• Arié Alimi : « Une volonté de faire peur, de faire mal, de casser un élan de politisation de la jeunesse »

     
    Entretien réalisé par Alexandre Fache
    Jeudi, 31 Mai, 2018
    Humanite.fr

     

    Arié Alimi : « On est passé dans l’ère de la punition collective, dans une logique de soupçon généralisé.» Photo : Miguel Medina/AFP

    Arié Alimi : « On est passé dans l’ère de la punition collective, dans une logique de soupçon généralisé.» Photo : Miguel Medina/AFP

     

    Avocat au barreau de Paris et membre de la Ligue des droits de l'homme (LDH), Me Arié Alimi dénonce la stratégie d’intimidation mise en oeuvre par le gouvernement contre les jeunes arrêtés au lycée Arago, le 22 mai dernier.

     

    Pourquoi la répression subie par les jeunes au lycée Arago constitue-t-elle un événement inédit, comme vous l’avez écrit dans une tribune récente?

    Arié Alimi. Mettre autant de mineurs et jeunes majeurs en garde vue, aussi longtemps, prolonger ces gardes à vue, pour la simple occupation d’un lycée, en vue d’y tenir une assemblée générale, ne s’est, à ma connaissance, jamais vu. Autre aspect inédit: la violence exercée à l’encontre de ces jeunes. Pas physique, fort heureusement, mais psychologique: absence de notification de droits, placement pendant des heures dans un fourgon, sans boire, manger ou uriner, impossibilité de prévenir leurs parents… Or, on parle de mineurs, c’est-à-dire d’enfants, qui été confrontés pour la première fois à la violence de l’Etat. Cette injustice qui leur été faite a un retentissement d’autant plus fort qu’ils sont mineurs. Plus important, en tous cas, que pour un majeur qui serait habitué à la chose judiciaire. Cela en dit beaucoup sur la façon dont l’Etat perçoit cette jeunesse. 

    L’objectif, c’est de l’intimider?

    Arié Alimi. Cela paraît évident. Lors des premières gardes à vue de beaucoup de ces jeunes, les policiers, et même le parquet, souhaitaient lever ces procédures. Mais des pressions politiques ont semble-t-il été exercées pour prolonger ces gardes à vue. Cela ressemble vraiment à de l’intimidation. Autre point qui soutient cette analyse: le fait que ces jeunes aient été déférés devant la justice. Ce n’est pas si courant que ça, dans le cadre d’une manifestation pacifique, qui plus est de lycéens mineurs. Certains ont été mis en examen. Beaucoup ont écopé de rappels à la loi. Des décisions prises par le procureur de la République, sans voie de contestation possible, et qui, même si elles ne sont pas inscrites au casier judiciaire, pourront être utilisées demain contre ces jeunes, et présentées comme des ‘antécédents défavorables’. Il y a eu dans cette affaire une volonté de faire peur, de faire mal, de casser un élan de politisation d’une génération qui se pose des questions.

    Créées par une loi de 2010, les qualifications utilisées pour poursuivre ces jeunes (« participation à un groupement en vue de commettre des violences ou des dégradations », « intrusion dans un établissement scolaire ») sont pointées du doigt. En quoi posent-elles problème?

    Arié Alimi. Parce que l’utilisation qui en est faite est diamétralement opposée à ce qui était présenté comme leur vocation, au moment du débat parlementaire de 2010. A l’époque, Christian Estrosi, député UMP, avait vendu son texte comme un moyen de protéger les lycéens d’éventuelles agressions de ‘casseurs’. Huit ans plus tard, ce texte est utilisé massivement pour s’en prendre aux lycéens eux-mêmes, ou aux manifestants. A l’époque, bien sûr, on avait alerté sur ces possibles dévoiements. Ce qui s’est passé au lycée Arago en est l’illustration. C’est d’autant plus grave que les peines encourues sont lourdes: pour ‘l’intrusion’, jusqu’à trois d’emprisonnement, lorsque les faits sont commis en réunion, et 7500 euros d’amende; et un an de prison, et 15000 euros d’amende, pour la ‘participation à un groupement…’. Ce dernier délit est de plus en plus utilisé dans les manifestations, comme le 1er mai dernier, pour appréhender collectivement des personnes qui n’ont commis aucune dégradation ou violence, mais se retrouvent à proximité de ceux qui le font. On est passé dans l’ère de la punition collective, dans une logique de soupçon généralisé. Une logique qui tranche avec notre droit pénal, qui sanctionne normalement des faits individuels.

    L’utilisation de ces textes est-elle nouvelle?

    Arié Alimi. Plutôt oui. ‘L’intrusion dans un établissement scolaire’ a déjà été utilisée, de façon moins contestable, dans l’affaire de la fac de Montpellier, pour laquelle l’ex doyen est mis en cause. Mais, avec l’affaire du lycée Arago, on a franchi un cap. En revanche, l’infraction de ‘participation à un groupement…’ est déjà fréquemment utilisée, depuis des années. Dans une affaire pour laquelle j’avais plaidé, celle du quai de Valmy (dans laquelle une voiture de police avait été brûlée, e mai 2016 - NDLR), la plupart des mis en cause étaient poursuivis sur ce motif.

    Le Défenseur des Droits va être saisi par les parents des lycéens poursuivis. Cela peut-il avoir du poids dans les procédures en cours?

    Arié Alimi. A voir. Les décisions du Défenseur des droits sont toujours très justes, pertinentes. Le problème, c’est que le gouvernement n’en a rien à faire. Il ne l’écoute pas, pas plus que les autres organismes publics, comme la CNCDH, qui alertent sur des reculs des droits. Toutes ces institutions ne cessent de fustiger les pratiques du ministère de l’Intérieur, en vain. Sur les interpellations de mineurs, mais aussi sur les migrants ou le maintien de l’ordre. On a l’impression que le gouvernement fait même exactement l’inverse de ce que lui demande le Défenseur des droits, comme si cette politique répressive était la seule à pouvoir plaire à son électorat.

    Beaucoup de procédures semblent entachées d’irrégularités. Vous allez jouer là-dessus?

