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    Lettre de Jacques GUILLEMAIN adressée à Mr le premier ministre Edouard PHILIPPE....

    Publié le 15 décembre 2018 par Sam Menerve

    Jacques GUILLEMAIN , ex-officier de l’armée de l’Air . Pilote de ligne retraité .

     

    On a les gouvernements qu’on mérite

     

    Monsieur le Premier ministre,


    Vous venez de nous livrer un discours pitoyable comme on en voit peu.
    Alors que le pays est au bord de l’explosion, que la fracture sociale est totale et que bientôt la fracture identitaire, que vous niez depuis toujours, va désintégrer la nation, vous venez d’ajouter à l’arrogance de l’exécutif envers les Gilets jaunes une humiliation sans précédent.


    Vous croyez vraiment que le compte y est avec quelques miettes jetées à des millions de Gilets jaunes en train de crever ? Oui, je dis bien à des millions de GJ.
    Car quand 75 % de la population soutiennent encore le mouvement, malgré vos tentatives de le discréditer, malgré les insultes de vos sbires qui les ont traînés dans la boue, on ne parle plus de 10 000 ou 15 000 GJ autour des ronds-points, mais de dizaines de millions de Français, travailleurs et retraités, jeunes et vieux, de droite comme de gauche, qui soutiennent sans restrictions ce cri de détresse de tout un peuple abandonné par une caste dirigeante, arrogante et méprisante qui s’enrichit toujours plus et laisse crever le peuple.
    Ils vous l’ont dit pendant trois semaines. Ils sont en train de crever. Le 20 du mois, ils doivent choisir entre manger, se chauffer ou faire le plein. Mais vous êtes incapable de comprendre ça.
    Les caisses sont vides 


    Mais à qui la faute ? Vous avez dilapidé l’héritage des Trente Glorieuses, quand la France avait le 5e niveau de vie au monde, derrière les États-Unis, le Luxembourg, la Suisse et la Suède. Aujourd’hui, les GJ ont le frigo vide.
    Qui a fait venir des millions d’immigrés sans diplôme ni qualification, la plupart incapables de s’intégrer dans une économie moderne et performante et qui vont gonfler le flot des assistés ?
    Vous l’ignorez sans doute, mais selon l’Insee, le social représente 4 % des revenus d’un natif, mais 22 % des revenus d’un immigré africain.
    Cette immigration bas de gamme coûte plus cher en social que sa contribution au PIB. Elle ne fait qu’appauvrir le pays en le nivelant par le bas.
    Le taux d’emploi des natifs est de 85 %, celui des immigrés de 65 % !
    Vous accueillez des illettrés à l’heure du numérique. Votre discours n’était que dissimulation sur les véritables causes de votre impuissance à satisfaire les Gilets jaunes. C’est l’immigration de pauvres qui nous a ruinés.
    Car ces GJ, c’est à eux que vous faites supporter le coût démentiel de l’immigration, 100 milliards par an, chiffre jamais démenti officiellement.


    Les Gilets jaunes paient 1 038 milliards de taxes et impôts. Où vont-ils, puisque vous n’en avez jamais assez ?
    Contrairement à votre discours sur la hausse des salaires, il est prouvé que le niveau de vie a baissé de 440 euros depuis 2008.
    Depuis 40 ans, la France emprunte pour maintenir à crédit le niveau de vie.
    Depuis 40 ans, elle paie 40 milliards d’intérêts à ses créanciers, étrangers pour la plupart. 2 points de PIB ! Plus que la croissance qui est de 1,6 % !
    Difficile de s’en sortir dans ces conditions, surtout quand on charge la barque avec toute la misère du monde qui vient profiter de l’eldorado social.

    Les caisses sont vides ?

     

    Mais fermez donc les frontières au lieu d’aller à Marrakech signer le Pacte sur les migrations, un torchon onusien qui va signer notre arrêt de mort en légalisant l’immigration clandestine et en accordant le statut de réfugiés aux migrants économiques.
    Car au final, c’est bien un droit que l’ONU accorde à tous les migrants et un devoir de les accueillir qu’elle impose aux pays signataires.
    Supprimez l’AME, qui coûte 1 milliard chaque année et soigne les sans-papiers couverts à100 %, alors que plus d’un tiers des Français diffèrent leurs soins faute de moyens.
    Arrêtez de payer des retraites de 830 euros à des étrangers (1 300 pour un couple) qui n’ont jamais cotisé ni travaillé en France.
    Ça vous permettra d’annuler la hausse de CSG sur les retraites et le gel des revalorisations. Vous saignez des retraités qui ont travaillé pendant 45 ans, sans connaître les 35 heures ou les 5 semaines de congés payés.
    Faites donc la traque aux faux mineurs isolés qui représentent 60 % des MNA, selon le Sénat.


    Vous n’avez pas un sou à donner aux GJ, mais en 2017 vous avez dépensé 1,250 milliard pour accueillir 25 000 mineurs isolés et en 2018 la facture sera de 2,5 milliards. Dont plus de 2milliards pour les faux mineurs.


    Et pendant ce temps, 25 000 de nos paysans sont en faillite et les suicides se multiplient, mais ce sont des GJ, ils peuvent donc crever en silence. 350 euros par mois pour un paysan qui trime 15 heures par jour sans vacances, mais 50 000 euros par an pour chaque MNA !


    De l’argent, pour l’immigration de masse, il y en aura toujours. Les Gilets jaunes paieront. Du moins c’est ce que vous pensiez jusqu’à la révolte.
    Vous attirez toute l’Afrique. Mais peut-être ignorez-vous que le milliard d’Africains produit moins de richesses chaque année que ne produisent nos Gilets jaunes qui sont les forces vives de la nation. Nous leur devons tout.
    Ils sont ouvriers, paysans, infirmiers, policiers, chauffeurs routiers, commerçants.
    Ce sont eux qui ont fait de la France la 5e puissance économique du monde que vous êtes en train de détruire avec l’immigration de pauvres totalement inutiles.
    En Afrique, le PIB par habitant, c’est 1 000 euros par an en moyenne, beaucoup moins au Sahel. Et vous vous étonnez que le tsunami migratoire s’amplifie ?


    Votre politique est pitoyable, elle va détruire la France.
    La mise à sac des beaux quartiers de Paris, c’est votre faute.
    La colère des Gilets jaunes accablés de taxes et impôts, c’est votre faute.Les 4 morts et les centaines de blessés, c’est votre faute.


    Le ras-le-bol des forces de police, dont les effectifs ont été laminés et qui travaillent dans desconditions déplorables, c’est votre faute.
    L’effondrement du niveau scolaire et l’islamisation de l’école, c’est votre faute.
    Les 1 000 agressions gratuites par jour, c’est votre faute.
    Les familles juives qui fuient le 9-3 pour leur sécurité, c’est votre faute.
    Le terrorisme qui a fait 250 morts et 1 000 blessés depuis 2015, c’est votre faute.
    L’explosion des mini-califats qui envahissent les banlieues, c’est votre faute.
    La fracture identitaire et la dislocation de la nation, c’est votre faute.


    La faute collective de toute une caste méprisante qui se croit revenue à l’Ancien Régime et s’octroie de plus en plus de privilèges, comme l’a montré la scandaleuse affaire Benalla. Soi-disant un simple porteur de bagages, avec appartement de fonction, voiture avec chauffeur,port d’arme, badge d’accès à l’Assemblée, grade de lieutenant-colonel de réserve à 26 ans !
    Du n’importe quoi !


    Oui, tous ces maux, ces fléaux, vous en êtes tous responsables car votre seule obsession c’est de promouvoir le mondialisme et le multiculturalisme quel qu’en soit le prix pour les natifs.
    Emmanuel MACRON est au service de l’Union européenne et du grand capital.
    Et votre seul combat c’est celui que vous menez contre les patriotes et les identitaires, ces salauds de populistes qui ont le culot de défendre leur identité et leur culture, et que les juges rouges harcèlent en permanence pendant que les vraies racailles, qui pourrissent la vie des Français, sont remises en liberté après un simple rappel à la loi.
    Notre justice du « mur des cons » est tombée tellement bas qu’un immigré peut violer une jeune gamine de 15 ans en toute impunité, « parce qu’il n’a pas les codes » !


    CASTANER n’a vu que des néo-nazis chez les Gilets jaunes. Mauvaise pioche. Parmi les 400 manifestants arrêtés, aucun crâne rasé avec tatouage de croix gammée.


    DARMANIN, encore plus nul, a fait de la surenchère. « Sous les Gilets jaunes, il y a des chemises brunes ».


    Mais le pompon revient à votre porte-parole Benjamin GRIVEAUX.
    « Certaines personnes arborant un gilet jaune remontaient les Champs-Élysées avec des drapeaux en disant : « On est chez nous ». Ceux-là appartiennent à une extrême droite identitaire... Et ceux-là, nous les combattrons à chaque minute, à chaque heure et à chaque journée de ce quinquennat, jusqu’au bout. »


    Agiter un drapeau en clamant « on est chez nous » va bientôt mener au tribunal !

    Après la dictature de la pensée, on passe au cran supérieur, comme à Cuba ?
    Vous rendez-vous compte, Monsieur le Premier ministre, combien ces déclaration sont grotesques, mais aussi insultantes pour les Gilets jaunes ?
    Vous rendez-vous compte que des millions de Gilets jaunes sont dans la désespérance pendant que vos sbires les insultent et les méprisent ?
    Mais où donc êtes-vous allés chercher de telles nullités qui ne comprennent rien à rien. Il aura fallu que Paris s’embrase pour qu’ils réalisent enfin qu’ils étaient à côté de la plaque et que la situation devenait gravissime !


    Mais qu’allez-vous faire quand les banlieues vont s’embraser à leur tour, comme en 2005, mais à la puissance 10, alors que 5 000 armes de guerre dorment dans les caves ?
    Si vous êtes incapables de gérer un paisible mouvement des Gilets jaunes, ce n’est plus l’état d’urgence qu’il faudra décréter, c’est l’état de siège.
    Votre incompétence et votre manque de jugement font peur.
    Pour conclure, quelles que soient les mesures que vous prendrez, Emmanuel Macron ne renouera pas avec le peuple. Vous l’avez trop méprisé et trop insulté.


    C’est fini, le divorce est définitif.
    Et la rupture va s’aggraver avec la mondialisation et l’immigration que vous souhaitez amplifier. Le monde nouveau de MACRON, c’est en marche vers la catastrophe sociale et identitaire. On se demande s’il a tous ses esprits.


    Jacques Guillemain

    http://sam-menerveovb.over-blog.com/2018/12/lettre-de-jacques-guillemain-adressee-a-mr-le-premier-ministre-edouard-philippe.html

     

    24 décembre 2018

    Gérard Collomb sur l'insécurité et l'immigration : “D'ici à cinq ans, la situation pourrait devenir irréversible”

     
     
     
    Voici ce que disait Gérard Collomb, encore ministre de l’Intérieur :
     
    « Les rapports entre les gens sont très durs, les gens ne veulent pas vivre ensemble… Je crains la sécession. »

     
      – Quelle est la part de responsabilité de l’immigration ?
    « Énorme (…) »
     
    – Vous pensez qu’on n’a plus besoin d’immigration en France ?

    « Oui, absolument »
    « Des communautés en France s’affrontent de plus en plus et ça devient très violent… »

    « Je dirais que, d’ici à 5 ans, la situation pourrait devenir irréversible. Oui, on a cinq, six ans, pour éviter le pire. Après… »

    –Voilà le résultat de 40 années de lâcheté, 40 années de trahison, 40 années de mensonge de nos élites, qui ont livré le pays à la loi des caïds et des barbus, laissant des pans entiers du territoire s’ensauvager et se transformer en mini-califats.

    La France est désormais au bord de la guerre civile. Tel est le message de Gérard Collomb, que le pouvoir tente de minimiser et que la presse aux ordres a enterré.

    –Le pire est que tout cela était annoncé depuis des décennies. Nombreux sont les lanceurs d’alerte qui ont sonné le tocsin, à commencer par Jean-Marie Le Pen, qu’on a préféré diaboliser, et les services de renseignement qu’aucun chef d’État n’a écoutés.

    –Car il n’y a pas que les musulmans qui pratiquent la taqîya. Nos politiques sont passés maîtres dans l’art de la dissimulation.

    –Fillon avait enterré en 2004 le rapport Obin qui sonnait l’alarme sur la dramatique islamisation de l’école. Les profs ont peur. La violence, impensable il y a trente ans, a envahi l’école.

    –Commissariats et forces de police sont régulièrement attaqués en toute impunité. L’État de droit est chaque jour bafoué.

    Nous avons eu des mutineries de marins musulmans dans la Marine nationale, des soldats musulmans ont refusé de partir en Afghanistan, au prétexte qu’un musulman ne peut tuer d’autres musulmans. Foutaises, puisque ça fait 14 siècles que sunnites et chiites s’entretuent !! Tout a été caché ou minimisé, alors que ces incidents au sein de notre armée étaient gravissimes.

    –Voilà où mènent la lâcheté, le renoncement permanent et la soumission du pouvoir à l’islam, par peur de faire des vagues, par crainte des émeutes.

    –Nos policiers ont été littéralement désarmés et ont été privés de toute autorité, par peur d’un embrasement généralisé de type 2005 à la puissance 10. Capituler, encore et toujours, tel est le credo de nos élus, qui ne pensent qu’à leur réélection mais jamais à la France.

    –Tous nos responsables politiques ont imposé l’omerta, alors que les islamistes n’ont jamais caché leur volonté de soumettre l’Europe à la charia.

    –Youssef al-Qaradawi, Marwan Muhammad et bien d’autres, ont toujours annoncé la couleur. On ne peut les taxer d’hypocrisie. Les sournois, ce sont nos dirigeants, parfaitement informés, mais complices de la destruction du pays.

    –Nos élites sont toutes coupables d’avoir mis la France en grand danger, élus, journalistes, intellectuels et autres faiseurs d’opinion, tous sont responsables de l’éclatement de la société et du chaos généralisé qui s’annonce.

    –La justice s’est montrée implacable envers les opposants à la pensée unique politiquement correcte. On ne compte plus les victimes du terrorisme intellectuel qui ont été broyées par cette mécanique totalitaire implacable.
     
    –Comme le dit Philippe de Villiers dans son nouveau livre, “Le Mystère Clovis”, nous vivons la fin de la civilisation occidentale, comme la chute de l’Empire romain.
     
    À la différence près que l’Empire romain a mis cinq siècles à s’effondrer, alors que depuis mai 68, nous aurons mis un demi-siècle à nous autodétruire.
     
    –Mais pour de Villiers, la situation est bien pire qu’à l’époque de Clovis et des Grandes Invasions.

