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    Attention, article très mal traduit, alors je mets en lumière certains passages (eva)
     

     

    Le nouvel ordre mondial démantèle l’Argentine

    Le nouvel ordre mondial démantèle l’Argentine

     

    Que se passe-t-il en Argentine et en Amérique du sud ? L’empire soi-disant abattu contre-attaque partout et le nouvel ordre mondial est plus fort que jamais – avec sa doctrine de choc.

    Pour comprendre une situation affreuse, lisons cet article exceptionnel de Claudio Fabian Guevara, diffusé par redinternacional.net.

    « La débâcle est la conséquence d’un projet visant à mettre le pays à genoux. Quels sont les objectifs possibles du Nouvel Ordre Mondial dans un scénario économique qui s’effondre?

    L’économie volcanique argentine est encore une fois l’actualité mondiale. Une spirale récessive de stagflation, augmentation de la dette extérieure, la contraction de la consommation et d’échange. C’est le résultat d’une batterie incroyable de mesures destructives de production et d’utilisation, combinées à grande vitesse.

     

    Ces derniers jours, la débâcle a incité le gouvernement à annoncer de nouvelles séries de démolitions contrôlées de l’organisation nationale: l’élimination des organismes et agences de recherche scientifique et technologique, l’élimination des ministères historiques a été ajoutée à tout un geste d’abandon des ambitions de l’État, des milliers de licenciements dans l’administration publique et davantage de réductions de dépenses et d’investissements sociaux.

     

    Il s’agit de la conception d’un effondrement provoqué: le pays s’achemine vers la cessation des paiements, la paralysie productive et le chômage de masse. Est-ce que ce n’est que la maladresse du groupe qui gouverne?

    Un ensemble de tendances indique qu’un choc très aigu se profile à l’horizon de la configuration historique du pays, beaucoup plus audacieux qu’une simple redistribution des revenus.

     

    Dans l’antichambre d’un choc

    L’une des faiblesses structurelles de la résistance autochtone aux processus d’expansion impérialiste est une conception naïve des plans de l’ennemi.

    Les agences transnationales de l’impérialisme ont non seulement augmenté de manière exponentielle leur pouvoir dans les conseils internes de chaque pays, mais elles sont aussi beaucoup plus ambitieuses dans leurs objectifs, où elles opèrent également un changement qualitatif: surmonter toute résistance organisée à l’exploitation étrangère des ressources création naturelle, artificielle de dettes usuraires et accès au marché intérieur de chaque pays, l’agenda du Nouvel Ordre Mondial pour les sociétés périphériques dépasse les imaginaires de la gauche traditionnelle.

    Le passage du capitalisme industriel au capitalisme financier a changé si des stratégies beaucoup d’expansion du processus impérialiste que même les grands groupes capitalistes locaux qu’une fois pourraient être considérés comme des partenaires de la Commission dans l’exploitation des sociétés coloniales, voient leurs intérêts ignorés et les actifs se déprécier.

    Cela se voit clairement en Argentine, où l’administration coloniale non seulement attaque le niveau de revenu de la classe ouvrière, mais même sape le soutien des capitalistes locaux eux-mêmes, et le réseau de conditions permettant la viabilité de la nation.

     

    Le pays redevient un laboratoire d’expériences sur les politiques de reconfiguration violente de la société. Dans « The Shock Doctrine », Naomi Klein se penche sur la façon dont certaines réformes politiques et économiques sont introduites par des contingences-catastrophes ou conçues jetant des sociétés dans la confusion, ce qui provoque un impact profond sur la psychologie collective et paralysant la réaction.

     

    La conception d’un effondrement induit

    L’administration coloniale de Macri a dans son agenda des objectifs communs avec la reconfiguration du monde sous les matrices du Nouvel Ordre Mondial. Ainsi, il a lancé une procédure accélérée et préméditée pour amener le pays à genoux, plongeant la population dans le désespoir et préparer le terrain pour imposer la conception de solutions drastiques. Toute économie prospère, même dans les pays développés, a été embourbée dans la paralysie stagflation productive qui caractérise aujourd’hui l’Argentine, si elles sont appliquées les formules suivantes en vigueur depuis Décembre 2015: l’ouverture sans restriction aux importations crée un grand déséquilibre dans la balance des paiements avec l’extérieur et la fermeture progressive de l’industrie nationale qui a été laissée sans protection.

    L’augmentation sauvage des tarifs de service public (entre 400% et 3 000%) a déstabilisé non seulement les économies nationales, mais aussi la viabilité des échanges et les secteurs productifs non affectés par la concurrence étrangère.

    L’allégement fiscal pour les grands groupes, il enlève la retenue de l’agriculture et l’exploitation minière et d’autres allégements fiscaux aux exemptions les secteurs les plus concentrés, ils ruinent les caisses publiques et ouvrent la voie à une aggravation du déficit budgétaire, ce qui était un prétexte pour un ajustement féroce budget.

    La dette accélérée qui a financé ce programme a conduit le pays à revenir au FMI, qui a imposé de nouvelles mesures pour réduire les dépenses, les interruptions de travaux publics et les coupes dans les programmes sociaux.

    La dévaluation vertigineuse de la monnaie et l’augmentation des taux d’intérêt a alimenté l’inflation qui menace de devenir un autre épisode de l’hyperinflation, et aggravé les conditions effroyables de l’économie dans son ensemble. Les taux des services publics, des carburants et des autres intrants de base ont été convertis en dollars, avec lesquels chaque augmentation d’un dollar a une incidence directe sur le coût interne de la production de biens et de services.

    Il est évident que le train de mesures constitue un sabotage manifeste pour le pays, son appareil productif et la qualité de vie de sa population. Ce ne sont pas des recettes pour tout type de capitalisme productif, qui se caractérise par la demande de définition de faibles coûts de production (crédit, taux et les bas salaires), la protection contre la concurrence étrangère rationnelle, la stabilité monétaire, les politiques de subventions sectorielles et les incitations pour le développement de capacités nationales.

    Une deuxième série de politiques suggère que le démantèlement avant toute tentative de résistance et opposition sociale active est nécessaire. Malgré un consensus social élevé et une formidable protection des médias, le gouvernement du Cambiemos a systématiquement promu des lignes répressives très prononcées:

    • Recours à la répression policière et annonce du retour des forces armées à la sécurité intérieure
    • Silence des journalistes et des médias critiques
    • Emprisonnement et harcèlement judiciaire des dirigeants de l’opposition
    • «Débogage» des juges indépendants et alignement du système judiciaire
    • Retour des troupes et établissement de bases étrangères

    Où va l’effondrement économique de l’Argentine?

    L’Argentine subit une invasion immatérielle et silencieuse. La question de la rigueur est la suivante: quel est le programme de choc qui est préparé avec ce scénario catastrophique?

    Certains indices émergent dans l’exercice de la mémoire historique et l’analyse des luttes anticoloniales du présent.

    L’agenda caché de l’effondrement induit de l’Argentine contient des objectifs du Nouvel Ordre Mondial commun à tous les territoires périphériques. Tous sont ruineux pour les intérêts de la population, mais le scénario de crise multidimensionnelle en cours de construction vise à les présenter comme des « solutions salvatrices ». Tous, en outre, contiennent un élément central du programme mondialiste pour les peuples subalternes: la dissolution de l’identité et de l’État national.

     

    1. Aliénation accélérée des entreprises et autres actifs

    Cette partie du processus est déjà en cours et est celle qui impacte le moins l’opinion publique car elle est souvent présentée comme un « progrès »: l’Argentine est confrontée à une nouvelle attaque étrangère d’actifs et de marchés locaux. Mais contrairement aux crises précédentes, qui découlaient de pressions et de paris étrangers, le gouvernement actuel de Cambiemos encourage le système actuel. L’intervention étrangère est revendiquée comme le seul moyen de mener le pays à ce stade. 3 La faiblesse externe dans laquelle Cambiemos a placé l’économie argentine est fonctionnelle par une livraison massive d’actifs par les entrepreneurs locaux.

