• La Pologne dénonce la Convention d'Istanbul du Conseil de l'Europe qui force les signataires (dont la France) à adopter l'idéologie du genre comme loi de l'Etat.

    " Aujourd'hui, les députés commencent la deuxième lecture du projet de loi dit par antiphrase "bioéthique" (alors qu'il n'est ni bio, ni éthique, selon le mot très juste de mon ami Jérôme Triomphe qui défendit avec tant de courage Vincent Lambert contre les eugénistes). Vous le savez, cette deuxième lecture est, en soi, un scandale. De toute évidence, il n'y avait aucune urgence à légiférer sur ces sujets – sauf pour rendre service à des lobbies en tout genre. De toute évidence aussi, il est insensé de légiférer selon le "temps programmé" (c'est-à-dire, concrètement, en interdisant aux voix discordantes de s'exprimer) - d'autant que nous sommes toujours dans le régime d'exception qui interdit notamment les manifestations. Et, naturellement, les Etats européens, incapables en général de se mettre d'accord sur quoi que soit, tombent pratiquement unanimement sur la malheureuse Pologne qui veut seulement ne pas détruire elle-même ses propres enfants. Il est frappant que les clivages politiques reviennent de plus en plus aux questions fondamentales - aux questions anthropologiques. Il y a d'un côté ceux qui veulent détruire l'être humain créé par Dieu (le plus souvent au profit d'un "surhomme" qui nous annonce le même genre de cauchemars que ceux qui justifièrent que le XXe siècle soit appelé le "siècle de l'enfer" quand des dizaines de millions d'hommes payèrent de leur vie les délires de leurs dirigeants). Et de l'autre côté ceux qui, comme nous, sont émerveillés par la beauté de la Création divine - et notamment par la complémentarité de l'homme et de la femme. Oui, décidément, les débats politiques deviennent de plus en plus des débats anthropologiques, des débats sur la vie ou la mort de l'espèce humaine telle qu'elle a été voulue par Dieu " (Guillaume de Thieulloy, extraits)


    Je relaie cette info car on ne la voit presque nulle part, elle est pourtant capitale ! En effet, la société est radicalement changée. Voici un article que j'ai dégoté à ce sujet (eva R-sistons)

     

     La Pologne envisage de dénoncer la Convention féministe d’Istanbul (23.7.2020) 

     

    On ne peut que saluer l’intention de la Pologne de dénoncer un tel document, dont l’objectif n’est pas de protéger les droits de l’homme réels, mais de réorganiser radicalement la société et de détruire ses fondements traditionnels, en particulier la famille naturelle et les droits des parents.

    par Pavel Parfentiev 23 juillet, 2020 in Breaking News, Politique

    Польский флаг. Фото:

    Marlena Maląg, ministre polonaise de la Famille, du Travail et de la Politique sociale, a déclaré dans une interview télévisée que la Pologne pourrait se retirer de la Convention d’Istanbul du Conseil de l’Europe.

    La Convention d’Istanbul, également connue sous le nom de Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et contre la violence domestique, tente en réalité de faire de l’idéologie du genre et du féminisme radical des normes contraignantes du droit international.

    La Convention a été ratifiée par la Pologne en 2015 avec un certain nombre de réserves et de déclarations. En particulier, la Pologne a déclaré que la convention ne serait appliquée que conformément à la Constitution polonaise. Cette position de la Pologne semble évidente et justifiée – en fin de compte, aucun gouvernement n’a le droit de ratifier un traité international contraire à la constitution de son pays. Mais la réaction a été très vive: l’Autriche, la Finlande, les Pays-Bas, la Norvège, la Suède et la Suisse ont déclaré (en utilisant toujours les mêmes mots) qu’ils s’opposaient à cette position de la Pologne.

    Apparemment, ces réserves ne suffisent pas. Les partisans des idéologies dangereuses qui détruisent la famille naturelle et la vision traditionnelle des hommes et des femmes associés au sexe biologique utilisent activement la Convention d’Istanbul comme instrument de restructuration radicale de l’ensemble de la société.

    Dans une interview à TV Trwam, Mme Maląg a d’abord mentionné les réserves à la Convention, disant évasivement que son ministère travaillait sur les changements législatifs nécessaires avec le ministère de la Justice.

    Cependant, en réponse à la question directe de savoir si la Pologne dénoncerait la Convention d’Istanbul (c’est-à-dire s’en retirerait), elle a répondu: « Tout d’abord, la Pologne se prépare à des changements, car nous avons déjà protesté, exprimé notre position et nous sommes préparés à la dénonciation, lorsque nous aurons terminé les consultations conjointes avec le ministère de la Justice.  » Elle a ajouté: « Aujourd’hui, nous en avons déjà discuté au ministère. Nous attendons les propositions préparées par nos services, qui seront présentées au gouvernement, puis la loi sera soumise au parlement. »

    Quelques jours auparavant, les organisations non gouvernementales polonaises Christian Social Congress et Ordo Juris avaient lancé une campagne publique intitulée « Oui à la famille, non au genre ». La dénonciation de la Convention d’Istanbul est l’un des principaux objectifs de cette campagne.

    Plus tôt, en mai de cette année, le vice-ministre polonais de la Justice, Martin Romanowski, avait déjà appelé à la dénonciation de la Convention d’Istanbul. Sur Twitter, il a écrit que « le moyen de lutter contre la violence n’est pas d’apprendre aux jeunes garçons qu’ils peuvent porter des robes et jouer avec des poupées », et a ajouté que la Convention d’Istanbul, ratifiée par le précédent gouvernement polonais, était « une propagande néo-marxiste qui détruit notre système de valeurs ».

    Dans un autre tweet, il a ajouté: « La Convention d’Istanbul fait référence à la religion comme à une cause de violence contre les femmes. Nous voulons dénoncer ce « charabia » […]. Nous ne sommes pas intéressés par les opinions étrangères. Pour nous, la fondation est l’État-nation souverain. »

    Il convient de rappeler que la Convention d’Istanbul a reçu son nom en raison du fait qu’elle a été ouverte à la signature des États en 2011 à Istanbul. Depuis sa création, elle a été vivement critiquée par les organisations protégeant la famille naturelle et les valeurs familiales, ainsi que par les communautés religieuses traditionnelles de différents pays d’Europe. Tous ceux qui défendent de véritables droits de l’homme qui sont traditionnellement reconnus par tous les États (par exemple, le droit à la protection contre l’ingérence dans la vie familiale et l’éducation des enfants) s’opposent à cette convention.

    La critique est liée au fait que la Convention d’Istanbul impose très ouvertement et sans équivoque l’idéologie du féminisme radical. Par exemple, le préambule de ce document déclare que « la violence contre les femmes est une manifestation de relations de pouvoir historiquement inégales entre les femmes et les hommes, qui ont conduit à la domination et à la discrimination contre les femmes par les hommes ».

    En outre, la convention définit les « genres » comme des « rôles socialement construits ». Cela signifie que les pays signataires, en fait, sont obligés de considérer l’idéologie du genre comme la « loi » – cette même idéologie, selon laquelle chaque personne peut choisir sa propre « identité de genre », se considérant comme un « homme » ou une « femme » « indifféremment de son sexe biologique. La Convention oblige les États membres à éradiquer tous les « préjugés, coutumes et traditions » qui reposent sur des « rôles stéréotypés des femmes et des hommes ». Ces stéréotypes peuvent inclure, par exemple, des idées traditionnelles sur le rôle du père et de la mère ou sur le devoir de l’homme de protéger sa patrie.