    –Car les Barbares, très minoritaires, ont été assimilés par la “romanitas”, l’esprit et les coutumes de Rome.

    –Alors que parmi nos millions d’immigrés musulmans, les plus fanatiques ont imposé leurs exigences communautaristes et considèrent la France et l’Europe comme une terre de conquête.

    –L’islam radical a supplanté nos règles d’assimilation, à cause d’un esprit capitulard, pour ne pas dire anti-Gaulois, qui domine chez nos élites droguées à l’idéologie mondialiste.

    –La société multiculturelle paradisiaque que nous ont vendue les traîtres qui nous gouvernent, se révèle n’être qu’une société « multiconflictuelle » qui nous mène au chaos.

    – En supprimant les frontières, nous avons signé l’arrêt de mort de notre identité.

    Le projet de Macron et des mondialistes, c’est de créer un nouvel individu, “sans nation, sans famille et sans mémoire”. Un robot devenu un simple consommateur totalement soumis.

    Et dès que les peuples se révoltent par les urnes, cette élite anti-occidentale hurle aussitôt au “populisme”, comme elle vient de le faire avec l’élection de Jair Bolsonaro au Brésil.

    –Ce n’est pas l’islamisation de la France et la disparition du peuple gaulois que craint Macron. Ce qu’il craint, c’est “la lèpre populiste” qui pourrait évincer les mondialistes du pouvoir et mettre fin à la funeste entreprise de démolition de la civilisation occidentale.

    –La question vitale est donc de savoir si la France peut encore être sauvée du naufrage et éviter la guerre civile que souhaitent les islamistes. Une hypothèse loin d’être un fantasme, tant nos élus s’acharnent à aggraver la situation au nom du « vivre-ensemble ».

    –Avec la clique actuelle au pouvoir, la réponse est “non”.

    –La France n’a pas de Trump, de Salvini, d’Orban ou de Bolsonaro, assez courageux pour fermer les frontières et se lancer dans la reconquête des quartiers en imposant l’ordre républicain aux barbus et aux caïds, qui défient le pouvoir depuis des décennies.

    –De Villiers cite Soljenitsyne, analysant l’erreur des dirigeants occidentaux :
     
    “L’Occident croit que la politique se confond avec l’économie. La politique, c’est la civilisation.”

    –Et en véritable visionnaire, Soljenitsyne ajoutait :

    “Les dissidents étaient à l’Est, ils vont passer à l’Ouest.”

    – En effet, les populistes sont les résistants et les dissidents qui s’opposent à la dictature mondialiste.

    – Le peuple français n’a plus que deux solutions : le vote populiste massif pour reprendre son destin en mains et éviter le pire, ou reconduire les fossoyeurs de la nation, qui sèment les germes de la guerre civile.
     
    Jacques Guillemain
     
    Source : Valeurs Actuelles
     

     

     

    L’apocalypse en jaune fluo

     

    L'apocalypse en jaune fluo

     

    par Agnès Maillard

     

    C’est une véritable apocalypse en jaune fluo qui a déferlé sur la France et qui a résisté, jour après jour, semaine après semaine, au froid, au découragement, à la violence, à la haine et quelque part, aussi, à la tentation du pire et du chaos. C’est une apocalypse au sens premier du terme : la révélation !

    Parce que c’est cela qui s’est réellement passé et que plus rien ne pourra effacer : ce qui était invisible est devenu visible, ce qui était nié s’est imposé à tous, ce qui était caché a été exposé de manière irrévocable.

    La France invisible

    Pendant toutes ces années, je me suis demandé si je ne vivais pas dans une autre dimension. Il y avait la réalité sociale, officielle, incontournable, celle qui se montre dans les journaux, sur les écrans, dans les livres, ce récit collectif de ce que notre monde est et la manière dont nous devons nous résigner à y vivre. Et puis il y avait une autre réalité, brutale, vertigineuse, impossible et impensable, celle de ma vie, de celle de mes voisins, de mes proches, des collègues, des relations, d’un monde à la fois énorme, omniprésent, concret et en même temps indicible, parce que considéré comme marginal, non significatif, déjà passé en perte et profit.

    Ça a été ça, la première révélation : celle de notre multitude, la fin de la solitude, de la conviction de son seul échec personnel, de sa seule responsabilité, de notre terrible normalité. Nous n’étions pas seuls, pas l’exception qui confirme la règle, mais bien la règle, la réalité un peu déplaisante que l’on planque sous le tapis, que l’on balaie d’un revers de la main. Les fins de mois qui commencent le 5, le 10 ou le 15, ce n’est pas parce qu’on est juste un mauvais gestionnaire, un type un peu raté, un salarié un peu moyen, un chômeur pas très adaptable, une femme pas assez flexible, mobile ou bosseuse. Non, la pauvreté, c’est-à-dire cet état de manque un peu permanent, c’est massif. Et la menace d’y sombrer un jour par accident est en fait le lot commun.

    La guerre des classes

    Ce que nous révèle ensuite la révolte des Gilets Jaunes, ce sont les fractures sociales béantes de notre société, c’est l’inconsistance de la fameuse classe moyenne, gros fourretout à visée électoraliste. Il n’existe en fait aucune communauté de destin entre le couple de cadres dynamiques qui profitent des bienfaits de la ville-monde hyperconnectée par TGV et avions et leur femme de ménage, famille monoparentale en manque chronique de tout et sans aucune perspective de dépasser un jour le seuil de pauvreté et un horizon de privations sans fin.

    La guerre des classes ne s’est jamais dissoute dans le concept nébuleux de la classe moyenne, elle s’est même intensifiée sous le couvercle qui cherchait à l’invisibiliser et il est enfin évident que les classes possédantes n’ont plus d’autre objectif que l’accumulation sans limites pour eux et l’austérité perpétuelle pour les autres, selon le bon vieux principe des vases communicants qui, lui aussi, était passé sous le boisseau, remplacé par la théorie non moins fumeuse du ruissèlement. Toutes les politiques de ces 35 dernières années ont toujours servi les intérêts des nantis, détruisant pour ce faire les classes populaires les unes après les autres, les dépouillant consciencieusement, jusqu’à l’os. La politique de Macron n’a rien de nouveau en ce sens, elle est juste encore plus intensive, pressée, avide et il devient de plus en plus évident pour tous que les classes possédantes ne font plus de prisonniers.

    L’imposture démocratique

    Ce n’est pas une révélation pour la plupart d’entre nous, la part croissante de l’abstention parle d’elle même, mais la vacuité du personnel politique, son impuissance organisée et son total manque de scrupule ont enfin éclaté au grand jour. Que cela a dû être troublant pour les thuriféraires de l’urne sacrée que de voir les responsables politiques mépriser le peuple avec tant de morgue et lui mentir avec tant de désinvolture. Que c’est stupéfiant, quand on y pense, que de voir le discours solennel d’un président ne pas tenir 24 heures à l’épreuve des faits et montrer la profonde duplicité d’un pouvoir tout entier dédié au maintien des privilèges des 10 % les plus riches contre toutes les autres composantes de la nation.

    Nous le savions, nous l’avons dit, mais c’est purement apocalyptique que de voir ces gens mentir au plus haut niveau et continuer à espérer que nous allons adhérer au cirque électoral et à ses promesses qui n’engagent que ceux qui y croient. Que reste-t-il d’une démocratie quand la tromperie et le mépris s’y expriment au grand jour ?

    La duplicité syndicale

    Cela faisait quelques années que les militants les plus convaincus commençaient à se poser des questions sur l’encadrement syndical de toute contestation des politiques régressives en cours. Alors qu’il y a eu une époque où les syndicats poussaient à la roue pour obtenir des avancées significatives dans le traitement de millions de salariés — avec ou sans emploi —, voilà que depuis quelque temps, ils n’avaient plus l’air que de se battre le dos au mur, uniquement sur la défensive, à négocier essentiellement un peu de retenue dans la brutalité des réformes réactionnaires qui dépouillent les prolétaires de leurs fameux avantages acquis en peau de chagrin. Le tout avec un scénario devenu immuable : le gouvernement annonce un nouveau recul social qui vise les premiers déciles de la population, les syndicats organisent une promenade sur un parcours bien balisé tel jour pendant tel créneau horaire, on marche en rang derrière les sonos qui empêchent toute discussion politique, puis ils sonnent la fin de la récré avec option tonfa pour ceux qui n’auraient pas bien compris le message. Ou comme le disait l’ex-princident revenu aux manettes dans les coulisses : maintenant, quand il y a une grève, une manif ou un conflit social, ça ne dérange plus personne, on ne se rend plus compte de rien.

    Ensuite, on fait mine d’avoir négocié la quantité de vaseline et voilà un nouveau pan de la loi ou de la solidarité nationale qui s’effondre, effacé d’un trait de plume et entériné par une direction syndicale qui a déjà négocié ses subventions et ses prébendes pour le retour à la vie civile.

    Le comportement syndicaliste pendant la révolte des Gilets Jaunes a été tout bonnement exemplaire en exposant radicalement ses élites dans leur rôle à présent quasi officiel de garde-chiourmes des perdants récalcitrants de la guerre des classes. Rarement il nous a été donné d’entendre un silence plus éloquent que celui des centrales syndicales alors même que le soulèvement populaire qu’elles prétendaient appeler de tous leurs vœux fleurissait à tous les rondpoints comme des gerbes de boutons d’or après l’ondée printanière. De-ci, de-là, certains glosaient sur ces gueux qui se réveillaient maintenant plutôt que sur ordre des encartés, ce qui semblait justifier de les laisser croupir dans leur merde et leur inorganisation. Tantôt, d’autres se déclaraient contre toute participation à un mouvement populaire massif sous prétexte qu’on y aurait vu graviter quelques chemises brunes à la manœuvre, l’évitement et l’abandon créant pourtant ces espaces vides où prospèrent les agitateurs et manipulateurs politiques professionnels.

     

    Mais avouons que toute ambigüité sur l’état réel du dialogue social à la française a été levée lors de l’appel pour une fois collectif des syndicats à bien tous rentrer dans la niche et à cesser de geindre sur les problèmes de précarité et de fin de mois difficile en dehors du calendrier syndical dument tamponné par l’exécutif et le patronat. Cette révélation-là a donné envie à bien des militants sincères et engagés de bruler leurs amarres syndicales, leurs cartes et leurs représentants au milieu du feu.

     

    La voix de son maitre

    Si tout ce qui précède n’avait pas suffi à révéler la décrépitude profonde de notre démocratie, le traitement médiatique honteux et pourtant pratiquement unanime du mouvement des Gilets Jaunes par les nouvelles caisses de résonance du pouvoir a dû faire tomber bien des peaux de saucissons qui scellaient encore les paupières. Jamais il n’a été aussi évident que la presse, les éditocrates, les journalistes de terrain ou de salon, porte-crachoirs de la république en marche arrière étaient totalement dévoués et voués à servir jusqu’à la glotte le discours et la vision du monde des classes dominantes. Voilà que ceux que l’on ne montrait point, dont on ne parlait jamais, voilà que les invisibles de la république avaient l’outrecuidance de vouloir envahir l’espace public, de vouloir occuper le calendrier médiatique des marronniers et des pantoufles fourrées de leurs complaintes, de leur réalité, de leur lutte et de leurs revendications !

    Quelle révélation pour ceux qui voyaient le monde à travers les lunettes déformantes du petit bout de la lucarne que de s’y voir ainsi caricaturés, niés, vilipendés, moqués, dénaturés ! Quelle dissonance ils ont pu éprouver dans la confraternité de leurs rondpoints et de leurs rassemblements joyeux, féroces et désespérés à la fois alors qu’ils voyaient en temps réel sur les écrans connectés de leur téléphone quels mauvais procès d’intention, quels mensonges et autres faux décomptes on leur faisait dans ces médias qu’ils croyaient impartiaux, indépendants et garants de l’équilibre des pouvoirs de la démocratie !

     

    Appelés dans un premier temps pour couvrir les actions, les journalistes couchés aux pieds de leurs maitres sont devenus eux-mêmes gibier d’une population ulcérée de se voir ainsi méprisée et falsifiée à longueur de temps. Voilà que ceux qui appellent sans cesse à la vérification des sources, à l’éradication des fake news en étaient en fait les plus grands dealeurs, les garants d’une désinformation massive qui n’aurait pas déparé du temps de la Pravda.

    Plus de carotte, seulement le bâton !

    Les indigènes de la république, les bannis, les racisés, les sans-grades, les classes dangereuses, tous n’avaient de cesse de dénoncer une police de plus en plus violente et un maintien de l’ordre qui n’était plus que répression. Mais voilà, tant que les victimes de la police s’appelaient Mouloud et non Jean-Eudes, il y a toujours eu l’idée un peu méprisante et franchement raciste que même s’il est déplorable que des gens meurent sous les coups de ceux qui sont censés les protéger, c’est quand même un petit peu parce qu’ils ne marchaient pas droit et qu’ils l’avaient bien cherché quand même. Massacrer du gueux de cités, c’est comme cela que l’on maintient dans le temps les nécessités d’un ordre injuste, exploser des étudiants écolos qui protègent des arbres et des grenouilles, c’était déjà un peu plus compliqué à justifier, mais d’un autre côté, vous savez, ces gauchistes, c’est quand même un peu des extrêmes, voire de la graine de terroristes !

    Mais quand il s’est agi de Marcel et Ginette gazés et tonfés sur la plus belle avenue du monde, au milieu des vitrines qui dégueulent de luxe et de fric tellement abondant qu’on ne sait plus comment le dilapider, quand c’est monsieur et madame tout le monde et leurs enfants du lycée pro qui se sont fait exploser la gueule pour avoir osé protester contre la vie chère et les fins de mois à perpétuité, on a commencé à avoir des doutes affreux sur les missions réelles de la police. Doute affreux qui s’est confirmé au fur et à mesure des reportages des médias couchés qui ne parlaient que des casseurs en jaune fluo et jamais des gueules cassées à grand coup de flash-ball et autres armes défensives, destinées en réalité à mutiler et à soumettre le droit de manifester à la possibilité de finir handicapé à vie.

     

    Et qu’ils ont été surpris, aussi, les Gilets Jaunes de découvrir que ces flics qu’on ne trouve jamais pour lutter contre les incivilités et l’insécurité quotidiennes vécues par les gueux dans leur milieu ordinaire, loin des yeux et loin du cœur, étaient par contre déployés en abondance pour protéger les vitrines de luxe et les quartiers discrets et somptueux où l’on a pour habitude de péter dans la soie dans le plus parfait entre-soi.

     

    La révélation  

     

    Oui, c’est une apocalypse que cette révolte des rondpoints, des contrées d’outre-périphérique, des zones de relégation, de ceux qu’on avait passés en pertes et profits depuis si longtemps.

