dans les différentes instances internationales ainsi que sur son propre sol, face aux étrangers de passage (hommes d’affaires, étudiants, touristes…), la France, qui est probablement la seconde puissance mondiale après les États-Unis, en combinant tous les critères de puissance (économie, capacités militaires, influence géopolitique et culturelle), seule base de comparaison possible et rationnelle entre pays, et qui est 27 fois plus étendue que l’Allemagne en incluant son immense territoire maritime (le deuxième plus vaste de la planète, avec ses près de 10,2 millions de km2), ne fait que diffuser au reste du monde un message disant clairement que le Français est une langue inutile à apprendre. Et de priver, ainsi, de nombreux peuples non francophones d’accès à la langue française et aux valeurs qu’elle véhicule.

    De ce fait, elle s’emploie activement à entraver la dynamique favorable dont bénéficie l’apprentissage du français à travers le monde, grâce à l’émergence économique et démographique de l’espace francophone, vaste comme près de quatre fois l’Union européenne tout entière dans sa définition géographique la plus stricte, et regroupant désormais plus de 510 millions d’habitants. Tel un enfant, qui sur une plage, prendrait un malin plaisir à venir régulièrement détruire un château de sable patiemment édifié par d’autres enfants. Une augmentation constante du nombre d’apprenants du français dans le monde, dont l’ampleur pourrait être encore bien plus importante, mais qui dans le même temps échappe complètement au continent européen. Ce continent qui est le seul où l’enseignement de la langue de Molière en tant que langue étrangère baisse de manière constante, comme le mettent en évidence les trois derniers rapports de l’Organisation internationale de la Francophonie (publiés en 2010, 2014 et 2018).

    Une baisse essentiellement – voire exclusivement – due à l’attitude de la France vis-à-vis de sa langue, et qui nuit gravement à son influence culturelle, économique et politique en Europe. Et dont les conséquences se traduisent jusqu’au niveau des flux migratoires, en réduisant considérablement l’importance de l’immigration d’origine européenne en France, constamment minoritaire (et qui se dirige alors massivement vers le Royaume-Uni – Brexit ou non – et vers l’Allemagne, dont l’influence culturelle demeure très forte dans l’ensemble de l’Europe de l’Est). Un déséquilibre qui ne facilite guère l’intégration des immigrés extra-européens, lorsqu’ils ont essentiellement, pour voisins, d’autres immigrés aux mêmes origines.

    Mais ce manque d’intérêt vis-à-vis de la langue française explique également, en bonne partie, le manque d’intérêt de l’Hexagone vis-à-vis du monde francophone, dont les Français ignorent pratiquement tout. À titre d’exemple, la quasi-intégralité de la population française ne sait rien des Jeux de la Francophonie qui se sont tenus en juillet 2017 à Abidjan (contraste saisissant avec la couverture médiatique dont jouissent les Jeux du Commonwealth au Royaume-Uni), de la Basilique Notre-Dame de la Paix de Yamoussoukro en Côte d’Ivoire (qui n’est autre que le plus grand édifice chrétien au monde, quasi-réplique de la basilique Saint-Pierre de Rome), du concours musical « The Voice Afrique francophone » (qui fût dans sa saison 2017-2018 le plus grand concours musical au monde en termes d’audience cumulée, avec son équivalent arabophone), ou encore du peuple acadien et de son drapeau, qui n’est autre que le drapeau tricolore orné d’une petite étoile aux couleurs papales et symbole de la Vierge Marie. Un attachement historique à la France, mère patrie, qui y répond par une grande indifférence.

    Une ignorance dont la responsabilité est à imputer en premier aux responsables politiques, à un certain nombre de hauts fonctionnaires de l’Éducation nationale et aux médias, et qui s’oppose radicalement à la plus grande culture qu’ont les Britanniques au sujet des pays du Commonwealth. Cette bien meilleure connaissance, qui est en bonne partie à l’origine de leur attachement viscéral à leur langue, à sa défense et à sa diffusion. Et ce, contrairement à une majorité de Français qui, maintenus dans une certaine ignorance, se désintéressent consciemment ou inconsciemment de la leur, car ignorant sa dimension mondiale. D’où l’existence d’un véritable cercle vicieux, où le fait de ne pas s’intéresser à sa propre langue conduit, in fine, à ne pas s’intéresser au monde francophone, et où ne pas s’intéresser au monde francophone conduit à son tour à négliger sa langue et à la dévaloriser. Et donc à ne pas chercher à la défendre et à la promouvoir, et par conséquent à l’affaiblir en France et dans le monde, au détriment des intérêts supérieurs du pays (ainsi que de ceux de l’ensemble des pays et peuples ayant le français en partage).

    Un double désintérêt vis-à-vis de la langue française et du monde francophone qui se traduit alors par la faiblesse des aides au développement allouées chaque année par la France à l’espace francophone, dont le montant est environ trois fois inférieur aux sommes allouées au seuls pays d’Europe orientale membres de l’UE (2,7 milliards d’euros versés, en 2016, aux 27 pays francophones du Sud et à leur 385 millions d’habitants environ, cette année-là, contre 8,2 milliards versées aux 13 pays appartenant au second ensemble et totalisant une population de 115 millions d’habitants. Soit 10,1 fois moins d’aides par habitant). Une politique défiant pourtant toute logique économique et géopolitique. D’un point de vue géopolitique, parce que ces pays votent régulièrement contre les positions françaises au sein des grandes instances internationales (contrairement à la majorité des pays francophones, avec qui sont souvent partagées des valeurs et une approche communes en matière d’affaires internationales). À cela, s’ajoute également bien d’autres exemples d’attitude contraire aux intérêts de la France, comme par exemple, le refus de la grande majorité des pays de l’UE d’utiliser à des fins militaires le projet Galileo, afin de ne pas déplaire aux États-Unis (un « GPS européen », entré en service fin 2016 et qui devrait être pleinement opérationnel en 2020, mais uniquement pour un usage civil. Un projet que la France aurait, de toute façon, pu faire seule si elle était encore gaulliste, le coût annuel du projet ne dépassant pas celui de l’extension et de l’entretien du réseau des TGV. Un niveau d’investissement unique au monde pour des trains à grande vitesse, pourtant dépourvus de tout intérêt stratégique, et dont l’intérêt écologique est négligeable sur long terme, compte tenu des travaux pharaoniques et terriblement polluants que nécessitent la construction des lignes, et de la baisse constante du niveau de pollution engendré par les automobiles).

