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    Communiqué de presse

    Retour de Damas
    par Jacques MYARD, Député de la Nation

    vendredi 27 février 2015, par Comité Valmy

     

    COMMUNIQUE DE PRESSE
    de Jacques MYARD
    Député de la Nation
    Maire de Maisons-Laffitte
    Président du Cercle Nation et République

    Le 27 FÉVRIER 2015

    A/S : Retour de Damas

    J’ai effectué avec trois parlementaires de l’Assemblée Nationale du groupe amitié France-Syrie, un voyage à Damas du 23 au 26 février.

     

    Ce voyage a été organisé avec le concours d’un certain nombre de personnes connaissant bien le proche orient et ayant des cabinets de consultants pour les entreprises françaises au Liban et en Syrie.

     

    Ce voyage a suscité la colère des plus hautes autorités de l’Etat. Si le sujet n’était pas sérieux, je pourrais en rire. En effet, la diplomatie n’est pas l’art de parler qu’avec ses amis mais d’essayer de trouver des solutions politiques à une guerre civile qui a déjà fait plus de 200 000 morts.

     

    Camper sur des postures dites morales, la main sur le cœur et refuser d’agir en prenant en compte les réalités est 100 fois pire qu’une faute morale. C’est une faute politique géostratégique qui ne peut aboutir qu’à la continuité de la guerre civile, avec son cortège d’horreurs.

     

    Nous avons rencontré sur place du côté des autorités gouvernementales, le Président du Parlement, Jihad Allaham, le ministre des Affaires Etrangères ,Walid Moallem, le Vice- Ministre des Affaires Etrangères, le docteur Ayman SOUSSAN francophone, ainsi que l’Ambassadeur de Syrie à Beyrouth et nous avons été reçus à dîner par le grand Mufti, Ahmad Badr Al Din Hassoun, entouré du patriarche catholique Grégorius III et du patriarche Grec Orthodoxe, Ignace IV Hazim. Les deux patriarches chrétiens nous ont fait part de leur soutien à la politique du gouvernement.

     

    Nous avons rencontré également Sœur Agnès Mariam de la Croix, de manière inopinée, dans le hall de l’hôtel.

     

    Nous avons visité un hôpital généraliste où nous avons malheureusement vu des fillettes entre la vie et la mort. Il nous a été indiqué qu’il y avait un embargo sur les médicaments et les pièces de remplacement des équipements médicaux.Ce n’est pas acceptable .

     

    Nous avons visité une ancienne école qui accueille 40 familles de réfugiés, rendu visite au centre sanitaire du Croissant Rouge où nous avons pu obtenir des informations intéressantes sur la situation sanitaire, rencontré la responsable de la Croix Rouge, Mariam Gasser, visité le Lycée Charles de Gaulle où malgré l’adversité, 250 enfants franco-syriens, continuent à apprendre le français dans des conditions périlleuses, deux roquettes étant tombées sur cet établissement sans faire heureusement de morts. Le lycée ne reçoit plus de subsides du gouvernement français : c’est inadmissible.

     

    De plus, à l’hôtel où nous étions nous avons rencontré une délégation américaine dirigée par l’ex-Attorney-General à la Cour Suprême, Ramzy Clark ce qui prouve qu’il existe bien des contacts certes indirects avec les Américains.

     

    De l’ensemble de ces prises de contact et aussi des entretiens que nous avons eus avec des responsables libanais à Beyrouth, très inquiets de la situation en Syrie, je retiens les éléments suivants à l’exclusion de notre conversation avec Bachar Al Assad dont je rendrai compte personnellement par écrit au Président de la République.

     

    1) Il n’existe pas à ce stade de possibilités de victoire militaire sur le terrain d’un parti ou de l’autre.

     

    Le gouvernement tient une grande partie du pays (60 % ? ) mais il existe toujours des zones d’insécurité y compris dans le voisinage de Damas. Les terroristes syriens seraient entre 50 et 80 000 selon diverses sources.

     

    2) L’ensemble de nos interlocuteurs nous ont clairement indiqué que si la France continue à exiger le départ de Bachar au motif qu’il est infréquentable, la Syrie éclatera car il est le seul à pouvoir maintenir l’unité de l’armée, le Liban sera balayé, le chaos s’installera sur tout le Proche et Moyen Orient.

     

    3) Seul un règlement politique peut ramener la paix.

    A ce titre, il convient de relever :

    - que Damas a donné son accord pour un cessez le feu de 5 semaines au représentant de Benkimoun. Stéphane de Mistoura négocie avec 5 groupes d’insurgés à Alep,

    - qu’il y a eu récemment des négociations directes entre le gouvernement de Damas et des opposants à Moscou,

    - que le gouvernement a mis en place un comité de conciliation nationale avec des députés Kurdes qui "déclarent leur volonté de rester dans la patrie syrienne".

    L’amnistie a été accordée à des terroristes repentis qui ont déposé les armes.

    Il est évident qu’au-delà des postures qui ne font en rien avancer la sortie du conflit, il faut des initiatives pour avancer à petits pas. Le point n’est pas de savoir si on aime ou pas Bachar, il est un élément du conflit incontournable. Exiger son départ, c’est à coup sûr, poursuivre une guerre civile pendant des années.

     

    4) Droits de l’Homme : j’avais avec moi une dépêche AFP mentionnant que des défenseurs de la liberté d’expression, membres du centre syrien pour les médias, étaient emprisonnés.

     

    J’ai donné cette liste au Vice-Ministre des Affaires Etrangères en disant qu’il serait bien de faire un geste. Sur ce point précis, j’en ai personnellement parlé à Bachar Al-Assad lors de notre entretien.

     

    De retour à Beyrouth, mercredi soir dans la nuit, j’ai appris qu’Ulaï Hussein avait été libéré sous caution.

     

    Je n’ai pas la prétention de dire que c’est à la suite de mon intervention mais je le constate.

     

    La France doit urgemment changer de politique en Syrie. Certains experts dénoncent l’incohérence de la France dans la lutte contre les terroristes. Nous luttons contre eux au Sahel, au Mali, au Nord Nigéria, en Irak, mais nous avons une politique confuse et brouillée en Syrie.

     

    Je rappelle qu’à l’Assemblée Nationale, Alain Marsaud a montré aux députés des fusils Famas, livrés à l’ opposition dite modérée et qui se sont retrouvés dans les mains d’Al Nosra.

     

    Tous nos interlocuteurs, au-delà du cercle gouvernemental, ont dénoncé le double langage et la complicité de l’Arabie Saoudite, du Qatar et de la Turquie, ce dernier pays commerce avec Daech et lui permet ainsi d’avoir des subsides financiers importants.

     

    5) Un dernier point : nous avons appris qu’un gouvernement arabo-musulman emblématique devrait établir prochainement des relations diplomatiques avec Damas...

     

    A suivre !

     

    http://www.comite-valmy.org/spip.php?article5653

     

    Syrie : Jacques Myard dénonce une « politique d’aveuglement et d’autisme »
    Le Monde.fr et vidéos

    vendredi 27 février 2015, par Comité Valmy


    « C’est ce qu’a fait de Gaulle avec le FLN, et pourtant il ne les aimait pas beaucoup. » Interrogé sur Sud Radio deux jours après la visite controversée d’un groupe d’élus français à Bachar Al-Assad, le député UMP des Yvelines Jacques Myard a justifié, jeudi 26 février, ce déplacement, qualifié de « faute morale » par le premier ministre, Manuel Valls.

