•  

    France, colonie des USA - 1.5.2015

     

    Cette France américaine qui se renie et nous détruit



    Sélection Young Leaders 2014
    Sélection des Young leaders français 2014
    Président de la République et ministres de droite ou de gauche issus des programmes franco-américains, franc-maçonnerie dans les rang de l'Assemblée et du Gouvernement qui défend "sa" conception républicaine, d'autant plus fortement que la "mondialisation républicaine" se trouve, par hasard et par accident ralentie ... On se croirait dans un mauvais film d'espionnage. L'on est simplement dans la France moderne et contemporaine. Cette France qui n'est plus française, qui en a même semble-t-il honte, comme d'un parent pauvre que l'on veut cacher. Et l'on comprend beaucoup mieux pourquoi la politique menée par les élites, de droite comme de gauche, ne défend pas les intérêts de notre pays. 
     
     
    Comme le processus de destruction de ce qui reste de l'identité française allait bien, la construction européenne aidant, l'on n'entendait pas trop les membres de la franc-maçonnerie française, il n'était pas nécessaire de faire du bruit. La multiplication des conflits au Moyen Orient, la crise économique et financière importée en Europe de celle des subprimes aux Etats Unis, les printemps arabes sanglants et destructurant, ont jeté vers les pays européens une foule de population aux aboies. Une foule que les pays européens ne peuvent assumer, surtout en période de crise et parce que de toute manière il n'est pas possible pour l'Europe, sauf à se détruire, d'ingérer tout le malheur du monde. C'est une politique irresponsable et inefficace, notamment pour les pays en conflits concernés. Or, maintenant que la tension monte, l'on voit se réactiver les réseaux. Cela est d'autant plus facile lorsqu'ils sont au Gouvernement, dans le sens direct du terme. Comme l'écrit le Figaro, sans en être pour le moins choqué:
    "En mai 2012, le GODF, traditionnellement orienté à gauche, a vu d'un bon œil la victoire de François Hollande et l'arrivée de frères au gouvernement, qu'il s'agisse de Manuel Valls, qui a fréquenté les loges durant huit ans, de Jean-Yves Le Drian, Victorin Lurel, Frédéric Cuvillier ou Jérôme Cahuzac - ce dernier étant finalement suspendu du GODF après le mensonge avoué sur son compte bancaire à l'étranger. De plus, la charte de la laïcité et les projets d'enseignement de «morale laïque» mis en avant par le ministre de l'Education nationale Vincent Peillon, qui n'est pas initié, ont séduit les frères du GODF."
    Et si l'on se demandait pourquoi des lois impopulaires passaient, sans qu'un réel débat social ait eu lieu sur des questions aussi importantes que le mariage pour tous ou la laïcité, c'est parce que, en plus du Gouvernement, les rangs de l'Assemblée sont également pris d'assaut. Volonté affichée ouvertement par le Grand Maître José Gulino dès 2012. Et ça marche.
    "Le GODF a aussi repris fin 2012 le contrôle de la Fraternelle parlementaire (Frapar), en faisant élire l'un des siens, le député socialiste du Nord Christian Bataille à la tête de cette amicale des francs-maçons de l'Assemblée nationale et du Sénat. Celle-ci compte plus de 400 membres, dont 150 élus, soit 15 % du total des parlementaires. Christian Bataille sait s'y prendre pour pousser ses pions: il a déjà présidé la Frapar et il professe une foi de charbonnier dans les valeurs maçonniques. Celles-ci le conduisent à se transformer en avocat de causes aussi controversées que la lutte contre les langues régionales, au nom du jacobinisme, et en faveur de l'exploration des gaz de schiste, au nom de la science. Cette première offensive liée au retour de la gauche au pouvoir a produit quelques résultats, que ce soit pour promouvoir le mariage pour tous, défendre les réformes fiscales ou contrer la récupération du thème de la laïcité par l'extrême droite."
    Ainsi, la Fraternelle parlementaire, qui rassemble des députés et des sénateurs s'est largement emparée du thème de prédilection de la laïcité. L'on comprend mieux pourquoi aujourd'hui elle se traduit en montée de la haine pure et simple contre le christianisme, cette religion qui a le malheur d'avoir posé les bases de la société française. 
     