    Quant au niveau économique, premièrement parce que la France ne jouit que d’une part de marché marginale dans les pays d’Europe orientale membres de l’UE, située à 3,9% en 2016 contre 20,8% pour l’Allemagne. Un pays à qui profite donc essentiellement les aides françaises allouées à l’Europe orientale, et dont les exportations sont alors pratiquement subventionnées par l’Hexagone, qui mène ainsi une politique qui pourrait être résumée par la célèbre expression « travailler pour le roi de Prusse ». Deuxièmement, parce que c’est bien dans le monde francophone qu’il faut massivement investir, d’une part afin de tirer pleinement profit des opportunités et du dynamisme que l’on y trouve, et d’autre part, parce que c’est en accélérant l’émergence économique de l’espace francophone que l’apprentissage du français à travers le monde augmentera encore davantage. Une augmentation qui ne peut être que bénéfique à la France, à son influence culturelle, économique et géopolitique, ainsi qu’à l’ensemble des pays et peuples du monde francophone.

    Ce monde francophone dont l’Afrique est aujourd’hui la pièce maîtresse, mais où certaines personnalités s’appuyent sur la grave dérive anglomane de la France d’aujourd’hui afin de demander l’installation de l’anglais comme première langue étrangère (pays de Maghreb), ou comme seconde langue officielle (Burkina Faso, Gabon, Madagascar). Et ce, au grand mépris des intérêts supérieurs, économiques et géopolitiques, de leur propre pays, et alors même que le français n’a jamais été autant parlé dans le monde. Dans un très long article publié le 26 octobre 2018, un ancien ambassadeur du Burkina Faso exhortait, ainsi, l’ensemble des pays d’Afrique francophone à faire de l’anglais une de leurs langues officielles, en égrenant une longue liste d’exemples de ce qu’il observait lui-même en France, dans ses rues, ses écoles et ses entreprises (dans une tribune intitulée « Francophones d’Afrique : speak English as well… and honni soit qui mal y pense ! », publié sur le site d’information lefaso.net, par son Excellence M. L. D. Ouédraogo). La France « principal promoteur de la langue anglaise dans l’espace francophone », selon ses propres termes. Un exemple concret de la menace que représente l’Hexagone, et désormais une partie non négligeable de sa population, pour la langue française, et donc pour l’ensemble des pays et peuples ayant le français en partage.

    Alors que tous les autres grands pays non anglophones, et en particulier la Russie, la Chine, le Brésil et le Japon, s’emploient ouvertement à maintenir une certaine distance avec la culture anglo-saxonne et la langue qui s’y rattache, notamment pour ne pas s’affaiblir et afin de pouvoir continuer à exister et à peser sur la scène internationale (la Chine impose, par exemple, un quota annuel sur les productions cinématographiques américaines, de même qu’elle a développé son propre « Facebook », à l’instar de la Russie pour l’espace russophone), alors que les Anglo-Saxons n’ont toujours communiqué entre eux que dans leur propre langue, ne laissant guère de place à tout autre idiome dans l’espace public (faisant ainsi preuve, et ce depuis au moins les années 1600, d’une véritable intelligence stratégique qui a souvent fait cruellement défaut à la France), certains souhaitent que l’Hexagone aille encore plus loin sur la voie de l’absurde, de la défrancisation et de la trahison, en ayant rendu désormais obligatoire l’apprentissage d’une langue étrangère – donc neuf fois sur dix l’anglais -dès le CP (chose que même trois des quatre pays scandinaves n’ont osé faire), en encourageant la multiplication des classes bilingues (anglais-français), ou encore, pour d’autres, en proposant que les films américains soient diffusés en version originale à la télévision. Une fuite en avant aux conséquences gravissimes, dans un pays ayant perdu une bonne partie de ses repères.

    La France d’aujourd’hui est donc bel et bien la principale menace qui pèse sur la langue et la culture françaises dans le monde. Cette langue qui est l’un des piliers de son identité et de sa puissance mondiale. Un de ses piliers auxquels l’on s’attaque sans retenue, afin, parfois, de servir certains intérêts.

    Comme l’avait dit le général de Gaulle, « le snobisme anglo-saxon de la bourgeoisie française est quelque chose de terrifiant. […] Il y a chez nous toute une bande de lascars qui ont la vocation de la servilité. Ils sont faits pour faire des courbettes aux autres. » Quels qu’ils soient et où qu’ils soient, les responsables de ce processus d’éradication du français doivent être écartés. Il ne peut y avoir de place, en France, pour des individus hostiles à la langue française, et donc à la France et au monde francophone.

    Le Centre d’étude et de réflexion sur le monde francophone (CERMF) est présidé par Ilyes Zouari

    source : https://www.cermf.org/france-meilleure-en-anglais-que-17-ex-colonies-britanniques

     

    http s://reseauinternational.net/en-france-une-anglicisation-a-outrance/

    babelouest
    Pourtant, bon sang, le nombre de groupements, d’associations qui font ce qu’ils peuvent n’est pas négligeable, d’autant que ces groupements n’hésitent pas à unir leurs efforts dans des manifestations, communes, dans des procès faits aux politiciens peu scrupuleux. Il est vrai que, là encore, le monde de la justice vérolé lui aussi empêche à ces procès d’avoir une issue favorable. On peut repenser aux actions de l’AFRAV de Nîmes envers la commune du Grau du Roi, ou de celles d’Avenir de la Langue Française : toutes se soldent par un échec, et ce n’est certainement pas un hasard.
    .
    Des associations ? En voilà, et encore sans doute ne sont-elles pas toutes répertoriées.