    La Convention ne s’arrête pas là. Elle exige également une formation appropriée pour les enfants, y compris leur parler des « rôles de genre non stéréotypés ». Et, à strictement parler, le refus des parents de laisser endoctriner leurs filles par l’idéologie du genre en soi peut, selon ce document, être qualifié de « violence ».

    On ne peut que saluer l’intention de la Pologne de dénoncer un tel document, dont l’objectif n’est pas de protéger les droits de l’homme réels, mais de réorganiser radicalement la société et de détruire ses fondements traditionnels, en particulier la famille naturelle et les droits des parents.

    Pavel Parfentiev

    Pavel A. Parfentiev is an independent Russian expert on family law and family policy. Over the years he has defended the natural family and the rights of parents in the public sphere, inter alia as a member of expert councils under the State Duma (Russian Parliament) committees on family issues and education. He has written a number of books on church history, as well as a monograph on Christian motifs in the works of J.R.R. Tolkien and the first Russian handbook on legal aspects of family education. Pavel is a CEO of the FamilyPolicy.Ru Advocacy Group and Chairman the Russian NGO For Family Rights. He also leads Russian language campaigns for family, life and freedom at CitizenGO.

    https://www.ifamnews.com/fr/pourquoi-tous-les-defenseurs-de-la-dignite-humaine-des-droits-de-lhomme-et-de-la-vie-humaine-devraient-soutenir-la-reelection-de-donald-trump/

    Discussion about this Article

    Populaire

    • Netflix promeut une idéologie transgenre dangereuse sur des enfants sans méfiance

    https://www.ifamnews.com/fr/netflix-promeut-une-ideologie-transgenre-dangereuse-sur-des-enfants-sans-mefiance/

     


    votre commentaire
  • ,

    Nouveau scandale: Mobilier de l'Elysée,de la Nation,vendu au profit d'un organisme privé par Brigitte Macron pour faire reluire sa communication

     

    Privatisation et vente de la France à la découpe : le Mobilier National maintenant

    • par Régis de Castelnau. 2 mai 2020

     

     

    Qu’est-ce que c’est encore que cette histoire ?

    Lorsque l’on s’informe sur les raisons du numéro de Paris-Match orné de la photo/provocation de Brigitte Macron annonçant « qu’elle s’engage pour les hôpitaux », on apprend la chose suivante :

    « Lutte contre le Coronavirus : la France va vendre du mobilier national contre le Covid 19. Une vente aux enchères de meubles issus des collections publiques aura lieu en septembre au profit de la fondation hôpitaux de France présidée par Brigitte Macron. »

    Pardon ?

    Décodage :

    • « La France » ? Qui donc ? Quelle autorité publique a pris cette décision ?
    • Le mobilier national appartient à l’État, et par conséquent à la Nation. Il est inaliénable. Si l’on souhaite le vendre il faut auparavant le déclasser. Qui va le faire et pour quelle raison ?
    • Le produit de la vente sont des fonds publics et l’on se demande bien pourquoi les sommes obtenues en seraient attribuées à un organisme privé ce qu’est la fondation « hôpitaux de France ». Pourquoi et à quel titre ? Sur quelles bases juridiques ?
    • Comment est-il possible que Madame Macron qui bien qu’elle n’ait aucune fonction officielle publique soit manifestement intervenue par l’intermédiaire de son mari pour prendre la décision de vendre à l’encan des biens d’État. Et puisse recueillir ensuite le produit de cette vente en tant que personne privée présidente d’un organisme de droit privé ?

     

    Au-delà de l’aspect moral profondément déplaisant de cette opération de communication, celle-ci sent le droit pénal à 100 km.

    Explication :

    • Tout d’abord, pour se mettre en avant et jouer les humanitaires soucieuses des intérêts de la Nation et après que son époux ait détruit le système hospitalier français, Madame Macron joue les bons samaritains. Mais elle se garde bien de solliciter ses amis milliardaires oligarques, vous savez, ceux qui nous avaient annoncé le versement de sommes ronflantes au moment de l’incendie de Notre-Dame, sommes que pour certaines on attend toujours. Non non elle tape dans la caisse publique, c’est plus facile. A priori Bernadette Chirac ne s’est jamais autorisée cette facilité au profit de la fondation quand elle la présidait.

    Ensuite cette opération est menée exclusivement dans l’intérêt personnel de Madame Macron. Sur le plan juridique, cela ne semble pas permettre de justifier le déclassement de biens publics inaliénables pour les vendre à l’encan. Ce montage semble bien justiciable de l’application de l’article 432–15 du code pénal qui sanctionne le détournement de biens publics. De plus celui-ci serait double, d’abord les meubles dont on va quand même rappeler que Monsieur et Madame Macron n’en sont pas les propriétaires et qu’ils appartiennent à tous les Français. Ensuite les fonds recueillis sont évidemment des fonds publics, et les voilà attribués à Madame Macron personne privée pour faire reluire sa communication.

    • Enfin les époux Macron ont pris cette initiative en tant que personnes publiques. Ils auraient dû le faire en théorie exclusivement pour des motifs d’intérêt général. Or le produit de la vente sera versé à Madame Macron personne privée en tant que présidente de l’organisme privé Fondation des hôpitaux de France. Ce mélange des genres public-privé, cette double casquette que l’on porte en étant des deux côtés de la barrière est sanctionnée par le code pénal et l’article 434–12 du code pénal qui sanctionne la « prise illégale d’intérêts ». Le caractère « intérêt général » de la décision de la vente à l’encan du mobilier national doit être chimiquement pur. Or en la circonstance le fait d’en attribuer le produit à la structure privée présidée par Madame Macron fait peser un lourd soupçon sur la motivation en la polluant avec un caractère privé. Monsieur et Madame Macron en tant que personnes publiques ont la surveillance et l’administration de la décision de cette vente. En tant que personne privée, Madame Macron destinataire des sommes à un intérêt personnel privé, Monsieur Macron en tant qu’époux de celle-ci, un intérêt personnel indirect également privé. Dura lex sed lex. La jurisprudence désormais séculaire concernant cette infraction est de ce point de vue intraitable.

    Peut-être serait-il nécessaire d’arrêter de faire n’importe quoi. Et la moindre des choses serait de donner toutes les informations plutôt que de confier la communication aux journaux officiels de la flagornerie, Paris-Match et Gala.

    source : https://www.vududroit.com

    https://reseauinternational.net/privatisation-et-vente-de-la-france-a-la-decoupe-le-mobilier-national-maintenant/

     


    35 commentaires
  •  

    L'Union Européenne est un monstre, sortons-en !

    R-sistons, vidéo 22

     

    UE-dictature-NOM.jpg**

     

    L’Union Européenne, l’escroquerie du siècle !

    Nicole Cheverney
    lundi 26 décembre 2016

     

    Le 29 Mai 2005, 54,68 % de Français – (suffrages exprimés) – toutes catégories sociales confondues, ont répondu NON ! lors du Référendum sur la Constitution Européenne.

    Malgré toute l'insistance dont les Français ont usé pour faire savoir au Gouvernement Sarkozy, que Non c'est Non ! Que de l'UE, une majorité de Français n'en voulait pas, et n'en voudrait jamais, Sarkozy et son équipe, appuyés des socialistes, ont cyniquement posé leur fondement sur le résultat pourtant bien explicite de la part des Français.

    NON ! NEIN ! NO ! NADA !

    Mais dans quelle langue fallait-il le leur dire pour nous faire comprendre ?

    Alors, me rétorquerez-vous, 45 % d'électeurs ont voté OUI, leurs voix ne comptaient-elles pas pour autant ?