    Depuis le début de la crise extérieure, la baisse combinée des valeurs boursières et la dévaluation du peso déprécient les actifs argentins de 70%. La montée du dollar et l’incertitude économique ouvrent la voie à la mise aux enchères des actifs du pays au prix de l’offre. Techint, ALUAR, Ledesma et les entreprises du territoire sont surprises de voir leurs dirigeants emprisonnés dans une farce judiciaire alors que les protections tarifaires dégustées dans le passé sont annulées et les actions de leurs sociétés de Wall Street fondent. Les fonds vautours achètent ces papiers aux prix d’enchères. Et la détérioration promet de continuer.

     

    1. Adoption du dollar comme monnaie officielle

    La situation actuelle est très similaire à 1989. Ensuite, le destin de l’hyperinflation la fin du gouvernement de Raul Alfonsin et fut le prélude à la convertibilité, un système qui « sauvé » l’économie en Argentine en établissant fixé par la loi 1 à 1 parité Peso argentin avec le dollar. Convertibilité a été vendu un projet « clé en main » par Citibank et Chase Manhattan le gouvernement de Menem, qui contenait l’inflation et a commencé une décennie de contrôle étranger de l’économie.

    Convertibilité a été rappelé ces jours-ci par Larry Kudlow, conseiller économique à la Maison Blanche, qui a déclaré que le Trésor américain envisage d’embaucher un nouveau plan de convertibilité de la monnaie de l’Argentine. Le directeur actuel du Conseil économique national des États-Unis a déclaré que la possibilité de « dollarisation » de la monnaie de l’Argentine pourrait être la clé de l’économie nationale pourrait refaire surface.

    La Convertibilité des années 90 a pris fin dans la catastrophe de 2001, le corralito.

    En décembre 2001, un essai intitulé «Comment dollariser en Argentine», signé par Kurt Schuler et Steve H. Hanke, déclarait : «Les politiques suivies par l’Argentine ont paralysé son économie. L’incertitude quant à l’avenir du peso est devenue le principal obstacle immédiat à la croissance économique.  » Toute similitude avec le scénario actuel?

    En 2018, les journaux financiers ont encore une fois parlé de la dollarisation en Argentine. Et Steve Hanke  est revenu sur la scène . Père de la dollarisation de l’Équateur et du Monténégro, il recommande la dollarisation à Macri pour remédier à la crise. Ce n’est pas la seule voix. journaliste américain spécialisé en Amérique latine Mary O’Grady a publié son éditorial dans le Wall Street Journal sous le titre: « L’Argentine a besoin dollarisée ».

    L’importance du projet dépasse le contexte argentin. Le besoin impérial de maintenir l’hégémonie du dollar a été plus important que l’exploitation du pétrole dans l’histoire de la dernière décennie. Aujourd’hui, avec un énorme bloc de pays émergents, dirigée par la Russie, la Chine, l’Inde et d’autres économies géantes visant à trouver un substitut au dollar comme monnaie de référence internationale, la dollarisation de l’Argentine serait une conquête hautement symbolique: première expérience dans un pays de grande importance et de grande importance géopolitique, et un chapitre qui pourrait initier un processus continental ambitieux.

    La dollarisation des services publics et des portefeuilles financiers, et les contacts pour un accord direct avec le Trésor américain.

    Cependant, les conditions pour un remplacement du peso argentin par le dollar exigeraient de l’Argentine une partie des réserves internationales que le pays perd rapidement dans la crise monétaire actuelle. Comment financer cette opération? Le troisième objectif est peut-être la convergence des moyens.

     

    1. Démembrement territorial de l’Argentine

    Le démembrement des Etats nationaux est une prémisse du nouvel ordre mondial qui se déroule à différents stades du monde: il a été réalisé en Yougoslavie, en ex-URSS et au Moyen-Orient par la guerre et le terrorisme. Le démembrement du Venezuela est une « solution » possible si il n’est pas atteint en renversant le gouvernement.

    Dans ce contexte, la Patagonie apparaît comme un vêtement de changement parfait pour «sauver» l’Argentine d’une autre crise.

    Dans l’année turbulente de 2001 lorsque l’Argentine est tombé en défaut, la presse mondiale a même suggéré que la Patagonie, immensément riche en ressources, a été séparée du reste du pays pour servir comme un mécanisme de paiement de la dette en défaut. Des années plus tard, le professeur de Harvard Richard N. Cooper, a écrit une proposition conforme à la pensée d’Anne Krueger (alors à la tête du FMI) pour soumettre les pays endettés à une procédure de faillite afin que les actifs sont liquidés et les revenus en résultant répartis entre ses créanciers, sous la direction d’un tribunal mondial.

     

    Or la Patagonie argentine est déjà un territoire internationalisé. L’achat massif de terres par des étrangers en Argentine, qui a des décennies avait été réglementé en 2011 par le Congrès, offrant une limite de 15% des terres arables du pays, et jusqu’à de 1.000 hectares par personne. L’administration coloniale de Macri, par décret, a éliminé ces restrictions, et le processus d’acquisition des terres de masse approfondie. Il existe déjà de vastes territoires en Argentine du Sud qui fonctionnent comme avec micro-états son propre réseau de routes, des aéroports, des forces de sécurité et des sources d’énergie, telles que les propriétés du magnat britannique Joe Lewis.

     

    La livraison des terres patagoniques pour les écritures comptables, ou pour alléger la garantie de la dette dollarisation pourrait être faite sans une partition officielle de l’État, ou une « déclaration d’indépendance » d’un groupe de colons. Le « business » de l’ Argentine pourrait se déguiser par terre céder à des ONG ou des pouvoirs privés pour administrer un territoire sous la modalité de Sousa qui Boaventura Santos a appelé « nouvelle règle indirecte »: l’Etat se retire de la régulation sociale et les acteurs puissants ne le font pas. Les organismes publics contrôlent la vie et le bien-être de vastes populations, de terres, d’eau potable, de semences et de forêts.

    Le « business » pour le Trésor national pourrait être présenté sous la forme du transfert de petits territoires. Cependant, il y aura toujours un potentiel d’expansion de facto par l’occupation progressive ou la guerre. Il va sans dire que les deux politiques le démantèlement et l’affaiblissement de l’armée argentine , l’administration coloniale de Macri a autorisé l’entrée des troupes étrangères et le déploiement d’un nouveau réseau de bases militaires américaines : l’un à Neuquen, dans le sud stratégique patagonique, et deux en Terre de Feu, le Tolhuin et Ushuaia. Avec l’armée britannique fortement barricadé dans Malvinas , la zone apparaît sous un contrôle étroit étranger.

     

    Une société divisée et plongée dans la misère, une armée nationale sans capacité opérationnelle et un processus d’infiltration de capitaux et d’éléments militaires étrangers, semblent le parfait prélude aux événements dans lesquels l’Argentine perdra une partie de son intégrité territoriale. Les références officielles ne manquent pas: le rabbin Sergio Bergman, ministre de l’environnement et du développement durable, a prophétisé il y a quelques mois que la Patagonie, en tant que « terre promise, doit être divisée et divisée ».

     

    Conclusions provisoires

     

    La conception de l’effondrement de l’Argentine n’a pas un seul objectif et n’a pas de direction unifiée. Le plan n’a pas non plus les résultats garantis. Son évolution est liée à l’évolution d’une autre série d’offensives dans la région: le « droit» contre Lula et le reste des leaders populaires d’Amérique latine, le siège contre le Venezuela et le déploiement militaire impérialiste sur tout le continent.

    D’autre part, les résultats définitifs doivent surmonter l’épreuve du feu qu’aucune conspiration ne peut anticiper: la réaction des populations et des organisations populaires, la position des secteurs nationalistes de l’armée argentine et l’impact imprévisible de l’histoire sur ensemble d’événements enchaînés.

    L’Amérique Latine est attaquée. La défense des territoires et des libertés dépend de la conscience et de la mobilisation de ses peuples.