    ACA Académie de la Carpette anglaise, président Philippe de Saint Robert
    ADELF Association des Écrivains de Langue française, président Jean Chevrier)

    AEC Association des Écrivains combattants , président Jean Orizet

    AFAL Association Francophone d’Amitié et de Liaison, président Jacques Godfrain

    AFDSD Association française du droit de sécurité et de défense, président Olivier Gohin

    AFM Association France-Maurice, président Daniel Fayolle

    AFRAV Association Francophonie Avenir, prés. Régis Ravat (Nîmes) , secrétaire général Thierry Saladin

    AILF Association des Informaticiens de Langue française, président Gérard Verroust

    ALCI Association Les Comptoirs de l’Inde, président Douglas Gressieux

    ALF Avenir de la langue française, président Albert Salon, ambassadeur

    Alliance Champlain (siège à Nouméa), président Daniel Miroux

    ASILC Association de Solidarité pour l’Intégration par les Langues, l’Éducation et la Culture, président Mohamed Larbi Haouat

    ASSELAF Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française, Philippe de Saint-Robert président, Philippe Loubière rédacteur en chef de la revue Lettre(s)

    Association Lire-Écrire, président Gilbert Castellanet

    Association lotoise pour la langue française, président Guy Chausson

    Association Paris-Québec, président Bernard Émont

    CAS Carrefour des Acteurs sociaux, président Joël Broquet

    Cercle Richelieu-Senghor de Paris, président Alban Bogeat

    CILF Conseil International de la Langue Française, secrétaire général Hubert Joly

    CLEC Cercle littéraire des écrivains cheminots, présidente d’honneur Anne Queffélec, président Philippe Deniard, Maurice Le Lous vice-président

    COURRIEL, Collectif Unitaire Républicain pour la Résistance, l’Initiative et l’Emancipation Linguistique, Georges Gastaud président, Matthieu Varnier secrétaire général

    Croiser les Savoirs pour faire savoir, président Pierre Clavé

    DDC Droit de comprendre, Marc Favre d’Échallens

    DLF Défense de la langue française, président Marc Favre d’Échallens, vice-président Marceau Déchamps, secrétaire générale Guillemette Mouren-Verret, et ses antennes en France comme en Savoie avec Philippe Reynaud

    FFA Forum francophone des affaires, président international Stève Gentili

    FFI-France Forum francophone international, président Albert Salon

    FFO Francophonie Force Oblige, président Alain Ripaux

    FLFA Association France-Louisiane-Franco-Américanie, président Claude Teboul

    FPF Forum pour la France, secrétaire général Henri Fouquereau

    GERFLINT Groupe d’études et de recherches pour le français langue internationale
    responsable Jacques Cortès

    ICEG Institut Culture, Économie et Géostratégie, président Yves Montenay

    La Fédération, secrétaire général Joël Broquet, mouvement fédératif européen ( ! )

    Non au tout-à-l’anglais, non à l’anglais partout, groupe sur Facebook (Trombinoscope), fondatrice Valérie Faisien aidée de Yves Mansuy et Jean-Claude Cousin

    Notre langue, notre trésor à défendre, une communauté ouverte sur le réseau social VKontakt

    ODL Observatoire des Libertés, président Louis Maisonneuve

    OEP Observatoire européen du Plurilinguisme, président Christian Tremblay

    SEL Sauvegarde des Enseignements littéraires, président Jean-Paul Brighelli

    Union des écrivains de France, président Arnaud-Aaron Upinsky

    °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°

    ASULF Association pour l’usage et le soutien de la langue française, Québec, présidente Pierrette Vachon L’Heureux, secrétaire général Gaston Bernier

    FIPF Fédération internationale des Professeurs de français, présidente Cheryl Thomann, E.U.

    IF Impératif français, Québec, président M. Perreault

    Les Mariannes de la République, Cameroun, présidente Princesse Marie-Thérèse Altermath-Nyogol-Massing

    LISULF Ligue internationale des Scientifiques pour l’Utilisation de la Langue française, Québec, resp. Pierre Demers

    Québec dans le monde, Robert Laliberté président

    Rassemblement culturel Wallonie-Bruxelles-France, Belgique, président André Libert

    SSJBM Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Québec, président Maxime Laporte

    et aussi :

    Nicolas Bacaër, de l’Institut de Recherche et de Développement

    Christian Darlot, contributeur au site de l’APUC Association Pour Une Constituante

    Marcel Girardin, lanceur d’alertes en Savoie

    Le jour où les politiciens et autres qui par grignotage ont pris la main sur toutes nos institutions, seront balayés, là pourra revenir le primauté de notre langue. Ce n’est que politique, mais chaque jour qui passe conforte « les autres ». 

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    Quelle horreur  ! Valérie Pécresse a déclaré qu'elle souhaitait que l'anglais soit proposé à "100% des étudiants" de licence !

    https://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/05/19/01011-20080519FILWWW00639-pecresse-l-anglais-dans-des-licences.php

     

    Honte à la France qui avec des Macron, subit une anglicisation à marche forcée ! Elle menace la langue et la culture françaises dans le monde !

    Un maire français en guerre contre les anglicismes dans sa commune

    https://fr.sputniknews.com/france/201911091042399091-un-maire-francais-en-guerre-contre-les-anglicismes-dans-sa-commune/    

     

     


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    “L’armée la plus végane au monde”: Comment Israël s’approprie le véganisme pour justifier l’oppression des Palestiniens

     

    Sarah Doyel – 9 septembre 2019

    Photo postée sur Twitter par l’armée de l’air israélienne le 1er novembre 2016, avec le tweet : « Une info pour le #Worldveganday : dans les FDI, les soldats #végans reçoivent des chaussures et des bérets végans. Photo : cette soldate végane a le #sourire, avec son béret végan ! »

     

    Des légumes resplendissants remplissent les corbeilles. Une main tendue propose des herbes fraîches, une ferme bio apparaît à l’arrière-plan. Après une table où sont disposés des plats multicolores, on voit un morceau de pain chaud s’enfoncer dans un bol de tahini et d’huile d’olive. Des visages juvéniles et charmants sourient face caméra pendant que de jeunes animaux gambadent à l’arrière-plan. Si vous êtes végan, Israël a tout l’air d’un paradis. C’est du moins ce que Vibe Israel et ses partenaires de l’Israel Brand Alliance veulent que vous pensiez. Leur Vibe Vegan tour destiné aux blogueurs et blogueuses spécialistes de la nourriture n’est qu’un élément d’une vaste campagne de “veganwashing” (blanchiment végan) parrainée par le gouvernement israélien ; Israël souhaite en effet substituer aux informations sur ses graves atteintes aux droits humains l’image de bienveillance pacifique fréquemment associée au véganisme et améliorer ainsi sa propre image sur la scène mondiale. Ne vous y trompez pas : Israël a décidé d’utiliser la façade du véganisme afin de justifier le programme de terreur de son armée, de masquer son occupation de la Palestine et de s’approprier la culture et les traditions régionales qui se sont développées plusieurs siècles, sinon plusieurs millénaires, avant Israël.

