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    Sommes-nous maîtres de nous-mêmes ? Atouts et dangers de l’intelligence artificielle

     

    Sommes-nous maîtres de nous-mêmes ?

    Atouts et dangers de l’intelligence artificielle

     

     

    «Là où le niveau intellectuel descend, les charlatans s’élèvent, comme ces rochers de la grève, qui ne grandissent que de l’abaissement de la marée»  John Petit-Senn (1846)

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    Depuis son avènement à la vie et ce que l’on appelle la civilisation dans son sens le plus large et pas dans le sens restrictif que lui assigne la doxa occidentale se voulant seule dépositaire du sens, l’homme n’a cessé d’évoluer, de muer, d’apprendre et de tenter de comprendre le monde aidé en cela par une science conquérante qui lui donne la fausse certitude prométhéenne que l’éternité était à sa portée. Dans cette réflexion je veux faire partager aux lectrices et lecteurs ma vision inquiète d’une façon de vivre qui va trop vite- en tout cas pour moi- et qui dans le même temps, démolit par pans entiers mes certitudes, voire ma culture et ma vision du monde. Certes, les conquêtes de la science sont à saluer on vient par exemple, d’annoncer la découverte des ondes gravitationnelles, ce qui nous donne une perspective sur ce qu’a dû être la première onde gravitationnelle générée par le big bang- mais ne devons-nous plus que jamais ériger des garde-fous éthiques pour protéger la condition humaine? Quelques exemples édifiants peuvent être regardés comme des prouesses scientifiques, D’autres posent, dans le même temps des défis éthiques.

     Une intelligence artificielle qui a dépassé celle de l’homme 

     Chacun de nous se souvient de la victoire de la machine Deep Blue d’IBM dans le combat contre le champion d’échec Gary Gasparov en 1997. Depuis les machines sont encore plus perfectionnées C’est dans ce cadre qu’apparaissent les robots qui prennent la place des travailleurs, ils travaillent vite bien et ne font pas grève. De même les robots tueurs permettent de faire des guerres par procuration. Certains s’inquiètent de l’arrivée de robots intelligents destructeurs d’emplois, voire d’une intelligence artificielle consciente qui remplacerait l’humanité. D’autres y voient au contraire un nouveau champ de progrès pour l’Homme. Les progrès rapides de l’intelligence artificielle (IA) annoncent une nouvelle ère, celle des machines capables d’apprendre par ellesmêmes ( machine learning ) et de mimer les réseaux de neurones du cerveau humain pour un apprentissage profond ( deep learning). Mais dans un futur plus ou moins proche, nous pourrions assister à la naissance de la machine consciente ou singularité technologique.

     Où s’arrêtera l’apprentissage ? : « Selon Raymond Kurzweil, un des fondateurs du transhumanisme qui travaille chez Google, cette IA dotée de son propre libre arbitre dépassera l’homme et pourra fabriquer des machines encore plus intelligentes. Néanmoins, la plupart des scientifiques restent sceptiques face à ces prévisions apocalyptiques, même si certaines figures respectées de la sphère technologique (Stephen Hawking, Elon Musk, Bill Gates) ont exprimé leur inquiétude. D’autres, au contraire, mettent en avant les nombreux services que vont rendre l’IA dans la santé ,le transport (voiture autonome, drones), environnements Informatiques pour l’Apprentissage Humain, le spatial les services clients ou le marketing (assistants personnels). Entre fascination et répulsion, l’intelligence artificielle ne laisse personne indifférent. Les autorités scientifiques, les chercheurs et les chefs d’entreprise se saisissent de cette question, à l’instar d’Orange qui voit cette révolution riche de promesses mais qui doit bénéficier au plus grand nombre » (1).

    Les bienfaits « tangibles » de l’Intelligence artificielle 

     A côté de ces avancées somme toute utiles pour l’humanité et pour le bien-vivre. Après le coeur artificiel, il se murmure que c’est au tour du cerveau de quitter le monde organique pour rejoindre celui de l’artifice. Le cerveau pourrait être composé de neurones en nanotubes de carbone, selon des chercheurs américains. Toute médaille a son revers. Un site intéressant liste les technologies dangereuses pour l’humanité. Nous les résumons ici sans oublier naturellement l’intelligence artificielle Ces avancées sont bénéfiques et permettent de résoudre des problèmes complexes que l’intelligence humaine de ne peut résoudre dans des délais aussi courts

    Comme rapporté par Claire Levenson : « En Inde, le tweet d’un passager de train sauve 26 filles de trafiquants .L’homme a alerté les autorités via Twitter après avoir repéré un groupe de filles en détresse. À bord d’un train dans l’Uttar Pradesh, au nord de l’Inde, un passager s’est retrouvé dans un wagon avec une vingtaine de jeunes filles dont certaines pleuraient et avaient l’air mal en point. Jugeant la situation suspecte, il a décidé d’envoyer deux tweets aux autorités ferroviaires. Il a aussi tagué le compte officiel du Premier ministre Narendra Modi. Dans son tweet, Adarsh Shrivastava donne le numéro de son train et de son wagon et écrit: «Il y a 25 filles toutes mineures, certaines pleurent et elles ont toutes l’air en situation de détresse». (2)

    « Adarsh Shrivastava précise qu’il suspecte une situation de trafic d’enfants et mentionne sa location exacte. Trente minutes plus tard, le ministère ferroviaire répond à son tweet et tague la police ferroviaire avec ce message: «merci d’enquêter sur cette situation Un peu plus tard, des policiers en civil sont montés dans le train et ont arrêté les deux hommes qui détenaient les vingt-six filles, qui avaient entre 10 et 14 ans. Elles ont été transférées aux services de protection de l’enfance qui essayent de contacter leurs familles. La réaction de Shrivastava a été célébrée comme héroïque sur les réseaux sociaux, et il a répondu: «En tant que citoyen d’Inde, c’est notre responsabilité d’aider les autres». Les autorités ferroviaires indiennes avaient récemment lancé une campagne de sensibilisation destinée à encourager les passagers et passagères et employés et employées de train à notifier la police en cas de situation anormale ».(2)

    Dans le même ordre de l’utilité du recours indirect à l’intelligence artificielle : « la police indienne identifie près de 3000 enfants disparus grâce à la reconnaissance faciale Une organisation de protection de l’enfance a développé un logiciel de reconnaissance faciale pour permettre de retrouver les enfants disparus du pays. Il aura fallu seulement quatre jours à la police de New Delhi pour identifier 2930 enfants disparus. La performance le doit à l’usage de la technologie de reconnaissance faciale. Le 6 avril, le ministère du Développement des femmes et des enfants annonçait que l’une des hautes cours du pays venait de commander le test d’un logiciel de reconnaissance faciale » (3).

