• Venezuela : Maduro a gagné. Et maintenant ?

    Venezuela : Maduro a gagné. Et maintenant ?

     

    Par Guillermo Cieza

    Le peuple vénézuélien a fait certaines choses qui en font un pays exceptionnel. Selon ce qu’il semble, c’est le seul cas où un peuple dans la rue a vaincu un coup d’Etat.

    Maintenant, s’y ajoute un autre exploit ? On ne connaît pas de précédents où un président qui a supporté une hyper-inflation a été réélu et l’inflation, ces derniers mois, a atteint le record mondial de 2000%.

    Pour rendre les choses plus difficiles, cela s’est déroulé dans un pays sanctionné par les Etats-Unis et la Communauté Européenne, bloqué, réduit presque à la survie. Ce dernier mois, cette dernière semaine, le Département d’Etat des Etats-Unis, le Commandement Sud lui ont enjoint, lui ont ordonné de suspendre les élections. Irreprésentable secrétaire général de l’OEA, la ligue des pires gouvernements d’Amérique Latine : l’Argentine, la Colombie, le Panamá, le Paraguay, le Pérou et le Chili ont annoncé d’avance qu’ils ne reconnaîtraient pas les résultats des élections (sauf si la droite gagnait).

    Tous, depuis longtemps, conspiraient pour mener à son terme la campagne « libérer le Venezuela et Cuba. » De tous côtes apparaissent des documents, des plans des déclarations qui évoquent une invasion des forces de divers pays coordonnées par les Etats-Unis, une réédition de ce que fut la Guerre de la Triple Alliance contre le Paraguay au XIX° siècle. Et comme pour le Paraguay, l’objectif principal est beaucoup plus ambitieux que s’approprier les richesses naturelles et annexer des territoires. L’objectif principal est d’éradiquer « le mauvais exemple, » qu’il en reste même pas des cendres de ceux qui ont osé défier le système capitaliste mondial et les empires occidentaux.

    Et il est arrivé qu’une grande partie du peuple vénézuélien a décidé d’aller voter et de réélire Nicolás Maduro.

    Qu’est-ce qui pousse un peuple à prendre de telles décisions ?

    J’ai eu le privilège de me rendre brièvement à La Havane en 1993, en pleine crise à cause de la chute abrupte du secteur extérieur de l’économie cubaine après l’effondrement de l’Union soviétique et des pays de l’Est. Je garde en mémoire l’image de ce peuple qui sortait dans la rue et sur es places pour discuter passionnément de ce qui était en train de se passer, qui nous montrait des photos de l’époque où ils étaient gros ou grosses et qui partageaient avec nous la dernière bière ou le dernier rafraichissement qui leur restait dans la glacière.

    Je me souviens surtout de cette décision qu’exprimaient surtout les plus vieux, les vétérans des missions internationalistes. Je ne peux oublier la fierté avec laquelle un vieux Cubain me montrait son uniforme de combattant en Angola et ses paroles : « Nous allons résister, nous mourrons de faim mais nous mourrons Cubains. »

    Défendre la Révolution résidait dans ce qu’il y a de plus intime, de plus viscéral de ses convictions. Défendre la Patrie.

    Qu’est-ce qui pousse ceux qui persistent dans l’héroïque résistance du Peuple de Palestine? Qu’est-ce qui pousse cet homme sans jambes qui a continué à tirer jusqu’à ce qu’il soit abattu par les franc-tireurs de l’armée israélienne ?

    Je sous convaincu que a décision du Peuple vénézuélien s’inscrit dans des motivations identiques. Nous allons mourir de faim, nus allons affronter les Yankees en tant que ce que nous sommes, en tant que Vénézuéliens, en tant que dignes fils et filles de Simón Bolívar.

    Si vous voulez savoir ce qui pousse à prendre ces décisions qui semblent suicidaires ou masochistes, si vous voulez savoir comment s’est forgée cette conviction profonde qui semble mûrie pendant des siècles, demandez aux femmes vénézuéliennes des quartiers populaires, aux paysannes. Celles qui ont soutenu des foyers, des conseils communaux, les CLAPS et aujourd’hui enrôlent dans les forces de sécurité du peuple. A celles qui, en se fâchant et en s’y engageant totalement, ressuscitent le Che.

    La suite, au Venezuela va dépendre du chavisme qui, comme l’a bien précisé Reinaldo Iturriza, n’est pas synonyme de gouvernement bolivarien. C’est un concept bien plus large et fervent dans sa décision d’avancer avec la Révolution.

    « Le lundi m’inquiète plus que le dimanche, » me disait un camarade vénézuélien. 

    Le chavisme pourra-t-il vaincre ses démons intérieurs ?

    Est-ce que la lutte des classes qui aujourd’hui aussi dépasse le chavisme et le Gouvernement de Maduro va cesser  en faveur d’une continuité du projet révolutionnaire ?

    Comment se dérouleront ces différends dans le cadre de la bataille urgente contre l’agression de l’Empire ?