    Loin d’être un “style de vie” politiquement neutre, le véritable véganisme est une philosophie d’opposition radicale à l’oppression, et pourtant l’un des gouvernements les plus oppressifs du monde s’est approprié le véganisme à ses propres fins.

    Le véganisme, fondamentalement, est une position politique, même si un grand nombre des personnes qui se considèrent comme véganes y voient un ensemble de choix de consommation. Ma définition préférée du véganisme est celle-ci : “un cadre idéologique qui cherche à abolir le statut de marchandise des animaux et prône la libération animale”. Indépendamment des motivations individuelles qui nous poussent à adopter le véganisme, ce choix est inséparable d’une volonté de réduire les souffrances infligées à des êtres vivants. Il paraît donc naturel de supposer que celles et ceux qui se réclament du véganisme défendent ardemment les droits humains. Une personne qui s’engage en faveur de la libération animale devrait soutenir également la libération humaine. N’est-ce pas évident ?

    Eh bien, non.

    En résumé, le blanchiment végan consiste à utiliser le véganisme pour susciter des associations avec des images positives ou pour paraître plus bienveillant qu’on ne l’est réellement. Il existe un exemple classique : les glaces Ben & Jerry’s sans produits laitiers, que cette marque utilise pour se montrer proche des végans sans jamais réduire réellement sa contribution à l’exploitation animale. Le blanchiment végan peut séduire les tenants d’une éthique de la non-violence et constitue donc une stratégie utile pour des acteurs que leurs intérêts propres incitent à camoufler des actes persistants de violence, ce qui est le cas d’un gouvernement colonial.

    Ce n’est un secret pour personne : l’État d’Israël met en œuvre continûment, depuis des décennies et encore aujourd’hui, une occupation brutale de la Palestine, en menant un programme de meurtres, de déplacements et de destructions sur lequel on dispose de nombreuses informations. Déployant tous ses efforts pour dissimuler ces atteintes aux droits humains et se faire passer pour “la seule démocratie du Moyen-Orient”, Israël a eu recours à toute une gamme de tactiques afin de se parer de valeurs progressistes, du greenwashing au pinkwashing.

    Cependant, le blanchiment végan d’Israël est particulièrement insidieux. Ce procédé promeut l’idée qu’Israel, pays affirmant avoir une population végane qui atteindrait jusqu’à 5% de sa population totale, est une société nécessairement moins violente et plus bienveillante que d’autres du fait de sa forte proportion de végans. Pour éviter d’être accusée de m’en prendre sélectivement à Israël, permettez-moi de souligner que je n’ai vu aucun autre État s’investir à ce point, à l’échelle mondiale, dans l’affichage de sympathies véganes. Les Israéliens appellent fièrement Tel Aviv la capitale mondiale du véganisme.

    La campagne d’Israël pour améliorer son image grâce au véganisme comporte de nombreux éléments, que j’aborderai en détail plus loin. Aucun d’entre eux n’est plus choquant que les tentatives de présenter l’armée israélienne, connue sous le nom de Forces de défense d’Israël ou FDI, comme une institution bienveillante.

    Alerte ! Israël s’approprie le véganisme pour justifier l’oppression des Palestiniens !

    Le véganisme dans les #IDF — C’est plus facile que vous ne le pensiez ! #vegan pic.twitter.com/ALajwnf0

    — Forces de défense d’Israël (@IDF) 1er novembre 2012

    “L’armée la plus végane du monde”

    Ahmad Safi, directeur de la Ligue des animaux de Palestine, a peut-être donné la meilleure description de l’hypocrisie ahurissante des FDI à propos du véganisme dans son article “On the ‘IDF’s vegan warriors’: A vegan Palestinian’s perspective” (Les “guerriers végans des FDI”: le point de vue d’un Palestinien végan). Retraçant une émission de la BBC sur les “guerriers végans” des FDI, Safi remarque : “J’ai été quelque peu éberlué par un extrait d’une interview radio qui évoquait en ces termes une soldate végane : ‘Son régime a pour elle une telle importance que, si l’armée n’avait pas mis en place des conditions garantissant qu’aucune souffrance n’avait été infligée à un être vivant, elle ne se serait peut-être pas enrôlée dans une unité de combat’. La seule interprétation que je peux donner de cette phrase, c’est que cette soldate ne considère pas les Palestiniens comme des ‘êtres vivants’.” Non seulement les FDI déshumanisent les Palestiniens, mais elles franchissent encore une étape en les transformant en objets, en les plaçant hors de la sphère des êtres vivants, humains et animaux non-humains, qui méritent une considération morale. Cette attitude est détestable, mais n’a rien de surprenant de la part d’une institution dont le chef d’état-major, étudiant en philosophie spécialisé dans le véganisme, s’est fait connaître plus largement en détruisant à coups de marteau les maisons des camps de réfugiés.

    Safi en vient au cœur du problème, s’agissant d’une armée qui se décrit comme bienveillante, morale, ou, dans le cas précis des FDI, “l’armée la plus végane du monde”. Non seulement l’armée israélienne fait souffrir et tue les Palestiniens en recourant à des méthodes précises et ciblées mais, de plus, l’idée d’une “armée végane” est en elle-même absurde et révèle une incompréhension foncière (ou une déformation délibérée) de ce que signifie le véganisme. Rappelez-vous la définition du véganisme donnée au début de ce billet, et gardez-la à l’esprit en lisant le texte de Safi : “Si le véganisme consiste réellement à ne pas faire souffrir, dans la mesure de nos moyens, un autre être vivant et si nous pouvons admettre que les gens sont des animaux, il en découle logiquement qu’il est absurde de parler d’un soldat ‘végan’ menant un combat armé contre une population civile, et que ce n’est tout simplement pas du véganisme.” Soit le gouvernement et l’armée d’Israël ne comprennent pas la philosophie qui sous-tend le véganisme, soit ils ont internalisé leur blanchiment végan à tel point qu’ils croient ne pas infliger de souffrance en donnant des coups de pied dans le visage de quelqu’un dès lors que leurs bottes ne sont pas en cuir, et ne perçoivent pas le caractère pervers de cette idée.