    « Utilisé sur près de 45.000 enfants de New Delhi, il a donc permis d’en identifier 6,5% comme étant portés disparus, à partir de la base de données TrackChild mise en place par le ministère, qui regroupe les photos d’enfants disparus et retrouvés et certaines informations mises à disposition par la police. L’Inde compte actuellement presque 200 000 enfants disparus, et autour de 90 000 qui sont hébergés dans diverses institutions de protection de l’enfance. Il est presque impossible pour quiconque de parcourir manuellement les photos afin de les faire correspondre à chaque enfant», a déclaré à The Better IndiaBhuwan Ribhu, le porte-parole de Bachpan Bachao Andolan (BBA), une organisation indienne de protection de l’enfance ».(3)

    Encore quelques « bienfaits » de l’intelligence artificielle, « la police chinoise s’équipe de lunettes de reconnaissance faciale pour identifier des suspects : « Le dispositif peut reconnaître un individu en un dixième de seconde. Dignes de Matrix, les lunettes dont dispose désormais la police chinoise sont dotées d’un système de reconnaissance faciale. Une technologie leur permettant d’identifier, par un simple regard, un individu recherché. Les lunettes intelligentes sont reliées à des tablettes contenant une base de données répertoriant près de 10 000 personnes suspectées de délits et de crimes, ainsi que leurs photos. Lorsqu’un policier croise la route de l’un d’entre eux, il reçoit une notification en un dixième de seconde, d’après l’entreprise chinoise LLVision, à l’origine de l’appareil. Le dispositif, rapporte Quartz, aurait déjà permis à la police chinoise d’interpeller sept fugitifs soupçonnés d’activités criminelles majeures, telles que «des trafics d’êtres humains et des braquages», mais aussi vingt-six autres individus usant de fausses identités ».(4)

     Dans quel monde nous vivons avec « Big Brother »  pour « s’occuper » de nous ? 

    L’une des grandes conséquences de l’intelligence artificielle c’est sa faculté de calculer vite et de donner un résultat qui ne peut pas être acquis par l’intelligence humaine au vue des nombreuses données qu’il faut intégrer. On parle beaucoup de la surveillance et de la disparition de la vie privée. Big Brother veille sur nous. « Tout ce que vous dites écrit Mark Dries ou faites peut être et sera utilisé contre vous, n’importe quand dans un avenir lointain, lorsque le contexte et l’acceptabilité de ce que vous dites ou faites auront radicalement changé. Dans le monde de la surveillance analogique, où des personnes sont mises sous surveillance seulement après avoir été identifiées comme suspectées d’un crime, tout ce que nous disions et faisions était passager. .(…) » (5)

     La surveillance analogique était passagère pour deux raisons : premièrement, on savait que toute surveillance était exercée par des personnes sur d’autres personnes ; deuxièmement, que personne n’aurait la capacité de trouver instantanément des mots-clefs dans les conversations des vingt dernières années de quiconque. Dans le monde analogique de nos parents, cela signifiait que quelqu’un aurait dû concrètement écouter vingt ans d’enregistrements sur cassette, ce qui aurait pris soixante ans (nous ne travaillons que 8 heures par jour). Dans le monde numérique de nos enfants, les agences de surveillance saisissent quelques mots et peuvent obtenir la transcription automatique des conversations, sauvegardées à tout jamais, de monsieur tout-le-monde sous surveillance, à l’écran, en temps réel, c’était la réalité aux environs de 2010 avec le programme XKEYSCORE entre la NSA et le GCHQ) ». (5)

     Le bon vieux temps de l’analogique  derrière nous

     « Dans le monde analogique de nos parents, poursuit l’auteur, la surveillance n’existait que quand elle était active,[ c’est à dire à la demande d’une façon non systématique ndr] . Dans le monde numérique de nos enfants, la surveillance peut être activée rétroactivement pour quelle que raison que ce soit ou même sans raison, avec la conséquence flagrante que chacun d’entre nous est sous surveillance pour tout ce qu’il peut avoir fait ou dit. La génération actuelle a complètement échoué à préserver la présomption d’innocence, appliquée à la surveillance, quand on est passé de la génération de l’analogique à celle du numérique. Tout est enregistré pour pouvoir être ensuite utilisé contre vous : ce nouvel état de fait a décuplé la dangerosité de la surveillance telle qu’on la connaissait ». (5)

    De même ajoute l’auteur on peut « échapper » au numérique « « À qui la faute, donc poursuit l’auteur ? Qui est responsable de la suppression de cinq générations de lutte pour les droits civiques pendant que les gens regardaient ailleurs. ()Vous avez toujours le secret de la correspondance, il vous suffit d’utiliser la bonne vieille lettre analogique ». Vous pourriez aussi bien dire à vos parents d’envoyer un télégramme pour bénéficier de droits élémentaires. « Vous pouvez toujours fréquenter librement la bibliothèque. » Certes, uniquement si elle est analogique, pas numérique « Vous pouvez encore discuter de ce que vous voulez. » Oui, mais seulement dans une rue ou une place analogique, pas dans les rues ou carrefours numériques. Les lois ne sont pas différentes pour l’analogique et le numérique. La loi ne fait pas de différence entre l’analogique et le numérique. (..)  Si nous sommes suivis pas à pas dans les aéroports et autres centres commerciaux, c’est simplement pour qu’on puisse nous vendre encore d’autres trucs dont on n’a pas besoin. Cela au prix de la vie privée que nos parents analogiques tenaient pour acquise. Et on ne parle même pas de Facebook ou Google. Enfin et surtout il y a les faucons de la surveillance les politiciens qui veulent paraître « durs contre le crime », ou « impitoyables contre le terrorisme » (5)

    Le combat pour la protection de la vie privée est il perdu ?

    On sait que quatre grands empires se partagent le juteux marché des applications de l’intelligence artificielles. Ce que l’on appelle les Gafa ( Google, Amazon, Facebook , Apple) et même Microsoft n’ont jamais étaient aussi florissantes. Elles totalisent plus de 600 milliards de dollars et s’occupent toutes de notre futur notamment l’intelligence artificielle déclinée à la fois pour ses aspects positifs mais aussi pour les dangers potentiels que réserve le futur avec une intelligence artificielle débridée.

    Ces géants attaquent  d’une façon ou d’une autre la vie privée malgré des garde-fous étatiques dérisoires, le citoyen est livré à lui-même parce qu’il es  abandonné par l’Etat  « Cela va être une longue et difficile bataille, regagner les libertés conquises petit à petit par nos ancêtres sur environ six générations, mais quasiment abolies en une décennie .Tout ce que nos parents tenaient pour acquis en rapport avec la vie privée a été complètement éliminé pour nos enfants, au simple motif qu’ils utilisent des outils numériques plutôt qu’analogiques ; et les personnes qui interprètent les lois disent que la vie privée ne s’applique qu’à l’ancien environnement analogique de nos parents. () Une société qui repose sur la surveillance généralisée peut s’imposer en dix ans seulement, mais peut prendre des siècles à défaire ». (6)

    La disparition graduelle de la vie privée est engagée selon les Gafa 

    La contribution suivante  montre comment d’une façon diabolique, nus participons  notre corps défendant à la démolition de notre défense immunitaire constitué par notre identité et déclinée de multiples façons où le moindre petit renseignement qui nous parait anodin, est une mine d’information pour les big brother, qui en tirent énormément de renseignements et en définitive nous mettent en équation