    C'est tout simplement que ces voix se perdirent dans le brouillage d'ondes partisan des partis politiques européistes, du forcing des technocrates bruxellois, des médias, des think tank, ces émetteurs de consignes de vote à toutes celles et ceux qui croyaient ferme aux messages du genre :

    L'Europe ? Mais c'est la Paix !

    L'Europe ? Mais c'est la Concorde !

    L'Europe ? Mais c'est l'Avenir !

    Bip ! Bip ! Bien reçu !

    Ça, c'était en 2005.

    Mais, faisons un petit retour en arrière de 17 ans, pour rafraîchir la mémoire des oublieux et de ces politiciens atteints d'amsie.

    En 1999, au pays béni de l'UE pacifique, très pacifique comme nous allons le constater, ce fut une pluie de bombes venue de l'OTAN et de l'UE, déversée sur les populations serbes, avec l'opération Allied Force, en parfaite violation des lois et conventions internationales, et qui conclut ainsi le message : l'Europe ? Mais c'est la Paix !

    L'Europe-c'est-la- Paix, bombardait donc sur ordre de l'OTAN, nos voisins les Serbes, nos amis, nos alliés historiques, la Serbie, à quelques encablures seulement de la botte italienne. L'OTAN et l'UE-la-Concorde avaient leurs raisons, qu'au nom de la Raison nous ne saurions accepter !

    Une fois la Serbie désintégrée, la population soumise, le Kosovo, cœur de la Serbie historique récupéré par l'OTAN, et ses bases installées au cœur des Balkans, la surenchère européiste pouvait continuer. Ce qu'elle fit avec cœur et allant, grâce à la Propagandastaffel, émettant toujours et un peu plus ses messages et son morse.

    Mais, le grand projet d'une UNION EUROPEENNE n'était pas tout à fait abouti. Il manquait quelque chose : une Constitution, pendant que Washington regardait tous ces pays européens de son œil sagace, des pays, disons-le, qui avaient d'ores et déjà un pied dans la tombe.

    Alors, parlons de nous, de la France que Washington matait beaucoup.

    Par tradition historique, la France a toujours attiré les convoitises, je ne pousserai pas ici mon cocorico éraillé, mais souvenons-nous que nous fûmes tout de même une Nation avec un État stable. Je me fais un plaisir de rappeler que, avant Maastricht, (chiffres pour l'année 1983) :

    Le produit intérieur brut français – PIB - représentait 3957 milliards de francs.

    Selon la Banque Mondiale, le PIB par habitant de la France était de 11 680 « dollars », soit 16 % de plus qu'au Japon, mais 6 % de moins qu'en RFA. La France occupait la 7ème place parmi les 19 pays industrialisés.

    Je laisse donc aux spécialistes, le soin de compter, contester les chiffres ou de les approuver, sinon de les affiner.

    Le cœur du problème, c'est que depuis la désintégration de la France et la mise en coupe réglée de ses institutions par l'UE, j'ai le grand déplaisir de parler de mon pays quasiment au passé, et d'être contrainte de parler de l'UE au présent.

    Nous nous sommes fait escroquer, spolier de notre destin commun. Ce destin ne peut se trouver dans l'âme damnée de l'UE, pour la bonne raison que l'UE est une construction totalement artificielle, c'est du pré-fabriqué de carton-pâte et de papier dollar, qui porte pompeusement le nom d'Euro, et qui ne tient que par la volonté ferme des Eurocrates Bruxellois accrochés à leurs sièges et leurs privilèges exorbitants, conquis à force de chantage envers les peuples, de mensonges, et grâce à la veulerie des politiciens européens, complices, et traîtres.

    Combien de traités scélérats ont été pondus à Bruxelles, dans le secret des think tank européistes et otaniens, à force de compromissions de ces mêmes politiciens œuvrant dans l'ombre du parlement européen où l'ombre s'agite et la lumière, exclue.

    Cela va faire bientôt cinquante ans que l'UE couve son projet démentiel de destruction des États-Nations. Elle est presque parvenue à ses fins. Et avec, la longue cohorte de ses dégâts irréparables, direct ou collatéraux.

    Je parlais de la Serbie, mais pensons à la Grèce, emblématique victime. Martyre. Peuple dépecé, dépossédé, réduit à la pauvreté, à la misère.

    Et après ? Que restera-t-il de nos amours entre cette UE si « pacifique » ! et les peuples qu'elle s'ingénie à vouloir garder dans son giron monstrueux de gorgone tentaculaire ?

    Posons-nous la question de notre réel désir d'appartenance à l'UE ?

    Est-il spirituel, moral, politique ? Il n'est rien de tout cela, parce que cette appartenance n'existe pas. Nous ne pouvons pas, nous, les Européens, appartenir à une entité bureaucratique fondée de toutes pièces par des entités étrangères à notre façon de penser et d'agir, nous ne nous reconnaissons pas dans cet appareil, ce cancer qui ronge de l'intérieur et de l'extérieur, nos Nations, nos États, nos Peuples, nos Coutumes, notre façon de vivre.

    Alors, passons à la question suivante : Qu'est-ce que pour nous, être Européens ?

    Aujourd'hui comme hier, et peut-être bien plus que demain, notre appartenance est territoriale. Nous vivons sur un Continent vieux comme le monde, fait de terres, de côtes et de mer, de montagnes, de rivières et de fleuves... et de pays. Et l'Europe n'a pas attendu l'UE pour s'inventer. Nous sommes Européens comme d'autres sont Océaniens ou Asiatiques ou Africains. Ni plus, ni moins.

    Qu' est-ce qu'être Européens, sinon vivre sur une terre multi-millénaire, un territoire, un continent, qui va d'Est en Ouest, depuis les monts Oural jusqu'à l'extrémité Nord-Ouest de la France, la protubérance rocheuse du Finistère, et à l'extrême sud de l'Espagne, le détroit de Gibraltar ? Au Nord, les Îles Ferroé et plus au Nord encore, l'Islande ?

    Qu'est-ce qu'être Européens, après l'appartenance territoriale, sinon l’appartenance à des multitudes de cultures différentes, de traditions différentes, de rites, de cultes, différents ?

    Également l'appartenance à une histoire, qu'elle fût glorieuse, féconde, malheureuse ou remplie d’infamie, qu'elle vît des périodes fastes, ou de récession, des épisodes destructeurs ou novateurs, d'abaissement moral ou de renaissance, nos trajectoires historiques parallèles ou opposées entre Nations, nos malheurs communs, nos destins erratiques, nos fautes, nos qualités intrinsèques, nos erreurs, nos renonciations, nos pardons, notre destin, tragique ou lumineux, ce destin, mais bon Dieu, c'est le nôtre !

    Qui ne peuvent en tant qu'Européens si diversifiés par les langues, les coutumes et les mœurs, les influences, et l'histoire de chaque Nation, les nôtres, se contenter de l'uniformisation militaire et a-culturelle venue d'ailleurs, que nous imposent l'UE, et ses paperassiers à la manœuvre derrière leurs bureaux de tecks ou de verre fumé, non élus, anti-démocratiquement installés ?

    L'Europe, c'est l'histoire d'abord des Nations qui la composent, ces longues maturations patientes du temps qui passe. Or, ce sont à ces Nations et à ces États légitimes que l'UE, la plus illégitime des constructions mise en place, conteste le droit inaliénable, aux pays et aux peuples, pourtant, de disposer d’eux-mêmes et de leur destin.

