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    Voici le commentaire (paru le 5.7. ici, voir 1) d'un ancien et fidèle Lecteur, Christian Sébenne. Je le publie car il apporte des précisions importantes sur le monde qui se prépare - et sur la France, de Valls à Macron (Chantal Dupille dite eva R-sistons)

     

     

    Votre confession devrait être lue dans les écoles à contrario  de la propagande de débauche prônée dès la maternelle par l’éducation nationale.

    Je me permets d’ajouter que dans cette atmosphère de sinistrose, que tout espoir n’est pas perdu, sachant que bien des gens commencent à comprendre les tenant et aboutissant de la gangrène politique qui n’a aucune légitimité et viole notre Droit, nos us et coutumes et le Droit International, puis s’arrogent chaque jours passant un peu plus de pouvoir et nous entraine au chaos.

    Or,

    un élément qui a échappé à certains, car depuis le 5 décembre 2016 la France n’a plus de Constitution du fait des Décrets Valls, Manuel Valls alors premier ministre faisait passer “sous le manteau“ un décret ratifié par François Hollande président de la République et Jean-Jacques Urvoas en tant que ministre de la Justice, de fait, de par ce coup d’Etat, la France n’est plus une république démocratique.

    Par cet “exploit“ le jour où il a quitté Matignon, la réforme de Manuel Valls met en cause la séparation des pouvoirs, principe fondamental de toute constitution, nous sommes désormais en dictature depuis le 5 décembre 2016.

    https://francais.rt.com/opinions/30341-decret-valls-cour-cassation-insouciance-cynisme 

    Dans un tel contexte, il appartenait au président du Sénat M. Gérard Larcher de monter au créneau et de dénoncer ce Coup d’Etat et de prendre toutes les mesures qui s’imposaient pour défendre la Constitution, car il est bien évident que tout ce qui a été promulgué depuis cette date du 1er janvier 2017 est nul et non avenu, toutes les élections tant Présidentielles que Législatives (députés et sénateurs) sont illégales, le pouvoir est donc illégitime.

    Gérard Larcher aurait du annoncer que la France est rentrée dans une ère de dictature gravissime en l’absence de Constitution.

    L’état d’urgence inconstitutionnel, la pseudo loi sur les « fake-news » et celle sur le secret des affaires, les injonctions pour obliger tous les citoyens à être vaccinés etc… ne sont que des spoliations illégales démontrant que la bande de la franc-macronnerie au pouvoir tente par tous les moyens de museler leurs crimes et délits.

    Vaccination obligatoire, en marche vers l’extermination de masse

    Les Nazis et Mengele, des amateurs et des gagne-petit du nettoyage ethnique

    Paperclip & consort, quand les officines de mort voient grand, au service du N.O.M.    

    http://www.alterinfo.net/Vaccination-obligatoire-en-marche-vers-l-extermination-de-masse_a138402.html 

    Ce n’est pas sans raison que le président Vladimir Poutine a déclaré : « l’Europe est contrôlée par des pédophiles satanistes », la récente fête de la musique à l’Elysée en donne la plus funeste expression de ce Sodome et Gomorrhe, mais la conscience gagne lentement mais surement, viendra un jour où ces usurpateurs franc-macron collabos de la puissance occupante seront tous arrêtés.

    Courage à vous

    Bien sincèrement

    Christian Sébenne

    Ancien propriétaire du magazine Africa International

     

    (1)

    http://chantal-dupille.eklablog.com/simone-veil-de-la-vie-a-la-mort-avortement-temoignage-chantal-dupille--a145774062

     

    De Valls à Macron, la France n’est plus une république démocratique

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    Message aux militaires et aux forces de l'ordre

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=88&v=nbwfnL9822Q

     

    De Valls à Macron, la France n’est plus une république démocratique.

     

    Macron, c'est le début de la fin

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=39&v=PYxBvKzX1Go.

     

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  • Comment l’ambassadeur américain en Allemagne couvre un oligarque moldave,

    Comment l’ambassadeur américain en Allemagne couvre un oligarque moldave

     

    Le thème des ambassadeurs américains dans ces pays tourne toujours autour du fait que les ambassadeurs américains sont presque les présidents des pays dans lesquels ils sont nommés. Représentants de la plus haute autorité sur terre. Qui disent aux autorités locales comment agir et ce qu’il faut faire. Avec qui coopérer et à qui imposer des sanctions. Si le gouvernement ne convient pas aux États-Unis – les ambassadeurs recherchent une opposition qui pourrait être mise « à la barre ». Tout cela est bien connu et n’est pas particulièrement surprenant.

    Cependant, vous seriez probablement surpris si je disais que l’ambassadeur américain « couvre » aussi les oligarques criminels soupçonnés de trafic d’êtres humains et les énormes détournements de fonds. Ça aussi presque tout le monde le sait, mais puisque cet « ambassadeur des États-Unis » peut fermer les yeux sur cette question…

    Mais il y a ceux qui s’opposent à de telles ambassades….

    Récemment, sur le site web de l’édition américaine de l’Observer, un article est paru sur les activités de l’ambassadeur américain Rick Grinell en Allemagne. Son auteur est John Schindler, expert en sécurité, ancien analyste et agent de contre-espionnage de la NSA.

    Nous sautons rapidement les déclarations étonnantes de l’ambassadeur américain Grinell, qui exhorte la RFA à « immédiatement » mettre fin à la coopération avec l’Iran. Pensez à la chaîne des pays listés. Vraiment ?

    Mais nous nous tournons immédiatement vers les plus intéressants.

     

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    Selon Schindler, pendant de nombreuses années, l’ambassadeur actuel a gagné de l’argent en tant que consultant et conseiller politique. En 2009, il a fondé Capital Media Partners avec des bureaux dans des villes clés en Amérique. Sa tâche était d’aider à établir des « communications stratégiques internationales » pour ses clients.

    Il avait des clients non seulement aux États-Unis, mais aussi en Iran, au Kazakhstan, au Congo, en Somalie, en Australie et dans certains pays européens. Parmi les clients européens, la Moldavie s’est avérée être « un petit pays, auquel peu d’Américains ont pensé constamment ».

    Pourquoi nous sommes-nous concentrés sur la Moldavie? Voici pourquoi. Il y a un acteur politique très influent en Moldavie – Vladimir Plahotniuc. Naturellement, il est l’oligarque le plus riche du pays. Grinell, selon l’auteur, a commencé à écrire activement sur la Moldavie et à louer Plahotniuc après que la réputation de ce dernier « se soit égarée ». Il s’agit de déclarations publiques de l’ancien directeur adjoint du Centre national de lutte contre la corruption, Mikhail Hoffman, qui a dit très clairement au FBI comment Plahotniuc a contrôlé le vol de 1 milliard de dollars du trésor moldave.

     

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    Vous vous demandez, comment cela est-il connu? Peut-être que ce sont des rumeurs propagées par des opposants politiques? Interpol a reconnu le rôle de Plahotniuc dans la traite des êtres humains en 2012, à la demande de l’Italie. Cependant, l’oligarque n’a jamais été jugé pour ses crimes, écrit l’attaché de presse. « Ce n’est pas surprenant, étant donné son influence sur la justice moldave corrompue », explique Schindler. Mais il n’y a pas de tribunal, comme on dit en Russie. Dans le même temps, les politiciens moldaves disent ouvertement que « Plahotniuc a été impliqué dans la traite des êtres humains, il était un proxénète, il a reçu des revenus de cette entreprise », dixit eux-mêmes.

    Toute cette thématique avec Plahotniuc et Grinell a trouvé un large écho dans la blogosphère moldave. Les gens ne comprenaient pas du tout comment c’était possible ! Qu’est-ce qu’ils considèrent comme des gens de troisième catégorie ? Les locaux qui peuvent échanger des « blancs » ?

    La journaliste Natalia Morar a parlé plus clairement. Elle demande comment il se fait que Vlad Plahotniuc se permet de « garder » parmi les lobbyistes, y compris les diplomates américains, par exemple, l’ambassadeur américain à Berlin ? Est-ce que c’est maintenant si bien accepté ?

    L’expert politique roumain Armand Goshu, spécialisé dans la situation en Moldavie, a appelé à lire absolument l’article sur la Moldavie, Plahotniuc et son lobby à Washington. Et nous ne savons pas encore, s’il y a de tels « Plahotniucs » dans d’autres pays où son entreprise travaille. Est-ce que les « Plahotniuc » locaux peuvent vraiment manger les gens ?

    En général, les ambassadeurs américains dans divers pays ont déjà goûté leur liberté et leur impunité à tel point qu’en plus d’alimenter les révolutions et d’enseigner aux autorités nationales comment agir, ils ont commencé à élaborer des plans financiers au contenu juridique douteux. Personnellement, tout cela me rappelle vraiment le bateau avec pour cargaison des Européens et une bande d’indigènes avec qui vous pouvez faire tout ce que vous voulez contre quelques perles.