    Pour compléter le tableau, en restant dans la même ligne idéologique, l'on voit également l'affermissement des intérêts américains dans la gouvernance française. En 1981, la French American Foundation créé le programme Young Leader, financé par AIG, Lazard et Footprint consultants. Sorte de version moderne, plus neutre, moins marquée et connue dans la société que la franc-maçonnerie. Aujourd'hui, il comprend plus de 400 dirigeants issus de la haute fonction publique, du monde de l'entreprise, des médias, de la recherche et même de l'armée.  Chaque année 20 français et américains sont sélectionnés. En 2014, Alain Juppé, lui même ancien Young leader, a organisé le séminaire à Bordeaux pour la promotion 2014 avec des anciens comme le directeur général d'Alcatel Lucent Michel Combes, par exemple. 
     
    La formation 2014 comprend:
     
     French Young Leaders
    Gwenhaël Le Boulay, Partner and Managing Director au Boston Consulting Group
    Nicolas Escoulan, Directeur de la Rédaction d’Europe 1
    Frank Gervais, Président-Directeur Général de Thalys International
    Dr Pierre-Antoine Gourraud, PhD MPH, Professeur Assistant en charge de la médecine digitale translationnelle, Faculté de Médecine, Département de Neurologie de l’Université de Californie à San Francisco
    Fatima Hadj, Associate Director à Standard & Poor’s
    Cyril Kammoun, Managing Partner and CEO d’Aforge Degroof Finance
    Julia Minkowski, Associée du Cabinet Temime et Associés
    Le Lieutenant-Colonel Jean de Monicault, Rédacteur du Chef d’Etat-Major des Armées en charge des affaires stratégiques au Ministère de la Défense
    Alexis Morel, Directeur de la Stratégie de Thales
    Abdel Malek Riad, Conseiller économique du Président de l’Assemblée Nationale
    Lubomira Rochet, Chief Digital Officer et membre du Comité Exécutif de L’Oréal
    Alexandre Zapolsky, Fondateur et Président de Linagora
     
    American Young Leaders
    Elizabeth Askren, Freelance Conductor (Théâtre du Châtelet, Théâtre de St Quentin), Cultural Attaché, Fondation des Etats-Unis
    Major Jordan Baker, Defense Policy Advisor, United States Mission to NATO
    Emma Fuerst Frelinghuysen, Senior Director, Private Brands, FreshDirect
    Guy Mounier, Chief Executive Officer, CustomerMatrix
    Anna « Anya » Neistat, Associate Director, Program/Emergencies, Human Rights Watch
    Reshma Saujani, Chief Executive Officer and Founder, Girls Who Code
    Dana Stroul, Senior Professional Staff member, Middle East and North Africa, U.S. Senate Foreign Relations Committee
    Joseph  « Jay » Truesdale, Chief of Staff, U.S. Embassy, Islamabad
     