    C’est une apocalypse pour les classes dominantes et leurs laquais qui ont su donner le change si longtemps et noyer tant d’injustices, tant d’iniquités, de mensonges, de pillages que cela avait fini par paraitre la marche normale du monde, une civilisation d’autant plus pacifiée que ses perdants et surnuméraires avaient le bon gout de crever à petit feu et dans le silence, toujours plus loin des centres du pouvoir.

    C’est une apocalypse parce qu’elle a révélé de manière absolument incontestable la nature profondément corrompue du pouvoir, la déliquescence démocratique, les soumissions médiatiques et syndicales et toute la machinerie sociale immense et avide qui n’a pas d’autres justification ou objectif que de pressurer le plus grand nombre pour ne gaver qu’une toute petite poignée de nantis bien décidés à préserver leurs privilèges honteux par tous les moyens et à tout prix.

    legendrenouvelob 20181222s

    Ce que les Gilets Jaunes ont appris en sortant de chez eux, de leur isolement et de leurs peines, en osant le rassemblement, l’entraide, la discussion et la solidarité, en confrontant leurs quotidiens, leurs expériences et leurs vécus avec les faux miroirs dans lesquels ils s’éteignaient à petit feu, quoi qu’il arrive à présent, rien de tout cela ne sera ni perdu ni oublié.

    Les Gilets Jaunes se sont détournés des ombres de la caverne et ils ont été blessés par l’implacable clarté du monde. Ils ont vu ce qui était caché, ont entendu ce qui était tu, ont appris ce qui n’était pas transmis. De fait, aucun retour en arrière ne sera plus possible, même si les dominants croient sincèrement que les coups de pied au cul suivi d’une poignée de biscuits devraient largement suffire à rétablir leur ordre injuste et à rabrouer la chienlit dans sa niche.

    Sauf que le clébard a bien compris qu’il n’a rien à perdre à mordre la main qui le dépouille et le dérouille quand il se rebiffe !

    source:https://www.levilainpetitcanard.be/lapocalypse-en-jaune-fluo/

    https://reseauinternational.net/lapocalypse-en-jaune-fluo/

     

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     Fake news : autopsie d’une manipulation politique et médiatique à partir d’une vidéo tronquée 

    Sur ce site,

    Fake news : autopsie d’une manipulation politique et médiatique à partir d’une vidéo tronquée

    https://reseauinternational.net/fake-news-autopsie-dune-manipulation-politique-et-mediatique-a-partir-dune-video-tronquee/

     

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    Macron, tous ces maux, c'est VOTRE faute ! (Jacques GUILLEMAIN, ex-officier de l’armée de l’Air) - L'apocalypse en jaune fluo

     

     Comment faire gagner les Gilets jaunes ?      
    Une analyse théorique, politique et stratégique
    Par Jacques Nikonoff, gilet jaune, universitaire, président du Parti de la démondialisation 

    http://www.pardem.org/espace-presse/156-communiques-de-presse/897-communique-faire-gagner-les-gilets-jaunes

     

    A relayer, à voir par les Gilets jaunes !

    Rousseau ancêtre des Gilets Jaunes, modèle !

    On comprend pourquoi "l'Education" nationale macron, le soustrait du programme !

    https://reseauinternational.net/pourquoi-rousseau-etait-un-gilet-jaune/

     

     


    3 commentaires
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    Dans mon analyse sur http://chantal-dupille.eklablog.com/gilets-jaunes-la-france-se-met-en-marche-et-avec-elle-demain-le-monde--a154713514, je parle de "génocide" via les ONZE vaccins sur nos petits ! (eva R-sistons pseudo de Chantal Dupille)

    Vaccination obligatoire : Le RIC peut tout changer

    Vaccination obligatoire : Le RIC peut tout changer

     

    Par Audrey de Zoom Thérapie

    Pour rappel : On a 5 fois plus de chances de mourir foudroyé, 100 fois plus de risques de se noyer, 200 fois plus de mourir de la tuberculose, et 50 000 fois plus de succomber des suites d’un cancer, que de mourir de la rougeole.

    Mettez les choses en perspective ! On se fout royalement de vous et on empoisonne vos enfants, mobilisez-vous CONTRE ÇA !

    Et en Cadi-Cadeau le gouvernement et les médecins mettent la pression aux FEMMES ENCEINTES pour qu’elles se fassent vacciner contre la grippe.

    Dans une étude, Michel de Lorgeril, Docteur en Médecine et Chercheur au CNRS, dévoile les effets du vaccin de la grippe sur le futur bébé.

    Puis à l’accouchement la maman se fait vacciner contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, la polio (avec aluminium bien sûr). De quoi produire un lait maternel de qualité ! Pour les nourrissons et les fœtus c’est « Bienvenue dans la vie ».

    Le fœtus aura donc le vaccin de la grippe in utéro + 11 autres à l’arrivée (et le tout jusqu’à ces 18 mois…sans compter les rappels qu’il recevra plus tard et les autres vaccins qui l’attendent tout le reste de sa vie !).

    Et bien sûr, AUCUNE ÉTUDE SCIENTIFIQUE n’a évalué l’impact de cette avalanche de vaccins sur la santé et le développement physique et psychique du nourrisson. La SCIENCE part du principe « qu’il n’y aura pas de problèmes ». C’est de la science ça ???

    Cherchez vous-même l’étude qui démontre que ces 11 vaccins cumulés en quelques mois dans les deux premières années de vie de l’enfant + le vaccin de la grippe reçu in utéro est totalement sans danger pour les nourrissons : vous ne la trouverez pas car elle n’existe pas !

    (Déjà que ça part mal, juste avec le vaccin de la grippe, on vous laisse imaginer la suite !) 

    .

    .

    Maintenant, forgez-vous un AVIS PERSONNEL en REGARDANT VRAIMENT les liens ci-dessous pour donner AUX ENFANTS L’ATTENTION qu’ils méritent !

    FILM (à voir ABSOLUMENT pour remettre les pendules à l’heure au sujet de la vaccination) :
    – « VAXXED, de la dissimulation à la catastrophe »
    Ce film dénonce le scandale de la gigantesque étude truquée du vaccin ROR (rougeole, oreillons, rubéole) produite par le CDC (Center for Desease Control). Le directeur principal de l’étude, le Dr Thompson, avoue qu’ils ont truqué les résultats pour ne pas faire apparaitre que ce vaccin augmente les risques d’autisme de 300 à 700% !!! Regardez-le et forgez-vous votre propre avis personnel ! Ce film est une BOMBE.

    – L’acteur Robert De Niro, qui pense que l’autisme de son enfant est en lien avec la vaccination ROR, a fait la promotion de ce film et souhaite ouvrir le débat sur le sujet « Autisme et Vaccination ».

    – Le Président Donald Trump, dénonce la même chose car il l’a constaté de ses propres yeux !

    – Il en est de même pour l’acteur Jim Carey qui accuse les vaccins d’empoisonner les enfants, et le vaccin ROR d’avoir rendu autiste le fils de son ex-compagne.

    Quoi qu’en disent les « médias », toutes ces célébrités sont-elles devenues folles ou y a-t-il quelque chose à creuser ?

    epvlPanorama des 11 vaccins et obligation vaccinale en France : Voici ce que dit l’enquête d’Anne Gourvès, Docteur en Génotoxicologie

    Aluminium et Autisme : la découverte du Pr Christopher Exley (quantités astronomiques d’aluminium dans le cerveau des enfants autistes)

    Ce que devient l’aluminium vaccinal dans votre corps (4 minutes pour comprendre) :

    – Les adolescentes ne sont pas en reste car le gouvernement les cible également avec le vaccin contre le papillomavirus qui provoquerait le cancer du col de l’utérus. Tous les pays qui ont mis en place la vaccination de masse contre le HPV voient leur taux de cancer du col de l’utérus exploser chez les jeunes files vaccinées.

    Enfumage de taille avec la (soi-disant) « Concertation Citoyenne sur l’obligation vaccinale » (les comités de professionnels et de citoyens étaient CONTRE l’obligation, mais les grands manitous sont passés outres ces deux avis pour quand même faire passer l’obligation).

    – Vous vous rappelez du Dr Andrew Wakefield ? Mais si ! Les médias nous ont rabattu les oreilles avec pour nous faire croire que c’était un grand méchant fraudeur ? C’est le médecin à l’origine de la première controverse sur le lien entre vaccin et autisme ! Et bien ce médecin chercheur admirable a des choses à vous dire, écoutez-le, car là aussi…on nous aurait menti (sous-titré en français).

    130 ASSOCIATIONS de victimes des vaccins demandent des comptes à l’OMS (ça fait beaucoup… beaucoup de monde) :

    Enfin, la propagande sur le tétanos a repris du service dernièrement, alors voici des informations utiles sur la question.

    LIVRES :

    – « Les Vaccins sont-ils une illusion ? » de Tetyana Obukhanych (Immunologiste, titulaire d’un doctorat de la Rockefeller University à New York et d’un postdoctorat de la Harvard Medical School à Boston).

    – « L’apport des vaccinations à la santé publique » de Michel Georget (Professeur agrégé en Biologie),

    – « Vaccination : les vérités indésirables » de Michel Georget,

    – « Introduction générale à la médecine des vaccins » du Dr Michel de Lorgeril, Médecin épidémiologiste et Chercheur au CNRS.

    Voici un peu de lecture pour comprendre. Merci d’offrir un de ces livres à votre médecin pour l’éduquer. C’est le plus beau cadeau que vous pouvez lui faire. Nos enfants nous remercierons !

    Évidemment que votre médecin n’a pas l’intention de faire du mal à votre enfant, mais il ne fait que répéter ce que les labos lui ont dit. Ce n’est pas un gage de vérité ! Tant de médecins et scientifiques écrivent des livres sur le sujet et s’arrachent les cheveux de voir le dédain de leurs confrères qui préfèrent « croire » plutôt que lire ne serait-ce qu’une page !

    bickelTous ensemble faisons en sorte que cela change !

    Chacun devrait être libre de se vacciner ou vacciner ses enfants : un peu, beaucoup ou pas du tout !

    En tout cas une chose est sûre, tout le monde mérite de connaitre les deux côtés de la médaille.

    D’ailleurs dans les nouvelles actus, sachez qu’un sénateur américain qui recommandait « chaudement » la vaccination contre la grippe, est mort quelque jour après des suites de sa vaccination.

    Et depuis le 14 Décembre c’est au tour de l’INCROYABLE HULK d’avoir été terrassé par…le vaccin contre la méningite, le « prévenar 13″.
    C’est ce même vaccin qui est obligatoire pour les nourrissons en France dès 2 mois. HULK est actuellement hospitalisé.

    Alors, la vaccination ça se discute ou pas ?

    Je ne sais pas pour vous, mais moi je suis intimement convaincue que quand il y a risques (très largement sous estimés), il y a CHOIX.

    Nous nous devons d’exiger un Référendum d’Initiative Citoyenne sur cette question d’obligation.

    Merci de signer la pétition pour l’instauration d’un Référendum d’Initiative Citoyenne qui permettra une véritable décision démocratique sur toutes les questions cruciales de notre temps, dont celle de la vaccination.

    https://reseauinternational.net/vaccination-obligatoire-le-ric-peut-tout-changer/

     

     

     


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  • Voir aussi mon analyse,

    http://chantal-dupille.eklablog.com/gilets-jaunes-la-france-se-met-en-marche-et-avec-elle-demain-le-monde--a154713514

     

    Les Gilets-Jaunes français indiquent aux autres nations occidentales la bonne direction

    https://reseauinternational.net/les-gilets-jaunes-francais-indiquent-aux-autres-nations-occidentales-la-bonne-direction/

     

    Les Gilets-Jaunes français indiquent aux autres nations occidentales la bonne direction

     

     
    Par Jean-Yves Jézéquel

     

    Tout d’abord nous devons particulièrement souligner ce qui vient de se passer à propos de l’attentat du marché de Noël de Strasbourg. Comme cela est toujours le cas, sans exception, le terroriste Cherif Chekatt a lui aussi été abattu par la police: aucun terroriste n’est jamais arrêté pour être interrogé, jugé et condamné, sachant pourtant que la police a tous les moyens nécessaires pour neutraliser un individu et cela d’autant plus s’il est simplement armé d’une « arme de poing datant de 1892 ». Mais encore, concernant Cherif Chekatt, le terroriste en fuite était doublement blessé, d’abord au bras, puis à la jambe. Tous les terroristes, sans exception, sont systématiquement abattus, pour ne pas dire « achevés » par la police, comme dans le cas de Cherif Chekatt, et on ne peut jamais savoir ce qui les avait motivés: on les enterre toujours avec leur secret scellé dans la tombe!

    De plus, franchement, un pistolet type 1892 de calibre 8 mm peut-il être utilisé à l’heure actuelle dans une fusillade contre des Glocks ou des Sig? Mais surtout, comment se procurer des munitions de 8mm Lebel dans une Europe verrouillée par une législation contre les armes à feu? Il est bien plus simple de se procurer une arme nettement plus moderne et nettement plus efficace que ce pistolet du 19è siècle qui a été trouvé sur le terroriste abattu par la police! Là, on peut dire que le ridicule ne tue plus et le Castaner nous prend vraiment pour des idiots

    Résultat, pour nous, les gens ordinaires, il nous est donc permis de penser que le Pouvoir, criminel par nature, par nécessité, par obligation, par vocation, fait systématiquement en sorte que les citoyens ne puissent jamais connaître la vérité! Mais pourquoi le Pouvoir veut-il systématiquement enterrer la vérité? Ne serait-ce pas parce que cette vérité est probablement intolérable, inavouable, honteuse et certainement de nature à provoquer l’abolition de toute croyance citoyenne en une «innocence de ce Pouvoir»? C’est la croyance des citoyens en cette « innocence du Pouvoir » qui permet d’engendrer et de nourrir les illusions nécessaires à la reconnaissance comme à l’acceptation du Pouvoir se revendiquant comme tel, suivies de la soumission du peuple à ses comportements et décisions autoritaristes… et ajoutons, hors de toute perspective démocratique!

    La suite logique était attendue, à la consonne ou à la virgule prête : Benjamin Griveaux, le porte-parole du Pouvoir de la macronie en marche nous assenait ses recommandations :

    « Le gouvernement n’a à ce stade pas décidé d’interdire les manifestations des Gilets-Jaunes qui se tiendront samedi, mais les appelle à être ‘raisonnables’ après l’attentat de Strasbourg et à ne pas manifester. »

    « Maintenant que leur colère s’est exprimée, a été entendue par le Gouvernement, et qu’il y a répondu, ce que nous vous demandons, en responsabilité, c’est d’être raisonnables samedi et de ne pas aller manifester »,  déclarait encore avec insistance Benjamin Griveaux sur Cnews, en s’adressant directement aux Gilets-Jaunes.