    N’avez-vous pas fait une telle analogie ?

    Antony Bourdine

    Traduction par Andrew Holmes pour DONi.

    Source : http://masterok.media/91680-kak-posol-ssha-v-germanii-kryshuet-moldavskogo-oligarha.html

    via:http://dnipress.com/fr/posts/comment-lambassadeur-americain-en-allemagne-couvre-un-oligarque-moldave/

     

    https://reseauinternational.net/comment-lambassadeur-americain-en-allemagne-couvre-un-oligarque-moldave/


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  • Les réunions de l’OCS et du G7 révèlent deux mondes inassimilables

     

    Les réunions de l’OCS et du G7 révèlent deux mondes inassimilables

    Deux réunions d’importance géopolitique considérable ont eu lieu le week-end dernier. Elles n’auraient pu être plus dissemblables par leur ton et leur fruit. Chacune représentait à sa manière le remaniement de fond de l’ordre mondial, et chacune se réclame d’un avenir fort différent.

    La première de ces réunions, celle du G7 (ou G6+1, d’après certains participants), se tenait à Québec au Canada. Les dirigeants politiques des six pays les plus importants (d’après le PIB) des pays industrialisés occidentaux et du Japon étaient présents.

    Le Président Donald Trump n’a pas pris la peine de cacher son mépris naturel envers ses prétendus amis et alliés. Arrivé en retard, sa contribution ayant été quasiment nulle, il s’est pressé de repartir. Dans son avion, en route pour la rencontre à Singapour avec Kim Jong-Un de Corée du Nord, il est revenu sur le mémorandum commun censément accepté à Québec, et y a rajouté quelques amères insultes personnelles à propos de l’hôte de la réunion, le Premier ministre canadien Trudeau.

    Avant d’arriver à la réunion, Trump avait jeté une bombe en suggérant qu’il est temps de réintégrer la Russie dans le groupe d’où elle a été suspendue en 2014.

    Les membres européens du G7, sauf peut-être l’Italie, ont été loin d’être enthousiasmés par cette suggestion inattendue de Trump. Cela impliquait que si les autres membres étaient d’accords, la Russie réintégrerait de fait le G7. Nous voyons ici à quel point les politicards du G7 sont déconnectés des réalités géopolitiques.

    La réponse russe a fait mouche directement là où ça fait mal : « nous sommes en train de nous focaliser sur d’autres formes » [de réunions au sommet, NdT].

    Ces ‘autres formes’ sont un éventail d’accords multilatéraux dans lesquels la Russie est l’un des principaux acteurs. Il y a par exemple l’Association dite des BRICS, Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud, qui rassemble plus de 40% de la population mondiale. En 2018, trois de ses membres, la Chine, l’Inde et le Brésil, figuraient, selon le FMI, dans le top 10 des plus grandes économies du monde. Il n’est peut-être pas utile de rappeler qu’aucun d’eux n’est membre du G7.

    L’Union économique eurasienne (UEE), est le second groupe central clef des ‘autres formes russes’. Son membre le plus important sur le plan économique et politique est la Russie. A fortiori, l’UEE a signé d’importants accords de coopération avec le projet Nouvelle Route de la Soie initié par la Chine. Avec l’Iran, l’UEE a aussi signé un accord de libre-échange qui entrera en vigueur en 2020. L’Iran est un pays pivot dans tous les accords multilatéraux eurasiens et au-delà, qui non seulement existent déjà, mais dont le l’impact économique et géopolitique grandit toujours.

    Le troisième groupe, celui qui a tenu sa réunion au sommet annuelle dans la ville chinoise de Qingdao, est l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS). Ce n’est pas par hasard si la réunion de l’OCS a eu lieu là où naquit Confucius, dans la province de Shandong.

    Ce n’était pas une coïncidence car, dans ses remarques liminaires à la conférence, le Président chinois Xi Jinping a précisément cité l’enseignement de Confucius sur la juste cause de la recherche du bien commun. L’insistance accordée par la philosophie confucéenne à l’unité et à l’harmonie, a été rappelée par Xi lors de son discours de 2013 à Astana, quand il a exposé sa vision de la Nouvelle Route de la Soie. Cette philosophie – confiance en chacun, profit commun et attachement envers l’égalité, la délibération et le respect pour la pluralité des civilisations – est intégrée dans ce qui est désormais connu sous le nom d’Esprit de Shanghai.

    Là encore, nous constatons sans effort que le contraste avec les dispositions d’esprit régnant dans le groupe du G7, ne pourrait être plus grand.

    Le Pakistan et l’Inde ont participé à la réunion de l’OCS pour la première fois en tant que membres à part entière. Ils le sont devenus en 2017. Ces deux pays ont une histoire compliquée, mais contrairement aux attentes de nombreux commentateurs occidentaux, ils ont néanmoins été d’accords pour chercher une solution à leurs différends dans le cadre de l’OCS.

    Chose significative, l’Inde et le Pakistan ont aussi accepté de travailler ensemble pour résoudre la guerre qui semble au premier abord insoluble en Afghanistan. Cette guerre a été provoquée par l’intervention et l’occupation illégales des États-Unis et leurs alliés. On ne sera pas surpris par l’absence des États-Unis dans cette tentative d’imposer la paix, dans laquelle sont aussi engagées la Russie, la Chine et l’Iran.

    Zbigniew Brzezinski, conseiller à la sécurité nationale de l’ancien Président étasunien Jimmy Carter et principal architecte de l’Opération Cyclone qui a engendré Al-Qaïda, a écrit dans son livre de 1997, Le Grand Échiquier, que les États-Unis avaient l’impératif stratégique d’empêcher l’apparition de tout groupe de nations capable remettre en question leur hégémonie politique, économique et militaire. Il a expressément qualifié l’alliance Russie, Chine et ‘peut-être Iran’, de scénario le plus dangereux.

    Il est évident que depuis la sortie de ce livre, la politique étrangère des États-Unis s’efforce de réaliser ce qui y est préconisé. Or, ironiquement, ils obtiennent l’effet inverse. Parmi les conséquences imprévues, un nombre toujours plus grand de nations européennes ‘se tournent vers l’Est’. Les sanctions imposées par les États-Unis, non seulement à ceux qu’ils prennent pour leurs ennemis, Russie et Iran, mais aussi à leurs ‘alliés’ Européens qui ont la témérité de tenir à l’esprit et à la lettre du JCPOA, font que les Européens réévaluent où est vraiment l’intérêt de leur nation.

    Fait encore plus important, grâce à la combinaison de facteurs incluant la complémentarité des économies et des ressources, et la certitude d’être mieux à l’abri ensemble que séparées, la Chine et la Russie ont noué des relations de plus en plus étroites. Si bien qu’en fait, c’est à Qingdao que le Président Xi à honoré le Président Poutine de l’exceptionnelle médaille de l’amitié. Le Président Xi a non seulement dit que la Russie est le ‘meilleur allié’ de la Chine, mais aussi, pour la première fois lors d’un forum public, il l’a appelé ‘partenaire stratégique’.

    Vingt ans après le bouquin de Brzezinski et 11 ans après le discours fondateur de Poutine à la conférence de Munich sur la sécurité, la forme du nouvel ordre politique émerge à vitesse accélérée.

    BRICS, SCO et UEE sont aussi le fer de lance de la suppression du dollar dans le commerce international. Un tas d’autres pays, en Afrique, au Moyen-Orient et en Amérique du Sud, leur emboîtent le pas. Le Yuan convertible en or, l’arrangement similaire négocié avec le London Metals Exchange, le commerce réglé en monnaies nationales et le développement de CHIPS pour remplacer le réseau de paiement international SWIFT assujetti aux États-Unis, tout cela fait partie du remaniement de fond. Le socle de l’hégémonie étasunienne s’effrite rapidement et, à moins d’une guerre désastreuse, ils ne peuvent rien faire pour s’y opposer.

    Cela ne veut pas dire qu’ils n’essaieront pas. Ils causeront sans aucun doute d’immenses problèmes, sans parler du chaos inhérent au leadership étasunien aberrant et dénué de projet stratégique rationnel [ils dépeuplent et désorganisent le monde pour établir une dictature mondiale gouvernée, si l’on en juge aux souhaits de Jacques Attali, depuis Jérusalem, NdT]. Ambitionner de dicter ce que l’on attend et compter sur l’adhésion aveugle de ses ‘alliés’ ne suffit plus.

    En revanche, la conférence de l’OCS a clairement montré que, quelle qu’en soit la façon, la gestion politique tablant sur la considération mutuelle, le profit commun et le respect de la souveraineté des autres, dameront le pion à l’impérialisme déclinant du groupe intéressé et querelleur qui s’est réuni à Québec.

