• (image ajoutée)


    Voici la copie de l’article concernant les principes et possibles détournements du rôle de l'État, tel qu'envoyé aux élus locaux.

    Gérard PRIVAT

    Cette lettre, destinée aux élus locaux, est également envoyée pour information à l’attention :

    —    Du Président de la République ;
    —    Du Président du Sénat, Sénatrices et Sénateurs ;
    —    Du Président de l’Assemblée nationale, Députées et Députés ;
    —    Du Premier ministre ;
    —    Du Président du Conseil Constitutionnel, Conseillères et Conseillers ;
    —    Du Vice-président du Conseil d’État, Conseillères et Conseillers ;
    —    Du Président du Conseil économique, social et environnemental, Conseillères et Conseillers ;
    —    Du Premier Président de la Cours des comptes, du Procureur général, Magistrates et Magistrats ;
    —    Des Présidentes, Présidents, Conseillères et Conseillers, des Assemblées territoriales, des Conseils territoriaux, des Conseils départementaux.

    Cette lettre est également adressée aux médias.
     

                                               Lisle-sur-Tarn le 23 septembre 2019

     
    RÔLE DE L’ÉTAT ! 


    Madame le Maire, Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les Conseillers,

     
    Vous connaissez le rôle de la centralisation française dont la fonction première était de regrouper les compétences nécessaires afin de mieux organiser l’ensemble du territoire national pour sa défense, son développement avec les collectivités territoriales et l’émancipation du peuple.

    La centralisation correspond-elle encore à l’utilisation que voulaient en faire les fondateurs de la République ?

    La dégradation de la vie sociale s’accélère actuellement.
    Plus que jamais, l’État organise ou laisse organiser par des multinationales, la mise sous tutelle du peuple.
    La détérioration de nombreux acquis, une complexité souvent inutile (négative) et de gros nuages de poudre aux yeux, sont prétextes pour faire des « économies » ou aiguillonner une prétendue efficacité sociale.

    Les exemples sont nombreux qui confirment cette mise sous tutelle… 
    Les personnes les plus fragiles économiquement, voient leur autonomie financière toujours plus réduite jusqu’à l’exclusion.
    Paradoxalement, en contrepartie des aides favorisent une certaine docilité.
    Autrement le chômage et la précarité de l’emploi perdurent.
    Les salaires et pensions de retraites modestes continuent de se déprécier en diminuant relativement en comparaison de l’inflation.
    Les méthodes pédagogiques et les programmes scolaires se détériorent ; l’accumulation d’un savoir technique est privilégiée au détriment de l’accès aux principes de la connaissance et de l’émancipation humaine.
    La santé, à laquelle tout le monde n’a pas facilement accès, est abandonnée à des conditions de plus en plus restrictive.
    La vie de nombreuses personnes âgées se précarise.
    La compétition devient la règle à tous les niveaux de la vie sociale.
    La démocratie est rendue opaque et la politique repoussante.
    Les responsabilités locales sont diluées dans les nébuleuses des collectivités territoriales.
    Les accueils physiques de proximité sont éliminés pour l’ensemble des services rendus autrefois par l’État ou les mairies (eau, assainissement, électricité, gaz, enlèvement et traitement des déchets) ; lesquels accueils sont loin d’être compensés par les services en ligne avec l’Internet.
    Etc..

    La déstabilisation du plus grand nombre des communes réduit la démocratie et dévitalise le territoire, ce qui participe également à la mise sous tutelle du peuple.

    Vous, élus locaux, quand vous souhaitez œuvrer au développement de vos communes, vous vous retrouvez dans la tourmente en utilisant des espaces légaux de plus en plus réduits, complexes et contraignants.
    Pourtant les outils démocratiques et émancipateurs, même dégradés, sont encore disponibles.
    Il est possible de favoriser le plus simple de ces outils, bien que souvent négligé ou repoussé par un trop grand nombre de personnes ; je veux parler des inscriptions sur les listes électorales et le retour aux urnes des abstentionnistes.

    Élus locaux, vous êtes le maillon essentiel de la démocratie.
    A votre exemple, l’État dans son ensemble, doit redevenir responsable du bien commun.
    La centralisation démocratique doit favoriser la véritable richesse par la coopération sur l’ensemble du territoire et le partage équitable de cette richesse.

    Œuvrons pour plus de démocratie et de liberté en responsabilité commune.
    Œuvrons pour l’émancipation humaine.
    Œuvrons dans le sens de la vie ! 

    Soyez assurés, Madame le Maire, Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les Conseillers, quelles que soient vos opinions, de mon profond respect pour votre dévouement à vos concitoyens.


    Gérard PRIVAT
    Président d’Avenir Solidaire

     

    AVENIR SOLIDAIRE
    Association Loi 1901
    27, PSIHAN ; 35380 Maxent - (F)
    http://avenir-solidaire.fr
    contact@avenir-solidaire.fr 

     


    votre commentaire
  •  

    Bonjour. Voici un site très discrédité car il est administré par des Catholiques dits "intégristes". Or on y trouve des articles contre les folies du Nouvel Ordre Mondial, entre autres. Et c'est ainsi que j'ai lu hier soir, en entier, toute cette étude sur le désordre mondial. Passionnant ! eva R-sistons 

    Valérie Bugault au Liban pour dénoncer “la caste des banquiers commerçants”

     

    Chers organisateurs, chers auditeurs, Mesdames et Messieurs,

    valerie_bugaultJe suis très honorée d’être invitée à présenter mon livre « Les raisons cachées du désordre mondial » devant vous, qui cherchez des solutions politiques pour sortir de la nasse économico-monétaire dans laquelle la finance anglo-saxonne projette l’avenir politique planétaire.

    Le mouvement de globalisation, tant et souvent décrié, est, à mon sens, mal compris, pour ne pas dire « très mal compris ». Or, pour combattre utilement, il est nécessaire d’identifier clairement non seulement l’ennemi qui est en face mais encore et surtout les armes et les méthodes qu’il utilise. Or si les techniques financières de la globalisation à la mode anglo-saxonne sont parfaitement identifiables, et de plus en plus souvent identifiées, les méthodes utilisées par l’ennemi sont trop peu souvent, pour ne pas dire jamais, évoquées ; elles sont pourtant intéressantes à plus d’un titre.

     
    Parmi les méthodes utilisées pour développer la globalisation économique et financière, se trouve un point de référence qui, à lui seul, explique l’extrême efficacité des processus mis en œuvre. Les partisans de la globalisation planétaire ont réussi le tour de force de dissocier le pouvoir politique de la responsabilité qui, dans un ordre politique naturel, accompagne immanquablement le pouvoir. Alors que le terme de « politique » suppose un pouvoir identifié qui va, en conséquence, de pair avec une responsabilité identifiée, les financiers à la manœuvre dans le processus de globalisation mondiale ont instauré, par le double mécanisme :

    • du parlementarisme anglais dominé par des « partis politiques » et
    • des « banques centrales indépendantes »,

    un système permettant, au sein de chaque État, l’irresponsabilité politique totale des véritables donneurs d’ordre, qui sont les « tenanciers du système économique ». Dans cet « ordre politique » nouveau, issu des Révolutions occidentales du XVIIIème siècle – les premières Révolutions colorées de l’histoire –, les « hommes politiques » ne sont que des hommes de paille, des courroies de transmission des véritables donneurs d’ordre anonymes qui sont les principaux détenteurs de capitaux.