    Arié Alimi. Effectivement, il y a eu beaucoup d’irrégularités: notifications tardives de droits, parents, avocats, médecins pas prévenus… Tout cela devrait entraîner des annulations massives de gardes à vue. Ces jeunes seront-ils jugés néanmoins? C’est possible, car l’interpellation elle-même n’est pas forcément soumise à ces irrégularités. Il est possible qu’il y ait des condamnations. On verra ensuite quel sera le quantum de peines pour des poursuites qui sont plus de nature politique que judiciaire…

    Vous avez défendu plusieurs lycéens victimes de violences policières devant le lycée Bergson, en mars 2016. Quel parallèle faites-vous avec l’affaire du lycée Arago?

    Arié Alimi. Le parallèle est intéressant. Les violences policières devant le lycée Bergson ont donné lieu à deux procès différents. Fin 2016, le fonctionnaire que l’on voit frapper un lycéen sur une vidéo devenue virale, a écopé de 8 mois de prison avec sursis. Et la semaine dernière, un autre, poursuivi pour des violences hallucinantes, le même jour, devant le lycée, a été condamné à quatre mois avec sursis. Entre Arago et Bergson, le contexte est similaire: un blocus de lycéens. Sauf qu’à l’époque, on a envoyé des policiers non formés au maintien de l’ordre. Et ils ont fait n’importe quoi, en tapant sur des gamins. Avec Arago, on a vu une réponse beaucoup plus structurée, réfléchie, volontaire. Cette tentative de dissuasion a été travaillée par l’administration, c’est évident.

    Le maintien de l’ordre dans les manifestations semble aussi avoir évolué…

    Arié Alimi. Oui, on l’a vu le 1er mai dernier. Pendant longtemps, la doctrine était de maintenir une distance entre forces de police et manifestants, pour éviter au maximum le risque d’affrontements. Sous Nicolas Sarkozy, et encore plus sous Manuel Valls, pendant les mobilisations anti-loi travail, c’était tout l’inverse: une doctrine de la confrontation, et du contact, au risque de nombreux blessés. Depuis le 1er mai, on est revenu à la mise à distance, avec d’ailleurs le retour des canons à eau. Objectivement, c’est mieux. En revanche, cette stratégie s’accompagne aussi de dispositifs de nasse, de blocage des manifestations, et de plans de communication beaucoup plus élaborés contre ce qu’on appelle les ‘blacks blocs’. 

    Les lycéens d’Arago font-ils les frais de ces nouvelles stratégies?

    Arié Alimi. Pas directement. En revanche, il y a clairement une volonté du gouvernement d’éviter que des mouvements d’opposition s’organisent dans la jeunesse. C’est la raison pour laquelle ils sont intervenus massivement dans toutes les universités mobilisées contre Parcoursup.

    Cette affaire du lycée Arago peut-elle se retourner politiquement contre le gouvernement?

    Arié Alimi. Difficile à dire. Dans les familles, comme plus largement dans l’opinion, elle a d’abord créé de la sidération. Personne ne pouvait s’attendre à un truc pareil. Ce n’est que trois jours après que beaucoup se sont dit: ‘c’est inacceptable, il faut se battre’. Mais pour ça, les familles doivent s’organiser, se regrouper, être aidées aussi, face à ce qui constitue une agression d’Etat. C’est en train de se faire. Le gouvernement ne devrait pas en être profondément destabilisé. Mais cela alimente une prise de distance d’une partie de l’opinion par rapport à l’action brutale de l’Etat.

    Lire aussi :

    https://www.humanite.fr/arie-alimi-une-volonte-de-faire-peur-de-faire-mal-de-casser-un-elan-de-politisation-de-la-jeunesse

     

     

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    Jeudi jeune : appel lycéen au 7 juin

     

    Nous, lycéen·ne·s, appelons à manifester massivement contre Parcoursup et la sélection à l’université le Jeudi 07 Juin.

    On nous avait dit qu’APB, le précédent système permettant de s’inscrire à l’Université, était défaillant, qu’il fallait changer radicalement. On nous avait dit qu’avec Parcoursup, tout serait différent. Pourtant, au soir des résultats, nous étions 400 000 jeunes sur le carreau. Avec un budget par étudiant en recul depuis de nombreuses années, et un baby-boom des années 2000 dans lequel aucun investissement n’a été fait pour permettre notre accueil, comment s’étonner ? Le résultat : plusieurs centaines de milliers de jeunes n’ont toujours pas reçu de proposition d’affectation.

    Le gouvernement n’arrête pas de nous répéter que le système va « se ventiler », que tout le monde aura une proposition. Mme Vidal, ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, brasse de l’air ! Nous voyons bien qu’en réalité l’étau se resserre. Dans les lycées de banlieue, certaines classes n’ont eu aucune proposition d’affectation ! Des jeunes avec des dossiers scolaires excellents sont rejetés hors de l’Université en raison de leur lycée d’origine. Sommes-nous de trop ? Comme si en banlieue, nous n’avions pas le droit de décider notre avenir, et qu’il fallait au mieux s’accommoder d’un choix de filières subies, au pire être exclu de l’enseignement supérieur. Trop d’entre nous ont d’ailleurs déjà baissé les bras, en acceptant une filière non-voulue de peur d’être recalé.

    En sélectionnant aussi brutalement, M. Macron tire vers le bas l’ensemble de notre système éducatif. Tant d’entre nous sont démotivés : on se demande à quoi sert le baccalauréat, après avoir vu les résultats de Parcoursup. Le gouvernement s’en prend à une valeur fondamentale : celle du droit à décider de son avenir. En assignant tout le monde à résidence scolaire, en nous empêchant de choisir, ce gouvernement détruit notre possibilité de nous découvrir, de nous émanciper et de devenir excellents dans un domaine, car passionné·e·s. Il s’en prend aussi à notre liberté d’expression : lorsque nous nous mobilisons, la seule réponse que l’on nous apporte, c’est la répression. On n’arrête pas de nous enseigner les valeurs de la démocratie. Le gouvernement s’en réclame. Et pourtant, quand on fait entendre une voix différente, on nous réprime violemment, comme à Arago ou des mineurs ont dû subir des gardes à vues prolongées et humiliantes.