    NEO, James O’Neill

    James O’Neill, avocat du barreau résidant en Australie, écrit exclusivement pour le magazine en ligne New Eastern Outlook.

    Original : journal-neo.org/2018/06/16/the-sco-and-g7-meetings-point-to-different-worlds/
    Traduction Petrus Lombard

    https://reseauinternational.net/les-reunions-de-locs-et-du-g7-revelent-deux-mondes-inassimilables/


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  • Voir aussi :

    Policier témoigne : "À l’heure actuelle, il y a un droit d’embastillage comme sous Louis XIV avec les lettres de cachet. C’est à vous de prouver que vous êtes innocent".

    https://www.delitdimages.org/police-du-quotidien-effet-dannonce-pour-le-pouvoir-resultats-catastrophiques-pour-le-peuple-video/

     

     

    La "liberté" d'informer en danger - Vincent Lapierre

     

     

     

    L’obsession des «fake news» comme prérogative des États

    Par Jean-Yves Jézéquel

    Depuis quelque temps, l’accusation de « complotisme » ayant envahi, par obligation logique, le discours permanent des médias complices de la caste au pouvoir, n’était plus tenable. Il devenait évident pour tous, que 95% des informations ne pouvaient pas avoir constamment tort face aux 5% des informations officielles qui continuent de frapper sur le même clou! Ainsi donc, en toute discrétion, les accusations faciles et permanentes de « complotisme » ont quasi disparu du monde médiatique officiel, sauf en France où on cultive l’infantilisation du peuple à haute dose, sachant l’esprit critique qu’il a développé au cours de son histoire. Cette accusation de « complotisme », étant devenue globalement synonyme d’un intérêt accru auprès d’une majorité de citoyens et d’une attention plus grande attirée sur cette information « dissidente », allait avoir pour effet un renforcement des médias alternatifs, au détriment de ceux qui se croyaient les maîtres incontestables des news!

    Il y avait donc péril en la demeure. Voilà pourquoi, Macron, royalement servi par la secte médiatique « officielle », aux mains des milliardaires, se devait de renvoyer l’ascenseur en préparant la nouvelle loi destinée à lutter contre les « fake news », la nouvelle accusation inventée par le dogme sectaire des médias aux mains de leurs propriétaires milliardaires complices du Pouvoir et au service exclusif de la cause ultra libérale : concrètement celle de la Finance Internationale…

    Le lien du conflit d’intérêt entre Macron et les médias complices du Pouvoir était facile à faire. La résistance à cette nouvelle initiative n’allait pas tarder. Pour Fabrice Epelboin, professeur à Science Po et spécialiste des médias sociaux, le Gouvernement était de toute évidence le premier vecteur de « Fake News ».  Ce professeur de sciences politiques n’aurait aucune peine à démontrer queles médias traditionnels, comme BFM TV, y compris les chaînes de la télévision financées par les fonds publics ou les grandes antennes, véhiculaient régulièrement de fausses informations pour tromper et influencer l’opinion publique. On en a un exemple assez frappant dans ce qui devait être le « débat Europe Soir de Frédéric Taddei » du 16 avril dernier, avec Michel Raimbaud. Le « débat » n’a pas donné de lumières nouvelles sur le résultat obtenu par les trois obsédés des bombardements humanitaires  sur la Syrie, puisque les gens, récitant la doxa du Pouvoir en place, se sont exclusivement acharnés à démontrer l’illégitimité de Michel Raimbaud à prendre la parole en la lui interdisant ! Où donc est passé le débat, où est l’information? L’émission a particulièrement brillé en matière de « fake news » véhiculées par les deux femmes envoyées en mission pour réciter la leçon du politiquement correct sur le sujet intouchable! Les citoyens français qui ont écouté cette émission était ouvertement infantilisés et pris pour des idiots…

    Cf:http://www.europe1.fr/emissions/les-experts-deurope-soir/le-debat-deurope-soir-frederic-taddei-lintervention-militaire-francaise-en-syrie-en-debat-160418-3628208

    En effet, Macron veut recourir aujourd’hui à la loi pour lutter, selon ses dires, plus « efficacement » contre les « fake news » propagées sur Internet, menaçant du coup directement la liberté d’expression, comme l’on déjà souligné des professionnels du secteur. La liberté d’expression a été déjà clairement définie par la loi de 1881. Celle-ci constitue l’un des piliers de notre République. Il est donc parfaitement vain de vouloir manipuler cette loi pour autoriser de nouveaux « abus contre la liberté d’expression ». Car, personne ne comprend quel pourrait être le nouvel objectif déterminant de cette loi, en faveur du bien commun!

    C’est ce que dénonce le réseau Reporters sans frontières, depuis la déclaration de Macron.

    « Bien sûr, il est plus que jamais nécessaire pour l’internaute de démêler le vrai du faux dans l’information qui s’offre à lui »,écrivait en novembre Christophe Deloire, le secrétaire général de RSF. Mais la lutte contre les « fake news » doit passer par « la promotion d’un journalisme libre et indépendant, condition indispensable à l’information fiable, de qualité. »Précisément, les médias dominants ne sont ni fiables, ni libres, ni indépendants, puisqu’ils sont entre les mains de milliardaires néoconservateurs qui protègent logiquement les principes ultra libéraux motivant leur business!

    L’annonce de cette nouvelle loi inutile est donc claire : le Pouvoir veut sécuriser sa domination et protéger son instrument de manipulation des masses qui a donné de si bons résultats lors des dernières élections présidentielles!

    Ceci dit, à l’heure où le Gouvernement a fait une priorité de la lutte contre l’utilisation de fausses informations comme outil de propagande, cela n’a pas découragé Bernard Henri-Lévy de recourir à une fake news pour promouvoir les bombardements occidentaux contre la Syrie ! Sera-t-il bientôt passible d’une sanction juridique? Il est évident que BHL ne craint rien et ose mentir ouvertement car il sait pertinemment qu’ils’agit, comme idéologue franco-israélien et pour nos trois obsédés des bombardements humanitaires, d’affaiblir par des frappes militaires, faussement justifiées, le Gouvernement syrien en place et de favoriser un démembrement de la Syrie et un affaiblissement de l’Iran au profit d’Israël.En Occident, tout ce qui profite directement à Israël est autorisé et non contestable! Tout cela n’est possible qu’à travers une pratique permanente des « fake news » permettant la manipulation de l’opinion publique…

    Au lieu de diagnostiquer que l’Empire manifeste du sadisme et d’autres prédispositions violentes et dangereuses, de nombreux psychologues formatés à la « orwello-compatibilité », aident en réalité à torturer ceux qui luttent contre cet inacceptable dérangement mental. Parmi les choses les plus ahurissantes concernant la maladie mentale, il y a le fait que la personne ne réalise généralement pas qu’elle est malade. Il est temps pour le reste du monde de traiter l’Occident en malade mental, pas en « leader du monde libre et démocratique. »

    Les autorités de la sécurité nationale de la Maison-Blanche sont entrain de mettre au point une stratégie visant à attiser les troubles dans les villes iraniennes. Est-ce là un comportement « normal » qui serait issu d’un mental sain?

    « Les États-Unis ont besoin d’une nouvelle stratégie globale visant à soutenir les troubles. Elle doit envisager le blocage des ressources financières des autorités iraniennes », a écrit Richard Goldberg. Ce qui revient à dire : « comment peut-on faire plus efficacement le mal pour le mal et parvenir à détruire ce qui est harmonieux ? »

    Considérer que le « trouble » soit une « bonne chose à promouvoir » est signe d’un dérangement mental assez accentué!

    Avec la montée de la lutte des classes à travers le monde, l’élite dirigeante américaine travaille de plus en plus vite pour bloquer l’expression de l’opposition sociale sur Internet. La lutte pour la vérité et la justice est ouvertement considérée par les élites gouvernementales de l’Occident comme un mal ! C’est de la pathologie dangereuse.

    Majed Nehmé, directeur d’un mensuel d’analyse politique, économique, sociale et culturelle, nommé « Afrique Asie », mensuel qui a été censuré et torpillé par Macron,  avait été en prison en Syrie en 1981 et pourtant, il défend la Syrie aujourd’hui contre l’agression de la France et de ses alliés. Il a écrit : « La France ne peut ‘exporter la démocratie’ avec des barbus, des assassins, des égorgeurs d’enfants, c’est se moquer des gens», ou faire preuve d’une certaine inconscience qui est révélatrice de la pathologie sociale sous-jacente, gravement accentuée par l’idéologie fasciste de l’ultra libéralisme qui ne pense que profit en ignorant la réalité humaine… Le dérapage de notre civilisation occidentale est spectaculaire et annonce assurément sa fin.