     « Vinton Cerf, considéré comme l’un des pères fondateurs d’Internet et futurologue chez Google, a annoncé que conserver une vie privée sur Internet ne sera plus la norme, et que cela sera à l’avenir un objectif quasiment inatteignable. Les réseaux semblent bien avoir jeté l’idée de vie privée aux oubliettes. Nous essaimons en permanence des informations personnelles, et ce à un rythme sans cesse plus important, c’est l’un des éléments de la vie moderne qu’il faut saisir pour comprendre l’ampleur du phénomène et la situation numérique’ de la vie privée. Si je sors de chez moi pour aller faire des courses au supermarché, mon opérateur téléphonique retiendra dans ses infrastructures informatique mon déplacement, par l’intermédiaire des antennes 3G qui accrocheront’ mon portable tout au long du trajet qui me mène à Monoprix. Puis, une fois mes courses effectuées, le GIE Carte Bleu ainsi que ma banque, retiendront cet élément de ma vie privée, Monoprix – dont je possède une carte de fidélité – aura de son coté un inventaire complet de mes emplettes, lui permettant de savoir une multitude de choses à mon sujet : suis-je en couple ? (un «Mr» qui achète régulièrement des tampax ? C’est vraisemblable), quel est mon alimentation (bio ? équilibrée ? Trop de sucres ?), la taille de mon foyer (des enfants ? combien ? Quels âges ?) » (7)

     « Ma consommation d’alcool, etc, etc. Ces informations, codétenues par Monoprix et le groupement d’intérêt économique «S’Miles», sont ensuite partagées avec une multitude d’acteurs, une pratique courante avec les cookies sur internet, mais qui n’a pas attendu internet pour exister. Voilà comment en à peine vingt minutes – le temps de faire mes courses – je disperse à travers une multitude de systèmes d’informations dont le grand public n’a pas vraiment conscience un nombre effrayant de données concernant directement ma vie privée. Vous noterez qu’à ce stade, je n’ai pas encore utilisé internet ». (7)

    « Une fois connecté (en rentrant du supermarché, donc), l’historique complet de mes navigations est conservé dans les datacenters de mon opérateur internet, et un nombre important de mes documents situés dans le cloud’, c’est à dire dans d’autres datacenters, sont visibles de tout un tas d’entreprises, et ceci n’est qu’un tout petit aperçu des données intimes’ que je disperse en utilisant internet. Si vous êtes chez un opérateur internet «partenaire» de la DGSE – comme l’a révélé le Guardian – alors c’est la totalité des informations non chiffrées qui transitent entre votre machine et internet qui est analysée et qui alimente un «super profil» contenant une quantité astronomique de données vous concernant, vous, ainsi que vos relations. Du coup, en vertu des accords «Lustre» signés par la France en 2010 ce sont aussi bien les services secrets anglais que la NSA qui peuvent potentiellement avoir accès à tout cela » (7).

    « La vie privée, lit-on sur cette contribution est menacée d’extinction dans notre monde numérique Nous devons comprendre que notre vie privée intéresse plusieurs type d’acteurs. Si on exclue la cybercriminalité, qui est assez insignifiante au final, on peu les réduire à deux ordres : les entreprises, qui cherchent à affiner leur marketing à travers l’analyse de ces données personnelles, et les Etats, qui cherchent à anticiper et comprendre les changements au sein du social afin de maintenir une certaine forme de stabilité sociale et lutter contre tout ce qui peut y porter atteinte, ainsi qu’à faire de l’intelligence économique, et, accessoirement, à lutter contre le terrorisme, ce qui est en général la raison invoquée pour justifier cette surveillance ».(8)

    Dans les pays occidentaux, Big Brother s’immisce peu à peu dans les voitures  connectées«Un des risques importants c’est que différents partis – des compagnies, des ministères, des corps policiers – vont pouvoir savoir où les gens se trouvent. De nombreux modèles de voitures «connectés» disponibles sur le marché recueillent déjà de grandes quantités de données personnelles. Par exemple, en jumelant son téléphone intelligent pour permettre les communications mains libres, on expose sa liste de contacts, ses appels entrants, ses textos ou ses courriels »(9)

    L’intelligence artificielle incontrôlée: Une arme qui pourrait détruire l’humanité 

    Ce qui vient d’être décrit n’est que la partie visible de l’iceberg. Ce qui risque d’arriver est encore plus inquiétant . On sait que le nouveau siècle a vu une accélération des sciences NBIC (Nanotechnologie, Biotechnologie, Informatique Sciences cognitives) notamment celle de l’intelligence artificielle où le mot vivant est de plus en plus galvaudé du fait de son attribution aux machines.  « On dit que les objets électroniques deviennent «intelligents» s’ils s’adaptent à l’utilisateur et même «vivants» quand ils communiquent avec nous de manière naturelle. Pour Jean-Claude Heudin, directeur de l’Institut de l’Internet et du Multimédia et spécialiste de l’intelligence artificielle, a propos d’objet intelligent et d’objet smart, déclare: «(..) Un objet intelligent, lui, doit en plus être capable de s’adapter à son propriétaire, par exemple en détectant et en mémorisant ses habitudes, en personnalisant ses services»(10)

    Les autres projets des NBIC : Ou est passé l’éthique ? 

    A côté des avancées somme toute utiles pour l’humanité et pour le bien-vivre, après le cœur artificiel, il se murmure que c’est au tour du cerveau de quitter le monde organique pour rejoindre celui de l’artifice. Le cerveau pourrait être composé de neurones en nanotubes de carbone, selon des chercheurs américains. À la tête de ce projet les professeurs Alice Parker et Chongwu Zhou, spécialisés en génie électrique à l’université de Californie du Sud. Ils sont parvenus à fabriquer une synapse (zone de contact entre deux neurones) fonctionnant grâce à des nanotubes de carbone, réalisant une avancée significative dans l’utilisation des nanotechnologies pour la construction d’un cerveau synthétique. Pour atteindre ce résultat, qui pourrait révolutionner la science en général en offrant une seconde vie à tous ceux victimes de dommages cérébraux.

    Il est de ce fait évident, malgré les assurances des apprentis sorciers, il nous faut faire très attention. Les conséquences de certaines avancées peuvent constituer un danger pour la condition humaine. Pour Ray Kurzveil de Google en charge des Nbic et du transhumanisme chez Google lors d’une annonce en juin 2013 lors du Global Furures 2045 International Congress à New York qui avait pour but de présenter le monde de 2045, il a été indiqué que l’humanité connaîtrait dans les années à venir, une croissance technologique totalement nouvelle et largement supérieure à celle que l’on connaît aujourd’hui plus connue sous le nom de «Singularité technologique». Ce concept tend à l’immortalité digitale, en conservant l’intelligence et le cerveau de l’homme pour l’éternité.  Les progrès de l’intelligence artificielle menacent la survie de l’espèce. C’est en tout cas les avis autorisés de Bill Gates, Stephen Hawking et Elon Musk. Le célèbre physicien Stephen Hawking se montre lui aussi pessimiste. «Réussir à créer une intelligence artificielle serait le plus grand événement dans l’histoire de l’homme. Mais ce pourrait aussi être le dernier», prévient-il. L’intelligence artificielle (IA) est une menace pour le genre humain. «Tout en saluant l’utilité de cette nouvelle technologie, le professeur Hawking dit craindre les conséquences de la création d’un outil qui pourrait égaler ou dépasser les humains ».» Face à ces dangers, la communauté scientifique se mobilise. «  (13)