    « Il n’est pas raisonnable de manifester », a-t-il insisté, car « nos forces de l’ordre et de sécurité ont été mises à contribution énormément ces dernières semaines », (sous-entendu : et nous sommes très en retard pour leur payer leurs heures supplémentaires qui vont encore augmenter!) et au regard de l’attentat de Strasbourg, « il serait préférable que ce samedi chacun puisse, de manière apaisée, vaquer à des occupations d’un samedi avant les fêtes de famille de fin d’année plutôt que de manifester et mettre à nouveau à contribution nos forces de l’ordre. »

    Le problème que ne comprend toujours pas ce Gouvernement « autistique », c’est que les Gilets-Jaunes en question ne manifestent pas pour le plaisir de manifester; ils ne sont pas concernés non plus par le fait de pouvoir « flâner dans l’apaisement autour des centres commerciaux ou des magasins pour des achats festifs » en écoutant « petit papa noël »! Ces gens de la macronie n’ont toujours pas compris que les Gilets-Jaunes n’ont plus de quoi remplir leur frigo dès le 15 du mois et parfois encore plus tôt! Comment pourraient-ils être « raisonnables » et « apaisés », « vaquant aux achats de Noël » dans les quartiers chics pour y acheter du foie gras et du champagne?! Ils sont dans la rue pour une absolue nécessité, pour une extrême urgence, pour une question de dignité réclamant légitimement la possibilité naturelle de passer des galères de la survie à une vie décente, pendant que les profiteurs d’en haut se gavent des richesses produites par le travail des exploités et des abusés du système, aujourd’hui sévèrement accusé et condamné par le peuple des laissés pour compte! Pauvre macronie déconnectée de la réalité de ceux qui sont en masse opprimés par le capitalisme sauvage de ce monde prédateur et ignorant cyniquement le mal qu’il peut faire! Sa seule préoccupation anxiogène est de tenir les yeux rivés sur la dégringolade spectaculaire des compteurs affichant pour la France un déficit commercial monstrueux depuis ce 17 novembre noir suivi des quatre éditions suivantes tout aussi noires pour les accrocs de l’ultra libéralisme…

    La seule solution que le Pouvoir entrevoit, derrière ses dernières recommandations, si le peuple ne se montre pas «raisonnable», c’est la «solution finale» d’un gazage incapacitant, ultime opération de dressage avant d’en arriver à un massacre de style Adolphe Thiers en remake de la Commune de Paris!

    Il est possible d’accéder aux instructions signées par le Directeur Général de la police nationale : les « flash ball » peuvent être utilisés lors d’un attroupement susceptible de troubler l’ordre public et « en cas de violences ou voie de faits commises à l’encontre des forces de l’ordre ou si les forces de l’ordre ne peuvent défendre autrement le terrain qu’elles occupent ». Le policier doit viser uniquement le torse ou les membres supérieurs, selon les instructions. 261 victimes gravement mutilées principalement à la tête ont été recensées sur la journée du 8 décembre dernier. La police, dans un très grand nombre de cas n’a pas respecté la loi (française) mais certainement la loi européenne, et s’est comportée avec une extrême violence contre des Gilets-Jaunes qui ne présentaient aucun danger, ni aucune espèce de menace, ni pour eux-mêmes, ni pour l’ordre public, comme de nombreuses vidéos prises sur le vif le démontrent!

    Il faut également souligner cet épisode de répression organisée contre les lycéens de Mantes-La-Jolie. Le 6 décembre dernier, la police a procédé à une interpellation collective de 148 lycéens, à Mantes-La-Jolie. Les humiliations subies par les lycéens ont été documentées par plusieurs vidéos montrant les lycéens alignés face contre un mur, agenouillés, les mains menottées derrière le dos ou derrière la tête. Les vidéos ont été authentifiées après que des collabos du système aient crié aux « fake news ». Cette scène a horrifié beaucoup de monde dans le pays des Droits de l’Homme et à l’étranger. Chacun a pu constater qu’en France, les citoyens sont bel et bien dans une dictature policière d’État qui a abrogé les droits les plus fondamentaux. Certains commentateurs ont même noté que cette scène de lycéens agenouillés devant des officiers armés évoquait carrément une scène d’exécution. Il va sans dire que tous ceux qui ont trouvé le moyen de « légitimer » ce comportement policier appartiennent aux nostalgiques du Gouvernement de Vichy… même s’ils refusent consciemment de le reconnaître!

    Le samedi 8 décembre 2018, des Gilets-Jaunes témoignent qu’en s’adressant fraternellement à certains CRS et Gendarmes mobiles, ils avaient constaté que ceux-ci ne comprenaient pas le français : Emmanuel Macron avait fait appel à l’Eurogendfor, la milice anti émeute européenne. Il devient alors possible de comprendre comment la police a pu ignorer à ce point la loi française!

    La macronie a organisé le blocage, partout en France, afin d’empêcher les Gilets-Jaunes de se rendre dans la capitale : fouilles dans les gares, blocage des voitures sur le périphérique, refouilles à tous les barrages filtrants, verrouillage des différentes zones de Paris pour empêcher une confluence des rassemblements ainsi isolés et dispersés. Même une saisie d’un stock de 50.000 gilets de sécurité routière a été faite sur un dépôt industriel. La stratégie était celle qui consiste à diviser pour « régner ». Toute la violence policière est la plupart du temps non légitime, puisque les Gilets-Jaunes protestent pacifiquement. Plusieurs syndicats de la police ont d’ailleurs manifesté leur mécontentement et demandent au ministère de l’Intérieur de s’expliquer sur le fait qu’aucun ordre n’ait été donné aux forces de l’ordre pour intervenir contre les casseurs infiltrés dans le mouvement. Il y a une volonté évidente du Pouvoir d’essayer de décrédibiliser la révolte des Gilets-Jaunes, afin de faire baisser le chiffre des sympathisants du mouvement qui était à 68% de Français il y a trois jours (sondage IFOP du 12 décembre dernier).

    Il va falloir que le groupe des avocats des Gilets-Jaunes, se mobilise pour examiner ces nombreux cas de dérive de la police et attaquer Emmanuel Macron comme le Ministère de l’Intérieur pour leur manquement grave à la loi: des Gilets-Jaunes portent plainte pour « les faits de racket, dilapidation de l’argent public, préjudice moral et mise en danger de la vie d’autrui, violences volontaires avec arme, usage abusif de la force publique sur personnes vulnérables, atteinte au droit de manifestation ».

    Ce monde dans lequel nous nous trouvons et le Pouvoir qui le protège ont bien fini par tomber le masque en montrant leur véritable nature criminelle. L’engagement de la France dans la « coalition illégale de Doha », qui a fait cette guerre injuste contre la Syrie en martyrisant arbitrairement le peuple syrien, en soutenant des terroristes de Daech, main dans la main avec leurs complices occidentaux et ceux des monarchies obscurantistes du Golfe, et de surcroît, en déclarant publiquement que ces « djihadistes » «faisaient du bon boulot en Syrie »; ce Pouvoir aux mains entachées de sang avait déjà fait savoir clairement ce qu’il était réellement. Compte tenu de ce que ces politiques ont été capables de faire en Syrie, et ailleurs, nous ne devons plus nous étonner aujourd’hui qu’ils puissent imaginer gazer leur propre population qui, à l’image des Syriens, se montre récalcitrante et trop indocile. Nous savons, en effet, que la macronie s’apprête à procéder, si nécessaire, à des «épandages de chimie incapacitante» sur les Gilets-Jaunes.

    Malgré toutes les menaces voilées, les allusions hypocrites, les avertissements indirects, le cynisme et le mépris omniprésent, malgré la volonté pour l’exécutif de contrôler l’image se voulant positive et « bienveillante » pour le peuple, les Gilets-Jaunes ont été encore nombreux dans tout l’hexagone, ce samedi 15 décembre 2018, présents sur le champ de bataille pour leur conquête de la démocratie. En cela, le peuple Français indique aux autres Nations occidentales, également sous occupation du fascisme ultra libéral, la bonne direction de la Libération

    Le Pouvoir en place persiste à diffuser des chiffres absolument dérisoires sur la mobilisation des Gilets-Jaunes alors que toutes les images sur l’ensemble de la France témoignent qu’une masse de gens en protestation, est en effet approximativement 35 fois supérieure à celle annoncée: il s’agit pour le Pouvoir de la macronie de dévaloriser, de délégitimer, de discréditer les Gilets-Jaunes et leurs revendications, afin de se maintenir en place alors que le peuple Français se sent majoritairement désapproprié de sa souveraineté.

    La préfecture de police de Paris aux ordres de Castaner, a déclaré « moins de 3000 Gilets-Jaunes » ce samedi 15 décembre à Paris. Le déploiement des forces de l’ordre ayant été de 14 blindés (avec produit incapacitant) et 8000 policiers, et si l’on s’en tient aux chiffres de Castaner, il y aurait donc eu entre deux et trois policiers pour chaque manifestant! Comment, en effet, trouver une image plus parlante, si le ministre de l’Intérieur voulait avouer la réalité de l’État policier qui contrôle la France et les Français aujourd’hui?!

    Ce sont les principales revendications des Gilets-Jaunes, qui à ce jour, maintiennent la mobilisation. Ces revendications ne sont pas prêtes d’être acceptées par ce Pouvoir en place; conclusion, la révolte des Gilets-Jaunes va donc s’étaler dans le temps en se structurant et en prenant d’autres formes sans doute plus dures…

    Ce qui est également certain, c’est que cette mobilisation ne peut pas s’arrêter à ce stade, car les citoyens qui revendiquent, ne revendiquent pas pour revendiquer, mais parce que c’est une absolue nécessité pour eux. Pour tous ces gens dans la rue, s’arrêter voudrait dire mourir, car ils sont arrivés à l’extrême limite du supportable dans une existence de survie. Des banderoles circulaient le samedi 15 décembre sur les Champs Élysées, disant RIC : Referendum d’initiative citoyenne. Le Referendum CARL qui signifie : Constituant (modifier la Constitution); Abrogatoire (qui permet de supprimer une loi devenue caduque ou néfaste pour le bien commun); Révocatoire (qui permet de virer un élu qui ne fait pas le travail pour lequel il a été élu); Législatif (qui permet au peuple de proposer une loi).

    Ce samedi 15 décembre, les Gilets-Jaunes se sont également concentrés sur les lieux de la représentation médiatique, car la bataille de l’information doit être gagnée pour permettre une plus grande avancée dans la restauration de la souveraineté citoyenne. Le message donné par les Gilets-Jaunes était que les médias doivent quitter le sérail des prédateurs financiers qui sont réellement aux commandes de la destinée commune en agissant mensongèrement sur l’opinion publique. Il sera sans doute difficile d’obtenir des images de télévisions sur cette mobilisation-là à Paris, car elle devait passer inaperçue pour le parti médiatique mis en accusation et prié de rendre des comptes lui aussi!

    Les Gilets-Jaunes Français indiquent aux autres Nations occidentales la bonne direction de leur libération.

    Déjà, en Espagne, le Chef du Gouvernement Pedro Sanchez, inspiré par les revendications des Gilets-Jaunes, a décidé d’augmenter de 22%, le salaire minimum, par décret, afin de contourner l’opposition d’une droite politique depuis très longtemps attelée à l’ouvrage ultra libéral, cause de tous les malheurs des pays de l’Union Européenne…

    Il y a encore beaucoup de chemin à faire, mais peu importe puisqu’il n’y a rien d’autre à faire!

    Jean-Yves Jézéquel

    source:https://www.mondialisation.ca/les-gilets-jaunes-francais-indiquent-aux-autres-nations-occidentales-la-bonne-direction/5629600

    https://reseauinternational.net/les-gilets-jaunes-francais-indiquent-aux-autres-nations-occidentales-la-bonne-direction/

     

     

    lundi 17 décembre 2018 

    en gris (et rouge), liens à cliquer

    Gilets jaunes : la France refait société, contre Macron

    Le mouvement des gilets jaunes sidère littéralement le pouvoir comme la presse étrangère. Malgré les annonces du pouvoir, la mobilisation s'est poursuivie samedi, notamment en Province. Mais même si l’usure venait à l’emporter, ce mouvement aura été extrêmement fécond, faisant reculer Macron, et achevant sa rupture avec l’opinion, seulement 18% des Français lui faisant encore confiance.

     

    Macron récolte ce qu’il a semé

     

    Au début du mouvement, le pouvoir espérait sans doute pouvoir s’en sortir en laissant pourrir la situation, comme il avait pu le faire sur le démantèlement des droits du travail ou la réforme de la SNCF. C’est pour cette raison que la fermeté s’affichait et qu’il annonçait des mesures dérisoires, d’abord le simple report des nouvelles hausses de taxes, puis, devant la pression d’une opinion pas convaincue, leur annulation en bonne et due forme, accompagnée de quelques autres mesures comme le report d’un contrôle technique plus exigeant. Même depuis leur bulle, les macronistes auraient tout de même du comprendre que l’annulation de mauvaises mesures ne serait pas suffisant.

    En effet, même s’il révélait une vraie nervosité du pouvoir, qui a enclenché par deux fois la marche arrière, ces annonces n’apportent absolument rien aux gilets jaunes. Dire que l’on ne va pas rajouter des difficultés à celles qui existent est un peu court pour répondre au climat quasiment révolutionnaire actuel. Ce qui est intéressant dans ce mouvement, ridiculement renvoyé à l’extrême-droite à son début, c’est au contraire le message profondément social qui en émane, même dans ses débordements condamnables : le Starbucks dévasté se voit rappeler la désertion fiscale de sa maison mère, les quartiers qui brûlent sont souvent chics et les Porsche semblent être une cible de choix pour le feu

    La révolte des gilets jaunes, toujours soutenue par une majorité de la population, a un vrai sens politique. Car quand on parle de pouvoir d’achat aujourd’hui, c’est aussi à la lumière de l’explosion des inégalités, des profits des entreprises, mais aussi de la baisse de la fiscalité des gagnants du nouveau monde, aggravée par les cas répétés et médiatisés de désertion fiscale. En somme, ils veulent de la justice sociale et fiscale, et une reprise de contrôle de notre destin national, comme le note Marianne. La France se reconstitute comme société politique contre le macronisme, condensé des maux des décennies passées entre démocratie cadenassée et plus forts toujours favorisés.