     

    Claudio Fabián Guevara, 16 septembre 2018

    https://voxnr.com/49689/le-nouvel-ordre-mondial-demantele-largentine

     

    Voir aussi :

    https://reseauinternational.net/largentine-dans-la-tourmente/

     

     

     


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  • Le sommet de Salzbourg pourrait signer le début de la désintégration de l’Union européenne

     
    Jacques Sapir

    Le sommet de Salzbourg des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union européenne pourrait bien avoir été celui du début de la désintégration de cette institution.

    Incapable d'aboutir à un accord, ne serait-ce que de façade, sur la question des migrants, participants à ce sommet se sont montrés profondément divisés sur la question du BREXIT, qui constituait l'autre sujet important. Cette division, dont Emmanuel Macron, est largement responsable, tourne autour de la question de faire « payer » à la Grande-Bretagne son vote de 2016. Cette volonté de « punir » un pays parce qu'il entend, démocratiquement, quitter l'UE est particulièrement révélatrice de l'état de décomposition de cette dernière, et de sa transformation en une institution de répression des volontés démocratiquement exprimées par les peuples dans chacune des nations la composant.

    Migrants: échec à l'UE

     

    Le sommet de Salzbourg devait traiter de deux sujets dont l'importance n'échappera à personne: la politique migratoire et la question de la sortie de la Grande-Bretagne de l'UE. Sur le premier sujet, les conflits ont été immédiatement évidents (1). Non seulement était en cause la politique migratoire de l'Union européenne, mais aussi le projet de cette dernière de renforcer FRONTEX, la police dépendant de Bruxelles. Sur ce sujet aussi, l'échec a été complet. On sait que la Commission européenne avait le projet de renforcer l'agence de garde-frontières européens FRONTEX, et d'en porter ses effectifs à 10 000 agents en 2020. Le chancelier autrichien, M. Sébastian Kurz, avait commencé la réunion en évoquant les réserves de la Hongrie, de la Grèce, de l'Italie ou de l'Espagne à l'égard de ce projet. Il est intéressant de constater que, parmi les opposants, on trouve deux gouvernement dits « de gauche » (Espagne et Grèce), un gouvernement conservateur (Hongrie) et un gouvernement issu d'une alliance de forces que l'on aime à qualifier de « populistes ».

     

    De fait, les lignes de clivage sont multiples au sein de l'UE. Elles ne concernent pas seulement ceux que l'on voudrait présenter comme des pays « généreux » pour les migrants (essentiellement l'Allemagne et la France) et des pays que l'on aime à présenter comme « frileux ». C'est toute la politique migratoire qui divise l'Union, non seulement quant à ses orientations que quant à son financement. L'échec à donc été total sur ce point. Cela veut dire que les pays en cause, et qui sont aujourd'hui en première ligne face au flot migratoire (Espagne, Grèce, Italie), n'auront pas d'autre solution que leurs propres politiques nationales. Sur la question migratoire, il est désormais clair que l'UE ne sert plus à rien.

    La question du BREXIT

    Mais, il y avait un autre sujet d'importance à ce sommet: la question du BREXIT. Là aussi, on a pu voir l'UE se diviser en profondeur (2). Pourtant, Londres et Bruxelles ont en réalité trouvé des compromis sur la plupart des contentieux qui sont nés de la rupture programmée et, notamment sur la facture à la facture à régler. Un accord aurait donc dû être trouvé.

     

    Il n'en a rien été parce que certains pays ont voulu faire preuve de « dureté » face au choix de la Grande-Bretagne, provoquer dans ce pays un second référendum sous la pression de l'UE. Et, on a honte ici de l'écrire, parmi ces pays il y eut la France, ou tout du moins le Président de la République française, M. Emmanuel Macron.

     

    L'opposition de la France aux propositions apportées par Mme Theresa May a provoqué l'échec (3). Cet échec a été humiliant pour la Première-ministre britannique, qui avait pourtant fait de notables concessions. Le Président français, sans doute ulcéré de n'avoir pu arracher un accord sur la question des migrants face à l'opposition résolue des pays mentionnés a-t-il passé ses nerfs sur la Grande-Bretagne ou, tout à sa volonté de « défendre » l'UE, a-t-il voulu montrer que toute sortie de l'UE serait extrêmement difficile? Quoi qu'il en soit, il a pris un risque énorme. Car, si la Grande-Bretagne a un commerce important avec les pays de l'UE, ces derniers ont naturellement un commerce non moins important avec la Grande-Bretagne. La pression montera rapidement sur Mme Merkel, très attentive aux vœux des patrons allemands, car ces derniers font une part non négligeable de leur chiffre d'affaires en Grande-Bretagne. Emmanuel Macron pourrait bien se voir désavoué lors du sommet exceptionnel de novembre sur cette question du BREXIT.

    A quoi sert l'UE?

    Ces péripéties ne doivent pas masquer un fait important: à quoi sert donc aujourd'hui l'UE?

    Bruxelles entend s'opposer au BREXIT, choix pourtant légitime, exprimés de manière démocratique, par les électeurs britanniques. Et Emmanuel Macron a pris le parti de la technocratie de l'UE contre la volonté des peuples. Il faudra s'en souvenir.

    L'UE stigmatise aussi des pays comme la Pologne ou la Hongrie qui, quels que soient les jugements que l'on peut porter sur leurs politiques, entendent faire respecter des règles et des choix nationaux. Très clairement, l'UE ici usurpe la souveraineté nationale et populaire qui, seule, est de nature à fonder des choix démocratiques. L'UE s'avère incapable de soutenir des pays qui, comme l'Italie ou comme la Grèce, subissent de plein fouet le choc migratoire. Pire, elle encourage ces flux, dont les conséquences sur le niveau des salaires en Allemagne est déjà évident. Elle encourage aussi le système des « travailleurs détachés » qui permet à des entreprises peu scrupuleuses d'employer des travailleurs des pays « pauvres » de l'UE dans les pays « riches » sans leurs payer le salaire qu'ils devraient ni abonder aux cotisations sociales.

     

    Angela Merkel et Theresa May
    © AP Photo / Rene Rossignaud
    Dans le domaine économique, l'UE promeut un système de libre-échange avec les traités qu'elle signe et fait appliquer avant toute ratification dans les pays membres, qu'il s'agisse du traité avec la Canada ou avec le Japon (CETA et JETA). Elle cède constamment, par ailleurs, à la pression qu'exercent la Chine et les pays qui pratiquent le dumping social et écologique et engendrent les délocalisations. De plus, nous avons au sein de l'Union Européenne le problème posé par la stratégie adoptée par les pays « nouveaux entrants », qui reproduit, à l'échelle européenne, les effets de la stratégie économique chinoise.

     

    L'obsession pour le libre échange conduit l'Union européenne à négliger, voire à prendre parti contre les intérêts vitaux des peuples de l'UE, que ce soit sur les glyphosates ou sur les clauses tant écologiques que juridiques des traités qu'elle signe et prétende imposer. De ce point de vue, l'UE est une menace directe pour la santé des français.

     

    Le problème principal est aussi la stratégie allemande qui s'impose au travers des institutions européennes. Celle-ci mine l'Union Européenne et la zone Euro. Ce pays utilise aujourd'hui l'Union européenne pour réaliser un excédent commercial monstrueux (plus de 8% du PIB) car sa balance commerciale avec les pays émergents, comme la Chine, devient déficitaire. Cet excédent commercial est largement lié à l'Euro, et donc à l'Union Economique et Monétaire inscrite au cœur de l'UE par le traité de Maastricht, car l'Euro engendre une forte sous-évaluation de la monnaie allemande alors que la monnaie des autres pays (4), et en particulier de la France, de l'Italie, de l'Espagne est fortement surévaluée. Non seulement l'Allemagne obtient ainsi un avantage commercial indu au sein de l'UE mais elle profite de cet avantage au détriment des pays indiqués dans le commerce hors de l'UE évinçant les exportations françaises ou italiennes des marchés non-UE.

     

    L'Euro, a été construit pour que l'Allemagne puisse obtenir l'ouverture des marchés des pays membres aux exportations allemandes sans risque d'une soudaine dévaluation. Telle est bien la raison d'être profonde de l'Euro, et non la théorie des zones monétaires (5).