     

    « La politique d’aveuglement et d’autisme va dans le mur et ce n’est pas acceptable », a dénoncé le député des Yvelines, expliquant que, selon lui, il n’y aurait « pas de règlement militaire » au conflit syrien, « ce sera un règlement politique », et « Bachar Al-Assad [en] sera partie prenante ». Il s’agissait de la première visite d’officiels français depuis que le régime d’Al-Assad a été décrété infréquentable, en 2012.

     

    La visite en catimini de quatre élus hexagonaux — délégation comprenant, outre M. Myard, le sénateur Jean-Pierre Vial (UMP, Haute-Savoie), le député Gérard Bapt (PS, Haute-Garonne), et le sénateur centriste et maire de Laval (Mayenne), François Zocchetto —, dans la capitale syrienne a été vivement critiquée par le gouvernement et par plusieurs députés, tant socialistes que de l’Union pour un mouvement populaire (UMP). Des critiques qui laissent Jacques Myard « froid », car venant de « gens qui sont dans des salons parisiens ».

    Affirmant être venu « pour écouter, voir et échanger », Jacques Myard s’est dit satisfait de ce voyage, qui, selon lui, « correspond à ce que de nombreux parlementaires pensent : adapter notre politique au Moyen-Orient. (…) Si on veut mettre un terme à la guerre civile, on parle avec des gens avec qui on n’est pas d’accord », a-t-il poursuivi. Et de plaider pour une reprise, petit à petit, du « dialogue avec le régime syrien, même si nous avons beaucoup de choses à lui reprocher ».

     

    LES BILLETS PAYÉS DE LEUR POCHE

    Membre de cette délégation non officielle, le sénateur mayennais François Zocchetto a confié à Ouest France s’être rendu en Syrie pour y « collecter des informations ». Estimant qu’il y a « une opportunité pour reprendre le dialogue et les relations diplomatiques avec la Syrie », l’élu a justifié la poignée de main avec Bachar Al-Assad par la montée en puissance de l’Etat islamique.

     

    « Il faut prendre en compte le développement du terrorisme en Syrie, en Irak, le fait que Daech s’installe maintenant au Liban et que le terrorisme frappe jusque dans nos pays. On ne peut pas rester sur le statu quo face à une organisation terroriste qui dispose de moyens considérables. »
    Et de préciser que l’expédition avait été montée de toutes pièces par ses membres, qui ont payé eux-mêmes leurs billets d’avions pour Damas — « 550 dollars » selon l’élu.

     

    Voir l’article complet sur :

    ***

    Jacques Myard sur BFMTV :

    « Nous ne sommes pas aux ordres du politiquement correct, des salons parisiens et du tribunal médiatique » :

    Jacques Myard déplore "l’aveuglement" du gouvernement Hollande sur la Syrie sur I Télé :


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    26 février 2015

    « Les femmes portant un foulard sont encore plus touchées par cette peur envahissante. Ayant le 15 janvier une journée de travail avec un groupe de femmes maghrébines et noires de Blancs Mesnil, nous avons, nous mêmes, été effarés par le nombre de témoignages des agressions verbales et des comportements de rejet qu’exposaient ces trente femmes. Si les réactions sont diverses, une part importante de celles-ci sont d’ores et déjà lourdes de conséquences : « je ne sors plus de chez moi ou juste pour faire les courses », « pour la première fois je pense à enlever mon foulard car j’ai peur », « je ne laisse plus sortir ma fille, j’ai peur pour elle », etc. 

    A l’origine de cette hausse des actes islamophobes et de la peur qu’elle suscite se trouve un certain nombre de thématiques récurrentes des médias et des discours politiques. Dans une France qui connaissait déjà une montée régulière de l’islamophobie depuis près de deux décennies, il est irresponsable de multiplier les propos : sur l’islam et « son lien ou non avec le terrorisme », sur « la moindre présence de certains aux manifestions du « Je suis Charlie » », sur « le soi-disant silence de certaines populations à l’égard des attentats », etc. » 

    Lisons la totalité du « bilan » que fait Saïd Bouamama...

    Michel Peyret 


     

    LES PREMIERS FRUITS AMERS DE L’UNITÉ NATIONALE : GUERRES, PEURS, HUMILIATION, MISES SOUS SURVEILLANCE 

    Saïd Bouamama, Presse-toi à gauche, 24 février 2015 

    La grande manifestation « Je suis Charlie » a été célébrée par l’ensemble de nos médias, par le gouvernement et par la quasi-majorité de la classe politique comme symbole d’une « unité nationale » présentée comme nécessaire face à la menace « terroriste ». Elle a également été mise en scène comme exemple d’une unité internationale contre ce même « terrorisme ». Les quelques voix discordantes appelant à s’intéresser aux causes, aux enjeux et aux conséquences prévisibles de cette injonction à l’unanimisme émotif ont été réduites à un soutien aux « terroristes » dans un raisonnement binaire martelé à longueur de journée : si tu n’es pas Charlie, tu soutiens les attentats. Les graines semées par cette « unité nationale » commencent à donner leurs fruits amers et empoisonnés. Le temps du premier bilan est arrivé. 

    « A la fin, nous nous souviendrons non pas des mots de nos ennemis, mais des silences de nos amis ». Martin Luther King  

    « Une » légitimation renforcée des guerres 

    Toutes les puissances de l’OTAN ainsi que leurs alliés étaient représentés dans la manifestation « Je suis Charlie » du 11 janvier 2015. Comprendre la signification et la fonction de cette photo de famille suppose de prendre en compte le contexte mondial et ses rapports de force.

    Les guerres impérialistes pour le pétrole, pour les minerais stratégiques et l’affaiblissement des puissances émergentes se multiplient depuis plusieurs décennies. Guerres de pillages dont le seul but est le surprofit, les aventures militaires ne peuvent pas se présenter comme telles. Elles nécessitent pour se déployer sans résistance d’êtres fardées en « guerres justes » : contre l’obscurantisme et le terrorisme, pour l’émancipation des femmes, pour la défense d’une minorité opprimée, contre le génocide, etc. L’islamophobie est un des ingrédients idéologiques diffusés au moins depuis les attentats du 11 septembre 2001 pour préparer un « arôme idéologique immédiat (1) » favorable à la guerre.

    La négrophobie (2) est un autre ingrédient correspondant aux nouvelles découvertes de pétrole, de gaz et de minerais qui se sont multipliées ces dernières années en Afrique s’ajoutant aux gisements déjà connus de ce continent surnommé « le scandale géologique(3) ».

    La France est particulièrement engagée dans toutes les agressions impérialistes de ces dernières années. De l’Afghanistan à la Syrie en passant par l’Irak, du Mali à la Centrafrique en passant par la Lybie, l’armée française semble ne vouloir rater aucune guerre d’agression. La pression idéologique islamophobe et négrophobe y est d’autant plus forte qu’est important le besoin de légitimation d’interventions militaires dans des pays africains et/ou « musulmans ».