    Après avoir organisé, par l’instauration de réformes politiques ad hoc, leur irresponsabilité politique, les principaux propriétaires de capitaux ont pu organiser les règles du jeu économiques et monétaires dans un sens qui leur soit totalement et irrémédiablement favorable. Dans ce contexte, le capitalisme, loin d’être l’idéologie dont on le pare volontiers, est en réalité une arme de guerre permettant de générer encore plus d’anonymat au profit de ceux qui en contrôlent, et édictent, les règles du jeu. Cet anonymat permettant, en retour, l’organisation « spontanée » c’est-à-dire mécanique, de la plus vaste concentration des richesses qui ait jamais eu lieu sur cette terre ; concentration des richesses qui se fait en toute impunité sans aucun compte à rendre à personne.

    Le régime parlementaire de type anglais est une organisation sociale perverse

    La perversité de ces mécanismes a pour principale raison d’être de supprimer la possibilité de l’existence de contrepouvoir. Plus précisément, les contrepouvoirs apparents, hautement claironnées comme étant la quintessence de la démocratie, sont en réalité tout à fait, et structurellement, inefficaces.

    En particulier, le principe de « séparation des pouvoirs » théorisé par Montesquieu est, en régime parlementaire de type anglais, inopérant, neutralisé par le fait que les partis politiques qui gagnent les élections occupent en réalité toutes les places au sein des pouvoirs législatif et exécutif.

    Quant au pouvoir judiciaire – troisième pouvoir identifié par Montesquieu – il n’existe tout simplement pas pour la simple raison que les instances juridictionnelles sont techniquement chargées de la mise en œuvre du pouvoir législatif, qui leur échappe, et que la force nécessaire pour faire appliquer une décision de justice appartient au pouvoir exécutif, qui leur échappe tout autant. Le prétendu « pouvoir judiciaire » est en réalité étroitement dépendant des pouvoirs législatif et exécutif. Il ne peut, d’ailleurs, pas en être autrement tant il est vrai que le concept de « justice » est au cœur de l’émergence du « pouvoir politique ». Autrement dit : le pouvoir politique, qui consiste à organiser la vie de la Cité, est, par essence, doté de la capacité de « rendre justice ».

    Par ailleurs, si le pouvoir politique nécessite évidemment, pour ne pas être tyrannique, des contrepouvoirs, dissocier de façon autoritaire les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire tout en ignorant le pouvoir monétaire revient à faire disparaître la réalité du pouvoir politique. Ou plutôt, la nature ayant horreur du vide, cela revient à transformer le pouvoir politique en un théâtre d’ombres occupé par des pantins avec, derrière la scène les véritables acteurs qui œuvrent en secret – c’est-à-dire de façon anonyme. Ces acteurs politiques réels sont représentés par la caste des « banquiers commerçants » dont les intérêts, de nature privé, sont uniformes.

    Or, d’un point de vue méthodologique, « les intérêts privés » s’opposent de façon mécanique aux « intérêts publics » qui sont justement à l’origine du pouvoir politique. Car il faut revenir à la substance des choses et des idées. Le « pouvoir politique » correspond à la nécessité d’organiser la vie de la « Cité » ; ce qui suppose la prise en compte institutionnelle des différents intérêts qui traversent ladite « Cité ». Organiser la vie de la Cité consiste à faire de choix, à opérer des arbitrages entre les différents intérêts qui existent dans la Société ; or, en régime parlementaire de type anglais, ces intérêts ne sont tout simplement pas politiquement représentés. Par ailleurs, les arbitrages politiques n’ont, à terme, de réelles efficacités, de capacités propres, que s’ils sont perçus par l’ensemble des membres de la collectivité comme relevant d’un sacrifice nécessaire de certains intérêts privés catégoriels au profit de l’intérêt général, collectif, du groupe. Encore faut-il que le sacrifice consenti soit identifié, ce qui n’est pas le cas lorsque les intérêts privés qui dirigent restent dans l’ombre.

    Les problèmes substantiels générés par l’organisation politique de l’État autour du parlementarisme représentatif d’origine anglais sont nombreux, variés, et essentiellement tus. Par exemple, le fait de disjoindre les pouvoirs législatif et exécutif et d’instituer un organisme, le « parlement », dont la seule fonction est de « faire des lois » est en contradiction directe et irrémédiable avec l’objectif de stabilité législative nécessaire à la sécurité juridique des justiciables. L’existence constitutionnelle d’un parlement en tant qu’organe législatif est la garantie, à terme, d’une profusion de lois néfaste aux ressortissants de l’État. Or, la notion d’État politique n’existe que pour assurer la sécurité et la sauvegarde du groupe d’individus qu’il représente.

    En outre, le pouvoir politique suppose, par essence, une capacité d’action sur la longue durée. Or, voilà précisément (c’est-à-dire le « temps long ») ce qui est dénié aux partis politiques sous le régime du parlementarisme anglais. Les partis politiques sont conçus comme devant régulièrement, à échéance variable entre trois et dix ans, se concurrencer les uns les autres en participant à des « élections ».

    L’organisation politique imposée par le modèle parlementaire anglais est structurellement inapte à répondre aux exigences d’un État au sens politique du terme ; une telle organisation ne peut, par nature, pas remplir le rôle d’un État. Tous les axes sur lesquels reposent les régimes parlementaires fondés sur la séparation des pouvoirs sont des artefacts chargés d’anéantir le pouvoir politique réel. Il s’agit, dans l’ombre, de transférer le pouvoir à des décisionnaires occultes tout en mettant en scène une comédie institutionnelle chargée de faire croire à une réalité différente, parée de contrepouvoirs, d’équilibre des pouvoirs, de démocratie, de droits de l’homme et de bons sentiments humanistes.

    Nous en arrivons ainsi à comprendre que le principe dit de « séparation des pouvoirs » tel qu’interprété par les régimes politiques parlementaires – sur le modèle anglais – de la démocratie représentative est une escroquerie politique universelle. Ce prétendu modèle démocratique est fondé sur une imposture institutionnelle dont l’objectif est d’éclater le pouvoir politique de façon à le transférer, en coulisse, à des entités non clairement identifiées par les institutions.