    Un prélude aux élections européennes de mai 2019?

    La structure des institutions européenne interdit aujourd'hui de croire qu'un quelconque changement pourra être initié du sein des institutions de l'UE. Tout discours appelant à « changer l'Europe » est vain et illusoire. C'est en réalité la dernière défense d'un statuquo insupportable. Ce qu'il faut, c'est changer d'Europe, et — pour cela — provoquer une crise suffisamment grave de l'UE pour permettre une recomposition des rapports de forces et des institutions conduisant à autre chose. La dissolution de l'UE est donc désormais l'horizon historique. Ce sera l'enjeu réel des élections européennes de mai 2019.


    (1) https://www.lemonde.fr/europe/article/2018/09/20/union-europeenne-un-sommet-sous-tension-a-salzbourg_5357599_3214.html

    (2) https://www.afp.com/fr/infos/334/brexit-lue-et-londres-lancent-le-sprint-final-sous-tension-doc-1994qr4

    (3) https://www.24heures.ch/monde/Nous-sommes-dans-une-impasse-dit-May/story/16107994

    (4) Voir http://www.imf.org/en/Publications/Policy-Papers/Issues/2017/07/27/2017-external-sector-report et http://www.imf.org/en/Publications/Policy-Papers/Issues/2016/12/31/2016-External-Sector-Report-PP5057

    (5) J. Sapir, « La Crise de l'Euro: erreurs et impasses de l'Européisme » in Perspectives Républicaines, n°2, juin 2006, pp. 69-84.

    Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

    https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201809221038186192-salzbourg-ue-agonie-echec/

     


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    Putin and Israel – a complex and multi-layered relationship

    Poutine face à ses juifs. Osera-t-il fermer l’espace syrien aux attaques israéliennes ?

     

    Je suis presque certain que les militaires russes aimeraient prendre une telle mesure mais, malheureusement, ils sont limités dans leurs actions par la 5ème colonne sioniste au sein du gouvernement russe. Quelle est l'influence des juifs sionistes en Russie ? Poutine a-t-il les moyens et la volonté de les contrer ?

     

    C'est assez clair ce qui s'est passé hier soir. Le tableau suivant publié par le ministère russe de la Défense est assez explicite :

    Dans les faits, 4 avions israéliens ont été envoyés en mission de bombardement contre des cibles proches des installations russes de Khmeimim et de Tartous (ce qui est à la fois stupide et irresponsable). Les Israéliens "délibérément" n’ont averti les Russes que moins d'une minute avant l'attaque, les Russes n'ont donc pas eu le temps de dire à l'équipage de l'avion de guerre électronique Il-20, qui était en approche pour un atterrissage de prendre des mesures d'évitement. Lorsque les S-200 syriens ont tiré leurs missiles pour intercepter les missiles tirés par les agresseurs, les F-16 Israéliens se sont abrités derrière l'Il-20, qui a une section radar beaucoup plus grande, pour se cacher, ce qui a causé la perte de l’Il-20 et de ses 15 occupants.

    Le ministère de la Défense russe a blâmé les Israéliens et a déclaré que cette attaque était «ignoble», que les actions israéliennes étaient «hostiles» et a déclaré que la Russie «se réserve le droit» de répondre par des «contre-mesures adéquates».

    C’est l’une de ces rares occasions où il existe, à mon avis, une option viable et logique de répondre: dire aux Israéliens qu’à partir de maintenant, tout appareil approchant des forces russes sera abattu.

     

    Les Russes peuvent-ils faire ça?

    C’est peu probable, en raison de la très puissante 5ème colonne pro-sioniste en Russie.

    Je suis presque certain que les militaires russes aimeraient prendre une telle mesure mais, malheureusement, ils sont limités dans leurs actions par la puissante 5ème colonne au sein du gouvernement russe.

    Nous y voilà: Poutine «dégrade» déjà la gravité (de ce qui précède) et de ce qui s’est passé. Il vient de déclarer que «les avions israéliens n'ont pas abattu notre avion» et a parlé de «circonstances tragiques». Certes, il a ajouté que les Russes prendront des mesures pour que «tout le monde verra», mais je suis personnellement dubitatif à propos de ces «mesures». J'espère que j'ai tort. Va-t-il demander pardon à Netanyahou pour les déclarations (ci-dessus) du Ministère russe de la Défense ? Nous le saurons bientôt.

    Si la Russie ne fait rien, il sera intéressant de voir comment ceux qui nient l'existence d'une 5ème colonne pro-sioniste en Russie vont l'expliquer.

     

    Le nouvel ennemi (source : Strategika51)

    On le pressentait un peu, les militaires russes sont furieux et ne souhaitent plus qu’une chose :  remettre les israéliens à leur place.

    Des militaires russes patrouillent au Golan de plus en plus près des lignes israéliennes et ne s’encombrent plus d’établir un canal de communication avec ce qu’ils considèrent désormais comme l’ennemi. Raison officielle invoquée pour ces patrouilles au Golan :  la destruction de l’Ilyouchine Il-20 au large des côtes de Lattaquié, au nord de la Syrie.

    A Hmeimim, c’est la furie. Tous les officiers généraux russes réclament de Moscou plus de marges de manoeuvres face aux israéliens qui méritent une bonne raclée.

    De l’extrême-orient russe jusqu’aux contreforts du Caucase, l’ennemi est désigné par son nom :  Israël ou l’entité sioniste.

    Tel-Aviv qui ne compte pratiquement aucun ami dans le monde, vient de gagner un redoutable adversaire :  la Russie.

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    ANNEXE. Poutine et Israël : une relation complexe et à couches multiples 

     

    Ceci est un sujet extrêmement complexe et ceux qui aiment les « explications » simples devraient arrêter de lire ceci. La vérité est que la relation entre la Russie et Israël et - avant même la venue de ce dernier - entre Juifs et Russes mériterait un livre entier.

    En fait, Alexandre Soljenitsyne [1] a écrit un tel livre, intitulé « 200 ans ensemble », mais, en raison de la poigne de fer des sionistes sur les médias anglophones, il n'a toujours pas été traduit en anglais. Cela devrait déjà vous dire quelque chose - un auteur de renommée dans le monde entier qui a obtenu le prix Nobel de littérature ne peut pas faire traduire son livre en anglais parce que son contenu pourrait saper le récit officiel sur les relations russo-juives en général et sur le rôle des Juifs dans la politique russe au XXème siècle et actuellement en particulier !

    Avant d'aborder quelques-unes des particularités de la relation russo-israélienne, je tiens à souligner une chose très importante : il ne faut pas croire que la relation entre Juifs et non-Juifs en Russie est similaire à ce qu'elle est en Occident. Ce n'est pas le cas. Sans entrer dans une discussion détaillée de l'émancipation des Juifs dans l'Occident et leur longue progression depuis leurs shtetls dirigés par des rabbins jusqu'aux conseils d'administration des plus grandes sociétés occidentales, je dirai simplement que pour les Juifs russes, ce processus d'émancipation est arrivé d'une manière beaucoup plus violente et catastrophique. La deuxième grande différence entre Juifs occidentaux juifs et russes est que, entre 1917 et 1939, un sous-ensemble spécifique de juifs, les juifs bolcheviques, possédaient le contrôle quasi total de la Russie. Pendant cette période, les Juifs bolcheviques persécutaient les Russes et, en particulier, les chrétiens orthodoxes avec une haine véritablement génocidaire. [2]. Ceci est un fait de l'histoire dont la plupart des Russes sont très conscients, même si cela est encore considéré comme une pensée erronée dans la plupart des cercles occidentaux. Il est également important de souligner ici que les Juifs bolcheviques persécutaient non seulement les chrétiens orthodoxes, mais aussi tous les groupes religieux, y compris les Juifs (non globalistes/communistes) et les musulmans. Poutine est très conscient de tous ces faits qu'il a mentionné en parlant à un groupe de Juifs à Moscou.

