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    Club Valdaï à Sotchi : Vladimir Poutine évoque les grands dossiers nationaux et internationaux

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    Le président russe participe ce 18 octobre à Sotchi à la 15e réunion annuelle du Club de discussion Valdaï. Vladimir Poutine évoquera à cette occasion les grands dossiers internationaux.

     
    • jeudi 18 octobre
      16h55 CET

      «J'aimerais remercier tous les experts [... ] de venir en Russie pour nous parler parce que ça nous donne la possibilité de faire comprendre notre position», a conclu Vladimir Poutine, mettant un terme à plus de deux heures et demie de questions et de réponses.

    • 16h44 CET

      Prenant la parole en anglais, l'ex-Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin s'est inquiété d'un niveau de «dangerosité» selon lui inédit dans le monde. Et de s'interroger : «Comment développer une culture de la paix ?»

      «Evidemment nous pourrions parler de ce sujet très très longtemps», a observé Vladimir Poutine. Et le président de poursuivre en notant que la disparition de l'URSS avait donné lieu à un monde unipolaire dominé par les Etats-Unis, et de voir une solution possible dans un monde où les relations seraient multilatérales.  «Je pense que c'est inévitable, plus vite cela arrive mieux c'est», a-t-il conclu.

       

    • 16h37 CET

      Vladimir Poutine a abordé le sujet controversé de la réforme des retraites en Russie. Selon lui, c'est une mesure inévitable à laquelle il faudra tôt ou tard recourir. Dans le même temps, le président a souligné qu'il comprenait parfaitement les personnes qui ne souhaitaient pas relever l'âge de la retraite.

      «Savez-vous quel est la particularité de la Russie ? Nous avons des gens intelligents. Ils n'approuvent pas [cette mesure], mais ils comprennent que l'État se doit de le faire», a-t-il déclaré.

       

    • 16h21 CET

      Vladimir Poutine a noté la réorientation de l’économie russe, se détournant de l’Europe vers l’Asie. Et le président russe de comparer les Etats-Unis à un empire reposant sur le dollar.

      «Je ne veux blâmer personne [...]Ce sont des empires qui peuvent se permettre d’avoir des pertes mais à un moment les pertes dépassent les capacités et le potentiel de l’empire […] et apparemment nos amis ont agi de cette façon», a-t-il commenté.

    • 15h57 CET

      Revenant sur l'affaire Khashoggi, ce journaliste disparu après s'être rendu au consulat de l'Arabie Saoudite d'Istanbul en Turquie, Vladimir Poutine a pointé du doigt Washington.

      «Il a vécu aux Etats-Unis. C’est de la responsabilité des Etats-Unis», a-t-il estimé, déclarant qu'il n'endommagerait pas les relations entre la Russie et l'Arabie saoudite avant de savoir ce qu'il s'était réellement passé dans le consulat saoudien d'Istanbul.

       

    • 15h38 CET

      Un producteur de fromage russe remercie Vladimir Poutine pour les sanctions. Le président russe corrige : «Il faut remercier les Américains.»

      Les sanctions économiques imposées depuis 2014 à la Russie par les Occidentaux ont, paradoxalement dopé le secteur agro-alimentaire russe, en créant de facto des conditions protectionnistes favorables aux producteurs russes. «Il faut créer de la concurrence sur le marché», a tempéré Vladimir Poutine.

    • 15h33 CET

      Le modérateur de la discussion a observé, à la forme interrogative : «Vous êtes l’une des trois personne sur lesquelles repose le monde...»

      «Et alors ?», a rétorqué Vladimir Poutine.

      «Ca ne vous fait pas peur ?», a clarifié le modérateur.

      «Non», a répondu Poutine.

    • 15h29 CET

      Vladimir Poutine a déclaré que Moscou ne serait prêt à utiliser les armes nucléaires que si la Russie était  convaincue que l’agresseur était sur le point d'attaquer. «Lorsque nous voyons que l'attaque est dirigée contre la Russie, ce n'est qu'après que nous ripostons. Bien sûr, c’est une catastrophe, mais nous ne pouvons pas en être l’initiateur», a-t-il déclaré.

      «L’agresseur devrait savoir que nous, les martyrs, nous irons au ciel et que l’agresseur va simplement crever simplement avant qu’il ne se repente», a-t-il lancé.

    • 15h07 CET

      Vladimir Poutine a de nouveau abordé le sujet de la Crimée: «La Crimée est à nous mais pas parce qu'on est venu la prendre», a-t-il déclaré faisant référence au référendum tenu en 2014.

      «Nous sommes tous démocrates ici. Qu'est ce que la démocratie? Le pouvoir du peuple, qui est vérifié par des référendums. Les gens sont venus en Crimée et ont voté. Il n'y a pas eu de référendum au Kosovo », a-t-il ajouté.

    • 15h05 CET

      Question posée à Poutine: «De quels conflits la Russie at-elle peur ?»

      Réponse : «Aucun. Nous n'avons peur de rien du tout. Nous avons un pays avec un tel territoire, avec une telle défense, avec une telle population, prêt à défendre ses intérêts »

      Vladimir Poutine a  ajouté que tous les pays ne prédisposaient pas les citoyens à donner leur vie pour leur patrie. «Nous en avons un», a-t-il déclaré.

    • 15h01 CET

      A l'occasion de sa visite officielle le 11 novembre 2018, commémoration du centenaire, Vladimir Poutine promet qu'il passera dans les locaux de RT France.

       

      Lire aussi : Vladimir Poutine promet de rendre visite à RT France lors de son passage à Paris, le 11 novembre

    • 14h55 CET

      Sur la présence de forces pro-iraniennes en Syrie, Vladimir Poutine a affirmé que les Etats belligérants qui se sont invités dans le conflit, et qui dénonce l'Iran devraient commencer par garantir qu'ils ne s'ingèreraient pas dans les affaires intérieures syriennes. 

      «Pour que la Syrie renonce aux services de ses alliés [dont l'Iran et la Russie], il faut créer les conditions d'un Etat en Syrie», a précisé le président russe.

    • 14h52 CET

      Sur les relations entre la Russie et les Etats-Unis, Vladimir Poutine s'est montré confiant. «Faire augmenter cette hystérie ce n'est pas notre méthode», a-t-il souligné. Et d'ajouter : «Nous on a avec [Donald Trump un dialogue professionnel et normal», a-t-il jugé, concédant : «Nous avons des points de vue différents».

      «Il est très utile d'avoir une crise très forte pour que les partenaires prennent conscience du danger», a-t-il estimé, faisant référence aux épisodes de tensions extrêmes avec la coalition dite arabo-occidentale dirigée par les Etats-Unis en Syrie, mais aussi aux accusations récurrentes d'ingérence russe supposée dans les élections occidentales.