    Cela, c’est sûr, en dépend pas du diagnostic, de l’opinion ou des suggestions de celui qui écrit ce texte à 10 000 kilomètres de distance. 

    Cela dépend des millions de héros et d’héroïnes qui aujourd’hui viennent reprendre sur leurs épaules la responsabilité d’être dignes, ceux qui lèvent les drapeaux interdits par le système capitaliste, ceux qui ont construit un rêve suffisamment puissant pour nous inciter à nous refaire des illusions et à abandonner le rêve aux puissants de ce monde…

    J’appartiens à une génération qui a décidée d’être radicale et de défier le système capitaliste, qui a cru à l’actualité de la Révolution et s’y est engagée totalement. J’appartiens à une génération qui a payé son audace avec 30 000 disparus. Je peux estimer ce qu’on risque quand on prend des décisions comme celles que ce dimanche a pris le peuple vénézuélien.

    Mon admiration et ma solidarité.

    Patrie et Socialisme. 

    ———————

    traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

    Source en espagnol :http://www.resumenlatinoamericano.org/2018/05/21/gano-maduro-y-ahora-opinion/

    via:http://bolivarinfos.over-blog.com/2018/05/venezuela-maduro-a-gagne.et-maintenant.html

    https://reseauinternational.net/venezuela-maduro-a-gagne-et-maintenant/

     

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  • Arabie saoudite : des Lieux Saints à la cité du « veau d’or »

    projet NEOM

    On savait déjà depuis plusieurs années que le royaume saoudien était dans une logique de destruction du patrimoine culturel et des sites historiques, notamment à la Mecque, afin d’effacer toutes les anciennes références à l’Islam et aux lieux de cette révélation pour les remplacer par des constructions ultramodernes à la mode occidentale.

    Ainsi, depuis les années 80, la quasi-totalité des sites religieux et des édifices millénaires de l’Arabie Saoudite ont disparu. Les exemples sont nombreux : à la Mecque, la maison de l’oncle du Prophète Mohamed (psl), Hamza, a cédé la place à un hôtel ; la maison de Khadija, sa première épouse, à des toilettes publiques. À Médine, le cimetière Jannatul Baqi’ a également vu ses dômes et mosquées rasés, ainsi que la disparition des tombes ou mausolées de son oncle, de ses tantes, de son fils, de sa fille, de ses épouses et des imams Al-Hassan ibn Ali, Muhammad al-Baqir, Ali Zayn al-Abidin et Ja’far al-Sâdiq.

    Et si ce n’était les avertissements et menaces de nombreux pays musulmans, dont en premier lieu l’Iran, la tombe du Prophète aurait également été détruite.

    Aujourd’hui, l’hôtel Mecca Royal Clock Tower, qui fait partie d’un complexe ultra-moderne comportant un centre commercial, des hôtels de luxe et des parkings, surplombe la Kaaba, qui semble miniaturisée au milieu de ces géants de verre.

    Ce « massacre culturel » est une véritable insulte à la spiritualité du lieu le plus saint de l’Islam.

    Toute la région du Hidjaz y est passée : sites scellés ou détruits, habitations historiques, mosquées et mausolées rasés etc. En 20 ans le pays est devenu un royaume de l’immobilier moderne où hôtels, parkings et centres commerciaux effacent toute trace d’Histoire, à tel point que nombre de musulmans comparent ironiquement les villes saintes à Las Vegas !!

    Ainsi, sous prétexte de lutter contre le culte des tombes, assimilé à du polythéisme, ou de promouvoir le développement urbain et économique, on élimine toutes les traces anciennes de l’Islam.

    On sait aujourd’hui que les Saoud ne comptent pas s’arrêter là. Ils s’attaquent désormais à un autre « Lieu Saint » du monothéisme : le Mont Sinaï.

    Rappelons qu’aujourd’hui deux thèses s’affrontent concernant l’emplacement de cet endroit sacré où le Prophète Moise (psl) aurait reçu la révélation : la plus répandue, qui est la thèse « officielle », affirme qu’il se trouverait à l’intérieur des frontières de l’Egypte actuelle.

    L’autre théorie, popularisée notamment par le chercheur non-académique Ron Wyatt, spécialisé en archéologie biblique, situerait, arguments à l’appui, le véritable Mont Sinaï du côté saoudien de la mer rouge, dans la zone où se trouve la montagne dénommé Jabal Lawz.

    De nombreux scientifiques adhèrent à cette thèse mais sont, comme à l’accoutumée, ostracisés et décrédibilisés par le système officiel. On sait pourtant que de nombreuses fouilles menées par l’état saoudien ont été effectuées en ce lieu et il est d’ailleurs curieux que la zone en question soit totalement interdite d’accès au public depuis de nombreuses années.

    Or par un hasard étrange, c’est précisément à cet endroit-là que le régime saoudien, à l’initiative du prince héritier Mohamed Ben Salman (alias MBS), a décidé d’implanter son projet « pharaonique » de nouvelle ville futuriste, appelé NEOM.