    Le site de la Direction de l’information légale et administrative donne lui-même les données quantitatives suivantes :

    La France est intervenue militairement à près de quarante reprises sur le sol africain dans les cinquante dernières années et une vingtaine de fois entre 1981 et 1995 sous les deux septennats de François Mitterrand. Certaines de ces opérations n’ont duré que quelques jours, d’autres ont donné lieu à des déploiements beaucoup plus longs (opérations Manta et Epervier au Tchad, par exemple). (4)
     
    A ces chiffres ne concernant que l’Afrique, il faut ajouter le Liban (1983), l’Irak (1990), la Bosnie (1992), le Kossovo (1999), l’Afghanistan (2001), la Syrie (2014), etc. Les interventions militaires françaises à l’étranger s’inscrivent elles-mêmes dans une stratégie globale de l’OTAN. Cette stratégie est définie dans un document intitulé « concept stratégique ». La dernière version de ce concept en 2010 comprend la capacité à intervenir sur plusieurs terrains simultanément, l’inclusion de l’Europe de l’Est dans les zones à surveiller, la possibilité d’une guerre nucléaire « limitée » et le « partage du fardeau stratégique » : « C’est l’esprit même du nouveau concept stratégique de l’OTAN que de sommer en quelque sorte les Européens de définir la nature et l’ampleur des obligations qu’ils sont prêts à assumer dans son cadre (5) ».

    La multiplication des interventions militaires européennes en général et française en particulier s’inscrit dans le cadre de la nouvelle stratégie de l’OTAN.

    Mais la séquence historique que nous vivons au niveau mondial est aussi celle des obstacles à la prise de contrôle états-unienne du monde. Ces obstacles sont certes de natures très différentes mais convergent pour mettre en difficulté le « nouvel ordre mondial » que « l’Occident » tente d’imposer au reste du monde et même à ses propres peuples. Partout les agressions militaires et les chantages à la guerre ou à la sanction économique piétinent. L’ALBA en Amérique du Sud expérimente de nouvelles solidarités et cohérences régionales permettant de desserrer l’étau du système capitaliste mondial. La Russie et la Chine freinent par leurs positions à l’ONU les tentatives de couvrir les agressions militaires d’une légitimité internationale. Les guerres menées font apparaître de plus en plus nettement leur seul résultat : le chaos.

    L’instrumentalisation de l’émotion par le discours de « l’unité nationale » pour l’interne et de la « guerre mondiale contre le terrorisme » pour l’externe ont dans ce contexte un double objectif : Annoncer de nouvelles guerres impérialistes d’une part et légitimer celles-ci aux yeux des peuples et du peuple français en particulier. Il s’agit de remobiliser et de ressouder un camp, de lui donner une légitimité populaire, de le rassembler pour de nouvelles guerres.

    C’est ainsi par 488 voix contre 1 que l’assemblée nationale approuve la prolongation des frappes aériennes françaises en Irak le 13 janvier. Le Sénat va dans le même sens le même jour par 327 voix et 19 abstentions. Le premier fruit amer de l’unité nationale c’est la guerre. Hier comme aujourd’hui, en 1914 ou en 2015, l’Union sacrée a toujours le même goût de guerre.

    Réhabiliter des alliés assassins 

    Mais la grande instrumentalisation de l’émotion a aussi été l’occasion de renforcer les liens avec les « amis de l’Occident » et de réhabiliter ceux qui ont été discrédités aux yeux de l’opinion publique par leurs crimes. Citons les deux exemples démentant les discours d’une mobilisation pour la liberté d’expression et contre le terrorisme.
    L’état d’Israël est représenté par trois ministres : le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le ministre des affaires étrangère Avigdor Lieberman et le ministre de l’économie Naftali Bennett. Après les massacres de palestiniens par un terrorisme d’Etat cet été, cette présence sonne comme une provocation pour les dizaines de milliers de manifestants français qui ont apporté leur soutien au peuple palestinien dans des manifestations quasi-quotidiennes. « La présence de ces ministres, résume le journaliste Alain Gresh, est une insulte à toutes les valeurs dont prétendent se parer les organisateurs de la manifestation, un hold-up qu’il est important de dénoncer (6) ».

    Faut-il encore rappeler que 17 journalistes ont été tués cet été dans les bombardements sionistes sur la bande de Gaza ? Rappelons encore l’expulsion d’Israël du journaliste français Maximilien Le Roy, alors qu’il se rendait à un festival de Bandes Dessinées, en raison de ses dessins jugés pro-palestiniens :

     « Ils m’ont expliqué, pour conclure, que si je pouvais critiquer Israël dans mon pays, je n’aurais plus le droit de le faire sur leur territoire. Je savais dès les premières minutes qu’ils allaient m’expulser, mais je ne m’attendais pas à une interdiction de séjour de dix ans. Ils m’ont traité comme si j’étais un terroriste » (7).

    La « démocratique » Arabie Saoudite était également Charlie le 11 janvier dernier par la présence à la manifestation de son ministre des affaires étrangères Nizar al-Madani. Deux jours plus tôt, le bloggeur saoudien Raïf Badawi recevait ses 50 premiers coups de fouets. Il est en effet condamné à 10 ans de prison et 1000 coups de fouets (50 tous les vendredis) pour avoir critiqué les dignitaires religieux du royaume. Les alliés du nouvel ordre mondial sont trop importants pour sa sauvegarde. Ils peuvent continuer à bafouer sans aucune crainte la liberté d’expression et financer des groupes qui déstabilisent les Etats voisins en couvrant leur agression du nom de l’Islam. Ces deux exemples suffisent pour démasquer l’hypocrisie en matière de liberté d’expression. Celle-ci n’est défendue que quand elle sert les intérêts des dominants et elle est oubliée dès qu’elle les remet en cause.

    La réhabilitation des assassins et des financeurs de la mort, tel est le second fruit empoisonné de l’union sacrée qu’a tentée de construire l’instrumentalisation étatique de l’émotion.

    La peur 

    Abordons maintenant les effets de « l’unité nationale » sur le territoire français. Le premier est évident : l’instauration d’un climat de peur porteur de tous les dangers. La couverture médiatique sous la forme d’une « information haletante, sommaire et invérifiée » fondée sur le « principe d’une amnésie récidivante (8) » pose les bases d’un climat anxiogène.

    La prégnance du vocabulaire de guerre (du « Oui nous sommes en guerre (9) » de Valls au « la guerre a été déclarée à la France » de Sarkozy ) (10) dans les prises de positions politiques relayées par les journalistes, experts et chroniqueurs divers, renforce ce climat.

    Le déploiement de 10 000 soldats à grand renfort de publicité médiatique enracine l’idée d’un danger permanent et omniprésent. La thèse d’une absence de frontière entre le terrain extérieur d’opération et le terrain intérieur développée par le ministre de la défense parachève la surenchère verbale guerrière productrice d’une peur sociale généralisée :

    « C’est une véritable opération intérieure. Il y a les opérations extérieures qui se poursuivent, et c’est une opération intérieure qui va mobiliser 10.000 hommes, c’est-à-dire à peu près autant que ce qui mobilise aujourd’hui nos opérations extérieures » (11). 

    Or que produit le discours de guerre que nos politiques n’ont pas hésité à utiliser aussi fortement : « Une mise en guerre déclenche un discours simplifié ami-ennemi – ennemi de l’extérieur et ennemi de l’intérieur – la menace engendre la peur, la peur la haine, la haine pousse à l’action préventive. Les solidarités se resserrent : union et exclusion » (12).