    • 14h46 CET

      Vladimir Poutine, répondant à la question sur le risque pris en Syrie par la Russie, a déclaré que la Russie avait pour mission d'éviter le pire. Le Président a souligné que, par ses actions, la Fédération de Russie avait évité le danger en causant des dommages considérables aux terroristes. Certains d'entre eux avaient refusé de poursuivre leurs activités, avaient déposé les armes et préservé l'État syrien.

      «Nous avons causé des dommages considérables au terrorisme et avons certainement changé radicalement la situation chez nous, en Russie», a-t-il déclaré.

       

    • 14h40 CET

      Vladimir Poutine est revenu sur la situation sur la rive gauche de l'Euphrate en Syrie où, selon lui, les Etats-Unis s'appuient sur leurs alliés kurdes. Mais dans le même temps il reste des poches contrôlées par Daesh. Le chef d'Etat russe a rappelé par ailleurs que, récemment, les terroristes avaient capturé 130 familles et promis d'exécuter dix personnes par jour.

      «Profitant de leur totale impunité, des terroristes de Daesh ont attaqué le 13 octobre un camp de réfugiés dans la localité d'al-Bahra. Au cours de ce raid, ils ont capturé 130 familles, soit 700 personnes au total, et les ont emmenées à Hadjin», avait précédemment déclaré Vladimir Savtchenko, chef du Centre russe pour la réconciliation des parties en conflit en Syrie.

    • 14h38 CET

      «Il faut lutter contre le financement du terrorisme», a affirmé Vladimir Poutine s'exprimant sur le dossier syrien.

    • 14h35 CET

      Vladimir Poutine sur l'intervention militaire russe en Syrie à la demande de Damas : il fallait éviter, selon lui, la «somalisation» du pays et ses conséquences.

    • 14h32 CET

      Pour Vladimir Poutine, la tragédie de Kertch du 17 octobre est le résultat de la mondialisation.

       

    • 14h26 CET

      Vladimir Poutine a pris la parole dans le cadre de la 15e édition annuelle du club de Valdaï. Plaisantant, le chef d'Etat a dit son espoir que la discussion ne dure pas des heures.

      Dans l'assistance, on note la présence d'ex-Premier ministre de Jean-Pierre Raffarin et de l'ancien président de l'Afghanistan Hamid Karzai ainsi que l'ambassadeur russe à Paris jusqu'en 2017, Alexandre Orlov.

    Attendu ce 18 octobre à la 15e réunion annuelle du Club de discussion Valdaï, le président russe Vladimir Poutine devrait s'exprimer sur les grands dossiers de l'actualité internationale. 

    Le Club de discussion Valdaï est un forum international annuel qui vise à rassembler des experts pour discuter de sujets internationaux importants.

    Lire aussi : Corée du Nord, Syrie, JO... Retour sur les points forts du discours de Poutine au Club Valdaï (2017)

    https://francais.rt.com/international/54694-vladimir-poutine-participe-15e-reunion-club-valdai-sotchi


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    Syrie: Qui étaient les opposants d'Assad en 2011, et pourquoi "la révolution" a commencé. Ce que les merdias avaient caché...

    En lisant l'article joint plus bas sur la nouvelle Loi du Président Assad, j'ai soudain compris ce qui s'était réellement passé en mars 2011 quand tout a commencé. Le Président avait des ennemis, oui, mais il s'agissait juste d'une frange de Sunnites radicaux, fanatiques, Wahhabites et Frères musulmans, dont Israël, USA, la France etc, se sont servis ensuite pour tenter de renverser Celui qui incarne tout ce qu'ils détestent surtout dans les pays Musulmans : L'amour de la Nation, le souverainisme, la tolérance, une société multiculturelle, la laïcité, la modernité, le socialisme, et surtout, l'antisionisme... On verra donc la différence entre les mensonges du journal de l'OTAN, Le Monde, et la réalité, sur Almanar.com, à partir de différentes sources et de l'AFP sur la Loi d'Assad...

    Chantal Dupille dite eva R-sistons

     

    médias prostitués

    Syrie: Qui étaient les opposants d'Assad en 2011, et pourquoi "la révolution" a commencé. Ce que les merdias cachent...

     

    Du soulèvement populaire au conflit international, 7 ans de guerre en Syrie

    Au début de 2011, le monde arabe est traversé par des soulèvements populaires contre les pouvoirs en place. De premiers appels à manifester sont lancés sur les réseaux sociaux syriens en février 2011. Mais l’état d’urgence, en vigueur depuis 1963, et le maillage de l’appareil sécuritaire empêchent tout regroupement.

    L’arrestation et la torture de quinze enfants, qui ont tracé sur le mur de leur école de Deraa, dans le sud du pays, un slogan entré dans l’histoire : « Jay alek eil ed-dor ya doctor » (« Ton tour arrive, docteur »), change la donne. « Docteur » est le surnom de Bachar Al-Assad, ophtalmologue de formation devenu président en 2000. L’événement se déroule sur un terreau de ressentiment de la majorité sunnite écartée du pouvoir et de souffrances accumulées pendant quatre décennies de dictature du clan alaouite des Al-Assad, celle du père, Hafez, puis du fils Bachar. Le 15 mars 2011, Deraa voit son premier rassemblement, timide. L’insurrection ne gagne réellement la ville que le vendredi suivant, lors d’un rassemblement violemment réprimé. La révolution est lancée et se répand comme une traînée de poudre dans le reste du pays. (..)

    https://www.lemonde.fr/proche-orient/visuel/2016/03/15/du-soulevement-populaire-au-conflit-international-cinq-ans-de-guerre-en-syrie_4882825_3218.html

     

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    Syrie :  Damas veut séparer la politique de la religion

     

    Le président syrien Bachar al-Assad a signé une nouvelle loi encadrant plus strictement l’activité des religieux musulmans, leur interdisant d’utiliser des lieux de culte à des « fins politiques » ou de voyager à l’étranger sans autorisation, selon les médias d’Etat.

    Le texte, adopté mercredi par le Parlement puis signé vendredi par le président, interdit aux imams d’appartenir à des partis politiques non autorisés, de participer à des conférences en Syrie ou à l’étranger et de quitter le territoire syrien sans l’autorisation du ministre des Affaires religieuses.

    En 2011, certaines mosquées syriennes étaient devenues le point de départ de manifestations contre le pouvoir syrien. Elles propageaient surtout la pensée wahhabite et celle des Frères musulmans. Ce parti avait tenté de renverser le pouvoir syrien dans les début des années 80 du siècle dernier.