     «Une super-intelligence artificielle pourrait employer des moyens, logiques mais pervers et dangereux, d’atteindre son but () Ce genre de bug est inévitable, selon Gérard Berry, informaticien et professeur au Collège de France. Dans une interview à Rue89, il explique: «L’homme est incomplet, incapable d’examiner les conséquences de ce qu’il fait. L’ordinateur, au contraire, va implémenter toutes les conséquences de ce qui est écrit. Si jamais, dans la chaîne de conséquences, il y a quelque chose qui ne devrait pas y être, l’homme ne s’en rendra pas compte, et l’ordinateur va foncer dedans. C’est ça le bug.» (13)

    Les autres inquiétudes suscitées par l’intelligence artificielle 

     Un site intéressant liste les autres technologies aussi dangereuses pour l’humanité. Qui font partie des NBIC: « Tout d’abord l’armement nanotechnologique . S’il y a bien une chose qui pourrait détruire la race humaine sur Terre, c’est l’utilisation des nanotechnologies à des fins militaires. Le risque vient de l’auto-réplication incontrôlée et la croissance exponentielle. La seule défense possible serait de créer un système qui perturberait les mécanismes internes des nanorobots. La plupart des experts sont donc d’accord pour instaurer un moratoire sur les nanotechnologies utilisées comme arme. L’autre danger concerne des machines conscientes C’est l’un des rêves des scientifiques : intégrer une conscience artificielle dans une machine. Cependant, il faut absolument réfléchir à ce sujet avant de se lancer. Selon le philosophe Thomas Metzinger, « aucun comité éthique dans un monde démocratique n’acceptera que de tels recherches soient lancées » ». (14)

     Serons-nous toujours humains si nous sommes aussi cyborgs ? 

    Les espoirs des apprentis sorciers sur l’intelligence artificielle sont plus que jamais tenaces et apparemment plein de certitudes Raymond Kurzweil cité plus haut explique que «nous allons devenir de plus en plus «non-biologiques», au point où les parties non-biologiques domineront et que les parties biologiques ne seront plus importantes. En fait, la partie machine, sera si puissante, qu’elle pourra totalement modeler et comprendre la partie biologique. Du coup, même si cette partie biologique était retirée, cela ne ferait aucune différence. () Nous aurons également des corps non biologiques nous pouvons créer des corps virtuels et une réalité virtuelle aussi réaliste que la réalité réelle. Nous serons donc capables de changer de façon routinière de corps, mais aussi d’environnement, très rapidement. (15)

     Où va l’humanité? 

     L’intelligence artificielle risque d’être si elle n’est pas contrôlée le premier risque d’extinction de l’humanité Face à ces dangers, la communauté scientifique se mobilise pour inciter le monde de la recherche à ne pas se concentrer uniquement sur le développement des capacités de l’intelligence artificielle, mais aussi sur ses bénéfices pour la société et la constitution de garde-fous. () La place des robots dans notre vie quotidienne est inéluctable: l’éducation des enfants dès la naissance, les actes de chirurgie, la production des biens de consommation. Il faut cependant faire attention que ces objets vivants ne soient pas amenés à nous «échapper» en prenant des décisions à notre place.

     Devant un consumérisme sauvage, une course au profit, l’éthique sera de plus en plus «oubliée». Nul doute que l’humanité s’enfonce en aveugle sans évaluer les conséquences qui problématisent la condition humaine. S’agissant de l’immortalité promise dans trente ans, elle n’aura pas les aspects actuels. Les trans-humanistes nous promettent le téléchargement d’un disque dur de tout ce qui existe dans le cerveau. Nous faisons des expériences nous qui sommes dans l’éprouvette. Il n’est pas interdit de penser à une sélection qui ne sera pas naturelle. L’eugénisme c’est-à-dire la façon d’éliminer les faibles physiquement ou ayant une tare physique ou psychique a de tout temps existé

     Bienvenu dans le monde d’Orwell où les biens nés, les riches et les puissants resteront immortels. Les autres resteront esclaves et serviront continuellement de variable d’ajustement. Ainsi ira le monde que nous promet une science prométhéenne à moins d’une prise de conscience universelle où l’égoïsme fait place à l’empathie d’autant plus nécessaire que nous sommes embarqués sur le même vaisseau. A trop jouer avec le feu, on risque de perdre ce qui est notre patrimoine le plus précieux ; notre humanité. (16)

    Professeur Chems Eddine Chitour

    Ecole Polytechnique Alger

      Notes :

    1.https://hellofuture.orange.com/fr/grand-format/intelligence-artificielle-entre-espoirs-et-dangers-pour-homme/

    2.https://www.slate.fr/story/164363/inde-le-tweet-passager-train-sauve-26-filles-trafiquants?

    3.http://www.slate.fr/story/160891/police-inde-enfants-disparus-reconnaissance-faciale

    4.http://www.slate.fr/story/157444/chine-police-lunettes-intelligentes-reconnaissance-faciale

    5.https://www.contrepoints.org/2018/05/10/315864-tout-ce-que-vous-faites-dites-ou-pensez-aujourdhui-sera-utilise-demain-contre-vous

    6.https://www.contrepoints.org/2018/05/10/315864-tout-ce-que-vous-faites-dites-ou-pensez-aujourdhui-sera-utilise-demain-contre-vous

    7.http://www.atlantico.fr/decryptage/futurologue-en-chef-google-annonce-fin-vie-privee-faut-resoudre-fabrice-epelboin-frederic-jutant-906467.html

    8.https://www.contrepoints.org/2018/07/15/320277-la-vie-privee-est-menacee-dextinction-dans-notre-monde-numerique

    9.http://www.journaldemontreal.com/2017/03/28/big-brother-simmisce-dans-nos-voitures-sinquiete-le-commissaire-a-la-vie-privee

    10.http://pulse.edf.com/fr/les-objets-intelligents-deviendront-ils-vivants?

    11.Raphaële Karayan: http://lexpansion. lexpress.fr/high-tech/intelligence-artificielle-attention-danger-meme-bill-gates-a-peur_1647411.html?

    12.Catherine Gouëset:

    http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/pour-stephen-hawking-l-intelligence-artificielle-menace-le-genre-humain_1628230.html

    13.http://www.dailymail.co.uk/sciencetech/article-2953478/12-ways-world-end-likely-causes-Apocalypse-identified-scientists-include-mega-virus-nuclear-holocaust-SUPERVOLCANO.html

    14.Fandeloup http://fandeloup.centerblog.net/6531169-les-10-technologies-qui-ne-doivent-jamais-voir-le-jour 14/09/2014

    15.http://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/2045-l-homme-sera-immortel-147343

    16.Chems Eddine Chitour https://www.mondialisation. ca/lintelligence-artificielle-incontrolee-une-arme-qui-pourrait-detruire-lhumanite/5438147

     

    https://reseauinternational.net/sommes-nous-maitres-de-nous-memes-atouts-et-dangers-de-lintelligence-artificielle/

     


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    Macron, démissionnaire triomphant. 6 7 2018

    Macron, démissionnaire triomphant.

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    Faire de la politique, c’est accepter d’entrer en conflit avec l’Histoire

    S’il est une vérité que la présidence d’Emmanuel Macron nous rappelle quotidiennement, c’est celle-ci : bien plus qu’une ère de post-modernité, de post-vérité, notre époque est avant tout celle du post-politique. C’est une époque où le politique se définit avant tout par son refus de pratiquer son métier. Ce métier, il préfère le déléguer, si possible sans renoncer à l’apparat et aux rituels que l’on réserve traditionnellement au Souverain.