    Alors, parce que nous voulons défendre notre droit à décider de notre avenir, parce que nous sommes solidaires de nos ami·e·s sur le carreau, nous nous mobiliserons le 07 Juin. Pour le retrait de la loi ORE et un investissement à hauteur des besoins dans l’enseignement supérieur, contre la sélection à l’Université.

    Vous ne déciderez ni de notre place dans la société, ni à notre place !

    Liste des lycées signataires du Jeudi jeune (par département) :

    Paris 75 : 19 lycées
    Lycée Racine, Paris 8e

    Lycée Voltaire, Paris 11e
    Lycée Hélène Boucher, Paris 20e
    Lycée Arago, Paris 12e
    Lycée Dorian, Paris 11e
    Lycée Claude Monet, Paris 13e :
    Lycée Bergson, Paris 19e
    Lycée Georges Brassens, Paris 19e
    Lycée Maximilien Fox, Paris 6e
    Lycée Gabriel Fauré, Paris 13e
    Lycée Abbé Grégoire, Paris 5e
    Lycée Henry IV, Paris 5
    Lycée Charlemagne, Paris 4
    Lycée Jules Ferry, Paris 9ème
    Lycée Lamartine, Paris 9ème
    Lycée Louis Le Grand, Paris 5ème
    Lycée Victor Hugo, Paris 3ème
    Lycée François Villon, 14ème
    Lycée Turgot, Paris 3

    Seine et Marne 77 : 2 lycées
    Lycée Bachelard, Chelles 77

    Lycée Balzac, Mitry 77

    Essonne 91 : 5 lycées
    Lycée Geoffroy Saint-Hilaire, Étampes

    Lycée Vilgenis, Massy
    Lycée François Truffaut, Bondoufle
    Lycée Robert Doisneau, Corbeil Essonne
    Lycée Jean-Baptiste Corot, Savigny sur Orge

    Hauts de Seine 92 : 2 lycées
    Lycée Paul Lapie, Courbevoie 92

    Lycée Albert Camus, Bois Colombes 92

    Seine Saint Denis 93 : 13 lycées
    Lycée Condorcet, Montreuil 93

    Lycée Paul Eluard, Saint Denis 93
    Lycée Paul Le Roland, Drancy 93
    Lycée Jean Jaurès, Montreuil 93
    Lycée Voillaume, Aulnay 93
    Lycée Gustave Eiffel, Gagny 93
    Lycée Blaise Cendrars, Sevran 93
    Lycée Jean Rostand, Villepinte 93
    Lycée Georges Brassens, Villepinte 93
    Lycée Utrillo, Stains 93
    Lycée Mozart, Le Blanc-Mesnil 93
    Eugénie Cotton, Montreuil 93

    Val de Marne 94 : 4 lycées
    Lycée Condorcet, Saint-Maur 94

    Lycée Pablo Picasso, Fontenay-sous-Bois 94
    Lycée Romain Rolland, Ivry-sur-seine 94
    Lycée Georges Brassens, Villeneuve-le-Roi 94

    Val d’Oise 95 : 2 lycées
    Lycée Julie victoire Daubié, Argenteuil

    Lycée René Cassin, Gonesse

    Ailleurs en France : 12 lycées
    Lycée Marc Bloch, Strasbourg 67

    Lycée Marie Curie, Strasbourg 67
    Lycée Jean Monnet, Strasbourg 67
    Lycée Emile Mathis, Strasbourg 67
    Lycée Louis Pasteur, Strasbourg 67
    Lycée Pontonniers, Strasbourg 67
    Lycée Fustel de Coulanges, Strasbourg 67
    Lycée Jean Rostand, Strasbourg 67
    Lycée du Bois d’Amour-Poitiers 86
    Lycée Camille Vernet, Valence 26
    Lycée le Garros, Auch 32
    Lycée Albert Triboulet,  Romans sur Isère 26

    Tu es dans un autre lycée ? Signe l’Appel au 7 Juin ! Deux possibilités :
    > envoie un message privé à la page Facebook Non à la sélection !
    > ou un mail à l’adresse stopparcoursup@gmail.com

     

    https://educationidf.wordpress.com/2018/05/31/jeudi-jeune-appel-lyceen-au-7-juin/amp/?__twitter_impression=true

     

     

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    3 commentaires
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    Mariage princier qui séduit le bon peuple ! Mais sait-il que c'est la Couronne qui est à l'origine d'un monstrueux transfert pour les besoins militaires des USA (1, voir mon article) ? Ou que le Prince Philipps est un abominable eugéniste, et qu'il a par ailleurs commandité la mort de la Princesse Diana fiancée à un Arabe et détentrice de bien des secrets horribles de la Couronne d'Angleterre ? Et que dire, entre autres, des deux guerres mondiales décidées par la City de Londres ? Chantal Dupille dite eva R-sistons

     

     

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    Les preuves que Trump est bien l’une des marionnettes de la City de Londres…

     

    Les preuves que Trump est bien l’une des marionnettes de la City de Londres…

     

    Parce que nous avons la même à la maison-France !

     

    macron_finance-mondialiste

     

    Une preuve supplémentaire que c’est bien la City de Londres qui pilote le gouvernement zunien et pas l’inverse et que nous avons été avertis depuis des lustres, pour qui veut lire entre les lignes…

    Si je suis tout à fait d’accord avec l’analyse de Résistance 71 qui a traduit le tout dernier article de Dean Henderson  Pourquoi Trump est un outil de RothschildNous aimons particulièrement la conclusion de Henderson dans ce billet car il semble enfin vouloir lâcher prise de l’illusion démocratique. Il est à noter que si Henderson est toujours pointu dans ses analyses, il a toujours été en faveur du vote de changement et encourageait à voter Bernie Sanders pour la go-goche yankee dans la dernière mascarade en date. Un autre de ces pantins contrôlés qui semble pourtant bien sympathique à écouter… Henderson dit enfin à ceux qui le lisent d’arrêter de voter !
    Il a enfin compris qu’il n’y a pas de solutions au sein du système, qu’il n’y en a jamais eu (quoique Henderson le pense) et ne peut y en avoir (ça c’est nouveau chez lui…)
    Bienvenue au club Dean ! Prochaine étape. Proclame l’anarchie !