    Des manifestations censées réclamer des reformes prodémocratie ont rapidement tourné vers des actions de terrorisme, contre des centaines de policiers et de militaires abattus dans les rues dans diverses régions syriennes. C’est alors que les autorités syriennes ont lancé une campagne de répression contre les auteurs de ces actions et ces derniers n’ont pas tardé à militariser la contestation avec l’aide de puissances régionales et internationales.

    Le nouveau texte met en garde les religieux contre « l’incitation à la haine confessionnelle » et « l’exploitation des tribunes (des mosquées) à des fins politiques ».
    Il limite également le mandat du mufti de la République, la plus haute autorité musulmane, à trois ans renouvelables, au lieu d’une durée illimitée.
    L’actuel mufti, Ahmad Badreddine, occupe cette position depuis 2004.
    Dans une récente intervention, il a mis en garde contre le mélange entre la religion et la politique, qui peut générer l’extrémisme.


    « Lorsque la religion interfère avec la politique elle devient un parti politique. Le problème est qu’il y a des hommes de religion  qui semblent comme s’ils ont ouvert des commerces et se sont mis à marchander », a-t-il déclaré.

    Le ministère des Affaires religieuses devra, en parallèle, se « coordonner avec les ministères de l’Information et de la Culture pour superviser les programmes religieux dans les médias, ainsi que les publications religieuses », selon la nouvelle loi.

    Cette réforme a suscité différentes réactions. Certains jugent qu’elle permettra de « lutter contre l’extrémisme » et d’autres craignent qu’elle ne soit l’expression d’une volonté de museler davantage les voix dissonantes et critiques du pouvoir.
    « Cette loi permet au ministère Affaires religieuses de s’ingérer même dans des activités qui ne relèvent pas de son domaine comme les publications », affirme à l’AFP un avocat syrien, ayant requis l’anonymat.

    Le ministre des Affaires religieuses, Mohamad Abdel Sattar al-Sayed, s’est lui félicité d’une « première » permettant de définir des « limites à l’activité religieuse » ainsi que des « conditions pour la désignation des imams et des orateurs ».

    Sources: AFP; Autres

     

    http://french.almanar.com.lb/1080664

     

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    Macron et sa majorité préparent la plus terrible attaque contre nos salaires de toute notre histoire.

    Macron et sa majorité préparent la plus terrible attaque contre nos salaires de toute notre histoire

    Gérard Filoche

    Ce n’est pas une politique "du centre" c’est une politique à la Margaret Thatcher qui menace.

    13 6 2017

     
    Macron et sa majorité préparent la plus terrible attaque contre nos salaires de toute notre histoire.

    En plus des ordonnances pour la casse d'un siècle de droit du travail, Macron, confirmant sa majorité, prépare la plus terrible attaque contre nos salaires de toute l'histoire de notre pays.

    Du jamais vu.

    Il va supprimer le salaire brut.

    Ce n'est pas une politique "du centre" c'est une politique à la Margaret Thatcher qui menace.

    Les grands médias des 9 milliardaires font mine de nier ou déforment la réalité : comme si seul comptait le salaire net en bas de la feuille de paie.

    Mais non, c'est le salaire brut qui compte!

    Réexpliquons le à nos concitoyens car le pouvoir cherche à supprimer les feuilles de paie papier et à les "simplifier" pour ne pas qu'on voit la manœuvre.

    Le salaire net c'est pour payer la force de travail.

    Le salaire brut c'est pour payer la reproduction de la force de travail.

    Le salaire net on vit avec au mois le mois

    Le salaire brut on vit avec tout au long de la vie.

    Le salaire net vous permet de consommer et de vivre quotidiennement.

    Le salaire brut vous permet de faire face à tous les aléas de la vie, quand vous avez besoin de logement, quand vous êtes en charge de famille, quand vous êtes malades, quand vous avez un accident du travail ou une maladie professionnelle, quand vous êtes au chômage, et quand vous êtes en retraite.

    Les cotisations ne sont pas des impôts, elles sont obligatoirement pré affectées à ce pourquoi elles sont collectées, elles ne vont pas aux caisses publiques, car les différentes caisses de Sécurité sociale sont de droit privé (et devraient être gérées par les cotisants, les représentants des salariés normalement élus comme cela l'était à l'origine de la "Sécu". Allez revoir le film "La sociale" de Gilles Perret).

    Le salaire brut ce n'est pas une "charge" comme ils le disent, c'est un bonheur.

    C'est une partie du salaire mutualisée et redistribuée à chacun selon ses besoins, c'est ce qu'il y a de plus beau dans notre pays.

    Le salaire brut vous est redonné en "temps différé" quand vous êtes malades, en "temps indirect" pour le logement, mais aussi en "temps réel" quand vous êtes en retraite (car dans ce cas il va en direct, de ceux qui travaillent à ceux qui sont en retraite, la retraite par répartition n'est pas une épargne !).

    C'est le capital, l'actionnaire, l'employeur qui paient votre protection sociale, le salaire brut, chaque mois, en même temps que votre salaire.

    Macron a déjà supprimé les cotisations familiales, il a baissé les cotisations parfois jusqu'à 1,6 ou 1,9 fois le smic. Là, il supprime et remplace tout par l'impôt.

    C'est nous, par nos impôts, qui paieront dorénavant à la place de notre patron. Un hold up de 470 milliards contre nous! Un cadeau géant de 470 milliards pour le Medef.

    Pour tenter de masquer ça, ils vont augmenter de quelques euros votre salaire net mais baisser de centaines d'euros votre salaire brut.

    Ils baissent le haut de la feuille de paie en faisant croire qu'ils augmentent le bas de celle-ci. C'est un coup de bonneteau.

    Et c'est pourquoi Macron diffère le prélèvement de l'impôt à la source prévu fin janvier 2018, purement pour manipuler, cacher cette énorme arnaque.

    Et voilà pourquoi, sur le fond, il faut résister aux effets des scrutins de mai et juin 2017, on le peut, on le doit car il s'agit pour "En marche", d'une majorité artificielle et très dangereuse:

    1) Les abstentions du 11 juin ont une immense portée, la moitié du pays s'est détournée du résultat final. Même s'il obtient un groupe "godillot" déraisonnablement gonflé, Macron n'obtient que 31% de 50% des exprimés, ce président a été élu avec environ 14 à 16 % d'adhésion à sa personne, les autres voix il les a eues par défaut, à cause du mécanisme institutionnel en cascade anti-démocratique de la V° République. Et là, en dépit de toutes les apparences, c'est une perte sèche de plus de 30 % des voix en chiffre absolu. Ce record historique des abstentions signifie un pouvoir contesté et contestable. Quand on étudiera en détail on verra que la gauche est là mais qu'elle s'est massivement abstenue, parce que ses électeurs sont sur la défensive depuis le terrible désastre du 23 avril provoqué par l'échec tragique du quinquennat Hollande-Macron-Valls puis par la division Mélenchon-Hamon.