    Il n’est dès lors pas étonnant que le discours de guerre débouche logiquement sur la multiplication des actes islamophobes qui se sont rapidement comptés par dizaines en quelques jours. « Quelques 116 actes anti-musulmans ont été recensés en quinze jours (13) » évalue le journal Libération. Le chiffre réel est, bien entendu, beaucoup plus important. De nombreux actes n’ont en effet pas été signalés dans le contexte délétère actuel. Il ne faut pas s’étonner dès lors qu’un climat de peur s’empare des populations issues de l’immigration postcoloniale. Cette peur n’est pas irrationnelle mais s’explique par la multitude des petits actes d’agressivité subis dans la quotidienneté qui s’ajoutent aux agressions ouvertes recensées ci-dessus : propos racistes, silence et atmosphère tendus dans les transports en commun, etc.

    Les femmes portant un foulard sont encore plus touchées par cette peur envahissante. Ayant le 15 janvier une journée de travail avec un groupe de femmes maghrébines et noires de Blancs Mesnil, nous avons, nous mêmes, été effarés par le nombre de témoignages des agressions verbales et des comportements de rejet qu’exposaient ces trente femmes. Si les réactions sont diverses, une part importante de celles-ci sont d’ores et déjà lourdes de conséquences : « je ne sors plus de chez moi ou juste pour faire les courses », « pour la première fois je pense à enlever mon foulard car j’ai peur », « je ne laisse plus sortir ma fille, j’ai peur pour elle », etc.

    A l’origine de cette hausse des actes islamophobes et de la peur qu’elle suscite se trouve un certain nombre de thématiques récurrentes des médias et des discours politiques. Dans une France qui connaissait déjà une montée régulière de l’islamophobie depuis près de deux décennies, il est irresponsable de multiplier les propos : sur l’islam et « son lien ou non avec le terrorisme », sur « la moindre présence de certains aux manifestions du « Je suis Charlie » », sur « le soi-disant silence de certaines populations à l’égard des attentats », etc.

    La montée importante des violences islamophobes directes ou indirectes est le troisième fruit pourri de l’instrumentalisation politique et médiatique de l’émotion.

    L’humiliation 

    Cette peur s’accompagne souvent d’un sentiment d’humiliation c’est-à-dire de « la perception d’un décalage entre la place revendiquée au nom de la qualité d’égal et la place à laquelle l’on est rabaissé (14) ». L’humiliation en tant que rabaissement de l’être humain attentant à sa dignité est lourde de conséquences. Le terme arabe de « Hoggra » est quotidiennement utilisé dans les conversations familiales et amicales. Nous l’avons également fréquemment rencontré dans les réunions que nous avons eues cette semaine avec plusieurs collectifs dans des quartiers populaires. Voici la définition que nous en donnions déjà en 2000 pour restituer le vécu de nombreux jeunes des classes populaires : « Ce terme employé par les jeunes exprime un mélange de négation de la réalité vécue, une impression d’être méprisé et rabaissé volontairement et une discrimination vécue comme permanente (15) ».

    Exagérons nous ? 

    • Humiliation lorsqu’on envisage de retirer un foulard uniquement par la peur suscitée par la multiplication rapide des actes islamophobes ?
    • Humiliation lorsque l’on reçoit une injonction permanente à se « démarquer des attentats » ?
    • Humiliation lorsqu’un élève se fait exclure d’une classe parce qu’il ne veut pas être Charlie ?
    • Humiliation lorsqu’on refuse même d’écouter les raisons qu’invoque cet élève pour justifier son opinion ?
    • Humiliation lorsqu’on se fait arracher son foulard dans la rue devant des passants indifférents ?

    Bien sûr, certains pourront toujours crier à la victimisation. Bien entendu, des « experts » pourront débattre à longueur d’antenne pour présenter ces humiliations comme anodines et secondaires. A l’évidence d’autres chroniqueurs y verront le signe d’une paranoïa sans aucune base objective. Il reste que, quand un sentiment subjectif est autant partagé, il mérite au moins une interrogation critique c’est-à-dire exactement l’inverse de ce que propose notre ministre de l’éducation nationale. Celle-ci considère comme « insupportable » les réactions d’une partie des élèves à l’injonction étatique à s’émouvoir :

    « Même là où il n’y a pas eu d’incidents, il y a eu de trop nombreux questionnements de la part des élèves. Et nous avons tous entendu les « Oui je soutiens Charlie mais », les « deux poids, deux mesures », les « pourquoi défendre la liberté d’expression ici et pas là ? » Ces questions nous sont insupportables, surtout lorsqu’on les entend à l’école, qui est chargée de transmettre des valeurs « (16).

    Et nous qui pensions que l’école apprenait à nos enfants le débat contradictoire, la pensée critique, l’argumentation et le libre arbitre. Non, la réponse s’oriente vers la répression plutôt que la réfutation, vers le silence imposé plutôt que l’argumentation, vers l’exclusion plutôt que le débat contradictoire. Exprimant explicitement le sous-entendu de cette logique répressive, la journaliste Nathalie Saint-Cricq déclare sur France 2 : « il faut repérer et traiter ceux qui ne sont pas Charlie (17) ».

    Mais à quoi mènent donc la peur, l’humiliation et le déni de parole ? D’abord à de la violence contre soi, ensuite tôt ou tard à une externalisation de cette violence. Tous les silences qui se font sur ce traitement des conduites des élèves renforcent les sentiments d’isolement et d’injustice sur lesquels peuvent émerger des conduites nihilistes allant de la destruction de soi ou des proches, aux révoltes collectives de quartiers en passant pour une infime minorité par le basculement vers les attentats.

    La création des conditions d’une hausse des conduites nihilistes, tel est un autre fruit dangereux du contexte actuel.

    Une répression « Hystérisée » 

    Nous empruntons le terme « hystérisé » au syndicat de la magistrature qui tire le bilan suivant des deux dernières semaines :

    « C’est ainsi que depuis quelques jours s’enchaînent les procédures expédiées, où l’on a examiné et jugé le contexte, à peine les circonstances des faits, si peu l’homme, poursuivi pour avoir fait l’apologie du terrorisme. Non pas pour avoir organisé une manifestation de soutien aux auteurs des attentats, élaboré et diffusé à grande échelle des argumentaires, pris part à des réseaux, mais pour des vociférations, lancées sous le coup de l’ivresse ou de l’emportement : en fait, des formes tristement actualisées de l’outrage. Les lourdes condamnations pleuvent, assorties d’incarcérations à l’audience.

    Telle est la désastreuse justice produite par le recours à la comparution immédiate dont la loi du 13 novembre 2014 a fait une nouvelle arme de lutte contre le terrorisme. Comme si la justice pénale, devenue l’exutoire de la condamnation morale, pouvait faire l’économie d’un discernement plus que jamais nécessaire en ces temps troublés. Comme si certains de ses acteurs avaient brutalement oublié qu’elle doit être rendue avec recul, sur la base d’enquêtes approfondies, en se gardant des amalgames – entretenus jusque dans cette circulaire, qui englobe violences urbaines et apologie du terrorisme – et, surtout, des réactions hystérisées qui la délégitiment et la société avec elle » (18).

    Les chiffres officiels de la chancellerie communiqués le 20 janvier nous donne ainsi les informations suivantes : 251 procédures depuis le 7 janvier, dont 117 pour « apologie de terrorisme, 77 jugements en comparution immédiate, 39 condamnations dont 28 à des peines de prison ferme dont 20 avec mandat de dépôt à l’audience, 22 autres convocations devant le tribunal correctionnel (19).