    Dans cette France américaine, on retrouve des hommes et des femmes, de droite comme de gauche, cela n'a plus strictement aucune importance, formés à composer avec l'intérêt national. Car il y a semble-t-il plus important. Et ils détiennent les rênes du pouvoir. Comme l'écrit très justement Atlantico:
    "Exit Alain Juppé, Valérie Pécresse, Nathalie Kosciusko-Morizet, Laurent Wauquiez, Jeannette Bougrab... Place à François Hollande, Pierre Moscovici, Arnaud Montebourg, Marisol Touraine, Najat Vallaud-Belkacem, Aquilino Morelle (plume du Président), etc. « Enfin des têtes nouvelles ! » entend-t-on ici ou là. Nouvelles ? Tout est relatif, quand on sait décrypter la liste ci-dessus : en fait, tous ces « Young Leaders »  de l’UMP ont laissé la place à des « Young Leaders » du Parti socialiste. Car François Hollande et Pierre Moscovici depuis 1996, Marisol Touraine et Aquilino Morelle depuis 1998, Arnaud Montebourg depuis 2000 et Najat Vallaud-Belkacem depuis 2006, sont tous des « Young Leaders »."
    Et la notion de clan joue directement lors de la composition des équipes gouvernantes, même si l'information n'est manifestement pas trop diffusée en France:
    "sur les 8 socialistes sélectionnés comme Young Leaders depuis François Hollande en 1996, 6 rentrent dans son gouvernement cette semaine. (Ne restent sur la touche, pour le moment, que Bruno Le Roux, qualifié par beaucoup de « ministrable », et Olivier Ferrand, l’ambitieux président du think-tank Terra Nova ayant permis l’élection de François Hollande aux élections primaires ; deux candidats impatients de rejoindre leurs camarades Young Leaders au gouvernement). Beau tir groupé, comme s’en enorgueillit à juste titre le site américain («The French-American Foundation is proud to have five Young Leader in the cabinet of President François Hollande, himself a Young Leader in 1996”), tandis que le site français n’en dit pas un mot. "
    Comme le souligne très justement A. Latsa, même si quelques hommes politiques de droite sont favorables à de bons rapports avec la Russie, la plupart sont focalisés sur un axe exclusivement américano-centré:
    "En effet, environ 25% de nos députés sont membres du groupe d'amitié France-Amérique. Dans ce groupe relativement discret qui est dirigé, c'est tout un symbole, par Louis Giscard d'Estaing, fils de l'ancien président français Valery Giscard d'Estaing, on trouve un bon nombre de députés de droite, en compagnie de députés socialistes."
    Trois conclusions principales en découlent toutes seules, logiquement.
     
    Sur le plan de la politique intérieure, on comprend mieux les sources de cette dissociation croissante entre les élites et la population. Fossé qui oblige à une radicalisation des élites, d'une minorité dirigeante, qui doit, pour faire imposer ses points de vues, discréditer ceux des autres. Autrement dit, il ne peut plus y avoir de pluralisme d'idées, car il n'y a plus de respect de l'autre. Par exemple, celui qui défend la famille traditionnelle est un extrémiste, et l'on ne parle pas avec les extrémistes.
     
    Lorsque le pluralisme d'idées est mis à bas, il ne peut y avoir de pluralisme politique, car les différents partis politiques doivent justement représenter et défendre des visions différentes de la société. Ce qui est inconcevable aujourd'hui. "L'autre politique" est hors du champ démocratique, donc hors du champ du débat politique. Pour autant, il est tout autant inconcevable de déclarer l'instauration du parti unique, car la politique serait morte. La France ne peut pas encore l'accepter, s'enterrer vivante tant qu'il reste un souffle, donc il faut maintenir les apparences. Et pour maintenir les apparences, il faut maintenir une alternance entre des personnes, qui ont été plus ou moins canalisées et formatées au préalables pour ne pas prendre de risques. Le changement de visage, s'interroger sur Cécilia et ensuite passer à Valérie, permet de donner l'impression d'un changement politique. Et l'essentiel est préservé: le cap, lui, est gardé.
     
    Enfin, il en découle que la politique étrangère française ne peut être, dans ce contexte, autre chose que ce qu'elle est. La France ne peut que soutenir, contre toute logique, contre ses valeurs et son histoire, les sanctions contre la Russie parce qu'un Gouvernement d'extrême droite massacre sa propre population civile sur les terres d'Ukraine. Parce que la France et l'UE se moquent de l'Ukraine et de sa population comme de leur première liquette. La France ne peut qu'aller vers une ratification du traité transatlantique TTIP qui lui retire sa souveraineté économique, notamment. La France ne peut que se dissoudre dans une Union européenne qui détruit ce qui reste de culture européenne. La France ne peut avoir de politique étrangère, elle ne peut qu'être un pays aligné ou satellite, selon la terminologie préférée. 
     