    Les FDI ne sont pas les seules en cause ; d’importantes organisations du mouvement végan en dehors d’Israël ont mordu à l’appât. L’organisation PETA (Pour une éthique dans le traitement des animaux) a adressé aux armées d’autres pays la recommandation effrayante d’essayer de ressembler davantage aux FDI, et le site végan bien connu VegNews a publié récemment un article faisant l’éloge d’une membre de la Knesset qui a demandé que le cuir de son siège dans l’hémicycle soit remplacé par un matériau végan, le cuir symbolisant des souffrances inutiles. Cet article cite par ailleurs Benjamin Nétanyahou, Premier Ministre israélien et criminel de guerre, qui proclame que la question des droits des animaux “lui tient de plus en plus à cœur”. Si seulement les politiciens israéliens étaient tout aussi touchés par les souffrances inutiles de leurs voisins palestiniens !

    https://twitter.com/IDF/status/1058057482105438210

    Avec nos 10 000 soldats végans, nous sommes fiers d’être l’armée la plus végane du monde !

    #WorldVeganDay pic.twitter.com/oQ9N6pp3cX

    —Forces de Défense d’Israël (@IDF) 1er novembre 2018

    Rendre l’occupation cool

    À mesure que le véganisme se banalisait, la perception générale du style de vie végan s’écartait des stéréotypes à base de céréales bio associés au véganisme dans l’imagination populaire. Aujourd’hui, le véganisme est cool. D’Ariana Grande à Zac Efron, tout le monde le pratique et, grâce aux influenceurs des réseaux sociaux suivis par une foule de gens, le choix du véganisme semble aussi chic et élégant que n’importe quelle autre tendance sur Instagram. YouTube est une plate-forme privilégiée par les influenceurs végans. Quand je suis devenue végane, en 2016, une des vidéastes les plus suivies était une Israélienne qui filmait tous ses repas de la journée dans les nombreux restaurants végans de Tel Aviv.

    Résolu à ne jamais être démodé, Israël, dans le cadre de sa campagne de blanchiment végan, a cherché activement à attirer les milléniaux qui font défiler les pages et les sites des influenceurs. L’organisation sans but lucratif Vibe Israel a offert à des personnalités véganes, blogueurs ou vidéastes sur YouTube, un séjour équivalant à des vacances de blanchiment végan tous frais payés pour s’initier à la culture végane en Israël. La mission déclarée de Vibe Israel est de renforcer la réputation mondiale d’Israël, et l’organisation proclame d’ailleurs sur la page d’accueil de son site web qu’elle “met à profit le pouvoir des médias sociaux et des stratégies de promotion de l’image de marque nationale” pour convaincre le monde qu’Israël est l’endroit branché où il faut être. Birthright Israel, programme gouvernemental qui offre des voyages gratuits en Israël à des Juifs du monde entier âgés de 18 à 26 ans en fermant les yeux sur le fait que la plupart des Palestiniens ne peuvent pas rentrer chez eux, propose maintenant une option végane pour les adolescents et les jeunes de vingt ans et quelques qui souhaitent vivre un séjour “sans cruauté” en territoire occupé.

    Si vous regardez la vidéo du Vibe Vegan tour, rien ne peut vous faire imaginer que de brutales violations des droits humains sont commises à quelques kilomètres des séquences joyeuses de cours de cuisine et de légumes frais. Et, bien sûr, là est la question. Certains influenceurs sur les médias sociaux qui ont participé au voyage ont fait l’objet de commentaires critiques pour avoir promu l’image de marque végane d’Israël mais, pour autant, aucun d’entre eux n’a fait le moindre effort pour sortir de la bulle Brand Israel. La Ligue des animaux de Palestine a même fait une proposition à l’un au moins des YouTubeurs mal informés, invitant The Buddhist Chef à se rendre dans les territoires palestiniens à l’occasion de son voyage, mais il a refusé cette invitation en raison d’un “emploi du temps chargé”. Quoi qu’il en soit, dans la mesure où il était un invité d’Israël, sans doute n’aurait-il pas été autorisé à franchir le checkpoint pour entrer en Palestine.

     

    https://twitter.com/LauraCatriona/status/1064608370898989058

    Les FDI ont tué 214 Palestiniens à Gaza depuis mars, mais allons-y, applaudissons leur beau travail sur les bérets végans  pic.twitter.com/KbcvYJrOaE

    — Laura Murray  (@LauraCatriona) 19 novembre 2018

    Appropriation culturelle et islamophobie

    Le volet ultime de la campagne de blanchiment végan d’Israël concerne l’appropriation de la cuisine palestinienne et l’effacement simultané de la tradition végétale dans l’histoire culinaire palestinienne. Tant le gouvernement israélien que les végans israéliens eux-mêmes revendiquent fréquemment des mets palestiniens présents dans la région depuis des siècles et leur mettent l’étiquette “cuisine israélienne” en oubliant que le pays appelé Israël n’existait pas avant 1948. Les chefs israéliens vantent volontiers des plats à base de plantes comme le falafel, le houmous, le taboulé ou le baba ghanoush en y voyant une preuve de l’affinité entre alimentation israélienne et véganisme. Ce qu’ils ne précisent pas, c’est que tous ces plats sont en fait palestiniens ou levantins, et sont apparus des siècles avant la présence d’Israël dans la région.

    Dans la ville où je vis actuellement, Washington (District of Columbia, DC), les restaurants pratiquent à longueur de temps cette forme d’appropriation culturelle, ce qui me dérangerait un peu moins si cela ne leur valait pas un énorme succès. Quand d’autres habitants du District apprennent que je suis végane, les gens mentionnent régulièrement cinq restaurants, parmi lesquels Shouk et Little Sesame qui appartiennent à des Israéliens. Ces lieux ont été rapidement appréciés par les végans – et aussi les non-végans – qui ne se rendent pas compte qu’il est problématique de manger dans un établissement qui qualifie sa cuisine de “street food israélienne moderne” (Shouk). De plus, on a récemment appris que la chaîne de falafel Taïm, basée à New York et définie comme “de style Tel Aviv”, va ouvrir cet automne sa première enseigne dans le DC. Au cas où d’éventuels clients seraient gênés par le vol de traditions culinaires, le site web de Taïm comporte une page intitulée “Leçon d’histoire” qui souligne à leur intention : “Souvenez-vous que nous parlons de nourriture, et non de religion ni de politique.”