    Faire de la politique, c’est accepter d’entrer en conflit avec l’Histoire, c’est exercer sa volonté de sculpter le réel, que l’on soit maire d’une commune de mille habitants, ou chargé de fixer le cap d’une nation. La politique disparaît lorsque s’éteint cette volonté.

    Dans une vidéo de quelques minutes, face caméra, le chef de l’Etat nous invite aujourd’hui à participer à un forum – de quoi, pour quoi, nous n’en saurons rien – à l’occasion de la commémoration du centenaire de l’Armistice de 1918. Ce document fascinant nous informe en outre d’une catastrophe à venir : nous vivons dans une époque où la paix est menacée. Nous vivons dans une époque où la prospérité est en danger. Plus que jamais, nous affirme d’une voix ténébreuse, docte et mielleuse à la fois le Président, il est urgent de renouveler cette promesse que nous nous étions faite en 1918 : « Plus jamais ça ». On imagine la scène – costumes d’époque inclus.

    La spécificité de ce président, c’est qu’il est sans doute le premier à revendiquer ce caractère post-politique comme étant la marque de son progressisme et de sa modernité. S’il est assez manifeste que les présidences françaises précédentes étaient sorties de l’Histoire, à des degrés divers, Emmanuel Macron est bien au-delà de ses prédécesseurs : en filigrane, nous comprenons que l’Histoire n’est pour lui qu’un vestige un peu gênant. Elle n’est plus que honteuse et décorative à la fois, lorsqu’il s’agit de semer au vent une référence mondaine donnant du cachet, comme on dit à l’ENA, à un discours un peu plat.

    L’Histoire n’est même plus une notion pertinente, remplacée qu’elle a été par le Progrès. Ce président toise l’Histoire, ne la connaît pas, ne s’y intéresse même pas. La vidéo que j’ai mentionnée plus haut est à ce titre fascinante : on y comprend que les nationalismes et le repli (sic) menacent la paix. Rien n’est dit sur les raisons de la montée des nationalismes, en Europe et ailleurs ; rien n’est dit s’agissant du mouvement de repli qui caractérise la plupart des sociétés occidentales aujourd’hui. Avant-hier, la Hongrie et la Pologne ; hier l’Autriche ; aujourd’hui l’Italie et la Slovénie. Les Etats-Unis, naturellement, depuis 2016.

    Tout est bon, en d’autres termes, pour s’estimer dispensé d’analyser les CONSEQUENCES de la mondialisation, de la construction européenne telle qu’elle a été pensée depuis plus de quarante ans, de la course crétine, cupide et suicidaire à la fois, du capitalisme financiarisé dans sa mouture actuelle, menée dans un vacarme assourdissant et une lumière criarde de casino.

    Celui que les Français ont élu pour faire l’Histoire, ou en tout cas pour les représenter à sa table, n’en est que le commentateur. Ses propos appartiennent à un registre : celui du journalisme, tour à tour indigné et doctement moralisant, vis-à-vis de tous ces affreux régimes qui poussent miraculeusement sur le Vieux continent depuis plusieurs années, ne suscitant rien d’autre que de vagues haussements de sourcils à Bruxelles. Ces imbéciles, incapables de comprendre les bienfaits du Grand Marché européen. Ces êtres primaires, pour ne pas dire primitifs, qui osent refuser le Progrès.

    Nous vivons dans un monde d’indicateurs chiffrés

    Le fait est que nous vivons dans un monde d’indicateurs chiffrés. Nous ne pouvons plus plaider l’inconscience, et nous ne pourrons pas la plaider devant les générations futures, qu’il s’agisse des désastres environnementaux ou des cataclysmes financiers à venir. Tous ces voyants statistiques, si chers à Alain Supiot (dont on ne saurait trop recommander la lecture de tous les ouvrages, d’Homo juridicus à La Gouvernance par les nombres), nous l’affirment avec une morne constance et une impitoyable acuité. Notre monde n’a jamais été aussi bien modélisé, et cette modélisation n’a jamais été aussi facilement et finement accessible à une part aussi importante, fût-elle minoritaire, de l’humanité. Et l’avenir que ces modèles nous prédisent, si la trajectoire ne change pas profondément, glace le sang.

    Il n’est pas ici question d’assommer le lecteur avec des chiffres, des ribambelles de statistiques accablantes. Résumons plutôt, grossièrement, la situation économique que nous traversons dans l’indifférence relative de nos gouvernants : l’endettement, public et privé, a atteint des niveaux qui feraient passer ceux d’avant 2008 pour d’innocentes plaisanteries. L’argent n’a jamais coulé à un débit aussi frénétique, aidé par les politiques monétaires dites non conventionnelles menées par les grandes banques centrales depuis près de dix ans. Et tous ces efforts ne suffisent pas à relancer l’économie réelle, puisque ces milliers de milliards, à l’image des cadeaux fiscaux faits par Donald Trump aux entreprises cette année, servent essentiellement à financer…de l’endettement peu productif, des dividendes et des rachats d’actions.

    Alors que faut-il attendre, aujourd’hui, d’un pouvoir qui professe la liberté, y compris celle de mourir de faim si l’on n’a pas cotisé comme tout le monde (scandaleuse affaire des pensions de réversion, dont on saura le fin mot dans les mois à venir), plutôt que de prôner un sain et bénéfique retour du politique dans sa mission d’autorité, consistant à définir avec impartialité les buts de long terme de la société dont il a la charge ? Que penser d’un personnel politique qui a adopté les codes managériaux, le lexique consternant issu du déplorable business du développement personnel, et les mêmes horizons temporels, que ceux d’un vulgaire gestionnaire de hedge fund ? Que peut-on attendre d’un pays, la France, dont la plupart des traditions socio-économiques, au premier rang desquelles son système de protection sociale – ne  dites plus Sécurité, ce mot détestable est en cours de suppression de notre Constitution – ne sont plus considérées, par ses propres dirigeants, que sous l’angle de leurs effets plus ou moins négatifs sur la compétitivité et la croissance de son économie ?

     Macron quintessence du conformisme politico-économique

    Plus que tout autre, Emmanuel Macron incarne un consensus, ce fameux consensus du cercle de la Raison cher à Alain Minc, grand esprit s’il en est, et qui s’accorde sur une conclusion : l’unique argument de toute politique doit être le mouvement, perpétuel, effréné. Il faut détruire les statuts, fracasser cet affreux sentiment de sécurité qui condamne tout être humain à la fainéantise et à la sclérose. Il faut libérer les énergies. Il faut arrêter d’étouffer les entreprises sous les charges. Et tant pis pour tous ces pays qui nous enseignent qu’avec une vraie stratégie industrielle, un vrai pilotage des politiques publiques, un modèle social protecteur est viable, voire prospère.