    2) Le 18 juin, on peut et on doit sauver tout ce qui peut l'être des députés de gauche au deuxième tour. Si on veut additionner des voix pour ça, ce sont celles de toute la gauche, rose, rouge, verte, il faut faire tout ce qu'on peut pour un désistement systématique et réciproque FI, PCF, EELV. Sauver tout ce qu'on peut de ce camp-là c'est résister et reconstruire l'avenir avec une gauche authentique et unitaire.

    Pour avoir un groupe parlementaire rose rouge vert indépendant capable de combattre Macron-Thatcher, j'appelle au désistement systématique et réciproque pour FI, EELV, PCF, et le PS anti Macron. J'appelle encore et toujours à l'unité à gauche décisive qui a fait si cruellement défaut. Mais que ce soit clair: pas une voix de gauche pour celles et ceux qui ont soutenu Macron où se sont réclamés de sa "majorité présidentielle".

    https://www.huffingtonpost.fr/gerard-filoche/macron-et-sa-majorite-preparent-la-plus-terrible-attaque-contre_a_22137311/?ncid=other_twitter_cooo9wqtham&utm_campaign=share_twitter

     


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    Nouveau ! Suivez ma sélection d'infos (+ mes commentaires), chaque jour, ici :

    http://eva-r-sistons.eklablog.com/l-actualite-commentee-par-eva-r-sistons-a-partir-du-1-octobre-2018-a148829850

    France, le goulag est en marche: des lycéens, mineurs arrêtés au lycée Arago (Paris 12ème) détenus dans des conditions dignes de la gestapo

    Peuple de France, le goulag est en marche… La répression systémique de la jeunesse est la marque de l’infamie totalitaire. Il est grand temps que le peuple réalise qu’il n’y a pas plus de liberté et de liberté d’expression au sein de l’État que de beurre en branche. La France et sa république bananière n’échappe en rien à la règle, il suffit de lire ce qui suit pour s’en convaincre.
    Tout pouvoir coercitif induit en lui-même sa résistance,… Tout peuple sujet à la coercition et au muselage de ses droits (devenus privilèges temporaires…) est en état de légitime défense, à ce titre…

    Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
    Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaîne ?
    Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c’est l’alarme.
    Ce soir l’ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.

    Montez de la mine, descendez des collines, camarades !
    Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.
    Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite !
    Ohé, saboteur, attention à ton fardeau : dynamite…

    C’est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
    La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
    Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves.
    Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève…

    Ici chacun sait ce qu’il veut, ce qu’il fait quand il passe.
    Ami, si tu tombes un ami sort de l’ombre à ta place.
    Demain du sang noir séchera au grand soleil sur les routes.
    Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute…

    Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu’on enchaîne ?
    Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?

    ~ Résistance 71 avec Joseph Kessel et Maurice Druon ~

    Mise à jour du 10/10/18: Couverture internationale de la répression de l’état français sur les Gaulois Réfractaires aux inepties d’un système à la dérive total(itair)e. Cette photo de ce lycéen couvert de sang va faire le tour du monde sûr et certain…

    https://www.rt.com/news/440806-paris-demonstration-clashes-police/

     

     

    Soutien aux interpellé.e.s lycéens pacifiques d’Arago qui ont manifesté pacifiquement contre parcoursup, rendez-vous  les 19 et 22 octobre 2018 au TGI

    Source anonyme

    9 octobre 2018

     

    « On les a traités comme des terroristes » : la colère des parents des jeunes interpellés au lycée Arago, à Paris

    Après avoir occupé le lycée Arago, dans le 12e arrondissement de Paris, plusieurs dizaines de manifestants ont été interpellés et placés en garde à vue, mardi. Interrogés par franceinfo, leurs parents s’indignent des conditions de leur détention. 

    « Cinq heures dans un bus sans sortir puis une nuit à croupir dans une cellule où des gens font leurs besoins par terre… Ça me révolte en tant que parent qu’une jeune de 16 ans soit confrontée à ce genre de situation ! » Réunis devant les grilles du tribunal de grande instance de Paris, jeudi 24 mai, plusieurs parents d’élèves du lycée Arago, situé dans le 12e arrondissement, dénoncent les conditions dans lesquelles leurs enfants ont été interpellés

    « Enfermés sans manger ni aller aux toilettes »

    Autour de 20 heures, les manifestants sont transportés vers un commissariat du 18e arrondissement. « Mon mari les a suivis. Il a vu que les jeunes étaient restés enfermés dans des bus pendant près de cinq heures, jusqu’à environ minuit et demi, sans manger ni aller aux toilettes. C’est très grave », raconte la mère de Lila*, adolescente de 16 ans, scolarisée dans un autre lycée parisien.

    Après la signification de leur placement en garde à vue, les jeunes sont répartis dans différents commissariats de la capitale. Lila passe la nuit dans des locaux du 4e arrondissement. « Nous, nous avons eu de la chance parce que nous avons réussi à savoir où elle avait été transportée, mais beaucoup de parents sont restés sans aucune nouvelle de leurs enfants », s’indigne sa mère.

    « J’ai passé la nuit à passer des coups de fil »

    Pour retrouver la trace de sa fille, Hélène* a ainsi multiplié les appels. « J’ai passé la nuit à passer des coups de fil à tous les commissariats de Paris, mais on ne me disait rien. Ce n’est que le lendemain à midi que j’ai réussi à savoir où elle était. » Une mère de famille présente devant le tribunal de grande instance de Paris livre un récit similaire. « Heureusement, ma fille a pu me téléphoner lorsqu’elle était dans le bus pour me prévenir qu’elle avait été arrêtée, explique-t-elle. Sinon je n’aurais rien su avant 3 heures du matin, au moment où la police m’a appelée pour me dire que ma fille était placée en garde à vue. »

    « Certains jeunes ont été baladés de commissariat en commissariat, sans pouvoir contacter leur famille ! C’est tout bonnement scandaleux », estime de son côté Jean-Jacques Renard, vice-président de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) de Paris.

    ”Ces jeunes sont juste rentrés dans un lycée pour manifester et on les a traités comme des terroristes. C’est absolument disproportionné comme réaction.”

    — Jean-Jacques Renard, vice-président de la FCPE Paris

    https://www.francetvinfo.fr/economie/greve/on-les-a-traites-comme-des-terroristes-la-colere-des-parents-des-jeunes-interpelles-au-lycee-arago-a-paris_2767807.html

    Non à la répression policière et judiciaire ! Non aux procès politiques ! Que vive la solidarité face à la répression !