    Mais il y a un problème : ce n’est pas si facile de séparer la nourriture de la politique, surtout quand il s’agit d’Israël et de la Palestine. Ces restaurants ont profité de leur appropriation de plats palestiniens pour devenir des piliers renommés de la scène végane locale, fréquentés par des végans d’une indifférence exaspérante (et blancs, pour la plupart), qui ne mesurent pas le problème profond posé par un tel vol de patrimoine culturel, à moins que cela ne leur soit égal. Nous critiquons à juste titre de nombreux restaurateurs qui se livrent à l’appropriation culturelle de façon flagrante mais, pour une raison ou une autre, ces restaurants israéliens échappent à tout jugement. La vérité oblige à dire que la plupart des délicieux plats à base végétale qui attirent les végans dans ces établissements étaient initialement palestiniens.

    Un autre aspect de la négation des éléments végétaux de la cuisine palestinienne repose sur l’idée que, dans l’ensemble, les cultures à forte composante musulmane n’ont pas d’affinité avec le véganisme, notion qui est au mieux incorrecte et au pire totalement raciste et islamophobe. Certains blogueurs et journalistes israéliens ont prétendu que la fête musulmane de l’Aïd al-Adha, qui entraîne traditionnellement le sacrifice d’un agneau, prouve que les cultures musulmanes manifestent moins de compassion pour les animaux. Les Israéliens propagent de plus des stéréotypes terriblement destructeurs sur les Palestiniens en particulier, affirmant que la culture palestinienne inclut la violence, et ils utilisent ces idées toutes faites pour justifier leur propre violence envers les civils palestiniens. Ces affirmations, à la fois infondées et racistes, font appel au rejet islamophobe des cultures musulmanes dans l’altérité pour tenter de convaincre.

    En réalité, malheureusement, la plupart des cultures humaines, sinon toutes, comportent des traditions qui impliquent de manger des animaux. Certes, je préfèrerais que ce ne soit pas le cas mais, à mon avis, cette réalité en dit moins sur telle ou telle culture que sur les relations des humains avec les animaux non-humains en général. De surcroît, Israël fait partie des trois premiers pays consommateurs de viande dans le monde, bien que ses partisans végans omettent commodément de mentionner ce fait.

    Le véganisme intersectionnel

    Nous ne pouvons pas prétendre que nos choix, qu’il s’agisse de faire en Israël un séjour subventionné ou de fréquenter tel ou tel restaurant, sont dépourvus de conséquences. Soyons clairs : en tant que végane, je me réjouis de voir que les gens sont de plus en plus préoccupés par la manière dont nous traitons les animaux. Par ailleurs, je suis sûre que de nombreux Israéliens végans ont la volonté de mettre fin à l’occupation de la Palestine, et c’est pour cette raison que j’ai délibérément mis l’accent sur le blanchiment végan pratiqué par le gouvernement et les grandes entreprises israéliennes ainsi que les personnes publiques comme les blogueurs et les commerçants, et non sur les simples citoyens d’Israël. Cela dit, je n’approuve pas la promotion du véganisme à n’importe quel prix, parce qu’un véganisme qui ne se préoccupe pas des questions intersectionnelles de l’oppression humaine est incohérent sur le plan logique et ne m’intéresse pas.

    On trouve dans un de mes épisodes préférés du podcast du Vegan Vanguard une remarque critique sur la complicité de la communauté végane avec la campagne israélienne de blanchiment végan : si les végans ne s’étaient pas hâtés de présenter le véganisme comme un simple choix de style de vie pour les consommateurs, il serait moins facile de récupérer le véganisme au service d’objectifs trompeurs. Un mouvement végan explicitement intersectionnel et anticapitaliste ne pourrait pas fournir de justification cohérente à des atteintes aux droits humains, même à un niveau superficiel. Dans notre désir de rendre le véganisme plus attirant pour le grand public, nous, les végans, avons bradé nos convictions politiques. Et ce sont les mauvaises personnes qui les ont achetées, en même temps que le houmous préféré des FDI.

    Bien que nous affrontions des systèmes industriels et militaires puissants, nous pouvons encore lutter pour la justice. Rejeter une vision consumériste du véganisme, en savoir plus sur la cuisine et la culture palestinienne, et rejoindre le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) de la société civile palestinienne : ce sont là quelques actions à notre portée. Non seulement nous pouvons nous engager simultanément pour la libération humaine et animale, mais nous devons le faire, parce que ces deux aspects se renforceront mutuellement. Les parlementaires qui exigent des sièges en faux cuir pour y adopter des lois favorables à l’apartheid ou les soldates qui demandent des bérets sans laine à porter tout en semant la terreur n’ont rien à voir avec le véganisme. Le véganisme, ce sont les libertés, l’abondance, la libération pour toutes et tous. Cela pourrait l’être. Mais uniquement si la justice l’emporte en Palestine.

    Source : Mondoweiss
    Traduction : SM pour l’Agence Média Palestine

     

    https://agencemediapalestine.fr/blog/2019/10/13/larmee-la-plus-vegane-au-monde-comment-israel-sapproprie-le-veganisme-pour-justifier-loppression-des-palestiniens/?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=msf_a_gaza_plus_de_1000_patients_souffrent_d_infections_graves_suite_aux_blessures_par_balles_recues_lors_de_la_grande_marche_du_retour&utm_term=2019-11-05

     


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  • Un historien falsifie ses propres recherches sur la théorie du genre

     
    • par

    VIDÉO. Un historien canadien, expert en « gender studies », avoue avoir falsifié les conclusions de ses recherches, au service de sa propre idéologie politique.
    Par Christopher Dummitt* pour Quillette** (traduction par Peggy Sastre)

    Si on m’avait dit, voici vingt ans, que la victoire de mon camp allait être aussi décisive dans la bataille idéologique sur le sexe et le genre, j’aurais sauté de joie. À l’époque, je passais de nombreuses soirées à débattre du genre et de l’identité avec d’autres étudiants – voire avec n’importe qui avait la malchance de se trouver en ma compagnie. Je ne cessais de le répéter : « Le sexe n’existe pas. » Je le savais, un point c’est tout. Parce que j’étais historien du genre.

    Dans les facs d’histoire nord-américaines des années 1990, c’était d’ailleurs le nec plus ultra. L’histoire du genre – et, plus généralement, les études de genre dans le reste du monde académique – constituait un ensemble de sous-disciplines à base identitaire alors en pleine phase ascendante dans les campus d’arts libéraux. Selon les enquêtes sur les domaines de spécialisation menées en 2007 et 2015 par l’Association des historiens américains, les plus gros effectifs se comptaient dans l’histoire des femmes et du genre, suivis de près par l’histoire sociale, l’histoire culturelle et l’histoire raciale et sexuelle. Autant de domaines partageant avec moi une même vision du monde : que pratiquement toutes les identités ne sont qu’une construction sociale et que l’identité n’est qu’une question de pouvoir.