    ***

    J’invite, quant à moi, Henderson à se tourner vers les Natifs et Nations premières, notamment la Nation Mohawk qui est la plus représentée, et qui a dit absolument la même chose dans son dernier article du 4 mai   Les indésirables rentrent au bercail par Mohawk Nation News et la prochaine étape sera, en tout cas on peut l’espérer, un nouveau paradigme, en lien avec les Natifs, soit une société des sociétés au plus près de l’anarcho-indigénisme !

    La Mise en Échec du N.O.M. ne peut se faire que par l’union des  peuples de tous les continents qui, dans le processus même de la révolution sociale planétaire, éradiqueront la malfaisance régnante  Le Vatican, la City de Londres et Washington D.C. !…

    Au-delà de la mascarade : Trump marionnette de la City de Londres (Dean Henderson)

    Pourquoi Trump est un outil de Rothschild

    par Dean Henderson

    Le déménagement de l’ambassade des États-Unis de Tel Aviv à Jérusalem / Al Quds lundi fut marqué par l’assassinat public de plus de 60 manifestants palestiniens non armés par la force de défense israélienne. Cela n’aurait dû surprendre personne que malgré la convocation d’une réunion du CS de l’ONU pour discuter du génocide des Palestiniens, le gouvernement américain n’a quant à lui, fait aucun commentaire pour condamner le massacre des Palestiniens commis par Israël. L’ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley a dit: “Aucun pays dans cette pièce n’aurait agi avec plus de retenue que ne l’a fait Israël.

    La version du ministère de la vérité sur la “retenue” s’est produite lors de la célébration du 70ème anniversaire de l’état d’Israël. A cette époque (1948), Stern Gang et les cellules terroristes sionistes de l’Haganah (NdT : qui deviendra plus tard l’Irgoun avec le même effet terroriste), opérant en terre de Palestine sous mandat britannique, massacrèrent des familles palestiniennes entières, saisirent leurs plantation d’oliviers et de pistaches et les exproprièrent de leurs maisons, tout cela avec la bénédiction du président américain Harry Truman et du gouvernement américain.

    La fondation de l’état d’Israël fut un projet de la table ronde du milieu affairiste, un projet de la City de Londres et de Chatham House, plus connu plus tard sous le nom de Royal Institute of International Affairs ou RIIA (NdT : maison mère du Council on Foreign Relations ou CFR aux États-Unis). Ils poussèrent à la réalisation de la banque de la réserve fédérale américaine en 1913 tandis que le président Woodrow Wilson relâchait le contrôle des prix datant de l’ère de la “guerre révolutionnaire” [d’indépendance] et qui visait la Compagnie des Indes Occidentales britanniques et autres agents de la couronne [City de Londres].

    En 1917, le RIIA renversa la dynastie Romanov en Russie avec ses révolutionnaires bolchéviques bidons, financés par les dynasties banquières Khun Loeb et Warburg. Cette même année (coïncidence ?…) le membre de la table ronde et ministre des affaires étrangères britannique, Arthur Balfour envoya une lettre à un des ses collègue3s de la table ronde affairiste Lord Walter Rothschild lui déclarant son soutien pour l’établissement d’Israël en terre palestinienne. Ceci devint connu sous le vocable de la “déclaration de Balfour”.

    La couronne / City de Londres a ensuite soutenu  la montée d’Adolph Hitler et la désindustrialisation subséquente de l’Allemagne. Bientôt ils obtinrent leur prétexte pour un exode de masse des juifs sionistes vers Israël où une nation serait créée pour servir non pas de patrie pour les juifs, mais comme de gendarme régional pour le cartel pétrolier des Rothschild / Rockefeller (https://hendersonlefthook.wordpress.com/2014/09/20/illuminati-nazis-the-illegal-state-of-israel/).

    Le traité de Djeddah en 1922 a établi exactement le même rôle pour la maison des Saoud. L’agent de la couronne du RIIA aux États-Unis est le CFR, qui dicte virtuellement la politique étrangère américaine au travers de son torchon assez largement lu, le magazine Foreign Affairs. Le Conseil Atlantique est un autre des agents affiliés du RIIA de la Couronne / City de Londres.

    L’action impétueuse de Trump de relocaliser l’ambassade US à Al Quds, ville partagée à la fois par Israël et la Palestine, marque un nouveau chapitre très dangereux dans la politique au Moyen-Orient. La discussion de Trump sur le processus de paix dans la péninsule coréenne n’était qu’une diversion. La Corée du Nord n’a pas de pétrole (NdT : le pétrole étant abiotique, il est fort possible de fait, que la CN ait des réserves de pétrole exploitable, tout comme la Chine du reste ; qu’elles n’aient pas la technologie et le savoir-faire pour son exploitation est une autre histoire…) et le processus de paix ne tiendra pas si les États-Unis continuent de pratiquer des exercices militaires avec la Corée du Sud.

    Dans le même temps, la promotion des agents de la couronnes (sous la forme des nouveaux cons) John Bolton et Mike Pompeo indique que les gens du Projet pour un Nouveau Siècle Américain (agents de la Couronne), malgré leurs échecs accumulés d’Afghanistan, d’Irak, de Libye, du Yémen, du Soudan et de Syrie (NdT : on ne peut pas parler d’échec car le but est la guerre perpétuelle et l’application de la doctrine du N.O.Mordo ab chao”. En ce sens, les opérations en cours depuis 17 ans dans le monde et surtout au Moyen-Orient et en Asie sont un succès sur toute la ligne…), veulent toujours la guerre avec ce 7ème pays qu’ils ont programmé de longue date pour la destruction : l’Iran. Cette action de transfert d’ambassade avec le bombardement constant des forces iraniennes en Syrie par Israël, pourraient bien en être le déclencheur. Alors où se situe Trump dans tout ça ?…

    Malgré le carnage sus-mentionné et la dérégulation avancée de la corporatocratie, des figures de l’opposition contrôlée comme Alex Jones et le très largement diffusé QAnon, nous disent que Trump est le chevalier blanc attendant le moment opportun pour mettre fin à l’hégémonie des banquiers sur la planète.