    C’est sans doute le sens des Marseilaises entonnées. Le refus des politiques oligo-libérales n’est plus marginal, il est devenu dominant, d’où l’effondrement d’un Macron à 18% d’opinions favorables et 76% d’avis défavorables. La prochaine étape, c’est la remise en cause du cadre européen, cette camisole anti-démocratique et anti-sociale que décrit Coralie Delaume dans le FigaroVox, et notamment l’euro, qui est bien une cause première de la situation des gilets jaunes, comme je l’ai signé avec de nombreux économistes dans une tribune publiée il y a quelques jours. Bien sûr, ce combat reste difficile, mais le lien si étroit qui existe avec la cause des gilets jaunes apparaît.

    Ce mouvement pourrait bien être historique en ce qu’il reconstitue le camp vainqueur dans les urnes en 2005. Les méfaits des politiques oligo-libérales étant encore plus clairs et leur incarnation plus assumée par Macron, notre majorité a bien grandi. Mais la traduction politique reste encore à confirmer, comme nous l’avait tristement montré le sinistre traité de Lisbonne de 2008.

    http://www.gaullistelibre.com/2018/12/gilets-jaunes-la-france-refait-societe.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+gaullistelibre+%28Blog+gaulliste+libre%29&utm_content=Yahoo%21+Mail

     

     

     

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    Macron et les Gilets Jaunes : la ligne de démarcation s'est installée
     

    http://russiepolitics.blogspot.com/2018/12/macron-et-les-gilets-jaunes-la-ligne-de.html



    La crise des Gilets Jaunes montre la rupture idéologique profonde qui traverse la France, ou plutôt cette ligne de démarcation qui s'installe entre les élites néolibérales et la société. Celles-ci estiment que le "jeu" a assez duré, le Gouvernement et le Président ont fait tout ce qui devait être fait, on doit tourner la page et chacun rentrer chez soi. Différents pièges politiques commencent à être tendus au mouvement. De leur côté, les Gilets Jaunes font des émules et la crise, profonde, s'étend aux institutions républicaines, la police et l'armée reprenant les interrogations soulevées, sans encore joindre le mouvement. Une France globalisée sans les Gilets Jaunes ou une France républicaine retournant vers sa souveraineté sans Macron, l'enjeu est bien ici. D'où l'urgence pour le pouvoir d'y mettre fin, de décrédibiliser, de dénigrer.


    Dénigrer et déstabiliser ce qu'il n'est pas possible de résoudre

    Dès le départ, l'on a eu l'impression que le Gouvernement faisait monter la pression, que des casseurs envahissaient au bon moment les manifestations, qu'ils développaient une violence inouïe et que les forces de l'ordre réagissaient de manière étonnante.

    L'intervention anonyme d'un CRS confirme les ordres donnés, l'envoi de casseurs et la volonté de focaliser l'attention sur la violence. Aux frais des forces de l'ordre elles-mêmes. Et des Gilets Jaunes. Afin de décrédibiliser le mouvement.


    L'usage déséquilibré de la force a sauté aux yeux, même lors de la dernière manifestation, qui n'était pourtant pas particulièrement violente.

    Même la très politiquement correcte Amnesty International trouve que les autorités françaises vont trop loin dans l'utilisation de la force et vient de sortir un rapport accablant.

    Dans le même temps, tout est fait pour donner l'impression que le mouvement est en perte de vitesse. Des gens sortis des trains allant vers Paris, ayant pourtant leur titre de transport, des bus bloqués et fouillés (voire renvoyés), des voitures aussi. L'on a vu tourner le chiffre de 40 000 personnes ainsi empêchées d'arriver dans le centre de Paris. Sans compter ceux obligés d'enlever leur gilet jaune.


    Presque autant de policiers que de manifestants officiels, si l'on frise depuis longtemps le ridicule, maintenant l'on se rapproche de la Corée du Nord.

    Pas de remise en cause du cap idéologique

    Il faut écraser, car il est impossible de céder. Question de principe. Le pouvoir a clairement expliqué qu'il a déjà fait tout ce qu'il pouvait et basta. Pas de remise en cause de la politique migratoire, pas de remise en cause de la politique fiscale en général, pas de restauration de l'Etat et de ses services publics.

    Pour le président de l'Assemblée nationale, "le combat est fini". Il faut discuter, pendant que les CRS doivent vider par la force les ronds-points. Pour Castaner, "Ca suffit!". Tous appellent à la sacrosainte liberté de circulation. Mot d'ordre d'une société post-moderne, dont le mouvement perpétuel est la règle, tout autant que le commerce. Là étant la substantifique moelle de la démocratie néolibérale, que les Gilets Jaunes ne comprennent pas, n'étant pas suffisamment intelligents ni subtiles.


    Eux, ont une autre vision de la démocratie, manifestement trop éloignée du néolibéralisme, qui comprend l'implication du peuple dans la prise de décision, de l'intérêt national dans les choix de société. Ils demandent ainsi l'introduction dans la Constitution d'un référendum d'initiative populaire afin de pouvoir proposer des réformes législatives, ils bloquent le Marché de Rungis, ou plutôt les camions étrangers pour laisser passer les français, ils demandent à Macron de revenir sur le Pacte de Marrakech.

    Mais sur ces aspects, rien. Aucune réponse. Par ailleurs, de sérieuses questions se posent sur le financement des "cadeaux" fiscaux gracieusement envisagés, notamment la hausse du SMIC par la hausse de la prime d'activité ne pourra pas être financée avant mai-juin. Le Gouvernement espère donc que les entreprises s'y mettront d'elles-mêmes dès janvier ...

    N'oublions pas non plus les discussions qui commencent au Parlement sur une modification de la loi sur la liberté de manifestation ...

    Pendant ce temps, le Gouvernement entraîne les Gilets Jaunes vers des pièges politiques. La mise en place de consultations, qui permettent surtout de gagner du temps et d'essouffler le mouvement (les gens peuvent objectivement fatiguer), alors qu'il est décidé et annoncé de ne rien changer sur le fond. De la même manière, Ferrand incite les Gilets Jaunes à aller se perdre dans une participation aux élections européennes. Tout d'abord, une participation électorale demande un minimum de structure et de financement, les résultats seront donc mauvais, ce qui permettra de discréditer le mouvement. Ensuite, participer, c'est légitimer. Le mouvement des Gilets Jaunes est fondamentalement souverainiste, il ne peut donc être européaniste. L'inscrire dans le cadre de l'UE, c'est le dévoyer.

    Cristallisation de la rupture

    Cette manière de réagir provoque une rupture dans la société, qui passe du plan social au plan idéologique. Et contamine les organes garants de l'Etat, car c'est bien l'Etat qui est en crise.

    Plusieurs syndicats de police appellent mercredi à une opération Commissariat fermé, c'est-à-dire à ne sortir que sur appel, jeudi à manifester sur les Champs-Elysées. Ils ont un arriéré de plus de 20 millions d'euros d'heures supplémentaires non payées à ce jour, leurs conditions de travail se détériorent continuellement, ils sont systématiquement critiqués par les différents ministres de l'Intérieur ou Présidents (se souvenir de Hollande dans l'affaire Théo) dès qu'ils interviennent dans des banlieues, ils ne sont pas couverts lors de leurs interventions dans les banlieues, ils ne peuvent garantir la sécurité nationale sans une réaction adéquate de la justice en aval ni des politiques en amont.

    Dans l'armée aussi, la grogne gagne. Certains hauts gradés militaires critiquent les choix faits par le pouvoir, notamment en ce qui concerne la politique migratoire, parlant même de trahison. Evidemment, ils sont immédiatement accusés d'extrémisme et peuvent faire l'objet de sanctions.

    Si Macron estime qu'il est temps de tourner la page, les Gilets Jaunes estiment eux aussi qu'il est temps de tourner la page ... de la présidence Macron. Le départ du Président et l'organisation de nouvelles élections parlementaires, propres, reste la revendication centrale. Qui ne pourra certainement pas être satisfaite. Une guerre des nerfs se met en place, la police tente de vider le territoire des Gilets Jaunes, mais ils ne sont pas attachés à un endroit particulier.

    D'une manière générale, les Gilets Jaunes ont déjà remporté une victoire: Jupiter est violemment retombé sur terre, il n'y aura pas de second mandat et les réformes à venir ne pourront plus être aussi radicales qu'envisagées.


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    Sayed Hasan

     

    Frontière israélo-libanaise : l'opération « Bouclier du Nord » et le silence de Hassan Nasrallah

     
    L'opération « Bouclier du Nord » a été lancée en grande fanfare par l'occupant israélien le 4 décembre, visant prétendument à  « exposer et neutraliser les tunnels d’attaque transfrontaliers que le Hezbollah a creusés depuis le Liban vers Israël ». En effet, la Résistance libanaise a maintes fois promis de ne plus se camper sur une position défensive en cas d'agression ou de guerre, et de porter les combats en Palestine occupée, voire même de libérer la Galilée. Les porte-parole du gouvernement israélien se sont ostensiblement félicités de ce qu'ils présentaient comme une mise en échec du plan du redoutable Hassan Nasrallah. 
     
    La propagande israélienne et ses dociles relais médiatiques occidentaux ont présenté cette opération comme une offensive militaire de grande envergure, qui porterait un grand coup au Parti de Dieu. Même les titres d'un journal a priori pro-palestinien comme L'Humanité parlent d'une « incursion israélienne au Liban », comme si l'entité sioniste avait pénétré dans le territoire libanais (ou s'apprêtait à le faire), que ce soit sur terre ou de manière souterraine. Un discours du Secrétaire Général du Hezbollah a été annoncé pour le jour même par les médias israéliens et occidentaux, ce qui aurait tendu à confirmer l'importance de l'opération israélienne. Et face au mutisme du Hezbollah, il a été affirmé que ce silence était dû à l'état de choc dans lequel la Résistance libanaise se trouverait après cette opération surprise qui aurait ruiné ses plans les plus secrets.
     
    Mais qu'en est-il réellement ? Il faut avant tout souligner qu'il est ridicule d'assimiler à une offensive, ou même à une opération militaire, des travaux de forage et d'excavation qui prennent place à l'intérieur de la Palestine occupée, et n'empiètent nullement sur le territoire libanais. De lourds travaux de construction, de terrassement et de fortification à la frontière nord d'Israël sont menés depuis 2015 par Tsahal, et visent à créer une ligne de défense type Maginot face au Hezbollah (pour souligner son caractère anachronique, Al-Manar l'a surnommée Le Mur de l'Illusion).
     

    Si les médias israéliens et occidentaux se sont abstenus de toute médiatisation à ce sujet, c'est parce que ces travaux d'ingénierie ne servaient pas la propagande d'Israël, soulignant au contraire sa faiblesse : l'entité sioniste est en effet acculée à une position défensive pour la première fois de son existence. Mais le Hezbollah lui-même a clairement souligné ce bouleversement, en organisant notamment une tournée médiatique en avril 2017 pour exposer aux yeux du monde les mesures israéliennes. La promesse du 16 février 2011, dans laquelle Hassan Nasrallah annonce à ses combattants qu'ils doivent être prêts à recevoir un jour l'ordre de libérer la Galilée, a en effet été prise très au sérieux par Israël. D'autant plus qu'en Syrie, le Hezbollah a acquis et fait la démonstration de ses capacités offensives en libérant de très vastes étendues de territoire de la présence de Daech, prenant part à des combats qui, par leur nature, leur étendue et les effectifs et armements déployés, ne sont plus de la guerre de guérilla. Les capacités offensives du Hezbollah n'ont jamais reposé sur l'existence de tunnels, comme l'a prouvé l'opération de capture de soldats israéliens en juillet 2006, et s'apparentent aujourd'hui davantage aux opérations menées par des armées classiques, comme le soulignait Hassan Nasrallah dans une interview du 19 août 2016 :
    Lorsque le Hezbollah intervient dans la guerre en Syrie, et combat comme une formation très grande, et avec des armements très divers, ou en tant que partie d'une très grande formation aux armements divers, et qu'il participe à des opérations offensives majeures et très étendues, qu'il parvient à repousser les hommes armés (terroristes de Daech), qui ne sont pas des combattants normaux, surtout les étrangers, des combattants d'un tel niveau (d'engagement, prêts à mourir), lorsqu'il les expulse d'aires géographiques très vastes, cela veut dire que le Hezbollah gagne une expérience offensive, une vaste expérience de libération de territoire à travers des opérations militaires continues et directes, et non à travers la guerre de guérilla. Et le Hezbollah n'avait pas une telle expérience avant la guerre en Syrie.
    C'est là qu'Israël est apeuré et terrifié. Car ce que fait le Hezbollah en Syrie, si une guerre est lancée contre lui, il le fera en Galilée. [...] Si le Hezbollah est sorti de la guerre de juillet (2006) comme une puissance régionale, il sortira de cette guerre (en Syrie) comme une puissance militaire véritable représentant une force de libération de territoire non pas (seulement) dans la guerre de guérilla, mais même dans une guerre qui ressemble bien plus aux guerres classiques (entre armées nationales).
    Le Hezbollah n'est pas le Hamas, et croire que leurs stratégies et tactiques sont les mêmes alors que leurs capacités et leurs expériences sont incommensurables est à la fois une illusion et une mystification à laquelle, bien naturellement, Hassan Nasrallah n'a pas daigné répondre.
     
    Pourquoi cette opération-spectacle a-t-elle été lancée maintenant ? Netanyahou, qui est à la fois Premier ministre, et, par interim, Ministre de la Défense, Ministre des Affaires étrangères et Ministre de la Santé, est plus discrédité que jamais en Israël, du fait du récent échec militaire face à Gaza –après lequel son Ministre de la Défense Avigdor Lieberman à démissionner, manquant de provoquer une chute de son gouvernement–, et de ses innombrables casseroles judiciaires, qui ont amené la police israélienne à demander, début décembre, son inculpation ainsi que celle de son épouse dans une énième affaire de corruption. L'opposition israélienne, dès les premiers jours, a pu exprimer ouvertement des doutes quant à la véritable portée de l'opération « Bouclier du Nord », à l'instar de Tzipi Livni, qui a dénoncé la sur-dramatisation de cette opération :
    Nous ne sommes pas dans une situation où nos soldats sont derrière les lignes ennemies. Il s'agit simplement d'activités d'ingénierie au sein du territoire souverain de l'Etat d'Israël. Netanyahou a exagéré les proportions réelles de cet événement au-delà du raisonnable. Il a transformé des activités d'ingénierie défensive en une opération militaire spectaculaire. Il y a deux explications possibles à cela : soit le Premier ministre panique, soit il veut semer la panique pour justifier ses actions, à la fois en retardant les élections et en abandonnant les habitants du sud d'Israël [face aux roquettes de Gaza].
    Mais il ne faut pas compter sur les médias occidentaux pour nous rapporter ces données aisément accessibles. Pour eux, seule la propagande israélienne officielle fait foi.