    Le 22 mai dernier, suite à la manifestation de la fonction publique, 102 personnes dont une quarantaine de mineurs sont interpellées dans le lycée Arago qu’ils occupaient afin d’organiser pacifiquement une assemblée générale.

    Leur garde à vue, prolongée par une nuit au dépôt et un déferrement au parquet pour la plupart d’entre eux, sera particulièrement indigne, longue (48h en moyenne, jusqu’à 60h pour certains) et entachée d’erreurs de procédures. Quasiment tous ces jeunes ont fait l’objet d’un fichage photo, digital et souvent ADN. Pour deux d’entre eux, sans aucun antécédents judiciaires : de la détention provisoire, plus de trois semaines pour l’un d’eux !

     

    Les charges retenues contre ces jeunes sont délirantes et scandaleuses : « intrusion dans un établissement d’enseignement scolaire, les faits ayant été commis en réunion dans le but de troubler la tranquillité ou le bon ordre de l’établissement », « rassemblement en vue de commettre des dégradations », etc.

    Il s’agit, selon juristes et avocats, d’un détournement, à des fins de répression, d’un article du code pénal destiné à réprimer des “casseurs”, d’un dévoiement des droits politiques et syndicaux. Ces procès sont donc bien plus graves que de simples histoires de jeunes qui passent devant la justice pour quelques bêtises en manifestation ; ces procès soulèvent des questions beaucoup plus dérangeantes, qu’il est temps d’écouter et d’affronter : jouissons-nous encore, en France, de la liberté d’expression ? Sommes-nous toujours en État de droit ? Pouvons-nous accepter que des citoyens soient inquiétés alors qu’ils ne faisaient qu’exercer leur droit à manifester, à se rassembler pour discuter pacifiquement de lois iniques : Parcousup, loi ORE en l’occurrence ? Pouvons-nous accepter de glisser vers un musellement de la parole du peuple sans réagir ?

    Le 19 octobre sera examinée l’incompétence ou non du tribunal vu le caractère politique de cette affaire.

    Enfin, n’oublions pas et restons solidaires avec les 26 personnes

    Passage au tribunal :

    * Rendez-vous le vendredi 19 octobre à 13h30 au tgi, 10e chambre correctionnelle, section 2 (7 prévenus en procès)

    * Rendez-vous le lundi 22 octobre à 9h au tgi, 29e chambre correctionnelle (5 prévenus en procès)

    Rendez-vous de soutien :

    * Rendez-vous le mardi 16 octobre à 18h30 à la bourse du travail République pour préparer la mobilisation et organiser le soutien au tgi, à l’appel de la coordination contre la répression et les violences policières

    * Rendez-vous le mercredi 17 octobre à 19h pour la 8e ronde des libertés autour du lycée arago, ronde qui préparera les rassemblements au TGI des 19 et 22 octobre

    https://paris.demosphere.eu/rv/63910

    contact : comitearago22mai@framalistes.org

    https://paris-luttes.info/soutien-aux-interpelle-e-s-d-arago-10856

    Le but du procès contre les lycéens manifestant contre Parcoursup est de « Traumatiser les jeunes pour les empêcher de se mobiliser »

    témoignages de la maltraitance des lycéens manifestants contre Parcoursup pacifiquement pendant leur arrestation « on a été parqué 5 heures dans un bus de CRS, sans eau, sans nourriture, sans pouvoir contacter nos parents »

    https://youtu.be/LEpcwl0n6BE

    Une vidéo qui montre comment les lycéens qui ont manifesté pacifiquement contre Parcoursup au lycée d’Arago ont été traités comme des terroristes:

    Des CRS casqués, armés encerclant le lycée pour attraper les lycéens qui voulaient manifester contre la réforme Blanquer. Lequel veut interdire le téléphone portable…On se demande pourquoi…Pour empêcher de filmer les bavures policières par exemple…

    https://youtu.be/cUizXPtzZhM

    le président de l’UNL est intelligent, il a compris que la suppression des profs c’est pour mieux fliquer les élèves:

    «Nous allons supprimer 2600 postes de professeur•e•s au lycée. Ces économies nous permettront de financer une brigade spéciale qui sera chargée de tabasser les lycéen•ne•s qui protestent contre les 2600 suppressions de postes ».https://twitter.com/l_boyard/status/1046805932905238528

    En plus du flicage dans les lycées, une directrice de lycée lance une interdiction du portable pour empêcher de filmer les bavures policières

    https://twitter.com/unl57/status/1047529098673840128

    Sarkozy voulait mettre des flics dans les lycées

    http://www.leparisien.fr/societe/des-policiers-dans-les-53-etablissements-les-plus-durs-06-05-2010-911243.php

    Sarkozy est pour la sélection à l’université

    https://www.letudiant.fr/educpros/actualite/nicolas-sarkozy-prone-la-liberte-de-selectionner-a-l-universite.html

    Les portables au lycée interdits dès la rentrée prochaine

    Le Sénat veut autoriser les lycées à interdire les portables via leur règlement intérieur pour empêcher les lycéens de filmer les bavures policières, car on l’a vu, les flics arrêtent les journalistes qui filment les arrestations de lycéens par les policiers

    http://www.lepoint.fr/societe/vers-une-interdiction-du-portable-dans-les-lycees-17-07-2018-2236896_23.php

    2 journalistes qui ont filmé la violente arrestation des lycéens manifestant contre Parcoursup au lycée Arago ont été arrêtés

    https://www.streetpress.com/sujet/1528812614-reporters-independants-occupation-arago

    Le 22 mai, environ 130 lycéens inquiets qui protestaient contre Parcoursup et occupaient

    pacifiquement le lycée Arago ont été arrêtés. D’autres arrestations, y compris de mineurs ont eu lieu dans plusieurs établissements parisiens.

    Ces jeunes ont été frappés par une répression inouïe, et cette première rencontre avec la Justice les a traumatisés ainsi que leur famille. Retenus 6 heures dans un bus bondé, sans toilettes, ni eau ni nourriture, gardes à vue prolongées, conditions de détention indignes, mineurs fouillés à corps, mineurs et jeunes majeurs déférés au Parquet placés sous contrôle judiciaire, jeunes placés en détention provisoire…

    Les témoignages sont nombreux et concordants, et ils n’émanent pas de prétendus casseurs.

    Le SNES-FSU condamne avec la plus grande fermeté les violences policières dont sont victimes les jeunes qui manifestent leur opposition au projet de tri social qu’est Parcoursup.