    Ce système, fondamentalement vicieux, génère inévitablement, par un effet secondaire mécanique, de graves troubles sociaux liés à l’absence de sécurité juridique ainsi qu’à l’absence de représentation politique des différents courants et intérêts qui traversent la Société. Parmi ces troubles sociaux, il en est un particulièrement dangereux pour la paix sociale et qui n’est jamais abordé en tant que tel : la génération spontanée, dans les populations concernées, de troubles de nature psychique. L’apparence institutionnelle entrant en contradiction flagrante avec la réalité sous-jacente, se créée, dans le public, une incapacité à saisir à la fois la véritable nature politique des institutions et l’identité réelle des décideurs. Il en résulte une incapacité systématique – systémique – des individus à rendre les décideurs réels responsables de leurs actes dans le même temps que les apparences proclament l’existence de contrepouvoirs et de démocratie. Le développement et la généralisation, chez les ressortissants desdits États, d’un phénomène de dissonance cognitive est l’un des effets secondaires de cette dichotomie flagrante entre apparence et réalité du pouvoir. C’est ainsi que les « États démocratiques » occidentaux fondés sur la séparation des pouvoirs telle qu’interprétée par les « régimes parlementaires représentatifs » entraînent inévitablement, à terme, des pathologies psychiques plus ou moins graves parmi leurs populations. Car les humains sont des individus qui interagissent avec leur environnement et avec leurs semblables ; la perversité institutionnelle du parlementarisme anglais a donc, naturellement, pour effet direct structurel, de générer des pathologies sociales de nature psychiques parmi les populations qui y sont soumises.

    Pour conclure brièvement : l’organisation politique autour du parlementarisme représentatif – d’origine anglaise – peu à peu imposée à la majeure partie des pays du monde, est structurellement une organisation sociale et politique perverse, inapte à instaurer la paix sociale et en contradiction directe avec les fonctions d’un État réel. Elle a, historiquement, été imposée à des fins de prise de pouvoir politique par la caste des banquiers commerçants.

    La caste des banquiers commerçants contrôle les monnaies

    Les banquiers commerçants, partis, au XVIIIème siècle, à l’assaut du pouvoir politique, n’ont pas entrepris la conquête du pouvoir sans armes. Parmi celles-ci, se trouve la création de banques centrales qui ont permis à cette caste de centraliser l’émission et la gestion des monnaies. Cette institution nouvelle de « banque centrale » a eu pour objectif et pour effet de faire échapper la gestion monétaire à tout contrôle de type politique.

    Les États politiques d’Europe, et d’ailleurs, ont vécu des milliers d’années sans « banque centrale », ce concept aujourd’hui frauduleusement présenté comme intimement lié à l’histoire des nations est une réalité politique relativement récente née, sans surprise, en Angleterre à la fin du XVIIème siècle. Le 27 juillet 1694 naissait la première banque centrale du monde, sous le nom de « banque d’Angleterre ». Cette banque était l’héritière naturelle de la très puissante Banque d’Amsterdam créée en 1609 sous l’impulsion des banquiers dominants ; ses récépissés circulaient dans le commerce comme une sorte de monnaie fictive. La Banque d’Amsterdam a réellement inauguré le concept de monnaie de banque comme instrument de paiement ; elle avait l’entier contrôle de la circulation monétaire sous forme de monnaie papier-fiduciaire, ce qui préfigure le rôle actuel des banques centrales. Ce nouveau concept de « monnaie de banque » était promis à un bel avenir, puisqu’il a, au fil du temps, remplacé l’or dans son rôle de vecteur monétaire.

    Ainsi le contrôle que les banquiers changeurs du Moyen-Âge détenaient sur l’or s’est peu à peu transmuté au cours des XVIIIème, XIXème et XXème siècles en un contrôle des mêmes banquiers sur la monnaie papier, plus aisée à faire circuler que des lingots d’or. Ajoutons, par une anticipation parfaitement prévisible et à laquelle les banquiers préparent le monde, que la monnaie ainsi comprise – comme une marchandise qu’il convient de contrôler et d’accaparer – circulera à l’avenir de façon entièrement dématérialisée, ce qui raffermira encore davantage le contrôle politique exercé par les banques sur les individus.

    Relatons, à cet égard, la récente déclaration de Mark Carney (août 2019), gouverneur de la Banque centrale d’Angleterre, qui évoque une nouvelle monnaie mondiale, hégémonique, synthétique. Le hiatus sera dès lors complet entre la conception de la monnaie en tant que marchandise et sa circulation qui sera entièrement dématérialisée : le concept de « monnaie marchandise », qui ne représentera plus rien de la réalité monétaire, aura servi aux banquiers commerçants à accaparer le contrôle monétaire.

    Une fois de plus, il convient de revenir à l’essence des choses et des institutions. La monnaie, instrument au service d’intérêts privés est complètement hors de sa raison d’être, qui était « politique », entendu au sens premier de ce terme. Accaparée par des intérêts privés, la monnaie devient une « arme par destination » destinée à asservir le collectif au profit du particulier. Si les rois, empereurs, tsars et autres chefs d’État ne maîtrisaient pas la totalité de l’or qui circulait sur leurs territoires, les faux chefs d’État actuels contrôlent encore moins les masses monétaires en circulation dans le monde. Ces masses monétaires échappent désormais totalement à l’emprise du pouvoir compris dans son sens politique initial pour échoir de façon définitive aux banquiers qui contrôlent le monde.

    Le retour apparent, à grand fracas, du phénomène politique sur la gestion monétaire à laquelle on veut nous faire croire via les menées de Donald Trump sur la Fed ne sont que poudre aux yeux. En effet, les actuels dirigeants de tous les pays occidentaux sont sous le strict contrôle des financiers qui sont à l’origine de leurs élections. N’oublions pas que l’élection du président Trump a été permise par les menées de Cambridge Analytica, organisme rattaché, par ses sources de financement (Robert Mercer), à la City of London ; Steve Bannon, qui a commencé sa carrière dans le renseignement de la Marine américaine (la Navy) – spécialisé dans les opérations psychologiques – dirigeait alors les manipulations ayant abouti à l’élection de Donald Trump. A titre incident, il n’est pas inutile de préciser que Steve Bannon est passé directement du renseignement de la Navy à des fonctions chez Goldman Sachs, banquier globaliste par excellence, avant de s’occuper de politique et d’élections.

    Notons que c’est ce même organisme, Cambridge Analytica, qui a été accusé par le lanceur d’alerte Christopher Wylie d’avoir joué un rôle crucial dans le vote en faveur du Brexit. Le très médiatique Nigel Farage, qui a pris la tête de la croisade politique ayant mené au Brexit, est en effet très lié à la famille de Robert Mercer.

    Il est impératif de comprendre que le Brexit, est une manœuvre des banquiers-financiers de la City of London pour reprendre en main et piloter le changement de la monnaie mondiale, c’est-à-dire le passage de l’utilisation du dollar américain aux DTS (SDR), panier de monnaies sur le modèle du Bancor de Keynes – qui n’avait pas pu être imposé par les banquiers en 1944, au moment des négociations ayant mené aux accords de Bretton Woods.

    Donald Trump, Dominique Strauss-Kahn, Nigel Farage, Christine Lagarde, le FMI, les différentes banques centrales – dont les dirigeants de la Fed -, la Banque des Règlements Internationaux, la Banque mondiale et beaucoup d’autres se rattachent au clan des partisans du Nouvel Ordre Mondial dont le Quartier Général se situe à la City of London. Ces activistes de la globalisation monétaire et politique, dont les donneurs d’ordre sont mus par un messianisme de plus en plus apparent, œuvrent à faire advenir un gouvernement mondial qui sera dirigé, sans contrepouvoir, par les banquiers commerçants. Le premier pas vers ce gouvernement mondial est l’avènement des Droits de Tirage Spéciaux (DTS / SDR Special Drawing Rights), panier de monnaies, en tant que monnaie mondiale ; cet avènement suppose – ou plutôt nécessite – l’abaissement économique, monétaire et militaire de l’empire américain.