    À tous ceux qui croient encore cela et ont pris pour argent comptant la métaphore du drainage du marécage , voici la preuve qu’en fait votre chevalier blanc n’est rien d’autre qu’un cheval de Troie, agent de la Couronne et contrôlé par les banksters de la City de Londres.

    En 1987, Donald Trump a acheté 93% des parts de Resorts International, une vitrine de la CIA fondée par les agents de la Couronne qu’étaient Allen Dulles (NdT : ex-patron de la CIA) et David Rockefeller comme la Mary Carter Paint Company des années 1950. Un an plus tard, Trump acheta le Taj Mahal Casino d’Atlantic City dans le New Jersey de Resorts International, puis continua d’acheter d’autres propriétés du front de mer d’Atlantic City.

    Rapidement Trump fut mis au parfum et ne put effectuer ses remboursements de dettes. Entre alors Wilbur Ross,  un milliardaire du marché d’investissements sur les bons du trésor et dépeint par les médias financiers du NOM comme étant un “investisseur indépendant”. De fait, en 1992, Ross était à la tête de l’équipe de conseil en gestion de banqueroute de la Rothschild Inc, qui représentait les actionnaires et détenteurs de bons qui menaçaient de faire saisir le château de cartes de Trump. Ross vit alors la capacité de Trump à manipuler un grand nombre de personnes, chose qui ne fut sans doute pas non plus éludée par ses patrons de chez Rothschild. Alors il dessina d’un coup de crayon une banqueroute des plus doucereuses pour Trump, où celui-ci ne laisserait partir que 50% des parts de ses affaires d’Atlantic City, surtout celle du casino Taj Mahal en échange de meilleurs termes de remboursement et d’une présidence à venir.

    La maison Rothschild et tous ses associés dans le crime de la City de Londres non seulement obtinrent une nouvelle blanchisseuse de fric sur la côte Est avec Atlantic City, mais ils tenaient aussi maintenant leur homme de paille Trump par les couilles.

    Plus tard Ross entra en association avec Jared Kushner dans l’achat de propriétés commerciales à New York au travers de l’entreprise Invesco. Jared épousa la fille de Trump Ivanka, qui auparavant était la maîtresse du fils de Jacob Rothschild, Nat. Ross fut l’homme derrière la candidature à la présidence de Trump et fut récompensé par le porte-feuille du ministère du commerce dans son gouvernement.

    Pour les aficionados de la démocratie qui se sentent un peu à la ramasse maintenant, n’oubliez pas non plus qu’Hillary Clinton avait elle-même été soutenue par Lynn de Rothschild. La City de Londres avait bien ces dernières élections sous contrôle quoi qu’il arrive. Il est plus que grand temps de perdre toutes ces illusions enfantines sur la “démocratie” dont nous nourrissent les agents de la couronne. Oubliez les élections. Ces jours sont bel et bien finis. Il est temps de s’unir, de couper court à la routine couarde et de couper la tête du serpent.

    Dean Henderson

    URL de l’article original en anglais  https://hendersonlefthook.wordpress.com/2018/05/16/why-trump-is-a-rothschild-tool/

    Traduit de l’anglais par Résistance 71

    ***

    “Vous ne serez et ne demeurerez que des commodités aussi longtemps que l’empire existera…”

     Russell Means, Oglala, Lakota

    ***

    Quiconque vote pour le système a voté et vote pour que celui-ci continue.

    Mohawk Nation News  Désincorporer/Discorporate

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    UNION + RÉFLEXION + ORGANISATION = ACTIONS COLLECTIVES HORS INSTITUTIONS

    Ignorons le Système – Ignorons l’État et ses institutions – Créons les bases solidaires de la Société des sociétés organique  Réfléchissons et agissons en une praxis commune – Adaptons le sublime de l’ANCIEN au NEUF, cad à la réalité du monde d’aujourd’hui – Changeons de paradigme…

    Faisons de 2018 l’Année Zéro d’une prise de conscience politique collective pour une société des sociétés, celle des associations libres et volontaires, n’œuvrant que pour le bien commun au sein de communes autonomes qui se fédèrent.

    JBL1960

    source:https://jbl1960blog.wordpress.com/2018/05/22/les-preuves-que-trump-est-bien-lune-des-marionnettes-de-la-city-de-londres/

     

    https://reseauinternational.net/les-preuves-que-trump-est-bien-lune-des-marionnettes-de-la-city-de-londres

     

     


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  • Venezuela : Maduro a gagné. Et maintenant ?

    Venezuela : Maduro a gagné. Et maintenant ?

     

    Par Guillermo Cieza

    Le peuple vénézuélien a fait certaines choses qui en font un pays exceptionnel. Selon ce qu’il semble, c’est le seul cas où un peuple dans la rue a vaincu un coup d’Etat.

    Maintenant, s’y ajoute un autre exploit ? On ne connaît pas de précédents où un président qui a supporté une hyper-inflation a été réélu et l’inflation, ces derniers mois, a atteint le record mondial de 2000%.

    Pour rendre les choses plus difficiles, cela s’est déroulé dans un pays sanctionné par les Etats-Unis et la Communauté Européenne, bloqué, réduit presque à la survie. Ce dernier mois, cette dernière semaine, le Département d’Etat des Etats-Unis, le Commandement Sud lui ont enjoint, lui ont ordonné de suspendre les élections. Irreprésentable secrétaire général de l’OEA, la ligue des pires gouvernements d’Amérique Latine : l’Argentine, la Colombie, le Panamá, le Paraguay, le Pérou et le Chili ont annoncé d’avance qu’ils ne reconnaîtraient pas les résultats des élections (sauf si la droite gagnait).