    Il soutient les jeunes et leurs familles indûment poursuivis, et appelle à les soutenir en participant au rassemblement qui aura lieu à Paris le 15 juin 2018.

    https://www.snes.edu/Lyceens-contre-Parcoursup-en-garde-a-vue-le-peril-jeune.html

    2 journalistes qui ont filmé la violente arrestation des lycéens manifestant contre Parcoursup au lycée Arago ont été arrêtés

    https://www.streetpress.com/sujet/1528812614-reporters-independants-occupation-arago

    Avec le LPC, l’Etat français entreprend silencieusement le fichage informatique centralisé des compétences des citoyens, dès l’école et tout au long de la vie

    l’éducation nationale n’a cessé de développer le fichage des enfants jusque dans l’enseignement supérieur et en apprentissage, multipliant notamment les environnements numériques de travail (ENT) et les téléservices en partenariat avec les collectivités territoriales et/ou au bénéfice de partenaires privés

    Un courrier interne a également été dévoilé en mai 2017, démontrant que le ministère s’apprête à mettre les bases de données scolaires, y compris les répertoires des élèves, à disposition des GAFAM (Google, Appel, Facebook, Amazon, Microsoft et autres géants du web) et ce, dans un vide juridique total reconnu par la Cnil, ouvrant la porte à la commercialisation des données scolaires et au profilage des élèves par des sociétés privées (assureurs, recruteurs…).

    Aujourd’hui, avec le retour de Blanquer aux commandes, mais cette fois comme ministre, de nombreux projets menacent l’éducation nationale et les pédagogies émancipatrices. La liberté pédagogique des équipes est menacée par un management pseudo-scientifique aux résultats, avec notamment le retour et la multiplication des évaluations nationales, favorisant les méthodes transmissives. La réforme du travail placera plus que jamais l’école dans un rôle de préparation à l’employabilité, dans un esprit de compétition exacerbée du marché des travailleurs, où chacun devra se vendre, sur la base de ses compétences. La lutte contre le Livret scolaire numérique LSUN ne peut être isolée de ces « réformes » qui sapent l’éducation.

    https://retraitbaseeleves.wordpress.com/2017/09/12/appel-a-la-convergence-des-luttes-contre-le-lsun/

    https://resistance71.wordpress.com/2018/08/31/education-sous-nouvel-ordre-mondial-la-vaste-fumisterie-elitiste-de-parcoursup-et-de-ses-sponsors-prives/

    Le 22 mai 2018 se tenaient à Paris et dans toute la France des manifestations, regroupant des fonctionnaires, des étudiant.e.s, des lycéen.ne.s, des cheminot.e.s , des salarié.e.s de l’énergie.

    Des dizaines de milliers d’individu.e.s sont descendu.e.s dans la rue pour se dresser et protester contre les réformes de notre gouvernement et contre les politiques actuelles.

    Le 22 mai 2018, à Paris, 12e arrondissement, s’est tenu un rassemblement devant le lycée Arago, improvisé par des étudiant.e.s et des lycéen.ne.s, venu.e.s protester contre les inégalités engendrées par ParcourSup. Ces manifestant.e.s sont rentré.e.s dans le lycée afin de tenir une occupation pacifique, et ont organisé rapidement une Assemblée Générale afin de discuter de la suite des événements dans le calme et le respect des lieux.

    Le 22 mai 2018, dans le lycée Arago, 101 jeunes ont été interpellé.e.s, arrêté.e.s, et placé.e.s en garde à vue. Parmi ces 101 étudiant.e.s, nous constations la présence de mineur.e.s, parfois très jeunes. En résumé, ce sont 101 jeunes non masqué.e.s, non armé.e.s et non agressif.ve.s, venu.e.s avec pour seule intention celle de débattre, que le gouvernement a arrêtés.

    Nous dénonçons les conditions de détention absolument honteuses, enfermé.e.s à plus de 60 dans un bus de 30 places pendant plus de 4 heures, garé dans le parking souterrain du commissariat du 18e arrondissement, puis parqué.e.s dans ce même parking comme des animaux, sans eau, sans droit d’aller aux toilettes, sans information. Nous dénonçons aussi les interrogatoires, la pression mise à des jeunes mineur.e.s, les cellules de 9 mètres carrés remplies par 25 personnes, les actes de violence de certains policiers, les mensonges sur les heures de sortie, les nombreux vices de procédures. Ces jeunes ont été pour la plupart retenus 60h en garde à vue avec l’impossibilité de contacter leurs proches.

    Ce procès est un procès politique

    Le Jeudi 24 mai 2018, 67 d’entre eux ont été déférés en comparution immédiate : parmi eux la plupart ont été mis en examen pour des charges telles que “intrusion” et “rassemblement en vue de commettre des dégradations” ; amenant une interdiction de pénétrer dans Paris jusqu’à la date du procès.

    Ce procès est un procès politique. Aucune violence de la part des interpellé.e.s, aucune dégradation : rien ne justifie de telles sanctions, une telle dureté, si ce n’est faire peur aux lycéen.ne.s qui se mobilisent, aux manifestant.e.s, à ceux et celles qui font entendre leur voix !

    Ces procès sont bien plus graves que de simples histoires de jeunes qui passent devant la justice pour quelques bêtises en manifestation ; ces procès soulèvent une question beaucoup plus dérangeante, que certains voudraient étouffer : avons-nous encore une totale liberté d’expression ?

    Ces actes sont la preuve que nous glissons peu à peu vers un musèlement de la colère du peuple, vers un État de droit privatisant tout ce qu’il y a à privatiser et qui ne fonctionne que pour la machine bien huilée du patronat.

    La masse grondante dans la rue n’est pas une bande de gauchistes en manque d’attention ; nous sommes les étudiant.e.s mécontent.e.s, réclamant un libre accès aux études supérieures et du budget pour nos universités.

    Nous sommes les lycéen.ne.s à qui l’on refuse le droit d’étudier parce que nous n’avons pas eu les mêmes chances que certain.e.s plus aisé.e.s, et qui voyons nos rêves balayés par la politique de sélection profondément inégalitaire de ParcourSup.

    Nous sommes les cheminot.e.s , les fonctionnaires, les professeurs, les révolté.es, nous sommes la voix de toutes et tous les mécontent.e.s et nous sommes celles et ceux qui nous battons pour des droits que l’on nous refuse.