    C'est qu'ils sont voraces, les paperassiers et les ploutocrates européistes. Ils en veulent toujours plus. D'années en années, sous l’œil cérébral de Washington, le technocrate bruxellois opère à cœur ouvert, desquame, ouvre, titille la plaie et surgit tout d'un coup la béance infecte de ses œuvres. La mort des peuples, et l'écrasement total de leur volonté.

    Bruxelles impose ! Plaque sa grande main sur nous ! Sans relâche.

    Vous en voulez ? Vous en aurez !

    Comment ?

    Par les traités. Et leurs articles. Leurs lois d'airain !

    (Article 32, 63, désindustrialisation des pays). C'est fouillé, c'est précis, c'est sans ambages.

    Cela s'appelle le TFUE.

    L'article 106, lui c'est de la très belle couture. C'est grâce à lui que des lois scélérates ont pu voir le jour comme la loi El Khomri/Macron, grâce à quoi des « libéraux » trépignent de joie, rien qu'à entendre prononcer ces mots qui sont à l'oreille, la douceur du velours, lorsque grâce à l'article 106, ils pourront brader au nom de l'UE, le « patrimoine public national », démanteler les « services publics », ce que le TFUE, qui agit au nom des grands groupes « privés », ne se privera pas de faire.

    Article 121, alors là c'est toute la protection sociale qui est attaquée. La Sécurité Sociale en tête, car les think tank veillent au grain, et à mon avis le pactole promis est d'importance avec la privatisation totale de la Sécurité sociale.

    La Sécu ! Ah ! Ce « machin »gaulliste, cette « chose exécrable » du CNR, que les libéraux voudraient bien voir disparaître, jeter aux oubliettes, à jamais !

    Et pour clore le tableau bien sombre de l'Europe-c'est-l'avenir ! Nous avons, parmi la ponte bruxelloise, l’œuf d'autruche : les G.O.P.E. (Grandes Orientations des Politiques Économiques) de l'UE, dictées par Washington, exécutées par Bruxelles. Attendez de voir !

    L'UE s'attaque à tout ce qui garantissait la pérennité de l’État, de la France et des 27 autres pays européens.

    Est-ce suffisamment clair ?

    Washington et l'OTAN, se sont réservés au sein de l'UE le rôle de « superviseurs », en Chef ! Et leur très obligeante servante UE, la Grand ordonnatrice de Pompes Funèbres pour l'enterrement définitif des États-nations. Parce que nous aurons bientôt les « 50 propositions pour l'UE pour 2030  ». Ils voient loin et ne doutent de rien.

    J'insiste, j'insiste... L'esprit de l'UE est condamnable. C'est sa nature hégémonique, globaliste, totalitaire, ce sont les raisons secrètes et délictueuses moralement et techniquement de la création du monstre qui sont condamnables derechef. Elles sont nées de l'esprit trouble et calculateur des faux-réformateurs se réclamant de l'évolution vers la modernité et sous le faux-prétexte de libérer les peuples, elle est née des décombres de la dernière guerre mondiale et des rêves de grandeur impériale de quelques hommes politiques outre-atlantique ou européens, formés à ce dessein.

    Le pilier du projet ? Un ancien Nazi allemand récupéré par le gouvernement américain de l'époque et convié à la tâche de calquer sur le projet Nazi d'une Nouvelle Europe et d'un Ordre Nouveau, celui d'une nouvelle Europe technocratique, impersonnelle et totalitaire. Je dois avouer que cela me laisse pantoise. Projet Nazi qui consistait à faire de l'Europe un vulgaire assemblage de land politico-financiers, technocratiques, sans âme, sans but, sans destin. Les membres s'actionnant à Bruxelles, la tête pensante outre-Atlantique. Et c'est de ce projet que nos Césarion aux petits-pieds, ont, pendant des décennies, organisé une des plus vastes entreprise de propagande et de désinformation pour faire accepter la marchandise frelatée. C'est ainsi que l'on présenta aux Français les « bienfaits » de Maastricht et les délices de Schengen et la félicité d'une Consitution Européenne !

    Ce projet que l'on nous a présenté comme la panacée universelle, est bien né, oui, dans les arcanes les plus obscures du XXe siècle. Et si l'on a la curiosité de comparer ce projet de la nouvelle Europe d'Hitler, détaillé dans Mein Kampf, force est de constater que nous y retrouverons tous les ingrédients, les ferments de l'UE, avec son totalitarisme, son arbitraire. N'oublions pas non plus, que les Nazis furent les premiers à inventer le principe de gouvernement « technocratique », ce fut même un exemple qui fut suivi par beaucoup, en Europe et dans le reste du monde. C'étaient des spécialistes, des organisateurs, des planificateurs.

    Seulement voilà, si l'UE a pris le chemin de cette réalisation bruyante et tonitruante, elle n'est pas REFORMABLE, et rien dans ses textes et articles ne laisse à penser qu'elle est NEGOCIABLE.

    « Lorsque l'on dîne avec le diable, il faut une très longue cuillère  », or, nous nous apercevons que bien de nos femmes et hommes politiques, par confort intellectuel, ou idéologie ou naïveté, allez savoir, dans une projection contractuelle qui ne peut exister réellement, pensent pouvoir re-négocier les traités, d'égal à égal. Il faut bien les lire pour s'apercevoir que le moindre mot, la moindre virgule, le moindre espace, ont été prévus de telle sorte que sa majesté l'UE n'acceptera jamais de RE-NEGOCIER avec quiconque, des traités parfaitement verrouillés. Pour sa Majesté l'UE, il n'y a pas d'autre alternative.

    Le SEUL ESPACE NEGOCIATEUR DE SORTIE, LE SEUL ARTICLE VALABLE, en la matière, pour sortir de l'UE, c'est l’article 50, que l'ONU a imposé à l'UE, devant le verrouillage excessif et qui commence à s'imposer de facto dans les esprits, comme la seule et unique issue possible à la libération des États-Nations européens de cet insupportable carcan.

    Les Anglais ont voté pour le Brexit, et sortiront, les Français leur emboîteront-ils le pas un jour ou l'autre ?

     

    votre commentaire
  •  

    Retour sur l’identité juridique française

    À quelles conditions l’a-France peut-elle redevenir la France ?

     

    valerie_bugault

    Les évolutions juridiques françaises et internationales, invitent à se poser la question du « droit » : quelle est ou quelle doit – ou quelle devrait être – sa nature ? Est-il nécessaire ? Quelles sont les conditions de sa légitimité ? Comment se caractérise-t-il, doit-il être socialement encadré ?

    En réalité, répondre à ces questions nécessite d’identifier ce qu’est, fondamentalement, ontologiquement le « droit ».

    Le « droit » et sa disparition

    Le « droit » au sens continental et traditionnel du terme s’entend d’un pouvoir normatif ayant pour vocation de réguler et d’organiser la vie en commun d’un groupe identifié de personnes. Il doit donc, pour être accepté par tous, développer les outils permettant de rechercher la vérité, l’équité et l’équilibre dans les relations humaines. En ce sens, le « droit » n’est pas et ne saurait ontologiquement être l’imposition par la force d’intérêts privés ; il est, au contraire, la recherche d’une optimisation fonctionnelle des relations qui existent sur un territoire déterminé.

    Ainsi compris, le concept de droit n’existe que s’il est vertueux. Pour parler le langage « économiste », la vertu juridique peut être comprise comme étant la recherche du profit social optimal, , qu’il faut comprendre comme le « plus petit dénominateur commun », celui qui bénéficie effectivement à tous.