    Tous, depuis longtemps, conspiraient pour mener à son terme la campagne « libérer le Venezuela et Cuba. » De tous côtes apparaissent des documents, des plans des déclarations qui évoquent une invasion des forces de divers pays coordonnées par les Etats-Unis, une réédition de ce que fut la Guerre de la Triple Alliance contre le Paraguay au XIX° siècle. Et comme pour le Paraguay, l’objectif principal est beaucoup plus ambitieux que s’approprier les richesses naturelles et annexer des territoires. L’objectif principal est d’éradiquer « le mauvais exemple, » qu’il en reste même pas des cendres de ceux qui ont osé défier le système capitaliste mondial et les empires occidentaux.

    Et il est arrivé qu’une grande partie du peuple vénézuélien a décidé d’aller voter et de réélire Nicolás Maduro.

    Qu’est-ce qui pousse un peuple à prendre de telles décisions ?

    J’ai eu le privilège de me rendre brièvement à La Havane en 1993, en pleine crise à cause de la chute abrupte du secteur extérieur de l’économie cubaine après l’effondrement de l’Union soviétique et des pays de l’Est. Je garde en mémoire l’image de ce peuple qui sortait dans la rue et sur es places pour discuter passionnément de ce qui était en train de se passer, qui nous montrait des photos de l’époque où ils étaient gros ou grosses et qui partageaient avec nous la dernière bière ou le dernier rafraichissement qui leur restait dans la glacière.

    Je me souviens surtout de cette décision qu’exprimaient surtout les plus vieux, les vétérans des missions internationalistes. Je ne peux oublier la fierté avec laquelle un vieux Cubain me montrait son uniforme de combattant en Angola et ses paroles : « Nous allons résister, nous mourrons de faim mais nous mourrons Cubains. »

    Défendre la Révolution résidait dans ce qu’il y a de plus intime, de plus viscéral de ses convictions. Défendre la Patrie.

    Qu’est-ce qui pousse ceux qui persistent dans l’héroïque résistance du Peuple de Palestine? Qu’est-ce qui pousse cet homme sans jambes qui a continué à tirer jusqu’à ce qu’il soit abattu par les franc-tireurs de l’armée israélienne ?

    Je sous convaincu que a décision du Peuple vénézuélien s’inscrit dans des motivations identiques. Nous allons mourir de faim, nus allons affronter les Yankees en tant que ce que nous sommes, en tant que Vénézuéliens, en tant que dignes fils et filles de Simón Bolívar.

    Si vous voulez savoir ce qui pousse à prendre ces décisions qui semblent suicidaires ou masochistes, si vous voulez savoir comment s’est forgée cette conviction profonde qui semble mûrie pendant des siècles, demandez aux femmes vénézuéliennes des quartiers populaires, aux paysannes. Celles qui ont soutenu des foyers, des conseils communaux, les CLAPS et aujourd’hui enrôlent dans les forces de sécurité du peuple. A celles qui, en se fâchant et en s’y engageant totalement, ressuscitent le Che.

    La suite, au Venezuela va dépendre du chavisme qui, comme l’a bien précisé Reinaldo Iturriza, n’est pas synonyme de gouvernement bolivarien. C’est un concept bien plus large et fervent dans sa décision d’avancer avec la Révolution.

    « Le lundi m’inquiète plus que le dimanche, » me disait un camarade vénézuélien. 

    Le chavisme pourra-t-il vaincre ses démons intérieurs ?

    Est-ce que la lutte des classes qui aujourd’hui aussi dépasse le chavisme et le Gouvernement de Maduro va cesser  en faveur d’une continuité du projet révolutionnaire ?

    Comment se dérouleront ces différends dans le cadre de la bataille urgente contre l’agression de l’Empire ?

    Cela, c’est sûr, en dépend pas du diagnostic, de l’opinion ou des suggestions de celui qui écrit ce texte à 10 000 kilomètres de distance. 

    Cela dépend des millions de héros et d’héroïnes qui aujourd’hui viennent reprendre sur leurs épaules la responsabilité d’être dignes, ceux qui lèvent les drapeaux interdits par le système capitaliste, ceux qui ont construit un rêve suffisamment puissant pour nous inciter à nous refaire des illusions et à abandonner le rêve aux puissants de ce monde…

    J’appartiens à une génération qui a décidée d’être radicale et de défier le système capitaliste, qui a cru à l’actualité de la Révolution et s’y est engagée totalement. J’appartiens à une génération qui a payé son audace avec 30 000 disparus. Je peux estimer ce qu’on risque quand on prend des décisions comme celles que ce dimanche a pris le peuple vénézuélien.

    Mon admiration et ma solidarité.

    Patrie et Socialisme. 

    ———————

    traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

    Source en espagnol :http://www.resumenlatinoamericano.org/2018/05/21/gano-maduro-y-ahora-opinion/

    via:http://bolivarinfos.over-blog.com/2018/05/venezuela-maduro-a-gagne.et-maintenant.html

    https://reseauinternational.net/venezuela-maduro-a-gagne-et-maintenant/

     

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  • Arabie saoudite : des Lieux Saints à la cité du « veau d’or »

    projet NEOM

    On savait déjà depuis plusieurs années que le royaume saoudien était dans une logique de destruction du patrimoine culturel et des sites historiques, notamment à la Mecque, afin d’effacer toutes les anciennes références à l’Islam et aux lieux de cette révélation pour les remplacer par des constructions ultramodernes à la mode occidentale.

    Ainsi, depuis les années 80, la quasi-totalité des sites religieux et des édifices millénaires de l’Arabie Saoudite ont disparu. Les exemples sont nombreux : à la Mecque, la maison de l’oncle du Prophète Mohamed (psl), Hamza, a cédé la place à un hôtel ; la maison de Khadija, sa première épouse, à des toilettes publiques. À Médine, le cimetière Jannatul Baqi’ a également vu ses dômes et mosquées rasés, ainsi que la disparition des tombes ou mausolées de son oncle, de ses tantes, de son fils, de sa fille, de ses épouses et des imams Al-Hassan ibn Ali, Muhammad al-Baqir, Ali Zayn al-Abidin et Ja’far al-Sâdiq.

    Et si ce n’était les avertissements et menaces de nombreux pays musulmans, dont en premier lieu l’Iran, la tombe du Prophète aurait également été détruite.