    Un hallucinant programme de mégalopole High-Tech sur les bords de la mer rouge, à 500 milliards de dollars de budget, dont le but avoué est de faire entrer le royaume dans le 21ème siècle.

    NEOM vise à construire à partir de rien un espace économique ultra-connecté d’une superficie de 26.500 km², touchant la Jordanie et l’Egypte.

    Cette véritable ville sera alimentée par les énergies solaire et éolienne, et accueillera bientôt «plus de robots que d’habitants», a fait savoir Mohammed ben Salman, lors d’une conférence à l’occasion de son « Futur Investment Initiative » qui s’est déroulé à Riyad fin octobre dernier.

    Voulait-il nous préparer à l’idée que cette ville pourrait être dirigée par une forme d’intelligence artificielle ? C’est d’ailleurs lors de ce sommet de la haute technologie qu’a été présenté le premier robot ayant une nationalité, saoudienne en l’occurrence, prénommé « Sophia ». Encore un hasard ?

    L’héritier ajoutant avec fierté que la « plus grande ville culturelle, sportive et de divertissement du royaume » ouvrira grandes ses portes pour proposer « des activités de qualité soigneusement choisies ».

    Ce véritable « paradis » de technologie et de divertissements sera au passage affranchi des lois saoudiennes. En effet, NEOM sera une zone privée dotée de ses propres règles où il semble évident que les valeurs de l’Islam ne seront pas la priorité. Abus et transgression seront certainement de mise dans ce jardin d’Eden du matérialisme wahhabo-sioniste.

    Mais la question que l’on peut se poser est de savoir pourquoi est-ce à cet endroit précis qu’ils souhaitent implanter ce projet? Que cherchent-ils ?

    On sait que le prince héritier Mohamed Ben Salman a exprimé récemment sa volonté de pousser le royaume vers une version «modérée et ouverte» de l’Islam, dans un aggiornamento qui nous ferait passer du wahhabisme de « Daesh and Co » à celui de Las Vegas.

    Une nouvelle religion rendue plus attractive, dont cette ville du futur gouvernée par l’intelligence artificielle, serait le symbole.

    Un paradis terrestre totalement matérialiste, qui viendrait remplacer celui de la révélation et occulter toute la nature profonde de l’Islam, pour ôter toute spiritualité à l’Homme.

    Une ville quasiment limitrophe de l’entité sioniste criminelle qui sera certainement chargée d’en assurer la gestion sécuritaire.

    Du point de vue des autres domaines, il est également clair que ce ne sont pas les Saoudiens qui administreront l’endroit. Ne disposant d’aucun savoir-faire en matière de haute technologie ou d’industrie du divertissement, ils se cantonneront à leur rôle habituel de vaches à lait des projets sionistes.

    Car il est évident qu’un plan d’une telle envergure ne peut pas être sorti du crâne incompétent de ce prince, mais qu’il est l’œuvre de cerveaux beaucoup plus évolués qui y travaillent depuis bien longtemps. Il se situe certainement dans la continuité des recherches menées depuis longtemps à cet endroit et dont les autorités saoudiennes ont également confié la direction à leurs maîtres. L’archéologie est une science trop importante pour être laissée à des gardiens de puits de pétrole.

    Ce projet est tout droit sorti de l’intelligence maléfique des occidentalo-sionistes qui nous concoctent une religion pour laquelle ils œuvrent depuis des années, la religion du veau d’or.

    Le Parti Anti Sioniste met en garde ceux qui osent souiller les terres sacrées où ont eu lieu les révélations.
    Rappelons qu’aujourd’hui, les trois grands emplacements des révélations monothéistes sont occupés par le sionisme avec une profonde volonté de les dénaturer et les salir.
    Avec ce projet NEOM, un nouveau défi est lancé à l’Islam et aux autres religions monothéistes.
    Dans cette cité, l’homme deviendra esclave de l’Intelligence Artificielle. En oubliant la révélation et sa nature spirituelle, il mettra ainsi son destin et sa vie entre les mains de machines qui choisiront pour lui le chemin à prendre.
    Dans cette vision, c’est le robot qui remplacera Dieu et les Prophètes pour guider les hommes.
    En ces heures eschatologiques, nous devons être éveillés, car le monde de l’Antéchrist/Dajjal décrit dans toutes les révélations commence à prendre forme, et le choix de cet endroit sacré pour la construction de cette cité n’est certainement pas un hasard…

    http://www.partiantisioniste.com/articles/arabie-saoudite-des-lieux-saints-a-la-cite-du-veau-dor.html

     


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    En Irak, via Moqtada al-Sadr, stratégie d’endiguement de l’axe de la Résistance ?

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                     En Irak, Stratégie d’endiguement de l’axe de la Résistance, contre l'Iran

    Par Chantal Dupille dite eva R-sistons

     

    Le 15 mai 2018, la chaîne sioniste France24 fait la promotion de l'imam chiite d'Irak, Moqtada al-Sadr, ce qui me fait dresser l'oreille. Tiens, la promotion d'un Chiite, maintenant ? Bizarre ! Or je suis toujours à l'affût des coups fourrés, pour les dénoncer, et des événements pouvant modifier la situation actuelle.