    Pourquoi les agneaux se taisent-ils, s’interrogeait Majed Nehmé dans une de ses colonnes? Parce qu’on les conduit à l’abattoir!Einstein disait en substance que le monde ne serait pas détruit par ceux qui servent résolument le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire.

    « Depuis la Seconde Guerre Mondiale, plus de 20 millions de personnes ont été tuées par des attaques américaines », dit le Dr. Mausfeld, Professeur de psychologie allemand. Pourquoi de telles violations extrêmes des droits de l’homme ne provoquent-elles pas un cri d’indignation dans la population? Voici la réponse de Mausfeld : « C’est en raison d’un large éventail de techniques de manipulations et de propagande raffinées, surtout psychologiques ».

    Des faits réels sont présentés faussement comme étant des opinions. C’est une stratégie devenue courante aujourd’hui, une sorte de détournement, l’aspect que prend une pratique des « fake news » parfaitement écoeurante !

    Des faits sont reliés à un contexte chargé d’une autre signification qui les fait apparaître comme autre chose que ce qu’ils sont en réalité ; si bien que, par exemple, des tortures et de lourdes violations des droits de l’homme et du droit international – comme la coalition occidentale de Doha les pratique ouvertement aujourd’hui en Syrie – ne provoquent plus l’indignation chez les personnes anesthésiées par la tromperie d’un discours fallacieux et hautement pervers, tenu par les « experts » patentés, seuls autorisés à faire entendre la voix officielle de l’État mafieux, souteneur du terrorisme qui « fait du bon boulot en Syrie », en écrasant toute autre voix déclarée dissidente ou « complotiste », dans la France des ringards de la politique infantiliste pratiquée par les irresponsables au pouvoir.

    La violence devient en grande partie invisible, comme c’est le cas en Grèce, si elle n’est pas pratiquée par des individus mais au nom d’organisations comme la Banque mondiale ou le Fonds Monétaire International, ou la « coalition occidentale de Doha », concernant la Syrie. Par ces techniques de manipulation et d’autres, les mécanismes défensifs naturels sont contournés de sorte que la population, malgré le sens moral inné qui est en elle, reste silencieuse devant les violations extrêmes des droits de l’homme par les Gouvernements occidentaux devenus autoritaristes et intolérants.

    C’est la propagande dominante qui fomente et mène aux guerres, et non pas les quelques voix d’opposition. Pourtant ce sont ces quelques voix qui sont accusées et humiliées alors qu’elles s’opposent justement au mal et au malheur que la perversion des Pouvoirs cherche à imposer au monde réel désireux de paix et de bonne entente entre les peuples… C’est l’exemple frappant avec ce qui se passe actuellement entre la Corée du Nord et la Corée du Sud que les USA ne veulent surtout pas voir se réconcilier en faisant la paix, car ils seraient alors obligés de renoncer à leur présence militaire démesurées en Corée du Sud occupée pour assurer l’encerclement de la Chine, le véritable ennemi indirectement visé par la pathologie belliciste de l’État profond US.

    Il est évident qu’aucune censure ne s’appliquera jamais aux médias dominants et qu’au contraire, ce seront certains médias alternatifs, permettant de remettre en question la propagande de guerre, qui seront réprimés ou persécutés, combattus, censurés sous toutes les formes. C’est un comble, mais c’est la triste réalité : un inversement de la vérité a été opéré. Le mensonge est devenu la vérité et « la vérité est devenue le mensonge » à éradiquer. Le principe du nazi Goebbels triomphe: « Un mensonge répété suffisamment souvent devient la vérité ». On occident, ce sont les nazis qui ont gagné et l’idéologie fasciste qu’ils nous ont imposée, c’est l’ultra libéralisme qui à façonné l’Union Européenne avec l’aide d’une armée d’occupation qui la menace en permanence et l’entraîne dans ses guerres illégales: celle du quatrième Reich, l’OTAN.

    Finalement, il suffit de voyager un peu pour s’apercevoir que le reste du monde ne pense pas comme «nous», c’est-à-dire comme l’Europe et les États-Unis. En Russie, en Chine, dans le monde arabe, en Iran, en Amérique latine, il n’y a ni les mêmes priorités, ni les mêmes histoires, ni les mêmes sensibilités, ni les mêmes mémoires qu’en Occident…

    La loi contre les «fausses nouvelles» aura donc pour effet de renforcer encore davantage le scepticisme à l’égard des «vérités officielles», ainsi que notre incapacité à écouter et à comprendre le reste du monde, ce qui est à la fois le symptôme et la cause de notre déclin.

    Macron qui a invité à l’Élysée l’ONG islamiste proche des Frères Musulmans, Syria Charity, va lui donner 50 millions d’euros, venant des contribuables français, soit disant pour des projets en Syrie, mais qui en réalité vont servir à la cause du terrorisme martyrisant le peuple syrien. Voilà dans quel délire on est entré avec ces dirigeants au service de la cause financière qui se moquent éperdument de l’humain et de son histoire essentielle!

    Derrière ce comportement incompréhensible d’un Macron, il y a les gros intérêts du négoce avec les monarchies obscurantistes du Golfe. Voilà pourquoi un Macron et Cie sont prêts à soutenir les terroristes djihadistes du Wahhabisme takfiriste, du moment que les capitaux gigantesques de la manne pétrolière des Émirats, remplissent à nouveau les caisses vides d’un État ruiné et ployant sous une dette qui frise les 2300 milliards de dollars à cause des principes mêmes de l’ultra libéralisme destructeur de la richesse des peuples!

    Toute parole dissidente qui ose critiquer cette position pathologique de l’État mafieux, converti corps et âme à la loi du profit pour le profit, en fait sa priorité absolue, au point que tout opposant est aussitôt conduit aux galères, discrédité, persécuté, anéanti, interdit de tout et bâillonné de manière efficace pour qu’il ne puisse plus faire entendre sa voix discordante d’opposant à la dictature du néo colonialisme ultra libéral faisant régner sa loi de domination intolérante et dégénérée pour le seul bonheur des profiteurs d’en haut! La cause des États occidentaux n’est pas celle de leurs peuples, mais celle des banques…

    A la tête de cet empire dégénéré qui avance vers sa chute prochaine, à l’image des deux tours jumelles qui se sont effondrées sur elles-mêmes, se trouvent les États-Unis qui ont été en guerre 93% du temps de leur existence depuis leur création en 1776, c’est à dire : 222 des 239 années de leur existence : c’est du délire psychopathologique. La chute de l’empire sera fracassante, comme la chute du World Trade Center a été fracassante, puisque ce sont les USA qui mènent le monde vers sa ruine.

    Chacun sait désormais que l’histoire des attaques terroristes du 11 septembre nous a été racontée officiellement par un Rapport qui s’est vite avéré incomplet et non crédible. Les ingénieurs et architectes n’ont pas tardé à dénoncer les grandes incohérences de ce Rapport en démontrant que l’écroulement des Tours jumelles ne pouvait s’expliquer que par la chute libre, impliquant un important dispositif de minage complexe élaboré. Ce fait implique la participation de responsables gouvernementaux et explique les « étranges » silences du Rapport officiel, sur ces faits incontestables. Les terroristes n’étaient donc pas seuls. Ils ont bénéficié de la collaboration du Gouvernement de « l’État profond » US pour procéder à leurs méfaits, comme c’est encore le cas actuellement en Syrie. Bref, les terroristes font partie d’une vaste intervention qui implique plusieurs autres acteurs, comme on le découvre tous les jours concernant les opérations du terrorisme djihadiste en Syrie.

    Il y a des peuples qui en sont de plus en plus conscients. Je pense particulièrement au peuple du Venezuela dont ses richesses en or, en pétrole, en diamant font l’objet d’ambitions des États-Unis qui voudraient bien mettre la main sur ces richesses et contrôler cet État refusant de se faire corrompre et piller comme c’est le cas au Pérou. Les campagnes de dénigrement dirigées contre le Gouvernement révolutionnaire et son président, Nicolas Maduro, ainsi que les sanctions, véritable guerre économique, ne visent que cet objectif final de conquête. Que les enfants soient sans nourriture ou que les médicaments manquent à la demande, laisse indifférents les USA, puisque ce sont eux qui en ont provoqué la pénurie. Ce sont eux qui organisent la pauvreté et la misère afin de pouvoir ensuite justifier l’intervention militaire contre les « dictateurs qui oppriment leurs peuples »! L’occident est malade, dégénéré, pervers et criminel. Nous ne pouvons que ardemment souhaiter sa disparition irréversible… Qu’un nouveau déluge puisse laver bientôt la Terre de ce Mal devenu démesuré. Que ce nouveau Sodome et Gomorrhe de l’occident dégénéré soit réduit en cendres par le feu de la Terre en colère, car sa perversion est devenue insupportable!