    Aujourd’hui, l’hôtel Mecca Royal Clock Tower, qui fait partie d’un complexe ultra-moderne comportant un centre commercial, des hôtels de luxe et des parkings, surplombe la Kaaba, qui semble miniaturisée au milieu de ces géants de verre.

    Ce « massacre culturel » est une véritable insulte à la spiritualité du lieu le plus saint de l’Islam.

    Toute la région du Hidjaz y est passée : sites scellés ou détruits, habitations historiques, mosquées et mausolées rasés etc. En 20 ans le pays est devenu un royaume de l’immobilier moderne où hôtels, parkings et centres commerciaux effacent toute trace d’Histoire, à tel point que nombre de musulmans comparent ironiquement les villes saintes à Las Vegas !!

    Ainsi, sous prétexte de lutter contre le culte des tombes, assimilé à du polythéisme, ou de promouvoir le développement urbain et économique, on élimine toutes les traces anciennes de l’Islam.

    On sait aujourd’hui que les Saoud ne comptent pas s’arrêter là. Ils s’attaquent désormais à un autre « Lieu Saint » du monothéisme : le Mont Sinaï.

    Rappelons qu’aujourd’hui deux thèses s’affrontent concernant l’emplacement de cet endroit sacré où le Prophète Moise (psl) aurait reçu la révélation : la plus répandue, qui est la thèse « officielle », affirme qu’il se trouverait à l’intérieur des frontières de l’Egypte actuelle.

    L’autre théorie, popularisée notamment par le chercheur non-académique Ron Wyatt, spécialisé en archéologie biblique, situerait, arguments à l’appui, le véritable Mont Sinaï du côté saoudien de la mer rouge, dans la zone où se trouve la montagne dénommé Jabal Lawz.

    De nombreux scientifiques adhèrent à cette thèse mais sont, comme à l’accoutumée, ostracisés et décrédibilisés par le système officiel. On sait pourtant que de nombreuses fouilles menées par l’état saoudien ont été effectuées en ce lieu et il est d’ailleurs curieux que la zone en question soit totalement interdite d’accès au public depuis de nombreuses années.

    Or par un hasard étrange, c’est précisément à cet endroit-là que le régime saoudien, à l’initiative du prince héritier Mohamed Ben Salman (alias MBS), a décidé d’implanter son projet « pharaonique » de nouvelle ville futuriste, appelé NEOM.

    Un hallucinant programme de mégalopole High-Tech sur les bords de la mer rouge, à 500 milliards de dollars de budget, dont le but avoué est de faire entrer le royaume dans le 21ème siècle.

    NEOM vise à construire à partir de rien un espace économique ultra-connecté d’une superficie de 26.500 km², touchant la Jordanie et l’Egypte.

    Cette véritable ville sera alimentée par les énergies solaire et éolienne, et accueillera bientôt «plus de robots que d’habitants», a fait savoir Mohammed ben Salman, lors d’une conférence à l’occasion de son « Futur Investment Initiative » qui s’est déroulé à Riyad fin octobre dernier.

    Voulait-il nous préparer à l’idée que cette ville pourrait être dirigée par une forme d’intelligence artificielle ? C’est d’ailleurs lors de ce sommet de la haute technologie qu’a été présenté le premier robot ayant une nationalité, saoudienne en l’occurrence, prénommé « Sophia ». Encore un hasard ?

    L’héritier ajoutant avec fierté que la « plus grande ville culturelle, sportive et de divertissement du royaume » ouvrira grandes ses portes pour proposer « des activités de qualité soigneusement choisies ».

    Ce véritable « paradis » de technologie et de divertissements sera au passage affranchi des lois saoudiennes. En effet, NEOM sera une zone privée dotée de ses propres règles où il semble évident que les valeurs de l’Islam ne seront pas la priorité. Abus et transgression seront certainement de mise dans ce jardin d’Eden du matérialisme wahhabo-sioniste.

    Mais la question que l’on peut se poser est de savoir pourquoi est-ce à cet endroit précis qu’ils souhaitent implanter ce projet? Que cherchent-ils ?

    On sait que le prince héritier Mohamed Ben Salman a exprimé récemment sa volonté de pousser le royaume vers une version «modérée et ouverte» de l’Islam, dans un aggiornamento qui nous ferait passer du wahhabisme de « Daesh and Co » à celui de Las Vegas.

    Une nouvelle religion rendue plus attractive, dont cette ville du futur gouvernée par l’intelligence artificielle, serait le symbole.

    Un paradis terrestre totalement matérialiste, qui viendrait remplacer celui de la révélation et occulter toute la nature profonde de l’Islam, pour ôter toute spiritualité à l’Homme.

    Une ville quasiment limitrophe de l’entité sioniste criminelle qui sera certainement chargée d’en assurer la gestion sécuritaire.

    Du point de vue des autres domaines, il est également clair que ce ne sont pas les Saoudiens qui administreront l’endroit. Ne disposant d’aucun savoir-faire en matière de haute technologie ou d’industrie du divertissement, ils se cantonneront à leur rôle habituel de vaches à lait des projets sionistes.

    Car il est évident qu’un plan d’une telle envergure ne peut pas être sorti du crâne incompétent de ce prince, mais qu’il est l’œuvre de cerveaux beaucoup plus évolués qui y travaillent depuis bien longtemps. Il se situe certainement dans la continuité des recherches menées depuis longtemps à cet endroit et dont les autorités saoudiennes ont également confié la direction à leurs maîtres. L’archéologie est une science trop importante pour être laissée à des gardiens de puits de pétrole.

    Ce projet est tout droit sorti de l’intelligence maléfique des occidentalo-sionistes qui nous concoctent une religion pour laquelle ils œuvrent depuis des années, la religion du veau d’or.