    Le droit doit chercher à rendre « service » à la collectivité à la fois dans ses objectifs, dans ses moyens et dans sa mise en œuvre. Pour remplir cet objectif de vertu sociale, le « droit » doit à l’évidence remplir les conditions générales de la vertu morale : il doit chercher à remplir honnêtement ses tâches, sa mission d’intérêt collectif, en bref, il doit « rester droit ».

    Le « droit » a donc, par essence, une vocation politique car il remplit une mission de service et d’ordre public : celle d’organiser la vie en commun dans les meilleures conditions de sérénité.

    Le Code civil de 1804 était l’héritier direct du droit ainsi conçu. Ce droit s’est développé en Europe durant la longue période du Moyen-Âge, alors que le continent vivait essentiellement sous régime monarchiste.

    Or, la conception du « droit » sous le joug de laquelle la France, l’Europe, l’occident et le monde vivent actuellement est l’exact contraire du concept de « droit » ainsi décrit. Actuellement, le prétendu « droit » est en réalité la manifestation exclusive d’un rapport de force perdu par le collectif au profit d’intérêts particuliers exclusifs. En stricte orthodoxie juridique le « droit » actuellement applicable, de façon dominante pour ne pas dire hégémonique, s’analyse en de la simple « réglementation ». C’est-à-dire que nous avons collectivement, à l’échelle mondiale, assisté à la falsification du concept juridique véhiculé par le mot « droit ».

    Le constat de la disparition du « droit » tel que traditionnellement entendu en Europe continentale amène à se poser les questions de la cause, de la pertinence et de la légitimité de la disparition du « droit » ainsi compris. Le « droit » est-il dépassé et inutile ou est-il au contraire nécessaire à une Société politique ?

    La cause de la disparition du droit : la domination anglo-saxonne hégémonique

    Il faut partir de constat que le droit, entendu au sens continental du terme (Europe continental) est en voie de disparition. Cette disparition a plusieurs causes, des causes techniques relativement évidentes et une cause politique cachée mais très importante, qui a permis les causes techniques : l’hégémonie anglo-saxonne sur le monde.

    La France, première victime de l’hégémonie anglaise

    Parmi les causes techniques les plus évidentes figure la tendance, ancienne, à la « commercialisation » du droit commun. Cette tendance a précisément débuté en France en 1807 avec l’apparition du « Code de commerce » conçu comme dérogatoire au droit commun du Code civil de 1804.

    Une autre cause technique, plus récente, est la financiarisation alliée à la libre circulation des capitaux. Le mélange détonnant de la liberté de circulation des capitaux – initiée, sous l’influence anglo-saxonne, par les accords de Bretton Woods et mise en œuvre en Europe par les institutions européennes – avec la dérégulation, initiée aux USA dans le courant des années 70 du siècle dernier – a eu pour conséquence, directe bien que retardée, une très nette accélération du processus de disparition du droit en tant que concept normatif visant à permettre l’organisation de la vie en commun dans les meilleurs conditions de sérénité.

    Cette évolution s’est manifestée en France par la transformation du droit commun, qui est passé, au fil du temps d’une conception civile à une conception quasi exclusivement commerciale. Cette évolution, loin d’être limitée à la France, est une tendance internationale lourde. Actuellement, les différentes institutions internationales sont des relais efficaces de la disparition du droit tel qu’entendu au sens classique du terme. Cela va jusqu’à la définition même des institutions chargées de dire le droit : en effet, les anciennes « juridictions » deviennent soit des organismes publics (financés par la collectivité) au service des intérêts privés, comme en Union Européenne, soit directement, sur le modèle de l’arbitrage, des organismes privés chargés de trancher des litiges privés. Dans un cas comme dans l’autre – avec des modalités différentes – la finalité de l’évolution reste la transformation d’une justice publique, collective, en une justice privée.

    L’explication du phénomène général de perte du sens collectif dans la notion de « droit » est, comme toujours, donnée par l’histoire. Au cours du temps, est apparu une divergence fondamentale, de nature conceptuelle, dans l’évolution du « droit » entre l’Angleterre et l’Europe continentale.


    A la suite de l’effondrement de l’empire romain, le droit s’est développé, d’une façon générale en Europe, autour de la double hélice du pouvoir temporel d’une part et du pouvoir spirituel d’autre part. Par pouvoir temporel, il faut comprendre l’aristocratie organisée autour du Roi compris comme le premier d’entre ses pairs (Primus inter pares). Par pouvoir spirituel, il faut comprendre le catholicisme romain organisé à Rome (avec quelques exceptions historiques) autour du pape.

    L’Angleterre a, au XVIème siècle (plus précisément en 1531), fait sécession vis-à-vis de cette organisation socio-politique continentale lorsque le Roi Henri VIII, représentant de l’ordre temporel, décida de prendre le pas sur le pouvoir spirituel en le soumettant à sa propre volonté. L’église anglicane – dite catholique réformée c’est-à-dire à mi-chemin entre catholicisme et protestantisme – est née de la scission de l’Angleterre opérée par le Roi Henri VIII avec le pape Clément VII qui refusa obstinément d’annuler son mariage avec Catherine d’Aragon (afin d’épouser Anne Boleyn). A partir de cette date, l’Église anglaise n’est plus soumise à l’autorité du pape catholique romain mais de l’archevêque de Cantorbéry, lequel est, en réalité totalement dépendant du pouvoir temporel, c’est-à-dire du Roi d’Angleterre.

    Cette réunion des pouvoirs temporel est spirituel n’a pas eu lieu en Europe continentale où, tout au contraire, chacun des deux pouvoirs temporel et spirituel est resté – du moins jusqu’à la révolution de 1789 – concurrent et indépendant, de force relativement égale (si on lisse l’histoire qui a vu successivement la prééminence de l’un des deux ordres sur le second, et vice versa). Ajoutons, pour être précise et complète, que la porosité structurelle liée au fait que les grandes familles d’aristocrates occupaient, de facto, les postes de dignitaires dans ces deux Ordres – Ordres politiques au sens où ils structuraient effectivement l’organisation de la Société – n’a pas eu pour conséquence une normalisation des intérêts de ces Ordres, qui sont historiquement restés distincts et concurrents.
    En Europe continentale le pouvoir temporel avait toujours dû composer avec le pouvoir spirituel, et réciproquement ; en outre, ces deux pouvoirs avaient pour caractéristique d’être organisés de façon hiérarchique, c’est-à-dire verticale, ce qui leur conférait une force sociale et politique équivalente. Il en est résulté que le pouvoir normatif des autorités temporelles, seigneurs et Roi compris, a toujours été limité par le pouvoir normatif de l’autorité spirituelle centralisée à Rome sous l’autorité du pape.

    Cette double compétence normative structurelle a sans doute été, depuis la disparition de l’Empire Romain le seul réel point commun des différents pays européens. Nous avions donc, de façon ontologique, en Europe continentale, une organisation politique naturellement organisée autour de l’idée de contre-pouvoirs. Cette organisation politique et sociale qui a caractérisé la période du Moyen-Âge en Europe est la raison principale qui fait que l’ancien régime était, structurellement, beaucoup moins absolutiste que ne le sont les prétendus « régimes démocratiques » actuels, discrètement fondés sur la domination des capitaux, et calqués sur les préceptes dérivés du droit anglais.

    Si le droit anglo-saxon est aujourd’hui fondé sur la prééminence économique, il est, ontologiquement depuis le XVIème siècle, mis au service exclusif des puissants ; ce droit ne relève pas d’un quelconque effort intellectuel ou collectif, il est tout simplement la mise en forme écrite de la domination des puissants, politiques dans un premier temps, puis capitalistique depuis Cromwell. Il ne faut donc pas s’étonner de l’absolutisme de la domination actuelle.