    Concernant cette évolution monétaire, les dirigeants officiels de la Fed américaine sont actuellement pris entre les deux feux du dollar monnaie locale et monnaie mondiale. Ils ne peuvent pas ouvertement abandonner brutalement le rôle du dollar monnaie mondiale dans le même temps qu’ils savent que cette fonction du dollar est, à la fois techniquement obsolète et politiquement abandonnée par leurs donneurs d’ordre rattachés à la City. Dans ce contexte, le président Trump joue le rôle qui lui a été assigné par ses donneurs d’ordre globalistes en aidant la Fed à transformer le dollar en une simple monnaie locale. A terme, la Fed pilotera l’économie américaine, via la politique monétaire du dollar américain, dans le seul intérêt bien compris à la fois de l’économie américaine et des financiers de la City. En d’autres termes, la Fed va progressivement réinvestir son seul rôle de gestionnaire de monnaie locale. Le rôle de gestionnaire de la monnaie mondiale – actuellement représentée par les DTS (Droits de Tirages Spéciaux / SDR Special Drawing Rights) – sera, par un commun accord des banquiers centraux, rempli par la Banque des Règlements Internationaux (BRI / BIS) d’une part et par le FMI (Fonds Monétaire International) d’autre part.

    Dans ce contexte, le seul défi américain consiste à ce que le dollar monnaie locale ne perde pas trop de pouvoir dans la détermination de la nouvelle monnaie mondiale, c’est-à-dire qu’il conserve un pourcentage utile dans le panier de monnaies que constitue les DTS (Droits de Tirage Spéciaux). D’où les menées américaines, militaires au Venezuela, et, plus récemment, commerciales au Groenland (dont le sous-sol regorge de richesses minières : terres rares, uranium, fer, cuivre, or…), afin de récupérer le contrôle de matières premières telles que l’or et le pétrole. Il ne faut absolument pas s’étonner que la Grande Bretagne s’associe aux États-Unis pour mener à bien l’acquisition du Groenland, après que la City of London ait court-circuité l’empire américain : en effet, il s’agit pour les banquiers globalistes de maintenir un équilibre entre les différentes puissances qui participent au panier de monnaies que sont les DTS. En d’autres termes, les banquiers de la City, qui ne sont pas sûrs de leur mainmise effective et définitive sur la Chine et le yuan, préfèrent, à leur habitude, jouer la carte du « tous contre tous ».

    Les banquiers misent sur la concurrence entre leurs « choses » que sont les États afin que ces derniers s’affaiblissent mutuellement, de façon à sortir seuls vainqueurs de la lutte. Cette méthode, très efficace, a été historiquement souvent employée, il n’est qu’à rappeler le financement de la guerre russo-japonaise (du 8 février 1904 au 5 septembre 1905) qui a finalement abouti à la révolution bolchevik, elle-même dûment soutenue financièrement par les mêmes banquiers. Toutefois l’histoire apporte également des messages d’espérance car cette Révolution a elle-même échappée à ses initiateurs : elle fut politiquement « récupérée » par un homme « indépendant » (Staline), qui s’est efficacement, dans une très large mesure, opposé aux plans de globalisation prévus, dès cette époque, par les banquiers.

    Pour en revenir à la prochaine monnaie mondiale que sont les Droits de Tirage Spéciaux, il faut préciser que le concept même de « monnaie mondiale » n’a été artificiellement rendu indispensable que par :

    • Le développement mondial préalable, telle une excroissance juridique monstrueuse, du principe dit du « libre échange » et
    • Le développement mondial du droit anglais comme principe normatif absolu.

    Le « libre-échange » n’a de libre que le nom, car ce principe est tout au contraire la validation juridique de la loi des multinationales sur les autres formes d’entreprises. On reconnaît ici la méthode de prestidigitation anglo-saxonne consistant à laisser croire, à faire apparaître publiquement, l’exact contraire de la réalité mise en œuvre concrètement et officieusement. Rappelons que c’est précisément cette asymétrie entre l’être et le paraître qui instaure l’irresponsabilité politique des décideurs réels.

    Le « libre-échange » est en réalité la promesse de disparition de toutes les petites et moyennes entreprises, c’est-à-dire, la promesse de concentration des entreprises et des capitaux, ce qui est, du point de vue économique, l’exact contraire de la liberté. Il faut, par ailleurs, garder à l’esprit que les multinationales se sont historiquement développées par la grâce des grands banquiers fournisseurs de crédit, sous le regard bienveillant, ou sous les menées actives selon les cas et les époques, des banquiers centraux. Je ne reviendrai pas ici sur l’historique des banques centrales, et en particulier sur celle de la Banque des Règlements Internationaux (la Banque Centrale des Banques Centrale), qui est largement explicitée dans mon livre « les raisons cachées du désordre mondial ». A terme, le libre-échange est également la promesse de disparition des États, l’OMC, par le biais des multinationales, faisant perdre aux États leur légitimité en tant qu’organe chargé d’imposer des normes.

    Quant au droit anglais, il est, par essence, la négation exacte du « droit » au sens de justice, d’équité, d’équilibre et surtout de recherche de vérité que ce concept revêt. Alors que le concept de « droit » était représenté par le droit continental européen traditionnel, le prétendu « droit anglais » est une simple subversion du principe juridique : il est un pur outil dans les mains des puissances financières dominantes pour imposer leur loi au reste de l’humanité. En d’autres termes, le « droit anglais » n’a pas pour raison d’être la pacification des relations humaines – laquelle passe par la recherche de la vérité -, il est, tout au contraire, le moyen, pour les puissances financières, d’imposer au monde entier des normes commerciales qui leurs sont exclusivement favorables. Le droit anglais a pour autre finalité de niveler les usages et cultures locales dans le monde afin, à terme, d’imposer un gouvernement mondial dirigé de façon exclusive et absolue par les banquiers-commerçants monopolistes. D’une façon synthétique, disons que le droit anglais sert :

    • à accélérer la concentration des capitaux dans les mains des banquiers,
    • à homogénéiser et uniformiser les habitudes internationales autour des concepts maîtrisés par les seuls banquiers globalistes.

    Ces deux finalités de l’invasion internationale du droit anglais ont pour objectif ultime l’élaboration d’un gouvernement mondial dans les mains des puissances financières.

    Les solutions globales à la domination totale

    Pour éviter le sombre avenir organisé par quelques dominants qui mettra, à la mode anglaise, la plus grande majorité de l’humanité en esclavage, les solutions existent. Ce renouveau politique comporte des conditions, sine qua non, qui concernent simultanément les questions institutionnelles, juridiques et monétaires.

    La première condition consiste à mettre un terme à l’organisation politique des États autour de l’idée de parlement représentatif et de partis politiques. Je détaille certaines propositions institutionnelles alternatives dans mon livre « les raisons cachées du désordre mondial ». Néanmoins, chaque région du monde peut et doit être capable de trouver des solutions institutionnelles alternatives en fonction de sa propre culture, de ses croyances, de son niveau de développement et de l’adhésion de sa population.