    À l’époque, pas mal de gens n’étaient pas de mon avis. Toute personne – c’est-à-dire pratiquement tout le monde – n’ayant pas été exposée à ces théories à l’université avait bien du mal à croire que le sexe n’était globalement qu’une construction sociale, tant cela allait à l’encontre du sens commun. Mais, aujourd’hui, ma grande idée est partout. Dans les débats sur les droits des transgenres et la politique à adopter concernant les athlètes trans dans le sport. Dans des lois menaçant de sanctions quiconque laisserait entendre que le sexe pourrait être une réalité biologique. Pour de nombreux militants, un tel propos équivaut à un discours de haine. Si vous défendez aujourd’hui la position de la plupart de mes opposants d’alors – que le genre est au moins partiellement fondé sur le sexe et qu’il n’y a fondamentalement que deux sexes (le mâle et la femelle), comme les biologistes le savent depuis l’aube de leur science –, les super-progressistes vont vous accuser de nier l’identité des personnes trans, et donc de vouloir causer un dommage ontologique à un autre être humain. À cet égard, dans son ampleur et sa rapidité, le revirement culturel est stupéfiant.

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    Théorie du genre

    Christopher Dummitt, un historien canadien, fait son mea culpa sur la question des « gender studies » et sur ses travaux

     

     


    Selon des informations du Point et de Quillette, l’historien canadien Christopher Dummitt, expert en « gender studies », aurait avoué avoir falsifié les conclusions de ses recherches afin de mettre en avant et de favoriser son idéologie politique.

     

    La rédaction du Point a relayé un article de Christopher Dummitt pour le journal australien Quillette. Christopher Dummitt est historien de la culture et de la politique. Il enseigne à l’université Trent, au Canada, et est l’auteur de Unbuttoned : A History of Mackenzie King’s Secret Life.

    Cet historien est l’auteur de travaux académiques de références sur la question des « gender studies« . Selon sa théorie, le sexe n’est pas une réalité biologique mais une construction sociale, et le genre, masculin ou féminin, une question de pouvoir affirmant la domination des hommes sur les femmes.

    Il vient de signer une tribune dans laquelle il fait son « mea culpa » sur la question des « gender studies« .

    « Aujourd’hui, j’aimerais faire mon mea culpa. Mais je ne me contenterai pas d’être désolé pour le rôle que j’ai pu jouer dans ce mouvement. Je veux détailler les raisons qui me faisaient faire fausse route à l’époque, et celles qui expliquent les errements des socio-constructionnistes radicaux contemporains« .

    Cet historien canadien, expert en « gender studies« , admet avoir falsifié les conclusions de ses recherches. Cette démarche aurait été effectuée afin de faire avancer sa propre idéologie politique.

    Dans les facs d’histoire nord-américaines des années 1990, l’histoire du genre et les études de genre constituait un ensemble de sous-disciplines à base identitaire qui était très en vogue sur les campus d’arts libéraux. Il est revenu sur ses travaux et a évoqué le contexte de l’époque :

    « J’ai également publié un article tiré de mon mémoire de maîtrise, dont la portée a sans doute été plus large que mes travaux académiques. C’est un article divertissant consacré aux liens entre les hommes et le barbecue dans le Canada des années 1940 et 1950. Publié pour la première fois en 1998, il a été intégré à plusieurs reprises dans des manuels de premier cycle. Bien des étudiants embarqués dans l’étude de l’histoire du Canada ont été obligés de le lire pour en apprendre davantage sur l’histoire du genre et la construction sociale du genre.

    Petit problème : j’avais tort. Ou, pour être un peu plus précis : j’avais partiellement raison. Et pour le reste, j’ai globalement tout inventé de A à Z. Je n’étais pas le seul. C’est ce que faisait (et que fait encore) tout le monde. C’est ainsi que fonctionne le champ des études de genre. Je ne cherche pas à me dédouaner. J’aurais dû faire preuve de plus de discernement« .

    Il a évoqué ses travaux et sa méthode tout en faisant son « mea culpa » :

    « Mes recherches ne prouvaient rien, dans un sens comme dans l’autre. Je partais du principe que le genre était une construction sociale et je brodais toute mon « argumentation » sur cette base. Je ne me suis jamais confronté – du moins pas sérieusement – à une autre opinion que celle-ci. Et personne, à aucun moment de mes études supérieures ou du processus de publication de mes articles de recherche, n’allait me demander de faire preuve d’un tel esprit d’ouverture. En réalité, les seules critiques que j’ai reçues me demandaient de renforcer davantage le paradigme, ou de me battre pour d’autres identités ou contre d’autres formes d’oppression« .

    Christopher Dummitt a donc admis avoir extrapolé des résultats d’enquêtes afin de servir sa propre idéologie :

    « Mon raisonnement bancal et d’autres travaux universitaires exploitant une même pensée défectueuse sont aujourd’hui repris par des militants et des gouvernements pour imposer un nouveau code de conduite moral. (…) Il ne faut pas voir dans cette confession un argument pour dire que le genre n’est pas, dans de nombreux cas, socialement construit. Reste que les critiques des socio-constructivistes ont raison de lever les yeux au ciel lorsque de soi-disant experts leur présentent de soi-disant preuves. Les erreurs de mon propre raisonnement n’ont jamais été dénoncées – et n’ont en réalité qu’été confirmées par mes pairs. Tant que nous n’aurons pas un domaine d’études sur le sexe et le genre très critique et idéologiquement diversifié – tant que la validation par les pairs n’y sera peu ou prou que le dépistage idéologique d’un entre-soi –, alors, il nous faudra effectivement prendre avec énormément de pincettes toute « expertise » sur la construction sociale du sexe et du genre« .

    [Source : Atlantico via Guy Fawkes]

    via:http://nouveau-monde.ca/fr/theorie-du-genre-confessions-dun-homme-dangereux/

     

    https://reseauinternational.net/un-historien-falsifie-ses-propres-recherches-sur-la-theorie-du-genre/

     

     

     

     

    Etats-Unis : Phare guidant les nations éprises de liberté

    par Ethan Huff.