    « Le monde est notre ennemi et nous nous réservons le droit d’en détruire tout ou partie à notre discrétion ». C’est l’essence du Rapport d’évaluation du dispositif nucléaire des États-Unis récemment publié ; le document d’une entreprise criminelle axée sur la domination mondiale qui décrit comment l’utilisation de nouvelles armes nucléaires, « plus flexibles » parviendra à cette domination.

    Ce rapport d’évaluation dit encore : « Nous vous laisserons deviner quand et contre qui nous les utiliserons. »(les armes atomiques) Autrement dit, « Nous conserverons notre rôle de plus grand État terroriste du monde en maintenant constamment l’épée de Damoclès nucléaire au-dessus de la tête des peuples de la Terre pour être sûrs que ce monde agisse dans le sens de nos intérêts.»

    L’épée nucléaire continue à être brandie très dangereusement au-dessus des peuples de la Russie, de la Chine, de la Corée du Nord et de l’Iran, décrits par les fantasmes du Pentagone comme «provoquant» les États-Unis quand ce sont les États-Unis qui provoquent le monde entier. La guerre nucléaire menace ces quatre pays et l’Union Européenne, par voie de conséquence, simplement parce que ces pays ont réagi à l’agression et aux menaces étasuniennes et qu’ils essaient naturellement de se défendre.

    La Chine est accusée de violations des règles internationales et d’agression dans la mer de Chine du Sud tandis que l’Iran est accusé d’être sur le point de violer ses engagements de ne pas construire d’armes nucléaires ! Tous ces pays sont décrits comme « révisionnistes » ; «agresseurs»; «menaces pour l’ordre mondial» ou, tout simplement comme une menace pour les « intérêts américains », ce qui signifie une menace pour la tyrannie américaine sur le monde.

    Le ministre allemand des Affaires étrangères Sigmar Gabriel a fait la déclaration la plus claire :

    « La nouvelle posture nucléaire du Gouvernement des États-Unis montre que la spirale d’une nouvelle course aux armements est déjà en cours. Comme aux jours de la Guerre froide, cela constitue une menace grave pour nous en Europe. Au lieu de nouveaux systèmes d’armements, nous avons besoin de nouvelles initiatives de désarmement ».

    Depuis 2012, et le début de la guerre en Syrie, il est impossible au pays de Voltaire, de rassembler dans une salle ouverte au public des hommes et des femmes s’exprimant sur cette guerre. Dès l’annonce d’un tel colloque, les menaces tombent et les organisateurs apeurés, honteux, annulent les rendez-vous. Dans une salle de l’Assemblée Nationale il a été impossible de trouver un auditorium pour exposer la situation syrienne et la politique étrangère de la France. Au nom de quoi ? L’interdiction de ces débats-là vaut aussi pour ceux qui concernent l’Ukraine et mieux encore pour la Palestine. Évoquer ce pays martyrisé, c’est additionner les salles de réunion refusées, les intervenants décommandés. S’il le faut, les censeurs se cachent derrière la menace de « troubles de l’ordre public ». Sur les plateaux de télévision ou sur les antennes radio c’est la même censure acharnée qui fait rage! L’occident est gravement malade!

    Chacun sait déjà parfaitement que dix milliardaires ont pris le contrôle d’une grande partie des médias français. Ces oligarques, venus du BTP, de l’armement, du luxe ou de la téléphonie, ont accaparé les grands quotidiens nationaux, les chaînes de télévision et les radios, pour asseoir leur influence. Avec à la clé, conflits d’intérêts, censures, pressions, licenciements, ingérence malsaine… Cette concentration des moyens de production de l’information entre les mains de quelques uns a mis en péril l’indépendance de la presse dans notre pays, portant ainsi directement atteinte au fonctionnement de notre démocratie, même si elle n’est qu’embryonnaire.

    Dans la campagne des « sanctions » visant à discréditer la Russie pour en faire un État paria, si elle continue de refuser sa soumission unilatérale aux règles du jeu atlantiste, l’opération Skripal restera une raté spectaculaire dans l’histoire britannique, comparable à celui de Colin Powell secouant son échantillon de farine dont il voulait arroser les naïfs de l’Assemblée Générale des Nations Unies. Non seulement la Russie n’est pas ressortie discréditée de l’affaire Skripal, bien au contraire : sa crédibilité a été largement augmentée et l’Occident a, une fois de plus, démontré le degré de déchéance dans lequel il est tombé.

    L’organisation de la lutte contre les « fake news » consistait au départ à contrer les analyses critiques accusant l’État profond US d’avoir lui-même organisé les attentats du 11-Septembre, puis celles accusant les Anglo-Saxons d’avoir planifié les « printemps arabes » et la guerre contre la Syrie. Ces analyses critiques, fortement documentées étaient qualifiées de « conspirationnistes ». Cependant, rapidement les choses évoluèrent au point qu’il n’était plus possible de nier ces analyses. L’organisation de la lutte contre les « fake news » se retourna donc exclusivement contre la Russie qui fut accusée de poursuivre l’ancienne propagande de l’Union soviétique, et que, par conséquent le mal étant dehors et ailleurs, l’OTAN, plus que jamais utile, devait être renforcée avec de nouveaux moyens démultipliés et une plus grande participation financière de l’UE !

    En définitive, en avril 2015, l’Union européenne se dota d’un « Groupe de travail pour les communications stratégiques vers l’Est » (East Strat Com Task Force). Il adresse chaque semaine à des milliers de journalistes un relevé de la « propagande russe ». À l’évidence, il est difficile pour les spécialistes du ESCTF de trouver des exemples significatifs de l’ingérence russe. En août de la même année, l’OTAN a inauguré son « Centre de communication stratégique » à Riga (Lettonie). L’année suivante, le Département d’État US s’est doté, quant à lui, du «Centre d’engagement global» (Global Engagement Center) qui poursuit les mêmes buts fantasmatiques, brûlant des millions de dollars des contribuables étasuniens pour des fadaises ! Voilà encore un symptôme de plus de la grave maladie de l’Occident sur le déclin.

    Tous les systèmes de manipulation de l’information sont éphémères. Le retour de bâton risque d’être toujours violent pour les aventuriers de ces politiques fictions.

    Précisons que Macron veut légiférer sur les réseaux sociaux uniquement pour les périodes électorales, car lui-même a été élu grâce au désordre créé par un hebdomadaire et Facebook qui se sont ligués contre son principal rival : François Fillon!

    Il est évident que Macron voit venir le prochain tour et que cette fois, les réseaux sociaux seront utilisés contre lui. Il emboîte donc le pas à l’OTAN et veut ainsi montrer la continuité URSS-Russie en matière de propagande au moment des élections, afin de discréditer toute réelle opposition à l’intérieur même de la France. C’est pourquoi, ce n’est pas un hasard si Macron cite comme exemple de manipulation une interview de Sputnik à propos de sa vie privée et le relais d’une allégation sur un compte bancaire à l’étranger.

    Le mensonge a tellement envahi la vie publique qu’il préside même en permanence la parole officielle des États de l’Occident déchu. Ce monde est gravement malade et c’est pourquoi sa chute est annoncée pour bientôt. D’ailleurs la « Coalition atlantiste » qui bombarde allègrement les pays non soumis à la dictature de son délire intolérant, cherche et veut coûte que coûte une troisième guerre mondiale qu’elle prépare activement avec l’énergie d’un désespoir qu’elle a bien du mal à cacher car elle est malade de son mal intime et crève de sa pathologie : son fascisme ultra libéral.

    Jean-Yves Jézéquel

    source:https://www.mondialisation.ca/lobsession-des-fake-news-comme-prerogative-des-etats/5625835

    https://reseauinternational.net/lobsession-des-fake-news-comme-prerogative-des-etats/

     

    Qui veut voir un député macronien ignare et ridicule? (Vidéo)

    https://www.delitdimages.org/qui-veut-voir-un-depute-macronien-ignare-et-ridicule-video/

    Vous avez dit complot ? “Fake news” ? Bruno Gollnisch plonge un député LREM dans l’embarras

     

    https://youtu.be/Sr1wRIcPN5Y

     

    Le  22 mai, le ministre de la Culture, Françoise Nyssen, était auditionnée devant la Commission des Affaires culturelles de l’Assemblée nationale pour tenter de vendre à son auditoire la très controversée loi d’essence totalitaire, dite anti-fake news par les macronistes,  anti fausses nouvelles en bon français. Madame Nyssen a défendu la mise en place d’une censure d’Etat au motif que « la capacité de discernement des citoyens ne suffit plus… »

    (Une magistrale intervention cafouilleuse à ne pas rater!)