    Le syndicat de la magistrature a raison de parler de la dérive d’une « justice de l’urgence ». Nous habituer, nous acclimater, nous accoutumer à un recul des libertés démocratiques au prétexte d’assurer notre sécurité, tel est le seul résultat possible de telles pratiques.

    Déjà l’on nous annonce de nouvelles lois prises au nom de notre sécurité alors qu’une loi dite de « lutte contre le terrorisme » était déjà adoptée à l’automne dernier. Depuis 1986, ce sont ainsi 14 lois visant à nous protéger qui ont été votées. Nous y reviendrons ultérieurement mais nous pouvons d’ores et déjà goûter à un autre fruit amer de l’unité nationale : la création des conditions d’un consentement majoritaire à la remise en cause des libertés démocratiques. 

    Ce n’est pas par la guerre impérialiste, la peur, l’humiliation, la répression hystérisée et la remise en cause des droits démocratiques qu’on fera reculer le « terrorisme ».

    Les mesures annoncées par le gouvernement ne s’attaquent à aucune des causes structurelles de l’émergence de postures nihilistes dans notre société : les inégalités sociales massives, les discriminations racistes systémiques, l’islamophobie humiliante, les contrôles policiers au faciès, les guerres pour le pétrole et les minerais stratégiques. Pourtant, Il n’y a aucune autre solution sérieuse que celle de s’attaquer aux causes réelles car sans justice, il ne peut jamais y avoir de paix. 

    Notes  :
     
    1. Le concept d’arôme idéologique immédiat est proposé par Gramsci dans ses Cahiers de Prison au sein de son approche de l’idéologie. Voir dans notre Dictionnaire des dominations de sexe, de race, de classe, Syllepse, Paris, 2012, pp. 46-49.

    2. Sous la forme d’une présentation essentialiste des cultures africaines comme marquées par la non historicité, le tribalisme, l’ethinicisme et une « culture de la violence ».

    3. Hubert Deschamps, L’héritage de Léopold, dans Jean Ganiage et Hubert Deschamps, L’Afrique au XXe siècle, Syrey, Paris, 1966, p. 453.

    4. http://www.vie-publique.fr/chronolo…, consulté le 18/01/2015 à 18 h 40.

    5. Zaki Laïdi, Le Monde selon Obama, Stock, Paris, 2010.

    6. Alain Gresh, D’étranges défenseurs de la liberté de la presse à la manifestation pour « Charlie Hebdo », Les blogs du diplo, http://blog.mondediplo.net/2015-01-…, consulté le 18/01/2015 à 20 h 48.

    7. Maximilien Le Roy, dessinateur, interdit de séjour en Israël, Interview de Lucie Servin, l’Humanité du 28 octobre 2014.

    8. Jean François Tétu, Les médias et le temps, figures, techniques, mémoires, énonciation, in les Cahiers du journalisme, n° 7, juin 2000, p. 84.

    9. Manuel Valls à l’assemblée nationale le 13 janvier 2015.

    10. Le Figaro du 9 janvier 2015

    11. Défense Jean-Yves Le Drian, déclaration du 12 janvier 2015.

    12. Yves Ternon, Guerres et génocides au XXe siècle, Odile Jacob, Paris, 2007, p. 315.

    13. Libération du 19 janvier 2015.

    14. Dominique Vidal, Sentiment, moralité et relation d’enquête. Un regard sur les femmes domestiques, in Vincent Caradec et Danilo Martuccelli (dir.), Matériaux pour une sociologie de l’individu : perspectives et débats, Septentrion, Lille, 2004, p. 216.

    15. Said Bouamama, Le sentiment de « Hoggra » : discrimination, négation du sujet et violence, in Les classes et quartiers populaires, Editions du Cygne, Paris, 2009, p. 51.

    16. Najat Vallaud Belkacem, le 14 janvier 2015, cité dans Médiapart du 20 janvier.

    17. https://www.youtube.com/watch?v=qc0…, consulté le 21 janvier à 22 h.

    18. Communiqué du Syndicat de la magistrature du 20 janvier 2015, http://www.syndicat-magistrature.or…, consulté le 21 janvier à 23h 20.

    19. Communiqué de l’AFP.

    Posté par Michel Peyret à 08:03 - terrorisme - Commentaires [0] - Permalien [#
    Tags : bouamamacolonisationimpérialismeislamophobiepeyretrépression

    http://michelpeyret.canalblog.com/archives/2015/02/26/31603631.html

     

     


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  • L'ours russe se dresse face aux Etats-Unis et à l'OTAN

    Bonjour,


    Vladimir Poutine : Kiev vaincu par le Donbass malgré l'armement de l'OTAN – 17/02/2015 (VOSTFR)

     Vladimir Poutine : des légions étrangères de l'OTAN combattent déjà en Ukraine – 26/01/2015 (VOSTFR)

    Je vous adresse deux extraits vidéos et transcriptions de deux interventions de Vladimir Poutine consacrées à l'implication de l'OTAN et à sa défaite en Ukraine, publiées ce jour.

    Dans ces deux extraits, Vladimir Poutine dénonce explicitement la présence militaire de l'OTAN en Ukraine et son implication aux côtés de Kiev tant en hommes qu'en armements. Malgré cela, la Résistance populaire de Novorossia, soutenue par la Russie, a vaincu de manière décisive les forces ukrainiennes. La crise ukrainienne, façonnée de toutes pièces par les USA et l'Europe pour affaiblir la Russie, se révèle une victoire spectaculaire pour Moscou et pour Vladimir Poutine.

    N'hésitez pas à les publier et à les diffuser.

    Bien à vous,

    Salah


    _____________________________


    Vladimir Poutine : Kiev vaincu par le Donbass malgré l'intervention de l'OTAN (VOSTFR)

     

    Vladimir Poutine : Kiev a été vaincu par le Donbass malgré l’armement de l’OTAN et la présence de ses légions en Ukraine

     

     

    Dans ces deux extraits, Vladimir Poutine dénonce explicitement la présence militaire de l'OTAN en Ukraine et son implication aux côtés de Kiev tant en hommes qu'en armements. Malgré cela, la Résistance populaire de Novorossia, soutenue par la Russie, a vaincu de manière décisive les forces ukrainiennes. La crise ukrainienne, façonnée de toutes pièces par les USA et l'Europe pour affaiblir la Russie, se révèle une victoire spectaculaire pour Moscou et pour Vladimir Poutine.

     

     

     

    Conférence de presse en Hongrie, 17 février 2015

      

    Texte original (russe) : http://kremlin.ru/transcripts/47706

    Traduction (anglais) : http://eng.kremlin.ru/transcripts/23622

    Version française : http://www.sayed7asan.blogspot.fr

     

    Transcription : 

     

    […]

     

    QUESTION : Vladimir Vladimirovitch, quelle est votre évaluation de la situation maintenant que deux jours se sont écoulés depuis que l’accord de Minsk sur un cessez-le-feu a pris effet ? On ne dirait pas que tout se passe bien, surtout quand on regarde ce qui se passe à Debaltsevo. Là-bas, en tout cas, il n’y a pas de cessez-le-feu. Merci.