    Dans ce contexte, la France américaine ne peut que trahir la France. 
     
     

    votre commentaire
  • Poutine accuse les États-Unis de vouloir contrôler la Fifa

    Selon Vladimir Poutine, Sepp Blatter a subi des pressions pour retirer l'organisation de la Coupe du monde 2018 à la Russie.

     

    Le président russe reproche à Washington de chercher, dans le scandale de corruption qui secoue la Fifa, à empêcher la réélection de Joseph Blatter à la tête de la Fédération internationale de football.

     

    De notre correspondant à Moscou

    Condamné par l'Europe et les États-Unis, Sepp Blatter peut au moins compter sur un ami de poids: Vladimir Poutine. Jeudi matin, le président russe a ostensiblement pris la défense de l'institution footballistique en dénonçant l'ingérence de la justice américaine, et donnant ainsi à son intervention des accents de guerre froide en version sportive. «Le fait que ces arrestations soient commanditées par le côté américain dans une accusation de corruption semble très étrange. Corruption de qui? De fonctionnaires internationaux», s'est étonné le chef du kremlin. Et celui-ci d'ajouter: «Certains d'entre eux ont peut-être enfreint quelque chose, mais ceci n'a aucun rapport avec les États-Unis. Voici encore une tentative claire (de Washington, NDLR), d'étendre sa juridiction sur d'autres états». Plus tôt, le quotidien gouvernemental Rossiskaya Gazeta avait accusé les États-Unis de vouloir «contrôler la Fifa».

    Le procureur de Brooklyn a beau avoir démenti l'existence d'un quelconque lien entre les interpellations de sept hauts dirigeants de la FIFA et l'attribution de la coupe du Monde à la Russie, en 2018, Moscou se sent directement visé par ces opérations. Comme si dans l'esprit du Kremlin, le sort du patron de la Fifa était lié à celui de la future compétition russe.

    « Sepp Blatter avait toutes les chances d'être élu vendredi et nous savons toute la pression qui a été exercé sur lui dans le but d'interdire l'organisation de notre coupe du monde »

    Vladimir Poutine

    «Sepp Blatter avait toutes les chances d'être élu vendredi et nous savons toute la pression qui a été exercé sur lui dans le but d'interdire l'organisation de notre coupe du monde», a dénoncé Vladimir Poutine. Selon lui, il s'agit d'«une très grossière violation des règles de fonctionnement des organisations internationales». Officiellement, c'est la justice suisse qui, en mars, a lancé une enquête sur l'attribution de l'événement à la Russie en 2018 et au Qatar, en 2022.

    Le ministre russe des sports, Vitaly Mutko, également membre du comité exécutif de la Fifa a assuré que ces démêlés judiciaires n'auraient aucune incidence sur la compétition russe. La préparation de celle-ci, tout comme celle des jeux olympiques de Sotchi en 2014, donne néanmoins lieu à de nombreux retards. La moitié seulement des chantiers seraient actuellement dans les délais. Trois stades seraient aujourd'hui prêts sur les douze attendus. Le stade du Zénith de Saint-Pétersbourg, en particulier, dont la construction a débuté en 2006, accuse un retard de 35 jours. Selon le quotidien Vedomosti, les organisateurs russes songent à imposer des amendes de 2 millions de roubles aux maître d'œuvre pour chaque jour de retard (36.000 euros). La Fifa, justement, a suggéré au gouvernement russe de réduire de onze à neuf le nombre de villes organisatrices. Vladimir Poutine s'oppose à cette idée.


    votre commentaire
  •  

    Le président palestinien Mahmud Abbas (d) et le président de la Fifa Sepp Blatter lors d'une réun...