    La deuxième condition, sine qua non, consiste, pour ces États politiques renouvelés, à reprendre le contrôle de la monnaie qui circule sur leurs territoires. La mise en œuvre de cette condition suppose une réhabilitation de la monnaie dans son sens initial de concept, lequel s’oppose à son actuelle qualification de « marchandise », c’est-à-dire de « réserve de valeur ». Le principe monétaire est, en réalité, une institution juridique qui s’apparente à une « unité de mesure de la valeur des biens et des services », sur le modèle du mètre ou du litre. La monnaie n’est fondamentalement pas un bien, elle n’aurait jamais dû être confondue avec son vecteur. En d’autres termes, la monnaie n’est pas un bien matériel pourvue d’une valeur économique, elle n’est pas une « réserve de valeur ». Juridiquement parlant, la monnaie est, fondamentalement, un concept politique matérialisé par une « institution juridique » dont la seule valeur est de nature sociale. Confondre le principe monétaire avec son vecteur matériel revient à identifier la monnaie avec un bien dans le commerce. Cette identification autorise, à son tour, une captation et un accaparement de ce bien par des entités plus ou moins opaques.

    La confusion intellectuelle entre le principe monétaire et le vecteur matériel utilisé pour la circulation de la monnaie est la source première de la puissance actuelle des banquiers commerçants. Cette confusion a pour conséquence mécanique que la monnaie ne peut plus remplir le rôle de facilitation des échanges pour lequel elle a précisément été créée. Dans sa version subvertie, la monnaie devient une arme permettant de remplir le seul intérêt de ses propriétaires, qui est un intérêt catégoriel et de quête du pouvoir, l’exact opposé de l’intérêt collectif consistant à faciliter les échanges pour tous. Car les « propriétaires » de la monnaie déterminent l’affectation des ressources. Alors que les banquiers accapareurs ont historiquement opté pour le développement d’énormes conglomérats financiers qu’ils contrôlent, l’intérêt commun serait, tout au contraire, de permettre à chaque individu et entreprise, quelle que soit sa taille, de disposer de la monnaie afin de faciliter ses échanges et de lui permettre des initiatives, notamment créatrices, propres. Le rétablissement du concept monétaire dans sa véritable nature politique aura pour conséquence naturelle la disparition des « banques centrales ». Le service d’État appelé « ministère des finances », dont le rôle est, précisément, de répondre aux besoins économiques et sociaux des ressortissants de l’État, suffit amplement à la tâche de la gestion monétaire et financière. Il faut bien comprendre que l’existence d’une « banque centrale » rend fondamentalement inutile l’institution politique du « ministère des finances ».

    La troisième condition sine qua non, est de mettre un terme définitif au principe général de l’anonymat, lequel anonymat passe par l’organisation capitalistique mais également par le contrôle des allégeances des membres composant les gouvernements à des instances secrètes ou occultes. L’anonymat passe enfin, de façon évidente, par la reprise en main politique des paradis fiscaux, officiellement territoires indépendants mais réellement territoires entièrement dominés par les principaux détenteurs de capitaux qui sévissent depuis leur Quartier Général de la City of London.

    La quatrième condition sine qua non du retour à une gestion naturelle de la politique est de mettre un terme définitif à la suprématie du droit anglais dans les relations internes aux États autant que dans les relations internationales. A cet égard, la « soft law » étant un apanage du droit anglais, les relations internationales ne doivent être régies par aucune « guide line », par aucun « modèle de Traité internationaux » proposé par l’OCDE ou par l’OMC.
    La cinquième et dernière condition sine qua non du retour à une juste appréciation du concept « politique » est que la « justice » retrouve ses lettres de noblesse. Cette condition suppose la disparition du concept nouveau de « justice privée » car la « justice », chargée de pacifier les relations sociales, ne saurait être que collective. Il convient donc de mettre un terme à la justice privée, concept dérivé du droit anglais, laquelle est principalement véhiculée par l’arbitrage internationale et par les « clauses de règlement des différends » inclus dans les traités internationaux. Le retour du concept de « justice » passe également par la disparition de la prétendue justice « internationale » qui est la matérialisation juridique de la loi du plus fort, c’est-à-dire l’exact contraire du concept de « justice ». Rappelons que la « justice » a pour raison d’être ultime la pacification des relations entre individus, entre entités économiques ou non économiques, étant précisé que les États, entités politiques, appartiennent à cette dernière catégorie. La justice ne saurait être conçue comme un moyen technique pour imposer un rapport de force, celui des multinationales sur les individus et les États.

    Ajoutons que le concept de « justice », en tant que recherche de la vérité dans les rapports individuels et collectif dépend, pour sa mise en œuvre, des valeurs propres à chaque type de Société, lesquelles sont véhiculées par sa culture et ses expériences historiques.

    Nous assistons actuellement, bien malheureusement, en matière de justice – comme en matière de monnaie, d’entreprise et d’État – à une subversion internationale des mots et des concepts. Cette subversion généralisée n’aboutira qu’à un seul et unique effet : la mise en esclavage, juridiquement validée, du plus grand nombre par les banquiers-commerçants aussi anonymes qu’ils sont accapareurs. Cet esclavagisme généralisé passe de façon évidente par la disparition du concept d’État politique au profit de la création d’entités supranationales sous le contrôle strict des banquiers-commerçants.

    Je vous remercie de votre attention.

    Valérie Bugault

    https://www.medias-presse.info/valerie-bugault-au-liban-pour-denoncer-la-caste-des-banquiers-commercants/112742/

     


    votre commentaire
  • ,

    Les effroyables méthodes des Américains pour imposer leur "démocratie" criminelle

     

    Les 10 fonctions de l’USAID,

    la méga agence « humanitaire » de la CIA

    par Nazanín Armanian

     

    Les camions de charité de l’USAID destinés au Venezuela restent stationnés à la frontière avec la Colombie, tandis que Donald Trump, l’homme qui incarne la solidarité, menace le pays sud-américain d’une attaque militaire : il veut que des milliers de Vénézuéliens qui vont mourir des conséquences des bombes et des balles le fassent avec leur ventre plein de biscuits qu’il ne pourrait pas vendre sur les marchés des pays développés, peut-être parce qu’on a utilisé des graines modifiées pour les faire, ou parce qu’ils allaient expirer.

    L’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID) a été créée en 1961 dans le but d’étendre le « Plan Marshal » aux pays stratégiques du monde, en canalisant ses politiques pour

    1) empêcher les forces communistes, renforcées par la défaite du fascisme pendant la Deuxième Guerre Mondiale, de prendre le pouvoir et

    2) ouvrir de nouveaux marchés aux entreprises étatsuniennes.

    Le lien entre l’USAID et le Bureau de Sécurité Publique, alors dirigé par l’agent de la CIA Byron Engle, a été renouvelé année après année : en 2015, Barack Obama a nommé Gayle Smith, directrice du Conseil de Sécurité Nationale de la Maison Blanche, à la tête de l’agence.