    Le Parti Anti Sioniste met en garde ceux qui osent souiller les terres sacrées où ont eu lieu les révélations.
    Rappelons qu’aujourd’hui, les trois grands emplacements des révélations monothéistes sont occupés par le sionisme avec une profonde volonté de les dénaturer et les salir.
    Avec ce projet NEOM, un nouveau défi est lancé à l’Islam et aux autres religions monothéistes.
    Dans cette cité, l’homme deviendra esclave de l’Intelligence Artificielle. En oubliant la révélation et sa nature spirituelle, il mettra ainsi son destin et sa vie entre les mains de machines qui choisiront pour lui le chemin à prendre.
    Dans cette vision, c’est le robot qui remplacera Dieu et les Prophètes pour guider les hommes.
    En ces heures eschatologiques, nous devons être éveillés, car le monde de l’Antéchrist/Dajjal décrit dans toutes les révélations commence à prendre forme, et le choix de cet endroit sacré pour la construction de cette cité n’est certainement pas un hasard…

    http://www.partiantisioniste.com/articles/arabie-saoudite-des-lieux-saints-a-la-cite-du-veau-dor.html

     


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    En Irak, via Moqtada al-Sadr, stratégie d’endiguement de l’axe de la Résistance ?

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                     En Irak, Stratégie d’endiguement de l’axe de la Résistance, contre l'Iran

    Par Chantal Dupille dite eva R-sistons

     

    Le 15 mai 2018, la chaîne sioniste France24 fait la promotion de l'imam chiite d'Irak, Moqtada al-Sadr, ce qui me fait dresser l'oreille. Tiens, la promotion d'un Chiite, maintenant ? Bizarre ! Or je suis toujours à l'affût des coups fourrés, pour les dénoncer, et des événements pouvant modifier la situation actuelle.

    Donc, à la surprise générale, le 12 mai, la liste du nationaliste chiite Moqtada al-Sadr arrive en tête des législatives en Irak, avec 1,3 million de voix, dans un scrutin où l'abstention est élevée. Au sein du Mouvement de Moqtada al-Sadr, communistes et  sunnites côtoient les Chiites des classes sociales irakiennes les plus défavorisées. Son credo : Lutter contre la corruption,  l'influence américaine... et iranienne ! Dès maintenant, l'imam populiste propose aux principaux partis du pays de constituer une coalition gouvernementale.  S’il y parvient, il pourra ensuite former le gouvernement, comme la Constitution l'y autorise. 

    Les  deux favoris des élections sont d'abord le Premier ministre sortant, Haïdar al-Abadi, un Chiite qui a remporté des victoires contre l’organisation État islamique (EI) et qui jusqu'alors, était soutenu par la "Communauté internationale"; Ensuite, le vice-président Nouri al-Maliki, Chiite également, et réputé proche de l’Iran. Si Moqtada al-Sadr l'emporte, le paysage politique irakien pourrait être bouleversé.

    Le 11 mars 2018, les partisans de Moqtada al-Sadr ont manifesté contre la corruption, à Bagdad, en réclamant la mise en place d'un nouveau gouvernement. Conte la corruption ? N'est-ce pas là une cause chère à la CIA, aux Soros et autres agitateurs mondialistes voulant provoquer des changements de régime, comme par exemple maintenant au Vénézuela ou au Nicaragua ? Et brusquement, le très conservateur Moqtada al-Sadr appelle ses miliciens à cesser d'attaquer les homosexuels et les débits de boisson. Le changement est radical ! Mais plus étonnant encore, voici que le jeune leader religieux des Chiites (44 ans) rencontre les plus hautes autorités sunnites, dont le saoudien ben Salmane, et le roi de Jordanie, tous deux liés à Israël et aux Américains, et adversaires résolus des Iraniens... et des Chiites - de quoi plaire à l'Occident et à ses amis ! Car ce nouveau nationalisme irakien opposé à l'Iran, veut insérer le pays dans un milieu spécifiquement arabe, comme ben Salmane. En misant sur les Sunnites (communauté minoritaire en Irak, mais stratégique) contre les Chiites qu'il est pourtant censé représenter ? Cela sent un complot des Anglo-Américano-Sionistes pour écarter les Iraniens du paysage irakien...
    Dans quels buts ?

    Un Irak désuni, non laic, mais très confessionnel, très clivé, sombrant même dans l'intégrisme, Sunnites pro Ben Salmane et Chiites pro Iran dressés les uns contre les autres, voilà qui arrangerait l'Occident semant partout la division pour régner. Guerre civile en vue ? Moqtada al-Sadr serait-il devenu le cheval de Troie des Saoudiens, pires ennemis des Iraniens et des Chiites, comme Israël et son alter ego américain ? 

    On sait aussi que "l'axe de la résistance" Syrie-Liban-Irak-Iran est la bête noire des Americano-Sionistes, comme de la France et des Saoudiens. Et justement, si Moqtada al-Sadr gouvernait et se tournait vers Ryad et la Jordanie, il briserait les liens de l'Irak avec l'Iran, et il affaiblirait l'Axe de la Résistance - et sa continuité territoriale stratégique. Du pain béni pour les ennemis de l'Iran et d'un axe fort de résistance ! "De nombreuses tentatives sont en cours afin d’écarter l’Irak de l’axe de la Résistance, dont la plus importante consiste à démembrer ce pays, à y créer des États ethniques et à éloigner les forces politiques irakiennes de l’Iran. À titre d’exemple, l’Arabie saoudite a commencé à faire appel à certaines forces chiites pour les éloigner de l’Iran ou du moins à les mettre dans une position de neutralité" (1)

    Alors, nouveau complot contre les pays refusant la domination USraélienne ? L'Irak pourra-t-il choisir librement son avenir, ou celui-ci sera-t-il orchestré, à travers des dirigeants imprévus, par ceux qui veulent dominer le monde, contrôler peuples et ressources ? Nous le saurons bientôt.

    Et finalement, il suffira d'écouter les commentaires de la téléviSion France24, comme ce 15 mai avec la propulsion soudaine du Chiite Moqtada al-Sadr, pour comprendre !

     

    Chantal Dupille dite eva R-sistons

    http://actualiteevarsistons.eklablog.com/en-irak-strategie-d-endiguement-de-l-axe-de-la-resistance-a144726520

     

    (1) https://french.almanar.com.lb/607781, Stratégie d’endiguement de l’axe de la Résistance, 12 octobre 2017

     

    axe_resistance1

     

     

    Article paru aussi ici :

     

    https://reseauinternational.net/en-irak-strategie-dendiguement-de-laxe-de-la-resistance/

     

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