• Al-Qaida ? Des mercenaires utilisés par les Etats-Unis ! Article de 2011, mais si d'actualité ! eva

     

    Comment les hommes d’Al-Qaida sont arrivés au pouvoir en Libye

    Le Réseau Voltaire a reçu de nombreux courriers de lecteurs comportant des questions sur Al-Qaida en Libye. Afin de leur répondre, Thierry Meyssan a rassemblé les principaux éléments connus de ce dossier. Ces faits confirment son analyse, développée depuis le 11-Septembre, selon laquelle Al-Qaida est un milieu de mercenaires utilisé par les États-Unis pour combattre en Afghanistan, en Bosnie-Herzégovine, en Tchétchénie, au Kosovo, en Irak, et maintenant en Libye, en Syrie et au Yémen.

    | Beyrouth (Liban) | 6 septembre 2011
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    Chef historique d’Al-Qaida en Libye, Abdelhakim Belhaj, est devenu gouverneur militaire de Tripoli « libérée » et a été chargé d’organiser l’armée de la « nouvelle Libye ».

    Dans les années 80, la CIA incite Awatha al-Zuwawi à créer une officine en Libye pour recruter des mercenaires et les envoyer au jihad en Afghanistan contre les Soviétiques. À partir de 1986 les recrues libyennes sont formées au camp de Salman al-Farisi (Pakistan), sous l’autorité du milliardaire anti-communiste Oussama Ben Laden.

    Lorsque Ben Laden se déplace au Soudan, les jihadistes libyens l’y suivent. Ils y sont regroupés dans leur propre compound. À partir de 1994, Oussama Ben Laden dépêche des jihadistes libyens dans leur pays pour tuer Mouammar Kadhafi et renverser la Jamahiriya populaire et socialiste.

    Le 18 octobre 1995, le groupe se structure sous la dénomination Groupe islamique combattant en Libye (GICL). Durant les trois années qui suivent, le GICL tente par quatre fois d’assassiner Mouammar Kadhafi et d’instaurer une guérilla dans les montagnes du Sud. À la suite de ces opérations, l’armée libyenne —sous le commandement du général Abdel Fattah Younés— mène une campagne d’éradication de la guérilla, et la Justice libyenne lance un mandat d’arrêt contre Oussama Ben Laden, diffusé à partir de 1998 par Interpol.

    Selon l’agent du contrespionnage britannique David Shayler, le dévelopment du GICL et la première tentative d’assassinat de Mouammar Kadhafi par Al-Qaida sont financés à hauteur de 100 000 livres par le MI6 britannique [1].

    À l’époque, la Libye est le seul État au monde à rechercher Oussama Ben Laden, lequel dispose encore officiellement de soutiens politiques aux États-Unis bien qu’il se soit opposé à l’opération « Tempête du désert ».

    Sous la pression de Tripoli, Hassan el-Tourabi expulse les jihadistes libyens du Soudan. Ils déménagent leurs infrastructures en Afghanistan où ils installent le camp de Shaheed Shaykh Abu Yahya (juste au nord de Kaboul). Cette installation fonctionne jusqu’à l’été 2001, lorsque les négociations de Berlin entre les États-Unis et les Talibans à propos du pipe-line transafghan échouent. À ce moment-là, le mollah Omar, qui se prépare à l’invasion anglo-saxonne, exige que le camp passe sous son contrôle direct.

    Le 6 octobre 2001 le GICL est inscrit sur la liste établie par le Comité d’application de la résolution 1267 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Il y figure toujours. Le 8 décembre 2004, le GICL est inscrit sur la liste des organisations terroristes établie par le département d’État des États-Unis. Il y figure toujours. Le 10 octobre 2005, le ministère britannique de l’Intérieur interdit le GICL sur son territoire. Cette mesure est toujours valide. Le 7 février 2006, le Comité des Nations Unies prend des sanctions à l’égard de 5 membres du GICL et de 4 sociétés qui leurs sont liées, qui continuent impunément à opérer sur le territoire du Royaume-Uni sous protection du MI6.