    La présidence d’Emmanuel Macron, et c’est en réalité cela qui interroge le plus le bon sens, est bâtie sur un discours soi-disant transgressif qui incarne en fait la quintessence du conformisme politico-économique qui s’est construit depuis trente ans. C’est un concentré issu du Consensus de Washington, mais aussi des rapports d’industriels zélés, de l’OCDE, du FMI, ces rapports qui nous disent tous, depuis des décennies, la même chose : détruisez vos services publics, détruisez vos amortisseurs sociaux, détruisez tout lien humain qui ne soit pas uniquement défini par une logique contractuelle. Détruisez vos vieux totems, détruisez vos archaïques orgueils nationaux, qui ne sont que de vieux jouets hors d’âge dans ce village mondial si festif, si mouvant, si ouvert. Refusez le repli !

    L’idée d’un nationalisme raisonné,

    On aurait donc tort de plaider pour un retour de l’Histoire. Certains le font, et avec talent, comme le philosophe Wolfgang Streeck, un vieux fou certainement, qui défend l’idée d’un nationalisme raisonné, idée qui n’a jamais semblé aussi révolutionnaire qu’en ces temps de nihilisme politique absolu.

    Cette classe politique mondiale, dont Emmanuel Macron est le représentant le plus pur, en ce qu’il arrive à faire passer son absolu conformisme pour le comble du chic révolutionnaire, a renoncé à tout autre chose qu’au constat journalistique bavard, sur fond de délégation croissante de ses pouvoirs, régaliens ou non, aux cercles économiques. Les faits importent peu à celui qui méprise toute réalité échappant à son biais analytique. Il nous faut, de concert, admettre que la Grèce est sauvée, alors que la totalité des indicateurs officiels nous affirment qu’elle est exsangue, simplement parce qu’un morceau de papier, sur lequel c’est écrit, a été signé par un collège de technocrates européens fatigués ; il nous faut croire que l’accord européen sur la question migratoire, qui renvoie en réalité chaque Etat membre à ses propres solutions, incarne le triomphe d’une solution européenne ; il nous faut croire que l’Allemagne acceptera, enfin, un budget européen, au mépris des faits, au mépris de toute connaissance historique de ce pays et de ses principes économiques et budgétaires. Refuser de penser le réel à travers ce prisme hallucinant, c’est être le pire des trouble-fêtes.

    La contestation méthodique et inlassable de ce Progrès, dans l’acception suicidaire et totalisante que nos propres gouvernants nous en proposent depuis quelques décennies, est sans doute la plus nécessaire besogne à laquelle devraient s’astreindre les vrais progressistes, c’est-à-dire ceux qui pensent encore que l’humanité se distingue du règne animal et de ses rapports de force bruts.

    Sous peine de devoir subir encore, pendant de longues et pénibles années, la vente au détail de tout ce qui nous rend capables, en tant que peuple, de définir collectivement le visage que nous souhaitons donner au réel.

    source:http://www.vududroit.com/2018/07/macron-demissionnaire-triomphant/

    https://reseauinternational.net/macron-demissionnaire-triomphant/

     

    Il y a tant d'analyses intéressantes sur Macron ! Celle-ci, par exemple, très originale :

    Le macronisme est avant tout un sarkozysme

    extrait :

    On retrouve également les mêmes dérapages, moins vulgaires, mais bien plus violent dans le propos : ces Français qui « ne sont rien », ses propos sur les « illettrés » de Gad, « l’alcoolisme et le tabagisme » du bassin minier. Peut-être pire encore, son discours de défense de l’oligarchie, ces « premiers de cordée » qui doivent tirer « le reste de la cordée », affirmant qu’il n’est « pas vrai qu’on est juste si on empêche les gens de réussir », osant même affirmant que « les riches n’ont pas besoin d’un président. Ils se débrouillent très bien tous seuls ». Ce faisant, Macron est bien plus violent socialement que Sarkozy, qui semble, a posteriori et de manière bien étonnante, avoir bien plus de mesure

     

     


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    Voici le commentaire (paru le 5.7. ici, voir 1) d'un ancien et fidèle Lecteur, Christian Sébenne. Je le publie car il apporte des précisions importantes sur le monde qui se prépare - et sur la France, de Valls à Macron (Chantal Dupille dite eva R-sistons)

     

     

    Votre confession devrait être lue dans les écoles à contrario  de la propagande de débauche prônée dès la maternelle par l’éducation nationale.

    Je me permets d’ajouter que dans cette atmosphère de sinistrose, que tout espoir n’est pas perdu, sachant que bien des gens commencent à comprendre les tenant et aboutissant de la gangrène politique qui n’a aucune légitimité et viole notre Droit, nos us et coutumes et le Droit International, puis s’arrogent chaque jours passant un peu plus de pouvoir et nous entraine au chaos.

    Or,

    un élément qui a échappé à certains, car depuis le 5 décembre 2016 la France n’a plus de Constitution du fait des Décrets Valls, Manuel Valls alors premier ministre faisait passer “sous le manteau“ un décret ratifié par François Hollande président de la République et Jean-Jacques Urvoas en tant que ministre de la Justice, de fait, de par ce coup d’Etat, la France n’est plus une république démocratique.

    Par cet “exploit“ le jour où il a quitté Matignon, la réforme de Manuel Valls met en cause la séparation des pouvoirs, principe fondamental de toute constitution, nous sommes désormais en dictature depuis le 5 décembre 2016.

    https://francais.rt.com/opinions/30341-decret-valls-cour-cassation-insouciance-cynisme 

    Dans un tel contexte, il appartenait au président du Sénat M. Gérard Larcher de monter au créneau et de dénoncer ce Coup d’Etat et de prendre toutes les mesures qui s’imposaient pour défendre la Constitution, car il est bien évident que tout ce qui a été promulgué depuis cette date du 1er janvier 2017 est nul et non avenu, toutes les élections tant Présidentielles que Législatives (députés et sénateurs) sont illégales, le pouvoir est donc illégitime.

    Gérard Larcher aurait du annoncer que la France est rentrée dans une ère de dictature gravissime en l’absence de Constitution.

    L’état d’urgence inconstitutionnel, la pseudo loi sur les « fake-news » et celle sur le secret des affaires, les injonctions pour obliger tous les citoyens à être vaccinés etc… ne sont que des spoliations illégales démontrant que la bande de la franc-macronnerie au pouvoir tente par tous les moyens de museler leurs crimes et délits.

    Vaccination obligatoire, en marche vers l’extermination de masse

    Les Nazis et Mengele, des amateurs et des gagne-petit du nettoyage ethnique

    Paperclip & consort, quand les officines de mort voient grand, au service du N.O.M.    

    http://www.alterinfo.net/Vaccination-obligatoire-en-marche-vers-l-extermination-de-masse_a138402.html 

    Ce n’est pas sans raison que le président Vladimir Poutine a déclaré : « l’Europe est contrôlée par des pédophiles satanistes », la récente fête de la musique à l’Elysée en donne la plus funeste expression de ce Sodome et Gomorrhe, mais la conscience gagne lentement mais surement, viendra un jour où ces usurpateurs franc-macron collabos de la puissance occupante seront tous arrêtés.

    Courage à vous

    Bien sincèrement

    Christian Sébenne

    Ancien propriétaire du magazine Africa International

     

    (1)

    http://chantal-dupille.eklablog.com/simone-veil-de-la-vie-a-la-mort-avortement-temoignage-chantal-dupille--a145774062

     

    De Valls à Macron, la France n’est plus une république démocratique

    .