    VLADIMIR POUTINE : Tout d’abord, nous accordons une grande importance aux accords conclus à Minsk. Peut-être que tout le monde n’y a pas encore prêté attention, mais ce qui est particulièrement important dans ces accords est que les autorités de Kiev ont essentiellement accepté de procéder à une vaste réforme constitutionnelle afin de satisfaire les demandes d’indépendance – appelez ça comme vous voulez : la décentralisation, l’autonomie, la fédéralisation – dans certaines parties du pays. C’est une décision très importante et très significative de la part des autorités de l’Ukraine.


    Mais il y a aussi un autre côté impliqué dans ces accords, et si les représentants de la région du Donbass ont accepté de participer à cette réforme, cela signifie qu’il y a un soutien réel (des parties concernées) pour que l’Etat d’Ukraine évolue dans cette voie.


    Bien sûr, plus vite tout sera fait pour mettre fin aux hostilités et retirer le matériel militaire, plus vite pourront être mises en place les véritables conditions nécessaires pour qu’un règlement politique de la question puisse être effectivement atteint.


    Quant aux opérations militaires, je tiens à dire que nous avons relevé une baisse globale substantielle de ces activités. Mais je tiens également à souligner que depuis la dernière fois, lorsque le Président Porochenko a décidé de reprendre les opérations militaires puis de les arrêter, il n’a pas été en mesure d’y mettre fin immédiatement. Ce que nous voyons maintenant n’en est pas moins une diminution claire et significative de l’ampleur des combats et des hostilités des deux côtés tout au long de la ligne de front.


    Oui, les affrontements se poursuivent autour de Debaltsevo. Mais là aussi l’ampleur et l’intensité des opérations sont bien moindres qu’auparavant. Ce qui s’y passe est compréhensible et c’était prévisible. Selon nos informations, un ensemble de troupes ukrainiennes y étaient déjà encerclées avant la rencontre de Minsk de la semaine dernière. J’en ai parlé lors de nos échanges à Minsk et voilà exactement ce que j’avais prédit à ce sujet : j’ai dit que les troupes encerclées allaient essayer de rompre l’encerclement et qu’il y aurait également des tentatives de l’extérieur pour le briser, et que la milice (séparatiste) qui est parvenue à encercler les troupes ukrainiennes allait résister, essayer de maintenir l’encerclement et tenir bon, ce qui conduirait inévitablement à ce que pendant un certain temps, d'une manière ou d'une autre, de nouveaux affrontements aient lieu. Une nouvelle tentative de percer l’encerclement a été faite ce matin – je ne sais pas ce que les médias en ont dit, je n’ai pas réussi à suivre toutes les informations, mais je sais qu’à dix heures ce matin, les forces armées ukrainiennes ont fait une nouvelle tentative visant à briser l’encerclement. Finalement, elles ont échoué.


    J’espère vraiment que les personnes responsables au sein du gouvernement ukrainien n’empêcheront pas les militaires ukrainiens de déposer les armes. S’ils ne peuvent pas ou ne veulent pas prendre cette décision importante et donner cet ordre, ils devraient au moins ne pas poursuivre en justice ceux qui, pour sauver leur vie et celle des autres, sont prêts à déposer les armes. Voilà pour une part. D’autre part, j’espère que les représentants de la milice et les autorités de la République populaire de Donetsk et de la République populaire de Lougansk ne vont pas détenir ces personnes et ne les empêcheront pas de quitter librement la zone de conflit et d’encerclement et de retourner à leurs familles.


    QUESTION : Monsieur le Président, je déduis de vos déclarations que lorsque l’accord de Minsk a été signé, et que vous preniez part aux discussions, vous saviez que le cessez-le-feu ne prendrait pas effet exactement à partir du moment prévu. En d’autres termes, il était à prévoir que certains affrontements se poursuivraient. Etes-vous optimiste sur les chances de parvenir à un cessez-le-feu durable, ou êtes-vous pessimiste, parce que si les affrontements militaires s’y intensifient effectivement, les Etats-Unis pourraient commencer à fournir des armes à l’Ukraine. Comment répondriez-vous à cela, que ferait la Russie ?


    VLADIMIR POUTINE : En ce qui concerne les livraisons d’armes possibles à l’Ukraine, pour commencer, selon nos informations, des livraisons d’armes ont déjà eu lieu. Il n’y a rien d’inhabituel à cette situation.


    Deuxièmement, je crois fermement que quels que soient les acteurs et les types d’armes concernés, ce n’est jamais une bonne chose de fournir des armes à une zone de conflit, mais dans ce cas particulier, peu importe qui les envoie et quel genre d’armes sont concernées, le nombre de victimes pourrait bien évidemment croître, mais le résultat serait le même que ce que nous voyons aujourd’hui.


    Ce serait inévitable parce que je crois que la grande majorité des soldats des forces armées ukrainiennes ne veulent pas prendre part à une guerre fratricide, d’autant plus si elle a lieu si loin de leurs propres maisons. Quant à la milice du Donbass, ils ont une forte motivation pour combattre et protéger leurs familles.


    Je tiens à vous rappeler une fois encore que ce qui se passe aujourd’hui est lié à une seule chose, à savoir le fait que le gouvernement de Kiev ait décidé pour la troisième fois – oui, pour la troisième fois ! – de reprendre les actions militaires et de recourir aux forces armées. Cette décision a été prise par M. Tourtchinov, qui a promulgué un décret pour procéder à une soi-disant opération antiterroriste. Le Président Porochenko a alors décidé de reprendre les hostilités, et c’est maintenant ce qui se passe pour la troisième fois.


    Il n’y aura pas de fin à cela si les gens qui prennent les décisions ne se rendent pas compte qu’il n’y a pas d’espoir de résoudre le problème par des moyens militaires. Il ne peut être réglé que par des moyens pacifiques, que par la conclusion d’un accord avec cette partie de leur pays et en garantissant à ces populations leurs droits et intérêts légitimes.


    Permettez-moi de dire que l’accord conclu à Minsk offre une chance pour que cela se produise. À cet égard, je tiens à souligner le grand rôle que le Président français et la Chancelière de la République fédérale d’Allemagne ont joué pour parvenir à un compromis. Je pense qu’une solution de compromis a été trouvée et pourrait être cimentée par une résolution du Conseil de sécurité des Nations Unies. La Russie, comme vous le savez, a déjà présenté cette initiative. Si cela se produit, l’accord de Minsk accèderait au statut du droit international. Sinon, c’est déjà un document assez bon qui devrait être pleinement mis en œuvre. Je suis plus optimiste que pessimiste.


    Permettez-moi de répéter que la situation est maintenant relativement calme sur toute la ligne de front. Nous devons régler le problème du groupe qui a été encerclé. Notre tâche commune est de sauver la vie des personnes prises au piège dans cet encerclement et de veiller à ce que cette question n’aggrave pas les relations entre les autorités de Kiev et la milice du Donbass.


    Bien sûr, il n’est jamais facile d’être vaincu et c’est toujours un malheur pour les perdants, surtout quand vous perdez face à des gens qui encore hier travaillaient dans les mines ou conduisaient des tracteurs. Mais c’est la vie et la vie doit continuer. Je pense que nous ne devrions pas trop nous attarder à ces considérations.


    Comme je l’ai dit, nous devons nous concentrer sur la résolution de la tâche principale, qui est de sauver la vie des gens qui sont là-bas dès maintenant et de leur permettre de retourner dans leurs familles, et nous devons mettre en œuvre intégralement le plan convenu à Minsk. Je suis convaincu que cela peut être réalisé. Il n’y a pas d’autre voie possible.