    L'autre fait absolument crucial sur la relation entre la Russie et Israël est l'immigration des Juifs russes en Israël. Voici une liste de raisons pour lesquelles ceci est un facteur crucial :

    1 Peu importe qu'ils aient fini en Israël, en Autriche, en Allemagne, ou aux États-Unis, l'immigration des Juifs russes en Israël a permis à ces Juifs qui ne voulaient pas rester en Russie de quitter le pays. Inversement, ceux qui n'étaient pas partis sont restés par choix. Cela signifie que la grande majorité, sinon la totalité, des Juifs russophobes et antichrétiens ont quitté la Russie. Ceux qui sont restés en Russie l'ont fait parce qu'ils ont décidé que c'était leur patrie.

    2 Un grand nombre (certaines estimations vont jusqu'à 20%) des soi-disant «juifs» qui ont quitté la Russie ne sont pas juifs du tout, y compris certains de ceux qui se sont installés en Israël. La vérité est que les difficultés économiques et sociales dans la société soviétique sous Brejnev et compagnie et la Russie sous Eltsine avaient poussé beaucoup de non-juifs de Russie à s'inventer des origines juives (non-existantes) juste pour émigrer. Ainsi il y a beaucoup de vrais Russes, par opposition aux Juifs russes, en Israël. Poutine le sait.

    3 En raison de cette grande immigration, il y a d'innombrables liens personnels entre les individus et les familles qui vivent en Israël et en Russie. Cela signifie que lorsque, par exemple, l'Irak ou le Hezbollah lancent des roquettes en Israël, des gens en Russie sont inquiets pour leurs amis et leurs familles en Israël, même si ils n'approuvent pas nécessairement la politique israélienne.

    4 La « mafia russe » est, en réalité, la plupart du temps, une mafia de Juifs russes [3]. Cela est particulièrement vrai en Occident. En Russie, il y a des gangsters juifs, mais pas vraiment de gang juif en tant que tel. Des gangsters russes et juifs s'entendent à merveille et cela crée aussi, dirons-nous, de forts liens «d'affaires » entre des oligarques « russes » et Israël.

    5 Sous Eltsine, le pays était de facto dirigé par ce qu'on a appelé la semibankirshchina, le « pouvoir des sept banquiers ». Il s'agissait des sept grands banquiers de la Russie qui possédaient environ 50% de l'ensemble de l'économie russe. Tous, sauf un (Potanine) étaient des Juifs.

    6 Pendant les années Eltsine, la grande majorité des membres du gouvernement et, surtout, leurs conseillers étaient des Juifs. Des Juifs contrôlaient également la quasi-totalité des grands médias. Pour vous donner une idée de la façon dont cette tendance était répandue dans les années 1990, voici une liste d'oligarques Juifs dans la Russie d'Eltsine disponible sur Internet : (source en russe: https://goo.gl/jZlazH)

    Boris Eltsine (Eltsine - Juif marié à Nina, Juive).

    Conseiller du Président sur les questions économiques - Livshits - Juif.

    Pendant tout le temps du règne d'Eltsine (1991-1999) la majorité de ses conseillers étaient juifs.

    Chef de l'administration présidentielle Filatov, Tchoubaïs, Volochine, la fille du président (une nouvelle position des autorités juives), Tatyana Dyachenko (par la loi juive - Halakha, comme la fille d'un juif - Juive - tous Juifs.

     

    GOUVERNEMENT

    Tous les ministres clés - juifs: Ministre de l'Economie - Yasin – Juif ; Ministre adjoint de l'Économie - Ourinson - Juif

    Le ministre des Finances - Panskov – Juif ; Ministre adjoint des Finances - Vavilov – Juif ; Président de la Banque centrale - Paramonov - Juif

    Ministre des Affaires étrangères - Kozyrev - Juif

    Ministre de l'Énergie - Shafranik - Juif

    Ministre des Communications - Bulhak - Juif

    Ministre des Ressources naturelles - Danilov - Juifs -

    Ministre des Transports - Efimov - Juif

    Ministre de la Santé - Netchaïev - Juif

    Ministre de la Science - Saltykov - Juif

    Ministre de la Culture - Sidorov - Juif

    MÉDIAS

    Président des médias - Gryzounov - Juif

    PRESSE

    «News» - Golembiovskiy - Juif

    "Komsomolskaïa Pravda" - Fronin - Juif

    "Moskovski Komsomolets" - Gusev (Drabkin) - Juif

    "Arguments and Facts" - Starks - Juif

    "Work"- Potapov - Juif

    "Moscow News" - Karpinski - Juif

    "Kommersant" - Yakovlev (Ginsburg) - Juif

    «New Look» - Dodolev - Juif

    "Nezavissimaïa Gazeta" - Tretyakov - Juif

    "Evening Moscow" - Lisin - Juif

    "Literary Newspaper" - Udaltsov - Juif

    "Publicity" - Izyumov - Juif

    "Interlocutor" - Kozlov - Juif

    "Rural Life" - Kharlamov - Juif

    "Top Secret" - Borovik - Juif

    TV & RADIO:

    Télévision et radio, "Ostankino" - A. Yakovlev - Juif

    Russian TV et Radio Company - Poptsov - Juif

    1996-1999 - "Sept banquiers".

    Toutes les finances de la Russie concentrées dans les mains de Juifs.

    Un pays gouverné par sept banquiers («sept banquiers"):

    1. Aven – Juif ; 2. Berezovsky - Juif, 3. Goussinski - Juif, 4. Potanine. 5. Smolensk – Juif ; 6. Friedman - Juif ; 7. Khodorkovski - Juif : 8 Roman Abramovich- Juif

    Les listes de juifs dans le gouvernement soviétique de 1917 à 1939 sont presque similaires. Vous pouvez les trouver sur Internet.

     

    Tout comme entre 1917 et 1939, entre 1991 et 1999, les rênes du pouvoir en Russie étaient fermement dans les mains de Juifs, et dans les deux cas, avec des conséquences catastrophiques.

    La grande différence est que si, au début du XXème siècle, les Juifs au pouvoir étaient des adversaires idéologiques de l'Empire anglais, à la fin du XXème siècle et aujourd’hui, les Juifs en Russie étaient pratiquement une extension de l'Empire anglo-sioniste.

    Pour succéder à Poutine à Eltsine, Poutine était un compromis entre les services de sécurité russes et les hommes d'affaires judéo-russes qui avaient poussé Medvedev comme un contrepoids à Poutine. Je me réfère généralement aux forces soutenant Poutine comme étant les souverainistes eurasiatiques et aux forces soutenant Medvedev comme étant les atlantistes intégrationnistes. Le but du premier camp est de célébrer le patriotisme russe et de faire de la Russie un élément clé dans un continent eurasien multipolaire unifié, alors que l'objectif de l'autre camp est d'être accepté par l'Empire anglo-sioniste comme un partenaire égal et d'intégrer la Russie dans les structures du pouvoir occidental. Ce qui suit est quelque chose de si important que je vais l'illustrer par  un paragraphe distinct.

    Les intégrationnistes atlantistes sont toujours en plein contrôle du secteur financier et bancaire russe, de tous les ministères de l'économie et des postes clés du gouvernement. Ils contrôlent la Banque centrale de Russie et ils sont, de loin, la plus grande menace pour Poutine et pour ceux qui le soutiennent. Considérant que près de 90% des Russes soutiennent maintenant Poutine, cela signifie que ces intégrationnistes sont la plus grande menace pour le peuple russe et pour la Russie dans son ensemble.

     

    Comment est-ce que tout ceci est lié à Israël ?

    Eh bien, Poutine a hérité d'un système créé par et pour l'Empire anglo-sioniste. Il était un candidat de compromis entre deux partis radicalement opposés et il lui a fallu des années pour, premièrement, se débarrasser de la plupart des oligarques (juifs) russes puis, très progressivement, commencer un processus de nettoyage dans lequel, lentement, étape par étape, les sionistes ont été expulsés de leurs positions de pouvoir. Selon Mikhail Khazin, l'équilibre entre ces deux groupes n'a que récemment atteint un point d'équilibre (instable) de l'ordre de 50/50. Cela signifie aussi que les « gens de Poutine » doivent être vigilants tous les jours que le Bon Dieu fait, parce qu'ils savent que leurs soi-disant « collègues » seront prêts à les poignarder en un clin d'œil dès qu'ils en auront l'occasion.