    Message aux militaires et aux forces de l'ordre

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=88&v=nbwfnL9822Q

     

    De Valls à Macron, la France n’est plus une république démocratique.

     

    Macron, c'est le début de la fin

    https://www.youtube.com/watch?time_continue=39&v=PYxBvKzX1Go.

     

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  • Comment l’ambassadeur américain en Allemagne couvre un oligarque moldave,

    Comment l’ambassadeur américain en Allemagne couvre un oligarque moldave

     

    Le thème des ambassadeurs américains dans ces pays tourne toujours autour du fait que les ambassadeurs américains sont presque les présidents des pays dans lesquels ils sont nommés. Représentants de la plus haute autorité sur terre. Qui disent aux autorités locales comment agir et ce qu’il faut faire. Avec qui coopérer et à qui imposer des sanctions. Si le gouvernement ne convient pas aux États-Unis – les ambassadeurs recherchent une opposition qui pourrait être mise « à la barre ». Tout cela est bien connu et n’est pas particulièrement surprenant.

    Cependant, vous seriez probablement surpris si je disais que l’ambassadeur américain « couvre » aussi les oligarques criminels soupçonnés de trafic d’êtres humains et les énormes détournements de fonds. Ça aussi presque tout le monde le sait, mais puisque cet « ambassadeur des États-Unis » peut fermer les yeux sur cette question…

    Mais il y a ceux qui s’opposent à de telles ambassades….

    Récemment, sur le site web de l’édition américaine de l’Observer, un article est paru sur les activités de l’ambassadeur américain Rick Grinell en Allemagne. Son auteur est John Schindler, expert en sécurité, ancien analyste et agent de contre-espionnage de la NSA.

    Nous sautons rapidement les déclarations étonnantes de l’ambassadeur américain Grinell, qui exhorte la RFA à « immédiatement » mettre fin à la coopération avec l’Iran. Pensez à la chaîne des pays listés. Vraiment ?

    Mais nous nous tournons immédiatement vers les plus intéressants.

     

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    Selon Schindler, pendant de nombreuses années, l’ambassadeur actuel a gagné de l’argent en tant que consultant et conseiller politique. En 2009, il a fondé Capital Media Partners avec des bureaux dans des villes clés en Amérique. Sa tâche était d’aider à établir des « communications stratégiques internationales » pour ses clients.

    Il avait des clients non seulement aux États-Unis, mais aussi en Iran, au Kazakhstan, au Congo, en Somalie, en Australie et dans certains pays européens. Parmi les clients européens, la Moldavie s’est avérée être « un petit pays, auquel peu d’Américains ont pensé constamment ».

    Pourquoi nous sommes-nous concentrés sur la Moldavie? Voici pourquoi. Il y a un acteur politique très influent en Moldavie – Vladimir Plahotniuc. Naturellement, il est l’oligarque le plus riche du pays. Grinell, selon l’auteur, a commencé à écrire activement sur la Moldavie et à louer Plahotniuc après que la réputation de ce dernier « se soit égarée ». Il s’agit de déclarations publiques de l’ancien directeur adjoint du Centre national de lutte contre la corruption, Mikhail Hoffman, qui a dit très clairement au FBI comment Plahotniuc a contrôlé le vol de 1 milliard de dollars du trésor moldave.

     

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    Vous vous demandez, comment cela est-il connu? Peut-être que ce sont des rumeurs propagées par des opposants politiques? Interpol a reconnu le rôle de Plahotniuc dans la traite des êtres humains en 2012, à la demande de l’Italie. Cependant, l’oligarque n’a jamais été jugé pour ses crimes, écrit l’attaché de presse. « Ce n’est pas surprenant, étant donné son influence sur la justice moldave corrompue », explique Schindler. Mais il n’y a pas de tribunal, comme on dit en Russie. Dans le même temps, les politiciens moldaves disent ouvertement que « Plahotniuc a été impliqué dans la traite des êtres humains, il était un proxénète, il a reçu des revenus de cette entreprise », dixit eux-mêmes.

    Toute cette thématique avec Plahotniuc et Grinell a trouvé un large écho dans la blogosphère moldave. Les gens ne comprenaient pas du tout comment c’était possible ! Qu’est-ce qu’ils considèrent comme des gens de troisième catégorie ? Les locaux qui peuvent échanger des « blancs » ?

    La journaliste Natalia Morar a parlé plus clairement. Elle demande comment il se fait que Vlad Plahotniuc se permet de « garder » parmi les lobbyistes, y compris les diplomates américains, par exemple, l’ambassadeur américain à Berlin ? Est-ce que c’est maintenant si bien accepté ?

    L’expert politique roumain Armand Goshu, spécialisé dans la situation en Moldavie, a appelé à lire absolument l’article sur la Moldavie, Plahotniuc et son lobby à Washington. Et nous ne savons pas encore, s’il y a de tels « Plahotniucs » dans d’autres pays où son entreprise travaille. Est-ce que les « Plahotniuc » locaux peuvent vraiment manger les gens ?

    En général, les ambassadeurs américains dans divers pays ont déjà goûté leur liberté et leur impunité à tel point qu’en plus d’alimenter les révolutions et d’enseigner aux autorités nationales comment agir, ils ont commencé à élaborer des plans financiers au contenu juridique douteux. Personnellement, tout cela me rappelle vraiment le bateau avec pour cargaison des Européens et une bande d’indigènes avec qui vous pouvez faire tout ce que vous voulez contre quelques perles.

    N’avez-vous pas fait une telle analogie ?

    Antony Bourdine

    Traduction par Andrew Holmes pour DONi.

    Source : http://masterok.media/91680-kak-posol-ssha-v-germanii-kryshuet-moldavskogo-oligarha.html

    via:http://dnipress.com/fr/posts/comment-lambassadeur-americain-en-allemagne-couvre-un-oligarque-moldave/

     

    https://reseauinternational.net/comment-lambassadeur-americain-en-allemagne-couvre-un-oligarque-moldave/


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  • Les réunions de l’OCS et du G7 révèlent deux mondes inassimilables

     

    Les réunions de l’OCS et du G7 révèlent deux mondes inassimilables

    Deux réunions d’importance géopolitique considérable ont eu lieu le week-end dernier. Elles n’auraient pu être plus dissemblables par leur ton et leur fruit. Chacune représentait à sa manière le remaniement de fond de l’ordre mondial, et chacune se réclame d’un avenir fort différent.

    La première de ces réunions, celle du G7 (ou G6+1, d’après certains participants), se tenait à Québec au Canada. Les dirigeants politiques des six pays les plus importants (d’après le PIB) des pays industrialisés occidentaux et du Japon étaient présents.

    Le Président Donald Trump n’a pas pris la peine de cacher son mépris naturel envers ses prétendus amis et alliés. Arrivé en retard, sa contribution ayant été quasiment nulle, il s’est pressé de repartir. Dans son avion, en route pour la rencontre à Singapour avec Kim Jong-Un de Corée du Nord, il est revenu sur le mémorandum commun censément accepté à Québec, et y a rajouté quelques amères insultes personnelles à propos de l’hôte de la réunion, le Premier ministre canadien Trudeau.

    Avant d’arriver à la réunion, Trump avait jeté une bombe en suggérant qu’il est temps de réintégrer la Russie dans le groupe d’où elle a été suspendue en 2014.