    POOL/AFP

    Le président palestinien Mahmud Abbas (d) et le président de la Fifa Sepp Blatter lors d'une réunion, le 20 mai 2015 à Ramallah
     http://www.la-croix.com/Actualite/Sport/Foot-la-federation-palestinienne-refuse-de-retirer-son-plan-contre-Israel-2015-05-20-1314136
     

    votre commentaire
  • Le califat voulu par les Etats-Unis

    Mondialisation.ca, 26 mai 2015

    cia-isis

    Pendant que le groupe armé État Islamique (Daesh) occupe Ramadi, la deuxième ville d’Irak, et le jour suivant Palmyre dans le centre de la Syrie, en tuant des milliers de civils et en en contraignant des dizaines de milliers d’autres à la fuite, la Maison Blanche déclare « Nous ne pouvons pas nous arracher les cheveux à chaque fois qu’il y a un obstacle dans la campagne contre l’EI *» (The New York Times, 20 mai). La campagne militaire, « Inherent Resolve », a été lancée en Irak et Syrie il y a plus de neuf mois, le 8 août 2014, par les USA et leurs alliés : France, Grande-Bretagne, Canada, Australie, Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis, Bahreïn et autres. S’ils avaient utilisé leurs chasseurs-bombardiers comme ils l’avaient fait en Libye en 2011, les forces de Daesh, opérant dans des espaces ouverts, auraient été une cible facile. Celles-ci ont au contraire pu attaquer Ramadi avec des colonnes de véhicules blindés chargés d’hommes et d’explosifs. Les USA sont-ils devenus impuissants ? Non : si Daesh avance en Irak et en Syrie, c’est parce qu’à Washington on veut justement cela.

    C’est ce que confirme un document officiel de l’Agence d’intelligence du Pentagone (DIA), daté du 12 août 2012, déclassifié le 18 mai 2015 par initiative du groupe conservateur « Judicial Watch » dans la compétition pour les présidentielles. Il rapporte que « les pays occidentaux, les Etats du Golfe et la Turquie soutiennent en Syrie les forces d’opposition qui tentent de contrôler les zones orientales, adjacentes aux provinces iraniennes  occidentales », en les aidant à « créer des refuges sûrs sous protection internationale ». Il existe « la possibilité d’établir une principauté salafiste en Syrie orientale, et cela est exactement ce que veulent les puissances qui soutiennent l’opposition, pour isoler le régime syrien, arrières stratégiques de l’expansion chiite (Irak et Iran) ». Le document de 2012 confirme que l’EI (Daesh), dont les premiers noyaux viennent de la guerre en Libye, s’est formé en Syrie, en recrutant surtout des militants salafistes sunnites qui, financés par l’Arabie Saoudite et d’autres monarchies, ont été approvisionnés en armes à travers un réseau de la C.I.A. (documenté, en plus du New York Times, par un rapport de « Conflict Armament Research »).

    Cela explique la rencontre en mai 2013 (documentée photographiquement) entre le sénateur étasunien John McCain, en mission en  Syrie pour le compte de la Maison Blanche, et Ibrahim Al-Badri, le « calife » à la tête de Daesh. Cela explique aussi pourquoi Daesh a déclenché l’offensive en Irak au moment où le gouvernement du chiite al-Maliki prenait ses distances de Washington, en se rapprochant de Pékin et Moscou.

    Washington, en déchargeant la responsabilité de la chute de Ramadi sur l’armée irakienne, annonce maintenant vouloir accélérer en Irak l’entraînement et l’armement des « tribus sunnites ». L’Irak est en train d’aller dans la même direction que la Yougoslavie, vers la désagrégation, commente l’ex-secrétaire à la défense étasunien Robert Gates. Pareil en Syrie, où USA et alliés continuent à entraîner et armer des miliciens pour renverser le gouvernement de Damas. Avec la politique du « diviser pour régner », Washington continue ainsi à alimenter la guerre qui, en 25 années, a provoqué massacres, exodes, pauvreté, au point que de nombreux jeunes ont fait des armes leur métier. Un terrain social sur lequel font prise les puissances occidentales, les monarchies qui sont leurs alliés, les « califes » qui instrumentalisent l’islam et la division entre sunnites et chiites. Un front de la guerre, à l’intérieur duquel il y a des divergences sur la tactique (par exemple sur quand et comment attaquer l’Iran), pas sur la stratégie. Front armé par les USA, qui annoncent la vente (pour 4 milliards de dollars) à l’Arabie Saoudite de 19 autres hélicoptères, pour la guerre au Yémen, et à Israël de 7400 autres missiles et bombes, parmi lesquelles celles anti-bunker pour l’attaque de l’Iran.