    Plus affaibli que jamais, Netanyahou souhaite se présenter comme un homme fort face au Hezbollah, mais l'opération lancée contre des tunnels présumés, qui n'est qu'une grossière manœuvre pour détourner l'attention de la presse et de l'opinion publique israélienne, ne révèle que l'impuissance d'Israël face au Parti de Dieu. Le Hezbollah sait bien que Netanyahou n'osera jamais lancer une guerre d'agression contre le Liban, et que face au Hezbollah, Israël n'a plus d'autre recours que les sanctions économiques de Washington et les appels aux institutions internationales –ces mêmes institutions et lois piétinées depuis des décennies par Tel-Aviv– pour qu'elles condamnent les supposées violations de la souveraineté israélienne par le Hezbollah –alors que pour sa part, Israël continue à violer quotidiennement l'espace aérien libanais– et prennent des mesures contre lui.

    Face à de tels enfantillages –l'armée israélienne a plus de chances de trouver des Taupiqueur et autres Pokémon souterrains que des tunnels opérationnels du Hezbollah–, Hassan Nasrallah s'est bien gardé d'apporter de l'eau au moulin à paroles du fier-à-bras Netanyahou : tout discours de sa part aurait ajouté de la crédibilité à cette tentative de mystification, et donné plus de grain à moudre au battage médiatique autour de cette pseudo-opération. Les médias et les civils libanais partisans du Hezbollah se sont chargés de répondre, tournant amplement en ridicule cette opération, raillant Israël sur les réseaux sociaux, et pique-niquant en famille à la frontière pour narguer des soldats israéliens sur le pied de guerre.
     
     

    Un clip intitulé « On se retrouve à Haïfa », et sous-titré en hébreu, a été réalisé par un artiste libanais, parodiant une mélodie populaire juive qui célèbre la Déclaration Balfour. On y voit des combattants du Hezbollah parvenant jusqu'à Haïfa par tunnel, et espionnant Netanyahou dans sa propre maison.
     
     
     

    Pour sa part, le média de guerre du Hezbollah, en publiant une photo de troupes israéliennes prise depuis le territoire israélien, a démontré que même lorsque l'ennemi est en état d'alerte maximale, son territoire lui restait aisément accessible. 

     
    Plus encore, il est certain que les combattants du Hezbollah ont dérobé deux mitrailleuses FN MAG sous le nez des soldats israéliens (les médias israéliens ont largement rapporté ce vol), armes qui réapparaîtront certainement entre leurs mains au moment le plus opportun pour humilier l'armée israélienne et son gouvernement.
     
     

    Et le 12 décembre, le Hezbollah a publié cette vidéo sous-titrée en hébreu qui rappelle la réalité de la situation : c'est bien Israël qui craint le Hezbollah et prend toutes les mesures pour s'en prémunir, et non l'inverse.
     
     

    Il est peu probable que la confrontation entre Israël et le Hezbollah tourne à l'affrontement direct dans un futur proche. Mais la guerre psychologique continue de faire rage, et les bataillons électroniques de Hassan Nasrallah y démontrent jour après jour leur supériorité.

    Sayed Hasan


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    Sayed Hasan
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    jeudi 11 janvier 2018


    Kafka 2.0 : comment s’exerce la censure politique sur Youtube


    http://sayed7asan.blogspot.com/2018/01/kafka-20-comment-sexerce-la-censure.html
    Cinq années d’archives de résistance au sionisme et à l’impérialisme détruites par Google

    « On avait sûrement calomnié Joseph K., car, sans avoir rien fait de mal, il fut arrêté un matin. » Ainsi commence Le Procès, œuvre de Franz Kafka de 1925, dans laquelle Joseph K., employé de banque sans histoires, est arrêté à son domicile par de mystérieux agents et notifié d’une procédure judiciaire engagée à son encontre. Il n’est pas informé du délit ou crime dont il se serait rendu coupable – on lui laisse seulement entendre qu’il aurait enfreint une loi inconnue –, et se voit remettre une convocation au tribunal un certain jour, sans que l’heure ou le lieu exacts soient indiqués. Le protagoniste est entrainé dans un engrenage complètement absurde, balloté entre inspecteurs, huissiers, avocats et juges, et ne sachant à aucun moment de quoi ou contre qui il doit se défendre. Il est finalement exécuté par trois bourreaux distingués qui, avec d’ « horribles politesses », lui plantent un couteau de boucher dans le cœur.


    La procédure par laquelle Youtube supprime des vidéos et même tout le contenu d’une chaîne est comparable à ce roman noir à plus d’un titre. Comme je l’ai indiqué dans un article précédent, ma chaine Sayed Hasan, qui, depuis plus de cinq ans, sous-titres en français et en anglais des discours de Sayed Hassan Nasrallah, Secrétaire Général du Hezbollah, ainsi que de Vladimir Poutine, Bachar al-Assad et Sayed Ali Khamenei (en plus d’interviews de Norman Finkelstein, de contenus concernant l’Amérique latine révolutionnaire, etc.), s’est vue infliger deux avertissements par Youtube en moins d’un mois pour deux discours de Hassan Nasrallah, au prétexte d’un « non-respect des règles concernant le contenu violent ou choquant de Youtube ». La suppression totale de la chaîne n’a guère tardé, puisqu’elle est survenue le 20 décembre 2017 à la faveur du troisième et dernier avertissement annonçant la guillotine, toujours à cause d’un discours de Hassan Nasrallah publié en... 2014 – il n’y a guère de prescription chez Youtube, ni de demi-mesure. Ainsi, 400 vidéos, plus de 6 millions de vues et bientôt 10 000 abonnés se sont volatilisés, au moment de la plus forte croissance de leur histoire. Youtube s’efforce de dissimuler sa censure derrière une procédure pseudo-légaliste, mais de fait, comme nous allons le voir, tous les créateurs doivent évoluer sous la menace permanente de son couperet politique qui restreint drastiquement les contenus tolérés.

    Le premier avertissement infligé à ma chaine date du 24 octobre 2017, et concerne un discours de février 2015 (sic) intitulé « Hassan Nasrallah : l’Etat Islamique est l’allié d’Israël et vise La Mecque et Médine ». Sa transcription complète est disponible ici : http://sayed7asan.blogspot.com/2015/02/hassan-nasrallah-letat-islamique-veut.html. Comme on peut le voir, ce discours ne fait que dénoncer le groupe terroriste Daech, le caractérisant comme un danger pour l’Islam, les musulmans et toute l’humanité, en rappelant sa collusion avec Israël. Il ne comporte absolument rien de légalement répréhensible (appel à la haine, au meurtre, etc.). Youtube ne daigne aucunement préciser en quel endroit ou de quelle façon telle vidéo aurait enfreint les « règles concernant le contenu violent ou choquant », comptant probablement sur la perspicacité de l’accusé – qui se retrouve condamné de facto. Je n’y ai absolument rien trouvé de répréhensible, même selon les critères les plus stricts – à moins, bien entendu, que toute mention négative d’Israël ne soit insoutenable pour les bonnes âmes de Tsahal, qui se livrent assidument et sans relâche à ce travail de cyber-délation (leurs soldats et mercenaires sont plus entreprenants sur Internet que face à de véritables combattants), et qui trouvent en Google, Facebook et autres géants du Web une oreille particulièrement complaisante. Nous reviendrons plus en détail sur ce point.

    La chaine Sayed Hasan à la mi-décembre 2017

    En toute bonne foi, j’ai immédiatement fait appel de cette décision – Youtube n’accorde scandaleusement que 200 caractères pour cette « procédure » (espaces compris), mais il est vrai qu’il est difficile d’être loquace face à un crime inconnu –, et à ce jour, je n’ai reçu aucune réponse. Il s’agit en quelque sorte d’un procès en sorcellerie, où, en violation des principes les plus élémentaires du droit, c’est à l’accusé de prouver son innocence face à une violation non spécifiée, et où de fait, le seul fait d’être suspecté par (ou dénoncé à) la toute-puissante Inquisition « Google » entraîne une condamnation automatique, sans qu’à aucun moment les griefs ne soient clairement énoncés, que la défense, même muselée, ne soit entendue, qu’un semblant de jugement argumenté soit rendu ou que la pseudo-procédure d’appel soit prise en compte, même formellement. « Nous ne répondons pas à ce genre de questions », oppose un policier aux demandes de Joseph K. concernant le motif de son inculpation. « Mais en règle générale, on n’intente pas chez nous de procès qui ne puisse mener à rien. »

    Le deuxième avertissement date du 14 décembre, et concerne un discours du 11 décembre 2017 intitulé « Hassan Nasrallah : nous allons libérer Al-Quds (Jérusalem) et toute la Palestine », qui n’est resté en ligne qu’une demi-heure avant sa suppression. Sa transcription est disponible ici : http://sayed7asan.blogspot.com/2017/12/hassan-nasrallah-nous-allons-liberer-al.html. Encore une fois, au-delà de l’intitulé de l’infraction concernant « le contenu violent ou choquant », Youtube n’a fourni aucune précision pour justifier sa décision. Il est vrai que dans cet extrait, Hassan Nasrallah soutient le démantèlement de l’Etat raciste, terroriste et colonialiste d’Israël, champion du monde des violations des droits de l’homme et du droit international, et invite les Palestiniens et l’ensemble de l’Axe de la Résistance à prendre les armes en défense de la Palestine et des lieux saints de l’Islam et du Christianisme (il est rejoint en cela par les Neturei Karta, groupe juif orthodoxe qui brûle publiquement des drapeaux israéliens en plein Jérusalem, comme on peut le voir sur sa chaine Youtube). Et il se trouve que le slogan de ralliement « Mort à Israël » y est prononcé par Hassan Nasrallah et repris par des milliers de manifestants qui participaient à un rassemblement d’opposition à Donald Trump et à sa décision de reconnaitre Al-Quds (Jérusalem) comme capitale d’Israël. Mais au-delà du fait que la résistance armée face à un occupant est parfaitement légale selon le droit international (Résolution 37/43 des Nations Unies du 3 décembre 1982 réaffirmant « la légitimité de la lutte des peuples pour l’indépendance, l’intégrité territoriale, l’unité nationale et la libération de la domination coloniale et étrangère par tous les moyens disponibles, y compris la lutte armée »), le droit à l’information doit primer, car sans cela, aucun discours politique dans un contexte de confrontation diplomatique et/ou militaire ne saurait être publié sur Youtube. Cependant, Google ne considère aucunement problématiques les déclarations bien plus « violentes ou choquantes » de Donald Trump menaçant de « détruire complètement » la Corée du Nord, les rodomontades israéliennes parlant de bombarder l’Iran et de renverser son régime, d’assassiner Hassan Nasrallah ou même les appels de juin 1940 du Général de Gaulle, ou les discours d’Aimé Césaire, qui n’auraient pas leur place sur Youtube d’après une application purement littéraliste du règlement concernant les contenus violents ou appelant à la violence (en l’occurrence, à résister contre le nazisme ou le colonialisme). Mais manifestement, avec Kafka, Youtube semble avoir également bien intégré Orwell : « Tous les [contenus] sont égaux mais certains sont plus égaux que d’autres. » Seules les vidéos hostiles à l’impérialisme et au sionisme sont victimes de censure et de bannissement.

    Avec deux avertissements en moins d’un mois, la vie de ma chaine Youtube ne tenait plus qu’à un fil : il est vrai qu’au bout de 3 mois, un avertissement est supprimé, mais trois avertissements successifs sur un compte entrainent la suppression pure et simple de la chaine et de tout son contenu, et non pas des seules vidéos concernées. Et il était clair pour moi que ces deux avertissements injustifiés et inédits seraient rapidement suivis d’un troisième et d’une suppression complète de ma chaine. Pour faire une analogie judiciaire, c’est comme si une condamnation en diffamation (qui, en droit français, doit nécessairement respecter un délai de prescription de 3 mois ; Google semble avoir opté pour l’imprescriptibilité) entrainait la suppression non pas seulement du passage incriminé – par exemple, dans « J’Accuse » de Zola, les deux mots incriminés « par ordre », Zola n’ayant évidemment pas les moyens de prouver matériellement que le deuxième conseil de guerre avait été forcé d’acquitter Esterhazy par la hiérarchie militaire –, mais de l’ensemble de l’œuvre du journaliste, auteur ou producteur de contenus Youtube. Sans conviction, j’ai effectué la procédure d’appel orwello-kafkaïenne aux 200 caractères, protesté auprès de Google par courriel et publié un article dénonçant cette censure et la suppression annoncée de ma chaine. Cette fois-ci, j’ai reçu une réponse de Youtube en 12 heures, qui m’a démontré, si le doute subsistait encore, que ces procédures ne constituent qu’une mascarade visant à dissimuler le caractère totalement arbitraire, ou plutôt politiquement orienté de la censure de Google : en effet, la réponse tenait en trois lignes dans lesquelles Youtube me remerciait d’avoir effectué cette procédure d’appel, m’informait qu’après un examen plus attentif du contenu de ma vidéo, elle déterminait qu’elle ne respectait pas le règlement de la communauté, et m’adressait ses salutations cordiales. Conçoit-on un jugement, a fortiori en procédure d’appel, qui se dispense de toute argumentation ? Google a complètement automatisé le processus pseudo-légaliste de suppression des contenus, qui se fait pour la malheureuse victime sans le moindre interlocuteur humain et donc sans aucune possibilité de défense.


    Comme prévu, le troisième avertissement, qui n’était plus qu’une simple formalité, n’a guère tardé : il est survenu le 20 décembre 2017 et concerne un discours de 2009 publié en 2014 (re-sic) intitulé « Hassan Nasrallah : la prochaine guerre va changer la face de la région ». Dans cet extrait disponible sur Dailymotion, Hassan Nasrallah considère l’hypothèse d’une agression israélienne contre le Liban, et affirme que cette menace peut être transformée en opportunité si l’armée ennemie est anéantie sur le sol libanais, après quoi la Palestine et Al-Quds (Jérusalem) même pourraient être libérées, tout comme le Sud-Liban en 2000. Cette vidéo ne comporte pas même le slogan « Mort à Israël ». La formulation de l’hypothèse même de la libération de la Palestine après une agression israélienne (nombre d’empires se sont effondrés à cause de leurs expéditions militaires extérieures, comme le rappelait Hassan Nasrallah) constituerait donc un tabou. Encore une fois, on serait en droit de se demander pourquoi Netanyahu peut pour sa part librement menacer Gaza, le Liban, la Syrie ou l’Iran d’invasion et/ou de destruction, sans que Youtube n’estime devoir supprimer ces vidéos. On comprend que lorsque Youtube veut supprimer une chaine, elle sait faire flèche de tout bois et plante fatalement son « couteau de boucher » dans le cœur de sa victime.