     

    […]

     

    Vladimir Poutine : les légions de l’OTAN combattent déjà en Ukraine – 26/01/2015

     

    Version originale (russe) : http://kremlin.ru/news/47519

    Traduction (anglais) : http://eng.news.kremlin.ru/news/23526

    Version française : http://www.sayed7asan.blogspot.fr

     

     

    Transcription :

     

     

    [...]

     

     

     

     

    QUESTION : Vladimir Vladimirovitch, l’Université Technique Nationale de Donetsk a été un partenaire de notre Université des Mines depuis de nombreuses années maintenant. Nous avons des amis là-bas, les étudiants qui participent à notre concours international et à notre forum annuel sur les « Problèmes de l’utilisation des ressources du sous-sol ». Malheureusement, à cause des événements en Ukraine, ils n’ont pratiquement plus aucun apprentissage dernièrement.


    VLADIMIR POUTINE : Les cours ont cessé ?

               
    REPONSE : Lorsqu’il y a des bombardements, les cours sont annulés puis ils reprennent, mais en fait, il n’y a plus de d’enseignement continu à proprement parler. Les étudiants de Donetsk placent leurs espoirs dans votre assistance personnelle, et nous tous ainsi que les étudiants de Donetsk vous sommes très reconnaissants et tenons à vous remercier pour votre investissement et pour l’attention que vous avez accordée à ces questions. Comment pourrions-nous aider les élèves de Donetsk ? Peut-être quelque chose pourrait-il être fait ?

     

    VLADIMIR POUTINE : Vous évoquez un sujet majeur et très douloureux, à savoir les événements tragiques qui se déroulent en Ukraine. La réalité et que ce pays est en proie à une guerre civile. Et en Ukraine, à mon avis, beaucoup de gens s’en rendent très bien compte aujourd’hui.


    Malheureusement, les autorités officielles de Kiev refusent de s’engager sérieusement dans la voie d’un règlement pacifique et ne veulent pas résoudre le problème par les moyens politiques. Au début, ils ont recouru à la police, puis aux services de sécurité, jusqu’à faire intervenir l’armée. Ensuite, lorsqu’ils ont rencontré de la résistance, ils ont temporairement suspendu les combats, mais malheureusement, ils se sont servis de ce répit provisoire pour se regrouper puis ont repris leurs opérations, ce qu’ils ont fait encore et encore jusqu’à présent. Des milliers de personnes ont déjà péri. C’est bien sûr une véritable tragédie.


    Nous disons souvent « l’armée ukrainienne, l’armée ukrainienne », mais qui combat réellement là-bas ? Certes, une partie des militaires sont issus des unités officielles des forces armées d’Ukraine, mais une partie très substantielle des combattants viennent des soi-disant bataillons de volontaires nationalistes. En fait, il ne s’agit pas d’une armée, mais d’une légion étrangère, et dans ce cas, d’une légion étrangère de l’OTAN, qui bien évidemment n’agit pas dans les intérêts nationaux de l’Ukraine. Ils ont des objectifs complètement différents, liés à la réalisation des objectifs de confinement géopolitique de la Russie, qui ne coïncident absolument pas avec les intérêts nationaux du peuple ukrainien. Mais, malheureusement, nous voyons bien ce qu’est la situation actuelle.


    Il est nécessaire d’aider le peuple (ukrainien). En l’occurrence, beaucoup de gens répugnent déjà à la mobilisation et essaient d’y échapper, certains en venant ici en Russie pour se réfugier quelque temps en attendant que la situation évolue, et ils le font à juste titre parce qu’ils ne sont traités que comme de la chair à canon envoyée sous les balles. Mais le problème est qu’en vertu de la nouvelle loi, les citoyens de l’Ukraine ne peuvent pas passer plus de 30 jours sur le territoire de la Fédération de Russie. Ils retournent donc chez eux, se font attraper et renvoyer sous les balles. Par conséquent, nous allons devons prendre certaines mesures, comme par exemple ceci : dans le cadre de la loi, nous pourrions prolonger la durée de séjour en Russie de certaines catégories de personnes, en particulier celles qui ont l’âge de conscription militaire.

     

     

     

    Quant à votre question, bien sûr qu’il est nécessaire d’aider les étudiants. Il faudrait demander au recteur quelles sont les possibilités, mais vous pourriez déjà utiliser les technologies d’apprentissage à distance, les inviter ici pour passer des stages, etc. Essayez de concevoir un système de soutien pour eux.

     

    VLADIMIR LITVINENKO : Nous serions en mesure d’accueillir jusqu'à 1 000 étudiants ici pour au moins six mois ou un an, mais il y aurait des questions à régler avec le ministère et le gouvernement, de sorte qu’une étroite coordination serait nécessaire.

     

     

    VLADIMIR POUTINE : Je vais leur en parler sans faute.


    VLADIMIR LITVINENKO : Je sais que l'Université Polytechnique d’Etat du Sud de la Russie à Novotcherkassk pourrait accueillir des étudiants et qu’elle possède les installations nécessaires – dortoirs, etc. Nous pourrions les accueillir au moins temporairement.


    VLADIMIR POUTINE : L'année dernière, nous avons alloué... (S’adressant à l’Aide Présidentiel Andreï Foursenko) Combien de places dans nos universités avons-nous attribué aux étudiants de l'Ukraine l'année dernière ? Nous avons alloué des places supplémentaires subventionnées par l’Etat dans 18 universités russes. Vos partenaires de l'institut de Donetsk pourraient bien sûr obtenir le soutien de votre université, l’une des meilleures universités de notre pays. Réfléchissons à la manière de mettre tout cela en place. Nous devons effectivement aider les étudiants.

    [...]  


    Voir également : 

     

    La Russie ne se laisse plus faire, par Israël Shamir

    Vladimir Poutine : l'ours de la Taïga russe se dresse face aux Etats-Unis – VOSTFR

    « Les Américains jouent au poker, les Russes jouent aux échecs – et les Français jouent au Monopoly… » 

    Le choc des civilisations selon Vladimir Poutine : nihilisme vs. valeurs traditionnelles (VOSTFR)

    Le patriote russe et les saltimbanques français : leçon de Vladimir Poutine à Marine Le Pen, Eric Zemmour, etc.

    .

    L'ours russe se dresse face aux Etats-Unis et à l'OTAN.

     

     

    Debaltsevo : encore un pas en avant !

    .


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  • Le Nouvel Ordre Mondial, via Valls le pion de Bilderberg et via Macron-Rothschild, se met en place. Il s'agira entre autres de tuer la Nation, la famille, la cohésion sociale, la religion (catholique, musulmane...). Au "profit" d'une société seulement matérialiste, hyper-technique, individualiste, concurrentielle. Pas après pas, tout se met en place pour un changement radical de civilisation... Et l'on comprend mieux, aussi, pourquoi un Poutine est diabolisé : Car ce défenseur de la Nation, de la religion, de la famille, des traditions ancestrales... se met en travers des projets maléfiques des tenants du Nouvel Ordre Mondial barbare (eva R-sistons)  

     

    Loi Macron: coup de force pour une loi antisociale, anti-famille et anti-chrétienne

    Écrit par Civitas   
    17-02-2015

    francechrétienne.jpeg

     
    Recourir à l’article 49.3 de la Constitution pour imposer la loi Macron, voilà le choix du gouvernement pour passer outre le rejet quasiment assuré de cette loi par l’Assemblée nationale.
     
    Le tandem Hollande-Valls ne survit que par le coup de force.
     
    Notons qu’à l’UMP, des gens comme Thierry Mariani et Hervé Mariton, le grand ami de la Manif pour Tous, avaient annoncé leur intention de voter pour la loi Macron.
     
    Qu’est-ce que la loi Macron, du nom du ministre issu de la banque Rothschild ?
     
    A notre niveau, nous retiendrons que la loi Macron “pour la croissance et l’activité”
    - étend le travail le dimanche et la nuit;
    - permet de supprimer les fêtes catholiques de la liste des jours fériés dans les départements et régions d’Outre-mer pour les remplacer par des “jours fériés locaux”.
     
    Le dimanche, jour du Seigneur, est aussi l’un des rares moments qui permet à la famille de se retrouver. Le gouvernement socialiste et la Haute Finance s’associent pour affaiblir le caractère religieux du dimanche ainsi que pour arracher aux familles ce dernier moment de cohésion et y substituer un matérialisme athéiste.
     
    De même, le gouvernement socialiste entame en Outre-mer un processus offensif volontairement antichrétien en encourageant à mettre fin à l’aspect férié du lundi de Pâques, du jeudi de l’Ascension, du lundi de Pentecôte, de l’Assomption, de la Toussaint et même de Noël. Et pourquoi cette réforme qui affecte l’Outre-mer tarderait-elle à s’imposer également en Métropole où différentes diasporas et confessions réclament leurs propres jours fériés ? Tout cela s’apparente aux propos de Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, considérant qu’évoquer les racines chrétiennes de la France, c’est “faire une relecture historique frelatée” qui a “rendu la France peu à peu nauséeuse”. Le même Cazeneuve qui, il y a quelques semaines, recevait très officiellement à déjeuner les représentants des différentes obédiences maçonniques.
     
    La république maçonnique est à l’œuvre, toujours prompte à profiter de chaque occasion pour accentuer la déchristianisation de la France.
    “Toute l’opération consiste bien, avec la foi laïque, à changer la nature même de la religion, de Dieu, du Christ, et à terrasser définitivement l’Eglise”, avait prévenu Vincent Peillon dans son livre Une religion pour la République.
     
    Allons-nous laisser faire ?
     
    Alain Escada,

     

    président de Civitas
     
     

    2 commentaires
  • Note d'eva : J'avais écrit un tweet voici quelques semaines : "Les sionistes veulent la peau de Cristina Kirchner (ingérence conduisant à fausse révolution) car elle est anti-sioniste".

    Cristina Fernandez de Kirchner, présidente de l’Argentine.Cristina Fernandez de Kirchner, présidente de l’Argentine.Cristina Fernandez de Kirchner, présidente de l’Argentine.

    Argentine : la présidente Cristina Kirchner en guerre contre le sionisme !

    L'affaire « Charlie Hebdo » a montré comme il était facile de désorienter et de mobiliser des foules immenses de Français. Les cerveaux du Mossad ont voulu refaire à Buenos Aires le coup ukrainien (lui-même inspiré du programme contre Bachar al-Assad) : chasser un gouvernement élu et légitime, sous prétexte d'indignation populaire.

    Le 18 juillet 1994, l'explosion devant le siège de l'Association mutuelle israélite d'Argentine (AMIA) avait fait 85 morts et des centaines de blessés. La justice accusait l'Iran d'avoir financé l'attentat, ce que la République islamique avait démenti. En tout état de cause, on voit mal selon quelle logique l’Iran organiserait des attentats dans le pays avec qui il a les échanges commerciaux les plus dynamiques, depuis les années 1960 !

    Mais brusquement donc, et contrairement à tout pronostic, le gouvernement argentin provoque la fureur d’Israël en proposant au gouvernement iranien de créer une commission d’enquête mixte, à laquelle participeraient 5 autres Etats agréés par les deux parties. Alberto Nisman, procureur argentin, avait alors accusé la présidente Cristina Kirchner de tenter de couvrir les suspects.

    Dans la nuit de dimanche à lundi 19 janvier 2015, Il est retrouvé mort dans son appartement. Agé de 51 ans, il enquêtait depuis 2004 sur cet attentat.

    La presse mainstream unanime a fait descendre dans la rue des foules agitant des pancartes « Je suis Nisman » ; il s'agissait de déstabiliser le gouvernement en place, de plus en plus ouvertement en guerre contre le sionisme. Mais, la présidente se défend avec talent et contre-attaque habilement.

    La présidente argentine multiplie les actes audacieux.  En octobre dernier, le Parti Anti Sioniste avait apporté son soutien et salué le courage de la Présidente, alors que la censure médiatique s’était abattue sur elle en pleine allocution à l’ONU. Elle y dénonçait sans langue de bois la mainmise sioniste au plus haut niveau.

    Nouvelle étape dans les attaques frontales de la présidente contre le sionisme qui se croyait en pays conquis : la dissolution des services secrets, après en avoir chassé l'agent Jaime Siusso, patron immédiat du procureur Nisman. « Nous devons rendre les services de renseignement plus transparents parce qu'ils n'ont pas servi les intérêts du pays », a expliqué la présidente.

    Le Parti Anti Sioniste appelle tous les pays souverains et libres à ne pas céder à la mainmise israélienne et à renforcer leurs actions contre les lobbies sionistes. N’oublions pas que l’Amérique latine est un nouveau bloc de la Résistance et l’alliance entre ce bloc et le bloc d’Orient fait peur à Israël !

    L’entité sioniste est la seule à avoir intérêt à ce que cette commission n’aboutisse pas parce qu’elle risque de désigner Israël comme responsable des attentats de Buenos Aires…

     

    Par Yahia Gouasmi
    Président du Parti Anti Sioniste
     
     
    .
    Charlie   La dictature sioniste veut emprisonner des enfants de huit ans !   http://mai68.org/spip/spip.php?article8457     

    Au tout début des années 1970, des commandos du FPLP (Front Populaire de Libération de la Palestine) détournaient des avions pour faire connaître le malheur des Palestiniens. Un jour, à la télé, un journaliste demande à un enfant qui venait de sortir d'un avion ainsi détourné, et où, donc, il avait été pris en otage :

    — Tu as eu peur ?
    — Oh non monsieur !
    — Comment ça tu n'as pas eu peur, ils n'étaient pas méchants, les terroristes ?
    — Oh non, monsieur, ils étaient gentils.
    — Pourquoi dis-tu que les terroristes étaient gentils ?
    — Ils m'ont donné des bonbons !
    — Ah ! très bien, et que veux-tu faire quand tu seras grand ?
    — Quand je serai grand, je serai terroriste !

    Je rapporte ça de mémoire. Cela avait amusé tout le monde, à l'époque. Les journalistes de télé en avaient ri et souri devant la France entière. Aujourd'hui, la même France — mais est-ce bien la même ? — s'apprête à mettre en prison un enfant parce qu'il a dit qu'il était avec les terroristes !

    La France est devenue folle !

        Bien à vous,
        do
        1 février 2015
        http://mai68.org/spip

    Article complet avec vidéos :

    http://mai68.org/spip/spip.php?article8457

    .


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