    Les membres européens du G7, sauf peut-être l’Italie, ont été loin d’être enthousiasmés par cette suggestion inattendue de Trump. Cela impliquait que si les autres membres étaient d’accords, la Russie réintégrerait de fait le G7. Nous voyons ici à quel point les politicards du G7 sont déconnectés des réalités géopolitiques.

    La réponse russe a fait mouche directement là où ça fait mal : « nous sommes en train de nous focaliser sur d’autres formes » [de réunions au sommet, NdT].

    Ces ‘autres formes’ sont un éventail d’accords multilatéraux dans lesquels la Russie est l’un des principaux acteurs. Il y a par exemple l’Association dite des BRICS, Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud, qui rassemble plus de 40% de la population mondiale. En 2018, trois de ses membres, la Chine, l’Inde et le Brésil, figuraient, selon le FMI, dans le top 10 des plus grandes économies du monde. Il n’est peut-être pas utile de rappeler qu’aucun d’eux n’est membre du G7.

    L’Union économique eurasienne (UEE), est le second groupe central clef des ‘autres formes russes’. Son membre le plus important sur le plan économique et politique est la Russie. A fortiori, l’UEE a signé d’importants accords de coopération avec le projet Nouvelle Route de la Soie initié par la Chine. Avec l’Iran, l’UEE a aussi signé un accord de libre-échange qui entrera en vigueur en 2020. L’Iran est un pays pivot dans tous les accords multilatéraux eurasiens et au-delà, qui non seulement existent déjà, mais dont le l’impact économique et géopolitique grandit toujours.

    Le troisième groupe, celui qui a tenu sa réunion au sommet annuelle dans la ville chinoise de Qingdao, est l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS). Ce n’est pas par hasard si la réunion de l’OCS a eu lieu là où naquit Confucius, dans la province de Shandong.

    Ce n’était pas une coïncidence car, dans ses remarques liminaires à la conférence, le Président chinois Xi Jinping a précisément cité l’enseignement de Confucius sur la juste cause de la recherche du bien commun. L’insistance accordée par la philosophie confucéenne à l’unité et à l’harmonie, a été rappelée par Xi lors de son discours de 2013 à Astana, quand il a exposé sa vision de la Nouvelle Route de la Soie. Cette philosophie – confiance en chacun, profit commun et attachement envers l’égalité, la délibération et le respect pour la pluralité des civilisations – est intégrée dans ce qui est désormais connu sous le nom d’Esprit de Shanghai.

    Là encore, nous constatons sans effort que le contraste avec les dispositions d’esprit régnant dans le groupe du G7, ne pourrait être plus grand.

    Le Pakistan et l’Inde ont participé à la réunion de l’OCS pour la première fois en tant que membres à part entière. Ils le sont devenus en 2017. Ces deux pays ont une histoire compliquée, mais contrairement aux attentes de nombreux commentateurs occidentaux, ils ont néanmoins été d’accords pour chercher une solution à leurs différends dans le cadre de l’OCS.

    Chose significative, l’Inde et le Pakistan ont aussi accepté de travailler ensemble pour résoudre la guerre qui semble au premier abord insoluble en Afghanistan. Cette guerre a été provoquée par l’intervention et l’occupation illégales des États-Unis et leurs alliés. On ne sera pas surpris par l’absence des États-Unis dans cette tentative d’imposer la paix, dans laquelle sont aussi engagées la Russie, la Chine et l’Iran.

    Zbigniew Brzezinski, conseiller à la sécurité nationale de l’ancien Président étasunien Jimmy Carter et principal architecte de l’Opération Cyclone qui a engendré Al-Qaïda, a écrit dans son livre de 1997, Le Grand Échiquier, que les États-Unis avaient l’impératif stratégique d’empêcher l’apparition de tout groupe de nations capable remettre en question leur hégémonie politique, économique et militaire. Il a expressément qualifié l’alliance Russie, Chine et ‘peut-être Iran’, de scénario le plus dangereux.

    Il est évident que depuis la sortie de ce livre, la politique étrangère des États-Unis s’efforce de réaliser ce qui y est préconisé. Or, ironiquement, ils obtiennent l’effet inverse. Parmi les conséquences imprévues, un nombre toujours plus grand de nations européennes ‘se tournent vers l’Est’. Les sanctions imposées par les États-Unis, non seulement à ceux qu’ils prennent pour leurs ennemis, Russie et Iran, mais aussi à leurs ‘alliés’ Européens qui ont la témérité de tenir à l’esprit et à la lettre du JCPOA, font que les Européens réévaluent où est vraiment l’intérêt de leur nation.

    Fait encore plus important, grâce à la combinaison de facteurs incluant la complémentarité des économies et des ressources, et la certitude d’être mieux à l’abri ensemble que séparées, la Chine et la Russie ont noué des relations de plus en plus étroites. Si bien qu’en fait, c’est à Qingdao que le Président Xi à honoré le Président Poutine de l’exceptionnelle médaille de l’amitié. Le Président Xi a non seulement dit que la Russie est le ‘meilleur allié’ de la Chine, mais aussi, pour la première fois lors d’un forum public, il l’a appelé ‘partenaire stratégique’.

    Vingt ans après le bouquin de Brzezinski et 11 ans après le discours fondateur de Poutine à la conférence de Munich sur la sécurité, la forme du nouvel ordre politique émerge à vitesse accélérée.

    BRICS, SCO et UEE sont aussi le fer de lance de la suppression du dollar dans le commerce international. Un tas d’autres pays, en Afrique, au Moyen-Orient et en Amérique du Sud, leur emboîtent le pas. Le Yuan convertible en or, l’arrangement similaire négocié avec le London Metals Exchange, le commerce réglé en monnaies nationales et le développement de CHIPS pour remplacer le réseau de paiement international SWIFT assujetti aux États-Unis, tout cela fait partie du remaniement de fond. Le socle de l’hégémonie étasunienne s’effrite rapidement et, à moins d’une guerre désastreuse, ils ne peuvent rien faire pour s’y opposer.

    Cela ne veut pas dire qu’ils n’essaieront pas. Ils causeront sans aucun doute d’immenses problèmes, sans parler du chaos inhérent au leadership étasunien aberrant et dénué de projet stratégique rationnel [ils dépeuplent et désorganisent le monde pour établir une dictature mondiale gouvernée, si l’on en juge aux souhaits de Jacques Attali, depuis Jérusalem, NdT]. Ambitionner de dicter ce que l’on attend et compter sur l’adhésion aveugle de ses ‘alliés’ ne suffit plus.

    En revanche, la conférence de l’OCS a clairement montré que, quelle qu’en soit la façon, la gestion politique tablant sur la considération mutuelle, le profit commun et le respect de la souveraineté des autres, dameront le pion à l’impérialisme déclinant du groupe intéressé et querelleur qui s’est réuni à Québec.

    NEO, James O’Neill

    James O’Neill, avocat du barreau résidant en Australie, écrit exclusivement pour le magazine en ligne New Eastern Outlook.

    Original : journal-neo.org/2018/06/16/the-sco-and-g7-meetings-point-to-different-worlds/
    Traduction Petrus Lombard

    https://reseauinternational.net/les-reunions-de-locs-et-du-g7-revelent-deux-mondes-inassimilables/


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