    Je crois pour ma part que les rumeurs d'un coup d'Etat en Russie sont grandement exagérées. Non seulement parce que Poutine bénéficie de l'appui des « ministères de puissance » (Défense, Sécurité de l'Etat, affaires intérieures, etc.), mais, plus important encore, de l'appui de 90% du peuple russe. Renverser un homme avec un tel soutien, un homme vraiment aimé par la grande majorité des gens, serait trop dangereux. Mais cela ne signifie pas que la cinquième colonne n'est pas disposée à saboter tous les efforts de Poutine et de ses partisans.

     

    Maintenant, évoquons la Syrie

    Tout d'abord, considérons que la décision d'intervenir militairement dans la guerre syrienne était déjà une question controversée. Poutine a défendu cela avec deux raisons : en expliquant au peuple russe qu'il était préférable de traiter avec les terroristes « là-bas » (en Syrie) plutôt que « ici » (en Russie), et en promettant qu'il n'enverrait pas de forces au sol. Lorsque l'EI et les Turcs ont rempli la promesse faite par Obama et Biden et fait exploser un avion de ligne russe et, plus tard, un bombardier SU-24 du ciel, le public russe a continué à soutenir Poutine, mais la plupart des Russes, moi y compris, ont été très conscients des dangers de la situation. Celle-ci assure la crédibilité personnelle de Poutine qui lui a permis de maintenir le cap en dépit des craintes réelles.

    Deuxièmement, il est clair que Poutine et Netanyahu ont conclu un accord lorsque celui-ci s'est rendu à Moscou : les Israéliens n'interfèrent pas dans les opérations russes à l'appui des Syriens tant que les Russes ne gênent pas Israël dans ses bombardements en Syrie contre le Hezbollah et l’Iran.

    Quant à Poutine, il a tout simplement d'autres priorités que de protéger le Hezbollah ou combattre Israël :

    Survivre à l'intérieur de la Russie et ne pas être renversé par la Configuration du Pouvoir sioniste encore très puissant (pour reprendre l'expression de James Petras) en Russie étant l’une de ces priorités.

    Une autre priorité serait de ne pas donner à ses ennemis (internes et externes) l'argument politique que « la Russie attaque Israël ». Ne pas enclencher d'hostilités avec Israël et ne pas obliger la Russie à se battre sur deux fronts serait tout aussi crucial. Idem pour ne pas être accusé de transformer la Russie en « Force aérienne du Hezbollah », comme les États-Unis sont la « Force aérienne de Daech/ISIS/EI ». Ce sont toutes des priorités évidentes pour Poutine.

    Et puis ceci : Quant à la Russie, elle ne peut certainement pas chercher la bagarre avec Israël, pas à cause de la puissance de cette petite entité sioniste, mais en raison du fait que l'empire étatsunien est maintenant sous contrôle sioniste. Donc, ces Américains qui se plaignent maintenant que Poutine « n'a pas le courage » de s'en prendre à Israël devraient d'abord se demander comment Israël semble avoir transformé les États-Unis et l'Europe en un protectorat sioniste et se demander ce qu'ils font pour se libérer de ce joug !

    La Russie est prête à entrer en guerre si nécessaire, mais elle fera tout son possible pour l'éviter. Ceci est le prix que la Russie paie pour être du côté le plus faible. La bonne nouvelle est que la Russie se renforce de jour en jour, alors que l'Empire devient de plus en plus faible. De plus, la puissance des anglo-sionistes et leur cinquième colonne en Russie faiblissent également chaque jour qui passe. Mais ce processus prendra du temps.

    Ne nous trompons pas. Il n'y a pas un grand amour entre la Russie et Israël. Mais il n'y a pas non plus beaucoup d'hostilité, du moins pas du côté russe. La plupart des Russes sont conscients du rôle laid joué par des Juifs déjà deux fois dans l'histoire russe, mais cela ne se traduit pas par le genre d’hostilité envers les Juifs que vous verrez, par exemple, en Ukraine.

    Source : Putin and Israel – a complex and multi-layered relationship

    December 23, 2015

    thesaker.is

    [1] Soljenitsyne condamne l'influence juive sur le peuple russe

    -  Israël Shamir : Appelons les juifs "juifs", et n'utilisons pas les euphémismes idiots comme les «globalistes»

    -  Holocauste. Le mythe de "L'Holocauste" a été révélé 7 ans avant qu'il n’est sensé se produire, et celui des « 6 millions de morts »a été imposé dans le Talmud !!

    -  Les Juifs Illuminati furent-ils responsables de l’Holocauste ?

    -  Pourquoi Poutine refuse-t-il de fournir à la Syrie les S-300 qui protègeraient le ciel syrien des attaques aériennes israéliennes

    -  "Deux siècles ensemble" : le livre censuré de Soljenitsyne

    Les médias ont appliqué la bonne vieille règle maçonnique du silence médiatique autour de ce livre d'Alexandre Soljenitsyne, Deux siècles ensemble, tome 2, Juifs et Russes pendant la période soviétique, Fayard Paris 2002. Une œuvre documentaire fondée sur les archives accessibles après la perestroïka.

    Aucune critique dans la presse quotidienne n'a transpiré, pas plus dans les grands hebdos, encore moins sur les grandes radios.... et bien sûr RIEN dans les émissions TV (Vol de Nuit , Guillaume Durand , Yves Calvi, Serge Moati etc..).

    Pourquoi ?? Pourquoi l'ensemble des media a-t-il occulté la sortie d’un ouvrage de 1200 pages (Tome I et II) d’un prix Nobel, grande conscience actuelle vivante ?

    Voici ce que j'ai trouvé sur internet au sujet de ce livre interdit.

    Le crime de Soljenitsyne est d'aborder la place et le rôle des Juifs russes dans les institutions et le mouvement bolchévique. Sujet hérétique frappé d'interdit !

    On y apprend (tome 2 couvrant la période allant de 1917 à 1972) que plus de 50% des organes essentiels au fonctionnement du Bolchevisme naissant étaient composés de Juifs (Comité Central-Commissaires Politiques - NKVD etc..) Or si l’on rapproche ces informations au fait avéré que les Bolcheviques ont assassiné 20 Millions de Russes, cela équivaut presque à 4 Shoahs, ce qui démontre à la fois la cruauté humaine et le fait que les Juifs n’ont pas le monopole de la victimisation et que le devoir de mémoire devrait aussi s’appliquer aux Russes. Que le livre de Soljenitsyne puisse être boycotté est une forme élaborée et hypocrite de négationnisme et ceux qui liront le livre ont le devoir de le faire connaitre au maximum afin qu’une page de l’histoire ne soit pas passée par pertes et profits.

    Déjà en 1921, un Journaliste Anglais du nom de WILTON (correspondant du Time à Moscou) avait publié un livre (lui aussi boycotté...déjà) intitulé " La Fin de Romanovs". Wilton avait moins d’érudition et de talent qu’A.S., mais il dit exactement la même chose. Le chercheur au CNRS Pierre André Taguieff a cité l’ouvrage de Soljenitsyne en référence et a écrit que Deux siècles ensemble était un monument d’érudition et que Fayard avait eu grand mérite de le publier.

    Autre crime impardonnable : Soljenitsyne tente de montrer que les pogroms sont fomentés par les révolutionnaires (en très grande majorité juifs) (p. 228) et non par des partisans du tsar.

    [2]  Les Juifs de Staline 

    Journaliste israélien : Les pires meurtriers du XXe siècle étaient Juifs !

    [3] La Mafia judéo-russe : du Goulag à Brooklyn à la domination mondiale

    Hannibal GENSÉRIC

    https://numidia-liberum.blogspot.com/2018/09/la-perte-dil-20-la-russie-osera-t-elle.html?spref=tw


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    De la diplomatie du roquet !