    USAID3543Selon WikiLeaks, entre 2004 et 2006, l’USAID a mené plusieurs actions au Venezuela et fait un don de 15 millions de dollars à des dizaines d’organisations civiles, afin de faire avancer la stratégie de l’ancien ambassadeur de Washington William Brownfield, basée sur la provocation d’une fracture du Chavisme et l’organisation des secteurs mécontents des réformes du Parti Socialiste Uni du Venezuela.

    Les fonctions de l’USAID

    1- Choisir le bon pays pour le projet préparé par le Secrétaire d’État, et évidemment ce n’est pas toujours le pays le plus utile. Ensuite, l’agence doit décider dans quel secteur elle sera impliquée, bien que ses secteurs préférés soient l’énergie, l’éducation, la santé, la sécurité et l’agriculture. Dans ce secteur, la production de cultures vivrières est généralement remplacée par des cultures commerciales. Elle place ensuite ses troupes dans des positions clés pour subvertir les économies locales. Les fois où elle embauche des gens de valeur solidaires indigènes, c’est pour réduire ceux qui devraient militer dans les partis politiques pour un changement fondamental dans la gestion de la charité.

    En Irak colonisé, l’USAID injecte l’économie néolibérale, impose des privatisations massives, y compris une partie de l’industrie pétrolière, et force la théocratie fantoche installée à comparer les grains transgéniques de Monsanto.

    Au Pérou, l’agence a donné 35 millions de dollars dans les années 1990 à la campagne de Alberto Fujimori, dont les mesures économiques ont plongé le pays dans la misère. La solution du protégé de l’USAID n’était pas de réduire la pauvreté mais de réduire les pauvres : Fujimori a stérilisé de force 300 000 femmes autochtones.

    2- Affaiblir et même éliminer les institutions du pays d’accueil, en créant des réseaux et des entités parallèles, en favorisant la dénationalisation des secteurs fondamentaux en faveur « d’entrepreneurs ». Évidemment, l’intérêt de la bourgeoisie étatsunienne n’est pas dans l’autosuffisance des autres pays, bien au contraire.

    3- Faciliter à la CIA le « placement de ses hommes dans la police de pays stratégiques à travers le monde« , explique AJ Langguth, ancienne correspondante du New York Times. En fait, le budget de l’USAID est en partie le financement caché des agences de renseignement américaines.

    4- Renforcer la domination des États-Unis sur la finance mondiale. En Inde, pays d’accueil de la Chine pour Washington, l’USAID, en coordination avec le gouvernement d’extrême droite de Narendra Modi, a mis en œuvre la « numérisation de l’économie », forçant des dizaines de millions de personnes des classes les plus pauvres du pays à abandonner le paiement en espèces en faveur du numérique, leur donnant seulement un mois – novembre 2016 – pour livrer leurs grosses coupures à la banque, lorsque la plupart ne détenaient aucun compte bancaire. Et qu’a obtenu l’USAID ?

    a) Servir les intérêts des Technologies de l’Information (TI), des fournisseurs de services de paiement et des sociétés émettrices de cartes de crédit MasterCard, Visa et la Fondation Gates qui a promis en échange de donner un généreux chèque à l’ONU.

    b) Appauvrir les Indiens en détruisant les économies de nombreux petits commerçants et producteurs, qui n’arrivaient pas à déposer leur argent.

    c) Obtenir les données des utilisateurs.

    d) En réduisant l’utilisation des liquidités à l’échelle mondiale, elle permet aux États-Unis de renforcer le dollar par la domination de leurs entreprises sur les finances internationales.

    e) Surveiller le commerce mondial : Washington peut ainsi sanctionner, par exemple, les entreprises qui travaillent avec l’Iran, comme Huawei en Chine.

    5- Former les forces de répression d’un État, en les préparant à démanteler la résistance de la population. Dan Mitrione, un homme de l’USAID en Uruguay, a donné des cours dans les années 1970 sur « l’art complexe de l’interrogatoire » et la manière dont les détenus devraient être torturés, en utilisant des hommes et des femmes « vivants » sans abri comme cobayes humains. L’USAID, avec les Bérets verts et la CIA, est impliqué dans la torture, le meurtre et la disparition de milliers d’hommes et de femmes guatémaltèques progressistes après avoir formé près de 30 000 policiers et des groupes paramilitaires pour cette mission.

    Au Brésil, le Bureau des Initiatives de Transition (OTI), un contractant de l’USAID chargé de déstabiliser les gouvernements non alliés, a agi de la même manière. L’une de ses victimes était Dilma Rousseff, arrêtée et torturée pour être une étudiante marxiste.

    6- Créer des milliers d’emplois pour les ONG étatsuniennes et leur fournir d’énormes fonds publics et privés pour servir les intérêts de donateurs tels que Rockefeller, Soros, Gates, Ford et Omidyar, tout en ouvrant les marchés aux sociétés des États-Unis. L’USAID elle-même prétend retourner dans son pays près de 80% de l’argent investi dans cette organisation.

    MENA_Iraq_USAID-Tiajra-320x240-webUne fois que Bush et ses alliés ont transformé l’Irak en décombres avec des mensonges en 2003, un des contractants de l’USAID, Creative Associates International Inc. (CAII) a remporté un contrat de 157 millions de dollars pour l’achat de tableaux noirs et de craie pour des écoles qui avaient été détruites par des missiles étatsuniens. Un autre, International Relief and Development (IRD), a reçu 2,4 milliards de dollars pour les mêmes fins, et Halliburton et Bechtel ont reçu la même somme.

    En Afghanistan, principal bénéficiaire de l’aide américaine, où des centaines « d’experts en genre » occidentaux ont débarqué pour « sauver les femmes », l’USAID a alloué 216 millions de dollars en 2018 pour autonomiser 75 000 femmes : selon l’Inspecteur général spécial pour la reconstruction de l’Afghanistan, seulement 50 environ ont été employées et l’argent des contribuables a disparu. 89,7 millions de dollars de plus ont disparu. Arnold Fields, son directeur, a été forcé de démissionner par le Congrès.

    La « Démocratisation de l’Afghanistan » menée par Bush-Cheney et 300 000 soldats de l’OTAN et des dizaines de milliers de sous-traitants « djihadistes » du Pentagone, en plus de tuer presque un million d’Afghans et de pousser des millions de familles à quitter leur foyer, a eu pour effet de faire oublier la mémoire historique du pays des manuels scolaires : peu se souviennent que la République démocratique d’Afghanistan (1978-1992), dirigée par les communistes, a éliminé l’usure, la culture de l’opium, légalisé les syndicats, établi une loi sur le salaire minimum, a établi la négociation collective, l’égalité entre hommes et femmes, qui a permis que pour la première fois 40% des médecins soient des femmes ainsi que 60% des professeurs de l’université de Kaboul. L’éducation a été déclarée gratuite et universelle, de même que les soins de santé, et les lits d’hôpitaux ont été doublés.