    Durant la « Guerre contre la terreur », la mouvance jihadiste s’organise. L’expression « Al-Qaida », qui désignait au départ une vaste base de données dans laquelle Oussama Ben Laden choisissait les mercenaires dont il avait besoin pour des missions ponctuelles, devient progressivement un groupuscule. Sa taille diminue au fur et à mesure de sa structuration.

    Le 6 mars 2004, le nouveau chef du GICL, Abdelhakim Belhaj, qui s’est battu en Afghanistan aux côtés d’Oussama Ben Laden [2] et en Irak, est arrêté en Malaisie, puis transféré dans une prison secrète de la CIA en Thaïlande où il est soumis au sérum de vérité et torturé. À la suite d’un accord entre les États-Unis et la Libye, il est renvoyé en Libye où il est torturé, mais par des agents britanniques cette fois, à la prison d’Abou Salim.

    Le 26 juin 2005, les services secrets occidentaux organisent à Londres une rencontre d’opposants libyens. Ils constituent la « Conférence nationale de l’opposition libyenne » en unissant trois factions islamiques : les Frères musulmans, la confrérie des Sénoussi, et le GICL. Leur manifeste fixe trois objectifs :
    - renverser Mouammar Kadhafi ;
    - exercer le pouvoir pour un an (sous le nom de « Conseil national de transition ») ;
    - rétablir la monarchie constitutionnelle dans sa forme de 1951 et faire de l’islam la religion d’État.

    En juillet 2005, Abu al-Laith al-Liby parvient contre toute vraisemblance à s’échapper de la prison de haute sécurité de Bagram (Afghanistan) et devient l’un des chefs d’Al-Qaida. Il appelle les jihadistes du GICL qui ne l’ont pas encore fait à rejoindre Al-Qaida en Irak. Les Libyens deviennent majoritaires parmi les kamikazes d’Al-Qaida en Irak [3]. En février 2007, al-Liby conduit une attaque spectaculaire contre la base de Bagram alors que le vice-président Dick Cheney s’apprête à la visiter. En novembre 2007, Ayman al-Zawahiri et Abu al-Laith al-Liby annoncent la fusion du GICL avec Al-Qaida.

    Abu al-Laith al-Liby devient l’adjoint d’Ayman al-Zawahiri, et à ce titre le numéro 2 d’Al-Qaida puisque l’on est sans nouvelles d’Oussama Ben Laden. Il est tué par un drone de la CIA au Waziristan, fin janvier 2008.

    Durant la période 2008-2010, Saif el-Islam Kadhafi négocie une trêve entre la Jamahiriya et le GICL. Celui-ci publie un long document, Les Etudes correctrices, dans lequel il admet avoir commis une erreur en appelant au jihad contre des coreligionnaires dans un pays musulman. En trois vagues successives, tous les membres d’Al-Qaida sont amnistiés et libérés à la seule condition qu’ils renoncent par écrit à la violence. Sur 1 800 jihadistes, plus d’une centaine refuse cet accord et préfère rester en prison.

    Dès sa libération, Abdelhakim Belhaj quitte la Libye et s’installe au Qatar.

    Début 2011, le prince Bandar Bin Sultan entreprend une série de voyages pour relancer Al-Qaida en élargissant son recrutement, jusqu’ici presque exclusivement arabe, aux musulmans d’Asie centrale et du Sud-Est. Des bureaux de recrutement sont ouverts jusqu’en Malaisie [4]. Le meilleur résultat est obtenu à Mazar-i-Sharif, où plus de 1 500 Afghans s’engagent pour le jihad en Libye, en Syrie et au Yémen [5]. En quelques semaines, Al-Qaida, qui n’était plus qu’un groupuscule moribond, peut aligner plus de 10 000 hommes. Ce recrutement est d’autant plus facile que les jihadistes sont les mercenaires les moins chers du marché.

    Le 17 février 2011, la « Conférence nationale de l’opposition libyenne » organise la « journée de la colère » à Benghazi, qui marque le début de la guerre.

    Le 23 février, l’imam Abdelkarim Al-Hasadi proclame la création d’un Émirat islamique à Derna, la ville la plus intégriste de Libye dont sont originaires la majorité des jihadistes devenus kamikazes d’Al-Qaida en Irak. Al-Hasadi est un membre du GICL de longue date qui a été torturé par les États-Unis à Guantanamo [6]. La burqa devient obligatoire et les châtiments corporels sont rétablis. L’émir Al-Hasidi organise sa propre armée, qui débute avec quelques dizaines de jihadistes et en regroupe bientôt plus d’un millier.

    Le général Carter Ham, commandant de l’Africom, chargé de coordonner l’opération alliée en Libye, exprime ses interrogations quant à la présence parmi les rebelles qu’on lui demande de défendre des jihadistes d’Al-Qaida qui ont tué des GI’s en Afghanistan et en Irak. Il est relevé de sa mission qui est transmise à l’OTAN.

    Un peu partout en Cyrénaïque « libérée », les hommes d’Al-Qaida sèment la terreur, pratiquant massacres et tortures. Ils se font une spécialité d’égorger les kadhafistes et de leur arracher un œil, et de couper les seins des femmes impudiques. L’avocat de la Jamahiriya, Me Marcel Ceccaldi, accuse l’OTAN de « complicité de crimes de guerre ».

    Le 1er mai 2011, Barack Obama annonce qu’à Abbottabad (Pakistan), le commando 6 des Navy Seals a éliminé Oussama Ben Laden dont on était sans nouvelles crédibles depuis presque 10 ans. Cette annonce permet de clore le dossier Al-Qaida et de relooker les jihadistes pour en refaire des alliés des États-Unis comme au bon vieux temps des guerres d’Afghanistan, de Bosnie-Herzégovine, de Tchétchénie et du Kosovo [7]. Le 6 août, tous les membres du commando 6 des Navy Seals meurent dans la chute de leur hélicoptère.

    Abdelhakim Belhaj revient dans son pays dans un avion militaire qatariote au début de l’intervention de l’OTAN. Il prend le commandement des hommes d’Al-Qaida dans les montagnes du Djebel Néfoussa. Selon le fils du général Abdel Fattah Younés, c’est lui qui commandite le 28 juillet 2011 l’assassinat de son vieil ennemi qui était devenu le chef militaire du Conseil national de transition. Après la chute de Tripoli, Abdelhakim Belhaj ouvre les portes de la prison d’Abou Salim et libère les derniers jihadistes d’Al-Qaida qui y étaient détenus. Il est nommé gouverneur militaire de Tripoli. Il exige des excuses de la CIA et du MI6 pour le traitement qu’ils lui ont fait subir par le passé [8]. Le Conseil national de transition lui confie la charge de former l’armée de la Libye nouvelle.

     

    [1] « David Shayler : “J’ai quitté les services secrets britanniques lorsque le MI6 a décidé de financer des associés d’Oussama Ben Laden“ », Réseau Voltaire, 18 novembre 2005.

    [2] « Libya’s Powerful Islamist Leader », par Babak Dehghanpisheh, The Daily Beast, 2 septembre 2011.

    [3] « Ennemis de l’OTAN en Irak et en Afghanistan, alliés en Libye », par Webster G. Tarpley, Réseau Voltaire, 21 mai 2011.

    [4] « La Contre-révolution au Proche-Orient », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 11 mai 2011.

    [5] « CIA recruits 1,500 from Mazar-e-Sharif to fight in Libya », par Azhar Masood, The Nation (Pakistan), 31 août 2011.

    [6] « Noi ribelli, islamici e tolleranti », reportage de Roberto Bongiorni, Il Sole 24 Ore, 22 mars 2011.

    [7] « Réflexions sur l’annonce officielle de la mort d’Oussama Ben Laden », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 4 mai 2011.

    [8] « Libyan commander demands apology over MI6 and CIA plot », par Martin Chulov, Nick

    Hopkins et Richard Norton-Taylor, The Guardian, 4 septembre 2011.

     

    http://www.voltairenet.org/article171315.html

     

    Lire aussi article qui vient de paraître :

    La cécité de l’Union européenne face à la stratégie militaire des États-Unis

    http://www.voltairenet.org/article187402.html

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    Sayed Ali Khamenei : au Yémen, l'Arabie Saoudite agit comme Israël à Gaza (VOSTFR)

    http://sayed7asan.blogspot.com.es/2015/04/sayed-ali-khamenei-au-yemen-larabie.html

     

    Discours du Guide Suprême de la Révolution Islamique d'Iran – 9 avril 2015

     

    Avertissement aux Saoudiens

     

    Dans ce discours, Sayed Ali Khamenei condamne l'agression américano-saoudienne contre le Yémen, assimilable en tous points aux multiples agressions israéliennes contre Gaza : la même sauvagerie, qui, selon lui, connaîtra la même issue : un échec cuisant pour les oppresseurs. La dynastie des Saoud, agent de l'impérialisme occidental au Moyen-Orient depuis sa création, tout comme Israël, toucherait-elle à sa fin ? Espérons-le, de même que nous espérons que le Yémen rejoindra pleinement l'Axe de la Résistance.

     

     

    Source : https://www.youtube.com/watch?v=QxG2yW-rw1Q

     

     

     

     

    Vidéo sous-titrée : https://www.youtube.com/watch?v=tmhZTUJbtxk

     

     

    Transcription :

     

     

    […] Les Saoudiens ont établi une mauvaise tradition dans la région. Bien entendu, ils ont commis une erreur. Aujourd'hui, ce que fait le gouvernement d'Arabie Saoudite au Yémen est exactement la même chose que ce que font les sionistes à Gaza.

     

    Il y a là deux aspects en jeu.

     

    Le premier est qu'il s'agit d'un crime de génocide. C'est un crime qui peut être porté auprès des instances internationales. Ils tuent des enfants et détruisent les maisons, les infrastructures et les sources de richesse nationale. C'est donc un crime très grave. Tel est le premier aspect.

     

    Le second aspect est le suivant : les Saoudiens vont subir une défaite majeure dans cette guerre. Ils vont subir une défaite et ne remporteront aucune victoire. Il y a une raison très claire à cela. La raison en est que les capacités militaires des sionistes sont bien supérieures à celles des Saoudiens. Les sionistes sont bien plus puissants qu'eux. Les sionistes avaient également de grandes capacités militaires. Et leur adversaire était une petite bande de territoire, à savoir Gaza. Mais l'adversaire des Saoudiens est un pays dans lequel vivent des dizaines de millions de personnes. C'est tout le peuple d'un vaste pays qui s'est dressé face aux Saoudiens. Si les sionistes n'ont pu remporter de victoire à Gaza, les Saoudiens ne pourront pas l'emporter au Yémen. Bien entendu, même si les sionistes avaient gagné à Gaza, les chances que les Saoudiens l'emportent au Yémen seraient nulles. Actuellement, leurs chances sont même inférieures à zéro. Ils vont très clairement subir une défaite majeure. Sans aucun doute, leurs nez seront traînés dans la boue.

     

    Nous avons de nombreux différends avec les Saoudiens sur plusieurs questions politiques. Mais nous avons toujours dit que les Saoudiens se comportaient avec tact et sérieux dans leurs affaires extérieures [officiellement]. Mais ils ont perdu ce tact et ce sérieux. De jeunes personnes inexpérimentées ont pris les affaires extérieures de ce pays entre leurs mains et ils préfèrent la sauvagerie au tact et à la sauvegarde des apparences. Cela tournera en leur défaveur.

     

    J'adresse un avertissement aux Saoudiens. Cessez les actions criminelles que vous perpétrez au Yémen. Cela n'est pas tolérable dans notre région. Bien sûr, les Etats-Unis les défendent et les soutiennent. Telle est leur nature. Ils soutiennent le côté oppresseur dans toutes les affaires internationales. Ils prennent le parti des oppresseurs au lieu de soutenir les opprimés. Telle est leur nature. Et ils agissent de même en ce qui concerne le Yémen. Mais ils subiront un contrecoup et ils seront vaincus.

     

    Maintenant, ils font un scandale en prétendant que l'Iran s'est ingéré dans les affaires du Yémen. C'est bien là de l'ingérence ! Juste parce que nous faisons quelques déclarations sur ce sujet, nous nous ingérons ?! Mais le fait que leurs avions criminels aient créé un environnement d'insécurité au Yémen n'est pas de l'ingérence. Ils trouvent des prétextes spécieux à leur propre ingérence. Ces excuses ne sont pas acceptables du point de vue du droit international. Ni les peuples ni Dieu ne peuvent accepter de telles excuses. Voilà ce qu'ils doivent faire : ils devraient cesser de commettre de tels crimes et de causer de tels désastres dès que possible.

     

    Le peuple du Yémen est un peuple ancien, ayant une grande histoire. Il a une histoire millénaire. Ce peuple a la capacité de décider de ce que sera son propre gouvernement. Bien sûr, certaines personnes ont essayé de créer une situation de vide politique et de faire du scandale. Ils veulent reproduire les mêmes événements qui se sont malheureusement produits en Libye – aujourd'hui, la situation de la Libye est très mauvaise et désastreuse. Mais heureusement, ils ont échoué. La jeunesse enthousiaste et pieuse du Yémen qui croit en la voie éclairée du Commandeur des Croyants [l'Imam Ali] (que la paix et les salutations de Dieu soient sur lui) est parvenue à leur tenir tête.

     

    Chiites, Sunnites, Shafi'ites, Zaydis, Hanafites et toutes autres courants se sont dressés contre l'invasion ennemie. Et par la Grâce de Dieu, ils seront victorieux. La victoire appartient au peuple. […]

     

     

     

     

    Voir également :

     

    Hassan Nasrallah : la guerre au Yémen annonce la fin de la dynastie saoudienne (VOSTFR)

    Hassan Nasrallah sur le Yémen et la ‘rivalité’ entre l'Arabie Saoudite et l'Iran au Moyen-Orient (VOSTFR)

    Guerre du Yémen en 1962 : Discours de Gamal Abd-al-Nasser contre la dynastie Saoud (VOSTFR)

    Sans merci : Israël se précipite vers la prochaine guerre à Gaza – Par Gidéon Lévy

    Sayed Ali Khamenei sur Gaza : le monde musulman doit armer la Palestine

     

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    INFO CACHÉE. Au Yemen, l’Arabie saoudite, main dans la main avec Daesh et Al-Qaïda

    by Allain Jules

    Il n'y a pas pire aveugle que celui qui refuse de voir. On ne le dira jamais assez, l'Arabie saoudite a financé Al-Qaïda, hier, en compagnie des Etats-Unis en Afghanistan, le fait toujours, et finance aussi Daesh. Tout le monde le sait mais, le théâtre yéménite apporte encore la preuve irréfutable de ces allégations. Pourquoi […]

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  • Comment combattre la stratégie du choc . Essai de Jérôme Bosch sur le Saker francophone: "DE LA BATAILLE CONTRE LE SYSTÈME"

    http://lucien-pons.over-blog.com/2015/04/comment-combattre-la-strategie-du-choc-essai-de-jerome-bosch-sur-le-saker-francophone-de-la-bataille-contre-le-systeme.html

    25 Avril 2015 , Rédigé par lucien-pons Publié dans #Le capitalisme;, #La mondialisation, #Les transnationales, #La lutte des classes, #la liberté

    Comment combattre la stratégie du choc . Essai de Jérôme Bosch sur le Saker francophone: "DE LA BATAILLE CONTRE LE SYSTÈME"

    Bonjour.

    Vous trouverez ci-après quelques extraits d’un article paru dans le Saker francophone, traitant de l’asservissement volontaire. Cet essai permet de comprendre les raisons de l’inaction de nos concitoyens et de leur incapacité à s’intéresser à la « Chose publique ». Ceci explique aussi la désaffection constatée à toutes les tentatives pour mobiliser les énergies en vue de combattre le système. Sa lecture doit nous conforter dans la justesse de nos actions d’information, d’éducation et de débats. Nous devons résister et résister encore au rouleau compresseur du système. Il se propose d’éradiquer toute dissidence.

    Le retour à la liberté de penser est long et difficile, il se fait par étapes et nous contribuons à cette Libération. Nous sommes les piqûres de moustiques qui vont rendre folle la bête et la pousser à se découvrir aux yeux de tous. « La stratégie du choc » décrite par Naomi Klein ne dit pas autre chose, pour combattre le capitalisme il ne faut jamais baisser les bras. Le système provoque des chocs psychologiques très puissants qui inhibent les citoyens que nous sommes afin d’imposer des reculs que nous n’aurions pas pu imaginer accepter sinon (l’exemple de la Sécurité Sociale est le plus marquant je crois). La narrative du système a besoin pour imposer ces choix d’anéantir la contestation, aussi faible puisse-t-elle paraître. Les poches de résistance sont autant de métastases qui vont anéantir ce monstre froid appelé aussi « Le capitalisme du désastre ».

    En résumé je pense que cet article va vous convaincre de la justesse de nos combats. L’abandon en rase campagne de ceux-ci permettrait au système de gagner cette guerre économique, politique et militaire.

    Pour paraphraser Lucie Aubrac je conclurai en disant : « Résister se conjugue toujours au présent » !

    Bonne lecture et bon courage.

    Cordialement

    Lucien Pons

    Quelques extraits :

    Bref, l’individu moyen est quotidiennement soumis aux stimuli du Système et à sa réalité virtuelle. Il est sous perfusion quasi permanente.

    L’avantage de la réalité virtuelle sur la propagande, c’est-à-dire l’avantage de manipuler les psychologies plutôt que la pensée est donc évident. Car au lieu d’avoir des individus qui ânonnent sans y croire les vertus d’un système en le honnissant (cf ex-URSS), l’homo-occidentalis fait l’apologie du Système en étant persuadé de le faire de son plein gré en fonction d’un raisonnement libre, juste et bon.

    L’individu se confond avec le Système qui a pénétré sa psychologie (2).

    […]

    Mais au final, le combat est engagé. Et l’on pourrait dire que le champ de bataille se situe aujourd’hui dans cet espace infime et gigantesque à la fois que constitue le doute, le malaise que fait ressentir aux psychologies la manipulation du Système. Ce malaise est comme une faille qu’il faut élargir pour que s’y engouffre le réel. Ensuite, il appartiendra au dormeur de se réveiller en acceptant le vertige du réel, pour que puisse naître en lui l’esprit de résistance, le désir du combat.

    […]

    Mais au final, le combat est engagé. Et l’on pourrait dire que le champ de bataille se situe aujourd’hui dans cet espace infime et gigantesque à la fois que constitue le doute, le malaise que fait ressentir aux psychologies la manipulation du Système. Ce malaise est comme une faille qu’il faut élargir pour que s’y engouffre le réel. Ensuite, il appartiendra au dormeur de se réveiller en acceptant le vertige du réel, pour que puisse naître en lui l’esprit de résistance, le désir du combat.

    La suite ici


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    Crash Airbus A320 - 24 mars 2015 -   Un copilote se suicide sur son lieu de travail - 150 morts !   http://mai68.org/spip/spip.php?article8663  

    Quel est le message d'Andreas Lubitz ?     

    Quand quelqu'un se suicide sur son lieu de travail, cela a toujours une signification par rapport à son boulot ! Quel est le message de l'Allemand Andreas Lubitz, 27 ans, copilote de la compagnie low cost Germanwings, filiale de la GRANDE Lufthansa ?

    "Ils" sont tout simplement en train de faire passer Andreas Lubitz pour fou et frustré. Mais il avait évidemment un message, puisqu'il avait dit à son amoureuse : « Un jour je ferais quelque chose qui changera le système, et mon nom sera connu ». Il voulait donc avant tout changer le système ; et, ensuite seulement, parce qu'il réussirait, il serait connu.

    Mais bien entendu, les propagandistes du pouvoir font oublier la partie importante de sa phrase, "changer le système", en se concentrant uniquement sur la seconde, "être connu", afin de faire passer Lubitz pour un taré-frustré et faire oublier qu'il voulait avant tout changer le système !

    "On" le fait passer pour fou, comme "on" l'a toujours fait, ou du moins tenté de le faire, pour TOUS ceux qui se sont suicidés sur leurs lieux de travail, afin de dégrever leurs employeurs. Souvenez-vous d'Orange et de son épidémie de suicides sur les lieux même du travail, par exemple ! "On" fait passer ces gens-là pour fous afin de rendre leur message illisible. Et afin que leur entreprise ne soit pas rendue responsable de leurs suicides !

    Mais, souvenez-vous en bien :

    Andreas Lubitz voulait changer le système !

    De quel système parlait-il à sa copine ? du système capitaliste en général ? Probablement pas. Il parlait plutôt du système des compagnies d'aviation low cost qui économisent sur tout pour tirer les prix à la baisse. Au point même de ne pas faire totalement le plein des avions au décollage afin qu'ils soient moins lourds, et consomment moins. Que Choisir a d'ailleurs dénoncé que, par manque de carburant, ces avions low cost étaient parfois obligés de demander l'autorisation d'atterrir en cour de route, avant-même le but du voyage ! Probablement aussi que dans ces compagnies low cost le personnel est mal payé et surchargé de travail.

    Peut-être aussi Andreas Lubitz a-t-il estimé que les clients de ces compagnies low cost étaient eux-mêmes coupables, et pas seulement les patrons, et a-t-il voulu adresser ainsi son message à la population dans son ensemble pour forcer une prise de conscience généralisée.

    Il a fallu une cinquantaine de suicides chez Orange pour que le message commence à être entendu ; parce qu'on a tout fait, au début, et pendant longtemps, pour masquer ledit message en faisant passer les suicidés pour des dépressifs ou des fous. Il en va de même pour Andréas Lubitz : on masque son message de la même façon ! Aussi, je pose la question :

    Combien de pilotes devront chrasher volontairement leurs avions pleins de passagers pour que le message d'Andréas Lubitz soit enfin entendu ?

    Ne vaudrait-il pas mieux écouter tout de suite ce qu'il nous dit ?

        Bien à vous,
        do
        28 mars 2015
        http://mai68.org/spip

    Article complet : http://mai68.org/spip/spip.php?article8663

     


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    Quelques séquences du futur qui nous attend.

    Arrêtons cette folie, la dictature de la technologie ! eva

     

    Le Japon remplace ses hôtesses par des robots humanoïdes

    Partagé par
    Be Geek

    begeek.fr - C’est le magasin Mitsukoshi qui a adopté ce robot humanoïde ou plutôt « cette robote » car il s’agit d’une représentation d’une hôtesse d’accueil. Baptisé Chihira Aiko, ce robot d’un mètre soixante...

     
     

      Futurotextiles 3, les tissus de demain s’exposent aujourd’hui Publié le 25 mars 2013 à 16h14

    L'exposition lilloise FuturoTextiles s'exporte en Europe et va passer par la Cité des sciences et de l'industrie à Paris.