    11.9.2018

    De la diplomatie du roquet !

     

    Il existe mille et une manières de pratiquer l’art de la diplomatie, couvrant un spectre allant de la plus baroque (celle de Jupiter et de son collaborateur breton) à la plus sophistiquée (celle du Tsar Poutine et de son orfèvre es-diplomatie, Sergueï Lavrov). Nous en avons aujourd’hui la meilleure preuve avec les évolutions du dossier syrien depuis le début du soulèvement fin 2010 à la bataille d’Idlib en septembre 2018.

    La première s’apparente à la diplomatie de l’esbrouffe, du verbe, de l’incantation, de l’admonestation. La seconde s’apparente à la diplomatie de la réalité, du silence, de l’action, de l’efficacité.

    La première est faite de stratégie de long terme et de temps historique. La seconde surfe sur la vague de la tactique et du temps médiatique. La première agit. La seconde s’agite. À la première, le soin de mener le branle sur le terrain militaire et sur le tapis vert de la négociation. À la seconde, le soin de tenter de se raccrocher à la voiture balai pour tenter d’exister. Telles sont les conclusions préliminaires que l’on peut tenter de tirer après une longue année de diplomatie jupitérienne universaliste, multilatéraliste, humanitariste, progressiste et moralisatrice. Amen ! La parole éloquente fut fréquente, les résultats tangibles rares.

    Il est vrai que les rencontres bilatérales à l’Élysée ponctuées par d’improbables conférences de presse furent nombreuses, les déplacements officiels à l’étranger pompeux et creux presqu’aussi fréquents, les conférences internationales (Libye1, Yémen, financement du terrorisme, MakeourPlanetGreatAgain…) furent aussi médiatiques qu’inutiles, les embrassades avec Donald Trump à Washington furent touchantes et les coups de pied au derrière de l’homme à la mèche blonde brutaux (retrait de l’accord sur le climat, sur le nucléaire iranien, sanctions commerciales contre l’Union Européenne…).

    Quant à la semaine des ambassadeurs en 2017 suivie par la conférence des ambassadeurs et des ambassadrices en 2018 (typique des révolutions coperniciennes jupitériennes), elles volèrent à un niveau d’irréalisme jamais égalé dans l’histoire de ces rencontres mondaines. Les harangues de la Sorbonne, de New York, de Ouagadougou… furent de grands moments de franche rigolade si l’on prend la peine d’en mesurer l’absence de résultats concrets sur le court et le moyen terme. C’est qu’aujourd’hui dans un contexte de scandales à répétition sur la scène intérieure, la parole du jeune Emmanuel Macron est de moins en moins crédible sur la scène internationale.

    Les injonctions viriles de notre fringuant chef de l’État n’impressionnent que quelques folliculaires hexagonaux, courtisans à la brosse à reluire, soucieux de faire partie des « embedded » lors des déplacements, hors France et hors sol, du Seigneur des gogos et de sa Cour sur Air Jupiter One.

    De minimis curat praetor s’exclament les authentiques experts des relations internationales et les vieux chevaux de la diplomatie gaullo-mitterrandienne tant la France est hors-jeu diplomatique pour avoir accumulé les cartons rouges de l’incompétence et de l’inconséquence jupitérienne au cours des derniers mois.

    Si l’on y ajoute les folles déclarations du chef de la « mafia bretonne » qui commence à donner quelques signes évidents de fatigue et les sermons contradictoires de Loiseau de mauvais augure sur les questions européennes, le tableau est presque complet. La stratégie internationale est inexistante. On en adopte une réfléchie et réaliste comme on l’aurait fait au pays de René Descartes. Que nenni !

    On change la stratégie de communication du château – la fameuse com’ et ses sempiternelles éléments de langage ou EDL – pour éviter les couacs à répétition et rétablir – si tant est que l’on puisse rétablir la confiance trompée par un clic salvateur – l’image écornée du président de la République « exemplaire et inaltérable ». Heureusement, on trouve toujours quelques perroquets à carte de presse « pour diffuser la désinformation avec la bonne conscience des intouchables »2.

    Jupiter préfère se quereller avec les dirigeants hongrois et italiens, comme dans une querelle de cour d’école, en lieu et place de se poser quelques instants pour tenter de comprendre le monde, ses évolutions préoccupantes et de prévoir l’avenir pour mieux l’anticiper en conjuguant passé et présent. Il préfère passer son temps à passer de multiples coups de téléphone aux quatre coins de la planète et à twitter comme un compulsif pathologique. Avec le bon sens qui le caractérise (qui lui vaut les sarcasmes de nos brillants énarques qui ne se trompent jamais), le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb assène quelques vérités bien senties le 6 septembre 2018 sur BFM/TV sur la pratique jupitérienne. Certaines méritent d’être reprises dans leur intégralité pour mieux en apprécier le sel et le piquant.

    La forte baisse du chef de l’Etat dans les sondages (30%) « demande interrogation de notre part », affirme Gérard Collomb, ajoutant que « les réformes sont au départ toujours un peu impopulaires ». Mais « peut-être, les uns ou les autres, nous avons manqué d’humilité », a-t-il affirmé. « J’étais dans le temps professeur de grec. En grec, il y a un mot qui s’appelle ‘hubris’, c’est la malédiction des dieux. Quand, à un moment donné, vous devenez trop sûr de vous, vous pensez que vous allez tout emporter » … « Il y a une phrase qui dit que ‘les dieux aveuglent ceux qu’ils veulent perdre’, donc, il ne faut pas que nous soyons dans la cécité », a-t-il mis en garde. Selon lui, il faut « davantage d’écoute des Français » de la part de l’exécutif. « Il faut toujours regarder ce que pense la base. Il faut que tous les ministres gardent leurs racines, de manière à pouvoir entendre ce que disent les gens, parce que vite, dans les palais de la République, on perd la capacité de lien et d’écoute avec la population ».

    Mais, nous sommes pleinement rassurés par la réponse d’Emmanuel Macron :

    « Lorsqu’on est à l’orée de prendre une décision sur des sujets importants, il faut toujours écouter nos concitoyens »3.

    Nous avions compris que Jupiter écoutait nos concitoyens avec le plus vif intérêt sur tous les sujets sur lesquels il consent à s’abaisser à leur niveau.

    On ne saurait mieux dire sur l’isolement de cette cohorte de technocrates (45 nous dit-on) vivant dans un monde irréel. On ne saurait mieux dire sur nos diplomates tels les Philippe Etienne, dont on dit qu’il est parfaitement transparent et qu’il ne pèse pas lourd dans le marigot jupitérien et autres Alice Rufo, la professionnelle des cabinets, pour ce qui est de la cellule diplomatique de l’Élysée et de ses conséquences sur l’isolement croissant et palpable de la France dans le monde.

    Les chiens aboient, la caravane passe. Telle est la morale de la diplomatie du roquet !

    Jean Daspry

    1 Rachida El Azzouzi, En Libye, les milices et les dignitaires hypothèquent les plans de Macron, www.mediapart.fr , 6 septembre 2018.
    2 Anne Dastakian (propos recueillis), Julia Kristeva : « La Bulgarie, l’Europe post-totalitaire et moi », Marianne, 7-13 septembre 2018, pp. 46-47.
    3 Alexandre Lemarié/Cédric Pietralunga, Macron réplique aux critiques sur sa façon d’exercer le pouvoir, Le Monde, 8 septembre 2018, p. 7.

    source:http://prochetmoyen-orient.ch/de-la-diplomatie-du-roquet/


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    « Les Gaulois réfractaires… Changement et permanence »

     

    « Les Gaulois réfractaires… Changement et permanence »

     

    par Charles SANNAT

    J’ai été interloqué de la sortie de notre Jupiterminé, notre grand phare dans la nuit qui est d’ailleurs censé incarner notre nation dans toute sa diversité… ce qui inclut par définition aussi le déjà-là que l’on veut opposer au nouvel arrivé. Ethniciser les débats, ou en prendre le risque, est une bien funeste approche intellectuelle.