    Selon la Mission d’assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA), le nombre de civils tués ou blessés lors d’attaques de l’OTAN en 2017 a augmenté de 50 % par rapport à 2016, les deux tiers du total étant des femmes et des enfants. Aujourd’hui, les écoles de l’USAID n’enseignent pas les valeurs de la collectivité, mais l’individualisme le plus pervers du « chacun pour soi ».

    7- Déstabiliser la résistance à l’impérialisme et aux dictatures alliées, dans les pays en tension, en soulageant la faim de manière ponctuelle et dans des moments concrets par des aumônes, empêchant la population de s’organiser pour exiger la justice sociale. En Égypte, à la fois sous le régime Moubarak et aujourd’hui sous le despotisme du général al Sisi, Washington oblige le Caire à acheter des armes alors que des milliers de personnes vivent dans des cimetières, puis envoie l’USAID pour distribuer du pain dans les quartiers qui se sont levés pendant le « printemps » de 2011, déstabilisant ainsi la résistance.

    Il a fait la même chose en Haïti : dans les quartiers où les ouvriers avaient organisé des « pots publics » pour demander justice, il distribue de misérables sacs de nourriture, cherchant une loyauté : « Tout le monde embrasserait les mains qui leur donne de la nourriture« , ont-ils pensé.usaid-ayuda-humanitaria-ee_uu_-compressor.jpg_1718483347

    8– Provoquer des protestations populaires contre les gouvernements qu’elle répudie sous la bannière de la « Promotion de la démocratie ». L’USAID a été expulsée de Russie, des pays de l’ALBA (Bolivie, Cuba, Équateur, Dominique, Nicaragua et Venezuela) et du Burkina Faso. Ici, le président Thomas Sankara, le Che Guevara du Burkina Faso, a été renversé par un coup d’État parrainé par la France et assassiné en 1987 en punition de ses grandes mesures visant l’autosuffisance de la nation. La Libye, l’un des pays les plus développés d’Afrique, est aujourd’hui le meilleur exemple de ce type de « libération ».

    9- Créer ses propres médias apparemment dépolitisés (sports, comédies musicales, etc.) envoyant des messages subliminaux au profit de l’économie de marché, de la consommation, du manque de solidarité, etc. L’USAID, par le biais de l’OTI, a introduit à Cuba en 2010 un système de messagerie similaire à Twitter appelé ZunZuneo. Tout en recueillant les données personnelles de centaines de milliers d’utilisateurs par le biais de leur téléphone portable, il a tenté d’organiser des dissidences dans le réseau et aussi dans les rues. Creative Associates International Inc. (CAII), un autre contractant de l’USAID, a parrainé des rappeurs pour capter les jeunes.

    10- Recevoir plus de subventions par plus de destruction à cause de la guerre : en mars 2017, les États-Unis ont « par erreur » bombardé un bâtiment à Mossoul tuant 105 civils irakiens : deux jours plus tôt l’USAID avait déposé sa demande de nouveau budget pour la reconstruction de l’Irak : marchés « guerre-construction » ? Pompiers pyromanes ? Toute ressemblance avec la scène du film « Child » où Charlot propose à son fils de casser les fenêtres du quartier afin de gagner de l’argent en installant du nouveau verre n’est que pure coïncidence !

    Si la guerre et la pauvreté n’étaient pas aussi rentables, elles seraient interdites par la loi.

    Source : Las 10 funciones de USAID, la mega agencia “humanitaria” de la CIA

    traduit par Pascal, revu par Martha pour Réseau International

     

     

    https://reseauinternational.net/les-10-fonctions-de-lusaid-la-mega-agence-humanitaire-de-la-cia/


    votre commentaire
  • Ils veulent faire taire les gilets jaunes,

    mais on est encore là !!

     

     

    « Mais où sont les gilets jaunes, ils ont disparu ou quoi?» 

     

    On les a chassés des rond-points et des péages.


    On a brûlé et détruit leur cabane.


    Ils ont été licenciés.


    Ils ont reçu des menaces de leur hiérarchie, des services sociaux, des mairies.


    Ils ont été harcelés par la police.


    On a pris leur identité, on les a fichés.


    On les a frappés, interpellés, insultés,menacés, mis en garde à vue.

     

    Ils ont reçu des amendes et même des peines de prison.


    Ils ont été matraqués, flashballés, gazés, nassés.


    On leur a pris leurs gants, leur masque, leur téléphone , leur affiche, leur banderole, et même leur gilet. 

     

    A certains on leur a pris leurs enfants, leur liberté, leur santé.

     


    Ils ont perdu leur travail, leur logement, leur famille, leur main, leur œil.

     

    Que dire des autres qui sont morts écrasés ou par désespoir se sont même suicidés?

     

    On a décidé de tout faire pour les bâillonner, les décourager et les faire disparaître.

     


    Alors non, même essoufflés ils n’ont pas disparu et ils n’ont pas abandonné.

     


    #OnEStLà

     

    Source : Sabrina Waz – Facebook

     

    https://www.gj-magazine.com/gj/ils-veulent-faire-taire-les-gilets-jaunes-mais-on-est-encore-la/

     

     

    Le régime Macron fait tout pour éliminer les Gilets Jaunes. Mais ils sont encore là, et jusqu'à la victoire !.

     

     


    votre commentaire
  •  

    La Super-Classe Mondiale contre les Peuples !

    Qu’est-ce que la Super Classe Mondiale qui nous dirige ?

     

    par Francesca de Villasmundo  

     

    Michel Geoffroy, contributeur régulier du blog Polémia, a récemment publié La Super-classe contre les peuples

    Cet ouvrage, préfacé par Jean-Yves Le Gallou, s’attache à démasquer ceux qui détiennent le pouvoir dans le monde moderne. 
    Avec ce dévoilement magistral de la super-classe mondiale, Michel Geoffroy permet de poser les bases d’une reconquête essentielle : celle de notre liberté.

    Polémia propose une analyse en 10 points de cette super-classe mondiale qui fait tout pour nous diriger :
     

    1/ La Super Classe Mondiale (SCM) n’est pas un fantasme : elle existe bien et elle a pris le pouvoir en Occident et notamment en Europe Occidentale.
    Elle est propriétaire des médias, elle finance le microcosme culturel, les ONG et les groupes de pression et elle impose partout une politique qui va à l’encontre de la volonté du corps électoral. 

    En France elle a réussi à faire élire son candidat lors de la présidentielle de 2017 : Emmanuel Macron

    2/ La SCM correspond à la domination sans limite de l’économie et de la finance sur la société et sur la souveraineté politique, qui s’est produite à la fin du XXème siècle.
    La SCM regroupe les super riches qui veulent s’enrichir toujours plus, grâce notamment à la dérégulation économique et financière. 

    Grâce aussi à la modification des lois fiscales à leur profit. 
    Grâce enfin au "socialisme des riches" qui consiste à mettre à la charge de la collectivité les charges induites par la mise en œuvre des politiques libre-échangistes, pendant que ses bénéfices reviennent à la seule oligarchie
    La SCM incarne la domination sans partage de la loi de l’argent, donc la réduction des hommes à l’état de simple ressource au service des plus riches.
    Pour cette raison on ne pourra remettre à sa place la SCM, si on ne régule pas l’économie et la finance mondiales

    3/ La SCM incarne aussi le retour d’une vieille eschatologie : la prétention hérétique de bâtir le paradis sur terre et d’unifier le genre humain, sans attendre la venue ou le retour du Messie, prétention qui a été reprise par le messianisme protestant et sa croyance en la destinée manifeste des anglo-saxons. 