    De manière toute aussi inquiétante pour l’avenir, elle a  loué l’action des organes de propagande visant à énoncer  le vrai et à traquer le faux qui sévissent dans les médias aux mains de MM. Drahi ou Niel-Pigasse, que sont  le Check News de Libération et le Decodex du Monde…

    Commissaires politiques qui ont reçu l’appui hier du député  LREM Pieyre-Alexandre Anglade qui a désigné  à la vindicte, sans les nommer expressément,  les chaînes d’informations russes: «La dissémination de fausses informations ne se fait pas au hasard (…).  Elle répond souvent à une véritable stratégie politique, financée parfois par des Etats tiers à la frontière orientale de l’Union européenne, visant à diviser nos sociétés (et) à affaiblir le projet européen.  » Et nous qui pensions naïvement que c’était le projet européiste, le libre échangisme  mondialiste et l’immigration massive qui détruisaient nos sociétés et affaiblissaient l’Europe, non tout ça c’est la faute à Moscou!

    C’est ce même Monsieur Anglade qui en tant  que rapporteur  du projet  de loi de lutte contre les fausses informations a donné  la réplique à Bruno Gollnisch le 16 mai venu à la Commission des affaires  européennes de l’Assemblée nationale   dans l’espoir d’obtenir  quelques précisions sur les motivations de  cette loi.

    Le moins que l’on puisse dire est que la maladresse embarrassée des propos  de Pieyre-Alexandre Anglade tentant de répondre aux faits historiques rappelés par Bruno Gollnisch  est édifiante… et tristement hilarante.

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    La loi "fake news" voulue par Macron semble avoir ouvert une boîte de Pandore à amendements...
     
    La loi Fake News voulue par Macron ouvre une boite de pandore
     
    Loi anti-fake news et autres désastres

    Bons ou mauvais médias : des députés veulent "labelliser" la presse !

     

    Dans les deux propositions de loi contre la manipulation de l'information, discutées ce jeudi 7 juin au Parlement, plusieurs amendements proposent une "labellisation" ou "certification" des médias par l'Etat. Entre excès de zèle et amateurisme, certains députés semblent bien décidés à apposer un sigle sur les sites Internet français...

    "Information 100% certifiée par l'Etat français". L'éventualité de ce label vous interroge, où vous met carrément mal-à-l'aise ? L'énoncé est évidemment provocateur, mais il semble que les parlementaires LREM et MoDem souhaitent souscrire à une formule de ce type. Car la loi contre les fausses informations, examinée à partir de ce jeudi au Parlement, est truffée d'amendements prônant la "labellisation" ou la "certification" des sources d'informations. Comme lorsqu'un label est présent pour indiquer la provenance d'un fromage, les députés souhaiteraient pouvoir doter les sites Internet et autres organes de presse d'un sigle permettant leur identification. Faire la part des choses, en somme, entre les sites d'informations fiables, qui diffusent de vraies infos, et les autres. Selon certains députés, ce label devrait être distribué par rien de moins… que l'Etat lui-même.

    Ces amendements sont multiples : au moins cinq d'entre eux tentent d'inscrire l'existence d'un label dans la loi. Un groupe issu de la majorité La République en marche réclame ainsi la création d'une "obligation de signalétique" qui doit permettre d'identifier quels sont "les sites de confiance" et ceux "de moindre crédibilité". Ces bons et mauvais points devraient être distribués selon des "modalités" et des "critères" qui "seront définis par décrets", c'est-à-dire directement... par la puissance publique ! Pour compléter ce contrôle, les députés proposent même une "procédure de labellisation certifiée" qui serait "confiée au Conseil supérieur de l'audiovisuel" (CSA). Actuellement, le rôle de cet organisme est de garantir l'exercice de la liberté de communication à la télévision et à la radio.

    Derrière la "bonne intention"...

    Si cet amendement était adopté, il reviendrait donc à l'Etat de déterminer quel site d'actualité - et donc qu'elle information - est suffisamment fiable pour obtenir son label. Il n'en a pas fallu davantage pour que, sur Twitter, plusieurs journalistes s'indignent, en appelant à la douloureuse figure de Big Brother, ou d'un nouveau ministère de la Vérité. "C'est un problème, vous ne pouvez pas confier un impératif de certification au CSA, déplore Patrick Eveno, président de l'Observatoire de la déontologie de l'information. Dans un état libre de droit, il ne lui revient pas de trancher ce qui est fiable de ce qu'il ne l'est pas en matière d'informations sur Internet".

    Pour contrer cette critique, d'autres députés se défendent de vouloir labeliser l'information… tout en proposant de délivrer "une signalétique visible et appropriée des contenus publiés par des services de presse en ligne". "Ce n'est pas un label. Il s'agit simplement d'un signe qui pourrait permettre aux lecteurs de s'y retrouver dans les sites qu'ils visitent et qui serait valorisant pour les journalistes", se défend auprès de Marianne la députée MoDem Sophie Mette, assurant aussitôt "avoir eu une très bonne intention" en proposant ce texte.

    ... un label indirectement remis par l'Etat

    Avant même l'ouverture des discussions au Parlement, son amendement d'origine a été directement escamoté. En cause, la présence d'un élément particulièrement saisissant, qui avait déjà suscité l'ire, indique-t-on au MoDem, de "plusieurs personnes, plusieurs journalistes". Dans cette première version, les députés centristes proposaient que cette fameuse "signalétique" soit délivrée par la Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP). Aujourd'hui, cette dernière a un rôle essentiellement fiscal : elle reconnaît quelles publications bénéficient des avantages postaux et fiscaux attribuées à la presse. C'est elle, aussi, qui attribue leur carte presse aux journalistes français. Bien qu'elle constitue une autorité administrative indépendante, son président et certains de ses membres sont nommés par un arrêté du ministre chargé de la Communication.

    Là encore, en proposant que le choix d'un sigle revienne à la CPPAP, les députés MoDem suggéraient donc, en somme, que l'Etat français identifie quelles sources d'informations étaient crédibles, et quelles autres ne l'étaient pas. "Ça a été mal perçu mais il s'agissait bien d'une maladresse, indique-t-on. Nous l'avons rectifiée en indiquant simplement qu'il fallait une signalisation. Nous voyons bien le problème que proposerait une attribution d'un sigle par l'Etat". Et au MoDem d'ajouter, très mal-à-l'aise : "On vous assure que nous n'avons jamais eu l'intention de labelliser l'information". De quelle manière serait alors défini le fameux sigle de bonne conduite médiatique, si aucun organisme public ne s'en mêle ? "Nous n'y avons pas encore vraiment réfléchi, concède Sophie Mette, un peu confuse. Peut-être que l'amendement ne sera pas adopté, alors il est encore trop tôt pour y penser !"

    "Nous n'y avons pas encore vraiment réfléchi", concède la députée à l'origine du texte

    Un label pour "exercer un vrai contrôle déontologique"

    Après quelques hésitations, la députée finit par lâcher une idée, celle d'une commission extérieure à l'Etat, constituée de professionnels des secteurs des médias : "Rien n'est encore écrit, précise-t-elle. Tout est encore possible et ouvert, en tout cas en ce qui concerne cette proposition !" Une idée qui rejoint notamment celle de Reporters sans frontière, qui réclamait, début avril, la création d'un label européen pour faire le tri entre les vraies et les fausses informations : "Ce serait une bonne idée pour permettre une certification des méthodes production de l'information", se réjouit Paul Copin, juriste de l'association. RSF imagine pour sa part un système de labellisation qui rejoindrait celui des autres industries, passant par exemple par l'Association française de normalisation (AFNOR) : "Cela nous d'avoir permettrait une garantie de fiabilité", poursuit-il.

    Mais pour Patrick Eveno, aucune des solutions proposées aujourd'hui en matière de certification ne fait l'affaire : "On est en train de construire une vraie usine à gaz, regrette-t-il. Les propositions de Reporters Sans Frontières ou celle des députés ne sont pas les bonnes, pour la simple raison qu'elles demandent d'exercer un contrôle a priori, sur un contenu qui n'a pas encore été produit. C'est absurde !"

    .Alors que son adoption devait intervenir le jeudi 7 juin, la loi sur les "fake news" a finalement été repoussée à plus tard et devrait probablement être votée en juillet. Après huit heures de discussion dans un hémicycle assez clairsemé, la séance a été levée à 1 heure du matin. Il reste encore une centaine d'amendements à étudier dans les deux textes qui constituent ce nouvel arsenal législatif (une loi ordinaire, et une autre organique, portant sur la période présidentielle). Ce dernier vise à contrecarrer la diffusion d'une "fausse information", terme dont la définition a cristallisé les critiques cette semaine.