    Historiquement mis au service du seul pouvoir temporel, le « droit » anglo-saxon s’est peu à peu, à la mesure de la prise du pouvoir politique par les puissances d’argent, mis au service des principaux détenteurs de capitaux.

    Cette évolution, commencée en Angleterre, et qui a vu la France être sa première victime, s’est répandue dans le monde entier au cours des XVIIIème, XIXème et XXème siècles. Cette véritable « révolution » qui a eu lieu, en France, en Europe et dans le monde à partir du XVIIIème siècle, a remis en cause l’équilibre politique post impérial issu de l’Europe du Moyen-Âge.

    Le Nouvel Ordre Mondial, qui est le résultat de la longue évolution décrite ci-dessus, appelé de leurs vœux par les tenanciers du système économique global, s’apparente à l’anéantissement complet de ce que l’on entendait traditionnellement par le terme de « civilisation », qui suppose un développement collectif et repose, fondamentalement, sur un équilibre des forces et des pouvoirs.

    La réunion, en Angleterre, des pouvoirs spirituel et temporel entre les mains du Roi a pavé la route anglaise vers l’impérialisme dominé par les puissances d’argent. La route anglaise a elle-même, à son tour, pavé la future route mondiale. Cette fusion des pouvoirs temporel et spirituel a engendré l’émergence d’une volonté impériale par l’alliance du fer et de l’argent. Oliver Cromwell (1599 – 1658) a en effet mis en place le système politique dans lequel l’hégémonie impériale est financée par les banquiers. Ces banquiers, jusqu’alors installés en Hollande à la suite de leur expulsion d’Espagne sous le règne du Roi Ferdinand et de la Reine Isabelle (voir décret de l’Alhambra signé le 31 mars 1492), ont dès lors commencé à financer le pouvoir temporel anglais.

    Selon la « loi naturelle » qui veut que « celui qui donne est au-dessus de celui qui reçoit », cette alliance du fer et du portefeuille a, à son tour, historiquement et mécaniquement, donné naissance à la suprématie des détenteurs de capitaux sur le pouvoir politique. Cette suprématie s’est affirmée au cours des XVIIème et XVIIIème siècle par le financement, par les puissances d’argent, des différentes Compagnies des Indes qui agissaient pour le compte des États, bénéficiaient d’un monopole public et de la force publique.

    Il est important de bien comprendre que l’intégrisme financier actuel est le descendant direct, l’héritier fatal, de l’absolutisme du pouvoir anglais qui, en 1531, a fusionné les pouvoirs temporel et spirituel, faisant ainsi disparaître la réalité des contre-pouvoirs.

    Depuis l’époque dite des Grandes Découvertes et des grandes aventures maritimes, les détenteurs de capitaux n’ont eu de cesse de développer leur contrôle discret, par la mise en œuvre générale du concept d’anonymat, du pouvoir politique ; cette prise de pouvoir fut particulièrement manifeste dans ce qu’il convient d’appeler les « compagnies des Indes ».

    En quelques sortes, les Compagnies des Indes préfigurent la distinction, aujourd’hui entrée dans les mœurs économiques occidentales, entre les bénéfices, largement privés, et les charges, financées par la collectivité publique. Avec la précision que, dès l’avènement des différentes Compagnies des Indes, les responsabilités civiles, pénales et politiques des intervenants disparaissent dans le monopole d’État. Les compagnies des Indes sont le premier modèle dans lequel les détenteurs réels du pouvoir, ceux qui profitent de façon ultime des bénéfices des opérations, sont très largement à l’abri de toute mise en cause juridique.

    Les détenteurs du pouvoir capitalistique revendiquent aujourd’hui, de façon « naturelle », l’officialisation politique et juridique de la réalité de leur prise de pouvoir. Car il faut bien comprendre que les tenants occidentaux du « Nouvel Ordre Mondial » sont en réalité les émissaires du pouvoir économique caché. Fatalement, ce pouvoir économique caché – derrière les multiples faux semblants de l’anonymat capitalistique et du parlement représentatif – devait tôt ou tard revendiquer officiellement le pouvoir qu’il a officieusement conquis au fil des siècles.

    De l’absolutisme financier à l’esclavagisme pour tous

    La fusion, à la mode anglaise, du pouvoir temporel et du pouvoir spirituel a fait disparaître l’équilibre des pouvoirs qui a, seul dans l’histoire du monde, permis l’émergence de la liberté individuelle et, notons-le, de la « bourgeoisie commerçante » en tant que force politique.

    Car l’émancipation populaire n’a pu, en occident, voir le jour qu’en raison de l’instable équilibre politique entre pouvoir temporel et pouvoir spirituel. Paradoxalement et de façon ironique, c’est précisément sous les coups de boutoirs répétés de la « liberté individuelle », elle-même manipulée à l’extrême, que disparaît la civilisation occidentale caractérisée par la liberté individuelle et par la liberté politique des masses populaires. Rappelons incidemment que l’ultra-individualisme, revendiqué par des mouvements comme les « LGBT », les « droits de l’enfant »« l’éducation sexuelle dès le plus jeune âge », est l’aboutissement logique de la domination politique absolue des principaux détenteurs de capitaux : ces derniers utilisant à leur avantage exclusif le principe de bonne politique consistant à « diviser pour mieux régner ». Diviser chaque humain en une entité isolée de toute composante sociale pérenne et, au-delà, diviser l’humain et la vie en des entités physiques autonomes, est l’une des armes les plus redoutables utilisées par les tenanciers du pouvoir économique global pour asservir l’humanité. En effet, cette méthode d’asservissement appelée « diviser pour mieux régner » n’est pas seulement utilisée, de manière géopolitique, pour diviser les peuples et les nations mais également, de façon beaucoup plus sournoise et dangereuse, d’un point de vue politique pour faire de chaque humain une entité instable dépourvue de tout supports émotionnels et affectifs stables ; l’humain devenant dès lors un atome aisément manipulable, analogue à un « objet » qu’il convient d’utiliser.

    L’autre arme fatale utilisée par les tenanciers économiques du pouvoir réel est le « droit », brandi comme un bouclier antisocial. Car le « droit-réglementation » à la mode anglo-saxonne sert à la fois de prétexte et de justification au renforcement de l’absolutisme financier.

     

    Le futur rôle de la France dans le rétablissement du concept de « droit »

    L’évolution mondiale vers l’impérialisme à la mode anglaise a débuté, en France, à la fin du XVIIIème siècle. La Révolution de 1789 a imposé simultanément la disparition :

    • du principe de régulation économique étatique en imposant les prémisses du libre-échange par le décret d’Allarde des 2 et 17 mars 1791 (qui renouvelle l’édit de Turgot de 1776 supprimant les corporations et libéralisant le commerce des grains) et la Loi Le Chapelier (14 juin 1791, qui interdit les corporations de métiers et les organisations professionnelles) et
    • le système parlementaire dit représentatif. Dans un souci d’allègement de mon exposé, je ne reviendrai pas ici sur les tenants et les aboutissants de ce double phénomène, que j’ai longuement exposé par ailleurs.

    Cette évolution, fatale à la liberté, s’est poursuivie, toujours en France, par :

    • la dépossession politique actée du pouvoir monétaire qui a été la conséquence de la création, en 1800, de la Banque de France par Napoléon et
    • par l’apparition, en 1807, du Code de commerce conçu comme dérogatoire au Code civil de 1804.