     Militant.e.s de tous bords, citoyens et citoyennes : le gouvernement préfère aujourd’hui arrêter 101 d’entre nous plutôt que d’écouter les dizaines de milliers qui sont dans la rue. Nous ne nous laisserons pas faire ; et nous avons besoin de vous. Nous avons besoin de votre voix, vos déclarations, de votre parole, mais aussi et surtout de votre présence devant le TGI

    https://paris-luttes.info/101-a-arago-des-milliers-devant-le-10418

    Mathilde Larrere, enseignante, s’est rendue au rassemblement organisée devant le lycée en soutien aux lycéens arrêtés dans la manifestation pacifique contre Parcoursup, elle raconte :

    « Je suis allé au rassemblement en soutien aux gamins interpellés, ils seraient une soixantaine, dont un très grand nombre de mineurs. Ils sont élèves à Arago, Condorcet (Montreuil), Voltaire, etc. Ils sont rentrés dans le lycée Arago pour tenir une assemblée générale. La proviseure a appelé la police qui est alors entrée dans l’établissement. Les élèves ont été pressés, tous fouillés, palpés plusieurs fois. Une gamine a fait une crise d’angoisse, les pompiers ont donc été appelés et ont dû arracher à la police le droit d’entrer dans l’établissement. La mère a été appelée mais la police a refusé de la faire entrer. Finalement les pompiers sont parvenus à la faire rentrer puis la gamine a été évacuée en ambulance : c’est la seule qui n’ait pas été interpellée. Elle a pris la parole en larme lors du rassemblement, inquiète pour ses copains les autres gamins emmenés dans des bus. Certains ont 15 ans, ils sont restés dans ces bus plus de 4 h, sans eau, sans accès au toilettes, sans pouvoir voir d’avocat et sans pouvoir appeler leur parents. Certains parents ont écumé les commissariats toute la nuit à la recherche de leur progéniture. Lors du rassemblement de soutien, soit 24h après leur arrestation, certains parents ne savaient toujours pas où leur enfant était gardé à vue.

    Sur twitter, un parent élu FCPE évoque des ordres venant de « beaucoup plus haut ».

    A l’issue de leur garde à vue, les lycéens passent ce soir une deuxième nuit derrière les barreaux et seront déférés au Parquet demain matin, à la stupéfaction des policiers qui pensaient les relâcher et déclarent aux parents que « l’ordre vient de beaucoup beaucoup plus haut ! »

    Le message gouvernemental est clair : ceux qui refusent d’être évalués, sélectionnés et triés par des algorithmes de Parcoursup, le seront par la police. Les lycéens l’entendront-ils de cette oreille ?

    https://lundi.am/Arago-101-lyceens-et-grevistes-places-48h-en-garde-a-vue

    Témoignage d’une arrêtée du lycée Arago

    « J’ai les jambes qui tremblent, mon corps se place dans la forme de mon voisin. Je commence à concevoir pleinement l’espace qui nous entoure comme une denrée précieuse et rare. Cela fait quatre heures déjà, que nous sommes enfermés. »

    Pour ma part, j’ai eu l’honneur de me faire fouiller deux fois de suite étant donné que la première flic avait oublié de transmettre à l’OPJ ma feuille de fouille.

    Je suis emmenée un peu plus tard, en compagnie de 3 filles que je ne connais pas, dans un camion fourrière qui nous divisera dans deux commissariats différents. Nous arriverons, avec Sardine, dans le commissariat du Xe arrondissement. L’idée de me faire encore enfermer dans une boîte sans air me file une nausée terrible. Une fois dans la cellule, on arrive tout de même à s’endormir, à même le sol, en compagnie d’une Bulgare avec qui nous n’avons pas vraiment fait connaissance puisque cette dernière ne parle pas un mot de français. Il est environ 3 heures du matin. Je fais tout au long de la nuit des rêves étrangement heureux, me promenant, libre, en compagnie d’êtres imaginaires. Songes, bien sûr, qui se solderont par la frustration de se retrouver derrière les barreaux.

    Nous sommes réveillées aux alentours de 7 heures avec l’offre de nous sustenter de gâteaux bretons périmés depuis 2014 et une brique de jus d’orange concentré. Je décline la proposition. Sardine part ensuite avec un de ces porcs. Elle revient quelques instants plus tard : elle a refusé les empreintes. C’est à mon tour, je m’exécute (il m’ont, par le passé, déjà volé mes mains). Le type en question qui m’imprime les doigts est une sorte de nain à l’expression remarquablement apathique, nous l’appellerons ici Humpty Dumpty. Hmpty Dumpty étant remarquablement petit, il fut donc dans l’impossibilité d’atteindre le mètre mesureur, relevé alors à son maximum. Je vis qu’il était dans l’embarras, et lui proposa avec amusement de le descendre à sa place.

    Je regagnais ma cellule quand Sardine fut remmenée par le même gars, suivi, cette fois-ci, d’un bonhomme de deux mètres de haut, soi-disant « chef du département des empreintes » (qui, à mon avis, n’était qu’un malabar de la BAC). L’entretien me paraît long, trop long. Quinze minutes, une demi-heure passent, quand revient, toute abattue, ma petite compagne de cellule. « Ils m’ont dit que si je refusais ils m’enverraient en prison, que j’aurais une amende…

    — Mais je t’avais dit que c’était faux, c’est que du mensonge !

    — Je sais, j’ai craqué, c’est tout. »

    Les larmes lui viennent et ma haine s’aiguise immanquablement.

    Nous faisons peu à peu connaissance en jouant aux devinettes, pour nous divertir de la situation. L’heure du déjeuner se fait sentir. On nous porte, par une petite trappe dérobée, deux plats en plastique fumants. Le riz méditerranéen est une première pour Sardine, qui le goûte sans trop rechigner. Pour ma part, j’aborde la nourriture fossilisée avec autant de méfiance qu’une tarentule m’inspire. Je n’ai pas faim de toute façon.

    Nous devons passer désormais en audition. Nous nous étions accordées au préalable, pour ne rien dire. « Je n’ai rien à déclarer ». Fallait voir sa gueule à l’OPJ. On ne démordait pas. Ayant remarqué notre obstination, les flics décident de nous faire la totale. Sardine sera encore la première. En 5 minutes cette fois ils ont réussi à la convaincre de donner son ADN. Je fulmine. Le géant de deux mètre s’amène pour moi, je réplique :

    « —Si c’est pour me prendre mon ADN ça sert à rien de me faire

    déplacer. Je ne le donnerai pas.

    — C’est ce qu’on va voir. On va s’expliquer d’abord.

    — Ouais, on va s’expliquer. »

    J’avais le mord. Une envie de tuer presque. Il me jette dans la petie salle des empreintes, se tient en face de moi, ce colosse à la voix pincée (on aurait dit qu’il s’était coincé les couilles dans un tiroir) et me dit, en montrant ses dents, comme un chien enragé :

    « — Bon, tu va me le donner maintenant ton ADN, comme ta petite copine !

    — Je n’ai rien à déclarer, en serrant les dents, pour l’imiter.

    — Mais encore ?

    Je ne réponds pas.

    — MAIS ENCORE ?

    — Je vous ai déjà répondu. J’ai rien à vous dire.

    — Mais encore ?

    — Vous êtes sourd ou quoi ? Je changerai pas d’avis.