    L’économie est une science dite « humaine ». Ceci n’est pas un hasard. L’économie est la conséquence de la somme de nos comportements.

    L’économie résulte de toutes les fictions imaginaires que nous nous racontons ou pas, que nous partageons ou pas, qui durent… ou changent et évoluent.

    L’économie, comme on le dit souvent, devrait être au service de l’homme et pas l’inverse. Certes. Si tel était le cas ou, mieux, pour que tel soit le cas, il faut commencer par entendre ce que les gens veulent. Ce qu’ils souhaitent. La manière dont ils veulent vivre, leurs ambitions qui souvent ne se limitent pas au seul profit comme horizon indépassable ou à la consommation pour unique consolation.

    Entendre nos citoyens commence par ne pas penser d’eux qu’ils sont par essence « réfractaires » aux changements qu’une autorité, aussi éclairée soit-elle, veut imposer en sachant pertinemment que ces changements ne sont pas souhaités par les gens eux-mêmes.

    L’être humain a besoin de s’inscrire dans le temps. Non pas le temps long, mais le temps lent. Le temps lent est celui du rythme des saisons, le temps lent est celui de l’enfance, où tout semble permanent, bien que les choses changent.

    Le changement est naturel, il est supportable, parce que tout ne change pas, tout le temps. Le changement est supportable parce qu’autour, il y a des points de repères fixes, des points d’accroche, des points d’enracinement, et c’est une nécessité humaine que d’offrir aux hommes des lieux d’ancrages. Ne pas le faire est nier leur humanité.

    L’indispensable permanence des choses !

    Il y a de tout dans notre pays, de toutes les couleurs, de toutes les origines, et puis il y a aussi ces satanés Corréziens, qui chantent, ils chantent leur terroir. Ils voteraient même socialiste !!

    Ils chantent leur terre, la terre où les leurs reposent.

    Les leurs, ce n’est pas une abstraction. C’est Pierre, Paul, Jacques, les gars ou les filles avec qui ils ont grandi, vécu, vieilli.

    Ils chantent leurs traditions culinaires et le vin dans la soupe.

    Ils chantent cette terre, dure, aride, qui absorbe la sueur des hommes depuis la nuit de temps.

    Ils chantent leurs montagnes.

    Ils ne rejettent personne.

    Ils ne sont pas « rances », ni « racistes », ni mauvais. Ils ne sont pas réfractaires non plus.

    Ils chantent l’amour, car leur rengaine veut « juste dire je t’aime »…

    Veut-on changer la recette de la farce dure ? Évidemment que non ! Il est même souhaitable de faire perdurer ce qui s’appelle la « tradition ». Un gros mot vraisemblablement.

    Conserver précieusement le vin dans la soupe, ou la farce dure, n’exclut pas d’autres changements ! La permanence permet la construction.

    Monsieur le Président, être de Paris, cela ne veut rien dire à part pour une toute petite minorité des 12 millions d’habitants d’Île-de-France. On n’est pas de Paris. On monte à Paris pour faire carrière. Paris est une capitale. On y va pour trouver un emploi, faire ses études, Paris est un passage. On y « monte », comme on montait au front, non pas la fleur au fusil, mais la boule dans le ventre. On veut souvent en partir, et en partir est difficile.

    Le problème n’est pas le Gaulois réfractaire.

    Le problème, c’est que le changement peut aussi être une immense violence faite aux hommes et aux femmes.

    Le problème c’est l’attachement au terroir et le besoin d’enracinement.

    Au sol.

    Aux gens.

    À vos proches.

    À votre village et à votre communauté immédiate qui fait votre vie.

    Cet attachement à sa communauté immédiate est le phénomène qui sous-tend ce que l’on appelle le communautarisme de nos « quartiers ». On est d’un village comme on appartient à une « citée ». On est de la tour 1, contre ceux de la tour 2.

    Le problème c’est quand on est de quelque part.

    C’est là que l’on se sent chez soi.

    Peu importe ce quelque part.

    En dehors de quelques mondialistes hors-sol, nous sommes tous de quelque part, et nous avons psychologiquement besoin de cette appartenance, quelles que soient nos origines et nos couleurs, nos histoires, nous avons besoin d’une histoire. Nous avons besoin de nous définir aussi par rapport à une géographie.

    « Et toi ? Tu viens d’où ? »

    « Et toi ? Tu viens d’où ? Cette question est en général la seconde après le « comment t’appelles-tu » !!!

    Le problème quand on est de quelque part, c’est que l’on finit par aimer les lieux de nos souvenirs, de nos vies, de nos émotions, de nos clochers, de nos ruisseaux, parfois même de nos… Églises ! Hooo mon dieu, que ne viens-je pas de dire !

    Ils chantent la Corrèze, ils pourraient chanter la Normandie, les Alpes ou la vallée de la Soule, ils pourraient chanter le Berry ou encore l’Alsace ou la Bretagne.

    Nous avons un superbe terroir, et dans notre pays qui compte quelques centaines de fromages, il y a quelques millions d’hommes et de femmes qui sont tout simplement attachés à leur cadre de vie.

    L’indispensable aménagement du territoire…

    Voilà une extension intéressante de ce débat. Penser le terroir comme une richesse, nos territoires comme autant de richesses et de diversités, c’est penser notre aménagement du territoire, à un moment où les grandes villes deviennent en réalité totalement obsolètes.

    Héritées de la révolution industrielle et de la nécessité de regrouper en un seul lieu une quantité sans cesse plus grande de bras pour produire de plus en plus, nous sommes passés d’un système de production capable de produire sans ouvrier et nous fermons nos usines pour les ouvrir dans d’autres pays. Nous automatisons ou nous délocalisons.

    Je suis effrayé qu’un président de la République puisse à ce point méconnaitre la réalité du peuple qui l’a porté au plus haut sommet de l’État.

    Le changement n’est pas une vertu. Le changement peut être une violence.

    Le changement n’est pas une vertu en soi… et n’en déplaise aux totalitaires marchands, en démocratie, les changements peuvent et doivent se discuter !

    Nous avons tous compris l’idée derrière le concept de Gaulois réfractaire.

    L’idée derrière est évidemment celle qui correspond au projet du totalitarisme marchand.

    Le changement pour casser les solidarités, le changement pour fracasser les structures sociales de contre-pouvoir aux multinationales à la recherche de leur toute-puissance.

    Le changement comme arme pour installer l’insécurité psychologique chez les salariés et soumettre les forces de travail.

    Le changement pour réduire les avantages sociaux, le changement pour anéantir un pacte social hérité du Conseil national de la résistance et où le bien commun était privilégié face aux intérêts individuels.

    Oui, le Gaulois réfractaire est un problème. Il est tellement un problème que ce genre de phrase totalement surréaliste sort de la bouche du président des Gaulois en personne.

    En disant cela, le président de la République dit deux choses.

    Il dit sa haine du peuple qui l’a élu. Un peuple qui a porté cet homme au pouvoir, justement parce que « réfractaire » au changement, et que les Français n’étaient pas prêts à « renverser » la table en portant au pouvoir le Front National ou la France Insoumise, bien qu’il ne s’en fallut que de quelques cheveux d’avoir un second tour proposant les deux opposés sur l’échiquier du choix politique.

    Il dit aussi son projet : livrer son peuple sur l’autel des forces de marché.

    Alors, vive la France et les Gaulois réfractaires de toutes les couleurs, de toutes les confessions, de toutes les régions.

    Ne tombons pas dans le rejet, il est facile de faire aimer une terre, quand elle belle et généreuse, entraînante et chantante !! Il est même normal de l’aimer, et de n’avoir aucune envie de voir certaines choses changer.

    Surtout, soyez réfractaires, insoumis, insolents et impertinents.

     

    Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu. Préparez-vous !

    Charles SANNAT

    source:https://insolentiae.com/les-gaulois-refractaires-changement-et-permanence-ledito-de-charles-sannat/

     

    https://reseauinternational.net/les-gaulois-refractaires-changement-et-permanence/

     


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