    Le parallélisme entre l’évolution juridique et politique française et l’évolution juridique et politique mondiale invite à comprendre que la France a une certaine importance dans l’évolution du droit international et donc du monde.
    Rappelons, accessoirement, que le Code civil de 1804 fût la grande œuvre législative française. Elle valut à la France une grande partie de son rayonnement international moderne. A ce propos, il importe de mentionner que la Chine désigne la France par un pictogramme qui signifie « le pays de la Loi ». Du double point de vue ontologique et international, La France sans « la loi », n’existe pas.

    Or c’est précisément, ce qui a fait l’identité et la grandeur de la France – et à sa suite celles du monde occidental civilisé – « le droit » construit autour du concept d’équilibre des pouvoirs, qui est, sous nos yeux, en train « de sombrer corps et âme ».

    L’émergence actuelle du continent eurasiatique et le prochain avènement des nouvelles routes de la soie donnent à la France une occasion unique de reprendre sa place historique dans les affaires humaines. La France doit retrouver le sens de son existence qui est de faire le « droit », elle doit à nouveau proposer au monde des normes originales et , respectant les principes du droit naturel, qui permettent de gérer le plus sereinement possible les nouvelles interactions entre les peuples que le développement du commerce continental va permettre.
    Cela ne sera possible qu’après que la France se sera affranchie de la domination financière d’origine anglo-saxonne. Cette condition est double :

    • elle nécessitera, d’une part, une remise en cause institutionnelle de l’organisation politique actuelle et
    • elle passera, d’autre part, par une purge des écuries d’Augias qui servent de pouvoir politique à l’a-France.

    En d’autres termes il faudra, tôt ou tard, rendre aux responsables politiques français la mesure pleine et entière de leur pouvoir, ce qui s’entend de la restauration de leur responsabilité civile et pénale, à titre à la fois personnel et professionnel. Car il faut comprendre que la prétendue responsabilité politique, qui consiste en la sanction des futures élections, n’est qu’un faux semblant permettant, en réalité, la disparition de la responsabilité des acteurs politiques. Ce qui est la conséquence logique du fait que les prétendus acteurs politiques sont en réalité dépourvus de tout pouvoir politique réel, celui-ci étant transféré dans les mains anonymes des puissances économiques dominantes. Or, la « responsabilité » est l’apanage naturel, structurel, du véritable pouvoir politique. Pas de « pouvoir » sans « responsabilité personnelle » de ses acteurs.

    Valérie Bugault est Docteur en droit, ancienne avocate fiscaliste, analyste de géopolitique juridique et économique.

    https://www.medias-presse.info/retour-sur-lidentite-juridique-francaise-a-quelles-conditions-la-france-peut-elle-redevenir-la-france/114775/ 


    votre commentaire
  •  

    Luis Fernando Camacho, Photo : REUTERS/Luisa Gonzalez
    Luis Fernando Camacho, Photo : REUTERS/Luisa Gonzalez

    L'ordre règne en Bolivie

     

    Mardi, 3 Décembre, 2019
     
     
     

    Après la démission forcée d’Evo Morales, des élections se tiendront le 20 mars prochain dans le pays andin. Le temps pour le gouvernement « de facto », issu du coup d’État, de s’installer. Par Maïté Pinero ex-correspondante de l’Humanité à Cuba.

     Sous pression, menacés à travers leurs familles, sénateurs et députés du Movimiento Al socialismo (MAS) majoritaires dans les deux assemblées, ont résisté pendant dix jours. Le 23 novembre - lendemain des obsèques des victimes de la répression à Senkata, où alors qu’ils observaient une minute de silence, les cercueils des victimes étaient la cible de tirs - ils ont accepté la démission d’Evo Morales et de nouvelles élections. Elles auront lieu le 20 mars 2020, ce qui laisse le temps au gouvernement « de facto » de s’installer.  José Luis Fernando Camacho, le dirigeant des Comités civiques de Santa Cruz, organisateur des violences qui ont accompagné le coup d’État, le premier à entrer au palais présidentiel pour y déposer la bible, celui qui était aux côtés de Jeanine Añez lorsque l’état-major de l’armée lui a remis son écharpe, s’est déclaré candidat. La droite traditionnelle, dont le représentant Carlos Mesa, arrivait en seconde position le 20 octobre, se voit supplanté après avoir servi de marchepied à l’extrême droite. 
     
    Les organisations ouvrières, la Cob (Confédération ouvrière de Bolivie), paysannes, comme la CSUTCB  (Confédération syndicale unique des travailleurs des champs de Bolivie) qui, le 10 novembre, avaient appelé fédérations départementales et Unions régionales à encercler La Paz, ont levé les blocages en échange de la suppression du décret exonérant l’armée de toute responsabilité pénale dans la répression. 
     
    Les paysans ont regagné leurs communautés où, en 2003, était né un grand mouvement populaire, contre le FMI, la Banque mondiale, les multinationales pour exiger la nationalisation du gaz. Le 6 juin 2005, la mobilisation obtenait la démission du déjà président Carlos Mesa et, le 22 janvier 2006 voyait l’intronisation du président Evo Morales, (53, 7% des suffrages) un Aymara, syndicaliste paysan, cultivateur de coca.   
     
    UN REGIME STABLE, REUSSI
     
    En quatorze ans de pouvoir, la Bolivie était devenue un État plurinational, arborant deux drapeaux dont la Wiphala, reconnaissant et promouvant les langues indigènes (Aymara, Quechua, Guarani). Au référendum de janvier 2009, 58,7% des suffrages approuvaient la constitution de « l’État unitaire social de droit communautaire plurinational ». La nationalisation du gaz (1 er mai 2006) permettait de financer un système unique de santé gratuit, de réduire l’extrême pauvreté de 38 à 15% et la mortalité infantile (soins gratuits aux femmes enceintes), de délivrer la « renta dignidad » (pensions de retraite), de déclarer le pays libre d’analphabétisme et de devenir, après Cuba, celui consacrant le plus haut pourcentage du PIB à l’éducation. Les banques étaient obligées de consacrer 60% de leurs ressources à l’investissement productif et à la construction de logements sociaux. 
     
    Le système économique bolivien était salué comme le plus réussi et le plus stable : inflation éliminée,  taux de chômage le plus bas d’Amérique du sud, augmentation du salaire réel, diminution de moitié de la dette extérieure.  Entre 2006 et 2019, le PIB passait de 9 milliards à plus de 40 milliards.
     
    Pour la première fois, la conception que les Amérindiens ont de la terre, transmise par les générations passées et que nous devons transmettre aux générations futures, s’imposait : le Parlement votait une loi (2010) qui reconnait des droits à la Pacha Mama, la terre mère.
     
    La découverte de gisements de lithium (70 % des réserves mondiales) encore inexploités et que le gouvernement envisageait de nationaliser assurait une nouvelle prospérité. Comment l’oligarchie bolivienne, les multinationales  et l’administration Trump pouvaient-elles laisser passer une telle manne ?
     
    Aujourd’hui, à Cochabamba, El Alto, Sucre, Potosi, en dehors de toute enquête officielle, la population compte ses morts, ses disparus, ses emprisonnés. On attend les rapports des missions dépêchées, très tard, par la Commission des droits de l’homme de l’ONU, la Commission interaméricaine des droits de l’homme qui se disent submergées par les témoignages.  
     
    MILLE DEMONS
     
    Le mouvement associatif argentin a envoyé à La Paz une mission de quarante personnes (juges, avocats) parmi lesquelles le fils de Perez Esquivel, prix Nobel de la paix. Agressés dès l’aéroport, menacés par le ministre de l’Intérieur, Arturo Murillo (« qu’ils prennent garde, nous les suivons, nous les surveillons ») la mission a écourté son séjour. Cependant, au cours d’une première conférence de presse, la mission s’est avouée « traumatisée » par les témoignages et les preuves recueillies. « Ils ont ouvert la boite de Pandore et mille démons en sont sortis » a déclaré le chef de la délégation. Le coup d’État a mis en chasse des meutes racistes qui ont donné libre cours à leur soif de vengeance contre les indigènes qui leur avaient ravi les richesses et le pouvoir pendant 14 ans.
     
    Le châtiment infligé à Patricia Arce, la maire de Vinto, obligée de marcher pieds nus sur des tessons de bouteille, tondue et aspergée de peinture rouge, est un exemple de leur sauvagerie. Traque à la pollera, les jupes froncées des femmes, viols de mineurs dans les casernes, opposants précipités des hélicoptères, les premiers témoignages bouleversent les Argentins qui n’ont pas oublié les crimes de la dictature. 
     
    Les hôpitaux publics refusent de soigner les blessés, ce qui vient corroborer le témoignage d’Aiver Guarana, seul médecin à soigner les blessés à Senkata, le 19 novembre, et qui n’avait vu arriver aucune ambulance, aucune équipe de secours. Des accusations pour lesquelles, il fut aussitôt arrêté. 
     
    REPARTITION DU BUTIN 
     
    Traque et arrestations des responsables et militants du Mas se poursuivent, gage sans doute des « garanties démocratiques » des futures élections.  Les putschistes disposent de trois mois pour les préparer sur mesure, à la taille de leurs appétits. En attendant ce « gouvernement de transition » s’arroge des pouvoirs régaliens : relations diplomatiques rompues avec le Venezuela, rétablies avec les Etats-Unis et Israël, renvoi des médecins cubains, retrait de l’Alba, l’Alliance bolivarienne pour les peuples de notre Amérique, traité de commerce et de solidarité qui promeut l’intégration et la paix dans le continent. Les privatisations sont entamées.
     
    Les directions de soixante-huit entreprises publiques ont déjà été remplacées. Le butin est en voie de répartition. Jeanine Anez a signé le nomination de Mario Renato Nava , gérant du « grupo empresarial de inviertos nacionales Vida SA » entreprise appartenant à José Luis Camacho, à la tête du Sin (servicio de impuestos nacionales) chargé de collecter les impôts.    
     
    LES MENSONGES DE L’OEA
     
    Preuves et accusations se multiplient contre l’Organisation des Etats Américains, (OEA) financée à 60% par les États-Unis. Son secrétaire général, Luis Almagro, conspué sous les cris de « assassin » a dû quitter l’université d’Asunción (Paraguay) où il devait prononcer une conférence. Malgré les demandes, dont celle du Celag (Centre d’études latino-américain de géopolitique), l’OEA est incapable d’annoncer la date à laquelle serait publié son rapport définitif sur les élections du 20 octobre. Son rapport préliminaire ne mentionnait que des « irrégularités », devenues fraude massive dans la bouche d’Almagro.
     
    Des organismes internationaux dont le Center for economic and Policy research, basé à Washington, contestent le panel retenu et ses conclusions. Ils affirment que même si les quelques milliers de voix contestées étaient reportées sur le candidat adverse, Evo Morales arriverait largement en tête. Ces conclusions sont reprises par James Galbraith, Mark Weisbrot, qui figurent parmi les personnalités des universités de Harvard, Cambridge, Sao Paulo, l’Unam de Mexico, Chicago, Austin, New-Delhi qui le 2 décembre, ont publié une tribune libre dans The Guardian pour demander à l’OEA « de retirer les accusations qui ont servi de justification au coup d’État ». Les signataires s’adressent au Congrès des États-Unis afin qu’il ouvre  « une enquête sur le rôle de l’OEA et s’oppose au coup d’État soutenu par l’Administration Trump ».
     
    Ils recommandent aussi aux journalistes de rendre compte des conclusions des experts indépendants au lieu de se limiter à répercuter les accusations de l’OEA.  Ils remarquent que « personne n’a crié à la fraude, le 16 novembre, quand, en Louisiane, le candidat démocrate John Bel Edwards, en seconde position toute la nuit  durant le dépouillement, a finalement gagné les élections avec 2,6% d’avance, résultat obtenu après dépouillement de la région de nouvelle Orléans ».   
     
    L’UNION EUROPEENNE EN ACCUSATION
     
    Le rôle du « ministère des colonies », l’OEA, n’est pas le seul mis à découvert. L’Union européenne est mise en accusation. Elle avait financé l’achat du système électronique permettant le comptage des votes, ses observateurs étaient présents mais n’ont rien dit quand les premières accusations ont surgi.  Le représentant de l’UE, Léon de La Torre et les ambassadeurs occidentaux étaient présent lors de massacres de Cochabamba et de Senkata. Ils n’ont rien dit non plus, s’entretenant aimablement avec Jeanine Añez et faisant pression sur le Parlement. 
     
    L’UE a permis à l’Administration Trump de tirer les ficelles tout en demeurant en coulisses. Elle a fait le sale boulot, cela s’est vu, cela se sait.  Le Parlement européen a refusé d’inclure les termes de coup d’état dans l’ordre du jour de sa réunion sur la situation en Bolivie. Sa responsable des relations extérieures, Fédérica Mogherini a justifié la reconnaissance du gouvernement de Jeanine Anez, arguant qu’il fallait « éviter un vide du pouvoir ». 
     
    Le vote du Parlement intervient quelques semaines après celui de la motion anticommuniste qui falsifie l’histoire en rendant le camp socialiste responsable de la seconde guerre mondiale. Discrétion sur la répression en Bolivie, sur l’expulsion de journalistes, la censure des médias, mais le Parlement vote le 27 novembre une résolution qui condamne Cuba pour l’arrestation d’un délinquant multirécidiviste, José Luis Ferrer.
     
    La résolution prévient que « le dialogue politique et de coopération avec Cuba peut être suspendu si les violations des Droits de l’homme continuent ». Comme en écho, le secrétaire d’Etat, Mike Pompeo, accusait le 2 décembre Cuba et le Venezuela  de « séquestrer »  les manifestations en Colombie, au Chili, Equateur et Bolivie.
     
    Il prévenait que « l’Administration aidera les gouvernements à éviter que ces manifestations deviennent des soulèvements ».  Aujourd’hui en Amérique Latine, les responsables politiques, les analystes commencent à débattre sur la tragédie bolivienne, recherchent et énumèrent les causes : les erreurs du gouvernement ? Sa sous-estimation de la virulence de l’oligarchie, de l’impérialisme? La structure du Mas ?  En Europe, le rôle de l’Union, de nos gouvernements, ne fait pas encore partie du débat.
     
    Il n’en reste pas moins qu’en Amérique Latine au moins, le visage de la vieille Europe des lumières s’efface. A sa place, se dessine celui de démocraties hypocrites et menteuses qui s’érigent en modèle, donnent des leçons au monde entier et couvrent un régime raciste et ses crimes de lèse humanité. Ailleurs pour le moment. 
     
    En Bolivie, le jeune candidat du Mas à la présidentielle, Andronico Rodriguez, 29 ans, est retourné parmi les siens, chez les paysans producteurs de coca, dont il est l’un des responsables syndicaux. C’est là, à Cochabamba,  que tout avait commencé... Sur ces terres que la Pacha Mama a dotées d’un éternel printemps.
     
     

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique