• Notification de mon interdiction de publier sur FaceBook (cliquer sur l'image pour agrandir)

    Notification de mon interdiction de publier sur FaceBook (cliquer sur l'image pour agrandir)

     

    Si on observe par qui l'Ukraine est dirigée et soutenue aujourd'hui, on dénombre des forces diverses et semblant contradictoires allant des nazis bandéristes antisémites à l'extrême gauche trotskyste en passant par les takfiris pseudo musulmans, axe du terrorisme, jusqu'aux sionistes qui comme Kolomoyski finance les milices pro nazies les plus violentes. Ce qui est commun à tous ces mouvements apparemment contradictoires  c'est une allégeance sans faille à l'impérialisme anglo-saxon principalement étasunien qui pilote ce beau monde pour lui assigner un objectif commun: celui de défendre par toutes les manières et surtout les plus les plus violentes ses propres intérêts. Cette sainte alliance, extrême droite fascisante / extrême gauche, terroristes,takifis / sionistes, formée pour le plus grand bien du pouvoir impérial étasunien sur le monde est observée un peu partout y compris bien entendu chez nous sous l'égide du Parti Socialiste au pouvoir. Dans cette alliance semblant hétéroclite chacun joue sa propre partition mais dont la conclusion est toujours la même, soumission à l'impérialisme financier mondialiste et maintenant et surtout haine de la Russie, Russie dont le tort est de s'opposer très fermement et efficacement à cet impérialisme étasunien.

     

     

    Néo nazis bandéristes qui détiennent le pouvoir en Ukraine, bien que très minoritaires.

    Néo nazis bandéristes qui détiennent le pouvoir en Ukraine, bien que très minoritaires.

    Le rôle de l'extrême droite est de jouer de la phobie, ce qui lui est naturel, en France c'est l'islamophobie avec les « identitaires » qui surfent sur le rejet par le peuple français de la vague migratoire en cela elle rejoint les pseudo laïcistes de gauche comme Riposte laïque, l'hebdomadaire satyrique de gauche « Charlie Hebdo » et bien d'autres qui caricaturent la laïcité et la vide de son sens initial pour n'en faire qu'une phobie.

    En Ukraine les nazis bandéristes de Pravy Sector et de Svoboda donnent dans l'antisémitisme classique et la russophobie parlant à leurs propos de « sous hommes » ce qui n’empêche nullement l'oligarque juif sioniste Kolomoyski de financer leurs groupes armés, tout en collaborant avec les takfiris qualifiés par ailleurs de terroristes, fraîchement débarqués du « jihad » de Syrie.

    En France la schizophrénie du pouvoir politico-médiatique est similaire à celui d'Ukraine mais à propos des musulmans car d'un côté les takfiris (wahhabites) sont recrutés armés, financés, adulés par le pouvoir. Laurent Fabius n'a t-il pas dit à leurs propos qu'Al Nosra, une de leur organisation sanguinaire faisait du bon boulot en Syrie, de l'autre côté ces mêmes takfiris supportés et financés par l'allié saoudiens sont désignés comme ennemis publics à la vindicte populaire dans laquelle on prend le plus grand soin d'impliquer tous les musulmans.

    On connaît les caricatures violemment islamophobes de Charlie Hebdo que j'ai dénoncé dans un article lors de leurs parutions comparant ces dessins à ceux antisémites d'avant guerre que je vous incite à lire: 'L'air du temps". www.alain-benajam.com/article-l-air-du-temps-57346040.html

     

    Article de Charlie Hebdo me citant (Cliquer sur l'image pour agrandir)

    Article de Charlie Hebdo me citant (Cliquer sur l'image pour agrandir)

    Citation de Laurent Fabius disant qu'Al Nosra faisait du bon boulot en Syrie

    Citation de Laurent Fabius disant qu'Al Nosra faisait du bon boulot en Syrie

    Al Nosra vanté par Fabius exécutant sommairement des civiles en Syrie

    Al Nosra vanté par Fabius exécutant sommairement des civils en Syrie

     

    La partition de l'extrême gauche d'essence trotskyste est de jouer  le «plus de frontières», la haine de la nation et évidemment de la république que l'on caricature à l'envie car l'une ne pourrait aller sans l'autre, (quand je parle de république je parle bien entendu de l'organisation du bien commun et de la fabrication des lois), on voit que le parti socialiste au pouvoir est entrelardé de trotskystes plus ou moins ex, qui jouent ainsi ce rôle de promotion du mondialisme, de soumission à l'impérialisme étasunien et de haine de la Russie.

    Et puis les sionistes de gauche ou de droite instrumentent l'holocauste des juifs d'Europe durant la seconde guerre mondiale pour donner dans l'islamophobie et surtout diaboliser toute opposition au système impérialiste dans lequel l'état d'Israël s'est inclus, en la qualifiant derechef d'antisémite de fasciste et de vouloir perpétré à nouveau ce terrible holocauste. Ceci n'empêche nullement ces sionistes de supporter en Ukraine les nazis bandéristes et au moyen orient les tafiris wahhabites d'Al-Qaïda d'une Arabie saoudite qualifiée au demeurant d'alliée fidèle.

     

    Toutes ces contradictions ne pourraient tenir un instant sans les médias qui arrivent à servir un plat à peu près consommable pour les bas peuples en en sortant et en martelant « ad nauseam » quelques idées simples et en masquant ce qui semble incorrecte surtout pour notre bonne vielle France nourrie à la fausse démocratie.

     

    Les politico-médias nous assènent ainsi les idées suivantes.

    L'idée de nation est fasciste et obsolète, place à la mondialisation, les opposants sont des antisémites voulant remettre les juifs dans les chambres à gaz (ce qui est terrifiant). Ces opposants sont aussi des « complotistes » selon une qualification inventée par la CIA après le meurtre de Kennedy, ce qualificatif de complotiste associé à celui d'antisémite permet de dénoncer comme criminels ceux qui contestent les versions officielles abracadabrantesques servies par les politico-médias à propos des manœuvres de propagande et des meurtres perpétrés par les états profonds des pays « occidentaux » asservis à l'intérêt des USA.

     

    On voit maintenant que la criminalisation de l'opposition en Ukraine comme en France comme dans tout système totalitaire n'a pour objectif que de préparer à la répression.

    En effet à quoi pourrait servir tout cet effort de surveillance et tous ces frais si cela devait ne servir qu'à connaître l'opinion des gens, la répression est bien un objectif préparé. Pour réprimer il faut d'abord identifier les meneurs, les faire disparaître et terroriser ceux qui les suivent par quelques arrestations musclées et spectaculaires, en Ukraine, un peu en avance sur nous, ces arrestations disparitions sont monnaies courantes celle-ci sont maintenant agrémentées de meurtres quasi journaliers d'opposants.

     

    Les meurtres d'opposants en Ukraine

    Rôle de FaceBook.


    Ce réseau social a été créé sous l'égide des services spéciaux étasuniens afin de faciliter la propagation des manœuvres de déstabilisations dans des pays ou l'impérialisme cherchait à modifier le pouvoir en sa faveur, (révolutions colorées ou printemps fleuris). Cependant FaceBook fut rapidement investi par des oppositions au système impérialiste étasunien profitant de l'aubaine qui leur était fournie. Cette mauvaise surprise a déclenché un grand nombre de réactions de dénigrement de ce qui est publié sur le net et FaceBook en particulier de la part des politico-médias. Pire maintenant ils sont à l'écoute permanente de ce qui y est publié et ma seule contestation de la version officielle des attentats dits de « Charlie Hebdo » dans ce médias par quelques brèves remarques demandant les preuves qui n'existaient pas, déclencha rien moins qu'un article dans LA publication tirée à 7 millions d'exemplaires sous le titre charmant « Les charognards du complot » que je reproduits ici ou je suis vaillamment cité comme un hommage du vice à la vertu. .

    En Ukraine, il est rapporté par l'opposition au régime nazi pro impérialiste que FaceBook dénonce aux forces de répression les opposants qui peuvent ensuite être arrêtés puis évidemment assassinés.

    En France FaceBook a initié pour commencer une politique de censure systématique des opposants au système juste avant la dénonciation à l'ukrainienne. Cette censure a pour effet de déconnecter momentanément ou définitivement les dits opposants foulant ainsi au pied leur propre charte car en bon petits soldats de base de l'impérialisme ils procèdent stupidement. Ainsi ils prétendent lutter contre l'antisémitisme, thème bidon et bateau à la seule destination des opposants. En toute hypocrisie ils leur suffit de fabriquer des messages à caractère injurieux antisémites et de les déposer sur la cible pour prétexter d'une fermeture de compte.


    Cette façon de procéder va jusqu'à l’imbécillité ainsi j'ai été déconnecté 7 jours pour avoir soi disant utilisé le terme « youpin » ce qui pour le juif que je suis dont la famille a subi toutes les persécutions antisémites en Russie et en France, n'est pas banal.

    Donc attendez vous à voir fleurir sur vos murs tous les termes interdits inscrits par les sbires de FaceBook pour être de suite censurés avant d'être arrêtés comme en Ukraine aujourd'hui et plus si le peuple français tout comme le peuple ukrainien ne mettent pas un terme à ce fascisme véritable établi au grand profit de l'impérialisme et de son système financier.

    http://www.alain-benajam.com/2015/04/facebook-et-la-repression-en-france-et-en-ukraine.html#ob

     


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  • RUSSIE-USA:
    Le masque tombe, le voile se lève


    Par Le Saker Francophone – le 17 avril 2015

    GUERRE – le masque tombe

    Discours de Georges Friedman géopoliticien américain pour Stratfor devant le Chicago Council, le 4 février 2015 – Vidéo vocalisée en français

    1 – L’Europe n’existe pas
    2 – Seule une union Allemagne-Russie pourrait nous menacer, ça n’arrivera jamais
    3 – L’armée ukrainienne est une armée US, nous donnons nos médailles à leurs soldats méritants
    4 – Nous livrons des armes dans tous les pays de l’est européen, même en Ukraine
    5 – Notre but est d’installer un cordon sanitaire autour de la Russie
    6 – Nous intervenons militairement dans le monde entier, nous dominons les océans et toute la terre
    7 – Nous faisons battre nos ennemis entre eux, c’est cynique mais ça marche
    8 – Les attaques préventives déstabilisent les ennemis, nous faisons ça dans toutes les guerres
    9 – Nous installons des régimes favorables à nos intérêts
    10 – Nous sommes un empire, nous ne pouvons pas nous relâcher
    11 – L’Otan doit occuper tout l’espace terrestre entre la mer Baltique et la mer Noire
    12 – Nous ne savons pas ce que va faire l’Allemagne, elle est dans une situation très difficile
    13 – Nous ne voulons pas d’une coopération entre le capital financier et technologique allemand et les ressources de matières premières russes, les USA essaient d’empêcher ça depuis un siècle. Le destin de l’Europe dépendra de la décision des Allemands, où vont-ils diriger leurs exportations?

     


    PAIX – le voile de l’espoir se lève

    Conférence de presse de Poutine à Moscou, le 6 avril 2015 – Vidéo vocalisée en français

    1 – La Russie n’attaque pas l’Occident, elle n’agresse personne, elle défend ses intérêts
    2 – En 1990, la Russie a arrêté les vols de ses bombardiers stratégiques, mais les avions US continuaient à voler avec des armes nucléaires à bord. Pourquoi? Contre qui? Nous avons recommencé depuis trois ans, alors qui provoque?
    3 – Nous avons deux base militaires hors de Russie, à la frontière afghane, c’est même l’intérêt des USA. Eux ont plus de mille bases partout dans le monde, et nous sommes des agresseurs? Où est le bon sens? Que font les armes nucléaires américaines en Europe?
    4 – Le budget militaire du Pentagone est dix fois plus élevé que le nôtre et nous menons une politique agressive? Il faut garder son bon sens. Avons-nous des bases aux frontières des USA?
    5 – Pourquoi veut-on nous interdire de nous défendre? Qui a résilié le traité sur les missiles? Qui installe ses missiles aux frontières de l’autre? Et nous sommes agressifs?
    6 – Nous voulons des relations d’égalité avec l’Occident, en accord avec nos intérêts nationaux
    7 – Nous avons attendu 20 ans avant d’être acceptés à l’OMC, avec beaucoup de concessions, les règles solides sont violées, celles de l’OMC, de l’ONU, du droit international avec les sanctions contre nous
    8 – Nous voulons collaborer sur les problèmes de l’humanité, sécurité, désarmement, terrorisme, santé, drogue, crime organisé
    9 – Après la chute du mur de Berlin, on nous avait promis un gel de l’Otan, et aujourd’hui elle est partout à nos frontières, c’est un nouveau mur. Les Occidentaux ont décidé qu’ils étaient vainqueurs.
    10 – Il faut arrêter de construire de nouveaux murs et faire un monde commun humain, prospère et en sécurité.
    11 – Les sanctions économiques ne sont pas le prix que nous payons pour la Crimée, mais pour notre volonté d’exister en tant que nation et civilisation libre
    12 – Quoi que nous fassions pour la détente, nous rencontrons toujours des refus et des résistances de l’Occident. Les derniers jeux Olympiques d’hiver de Sotchi ont été calomniés et discrédités avant, pendant et après, pourquoi ?
    13 – L’Occident veut enchaîner l’ours russe, même s’il reste dans sa tanière, il veut arracher les dents et les griffes de l’ours, ses armes nucléaires. Ensuite il empaillera l’ours et s’appropriera sa taïga, son territoire. Les USA trouvent injuste que la Russie soit si grande, elle en veut un morceau, comme elle avait volé le Texas au Mexique en 1848 [plus la moitié de ses terres, du Texas à la Californie, NdT]
    14 – Nous utilisons les sanctions économiques comme tremplin pour améliorer notre économie, nous serons plus indépendants
    15 – Nous ne voulons pas que la peau de l’ours soit accrochée au mur, cela n’a rien à voir avec la Crimée.

     

    http://lesakerfrancophone.net/russie-usa-le-masque-tombe-le-voile-se-leve/

     

    LE SAKER FRANCOPHONE

    Le chaos du monde ne naît pas de l'âme des peuples, des races ou des religions, mais de l'insatiable appétit des puissants. Les humbles veillent.

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    commentaire de Hezbollah 17 avril 2015

    George Friedman, patron du renseignement américain, découvre ses cartes.

    Avec un aplomb et un cynisme rares, le patron du renseignement américain se livre dans cette interview, à un véritable exercice de géopolitique et de géostratégie, dévoilant sans scrupules les convoitises de son pays qu’il désigne, sans gêne aucune, comme étant un empire. Nous apprenons ce que nous savions déjà, à savoir que la hantise des USA, c’est de voir se réaliser une alliance stratégique entre la Russie et l’Allemagne. Il ose même dire qu’à ses yeux l’Europe n’existe pas et que seule l’Allemagne compte. Il explique d’ailleurs calmement que le souci des USA est de créer un « cordon sanitaire » s’étendant de la Mer noire à la Baltique et comprenant les pays russophobes auxquels sera assigné le rôle d’isoler ces deux grandes puissances que sont l’Allemagne et la Russie. Ceci nous permet de mieux saisir l’importance de la question de l’Ukraine. Ainsi, la messe est dite. Au passage, il avoue, enivré par son arrogance, tous les coups bas portés aux pays d’Orient, en les montant les uns contre les autres. Peut-on être plus clair ?

    LLP

    Incroyable le directeur de renseignement Americain dévoile son plan pour contrôler l’Europe !

     
    • Avatar
      missTik 17 avril 2015

      C ‘est évident que ces Fous Furieux carburent au Mal, se gargarisent de Chaos, se shootent du Sang des peuples qu’ ils détruisent.
      Son regard halluciné et son sourire sadique et satisfait, laisse présager de sinistres projets.

     

    Lire aussi l'article :

    Meurtres d’opposants en Ukraine: « début des purges politiques »

    Un cofondateur de CNN appelle à ne pas diaboliser Poutine

    © REUTERS/ Maxim Shemetov
    International
    17:43 17.04.2015(mis à jour 18:09 17.04.2015) URL courte
    41741031
     
    L'Occident essaie de présenter le président russe comme "incarnation du mal", ce qui n'est pas le cas. Vladimir Poutine ne fait que défendre et faire valoir les intérêts de son peuple, affirme Reese Schonfeld, journaliste et cofondateur de CNN.
     

    Le président russe Vladimir Poutine n'est pas du tout aussi inexplicable, imprévisible et agressif comme le présente la presse américaine, et surtout la presse républicaine aux Etats-Unis, écrit dans le Huffington Post le cofondateur et premier président de la chaîne CNN.

    "La Russie aurait pu, par exemple, user de son droit de veto au Conseil de sécurité des Nations unies et empêcher l'instauration des sanctions contre l'Iran. A l'époque, Téhéran a violemment critiqué Moscou pour son adhésion au régime des sanctions. Quoi qu'il en soit, la Russie avait soutenu les Etats-Unis malgré ses relations d'amitié avec l'Iran, car elle se guidait sur les intérêts de ses propres citoyens", rappelle le journaliste.

     

    Et d'admettre que l'actuel chef de l'Etat russe ne plaisait pas à tout le monde. 

     

    "Il agit toutefois à partir des intérêts de son peuple, comme il les comprend. Quand Washington a profité d'un changement de pouvoir en Ukraine pour briser définitivement l'alliance entre Kiev et Moscou, la Russie ne pouvait tout simplement pas ne pas soutenir cette partie de la population ukrainienne qui s'orientait sur elle, ce qui a amené au conflit qui fait toujours rage entre le Donbass et Kiev", indique M.Schonfeld.

    Selon ce dernier, les Russes ont toujours été très critiques au sujet de la décision de Nikita Khrouchtchev d'"offrir" la Crimée à l'Ukraine, et, en rattachant la péninsule à la Russie, Vladimir Poutine n'a fait que répondre aux attentes du peuple de son pays.

     

    "L'Otan ne cesse d'armer les pays d'Europe de l'Est et va organiser dans les semaines qui viennent des manœuvres d'envergure en Roumanie, en Pologne et en mer Noire. L'Occident s'applique de nouveau à diviser la Russie et ses voisins. Et Poutine agit comme tout autre dirigeant agirait à sa place pour protéger son pays et sécuriser ses frontières", relève l'auteur.

     

    Et d'ajouter que les Russes n'avaient pas oublié la perte de millions de leurs compatriotes dans la guerre contre l'Allemagne nazie.

    "Et la volonté du président russe de protéger les frontières de son pays à l'ouest sans agresser qui que ce soit est facile à comprendre", conclut le journaliste américain.

     
    http://fr.sputniknews.com/international/20150417/1015715003.html

     


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    Le site nachgerichtet.is informe que plus de 2000 personnes ont été mises en prison pour avoir une opinion différente de celle du gouvernement ukrainien. Ces personnes subissent des tortures. Facebook intervient pour aider les autorités ukrainiennes !

    Disparitions d’habitants. Plusieurs milliers de personnes ont simplement disparu. Personne ne les a revues. Ces personnes étaient sous surveillance.


    Lors d’un déplacement, comme par exemple, dans une autre ville, elles ont simplement disparu et elles ne sont jamais retournées à leur domicile. Le SBU, les services secrets ukrainiens, peut arrêté qui il veut. Il suffit d’un reproche du genre, « arrestation pour avoir « liké » une page internet soutenant la Nouvelle Russie ou le Donbass sur Facebook ou simplement pour avoir en sa possession un journal de la Nouvelle Russie. « Une personne qui critique le gouvernement est un terroriste. Un voleur armé et meurtrier n’est qu’un pécheur. Les bataillons qui massacrent et violent sont des héros de la patrie », dit Vladimir Rogo à Rossijskaya Gazeta. Des similitudes entre l’Ukraine d’aujourd’hui et l’Allemagne nazie, entre le SBU et la Gestapo sont de plus en plus claires.

    Un seul Like peut vous tuer ! Le tribunal de Charkiw a condamné un retraité à 3 ans de prison pour avoir eu en sa possession un tract intitulé « la Russie de l’Est ». Le retraité a été dénoncé en ligne sur le site du SBU par un voisin. La délation est activement soutenue et récompensée en Ukraine. Il existe même des articles ou des émissions avec les titres évocateurs comme « comment je peux reconnaître un séparatiste ? » ; « quand dois-je contacter la hotline ? ». Simplement pour un seul « Like » sur Facebook on peut se retrouver en prison et disparaître ! Facebook a officiellement déclaré sa volonté d’aider l’administration ukrainienne pour dénoncer les gens !

    http://fr.awdnews.com/technologie/6003-facebook-livre-des-donn%C3%A9es-aux-services-secrets-ukrainiens-plus-de-2000-personnes-d%C3%A9j%C3%A0-disparues.html

     


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  • L’ennemi commun des peuples

    Les USA ont cinq ans pour mettre la Russie à genoux, sinon ils sortiront de l’Histoire, et ils le savent
    Par Alexander Chuikov

    mercredi 15 avril 2015, par Comité Valmy

     

    Les USA ont cinq ans pour mettre la Russie à genoux, sinon ils sortiront de l’Histoire, et ils le savent

    Jacques Lacan : le réel ça cogne

    Interview d’un ancien analyste russe des services du renseignement extérieur


    Dans la banlieue nord de Moscou, sous la protection sûre des Troupes de l’intérieur, se trouve discrètement un ancien Institut secret du Service russe du renseignement extérieur (SVR). Aujourd’hui, au-dessus de la porte d’entrée, on peut lire, écrit en lettres d’or : Institut russe d’études stratégiques. Mais le nom pacifique ne saurait tromper celui qui est au courant que plus de deux cents employés sont en train de forger ici le bouclier analytique de la patrie.

     

    Lieutenant-général Leonid Rechetnikov

    Y aura-t-il une nouvelle guerre dans le Sud-Est de l’Ukraine ? Qui est derrière le président des États-Unis ? Pourquoi nombre de nos responsables peuvent-ils être appelés agents idéologiques d’influence ? En pesant chacun de ses mot, comme d’habitude, le directeur de l’Institut, le lieutenant-général à la retraite Leonid Rechetnikov, répond à ces questions, et à d’autres.

     

    Rivaux dans le même domaine

    – Vous aviez un patron important, le SVR. Pourquoi avez-vous été subitement déclassifié ?

    – En effet, nous étions un institut de renseignement extérieur classé, voué à l’analyse de l’information disponible sur l’étranger proche et lointain. Non seulement les services de renseignement, mais aussi les structures qui définissent la politique étrangère du pays ont besoin d’information. C’est assez curieux, mais dans l’administration présidentielle russe (AP), de tels centres d’analyse sérieux n’existaient pas. Il y avait bien une foule d’institutions, qui se résumaient au directeur, à une secrétaire et à l’épouse du directeur pour servir d’analystes. L’AP manquait de véritables professionnels, et la communauté du renseignement devait fournir certains des siens.

     

    Aujourd’hui, notre fondateur est le président de la Russie, et toutes les demandes de recherche gouvernementales sont signées par le chef de l’Administration, Sergei Ivanov.

     

    – Combien vous demande-t-on d’analyses ? Nous sommes en effet, un pays de paperasses, tout le monde écrit beaucoup, mais est-ce que cela a un impact sur le résultat final ?

    – Quelquefois, nous voyons des actions qui entrent en résonance avec nos notes d’analyse. Parfois, c’est surprenant, vous exprimez certaines idées, qui ensuite deviennent une tendance dans l’opinion publique russe. Apparemment, beaucoup d’entre elles flottent dans l’air.

     

    – Aux États-Unis, le groupe de réflexion Stratfor et le centre de recherches stratégiques Rand Corporation font quelque chose de similaire. Lequel d’entre vous est le plus cool ?

     

    – Lorsque, après avoir été transférés à l’AP en avril 2009, nous avons rédigé une nouvelle charte pour l’Institut, on nous a dit, comme un souhait, que nous devrions suivre leur exemple. J’ai alors pensé : « Si vous nous financez, comme Stratfor ou la Rand Corporation le sont, alors nous ferions honte à tous ces cercles de réflexion étrangers. » Après tout, les analystes russes sont les plus forts au monde. Tout spécialement les experts régionaux, qui ont plus de cerveaux à l’esprit frais et objectif. Je peux en parler avec confiance, après tout j’ai produit des analyses pendant 33 ans, d’abord dans la Première direction générale du KGB (FCD), puis dans le Service russe du renseignement extérieur.

     

    Ô ONG, où nous mènes-tu ?

    ( Ô Brother Where Art Thou)

    Il est bien connu que la Rand Corporation avait développé un plan pour l’opération anti-terroriste de l’Ukraine dans le Sud-Est du pays. Est-ce que votre institut a produit des informations sur l’Ukraine, la Crimée en particulier ?

     

    – Évidemment. A la base, seuls deux instituts avaient travaillé sur l’Ukraine : le RISS et l’Institut de Konstantin Zatulin des pays de la CEI. Depuis la fondation, nous avions écrit des rapports analytiques sur la croissance de sentiments antirusses en Ukraine continentale et le renforcement de sentiments pro-russes en Crimée. Nous avions analysé l’activité des autorités ukrainiennes. Mais nous ne produisions pas d’informations alarmistes, du genre tout est perdu, nous attirions plutôt l’attention sur la montée du problème.

     

    Nous avons suggéré d’améliorer significativement le travail des organisations non gouvernementales (ONG) pro-russes, et de renforcer, comme on dit aujourd’hui, la pression de la politique du soft power.

     

    – Avec un ambassadeur comme Zurabov [l’ambassadeur russe en Ukraine, NdT], nous n’avons pas besoin d’ennemis !

     

    – Les activités de toute ambassade et de tout ambassadeur sont limitées par une multitude de contraintes. Si quelqu’un les outrepassait, il y aurait un scandale. De plus, le manque de personnel professionnel est un vrai problème en Russie. Et pas seulement dans le champ diplomatique. Les services publics sont amoindris, pour ainsi dire, il y a très peu de gens vraiment motivés.

     

    On ne se méfie pas suffisamment du rôle des ONG. Un exemple frappant, ce sont les révolutions de couleur, fomentées par des organisations non gouvernementales étrangères, en particulier américaines [et allemandes, NdT]. C’était le cas en Ukraine. Malheureusement, actuellement on n’accorde pas d’attention à la création et au soutien de telles organisations, qui agiraient dans notre intérêt. Et si elles existaient, elles remplaceraient dix ambassades et dix ambassadeurs, même très intelligents. Maintenant, la situation a commencé à changer après que le président a donné des instructions directes. Plaise à Dieu que les subordonnés ne fassent pas la sourde oreille à ce développement.

     

    Que faire s’il y a une guerre demain ?

    – A votre avis, comment la situation va-t-elle évoluer en Novorussie au printemps et en été ? Est-ce qu’il y aura une nouvelle campagne militaire ?

     

    – Hélas, la probabilité en est très forte. Il y a un an, l’idée de la fédéralisation de l’Ukraine était plausible. Mais maintenant Kiev n’a besoin que de la guerre, que d’un État unitaire. Cela pour plusieurs raisons. La principale est que ces gens idéologiquement antirusses ont été portés à la tête du pays, ce ne sont pas seulement des subordonnés de Washington, ils sont littéralement stipendiés par les forces qui se cachent derrière le gouvernement états-unien.

     

    – Et que veut ce célèbre gouvernement mondial occulte ?

    – Il est plus facile de dire ce qu’ils ne veulent pas : ils ne veulent pas une Ukraine fédérale, elle serait trop difficile à contrôler. Ils ne pourraient pas déployer leurs bases militaires et un nouveau système de défense anti-missile selon leurs plans. A partir de Lugansk et Kharkov, les missiles tactiques de croisière peuvent atteindre le Trans-Oural, où sont placées nos principales forces de dissuasion nucléaires. Avec une probabilité de 100%, elles seraient en mesure de frapper les missiles balistiques enterrés dans des silos et les missiles mobiles au moment du décollage [et réussir ainsi une première frappe paralysante, NdT]. Actuellement, cette zone n’est pas accessible depuis les lieux occupés par les bases de l’US Army : la Pologne, la Turquie, l’Asie du Sud-Est. C’est l’objectif principal. En plus, les États-Unis combattront pour le Donbass jusqu’au dernier Ukrainien.

     

    – Autrement dit, les champs de gaz de schiste qui sont dans la zone n’ont pas vraiment d’importance ?

    – Le principal objectif stratégique est une Ukraine unitaire sous leur contrôle total pour combattre la Russie. Le gaz de schiste, ou les terres arables sont seulement un bonus sympathique. Des gains collatéraux. Plus un coup sérieux à notre industrie de défense à cause de la rupture des relations entre l’Ukraine et la Russie. C’est déjà fait.

     

    – Donc nous avons été dominés, ce fils de pute de Ianoukovitch a dû être évacué avec l’aide des forces spéciales et Washington a installé ses propres fils de pute, c’est ça ?

     

    – D’un point de vue stratégique militaire, bien sûr, nous avons été dominés. La Russie a eu la Crimée en compensation. Et une autre compensation est la résistance des habitants du Sud-Est de l’Ukraine. Mais l’ennemi a déjà obtenu un vaste territoire qui faisait autrefois partie de l’Union soviétique et de l’Empire russe.

     

    – Que verrons-nous cette année en Ukraine ?

    – Un processus de semi-décomposition ou même de décomposition complète. Pour le moment, beaucoup côtoient tranquillement la présence du véritable nazisme. Mais les gens qui comprennent que l’Ukraine et la Russie sont solidement reliées n’ont pas encore eu leur mot à dire. Ni à Odessa ou Kharkov, ni à Zaporozhye, ni à Chernigov. Le silence n’est pas éternel. Et le couvercle de la chaudière va inévitablement exploser.

     

    – Et comment vont se développer les relations entre la Novorussie et le reste de l’Ukraine ?

    – Il y a un scénario improbable genre Transnistrie. Mais je n’y crois pas – le territoire de la République populaire de Donetsk et de la République populaire de Lugansk est beaucoup plus grand, des millions de gens ont été entraînés dans la guerre. La Russie est en mesure de convaincre les chefs de la milice de maintenir un répit temporaire et une trêve. Mais c’est en effet temporaire. Il n’y a pas de discussion à propos d’un retour quelconque de la Novorussie en Ukraine. Les gens du Sud-Est ne veulent pas être des Ukrainiens.

     

    – Puisque notre pays a déjà été isolé par la communauté internationale à cause de l’annexion de la Crimée, pourquoi ne pas jouer le tout pour le jour dans le Sud-Est ? N’est-ce pas hypocrite ?

     

    – A mon avis, c’est trop tôt. Nous sous-estimons la conscience de notre président, qui sait que certains processus protégés des regards indiscrets sont actuellement en cours en Europe. Ils nous donnent l’espoir que nous aurons les méthodes et les moyens qui nous permettront de défendre nos intérêts.

     

    Un front sans ligne de front

    – Au milieu des flots d’informations associés à l’Ukraine, nous avons tendance à oublier la croissance explosive de l’extrémisme religieux en Asie centrale…

     

    – C’est une tendance extrêmement dangereuse pour notre pays. La situation est très difficile au Tadjikistan. Le Kirghizstan est aussi instable. Mais la première attaque pourrait être dirigée contre le Turkménistan, exactement comme votre article l’a écrit. Nous l’oublions quelque peu, parce que Achgabat reste séparé. Mais cet étage peut s’effondrer en premier. Ont-ils assez de forces pour se défendre eux-mêmes ? Ou devrons-nous intervenir dans un pays qui nous tient à une distance assez éloignée ? Donc c’est une zone difficile.

     

    Ce n’est pas dû seulement à la pénétration de militants de l’État islamique dans la région. Selon des informations récentes, les États-Unis et l’Otan ne vont pas quitter l’Afghanistan et vont y conserver leurs bases. D’un point de vue militaire, cinq ou dix mille soldats qui stationnent pendant un mois peuvent être déployés pour former un groupe fort de 50 000 à 100 000 hommes.

     

    C’est une partie d’un plan global destiné à encercler la Russie et à faire pression sur elle, un plan porté par les États-Unis pour renverser le président Poutine et diviser le pays. Un homme de la rue ordinaire peut évidemment ne pas le croire, mais les gens qui disposent de suffisamment d’informations en sont bien conscients.

     

    – Quels seront les contours de la division ?

    – Au départ, ils planifient de prendre ce qui est faiblement lié. Peu importe ce qui se détachera : Kaliningrad, le Nord Caucase ou l’Extrême-Orient. Cela sera le détonateur d’un processus qui se transformera en avalanche. Cette idée n’est pas de la propagande, elle est réelle. Une telle pression de l’Ouest (l’Ukraine) et du sud (Asie centrale) ne fera que croître. En essayant de pénétrer par la porte ouest, ils testent aussi la force de la porte du sud.

     

    – Où est notre direction stratégique la plus dangereuse ?

    – La direction du sud est très dangereuse. Mais jusqu’à présent, il y a des États tampons – les anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale. Et vers l’ouest, la guerre est déjà aux frontières. Sur notre territoire, en fait.

     

    Ce qui se passe là-bas n’est pas un combat entre les Ukrainiens et les Russes, mais la guerre du système mondial. Certaines gens croient qu’ils sont l’Europe, alors que d’autres s’associent avec la Russie. Après tout, notre pays n’est pas seulement un territoire, mais une grande civilisation en elle-même, qui a apporté au monde ses vues sur l’ordre mondial. D’abord, bien sûr, il y avait l’Empire russe comme modèle d’une civilisation orthodoxe orientale. Les bolcheviques l’ont détruit, mais ont produit une nouvelle idée civilisationnelle. Maintenant, nous sommes arrivés très près d’un troisième paradigme. Dans cinq ou six ans, nous la verrons.

     

    – Qu’est-ce qu’elle sera ?

    – Je pense que ce sera une bonne symbiose des deux précédentes. Et nos collègues assermentés [Services secrets occidentaux, NdT] en sont bien conscients. Par conséquent, l’attaque a commencé de tous côtés.

     

    – C’est-à-dire que la lutte russo-américaine commune contre le terrorisme, en particulier avec ISIS, est une fiction ?

     

    – Bien sûr. L’Amérique crée des terroristes, les nourrit et les entraîne, puis elle donne l’ordre à toute la bande : Attaquez ! Peut-être qu’un chien fou de la bande sera tué, mais les autres seront incités encore plus activement.

     

    Le veau d’or est toujours debout et Satan conduit le bal

    ( Faust)

    Leonid Petrovich, je vois, vous pensez que les États-Unis et les présidents américains ne sont que des instruments. Qui alors décide la politique ?

     

    – Il y a quelques sociétés de gens pratiquement inconnus du public qui ne se contentent pas d’installer les présidents américains au pouvoir, mais définissent les règles de tout le Grand jeu. Ce sont, en particulier, les corporations financières multinationales. Mais pas seulement elles.

     

    Maintenant, il y a une refonte en cours du système économique et financier mondial. C’est une tentative de repenser toute la structure du capitalisme, sans l’abandonner. La politique étrangère est en train de changer de façon spectaculaire. Tout à coup, les États-Unis ont effectivement lâché Israël, leur principal allié au Moyen-Orient, au nom de l’amélioration de leurs relations avec l’Iran. Pourquoi l’Iran est-il plus nécessaire et plus important que Tel Aviv ? Parce qu’il fait partie d’une ceinture qui encercle la Russie. Ces forces clandestines sont déterminées à liquider notre pays en tant qu’acteur sérieux sur la scène mondiale. Après tout, la Russie porte une alternative civilisationnelle à l’ensemble de l’Occident uni.

     

    Surtout maintenant, alors qu’il y a une croissance explosive de sentiments anti-américains dans le monde. La Hongrie, où des forces conservatrices de droite sont au pouvoir, et les gauchistes grecs – au départ des forces diamétralement opposées – sont en fait unies et ont résisté aux diktats des États-Unis sur le Vieux continent. Il y a des gens prêts à résister en Italie, en Autriche, en France, et ainsi de suite. Si la Russie émerge cette fois-ci, des processus vont démarrer en Europe qui seront défavorables aux forces qui aspirent à la domination mondiale. Et elles le comprennent parfaitement.

     

    – Certains dirigeants européens se sont déjà plaints que les sanctions états-uniennes leur avaient été littéralement imposées. Est-ce que l’Europe peut échapper à l’étreinte amicale des États-Unis ?

     

    – Jamais. L’Amérique la tient solidement par un certain nombre de chaînes : la planche à billets de la Fed, la menace de révolutions de couleur et l’élimination physique de politiciens indésirables.

     

    – Est-ce que vous n’exagérez pas avec l’élimination physique ?

    – Pas du tout. L’Agence centrale du renseignement des États-Unis, la CIA – même en termes de tâches – n’est pas un service de renseignement. Le KGB, le FCD ou le SVR sont des services de renseignement classiques : pour recueillir des informations et les transmettre à la direction du pays. Pour la CIA, ces attributs traditionnels du renseignement sont tout en bas de sa liste de tâches. Mais sa principale est l’élimination, y compris physique, de dirigeants politiques et l’organisation de coups d’État. Et ils le font en temps réel.

     

    Après le naufrage du sous-marin Koursk, le directeur de la CIA George Tenet s’est envolé pour la Russie depuis la Roumanie. J’étais chargé de le rencontrer à l’aéroport. Pendant un long moment, Tenet n’est pas sorti de l’avion, mais ensuite la rampe était ouverte et j’ai pu regarder l’intérieur de son Hercules. C’était un poste de commande volant, un centre informatique opérationnel, bourré d’équipements et de systèmes de communication qui peuvent surveiller et simuler des situations dans le monde entier. La délégation qui l’accompagnait comptait vingt personnes. Alors que nous avions l’habitude de voler, et encore aujourd’hui, sur des vols réguliers en groupes de deux à cinq personnes. Comme ils disent, sentez la différence.

     

    – A propos des services de renseignements. Il y a eu de nouveau des discussions sur l’idée de restaurer les services de renseignements russes unis en combinant le SVR et le FSB. Quel est votre avis ?

     

    – Extrêmement négatif. Si nous combinons les deux services de renseignement – le renseignement extérieur et le contre-espionnage – alors de deux sources d’information pour la tête de la direction du pays, nous en faisons une seule. Alors l’homme qui commande ce printemps de l’information en aura le monopole. Il peut être manipulé pour atteindre un certain objectif. Dans le KGB, de telles manipulations de l’information étaient évidentes même pour le capitaine Rechetnikov. Pour un président, un roi ou un Premier ministre – ce que vous appelez le plus haut responsable – il est avantageux d’avoir plusieurs sources de renseignements indépendantes. Sinon, il devient l’otage du chef d’une structure particulière ou de la structure elle-même. C’est très dangereux.

     

    Les auteurs de cette idée pensent qu’avec une telle unification, nous nous renforçons, mais en fait, nous nous mettons nous-mêmes en danger.

     

    Quelqu’un est-il condamné ?

    – Passons du complot mondial à nos moutons. Comment distinguer le responsable qui ne sait pas ce qu’il fait, d’un agent d’influence qui agit en toute conscience ?

     

    – Il n’y a vraiment pas autant d’agents d’influence de niveau important dans le monde qu’on pourrait le penser. Prendre ou ne pas prendre des décisions stratégiques sérieuses, contraires aux intérêts de son pays, est principalement le fait, pour ainsi dire, d’agents idéologiques. Ce sont ces responsables russes qui se sont trouvés eux-mêmes à occuper un poste de haut rang dans notre gouvernement, mais leur âme est avec l’Occident. Ils n’ont pas à être recrutés comme informateurs ou pour leur donner des ordres. Pour ces gens, tout ce qui est fait là-bas dehors représente les plus hautes réalisations de la civilisation. Et les choses qui sont ici font partie de la Russie malpropre. Ils n’associent pas l’avenir de leurs enfants à ce pays, et ils les envoient étudier à l’étranger. C’est un signe plus important que les comptes dans les banques occidentales. Ces camarades n’aiment pas la Russie de tout leur cœur, indépendamment du fait que le développement de la Russie est ce qu’ils sont chargés d’administrer.

     

    – C’est précisément ainsi que vous avez brossé le portrait de quelques-uns de nos ministres. Comment parviendrons-nous à franchir 2015 avec eux ?

     

    – Avec ou sans eux, l’année sera difficile. Très probablement, la suivante ne sera pas plus facile. Mais ensuite, nous entamerons la marche confiante de la nouvelle Russie.

     


    Leonid Reshetnikov. Né le 6 février 1947 à Potsdam (RDA) dans une famille de militaires. Il est diplômé de la faculté d’Histoire de l’Université d’État de Kharkov et titulaire d’un doctorat de l’Université de Sofia (Bulgarie). De 1974 à 1975, il a travaillé à l’Institut du système économique socialiste mondial de l’Académie des sciences de l’URSS. D’avril 1976 à avril 2009, il a travaillé dans les unités d’analyse du renseignement extérieur. Son dernier poste a été celui de chef du Département d’information et d’analyse du Service russe du renseignement extérieur, membre du conseil de direction du SVR, lieutenant général. En avril 2009, il a été mis à la retraite pour avoir atteint l’âge limite pour le service militaire. Membre du Conseil de recherche du Conseil de sécurité russe. Il parle couramment le serbe et le bulgare, il peut communiquer en grec. Décoré de distinctions d’État (Ordre du courage, Ordre de l’honneur), de distinctions de l’Église orthodoxe russe (Ordre du Saint Prince Daniel de Moscou, Ordre du Saint prince Dmitry Donskoy), ainsi que de médailles et de signes honorifiques.

     

    Alexander Chuikov
    – Le 9 avril 2015 – Source thesaker.is

    Article original – Traduit du russe à l’anglais par « D »

    Traduit de l’anglais par Diane, relu par jj pour le Saker Francophone

    http://www.comite-valmy.org/spip.php?article5843

     

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    Par La Rédaction 

     
    Près d’un an après la fin de sa mission, l’ancien émissaire  de l’ONU et de la ligue arabe chargé du dossier de la Syrie, Lakhdar Brahimi se livre à une lecture critique du dossier syrien et de l’échec des efforts diplomatiques pour mettre fin à ce conflit sanglant alors que des voix se font entendre pour souligner que la crise ne pourra être résolue sans inclure Bachar el-Assad dans les négociations.
     
    Dans une interview accordée au site d’information Orient XXI , le diplomate algérien estime qu’après des années de guerre, « tout le monde se rend un peu plus compte » du fait que le problème syrien est « extrêmement sérieux ». « Mais il semble que les gens qui ont les moyens d’y mettre fin ne soient pas prêts à faire les concessions nécessaires à une solution », souligne-t-il.
     
    Revenant sur sa mission comme émissaire de l’Onu et de la Ligue arabe, Brahimi impute notamment son échec à l’obstination des protagonistes, régime et opposition, ainsi que leurs soutiens respectifs dans la communauté internationale. Tout le monde, selon lui, ne visait qu’une « victoire finale ». « Ni (le régime) ni (l’opposition) n’envisageaient une autre solution que celle consistant à imposer son point de vue », déplore-t-il.
     
    Lakhdar Brahimi, qui a rencontré plusieurs fois le président syrien lors de sa mission, le décrit comme un homme « rationnel ». « Il n’est pas suicidaire mais il a une certaine conception de l’Etat, du pouvoir », estime-t-il. Le diplomate ajoute que Bachar el-Assad est « très bien informé » de la situation et que rien ne lui est caché.
     
    Dans l’entretien à Orient XXI, M. Brahimi revient également sur le rôle joué par les pays occidentaux depuis le début du soulèvement et estime qu’ils se sont tous trompés. « Enfin, nous nous sommes tous trompés. Tout le monde s’est trompé lamentablement à chaque fois, pas seulement en Syrie », dénonce-t-il.
     
    A la différence des Occidentaux qui misaient sur un effondrement rapide du régime syrien, poursuit le diplomate, « les Russes ont dit depuis le début que la Syrie était différente des autres pays et que le régime allait résister ». Selon lui, Moscou analysait mieux la situation car les Russes sont « bien implantés en Syrie », contrairement aux Occidentaux, qui n’avaient avant la crise qu’une « présence superficielle » dans le pays.
    (Algérie1)
     

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