    La rapporteuse de la loi, Naïma Moutchou (La République en marche) a ainsi fait voter une nouvelle définition ce jeudi : "Toute allégation ou imputation d'un fait, inexacte ou trompeuse, constitue une fausse information". Preuve du manque de consensus dans la majorité, la ministre de la Culture, François Nyssen, qui juge cette définition trop générale, a expliqué espérer que la navette avec le Sénat permettrait une définition "plus satisfaisante".

    https://www.marianne.net/medias/bons-ou-mauvais-medias-des-deputes-veulent-labelliser-la-presse

     

    En marche vers la dictature, avec le régime Macron ! L'information muselée, verrouillée

     

     Voir aussi :

     

    Loi sur les “fake news” : du monopole de la vérité au règne du mensonge (bruno Guigue)

    https://reseauinternational.net/loi-sur-les-fake-news-du-monopole-de-la-verite-au-regne-du-mensonge/

    La France va-t-elle se doter d’un « ministère de la Vérité » ?

    https://reseauinternational.net/la-france-va-t-elle-se-doter-dun-ministere-de-la-verite/

     

     

    La France va-t-elle se doter d’un « ministère de la Vérité » ?

     

     


    2 commentaires
  • Arié Alimi : « Une volonté de faire peur, de faire mal, de casser un élan de politisation de la jeunesse »

     
    Entretien réalisé par Alexandre Fache
    Jeudi, 31 Mai, 2018
    Humanite.fr

     

    Arié Alimi : « On est passé dans l’ère de la punition collective, dans une logique de soupçon généralisé.» Photo : Miguel Medina/AFP

    Arié Alimi : « On est passé dans l’ère de la punition collective, dans une logique de soupçon généralisé.» Photo : Miguel Medina/AFP

     

    Avocat au barreau de Paris et membre de la Ligue des droits de l'homme (LDH), Me Arié Alimi dénonce la stratégie d’intimidation mise en oeuvre par le gouvernement contre les jeunes arrêtés au lycée Arago, le 22 mai dernier.

     

    Pourquoi la répression subie par les jeunes au lycée Arago constitue-t-elle un événement inédit, comme vous l’avez écrit dans une tribune récente?

    Arié Alimi. Mettre autant de mineurs et jeunes majeurs en garde vue, aussi longtemps, prolonger ces gardes à vue, pour la simple occupation d’un lycée, en vue d’y tenir une assemblée générale, ne s’est, à ma connaissance, jamais vu. Autre aspect inédit: la violence exercée à l’encontre de ces jeunes. Pas physique, fort heureusement, mais psychologique: absence de notification de droits, placement pendant des heures dans un fourgon, sans boire, manger ou uriner, impossibilité de prévenir leurs parents… Or, on parle de mineurs, c’est-à-dire d’enfants, qui été confrontés pour la première fois à la violence de l’Etat. Cette injustice qui leur été faite a un retentissement d’autant plus fort qu’ils sont mineurs. Plus important, en tous cas, que pour un majeur qui serait habitué à la chose judiciaire. Cela en dit beaucoup sur la façon dont l’Etat perçoit cette jeunesse. 

    L’objectif, c’est de l’intimider?

    Arié Alimi. Cela paraît évident. Lors des premières gardes à vue de beaucoup de ces jeunes, les policiers, et même le parquet, souhaitaient lever ces procédures. Mais des pressions politiques ont semble-t-il été exercées pour prolonger ces gardes à vue. Cela ressemble vraiment à de l’intimidation. Autre point qui soutient cette analyse: le fait que ces jeunes aient été déférés devant la justice. Ce n’est pas si courant que ça, dans le cadre d’une manifestation pacifique, qui plus est de lycéens mineurs. Certains ont été mis en examen. Beaucoup ont écopé de rappels à la loi. Des décisions prises par le procureur de la République, sans voie de contestation possible, et qui, même si elles ne sont pas inscrites au casier judiciaire, pourront être utilisées demain contre ces jeunes, et présentées comme des ‘antécédents défavorables’. Il y a eu dans cette affaire une volonté de faire peur, de faire mal, de casser un élan de politisation d’une génération qui se pose des questions.

    Créées par une loi de 2010, les qualifications utilisées pour poursuivre ces jeunes (« participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations », « intrusion dans un établissement scolaire ») sont pointées du doigt. En quoi posent-elles problème?

    Arié Alimi. Parce que l’utilisation qui en est faite est diamétralement opposée à ce qui était présenté comme leur vocation, au moment du débat parlementaire de 2010. A l’époque, Christian Estrosi, député UMP, avait vendu son texte comme un moyen de protéger les lycéens d’éventuelles agressions de ‘casseurs’. Huit ans plus tard, ce texte est utilisé massivement pour s’en prendre aux lycéens eux-mêmes, ou aux manifestants. A l’époque, bien sûr, on avait alerté sur ces possibles dévoiements. Ce qui s’est passé au lycée Arago en est l’illustration. C’est d’autant plus grave que les peines encourues sont lourdes: pour ‘l’intrusion’, jusqu’à trois d’emprisonnement, lorsque les faits sont commis en réunion, et 7500 euros d’amende; et un an de prison, et 15000 euros d’amende, pour la ‘participation à un groupement…’. Ce dernier délit est de plus en plus utilisé dans les manifestations, comme le 1er mai dernier, pour appréhender collectivement des personnes qui n’ont commis aucune dégradation ou violence, mais se retrouvent à proximité de ceux qui le font. On est passé dans l’ère de la punition collective, dans une logique de soupçon généralisé. Une logique qui tranche avec notre droit pénal, qui sanctionne normalement des faits individuels.

    L’utilisation de ces textes est-elle nouvelle?

    Arié Alimi. Plutôt oui. ‘L’intrusion dans un établissement scolaire’ a déjà été utilisée, de façon moins contestable, dans l’affaire de la fac de Montpellier, pour laquelle l’ex doyen est mis en cause. Mais, avec l’affaire du lycée Arago, on a franchi un cap. En revanche, l’infraction de ‘participation à un groupement…’ est déjà fréquemment utilisée, depuis des années. Dans une affaire pour laquelle j’avais plaidé, celle du quai de Valmy (dans laquelle une voiture de police avait été brûlée, e mai 2016 - NDLR), la plupart des mis en cause étaient poursuivis sur ce motif.

    Le Défenseur des Droits va être saisi par les parents des lycéens poursuivis. Cela peut-il avoir du poids dans les procédures en cours?

    Arié Alimi. A voir. Les décisions du Défenseur des droits sont toujours très justes, pertinentes. Le problème, c’est que le gouvernement n’en a rien à faire. Il ne l’écoute pas, pas plus que les autres organismes publics, comme la CNCDH, qui alertent sur des reculs des droits. Toutes ces institutions ne cessent de fustiger les pratiques du ministère de l’Intérieur, en vain. Sur les interpellations de mineurs, mais aussi sur les migrants ou le maintien de l’ordre. On a l’impression que le gouvernement fait même exactement l’inverse de ce que lui demande le Défenseur des droits, comme si cette politique répressive était la seule à pouvoir plaire à son électorat.

    Beaucoup de procédures semblent entachées d’irrégularités. Vous allez jouer là-dessus?

    Arié Alimi. Effectivement, il y a eu beaucoup d’irrégularités: notifications tardives de droits, parents, avocats, médecins pas prévenus… Tout cela devrait entraîner des annulations massives de gardes à vue. Ces jeunes seront-ils jugés néanmoins? C’est possible, car l’interpellation elle-même n’est pas forcément soumise à ces irrégularités. Il est possible qu’il y ait des condamnations. On verra ensuite quel sera le quantum de peines pour des poursuites qui sont plus de nature politique que judiciaire…

    Vous avez défendu plusieurs lycéens victimes de violences policières devant le lycée Bergson, en mars 2016. Quel parallèle faites-vous avec l’affaire du lycée Arago?

    Arié Alimi. Le parallèle est intéressant. Les violences policières devant le lycée Bergson ont donné lieu à deux procès différents. Fin 2016, le fonctionnaire que l’on voit frapper un lycéen sur une vidéo devenue virale, a écopé de 8 mois de prison avec sursis. Et la semaine dernière, un autre, poursuivi pour des violences hallucinantes, le même jour, devant le lycée, a été condamné à quatre mois avec sursis. Entre Arago et Bergson, le contexte est similaire: un blocus de lycéens. Sauf qu’à l’époque, on a envoyé des policiers non formés au maintien de l’ordre. Et ils ont fait n’importe quoi, en tapant sur des gamins. Avec Arago, on a vu une réponse beaucoup plus structurée, réfléchie, volontaire. Cette tentative de dissuasion a été travaillée par l’administration, c’est évident.