    Donc, à la surprise générale, le 12 mai, la liste du nationaliste chiite Moqtada al-Sadr arrive en tête des législatives en Irak, avec 1,3 million de voix, dans un scrutin où l'abstention est élevée. Au sein du Mouvement de Moqtada al-Sadr, communistes et  sunnites côtoient les Chiites des classes sociales irakiennes les plus défavorisées. Son credo : Lutter contre la corruption,  l'influence américaine... et iranienne ! Dès maintenant, l'imam populiste propose aux principaux partis du pays de constituer une coalition gouvernementale.  S’il y parvient, il pourra ensuite former le gouvernement, comme la Constitution l'y autorise. 

    Les  deux favoris des élections sont d'abord le Premier ministre sortant, Haïdar al-Abadi, un Chiite qui a remporté des victoires contre l’organisation État islamique (EI) et qui jusqu'alors, était soutenu par la "Communauté internationale"; Ensuite, le vice-président Nouri al-Maliki, Chiite également, et réputé proche de l’Iran. Si Moqtada al-Sadr l'emporte, le paysage politique irakien pourrait être bouleversé.

    Le 11 mars 2018, les partisans de Moqtada al-Sadr ont manifesté contre la corruption, à Bagdad, en réclamant la mise en place d'un nouveau gouvernement. Conte la corruption ? N'est-ce pas là une cause chère à la CIA, aux Soros et autres agitateurs mondialistes voulant provoquer des changements de régime, comme par exemple maintenant au Vénézuela ou au Nicaragua ? Et brusquement, le très conservateur Moqtada al-Sadr appelle ses miliciens à cesser d'attaquer les homosexuels et les débits de boisson. Le changement est radical ! Mais plus étonnant encore, voici que le jeune leader religieux des Chiites (44 ans) rencontre les plus hautes autorités sunnites, dont le saoudien ben Salmane, et le roi de Jordanie, tous deux liés à Israël et aux Américains, et adversaires résolus des Iraniens... et des Chiites - de quoi plaire à l'Occident et à ses amis ! Car ce nouveau nationalisme irakien opposé à l'Iran, veut insérer le pays dans un milieu spécifiquement arabe, comme ben Salmane. En misant sur les Sunnites (communauté minoritaire en Irak, mais stratégique) contre les Chiites qu'il est pourtant censé représenter ? Cela sent un complot des Anglo-Américano-Sionistes pour écarter les Iraniens du paysage irakien...
    Dans quels buts ?

    Un Irak désuni, non laic, mais très confessionnel, très clivé, sombrant même dans l'intégrisme, Sunnites pro Ben Salmane et Chiites pro Iran dressés les uns contre les autres, voilà qui arrangerait l'Occident semant partout la division pour régner. Guerre civile en vue ? Moqtada al-Sadr serait-il devenu le cheval de Troie des Saoudiens, pires ennemis des Iraniens et des Chiites, comme Israël et son alter ego américain ? 

    On sait aussi que "l'axe de la résistance" Syrie-Liban-Irak-Iran est la bête noire des Americano-Sionistes, comme de la France et des Saoudiens. Et justement, si Moqtada al-Sadr gouvernait et se tournait vers Ryad et la Jordanie, il briserait les liens de l'Irak avec l'Iran, et il affaiblirait l'Axe de la Résistance - et sa continuité territoriale stratégique. Du pain béni pour les ennemis de l'Iran et d'un axe fort de résistance ! "De nombreuses tentatives sont en cours afin d’écarter l’Irak de l’axe de la Résistance, dont la plus importante consiste à démembrer ce pays, à y créer des États ethniques et à éloigner les forces politiques irakiennes de l’Iran. À titre d’exemple, l’Arabie saoudite a commencé à faire appel à certaines forces chiites pour les éloigner de l’Iran ou du moins à les mettre dans une position de neutralité" (1)

    Alors, nouveau complot contre les pays refusant la domination USraélienne ? L'Irak pourra-t-il choisir librement son avenir, ou celui-ci sera-t-il orchestré, à travers des dirigeants imprévus, par ceux qui veulent dominer le monde, contrôler peuples et ressources ? Nous le saurons bientôt.

    Et finalement, il suffira d'écouter les commentaires de la téléviSion France24, comme ce 15 mai avec la propulsion soudaine du Chiite Moqtada al-Sadr, pour comprendre !