    Il me cause toujours tandis que je lutte pour garder mon sang froid. Je finis pour dire :

    — Bon tu vas me frapper maintenant pour que je donne c’est ça ?

    — Tu joues à quoi là ? t’es gogol ou quoi ?

    — Ouais j’suis gogol, totalement gogol. »

    Il finit par me faire sortir :

    « Tu vas voir, tu vas te retrouver avec trois mois fermes ! j’te mets en prime une remarque sur ton comportement ! »

    Je retrouve Sardine.

    « J’l’ai pas donné. » et là, j’éclate en sanglots, à la fois de joie pour lui avoir tenu tête mais aussi pour libérer ma réelle frousse.Le garçon se débat, il crie : « Pourquoi ? Non…Non ! »

    J’entends alors une volée de coups s’abattre sur lui. Il le supplie d’arrêter. Je me mets à gueuler et à tapper contre les vitres. En vain. Je me sens comme témoin d’une scène de torture de la Gestapo. En ressortant, le petit saigne près de l’oeil, sur la tempe, et marche avec peine

    Nous sommes sorties à ce moment là de notre cellule avec Sardine et menottées au même banc que les nouveaux arrivants

    Le baceux qui a frappé le premier se rend devant sa cellule. « Alors, comment il va le nabot ? » Un flic le fait sortir, le présente à l’homme de main. Il prend le visage du jeune homme entre ses deux doigts, le tourne en l’inspectant comme un vulgaire morceau de viande.

    « — Ca va, je pensais qu’il serait plus amoché. Il a une bosse et arrive à marcher. C’est déjà ça. »

    Les coups de vingt heures sonnent. Quatre policiers viennent pour moi. Je suis détachée du banc pour être remenottée, les mains dans le dos. Dans la voiture, je regarde les passants et essaye d’attirer le regard de certains. Un me regarde, me fait un geste de compassion. Arrivées au TGI flambant neuf nous devons passer une multitude de sas dont les portes restent encore défectueuses. La suite de l’histoire n’est pas exotique : je resterai quelques 16 ou 17 heures dans une cellule insonorisée à dormir, chanter … en attendant de voir mon avocat et la proc’.

    Je sortirai avec une feuille m’annonçant mon procès, prévu dans 5 mois c’est à dire pour octobre 2018.

    https://lundi.am/Temoignage-d-une-arretee-du-lycee-Arago

     


    La république massacrante, hier…

     

     
    … et aujourd’hui…


    … en attendant demain !

     

    https://resistance71.wordpress.com/2018/10/09/france-le-goulag-est-en-marche-des-lyceens-mineurs-arretes-au-lycee-arago-paris-12eme-detenus-dans-des-conditions-dignes-de-la-gestapo/

     

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    Emmanuel Macron est un imposteur : Voici l'exemple du Plan pauvreté.

    L’aumône communicante de Macron aux pauvres

    16 septembre 2018

     

    Après avoir tardé en parlant du « pognon de dingue » que coûteraient les aides sociales, Macron a fini par présenter son plan pauvreté. Mais comme beaucoup le soulignent, le fond des mesures est profondément décalé des ambitions affichées. C’est qu’il s’agit avant tout d’une vaste opération de communication pour essayer de légèrement compenser son image de président des riches

     

    Beaucoup de bruit pour pas grand-chose

     

    Bien sûr, le président de la République a tenu des mots qui ont pu plaire à certains, donnant enfin une petite touche sociale à son mandat. Mais d’abord, ce n’est pas une séquence d’une semaine et quelques mesures qui peuvent faire oublier des mois à mener des politiques uniquement destinées aux plus riches et au monde des affaires, souvent au détriment de tous les autresQuelques mesures sont intéressantes, que ce soit sur la formation des jeunes ou le développement des crèches, dans l’objectif de traiter les causes de la pauvreté, et ne pas se contenter des conséquences. C’est louable, mais les moyens semblent bien limités et la portée des mesures trop incomplètes pour changer les choses.

     

    Macron a gonflé la portée de son plan sur quatre années pour lui donner du poids. Huit milliards, sur quatre ans, cela peut sembler plus important que deux milliards par an, surtout quand les médias oublient de mentionner la durée… Il faut dire que du point de vue de la communication, annoncer un plan pour lutter contre la pauvreté aux moyens beaucoup moins élevés que les baisses d’impôts pour les plus riches, cela était délicat. Il faut donc cumuler quatre années de budget de lutte contre la pauvreté pour dépasser le montant des baisses d’impôts pour les plus riches, sur une seule année… Comme une signature de cette présidence, et des priorités qu’elle se donne véritablement.

     

    D’ailleurs, quand on fait les comptes, le plan ne représente qu’un peu plus de 200 euros pour les Français pauvres par an, quand les mesures de 2017 faisaient gagner près de 20 000 euros aux 280 000 Français les plus riches, et même un million par an pour les 3000 les plus riches ! Cette comparaison en dit long sur les véritables priorités de ce gouvernement. Pire, Guillaume Duval souligne que ces deux milliards viennent du budget emploi et de la réduction des emplois aidés. Ce plan pauvreté ressemble plus à un exercice que s’impose le président pour tenter de rééquilibrer son image qu’à une véritable priorité. Pour preuve sa visite dans un centre d’ATD Quart Monde, dont le timing démontre que la première ambition est de forme plutôt que de fond puisqu’elle venait bien tard pour nourrir le plan…

     

    D’ailleurs, ce plan a été placé dans une semaine tellement riche en annonces diverses et variées que sa modeste importance budgétaire semble faire écho à sa place limitée dans l’histoire racontée par l’Elysée. En effet, cette semaine, nous avons eu droit à l’élection de Richard Ferrand à la présidence de l’Assemblée Nationale, la déclaration de Macron sur Maurice Audin et la torture en Algérie, dans la ligne droite des pratiques de nos dirigeants depuis des décennies, le résultat du loto du patrimoine et au lancement de la boutique de l’Elysée ! Cette dernière ne déparaierait pas dans un régime autocratique par le culte effarant et sans nuance de la personnalité du président qu’elle projette.

     

    De manière sans doute pas si anecdotique, le traitement de ce plan pauvreté par Nicolas Canteloup a été particulièrement sévère et bien vu pour le président, le renvoyant à son image plus que légitime de président des riches, et évoquant les 60 centimes par jour par personne pauvre que mobilise le plan. Tout le monde a compris qu’il ne s’agissait que d’un exercice de communication.

    http://www.gaullistelibre.com/2018/09/laumone-communicante-de-macron-aux.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+gaullistelibre+%28Blog+gaulliste+libre%29&utm_content=Yahoo%21+Mail

    (à voir, les commentaires)

     


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