    Lost Memories, un court métrage sur notre dépendance au numérique Publié le 21 mars 2013 à 17h27

    Un magnifique court métrage qui soulève la question de notre addiction aux technologies numériques.

     

     

    Quel avenir nous prédisent les films de science fiction ?

    http://www.begeek.fr/quel-avenir-nous-predisent-les-films-de-science-fiction-84954

     
    Publié le 01 mars 2013 à 17h16
     

    A vos calendriers et regardons ce que les films de science fiction nous réservent pour l'avenir, par ordre chronologique.

    Retour vers le futur 2 : le mercredi 21 octobre 2015

    retour vers le futur

    Dans 2 ans et demi, nous pourrons vérifier si le futur qu’à visiter Marty se réalisera. Lorsqu’il est allé dans le futur, le 21 octobre 2015, les voitures volaient et la saga Les Dents de la Mer en était à son 19ème épisode. Steven Spielberg a donc du travail pour que le futur se réalise. Mais quelques éléments devraient exister : la paire de Nike que porte Marty est déjà commercialisée (mais pas le modèle auto-lassant) et le Hover Board (le skate-board volant) est à l’état de prototype et devrait sortir en…2015.

    Blade Runner : 2019

    La vie à Los Angeles ne semble pas très réjouissante en 2019 : il pleut en permanence, les animaux sont artificiels, des replicants, une forme d’androïdes, servent d’esclaves et les humains sont fortement poussés à l’exil sur d’autres planètes. C’est donc dans une ambiance cyberpunk que Ridley Scott envisage notre avenir, pas très réjouissant si on pense que cela va nous arriver dans 5 ans. Les androïdes ne courrent pas encore nos rues, mais ils pourraient faire partie de notre futur comme le prouve ce couple de robots, très réalistes.

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    Metropolis : 2026

    Le film mythique de Fritz Lang ne voit pas un futur très brillant pour l’espèce humaine. Rassemblés dans une gigantesque ville, les habitants sont divisés en deux classes, la ville haute, berceau des fortunés qui vivent dans l’oisiveté et la ville basse, refuge des travailleurs. Sorti en 1927, l’ambiance de Metropolis est aussi le témoin d’une époque, celle de l’Allemagne en pleine montée du nazisme.

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    L’armée des 12 singes – I Robot :  2035

    Deux films de science fiction pour deux visions de la même année radicalement différentes. Dans l’Armée des 12 singes, un avenir apocalyptique nous attend. La majorité de la population a été éradiquée par un virus, les survivants sont condamnés à vivre sous terre pour ne pas se faire contaminer.

    armée des 12 singes

    Dans I Robot, nous pouvons marcher à l’air libre, mais dans un monde où les robots ont une place importante dans nos vies. Tout va bien, jusqu’à ce qu’ils décident de se rebeller contre les humains.

    i robot

    Alors entre l’avenir de Terry Gillam et celui de Alex Proyas, lequel préférez-vous ?

    Looper : 2044

    Dans 30 ans, le futur ne sera pas si différent de ce que nous connaissons. Les voitures seront un peu plus puissantes et certains humains développeront des pouvoirs télékinésiques. Mais les dinners américains servent toujours le café à volonté dans les mêmes carafes.

    looper

    Minortiy Report : 2054

    Dans 40 ans, des precogs pourront voir l’avenir et faire en sorte qu’on soit arrêter avant de commettre un crime… Cela soulève des questions d’éthique. Mais dans 40 ans, il y a aura aussi des écrans d’ordinateurs qui réagiront aux commandes de notre corps, les journaux seront sur des écrans flexibles et seront mis à jour en temps réel, et on pourra téléphoner avec des hologrammes. Le paradis du geek en somme ?

    minority report.

    ALEX GLOBAL NEWS est sorti de presse!


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