    Il faut préciser, au crédit de Youtube, qu’une procédure d’appel existe également contre la suppression d’une chaîne, et cette fois-ci, ce ne sont pas 200 mais bien 1000 caractères qui sont autorisés, soit environ 120 mots. Cela peut paraître léger pour un travail de plusieurs années (voire le travail d’une vie), complètement détruit en quelques clics par Google, mais légaliste jusqu’au bout, j’ai effectué cette pseudo-procédure le jour même. La réponse n’a pas tardé – au crédit de Youtube, citons encore ce temps judiciaire particulièrement expéditif et récurrent : 12 heures, contre plusieurs années pour la justice traditionnelle. Il semble évident que les procédures d’appels sont systématiquement rejetées par un mail-type envoyé automatiquement au bout de 12 heures. Cette réponse mérite d’être citée intégralement, sa brièveté s’y prêtant volontiers :




    Tel est l’épilogue – et la seule épitaphe – d’une chaine Youtube s’avisant de publier des contenus antisionistes et anti-impérialistes. Dénoncer le muselage d’Internet est aujourd’hui un poncif, mais il est toujours bon de l’illustrer par des exemples concrets, ce processus n’étant connu que de ceux qui en sont victimes.

    Il ne fait aucun doute que toutes les vidéos diffusant le point de vue de l’Axe de la Résistance (Iran, Syrie, Liban, Palestine, Yémen, Irak voire Russie) font l’objet d’une traque incessante de la part des cyber-soldats de Tsahal. Le fait que cette vidéo ait été signalée et supprimée dès sa publication suggèrerait même qu’un soldat ou agent stipendié – et non pas seulement zélé – de « l’armée la plus morale du monde » était aux aguets, particulièrement en ce contexte brûlant suite à la reconnaissance par Donald Trump d’Al-Qods (Jérusalem) comme capitale d’Israël. Les réseaux sociaux, à la suite des médias dominants, ayant tendance à intégrer et anticiper les directives des gouvernements par un processus d’autocensure bien décrit par Noam Chomsky, il est tout à fait possible que ce soient des employés de Youtube qui se chargent d’eux-mêmes de cette besogne, surtout à l’heure de la traque officielle contre les prétendues « fake news » – qui n’est qu’une tentative de préserver le monopole des affabulateurs mainstream patentés au service du pouvoir et des grands intérêts économiques, mis en danger mortel par la liberté du Net. La voix de Hassan Nasrallah en particulier est visée par cette censure, car il s’agit du seul dirigeant arabe qui ait infligé deux défaites – humiliantes de surcroît – à Israël (2000 et 2006), et dont les combattants ont joué un rôle de premier plan dans la défaite de Daech : si d’irréductibles agents de l’étranger disputent encore de la qualité de terroristes des « djihadistes juifs » d’Israël, personne n’ose plus le faire pour les « djihadistes wahhabites » de Daech. Plus que jamais, la voix du Secrétaire Général du Hezbollah est à même de porter dans le monde arabo-musulman et bien au-delà, et ne saurait être tolérée. Après la multi-suppression de chaînes telles que Parti Anti-Sioniste ou Pure Stream Media, la principale chaine traduisant les discours de Hassan Nasrallah en français et en anglais avait peu de chances d’échapper longtemps à la censure.

    Google prétend à la fois à la neutralité politique, au respect de la liberté d’expression et du droit à l’information et à la transparence. Mais son Transparency Report publié chaque année manque singulièrement de transparence : il n’évoque (très succinctement), en ce qui concerne les suppressions de contenus, que celles qui concernent 1/ les droits d’auteur, 2/ la loi européenne de droit à l’oubli et 3/ les demandes de suppression officielles effectuées par les Etats – les Etats-Unis et Israël y figurent en bonne position. Mais qu’en est-il des autres suppressions, notamment dues à des signalements « particuliers » ou à des initiatives de Google, qui représentent sans aucun doute la majorité de ces suppressions ? Signalements « particuliers » en apparence seulement, et qui émanent pour beaucoup d’agences gouvernementales ou au service de la propagande d’Etats. Les cyber-soldats de Tsahal ou « trolls de la Hasbara » ont déjà été signalés pour leur propagande active organisée et rémunérée aux plus hauts niveaux sur Wikipédia, Facebook, et autres réseaux sociaux. Le gouvernement de Netanyahu vient d’octroyer 37 millions de dollars à une telle agence nommée Kella Shlomo. Le New York Times lui-même a révélé que « Les agences de sécurité israéliennes surveillent Facebook et envoient à la compagnie les publications qu’ils considèrent comme de l’incitation [à la haine/violence]. Facebook a répondu en supprimant la plupart d’entre elles. » Glenn Greenwald, à l’origine de la publication de l’affaire Snowden, vient pour sa part de révéler que Facebook coordonne avec les gouvernements israélien et américain les suppressions de contenus antisionistes et anti-impérialistes, comme le montre récemment la suppression du compte Facebook de Ramzan Kadyrov.  Il va de soi que les propagandistes d’Israël sont aussi particulièrement actifs sur Youtube, la principale plateforme de partage de vidéos en ligne à l’échelle mondiale (et principale source de contenus dont la suppression est demandée par des Etats selon le Transparency Report), conférant une sorte de quasi-monopole à Google qui, dans son hybris, se permet de bafouer ainsi le droit dans ses décisions de suppression de contenus.

    De telles décisions n’épargnent du reste personne sur Youtube, et les plus grands noms de cette plateforme ont eu l’occasion de se plaindre du véritable mépris avec lequel elle traitait ses créateurs. C’est notamment le cas de PewDiePie, LE numéro 1 de Youtube, dont la chaîne de Gaming/Vlogs elle-même (près de 60 millions d’abonnés et 17 milliards de vues) a récemment subi les foudres (pro)sionistes qui n’épargnent décidément personne. C’est rien moins que le Wall Street Journal qui s’est chargé de cette odieuse chasse aux sorcières, se livrant à un véritable travail de délation calomnieuse auprès de Youtube et auprès des sponsors de PewDiePie, Disney en particulier, le présentant comme un antisémite et admirateur d’Hitler (sic). Le WSJ n’est pas parvenu à faire fermer sa chaine, mais Disney a rompu son contrat avec lui, et Youtube l’a exclu de ses programmes payants, lui faisant perdre des sommes considérables (il ne figure même pas dans Youtube Rewind 2017). PewDiePie avait déjà dénoncé les démonétisations arbitraires de vidéos, notamment de toutes celles qui comportaient un contenu politique. Cette politique de censure a été officialisée en juin 2017, Youtube annonçant que seraient incompatibles avec les publicités (et donc démonétisés) « les contenus vidéo traitant en partie ou intégralement de sujets ou d’événements sensibles, y compris, mais sans s’y limiter, de la guerre, de conflits politiques, du terrorisme ou de l’extrémisme, de la mort et de tragédies, ou d’abus sexuels, même si aucune image choquante n'est diffusée. » C’est ainsi que Youtube tient en respect tous ses créateurs, les soumettant à une interdiction de fait d’aborder les « Sujets controversés et événements sensibles » par cette forme de censure plus discrète qu’est la démonétisation, et les confinant exclusivement au simple « divertissement », sous l’acception la plus restrictive du terme. Youtube n’ose évidemment pas supprimer toutes les vidéos ou chaines récalcitrantes de peur du préjudice que cela lui causerait, étant donnée la notoriété de certains créateurs, et se contente d’une sanction d’ordre pécuniaire tout aussi paralysante, mais n’a absolument aucun scrupule pour des chaines au public modeste comme la mienne, qui sont supprimées sans états d’âme. On le voit, la liberté d’expression s’arrête aux frontières (éternellement extensibles) d’Israël et de sa « sensibilité » exacerbée.

    C’est évidemment une perte considérable pour le particulier qui a consacré des centaines voire des milliers d’heures à la traduction et au sous-titrage de ces vidéos, et qui voit cinq années d’efforts effacés d’un trait de plume – ou plutôt d’un coup de hache. L’impact que ces vidéos ont pu avoir cinq ans durant n’est pas réduit à néant, mais c’est la possibilité de le voir croitre qui est bel et bien anéantie, et le public acquis des prochaines vidéos réduit de la dizaine de milliers à l’unité. Mais cette censure est-elle un signe de force du côté adverse ? Certes non. Le fait que le travail bénévole d’un simple particulier, effectué sur son temps libre, puisse déranger à ce point n’est que l’indice révélateur de l’échec monumental de la propagande sioniste, soutenue par des milliards de dollars, par la majorité des médias dominants et par l’essentiel des forces politiques en Occident. Mais malgré tous les efforts d’Israël et ceux de sa « Police de la pensée » omniprésente, de ses mercenaires et autres chiens de garde enragés lâchés sans merci contre toute forme de critique d’Israël (le CRIF, la LICRA, l’inénarrable – mais précieux en ce qu’il révèle l’arrogance et le mépris souverain des sionistes pour tout ce qui n’est pas Israël – Meyer Habib, l’ADL, l’AIPAC et consorts), l’entité sioniste reste largement considérée comme un Etat criminel et paria par la majorité des populations, menace principale pour la paix dans le monde même en Europe, et ne peut pas même supporter que les discours de Hassan Nasrallah parviennent au public occidental, considérant qu’ils mettent en danger sa sécurité et son existence même. Rappelons qu’Israël est le seul Etat au monde à revendiquer un « droit à exister », conscient que son existence est factice – et temporaire. Dans son dernier discours à l’ONU, Netanyahu, s’évertuant à démontrer qu’Israël a des soutiens dans le monde entier, a fait part de son souhait de visiter l’Antarctique, car on lui aurait rapporté que « les pingouins eux aussi sont des partisans enthousiastes d’Israël ». Nul besoin pour les défenseurs de la Palestine de signaler les vidéos sionistes pour les censurer, les dirigeants israéliens et leurs thuriféraires faisant un excellent travail pour se discréditer – et c’est certainement pour cela que le Hezbollah ne se livre pas à des opérations ciblées pour venger ses dirigeants assassinés par Israël, comptant sur leur « charisme » et leur « sagesse » pour détruire l’entité sioniste de l’intérieur. La vérité sort de la bouche des (magazines pour) enfants : Israël n’est « pas un vrai pays », comme Youpi l’a bien compris.



    Cette censure incessante et acharnée démontre, comme l’a affirmé le Secrétaire Général du Hezbollah, que l’Etat sioniste est « plus faible qu’une toile d’araignée », et que ses jours sont comptés, tout comme ceux du monopole des réseaux sociaux dominants – Youtube, Facebook, et autres Twitter, qui doivent leur succès à leur politique universaliste d’ouverture, mais creusent leur propre tombe avec leur politique de censure et de soumission aux gouvernements, à l’impérialisme et au sionisme. Jour après jour, les géants du Web se dévoilent davantage comme de simple relais du pouvoir, qu’il soit politique ou économique, et seront progressivement désertés par ceux qui recherchent des informations authentiques et non filtrées. Des plateformes parallèles plus libres voient et continueront à voir le jour, mettant progressivement fin à leur monopole. Hassan Nasrallah n’y perd pas même au change : alors qu’aux débuts de ma chaine, seuls les sites d’information alternatifs spécialisés voire marginaux relayaient ses discours (Al-Manar, Al-Ahed News,…), aujourd’hui, toute la presse mainstream est contrainte de le faire pour ne pas se retrouver à la marge de l’actualité internationale et de ses principaux acteurs (Le Monde, Le Figaro, Libération, La Croix, BFM, New York Times, Washington Post, Daily Mail, ...). Youtube, hier précurseur, fait aujourd’hui figure d’exception.


    Il ne reste donc plus rien de ma chaine, si ce n’est une indication selon laquelle « Ce compte a été clôturé en raison du non-respect du Règlement de la communauté YouTube ». Youtube renvoie l’usager à des « Chaines similaires » sans aucun rapport comme BuzzFeed Video ou… PewDiePie. Lorsque Youtube vous enterre, c’est pour de bon, et vous n’avez pas même le droit à une pierre tombale. Aucune trace ne doit subsister. Tout cela est bien sûr éminemment décourageant. Toute chaine « dissidente » arrivant à un certain degré de notoriété est donc condamnée à la suppression. A quoi bon reprendre à zéro ? Il le faut pourtant, pour ne pas céder à la censure, ni renoncer face à l’adversité. Lorsque vos ennemis souhaitent vous neutraliser, c’est la preuve que vos efforts ont un impact et que vous êtes sur la bonne voie, et c’est donc une invitation à redoubler d’efforts et non à rendre les armes. Il faut toujours s’efforcer de faire échouer les objectifs de l’adversaire : Israël souhaite que Hassan Nasrallah disparaisse de Youtube ? Il faut donc qu’il y soit plus présent que jamais. A ce jour, le monopole des principaux réseaux sociaux reste relativement incontesté (après 5 ans, une même vidéo comptait moins de 150 vues sur Dailymotion et plus de 65 000 sur Youtube), et la censure même est un signe de reconnaissance de l’importance de ce travail. Du reste, ce sont là les instructions de Hassan Nasrallah lui-même, qui a enjoint le monde entier à une véritable Intifada électronique contre l’entité sioniste.




    C’est pourquoi j’inaugure mes nouvelles chaines Vimeo et Dailymotion avec ce discours : « Hassan Nasrallah appelle à uneIntifada sur les réseaux sociaux en soutien à Al-Quds (Jérusalem) », en appelant à s’y abonner massivement. On peut se demander, sans trop d’espoir, si cette vidéo serait considérée comme un « encouragement à commettre des actes de violence » par Youtube. Et bien sûr, je publierai toutes mes nouvelles vidéos simultanément sur mon blog principal et mes comptes Facebook et Rutube, auxquels j’invite également à s’abonner. Je ne commettrai plus l’erreur de ne pas incruster les sous-titres dans les vidéos, ce qui permet de gagner du temps et d’avoir simultanément plusieurs langues sur une même vidéo, mais rend les vidéos illisibles en dehors de Youtube. Et j’invite tous les lecteurs/spectateurs à télécharger et reposter ces vidéos sur Youtube et ailleurs autant que possible, la redondance étant le seul moyen efficace de contourner la censure, comme le souligne Hassan Nasrallah.

    La bataille de l’information – et la lutte sur tous les autres terrains – continue et continuera jusqu’à la victoire finale, à savoir la libération totale de la Palestine, que toute la censure du monde ne saurait empêcher ni retarder.