     

    L’autre jour, un enseignant pédéraste de lycée du New Jersey a été arrêté ; il avait sollicité des relations sexuelles auprès d’un de ses élèves mineurs. Le même jour, nous avons appris que le conseil municipal de Washington faisait pression pour légaliser la prostitution des mineurs. Qu’est-ce que ces deux histoires ont en commun ? Chacune est l’exemple d’un jour de plus aux États-Unis en 2019.

    On dirait qu’aucun jour ne passe sans que des préadolescents ne soient ouvertement abusés par des pervers LGBTQP, obsédés de pourrir l’innocence des enfants en les endoctrinant à la déviance sexuelle. Qu’il s’agisse de propagande faisant croire aux enfants qu’ils peuvent choisir leur sexe, ou de leur enseigner des pratiques sexuelles anales, ces temps-ci, les obsédés les plus dépravés de la planète Terre semblent tenir tous les postes influents des États-Unis – et ils se servent systématiquement de la notoriété que leur confère leur situation indue, à chercher à obliger vos enfants à se conformer à leur propre image d’affreux corrompus.

    Bien que ce pays ait la réputation d’avoir été jadis un bastion de vertu et de décence dans le monde [corrompu] – lors de son célèbre discours d’adieu, le défunt président Ronald Reagan a en fait qualifié les États-Unis de ville brillante sur la colline, de phare guidant les gens de partout épris de liberté – il est devenu aujourd’hui le pays de la perversion absolue et de la totale dépravation morale. Ces temps-ci, où que vous posiez les yeux, c’est des parades de ‘fiers’ couverts de drapeaux homosexuels ‘arc-en-ciel’, des marches pour l’avortement menées par de fortes en gueule féministes, et des heures d’histoires de drag queen qui visent à faire changer de sexe vos enfants.

    Aux États-Unis d’aujourd’hui, choisir de cuisiner des gâteaux exclusivement pour les couples normaux, est désormais considéré ‘mal’ et ‘intolérant’, tandis que déguiser un garçon de 11 en pute et l’exploiter à des fins financières sur les réseaux sociaux, est ‘courageux’ et ‘tolérant’.

    De nos jours aux États-Unis, être chrétien signifie que vous êtes attardé jusqu’aux oreilles, et que vous méritez d’être ridiculisé, tandis que transformer un gamin de sept ans en ‘gamine’ en le forçant à prendre des bloqueurs de puberté, est considéré comme une façon ‘progressiste’ de laisser les enfants s’exprimer sans ‘haine’.

    Autrement dit, tout est complètement à l’envers, et la gauche blanche en porte largement le chapeau. S’ils réalisent leur dessein ultime, la population entière des États-Unis sera pour l’essentiel transformée en masse androgyne de gens asexués, de robots revêtus de chair, ne faisant rien que travailler 24 heures sur 24, payant leurs impôts pour financer le socialisme, et vivant comme de bons petits esclaves mondialistes – rien de plus.

    Chers Étasuniens, si vous refusez de prendre position contre les mondialistes, vous pouvez alors dire adieu à l’avenir de vos enfants.

    Si vous pensez que c’est un peu exagéré, regardez autour de vous. Voyez-vous des hommes se comporter en hommes de nos jours ? Voyez-vous des femmes se comporter en femmes de nos jours ? Voyez-vous des enfants se comporter en enfants de nos jours ? Voyez-vous quelqu’un n’étant pas collé à son smartphone ou à son ordinateur ? Le nouvel âge éclate avec force dans les couches sociales, et apparemment personne ne s’en soucie, puisque la formidable résistance à ce dessein satanique est quasiment inexistante.

    Certes, les gens votent toujours et font bêtement confiance aux hommes politiques pour les sauver, même si pas un de ces derniers, qu’il soit de gauche ou de droite, ne fait jamais rien qui vaille pour enrayer la folie. En réalité, la plupart d’entre eux facilitent plutôt la progression de la folie, en mimant l’opposition entre eux, tout au long de l’énorme opération psychologique des ânes bleus contre les éléphants rouges, connue sous le nom de politique étasunienne.

    À quand remonte la dernière fois où un ‘fonctionnaire’ s’est dressé avec force en faveur de ce qui est juste ? À quand remonte la dernière fois qu’un politicien, d’un bord ou de l’autre de la Chambre, a dit que ça commence à bien faire avec les incessantes attaques d’insanités LGBTQP ? Comme la plupart des gens passent leur temps le nez plongé dans leurs appareils électroniques, notre pays continue sa descente dans les égouts, pendant que nos enfants sont détruits et remplacés par le flot sans fin d’étrangers qui ne veulent nullement s’assimiler, mais sont plutôt là pour reprendre possession de ce pays autrefois grand.

    Même avec Donald Trump aux manettes, la plupart des gens ont l’air d’être plongés dans l’illusion que tout va bien se passer, et qu’ils n’ont pas à lever le petit doigt pour sauver la République. La triste vérité est que rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité. Si les gens tiennent vraiment à sauver leur pays de cette guerre interne, ils devront commencer par faire des sacrifices en se joignant au combat avec l’intention de gagner.

    Les gens les plus stupides continueront de plaquer des autocollants ‘Coexister’ sur le pare-chocs de leurs voitures, et à prétendre que le multiculturalisme marche vraiment bien, tandis que les patriotes comprendront, espérons-le, que le temps n’est plus à la paix. L’avenir de notre République est incertain, et il est peut-être déjà trop tard pour la sauver – mais ne devrions-nous pas au moins essayer de la défendre ?

    Il est temps maintenant d’éteindre votre téléviseur, de résilier votre abonnement Netflix et de vous préparer au combat. Si vous avez des enfants, il est particulièrement crucial que vous fassiez le nécessaire pour leur donner un avenir dans lequel ils pourront exister en harmonie avec leur nature, leurs convictions religieuses et leur individualité unique, tout en étant constamment attaqués par une armée de mondialistes qui ne s’arrêteront pas tant que la nation ne sera pas entièrement bouleversée et sous leur contrôle. Êtes-vous vraiment d’accord avec ça ?

    Gender.News, Ethan Huff

    Original : gender.news/2019-10-31-america-the-land-of-total-moral-depravity.html

    Adaptation française Petrus Lombard

    (Les idées et opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles de Réseau International)


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