    Manlio Dinucci

     

    Edition de mardi 26 mai 2015 de il manifesto

    http://ilmanifesto.info/il-califfato-voluto-dagli-usa/

    Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

    * En anglais : “Are we going to light our hair on fire every time that there is a setback in the campaign against ISIL?” M. Earnest utilise ISIL plutôt que l’acronyme ISIS (Islamic State in Iraq and Syria), EI ou EIL en français.

    Manlio Dinucci est géographe et journaliste. Il a une chronique hebdomadaire “L’art de la guerre” au quotidien italien il manifesto. Parmi ses derniers livres:  Geocommunity (en trois tomes) Ed. Zanichelli 2013; Geolaboratorio, Ed. Zanichelli 2014;Se dici guerra…, Ed. Kappa Vu 2014.


    http://www.mondialisation.ca/le-califat-voulu-par-les-etats-unis/5451858

    .

    Voir aussi :

    «L’Arabie saoudite finance le terrorisme en Syrie et en Algérie» dit Bernard Squarini

     

    Document US déclassifié:L'Occident a facilité la montée de Daesh

     

     


    votre commentaire
  • Le Parlement français a annulé
    la constitution démocratique de la France

    http://www.comite-valmy.org/spip.php?article5978
     

    Giulietto Chiesa

    [Vidéo] Giulietto Chiesa à Rome, sur les enjeux du 11-Septembre, 14 ans après

    lundi 25 mai 2015, par Comité Valmy

     

    Voir en ligne : Complot 11 Septembre 2001 : Richard Gage confirme que les 3 tours du World Trade Center ont été dynamitées

    Giulietto Chiesa à Rome,
    sur les enjeux du 11-Septembre, 14 ans après

    [Vidéo]

    Le journaliste Giulietto Chiesa est intervenu lors de la conférence de l’architecte Richard Gage à Rome ce 9 mai. Selon lui, la bataille sur le 11-septembre s’inscrit désormais dans une stratégie plus vaste. Il faut expliquer aux gens que ces événements ont signé une véritable déclaration de guerre de la part des "propriétaires universels" contre le reste du monde. Seul hic, ces "propriétaires universels’ possèdent également les médias occidentaux – que dire des médias français -. Solution proposée par Chiesa : dépasser la recherche des détails sur le 11/9, le travail a déjà été fait et les preuves se comptent par centaines. Il faut maintenant les faire connaitre, et battre nos ennemis sur leur propre terrain en créant un média, comme une chaine TV, capable d’atteindre chaque foyer en Italie, et en France ou ailleurs. C"est l’objectif qu’il se donne. Ecoutons-le :

     

    TRANSCRIPTION DE LA VIDËO

    Deux choses, après cette présentation de Richard Gage qui me semble très convaincante. Cela fait 14 ans que je m’occupe de cette affaire. J’ai participé à 150 conférences partout en Italie. Au moins 150. La dernière, voilà 1 semaine, avec toujours la même question, devant environ 100 personnes : "Combien de tours sont tombées le 11/9 ?" Près de 80% ont répondu "2". Voilà la situation telle qu’elle est. C’est ça le monde réel. La plupart des gens ne savent rien de ce dont nous parlons ce soir. Rien.