    Sayed Hasan

    Pour féliciter Google France de cette décision : mmechin@google.com
    Téléphone : 01 42 68 53 00
    Publié par Sayed Hasan


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  • La crucifixion de Julian Assange

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     L’asile de Julian Assange à l’ambassade d’Équateur à Londres s’est transformé en une petite boutique des horreurs. Au cours des sept derniers mois, il a été largement coupé de toute communication avec le monde extérieur. Sa nationalité équatorienne, qui lui a été accordée en tant que demandeur d’asile, est en cours de révocation. Sa santé s’est détériorée. On lui refuse l’accès à soins médicaux appropriés.

     

    Ses efforts pour obtenir réparation ont été paralysés par les « règles du bâillon » (1), y compris les ordres équatoriens lui interdisant de rendre publiques ses conditions de vie à l’intérieur de l’ambassade dans sa lutte contre la révocation de sa citoyenneté équatorienne.

    Le Premier ministre australien Scott Morrison a refusé d’intercéder en faveur d’Assange, un citoyen australien, même si le nouveau gouvernement équatorien, dirigé par Lenín Moreno – qui appelle Assange un “problème hérité” et un obstacle à de meilleures relations avec Washington – rend la vie du fondateur de WikiLeaks dans cette ambassade insupportable. Presque tous les jours, l’ambassade impose des conditions plus dures à Assange, notamment en lui faisant payer ses frais médicaux, en lui imposant des règles obscures sur la façon dont il doit prendre soin de son chat et en lui demandant d’effectuer diverses tâches ménagères dégradantes.

    Les Équatoriens, réticents à expulser Assange après lui avoir accordé l’asile politique et la citoyenneté, ont l’intention de rendre son existence si pénible qu’il accepterait de quitter l’ambassade pour être arrêté par les Britanniques et extradé vers les États-Unis. L’ancien président de l’Equateur, Rafael Correa, dont le gouvernement a accordé l’asile politique à l’éditeur, qualifie les conditions de vie actuelles d’Assange de “torture”.

     

    ***

     

    Sa mère, Christine Assange, a déclaré dans un récent appel vidéo (2) :

    “Bien que Julian soit un journaliste primé à maintes reprises, très aimé et respecté pour avoir courageusement dénoncé, dans l’intérêt du public, des crimes graves et la corruption à haut niveau, il est actuellement seul, malade, souffrant et réduit au silence et à l’isolement, coupé de tout contact et torturé au cœur de Londres. La prison moderne des prisonniers politiques n’est plus la Tour de Londres mais l’Ambassade de l’Equateur.

    Voici les faits : Julian est détenu depuis près de huit ans sans inculpation. Vous avez bien lu : sans inculpation. Au cours des six dernières années, le gouvernement britannique a refusé ses demandes d’accès aux soins de santé de base : air frais, exercice, soleil pour la vitamine D et accès à des soins médicaux et dentaires appropriés. En conséquence, sa santé s’est sérieusement détériorée et les médecins qui l’examinent mettent en garde contre ces conditions de détention qui mettent sa vie en danger. Un assassinat lent et cruel se déroule sous nos yeux à l’ambassade de Londres.

    En 2016, après une enquête approfondie, les Nations Unies ont statué que les droits de Julian avaient été violés à plusieurs reprises, qu’il était détenu illégalement depuis 2010, et ont ordonné sa libération immédiate, un sauf-conduit et son indemnisation. Le gouvernement britannique a refusé de se conformer à la décision de l’ONU.

    Le gouvernement américain a déclaré que l’arrestation de Julian était une priorité. Ils veulent contourner la protection des journalistes américains en vertu de leur Premier Amendement [de la Constitution US] en l’accusant d’espionnage. Ils ne reculeront devant rien pour le faire.

    En raison de la menace que les États-Unis font peser sur l’Équateur, son droit d’asile est maintenant directement menacé. Les pressions exercées par les États-Unis sur le nouveau président équatorien ont conduit Julian à être placé en isolement cellulaire strict et sévère au cours des sept derniers mois. Privé de tout contact avec sa famille et ses amis. Seuls ses avocats peuvent lui rendre visite.

    Il y a deux semaines, la situation s’est considérablement aggravée. L’ancien président de l’Équateur, Rafael Correa, qui a légitimement accordé à Julian l’asile politique devant les menaces américaines contre sa vie et sa liberté, a publiquement averti que lorsque le vice-président américain Mike Pence s’est récemment rendu en Équateur, un accord a été conclu pour livrer Julian aux États-Unis. Il a déclaré que parce que le coût politique d’une expulsion de Julian était trop élevé, le plan consiste à le briser mentalement. Un nouvel ensemble de règles et de protocoles inhumains, impossibles à mettre en œuvre, a été mis en place à l’ambassade pour le torturer au point de le faire craquer et le forcer à partir.”

     

    ***

     

    Assange était loué et courtisé par certains des plus grands médias du monde, dont le New York Times et le Guardian, pour les informations qu’il possédait. Mais une fois que ses documents sur les crimes de guerre commis par les États-Unis, en grande partie fournis par Chelsea Manning, ont été publiés par ces médias, il fut mis à l’écart et diabolisé. Un document du Pentagone qui a fait l’objet d’une fuite et préparé par la Cyber Counterintelligence Assessments Branch (Direction du contre-espionnage cybernétique) du 8 mars 2008 a révélé une campagne de propagande visant à discréditer WikiLeaks et Assange.

    Le document dit que la campagne de diffamation doit chercher à détruire le “sentiment de confiance” qui est le “centre de gravité” de WikiLeaks et à salir la réputation d’Assange. Cela a largement fonctionné. Assange est particulièrement vilipendé pour avoir publié 70 000 courriels piratés appartenant au Comité national démocrate (DNC) et à de hauts responsables démocrates. Les démocrates et l’ancien directeur du FBI, James Comey, affirment que les courriels ont été copiés des comptes de John Podesta, chef de campagne de la candidate démocrate Hillary Clinton, par des pirates du gouvernement russe. Comey a dit que les messages ont probablement été transmis à WikiLeaks par un intermédiaire. Assange a dit que les e-mails n’avaient pas été fournis par des “acteurs étatiques”.

    Le Parti démocrate, qui cherche à imputer sa défaite électorale à l’” ingérence ” russe plutôt qu’à la grotesque inégalité des revenus, à la trahison de la classe ouvrière, à la perte des libertés civiles, à la désindustrialisation et au coup d’Etat des entreprises que le parti a aidé à orchestrer, accuse Assange d’être un traître, bien qu’il ne soit pas un citoyen américain. Ni un espion. Et à ma connaissance, aucune loi ne lui interdit de publier les secrets du gouvernement US. Il n’a commis aucun crime. Aujourd’hui, les articles parus dans les journaux qui publiaient autrefois des articles de WikiLeaks mettent l’accent sur son comportement prétendument négligeant – ce qui n’était pas évident lors de mes visites – et sur le fait qu’il est, selon les mots du Guardian, “un invité indésirable” à l’ambassade. La question vitale des droits d’un éditeur et d’une presse libre a cédé le place à la calomnie contre la personne.

    Assange a obtenu l’asile à l’ambassade en 2012 afin d’éviter l’extradition vers la Suède pour répondre à des questions sur des accusations d’infractions sexuelles qui ont finalement été abandonnées. Assange craignait qu’une fois détenu par les Suédois, il soit extradé vers les États-Unis (3). Le gouvernement britannique a déclaré que, bien qu’il ne soit plus recherché pour interrogatoire en Suède, Assange sera arrêté et emprisonné s’il quitte l’ambassade pour avoir violé les conditions de sa libération sous caution.

    WikiLeaks et Assange ont fait plus pour dénoncer les sombres machinations et crimes de l’Empire américain que toute autre organisation de presse. Assange, en plus de dénoncer les atrocités et les crimes commis par l’armée américaine dans nos guerres sans fin et de révéler les rouages internes de la campagne Clinton, a rendu publics les outils de piratage utilisés par la CIA et la NSA, leurs programmes de surveillance et leur ingérence dans les élections étrangères, notamment les élections françaises. Il a révélé le complot contre le chef du Parti travailliste britannique Jeremy Corbyn par des députés travaillistes au Parlement. Et WikiLeaks s’est rapidement mobilisé pour sauver Edward Snowden, qui a exposé la surveillance totale du public américain par le gouvernement, de l’extradition vers les États-Unis en l’aidant à fuir Hong Kong pour Moscou. Les fuites de Snowden ont également révélé, de façon inquiétante, qu’Assange était sur une “liste de cibles d’une chasse à l’homme” américaine.

    Ce qui arrive à Assange devrait terrifier la presse. Et pourtant, son sort se heurte à l’indifférence et au mépris sarcastique. Une fois expulsé de l’ambassade, il sera jugé aux États-Unis pour ce qu’il a publié. Cela créera un précédent juridique nouveau et dangereux que l’administration Trump et les futures administrations utiliseront contre d’autres éditeurs, y compris ceux qui font partie de la mafia qui tentent de lyncher Assange. Le silence sur le traitement d’Assange n’est pas seulement une trahison à son égard, mais une trahison de la liberté de la presse elle-même. Nous paierons cher cette complicité.

    Même si ce sont les Russes qui ont fourni les courriels de Podesta à Assange, il a eu raison de les publier. C’est ce que j’aurais fait. Ces courriers ont révélé les pratiques de l’appareil politique Clinton qu’elle et les dirigeants démocrates cherchaient à cacher. Au cours des deux décennies où j’ai travaillé en tant que correspondant à l’étranger, des organisations et des gouvernements m’ont régulièrement divulgué des documents volés. Ma seule préoccupation était de savoir si les documents étaient authentiques ou non. S’ils étaient authentiques, je les publiais.

    Parmi ceux qui m’en ont transmis, il y avait les rebelles du Front de Libération Nationale Farabundo Marti (FMLN) ; l’armée salvadorienne, qui m’a un jour donné des documents du FMLN ensanglantés trouvés après une embuscade, le gouvernement sandiniste du Nicaragua ; le Mossad, le service de renseignement israélien ; le FBI ; la CIA ; le groupe rebelle du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ; l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) ; le service de renseignement français, la Direction générale de la sécurité extérieure, ou DGSE ; et le gouvernement serbe de Slobodan Milosovic, qui a ensuite été jugé comme un criminel de guerre.

    Nous avons appris par les courriels publiés par WikiLeaks que la Fondation Clinton a reçu des millions de dollars de l’Arabie saoudite et du Qatar, deux des principaux bailleurs de fonds de l’État islamique. En tant que secrétaire d’État, Hillary Clinton a remboursé ses donateurs en approuvant la vente de 80 milliards de dollars d’armes à l’Arabie saoudite, ce qui a permis au royaume de mener une guerre dévastatrice au Yémen qui a déclenché une crise humanitaire, notamment une grave pénurie alimentaire et une épidémie de choléra, et fait près de 60 000 morts.

    Nous avons appris que Clinton avait touché 675 000 $ pour une conférence chez Goldman Sachs, une somme si énorme qu’elle ne peut être qualifiée que comme un pot-de-vin. Nous avons appris que Mme Clinton avait dit aux élites financières, lors de ses entretiens lucratifs, qu’elle voulait ” l’ouverture du commerce et des frontières ” et qu’elle croyait que les dirigeants de Wall Street étaient les mieux placés pour gérer l’économie, une déclaration qui allait directement à l’encontre de ses promesses électorales.

    Nous avons appris que la campagne Clinton avait pour but d’influencer les primaires républicaines pour s’assurer que Donald Trump était le candidat républicain. Nous avons appris que Mme Clinton avait obtenu à l’avance les questions posées lors du débat pendant les primaires. Nous avons appris, parce que 1 700 des 33 000 courriels provenaient d’Hillary Clinton, qu’elle était l’architecte principale de la guerre en Libye.

    Nous avons appris qu’elle croyait que le renversement de Moammar Kadhafi lui permettrait d’améliorer ses chances en tant que candidate à la présidence. La guerre qu’elle a voulu a plongé la Libye dans le chaos, vu la montée au pouvoir des djihadistes radicaux dans ce qui est aujourd’hui un État en déliquescence, déclenché un exode massif de migrants vers l’Europe, vu les stocks d’armes libyens saisis par des milices rebelles et des radicaux islamiques dans toute la région, et fait 40 000 morts.

    Cette information aurait-elle dû rester cachée ? Vous pouvez dire oui, mais dans ce cas vous ne pouvez pas vous qualifier de journaliste.

    Ils sont en train de piéger mon fils pour avoir une excuse pour le livrer aux États-Unis, où il fera l’objet d’un simulacre de procès“, a averti Christine Assange. “Au cours des huit dernières années, il n’a pas eu accès à un processus juridique approprié. A chaque étape, c’est l’injustice qui a prévalu, avec un énorme déni de justice. Il n’y a aucune raison de penser qu’il en sera autrement à l’avenir. Le grand jury américain qui produit le mandat d’extradition se tient en secret, a quatre procureurs mais pas de défense ni de juge.

    Le traité d’extradition entre le Royaume-Uni et les États-Unis permet au Royaume-Uni d’extrader Julian vers les États-Unis sans qu’il y ait de preuve prima facie. Une fois aux États-Unis, la National Defense Authorization Act permet la détention illimitée sans procès. Julian risque d’être emprisonné à Guantánamo Bay et torturé, d’être condamné à 45 ans de prison de haute sécurité, ou la peine de mort.

    Assange est seul. Chaque jour qui passe lui est plus difficile. C’est le but recherché. C’est à nous de protester. Nous sommes son dernier espoir, et le dernier espoir, je le crains, pour une presse libre.

     

    Notes du traducteur:

    1. « Gag rules » – Une règle de bâillon est une règle qui limite ou interdit la discussion, la considération ou la discussion d’un sujet particulier par les membres d’un organe législatif ou exécutif.

    2. L’auteur cite de longs extraits. Voir l’appel en entier et en français

    3. Un accord d’extradition entre la Suède et les Etats-Unis autorise l’extradition d’une personne comme simple « témoin »

     

    Chris Hedges, a passé près de deux décennies comme correspondant à l’étranger en Amérique centrale, au Moyen-Orient, en Afrique et dans les Balkans. Il a fait des reportages dans plus de 50 pays et a travaillé pour The Christian Science Monitor, National Public Radio, The Dallas Morning News et The New York Times, pour lesquels il a été correspondant à étranger pendant 15 ans.

     

    Traduit par Viktor Dedaj pour le Grand Soir

    Source : TruthDig

    https://www.investigaction.net/fr/la-crucifixion-de-julian-assange/

     

     Julian Assange a été inculpé aux Etats-Unis selon WikiLeaks

     

    Voir aussi :

    Julian Assange a été inculpé aux Etats-Unis selon WikiLeaks

     

     


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