    Le maintien de l’ordre dans les manifestations semble aussi avoir évolué…

    Arié Alimi. Oui, on l’a vu le 1er mai dernier. Pendant longtemps, la doctrine était de maintenir une distance entre forces de police et manifestants, pour éviter au maximum le risque d’affrontements. Sous Nicolas Sarkozy, et encore plus sous Manuel Valls, pendant les mobilisations anti-loi travail, c’était tout l’inverse: une doctrine de la confrontation, et du contact, au risque de nombreux blessés. Depuis le 1er mai, on est revenu à la mise à distance, avec d’ailleurs le retour des canons à eau. Objectivement, c’est mieux. En revanche, cette stratégie s’accompagne aussi de dispositifs de nasse, de blocage des manifestations, et de plans de communication beaucoup plus élaborés contre ce qu’on appelle les ‘blacks blocs’. 

    Les lycéens d’Arago font-ils les frais de ces nouvelles stratégies?

    Arié Alimi. Pas directement. En revanche, il y a clairement une volonté du gouvernement d’éviter que des mouvements d’opposition s’organisent dans la jeunesse. C’est la raison pour laquelle ils sont intervenus massivement dans toutes les universités mobilisées contre Parcoursup.

    Cette affaire du lycée Arago peut-elle se retourner politiquement contre le gouvernement?

    Arié Alimi. Difficile à dire. Dans les familles, comme plus largement dans l’opinion, elle a d’abord créé de la sidération. Personne ne pouvait s’attendre à un truc pareil. Ce n’est que trois jours après que beaucoup se sont dit: ‘c’est inacceptable, il faut se battre’. Mais pour ça, les familles doivent s’organiser, se regrouper, être aidées aussi, face à ce qui constitue une agression d’Etat. C’est en train de se faire. Le gouvernement ne devrait pas en être profondément destabilisé. Mais cela alimente une prise de distance d’une partie de l’opinion par rapport à l’action brutale de l’Etat.

    Lire aussi :

    https://www.humanite.fr/arie-alimi-une-volonte-de-faire-peur-de-faire-mal-de-casser-un-elan-de-politisation-de-la-jeunesse

     

     

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    Jeudi jeune : appel lycéen au 7 juin

     

    Nous, lycéen·ne·s, appelons à manifester massivement contre Parcoursup et la sélection à l’université le Jeudi 07 Juin.

    On nous avait dit qu’APB, le précédent système permettant de s’inscrire à l’Université, était défaillant, qu’il fallait changer radicalement. On nous avait dit qu’avec Parcoursup, tout serait différent. Pourtant, au soir des résultats, nous étions 400 000 jeunes sur le carreau. Avec un budget par étudiant en recul depuis de nombreuses années, et un baby-boom des années 2000 dans lequel aucun investissement n’a été fait pour permettre notre accueil, comment s’étonner ? Le résultat : plusieurs centaines de milliers de jeunes n’ont toujours pas reçu de proposition d’affectation.

    Le gouvernement n’arrête pas de nous répéter que le système va « se ventiler », que tout le monde aura une proposition. Mme Vidal, ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, brasse de l’air ! Nous voyons bien qu’en réalité l’étau se resserre. Dans les lycées de banlieue, certaines classes n’ont eu aucune proposition d’affectation ! Des jeunes avec des dossiers scolaires excellents sont rejetés hors de l’Université en raison de leur lycée d’origine. Sommes-nous de trop ? Comme si en banlieue, nous n’avions pas le droit de décider notre avenir, et qu’il fallait au mieux s’accommoder d’un choix de filières subies, au pire être exclu de l’enseignement supérieur. Trop d’entre nous ont d’ailleurs déjà baissé les bras, en acceptant une filière non-voulue de peur d’être recalé.

    En sélectionnant aussi brutalement, M. Macron tire vers le bas l’ensemble de notre système éducatif. Tant d’entre nous sont démotivés : on se demande à quoi sert le baccalauréat, après avoir vu les résultats de Parcoursup. Le gouvernement s’en prend à une valeur fondamentale : celle du droit à décider de son avenir. En assignant tout le monde à résidence scolaire, en nous empêchant de choisir, ce gouvernement détruit notre possibilité de nous découvrir, de nous émanciper et de devenir excellents dans un domaine, car passionné·e·s. Il s’en prend aussi à notre liberté d’expression : lorsque nous nous mobilisons, la seule réponse que l’on nous apporte, c’est la répression. On n’arrête pas de nous enseigner les valeurs de la démocratie. Le gouvernement s’en réclame. Et pourtant, quand on fait entendre une voix différente, on nous réprime violemment, comme à Arago ou des mineurs ont dû subir des gardes à vues prolongées et humiliantes.

    Alors, parce que nous voulons défendre notre droit à décider de notre avenir, parce que nous sommes solidaires de nos ami·e·s sur le carreau, nous nous mobiliserons le 07 Juin. Pour le retrait de la loi ORE et un investissement à hauteur des besoins dans l’enseignement supérieur, contre la sélection à l’Université.

    Vous ne déciderez ni de notre place dans la société, ni à notre place !

    Liste des lycées signataires du Jeudi jeune (par département) :

    Paris 75 : 19 lycées
    Lycée Racine, Paris 8e

    Lycée Voltaire, Paris 11e
    Lycée Hélène Boucher, Paris 20e
    Lycée Arago, Paris 12e
    Lycée Dorian, Paris 11e
    Lycée Claude Monet, Paris 13e :
    Lycée Bergson, Paris 19e
    Lycée Georges Brassens, Paris 19e
    Lycée Maximilien Fox, Paris 6e
    Lycée Gabriel Fauré, Paris 13e
    Lycée Abbé Grégoire, Paris 5e
    Lycée Henry IV, Paris 5
    Lycée Charlemagne, Paris 4
    Lycée Jules Ferry, Paris 9ème
    Lycée Lamartine, Paris 9ème
    Lycée Louis Le Grand, Paris 5ème
    Lycée Victor Hugo, Paris 3ème
    Lycée François Villon, 14ème
    Lycée Turgot, Paris 3

    Seine et Marne 77 : 2 lycées
    Lycée Bachelard, Chelles 77

    Lycée Balzac, Mitry 77

    Essonne 91 : 5 lycées
    Lycée Geoffroy Saint-Hilaire, Étampes

    Lycée Vilgenis, Massy
    Lycée François Truffaut, Bondoufle
    Lycée Robert Doisneau, Corbeil Essonne
    Lycée Jean-Baptiste Corot, Savigny sur Orge

    Hauts de Seine 92 : 2 lycées
    Lycée Paul Lapie, Courbevoie 92

    Lycée Albert Camus, Bois Colombes 92

    Seine Saint Denis 93 : 13 lycées
    Lycée Condorcet, Montreuil 93

    Lycée Paul Eluard, Saint Denis 93
    Lycée Paul Le Roland, Drancy 93
    Lycée Jean Jaurès, Montreuil 93
    Lycée Voillaume, Aulnay 93
    Lycée Gustave Eiffel, Gagny 93
    Lycée Blaise Cendrars, Sevran 93
    Lycée Jean Rostand, Villepinte 93
    Lycée Georges Brassens, Villepinte 93
    Lycée Utrillo, Stains 93
    Lycée Mozart, Le Blanc-Mesnil 93
    Eugénie Cotton, Montreuil 93

    Val de Marne 94 : 4 lycées
    Lycée Condorcet, Saint-Maur 94

    Lycée Pablo Picasso, Fontenay-sous-Bois 94
    Lycée Romain Rolland, Ivry-sur-seine 94
    Lycée Georges Brassens, Villeneuve-le-Roi 94

    Val d’Oise 95 : 2 lycées
    Lycée Julie victoire Daubié, Argenteuil

    Lycée René Cassin, Gonesse

    Ailleurs en France : 12 lycées
    Lycée Marc Bloch, Strasbourg 67

    Lycée Marie Curie, Strasbourg 67
    Lycée Jean Monnet, Strasbourg 67
    Lycée Emile Mathis, Strasbourg 67
    Lycée Louis Pasteur, Strasbourg 67
    Lycée Pontonniers, Strasbourg 67
    Lycée Fustel de Coulanges, Strasbourg 67
    Lycée Jean Rostand, Strasbourg 67
    Lycée du Bois d’Amour-Poitiers 86
    Lycée Camille Vernet, Valence 26
    Lycée le Garros, Auch 32
    Lycée Albert Triboulet,  Romans sur Isère 26

    Tu es dans un autre lycée ? Signe l’Appel au 7 Juin ! Deux possibilités :
    > envoie un message privé à la page Facebook Non à la sélection !
    > ou un mail à l’adresse stopparcoursup@gmail.com

     

    https://educationidf.wordpress.com/2018/05/31/jeudi-jeune-appel-lyceen-au-7-juin/amp/?__twitter_impression=true

     

     

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