     

    Cela nous amène à une réflexion. Pourquoi ? Comment est-ce possible ? La réponse est simple. Ceux qui ont organisé le 11-Septembre contrôlent les esprits d’un milliard d’individus. Je ne vois pas d’autre explication. Ils ont le contrôle, et ont su construire leur narration. Expliquer la vérité aux gens, et en cela je suis d’accord avec Richard Gage moins avec Imposimato, et je dirai pourquoi, beaucoup moins, car les gens ne veulent pas écouter une vérité trop difficile à digérer.

     

    Si ce que vous avez vu ce soir est vrai, c’est toute la narration, l’histoire du monde qui doit être changée. Il n’y a pas de solution intermédiaire. C’est un autre monde qui ressort de cette affaire. Ce qui ressort, c’est que les 19 terroristes n’ont rien à voir avec tout cela. C’est là où je ne suis pas d’accord avec M. Imposimato. Car si ce que Gage dit est vrai, les 19 terroristes et Oussama Ben Laden n’ont rien à voir avec ce qui s’est passé. Il est probable que les 19 terroristes sont toujours vivants ou alors, ils étaient vivants l’après-midi du 11/9 et ont sans doute été tués depuis. Voilà ! C’est cela qu’il faut bien comprendre. La puissance évocatrice de la narration du pouvoir mondial est immense.

     

    Jusqu’ici nous avons échoué, reconnaissons-le. Je m’incline devant le travail de Richard Gage, ou de David Ray Griffin. Vous m’avez beaucoup appris. Je n’ai rien découvert, c’est eux qui ont fait le travail. Je m’incline, mais le camp d’en face a été infiniment plus fort. Deuxièmement, et sans rentrer dans les détails, ce qu’a dit Richard est en train de se vérifier.
    Avant-hier, le parlement français, "l’Assemblée nationale" a voté la loi qui annule la constitution démocratique de la France. Exactement comme ce qui s’est passé en octobre 2001 quand le Sénat américain a approuvé les lois du PATRIOT ACT sans même les lire. Sans même les lire ! Puisqu’il est prouvé qu’aucun sénateur n’avait eu le temps de lire les 180 pages de modifications législatives en moins d’un mois. Et en plus, personne ne s’en souvient, mais il y a eu l’affaire de l’anthrax.Vous vous rappelez de l’anthrax ? Octobre 2001. Tous l’ont oublié, mais un livre passionnant vient de sortir sur ce sujet où l’auteur prouve par A+B, accrochez-vous, que les sénateurs américains n’ont pas voté dans le sénat, car celui-ci avait été évacué suite aux attaques à l’anthrax. Ce qui créa une situation totalement illégale qui amena au vote du USA PATRIOT ACT.

     

    Si on voulait une preuve que toute l’affaire du 11-Septembre n’a absolument rien à voir avec ce qui nous a été raconté, c’est bien que son objectif ultime était d’annuler, d’effacer la Constitution des USA. Comme en France, où Charlie Hebdo a permis non seulement d’effacer la Constitution, mais aussi de réduire les libertés civiles en France. Et ce n’est que le début de ce qui va se passer en Europe.

     

    J’ignore combien d’entre nous s’en rendent compte, mais l’Europe entre directement dans le nazisme. Le coup d’État à Kiev a créé une demi-lune fantastique : Kiev, Ukraine, Pologne, Lettonie, Estonie, Lithuanie, la demi-lune nazie qui pénètre en Europe. Et qui a fabriqué cela ? Les États-Unis d’Amérique, les vrais protagonistes de cette opération.

     

    Alors, s’il s’agit de cela, je suis évidemment favorable à relancer l’affaire du 11/9, en tant que moment révélateur de la crise mondiale.
    Je suis pour, je l’ai fait et je continuerai de le faire. Mais il faut, comment dirais-je, remettre les pendules à l’heure. Ils sont bien plus forts et plus rapides que nous.

     

    Notre action politique doit être plus vaste nous ne devons par nous contenter de dire "il faut découvrir la vérité sur le 11/9". Désolé de le dire comme cela, mais ce qu’il faut montrer ici, c’est la mesure de la crise mondiale que nous vivons actuellement. C’est la seule voie possible. Car le fait de dévoiler ainsi la vérité sur le 11-Septembre, en réalité, tout ce que vous avez vu ce soir peut-être multiplié par 100. Les preuves apportées par R.Gage sont formidables, extraordinaires, i-rré-fu-tables ! Mais nous avons 100 autres preuves. Sous tous ses angles, ses aspects.

     

    Dommage que Massimo Mazzucco ne soit pas là. Le film de Mazzucco est en cela un événement historique. C’est l’encyclopédie du 11-Septembre. Il y a presque tout dans ce film. Nous ne sommes pas obligés de découvrir d’autres choses. Le point fondamental est nous les avons déjà découverts, mais ça ne passe pas. J’ai un blog sur ilFattoQuotidiano, certains le connaissent peut-être, et un autre sur Facebook.
    Quand j’écris un article, et j’en ai écrit énormément, je les enverrai tous à Richard Gage, j’en ai écrit au moine un 20aine ces 2 dernières années. Chaque fois, je décris un morceau de cette mosaïque souvent en utilisant ses informations [de R.Gage] et dernièrement, j’ai écrit sur cette affaire de l’Anthrax. Petit à petit, je construis.

     

    Je participe au groupe Consensus911 qui publie régulièrement des éléments de preuve. Et que se passe-t-il ? Sur le blog d’ilFattoQuotidiano, seul journal d’opposition en Italie, des centaines de personnes m’insultent. Ils m’insultent, et nient l’évidence. J’ai écrit sur mon blog "Richard Gage vient [à Rome], venez le voir". Des centaines de personnes ont répondu : "Ce menteur, cette canaille !" "Gage a 2500 ingénieurs, mais 50 000 autres se taisent !" Il y a des gens qui sont là pour nier l’évidence.

     

    Et j’en termine. Nous ne gagnerons pas sur le 11/9 uniquement avec les arguments du 11/9. Nous devons expliquer ce qui se passe dans le monde et comprendre que le 11/9 a constitué la déclaration de guerre des propriétaires universels contre le reste du monde. Si nous parvenons à expliquer cela, nous réussirons à expliquer le 11/9 bien mieux qu’en accumulant les preuves sur le 11/9 lui-même.

     

    Et donc, bonne chance à tous. Agissons, mais en sachant que nous devons dépasser les simples détails. Cette analyse des détails a déjà été faite. Il y a une montagne de preuves et d’arguments qui ne seront pas entendus. Pourquoi ? Parce que tout le système médiatique est entre les mains de l’ennemi. Alors je vous le redis. Il nous faut une chaine de télévision nationale où nous pourrons montrer tout cela, et pas de temps en temps, mais tous les jours. Nous avons créé PandoraTV.it avec une rubrique spéciale contenant tous les films sur le 11-Septembre.

     

    Et tous peuvent les voir. Tous qui ? Tous ceux qui vont sur Internet. Et qui ne va pas sur Internet [pour s’informer] ? 95% des gens de ce pays.
    Alors, ok, parlons depuis le Web mais nous il faut arriver jusqu’aux téléviseurs dans les foyers, car les radios ne suffisent pas, le 11/9 doit être vu, en effet sans images, impossible de le comprendre. Les créateurs du 11/9 ont voulu que 3 milliards de personnes le voient, de leurs yeux. C’est comme ça qu’ils nous ont eus. Et nous devons leur répondre, si nous en avons la force, aidez-nous, aidez-vous ! En créant une chaine TV qui aille sur tous les téléviseurs d’Italie par satellite, et sur le Web. J’y travaille. Allez sur PandoraTV.it. Regardez ce que nous faisons, et aidez-nous, car c’est le canal "politique", pour lancer une bataille plus vaste.

     

    Merci à tous.

    Giulietto Chiesa

    Traduction : Christophe pour ilFattoQuotidiano.fr

    13 mai 2015

    Source :

    Mise en ligne CV : 17 mai 2015


    votre commentaire