    Cette eschatologie fonde le projet cosmopolite ou mondialiste de la SCM, qui se prétend élue pour ce faire.
    Ce projet est bien un complot contre la liberté, la souveraineté et l’humanité de l’homme. 

    Car le gouvernement mondial n’ouvrirait pas la voie à une "démocratie planétaire" mais au contraire à la dictature mondiale de l’oligarchie. 
    En accusant les autres de complotisme la SCM pratique en réalité l’inversion accusatoire.

    .

     

     


    6/ La SCM fonctionne par la mise en synergie de 4 cercles ou engrenages : le cercle de la richesse financière et économique transnationale, le cercle des médias et de la culture, le cercle des organisations non gouvernementales et de la société civile, enfin le cercle des élites publiques. 

    Le cercle de la richesse financière et économique transnationale est celui où la puissance est la plus concentrée et la plus opaque : il dirige, influence et achète tous les autres cercles.
    Le premier cercle ne comprend que quelques milliers d’individus, mais les autres cercles sont plus nombreux, en particulier parce qu’ils regroupent des idiots utiles.
    La SCM repose pour cette raison sur un pouvoir impersonnel, désincarné et collégial donc insaisissable (par opposition à la tradition de l’incarnation du pouvoir en Europe)

    7/ La SCM est une oligarchie et non pas une élite : elle préfère toujours l’influence des autres à l’engagement personnel direct.
    C’est pourquoi on peut assimiler son action et son projet à un complot, car elle refuse de le soumettre au verdict démocratique : elle veut au contraire l’imposer subrepticement en le rendant inéluctable. 

    Pour cette raison elle s’est rendue maîtresse du pouvoir médiatique en Occident, qui sert à ahurir la population, à diffuser l’idéologie libérale/libertaire et cosmopolite et à diaboliser tous ceux qui s’opposent au projet de la SCM.




    8/ La SCM fait avancer son projet et son agenda selon une dialectique du chaos et du contrôle. 
    Elle sème le chaos partout comme moyen de détruire la résistance psychologique et l’homogénéité des peuples : c’est principalement le rôle dévolu au chaos migratoire en Europe. 
    Mais aussi au chaos économique, conséquence de la dérégulation systématique, qui place les populations en insécurité économique et sociale croissantes. 
    Ou au chaos moral qui sert à déstructurer les personnalités. 
    Enfin la SCM ne répugne pas à la guerre comme moyen chaotique.
    Le chaos sert ensuite de prétexte à l’instauration du contrôle : la SCM substitue à la souveraineté nationale, le contrôle de la population, qui correspond à l’instauration de la post-démocratie en Occident. 

    La post-démocratie illustre le caractère totalitaire du gouvernement mondial que la SCM voudrait instaurer à son profit : un système où les peuples se voient retirer le pouvoir de changer de politique, où les juges supplantent les législateurs et dont l’Union Européenne constitue le laboratoire

    9/ L’idéologie libérale/libertaire et cosmopolite a été le principal vecteur de l’instauration du chaos au service de la SCM en Occident. 

    Parce qu’elle a contribué à détruire toutes les régulations qui faisaient obstacle à l’instauration du règne de l’argent. 
    Et parce qu’elle a contribué à diffuser un individualisme radical qui détruit tout ordre social et qui ouvre la voie à la marchandisation du monde et finalement de l’homme lui-même.
    Mais la SCM pratique le double standard permanent : dans son comportement interne elle fait tout le contraire de la doxa libérale/libertaire qu’elle préconise pour le reste de la population : elle est hiérarchique, patriarcale et elle aspire au monopole, au pouvoir opaque et au contrôle, non pas à la liberté, à la transparence et à la concurrence

    10/ La SCM a réussi à mettre l’Europe en servitude et à s’enrichir démesurément. 

    Par contre elle va échouer au XXIème siècle à contrôler le monde. 
    La SCM n’est donc pas omnipotente : en fait le monde est en passe d’échapper aux mondialistes, en particulier parce que le cœur nucléaire de la SCM -les pays anglo-saxons- est entré en déclin, et parce que le monde devient multipolaire.
    L’idéologie de la SCM peine à s’imposer partout et en Europe même, elle soulève une opposition croissante.
    L’oligarchie en a bien conscience et il ne faut donc pas exclure que la SCM ait recours à la guerre mondiale pour tenter de garder son leadership coûte que coûte.

    C’est aussi pourquoi les Européens doivent se libérer de la tutelle de la SCM, qui ne peut que conduire à leur destruction, et pour cela, s’ériger en pôle de puissance autonome. 



    Source :
    https://www.medias-presse.info/quest-ce-que-la-super-classe-mondiale-qui-nous-dirige/111689/


     La super-classe mondiale contre les peuples

    Michel Geoffroy


    En Occident on ne vit plus en démocratie mais en post-démocratie : les gouvernements ne gouvernent plus mais obéissent aux marchés et aux banques, les puissances d'argent dirigent les médias et les peuples perdent leur souveraineté et leurs libertés. 

    Pourquoi ? 
     
    Parce que depuis la chute de l'URSS le pouvoir économique et financier s'affranchit du cadre national et veut gouverner à la place des États. 
     
    Parce que la fin du communisme nous a libérés de la Guerre froide, et lui a succédé la prétention obstinée du messianisme anglo-saxon à imposer partout sa conception du monde, y compris par la force. 

    Ce double mouvement s'incarne dans une nouvelle classe qui règne partout en Occident à la place des gouvernements : la superclasse mondiale

    Une classe dont l'épicentre se trouve aux Etats-Unis mais qui se ramifie dans tous les pays occidentaux et notamment en Europe. 
     
    Une classe qui défend les intérêts des super riches et des grandes firmes mondialisées, sous couvert de son idéologie : le libéralisme libertaire et cosmopolite. 

    Une classe qui veut aussi imposer son projet : la mise en place d'un utopique gouvernement mondial, c'est-à-dire la mise en servitude de toute l'humanité et la marchandisation du monde. 

    Une classe qui manipule les autres pour parvenir à ses fins, sans s'exposer elle-même directement.

    Avec "La Superclasse mondiale contre les peuples", Michel Geoffroy dresse un portrait détaillé, argumenté et sans concession de la superclasse mondiale autour de cinq questions :
    que recouvre l'expression superclasse mondiale ? 
    Que veut-elle ? 
    Comment agit-elle ? 
    Va-t-elle échouer dans son projet de domination ? 
    Quelle alternative lui opposer ? 
    Un ouvrage de référence pour comprendre les enjeux de notre temps.

     

    Diffusé par :
    https://bouddhanar.blogspot.com/2019/08/la-super-classe-mondiale-contre-les.html
     
     
    https://changera.blogspot.com/2019/08/la-super-classe-mondiale-contre-les.html#more
     
     

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique