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    Sortie du livre : Être palestinien en Israël – Ségrégation, discrimination et démocratie – Ben White

     

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    La Guillotine est heureuse de vous proposer sa deuxième publication. Après (le remarquable, note d'eva R-sistons) Europe-Israël : Une alliance contre-nature de David Cronin, traitant des relations ambivalentes entre l’Europe et Israël, cette fois il s’agit d’une investigation abordant un autre sujet peu éclairé. Alors que les Palestiniens en Israël s’imposent comme une composante incontournable de la réflexion politique et de l’action pour libérer la Palestine de l’apartheid et de la domination militaire sionistes, aucun livre en français n’expose systématiquement le régime de discrimination légalisée auquel ils sont soumis depuis la proclamation d’Israël. Or, le livre écrit par Ben White comble largement ce déficit d’information.


    La découverte du premier ouvrage de La Guillotine a amené Jean-Pierre Bouché de la campagne BDS France(Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre Israël jusqu’à ce qu’il respecte les droits fondamentaux du peuple palestinien) à me proposer la traduction de celui-ci. Cette publication est le résultat d’un dialogue permanent avec lui.

     

    Sortie officielle : le 12 mai 2015, vous pouvez d’ores et déjà le commander sur notre site.

     

    Cédric Rutter, administrateur de La Guillotine, à Gaillac (Tarn)

     

    Ce livre traite d’une question clé ignorée par le “processus de paix” officiel et par les commentateurs les plus influents : celle de la minorité palestinienne à l’intérieur d’Israël. Malgré sa considérable population palestinienne en pleine croissance, ce pays se définit, non comme un État de ses citoyens, mais comme un État juif. White démontre que l’insistance à privilégier constamment un groupe ethnoreligieux sur un autre n’est pas compatible avec les valeurs démocratiques. à moins d’y remédier, cette politique ne peut que saper toute tentative de trouver une paix durable. Ce livre démolit de façon convaincante le mythe d’Israël “seule démocratie” du Moyen-Orient. Comme le montre Ben White, le traitement des Palestiniens en Israël est la preuve ultime qu’Israël est tout sauf démocratique.

     

    Ben-White_etre-palestinien-en-israel_livre_la-guillotine

    BEN WHITE est un journaliste dont les travaux ont été publiés dans The GuardianThe New StatesmanAl Jazeera et The Electronic Intifada. Il est l’auteur de Israeli Apartheid (Pluto Press, 2009).

     

    Ce livre démolit de façon convaincante le mythe d’Israël “seule démocratie” du Moyen-Orient. Comme le montre Ben White, le traitement des Palestiniens en Israël est la preuve ultime qu’Israël est tout sauf démocratique.

     

    llan Pappe, auteur de Le nettoyage ethnique de la Palestine

    Une lecture essentielle pour comprendre pourquoi il ne peut y avoir de paix à moins que les citoyens palestiniens d’Israël obtiennent une complète égalité, ce qui leur est systématiquement refusé.

    Ali Abunimah, cofondateur de The Electronic Intifada

    Ben White offre une vision globale du problème de Palestine/Israël – puis va au-delà pour indiquer sa seule solution juste et porteuse d’espoir. Une contribution significative au discours politique si nécessaire aujourd’hui.

    Ahdaf Soueif. Auteur de The Map of Love

    Avec une précision chirurgicale et une abondance de recherches, White expose l’oxymore contenu dans la définition d’Israël comme État “ juif et démocratique” et présente un plaidoyer sans appel pour tenir Israël responsable du crime d’apartheid tel que l’ONU le définit.

    Omar Barghouti, auteur de Boycott, Désinvestissement, Sanctions

     

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    ISBN : 978-2-9543806-1-2

    160 pages
    13 x 20 cm
    Prix : 10 €
    Dépot légal : mai 2012
    Edition La Guillotine


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  • Souriez, vous êtes surveillés ! REPORTAGE

    LOI SUR LE RENSEIGNEMENT, DES SONDAGES COUSUS DE FILS BLANCS

    Le jeudi 30 avril 2015

    Une loi liberticide, un "Patriot act" à la française, une surveillance de masse sans précédent... Non, la "loi pour le Renseignement" qui doit être votée le 5 mai ne fait pas vraiment l’unanimité. Pour comprendre, nous avons réuni cinq intervenants qui, chacun dans son domaine, condamnent cette loi sécuritaire, Justice, Police, Média, Syndicat, Internet : « Si t’as rien à te reprocher, t’as pas peur d’être surveillé ».

    Pourtant, selon les médias, cette loi a le soutien de l’opinion. D’après un sondage de l’institut CSA de la mi-avril, 63% des Français y sont favorables. Le chiffre est repris partout. Un excellent argument pour le gouvernement face à ses contestataires : les Verts, la gauche, la droite, la droite extrême, les militants politiques et syndicaux, les défenseurs des Droits, y compris la CNIL...
    Alors ?

    Alors regardons d’un peu plus près ces sondages. C’est facile, ils sont publiés sur le site de l’Institut CSA :

    Question : Avez-vous entendu parler de ce projet de loi ?

    Réponse 1 - Non, je n’en ai pas entendu parler : 27 %
    Réponse 2 - Oui, mais je ne vois pas de quoi il s’agit : 40%
    Donc, total des personnes qui n’y comprennent rien : 67%

    À quoi s’ajoutent 5% qui sont sans opinion : 5%

    Soit au total, ignorants, indifférents, incompétents : 72% !
    Restent les « Oui, je vois bien de quoi il s’agit » : 28%

    Question : Combien parmi ceux là sont favorables à la loi ?

    Réponse : On ne sait pas

    Question : D’où vient l’affirmation "63% des Français sont favorables à une limitation des libertés individuelles pour lutter contre le terrorisme" ?

    Réponse : C’est un gros bobard.

    Pas besoin d’être un grand de l’investigation pour le débusquer.

    Abuser de la confiance, jouer sur les mots et sur les émotions avec autorité. Manipuler l’opinion est une vieille coutume. Ça ne marche pas toujours, heureusement. La preuve ce reportage d’Anaëlle VERZAUX et de Gaylord VAN WYMEERSCH dans les rues de Paris : SOURIEZ VOUS ÊTES SURVEILLÉS (8’34)

     
     
     
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    SOURIEZ VOUS ÊTES SURVEILLÉS

    À écouter :

    - « Si t’as rien à te reprocher, t’as pas peur d’être surveillé », notre émission LÀ-BAS Hebdo n°14 du 23 avril 2015

    À noter :

    - Un rassemblement contre le projet de loi Renseignement est prévu la veille du vote à l’Assemblée nationale, lundi 4 mai à 18h30, Esplanade des Invalides à Paris.


    N’oubliez pas que l’équipe attend vos messages sur le répondeur de Là-bas au 01 85 08 37 37.

    Reportage : Anaëlle VERZAUX et Gaylord VAN WYMEERSCH
    Réalisation : Guillaume GIRAULT
    Préparation : Jonathan DUONG
     
    http://la-bas.org/re-ecouter/les-emissions/2014-15/loi-sur-le-renseignement-des-sondages-cousus-de-fils-blancs

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    Un champignon tueur d'insectes, le brevet qui dérange Monsanto
    Paul Stamets a découvert un pesticide naturel et efficace

     

    Un chercheur américain a découvert un moyen de remplacer les pesticides agricoles par des champignons naturels. Il ambitionne de révolutionner le secteur.

     

    Remplacer les pesticides par des champignons! Telle est l'idée de Paul Stamets, un biologiste américain spécialiste reconnu de mycologie -l'étude des champignons, en termes profanes. Le brevet qu'il a déposé à ce sujet en 2006 est passé relativement inaperçu. Il pourrait néanmoins révolutionner l'agriculture mondiale, aux dépends des tentaculaires multinationales du secteur.

    Une fourmi «dévorée» par le champignon

     

    Paul Stamets. Une épine dans le pied du géant Monsanto depuis plus d'une décennie. Réapparue le mois dernier dans divers médias collaboratifs ou contestataires, sa découverte centrale est relative aux champignons entomopathogènes -parasitant les insectes. Par une opération biologique complexe, le chercheur en fait de redoutables tueurs d'insectes. Un test sur les fourmis lui a permis de constater l'efficacité de ce bio-pesticide, les cobayes se trouvant «momifiés» par le champignon. Le brevet qu'a déposé Stamets en 2006 couvre plus de 200.000 espèces et permettrait donc de lutter naturellement contre les parasites agricoles.

    «Une technologie dérangeante»

    «Cela pourrait réorganiser totalement l'industrie des pesticides dans le monde», s'exclame le Docteur en science du très sérieux National college of natural medicine de Portland. Soucieux de la santé des sols, il se réjouit de cette possibilité de décontamination des milieux polluées par les pesticides traditionnels, tels le célèbre Roundup de Monsanto. La diffusion de sa technologie provoquerait la mutation de toute l'industrie des pesticides.

    Mais tout le monde ne l'entend pas de cette oreille. Le chercheur évoque, du propre aveu des cadres du secteur, «la technologie la plus dérangeante […] jamais rencontré». Dérangeante, cette révolution écologique le serait surtout financièrement, remettant en cause de juteux bénéfices. Ogre de l'activité, Monsanto génèrait en 2012 un chiffre d'affaire de 13,5 milliards de dollars par an.

    http://www.lefigaro.fr/sciences/2015/05/01/01008-20150501ARTFIG00002-un-champignon-tueur-d-insectes-le-brevet-qui-derange-monsanto.php

     


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  • Cela fait des années que j'attire l'attention sur ce phénomène d'accaparement des terres, avec notamment Rothschild. eva

    Avec l’accaparement des terres, le monde perdra sa capacité à se nourrir

    Afrique propriété privéeL’accaparement des terres (land grabbing selon le néologisme introduit en anglais) désigne l’acquisition controversée de grandes étendues agricoles auprès des pays en voie de développement par des entreprises transnationales et gouvernementales. Au cours des sept dernières années, celles-ci ont fait main basse sur quelque 86 millions d’hectares, ce qui représente pas moins du cinquième de la superficie de l’Italie. Éric Holt-Giménez, directeur de Food first, a délivré ces informations lors du salon international du goût, qui s’est tenu à Turin fin octobre.

    L’organisation internationale Grain propose aujourd’hui un nouvel ensemble de données concernant 416 exemples récents d’accaparement des terres à grande échelle, qui sont exclusivement le fait d’investisseurs étrangers. Les terres dont s’emparent ces derniers sont destinées à la production de cultures alimentaires et couvrent une superficie de près de trente-cinq millions d’hectares dans soixante-six pays.

    Grain a accompli un travail de fourmi en établissant la liste complète de tous les accords fonciers existants (l’organisation s’est néanmoins limitée aux accords lancés après 2008 qui n’ont pas été annulés et qui impliquent de vastes superficies). Cet ensemble d’accords fournit une illustration saisissante de la rapidité avec laquelle l’agrobusiness s’est installé dans les crises alimentaires depuis les crises alimentaire et financière de 2008, arrachant la production alimentaire des mains des paysans et des communautés locales.

    Le travail mené par Grain souligne bel et bien que l’Afrique est la cible première de l’accaparement des terres. Mais on peut souligner la place occupée dans ce drame par l’Amérique latine, l’Asie et l’Europe de l’Est. L’accaparement des terres est indéniablement un phénomène planétaire.

    Toutes les données rassemblées par Grain brossent un portrait très clair de l’identité des 298 principaux accapareurs. Si la majorité de ceux qui ont été recensés dans l’étude appartiennent au secteur de l’agroalimentaire, les sociétés financières et les fonds souverains sont responsables d’un tiers des accords. Et très souvent, les intérêts des sociétés se chevauchent. On voit ainsi que Cargill, l’une des plus grandes entreprises alimentaires d’agroalimentaire, a acquis des centaines de milliers d’hectares de terres agricoles par le biais de son fonds de couverture, Black River Asset Management

    Les investisseurs basés en Europe et en Asie sont environ responsables des deux tiers des cas d’accaparement des terres. Il est intéressant de constater que la Grande-Bretagne, comme Singapour et Maurice, sert de paradis fiscal aux accapareurs et souvent, la véritable base active des sociétés est basée dans un autre pays. Dans le palmarès des accapareurs, il faut évidemment citer les États-Unis, tout en haut de la liste avec quarante et un cas d’accaparements, puis les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite qui représentent à eux deux, trente-neuf cas.

    « Nous avons une loi qui défend la terre mais qui n’est pas appliquée », affirme Ana Paula Tauacale, vice-présidente de l’Union nationale des paysans du Mozambique. Cette battante a récemment lancé une pétition visant à stopper ProSavana. Ce programme d’investissement considérable basé au Mozambique implique également le Brésil et le Japon. Le projet a pour objectifs de développer des terres agricoles en monocultures industrielles destinées à l’exportation. Cette surface d’environ 14,5 millions d’hectares se situe dans le corridor de Nacala au nord du Mozambique et est actuellement utilisée par de petits exploitants agricoles. 

    Cette campagne a été un succès au niveau national. Des efforts sont néanmoins encore en cours pour coordonner la lutte entre les organisations de société civile au Brésil eu au Japon. Les gouvernements de ces deux pays sont en effet impliqués dans le projet en procédant à des investissements et à des expertises techniques. Toutefois, le soutien à un niveau régional est encore requis étant donné que les accaparements de terre, un phénomène en croissance dans la communauté de développement d’Afrique australe, met en péril la sécurité alimentaire ainsi que le contrôle de l’eau et des semences.

    La situation est alarmante. Des informations proviennent sans cesse d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine, révélant que les communautés locales sont dépossédées, comme jamais auparavant, de leurs seules sources de nourriture et de la sécurité de leurs moyens de subsistance. Il est courant aujourd’hui d’entendre dire que les petits producteurs produisent la majorité de l’alimentation mondiale. Mais combien d’entre nous se rendent compte qu’ils le font avec moins d’un quart de la surface agricole mondiale, et que cette part, déjà maigre, se réduit comme une peau de chagrin ? Si les petits producteurs continuent à perdre l’essence même de leur existence, le monde perdra tout simplement sa capacité à se nourrir.

    Capitaine Martin

    http://www.resistance-politique.fr/article-avec-l-accaparement-des-terres-le-monde-perdra-sa-capacite-a-s/

     


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  • Pourquoi on veut la peau de la Syrie

     
    Par VANDA
     
    Pourquoi laisse-t-on l’Arabie saoudite
    détruire la Syrie ?
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    Personnellement j’ai l’impression que l’Arabie saoudite n’est pas seule à vouloir détruire la Syrie ( parce qu’il est clair que si par malheur le gouvernement syrien et son président venaient à tomber la Syrie va connaître un chaos auprès duquel ces 4 années de martyr ne seront rien ) d’autres puissances impérialistes sont à associer à ce projet funeste : USA , UKD , France , Belgique , Canada , Qatar , Turquie , Jordanie , et le petit dernier par la taille mais tellement grand par la nuisance …. Israël .
     
    La Syrie avant 2011 était une puissance régionale de nature à jouer un rôle de résistance à la volonté d’expansion d’Israël. La Syrie a toujours soutenu le peuple palestinien, le Hezbollah dans leur résistance face à l’agresseur sioniste. De par son alliance avec la Russie, la Syrie a refusé le passage sur son sol du gazoduc qatari destiné à concurrencer les gazoducs russes. La Syrie, demain, sera un gros producteur de gaz (sa part dans l’immense site gazier découvert dans le bassin oriental de la Méditerranée est conséquente). La Syrie est un allié de L’Iran. De bonnes raisons pour les impérialistes de vouloir détruire la Syrie.
     
    Tous ces éléments plaident en sa défaveur au vu des prédateurs impérialistes qui veulent affaiblir tous les obstacles en travers de leurs objectifs et régionalement, affaiblir le Hezbollah et l’Iran (ce que ne manquera pas de faire l’installation du chaos en Syrie), la Russie moins proche.
     
    Comme en Libye, un terreau se présentait favorablement pour déclencher une situation conflictuelle : des takfiri terroristes de longue date (et là on touche l’influence spécifique de l’ Arabie Saoudite) voulaient renverser les Assad pour imposer une société uni confessionnelle de laquelle serait extraite toute minorité religieuse . Une aubaine pour les impérialistes : Pas d’investissement humain à engager, aucun compte à rendre à une opinion publique qui n’aime pas voir ses soldats mourir pour des causes qu’elle ne comprend pas.
     
    Alors on a rameuté tout le monde, tout ce que la planète comporte de terroristes en herbe, 83 pays sont représentés dans la « nébuleuse » djihadiste. Certes, petit à petit, la vérité fait son chemin et l’opinion subodore que l’on n’a pas toujours eu une attitude très claire avec les djihadistes. Qu’importe on fait croire à l’opinion qu’on est contre l’état islamique et que ce dernier va voir de quel bois on se chauffe : Sauf, qu’en Libye, on avait 4500 raids /mois aériens des « coalisés » contre la Libye alors que contre l’état islamique tout juste 300 pour la même période et d’une telle inefficacité qu’on se demande si ces raids aériens ne sont pas à blanc !
     
    Si l’armée syrienne s’effondre ….non elle ne s’effondrera pas!…….ce sera un chaos pire qu’en Libye et ça tout le monde le sait ! Les mêmes qui auront soutenu ou laisser faire ce crime viendront pleurer quand les bateaux de réfugiés syriens couleront au beau milieu de la Méditerranée, quand les chrétiens, les alaouites syriens seront décapités à la chaîne, quand ces takfiris terroristes seront devenus incontrôlables et déborderont dans les pays limitrophes ou au-delà (tout en prenant soin d’épargner Israël.)
    Je compatis, parce que moi aussi ce drame que je redoute (mais après tout rien ne nous dit qu’il est inéluctable et je crois aux ressources du peuple syrien et de son armée) serait un drame incommensurable y compris pour les connards qui jugent bon de soutenir « l’état islamique », Al Nosra et tous les fêles mercenaires de l’Arabie saoudite dont-on a parfaitement dépeint le caractère violent et antidémocratique.
     
    VANDA

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