     

    Chantal Dupille dite eva R-sistons

    http://actualiteevarsistons.eklablog.com/en-irak-strategie-d-endiguement-de-l-axe-de-la-resistance-a144726520

     

    (1) https://french.almanar.com.lb/607781, Stratégie d’endiguement de l’axe de la Résistance, 12 octobre 2017

     

    axe_resistance1

     

     

    Article paru aussi ici :

     

    https://reseauinternational.net/en-irak-strategie-dendiguement-de-laxe-de-la-resistance/

     

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    Eurovision, la grotesque et inexplicable victoire d'Israël !

    par Chantal Dupille (dite eva R-sistons)

     

    La télévision me fait horreur, comme à de plus en plus de Français. Mais pour dénoncer la désinformation, les fake news, les mensonges, je regarde tout ce qui est politique. Une exception, parfois, Eurovision, entre autres pour constater la décadence de notre société. On est loin de la sublime Frida Boccara, disparue prématurément, Française émouvante de simplicité, SEULE candidate d'Eurovision a être applaudie par le public en pleine chanson ! (1969)

     

     

    Alors, avec un peu de retard, je regarde EUROVISION, juste pour découvrir une voix magnifique, eh oui, celle d'Estonia puis la candidate de Chypre aussi belle que talentueuse.  La "lionne" d'Australie me subjugue, et je m'amuse avec la fantaisie exubérante de Moldavie.  Vers 22 h, voici la France, sinistre, et enfin, Israël qu'on a annoncé parmi les favoris. Ohhhhhhhhhhhhhh ! Ca, un favori ? Ou un clown grotesque, ridicule, sans talent ? Et quelles paroles !!!


    Je me souviens avoir déjà été choquée : Eurovision ? Mais c'est uniquement de la politique ! En 2014, le travesti autrichien Conchita Wurst l'emporte, à l'heure du Gender, puis en 2016 quand la Russie est en tête, c'est l'Ukraine malgré tout qui gagne (alors que que l'UE et les USA soutiennent Kiev et ses néo-nazis) et en 2018, la Russie est... exclue !

                                                                  Conchita Wurst

     

    A l'heure où l'un des pires bourreaux de la planète, Israël (non content de favoriser surtout au Moyen-Orient, chaos et guerres barbares avec notamment ses terroristes), complote des plans de conflit planétaire (pour imposer le Grand Israël puis l'Israël planétaire avec comme capitale Jérusalem), voici donc Eurovision qui après le vote du jury rectifiant celui des Européens, impose la victoire de la candidate d'Israël. D'ailleurs, que fait cette entité à Eurovision ? Ce n'est même pas un pays, et il peut concourir ?  Il est vrai qu'Eurovision est liée à l'UE, mais aussi... à l'OTAN ! Pourtant, on ne peut pas dire qu'Israël aime tant l'Europe... Il a surtout envie de la démolir, si l'on en juge par ce dessin animé de 57 sec où l'on voit Israël envoyer un énorme rocher sur l'Europe !

    Israël ENNEMI de l'UE participe à l'Eurovision !

    https://twitter.com/skurlyy/status/995642479130087424

     

     

    Or donc, à l'heure de tous les risques, nous devons fêter la victoire d'Israël, aimer (à travers sa rigolote créature) cette entité, et pourquoi pas, la soutenir... comme le jury d'Eurovision a soutenu la chanteuse caricaturale !

     

     

    https://twitter.com/rsistons/swtatus/995811244820123654


    En regardant Eurovision, je tweete sur mon compte https://twitter.com/rsistons : "A mon avis, israël l'emportera au DERNIER moment, comme avant, l'Ukraine au final, devance la Russie gagnante ! - C'est un coup fourré, comme les autres années, les résultats sont faussés, l'homme-femme Conchita, puis l'Ukraine avec une opposante à la Russie, et cette fois, l'élimination de la Russie puis en tête la candidate d'Israël, grotesque". Et j'appelle, désormais, à boycotter Eurovision : Une candidate repoussante, un "pays" repoussant - choisis par un jury fantôme qui sort soudain de son chapeau, le lapin Israël !

    Quand même ! Eurovision instrument de l'UE et de son OTAN, qui promeut un produit d'Israël en le faisant passer subitement et artificiellement devant tous les autres, de surcroît à l'heure où l'OTAN prépare la WW3 avec un Israël qui rêve de dominer le monde avec sa Jérusalem !

    Qu'en pensent les Réseaux Sociaux ? Morceaux choisis :

    - N’oubliez pas que l’Eurovision est une création de l’OTAN donc elle sert ses intérêts. La France avec le paillasson Macron n’est utile à personne. En revanche Israël tête de pont de la future guerre contre l'Iran était une évidence !

    - C'est drole ! Et la France qui donne 12 points à israel, je suis mort de rire ! (NB Cela s'explique, pour moi c'est en France que la Communauté juive est la plus représentée. Donc elle a dû se précipiter pour voter)

    - Venez on demande le boycott par la France de l'Eurovision 2019 qui se passera en Israël. l'Eurovision c'est une vitrine pour le pays qui accueille, donc autant que ce soir aussi la vitrine des horreurs composent par le gouvernement Israélien sur le peuple de Palestine

    - Mais mdr c'est vraiment un pays qui existe pas qui a gagné l'Eurovision ? 

    - Résultats faussés!Avec tout ce qu'ils préparent pour détruire l'Iran et tout le Moyen Orient, ils (avec les mérdias 90% sionistes en l'UE) veulent faire voir q'eux le sionisme sont le peuple de la joie et la démocratie face aux barbares musulmans. Le sionisme est hideux et veule.

     

    Eurovision, la grotesque et inexplicable victoire d'Israël !

     

    On est en plein grotesque, jusqu'au bout ! Voici que la Mickey d'Israël chute lourdement..  c'est la chute finale !

    https://twitter.com/Warhly/status/995440553423785984

    Nouveaux commentaires sur les Réseaux Sociaux:

    - On attend que Netanyahou accuse les Palestiniens d'avoir trafiqué les marches.
    - Les représailles contre ces escaliers vont être violentes, a annoncé le premier ministre israélien
    - J ai entendu un « allah o akbar »
    - Un look de manga mais à l'image de tous ceux gavés au coca à tous les repas et en surpoids, un truc pour séduire les victimes du consumérisme sans doute, la Chine peut être qui va se jeter sur cette pitrerie médiamerdik
    - (Un Syrien) : tu est raison cette vote est partisan
    (NB: Je vois qu'on s'en rend compte partout dans le monde !)
    - Une voix qui vous fait glacer le sang dans les veines. Qu'importe, Eurovision pratique le culte de la médiocrité et de "l'aplaventrisme".
    - Du Prix Nobel de la Paix à l' Eurovision tout est truqué, tout n'est que mascarade!

     

    Eurovision, la grotesque et inexplicable victoire d'Israël !

     

    Bah quoi ! Il faut la respecter, cette colombe blanche ! D'abord, elle a gagné (sic). Ensuite, c'est l'adorable créature de l'apôtre de la guerre, Israël...

    Question: La candidate victorieuse, censée représenter la diversité, est marrante, voire ridicule - un moyen d'humaniser l'entité diabolique Israël ?

    Le lendemain, je reviens à la charge sur mon compte twitter, après m'être interrogée ou plutôt informée sur ce vote FINAL qui ne tient pas compte du choix des Européens. Sur Wikipedia, je trouve : "en 2009, vote de jurys PROFESSIONNELS, à concurrence égale du vote du public". Bref, ce vote est partisan ! On sait qu'Eurovision est fille de l'UE-OTAN. Alors, c'est quoi, ce vote "professionnel" ? Les Européens avaient voté "Russie", on a brusquement au final l'Ukraine, en pleine révolution Soros. Et là, alors qu'Israël prépare la WW3, ce jury de "professionnels" (sans qu'on puisse vérifier) le favorise ! Tout est faux, bidon, comme les prétextes de guerre, le sport de compétition (soi-disant dopage Russie, juste elle !), les infos et même les livres d'Histoire pour nos enfants. On a donc une Eurovision "chansons" elle aussi complètement politique et pro Occident ! Autre bizarrerie étonnante : A l'heure de la guerre de l'OTAN froide (chaude) contre la Russie, elle est soudain... éliminée d'Eurovision ! Et Israël qui meurtrit la planète avec son EI, ses guerres, ses chaos, ses fausses révolutions, ses attentats ciblés, etc, l'emporte ! Fortuit ? Non !  

    Et sur mon compte twitter, je ricane : Quand Netanyahu (pouvant désormais décréter seul d'une guerre) aura lancé sa WW3, ils mettront à l'abri, dans les bunkers dorés, leur chanteuse Mickey, avec les milliardaires, les Rothschild, les Macron, les May, les Clinton, les Trump ?

     

    Eurovision, la grotesque et inexplicable victoire d'Israël !

     

    Israël est si haï qu'il a intentionnellement "imposé" une idiote marrante d'abord pour rappeler qu'il fait partie intégrante de l'UE, ensuite pour faire oublier ses atrocités. Atrocités ? Oui, ainsi l'ex Ministre Matan Vilnai plaidait pour une Shoah des Palestiniens, en ressassent éternellement les malheurs des Juifs ! Et le Ministre de la Diplomatie a déclaré le 7 septembre 2014 à Jérusalem : « Ceux qui sont de notre côté méritent beaucoup, mais ceux qui sont contre nous méritent de se faire décapiter à la hache ». Source : https://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/israel-le-chef-de-la-diplomatie-veut-decapiter-tous-les-arabes-qui-ne-sont-pas-fideles-a-l-etat-hebreu_1659799.html. Aucun "manifeste" pour dénoncer ces abominations ? Il n'y a que l'antisémitisme qui intéresse nos "intellectuels" ? Il y a quand même de quoi être indigné, non ?

     

    Eurovision, la grotesque et inexplicable victoire d'Israël !

     

    Allez, on a des Eurovision pour nous faire oublier la réalité !

    Jusqu'à quand ?

    Chantal Dupille (dite eva R-sistons)

     

    http://actualiteevarsistons.eklablog.com/eurovision-la-grotesque-et-inexplicable-victoire-d-israel-a144696598

     

    La victoire israélienne à l’Eurovision : une opération multicouche menée de manière magistrale.

    Voir aussi ici l'excellent article d'Avic:

     

    Eurovision, la grotesque et inexplicable victoire d'Israël !

    Ce que les télévisions françaises n’ont jamais osé faire, d’autres télévisions en Europe l'ont fait

     

    Eurovision, la grotesque et inexplicable victoire d'Israël !

     

     


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  • hopital public crise programme presidentielle

     

     

    Le plan Macron s’inscrit dans les politiques régressives des trente dernières années. Mais si le président de la République est bien l’exécutant zélé et enthousiaste de la libéralisation en cours, il n’en reste pas moins que la main de fer est celle de l’Union européenne qui n’a cessé de bombarder des directives « santé » depuis plusieurs années et a même ouvert une brèche contre le monopole de la Sécurité sociale. Le marché de la santé est juteux ! Il fait saliver les capitalistes depuis plusieurs décennies qui n’ont de cesse d’agir pour casser le service public de la santé. Leurs avancées sont considérables. La régression pour les patients et les personnels est catastrophique.

    Même tactique partout : affaiblir, paupériser, réduire les périmètres du service rendu pour préparer les esprits à la mise totale sur le marché. Les cheminots en savent quelque chose, comme les postiers !

    La réalité est là : les instruments de destruction de l’hôpital public proviennent des dogmes du capitalisme : financement des investissements par les marchés financiers et non plus par le pôle public, tarification à l’activité (T2A) depuis 2004, privatisation de toutes les fonctions supports qui ne sont pas censées faire partie du « cœur de métier » de l’hôpital, diminution de l’offre de soin par la mise en place des GHT (Groupements hospitaliers de territoire), « lean management » du personnel (65 à 70% des budgets hospitaliers) par la gestion par la peur et la flexibilisation.

    La loi HPST (hôpital, patients, santé, territoire), dite loi Bachelot, adoptée en 2009, est en réalité la transposition de la directive Services de l’Union européenne. C’est elle qui régionalise (Agences Régionales de Santé), met en poste des gestionnaires à la tête des hôpitaux, et fait entrer l’hôpital dans un modèle d’entreprise.

    Les résultats sont éloquents : l’hôpital public est financièrement à genoux ! Ses personnels, dont les effectifs sont réduits, aussi. Les patients sont moins bien pris en charge et incités à avoir recours aux cliniques privées.

    Nous appelons les usagers à exprimer leur refus de la destruction de l’Hôpital public en manifestant le 22 mai aux côtés des fonctionnaires qui dénoncent la casse généralisée du service public. Le triste exemple de ce qui a été conduit en Grèce par l’Union européenne et le gouvernement de Tsipras doit nous inciter à ne pas laisser faire les néolibéraux et leurs valets !

     

    I) La vérole des marchés financiers dans l’hôpital public

    Dans les années 1960-1970, tous les investissements hospitaliers étaient financés par les circuits publics ou semi-publics : subventions de l’État, des départements, parfois des communes, prêt sans intérêt de la Sécurité sociale. A cette époque, l’hôpital public était capable d’autofinancer le reliquat. La grande loi Robert Debré (qui créa les CHU en 1959) et la construction-rénovation des hôpitaux publics et leur maillage furent financés ainsi sans problème.

    Depuis les années 1980-1990, les hôpitaux publics sont contraints d’avoir recours aux marchés financiers, c’est-à-dire aux banques pour obtenir des prêts avec intérêts. Les subventions sont devenues marginales, lorsqu’elles existent. Le résultat a été éloquent : l’affaire Dexia et ses emprunts toxiques et le déficit quasi général des hôpitaux. La FHF (Fédération hospitalière de France), plutôt réformiste et collaborationniste, l’évalue à 1,5 milliard d’euros en 2017.

    Les PPP (partenariats public-privé), tant vantés par l’Union européenne, instaurés en France en 2004 par ordonnance, contribuent eux aussi à l’appauvrissement des hôpitaux publics et à leur coût. Vu l'état du patrimoine hospitalier, qui souffre depuis longtemps de sous-investissement, Macron et Buzyn ne vont pas manquer de proposer ces contrats infernaux à toutes les directions hospitalières ! Il est vital de s'y opposer ! (1).

     

    II) La tarification à l’activité (T2A), machine infernale de destruction du service public

    Mise en place en 2004, avec le PMSI (Programme de médicalisation du système d’information), la T2A (tarification à l’acte) modélise les pathologies en GHM (Groupes homogènes de malades) et GHS (Groupes homogènes de soins). Il y en a plusieurs centaines et tous ont un tarif national. 70% des ressources de l’hôpital proviennent de la T2A. Ce système transforme l’hôpital public en entreprise productrice d’actes au détriment de la vocation hospitalière qui consiste en l’éducation thérapeutique, la prévention, le soin relationnel consacré au malade, ce qui demande du temps, les soins infirmiers.

    L’hôpital public subit depuis quinze ans des injonctions financières contradictoires : produire un maximum d’actes en réduisant la DMS (Durée moyenne de séjour du patient) alors que tous les ans les tarifs des GHM diminuent.

     

    III) La privatisation tous azimuts

    Parallèlement on estime que l’hôpital public est incapable d’assurer ses « fonctions supports » : restauration, blanchisserie, maintenance, sécurité, voire laboratoire. Tous ces services autrefois très bien assurés par l’hôpital public sont bradés au secteur privé qui en fait son fromage au détriment de la qualité du service rendu et de la Sécurité sociale.

    Bientôt l’hôpital n’aura plus rien de public et se contentera de coordonner les activités privées en son sein ! Déjà certains trusts privés se sont emparés de la chirurgie ou de l’obstétrique dans l’enceinte même de l’hôpital.

     

    IV) La mise en place des GHT, instrument de la réduction de l’offre publique de soins

    L’installation des Groupements hospitaliers de territoire (GHT) est pratiquement terminée. Elle a pour but obligatoirement de créer de grosses structures (une à deux par département selon la population) afin de regrouper les services, de transformer des centres hospitaliers en établissements de moyen et long séjour à moindre frais, ce qui a pour conséquence d’éloigner les structures et services MCO (Médecine spécialisée, chirurgie et obstétrique) et les SAU (Services d’accueil d’urgence) des usagers, et de diminuer l’offre d’hospitalisation publique. Pendant ce temps Macron supprime la généralisation du tiers payant (seule mesure progressiste de la loi Touraine de 2016), n’augmente pas significativement le Numerus Clausus qui rationne le nombre de médecins formés, maintient une tarification qui favorise le secteur privé à but lucratif.

    Les PLFSS (Projets de loi de financement de la Sécurité sociale) programment, année après année, le démantèlement de l’hospitalisation publique !

     

    V) Le management par la peur et la flexibilité

    Après la destruction tentée du statut des cheminots, c’est le statut de la fonction publique hospitalière qui est visé.

    Avec le « lean mangement » (2), c’est une mise en tension permanente des personnels qui est sciemment et froidement organisée : recours aux CDD et à l’intérim (20% des effectifs), gestion et mutualisation des personnels en « pôles » qui justifie qu’une infirmière ou une aide-soignante soit affectée aujourd’hui en neurologie et demain en cardiologie, puisqu’elle est censée être « polyvalente », au détriment de la qualité des soins.

    Le « lean management » est directement responsable des tensions et du mal-être des personnels qui ont conduit jusqu’à l’impensable : le suicide de soignants ou de médecins pourtant dévoués à leur métier !

    Depuis un an, le plan Macron de destruction de l’hôpital public, mis en œuvre par sa ministre Agnès Buzyn, utilise ces cinq instruments. Il n’y a rien à attendre de bon des projets de « réforme » de Macron-Buzyn, au contraire. Les GHT entraîneront la suppression de services entiers, voire d’hôpitaux déclassés ou absorbés. La modification du mode de financement prévu dans le PLFSS de 2018, vise à expérimenter le « bundle payment » importé du modèle états-unien des « accountable, care organization » c’est-à-dire des tarifs de « prise en charge globale » associant hôpital et médecine de ville (ou cliniques) dans un cadre conventionnel regroupant des acteurs publics ou privés, ce qui peut être une porte d’entrée pour les assurances privées qui sont à l’affût de cette manne dont l’essentiel leur échappe encore.

     

    VI) Le démantèlement de la Sécurité sociale par la diminution des cotisations et leur remplacement progressif par la fiscalisation.

    Le PLFSS 2018 prévoit des baisses substantielles et scandaleuses de cotisations patronales qui atteindront 65 milliards d’euros en 2018 et 85 milliards en 2019, au nom de la « libération des entreprises » comme le claironne Gattaz et le Medef.

    Comme on le voit, le capitalisme néolibéral marchandise tout, même les biens les plus communs comme la santé ! Demain ce seront la Sécurité sociale, les fonctions publiques, les retraites, le SMIC, les congés payés…, toutes les conquêtes sociales du siècle dernier qui seront liquidées.

    Il est temps qu’un coup d’arrêt soit signifié à cette équipe d’apprentis sorciers, porteurs de contre-révolution néolibérale !

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    1. PPP : Il s’agit d’une forme de contrats administratifs, s’inspirant d’exemples étrangers, tels que la « Project Finance Initiative » lancée au Royaume-Uni en 1992. Ils ont été créés en France par une ordonnance du 17 juin 2004. Cet appareil juridique et financier permet à l'Etat et aux personnes publiques de « concéder » un ouvrage public (conception-construction-exploitation et maintenance) à une structure privée (en général un major des BTP) en contrepartie d'une redevance pendant un bail de trente ans (minimum) au terme duquel l'ouvrage public (usé et demandant de lourds travaux de rénovation) est rendu à la puissance publique ou à la collectivité territoriale. C'est ainsi que plusieurs hôpitaux ont fait l'objet de ce genre de contrats léonins ! Le principal d'entre eux, le CH SF (Centre Hospitalier Sud Francilien qui l’a refusé a fait ainsi une économie sur trente ans de quelque 800 millions d’euros !
    1. Lean Management : méthode d’organisation visant à améliorer les résultats financiers de la structure au détriment de ce qui ne génère pas de plus value financière, entraînant la flexibilité du personnel et la polyvalence.

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